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Top 10 des clichés anti prolos dangereux pour la lutte des classes dans les fictions.

 

 

 

 

 

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Livres, films, séries télés ou encore jeux vidéos quelque soit la forme d’une fiction en général ces créateurs ne sont pas des prolos et son histoire tourne autour des hautes classes sociales et de leur glorification, Dallas fait un feuilleton des richissimes américains et leurs histoires de famille, James Bond héroïse un agent secret blindé de thune, Iron Man et Bat Man transforme des hommes fortunés en Super Héros et bien des œuvres de Fantasy  ou des fictions pour enfants du Roi Lion au Seigneur des  Anneaux lient le retour de l’ordre et de l’harmonie au retour du roi et tendent à peindre les monarchies comme des utopies idylliques. Bref, les mondes fictifs célèbres et populaires le plus souvent mettent en scène et dépeignent sous un beau jour exclusivement des personnes riches. Parfois des prolos sont présents, généralement au second plan dans les personnages secondaires comme par exemple la servante ou la bonne à tout faire dans bien des œuvres littéraires notamment les classiques appris à l’école comme Racine, Molière et tout ça (oui je sais c’est ancien mais le présenter comme on le fait souvent à l’école sans contextualiser la pièce et analyser le point de vue de classe qui s’y exprime ça revient à éviter d’apprendre aux enfants à comprendre comment fonctionne les classes sociales et c’est clairement un choix des programmes de l’éducation nationale). Encore plus rarement il arrive que des personnages prolos soient mis au devant de la scène dans les personnages principaux, ce n’est pas fréquent qu’ils soient plusieurs. Deux schémas principaux existent, le plus souvent on a un prolo perdu au milieu d’un tas de riches et quelques fois on a une fiction sur des prolos et leur milieu de prolos faite à 100% par des gens qui n’en sont pas. Les œuvres par des prolos, sur des prolos sont généralement des œuvres indépendantes au succès de niche et dont le public n’est le plus souvent pas le grand public et bien sûr il existe aussi des œuvres faites par des prolos, sur des prolos et pour des prolos à grand succès mais ça c’est un cas de figure bien plus rare sur lequel je m’attarderais dans un autre article. Ici je veux juste analyser les dix pires clichés à mon avis sur les prolos dans les fictions à grand succès et en quoi ils sont utiles aux classes sociales élevées pour maintenir les prolos dans une conscience de classe faible et donc éviter que les prolos servent leurs propres intérêts et les pousser à servir ceux des classes possédantes c’est à dire à se tirer une balle dans le pied vu que leurs intérêts sont directement antagonistes à ceux des classes possédantes.

Top 10 des pires clichés de fiction dangereux pour nous les pauvres et utiles à la propagande bourgeoise :

10- Classes laborieuses, classes dangereuses : Ce cliché montre la puissance du prolétariat et la peur que les riches en ont mais il montre aussi les pauvres comme naturellement viciés, mauvais et tendant toujours vers le mal et associe donc dans la tête de plein de gens l’idée de lutter contre le système capitaliste et la propriété à quelque chose de mal quand on est pauvre. D’ailleurs à votre avis pourquoi les couleurs de la lutte des classes le rouge et le noir sont celles des méchants hollywoodiens? Ce n’est pas un hasard le but est d’associer lutte des classes : le mal, l’extrémisme dans l’esprit des gens. Le rouge du communisme qui représente le sang des prolos tués par le capitalisme devient le rouge du sang des supposées victimes des très méchants anticapitalistes et le noir de l’anarchie qui représente le refus des partis politiques et de l’autorité et la mort en hommage aux défunts anarchistes morts pour leurs idées émancipatrices devient le noir du mal absolu et du chaos, du désordre qui y sont associés et paf grâçe à la narration des fictions capitalistes les prolos et les courants politiques anarchistes et communistes deviennent la représentation d’un mal violent, sanguinaire, fanatique et chaotique qui plonge le monde dans le désordre et plus personne ne veut y être associé. Ça a l’air de rien mais vu le nombre de prolos aux idées progressistes qui refusent de devenir révolutionnaires car ça leur paraît trop extrême, violent et fanatique clairement ce type de propagande contre la résistance au capitalisme est efficace.

9-Les prolos sont cons dans les fictions capitalistes, rares sont les pauvres qui brillent par leur culture, leur réussite scolaire, leur capacité d’analyse, leur aptitude à voir au-delà des apparences et des clichés, leur sagessse, leurs connaissances dans un domaine précis non manuel ou tout autre caractéristique associée de façon stéréotypée à la notion d’intelligence. Les bourgeois qui pondent ces fictions montrant des prolos de cette façon démontrent clairement qu’ils pensent les pauvres comme leur étant génétiquement inférieurs en terme de force et d’intelligence. Le darwinisme social n’a jamais disparu de la conception bourgeoise du monde où il reste une idéologie marquée et majoritaire. Cet article par exemple l’illustre bien :

http://www.slate.com/articles/health_and_science/science/2014/01/social_darwinism_and_class_essentialism_the_rich_think_they_are_superior.html

L’essentialisme de classe comme le nomme les chercheurs est bien pratique pour les bourgeois mais les prolos n’ont aucun intérêt à se croire faibles et bêtes par rapport à leurs patrons, cependant le cliché est tellement répandu par la propagande bourgeoise que même eux y croient. Moi même j’ai bien du mal à ne pas me sentir inférieure en force et en intelligence à ceux qui réussissent dans les études et le travail au point d’être ou de devenir bourgeois et une partie de moi leur envie cette capacité que je n’ai pas. Il semble d’après cette étude que les pauvres croient moins que les riches que la richesse est liée à la force et à l’intelligence mais semblent y croire trois fois  plus que ce n’est vraiment le cas selon les études génétiques à ce sujet (qui exagère sans doute le lien entre richesse et force physique et intelligence comptée en points de QI en omettant ouvertement que le QI a été créé selon des critères d’intelligence détérminés par la bourgeoisie et que les divergences d’accès aux soins entre riches et pauvres semblent une meilleure explication de différences physiques entre les deux que la génétique qui n’en est probablement que le reflet. De plus on notera qu’il est pratique au bourgeois de se croire physiquement supérieurs aux pauvres dans l’absolu mais que dès qu’on parle de travaux manuels d’un coup ils deviennent trop frêles et de faible constitution pour les effectuer et les prolos deviennent des colosses surhumains à la force invincible qui s’en charge donc puisqu’ils y sont seuls aptes dans les discours bourgeois. C’est le fameux coup vieux comme le monde de les pauvres sont le corps sans la tête et les riches la tête sans le corps et donc ils ont besoin l’un de l’autre pour vivre, c’est un non sens mais presque tout le monde y croit un peu tant cela nous a été dit et répété par les moyens de diffusion de l’idéologie bourgeoise. C’est utile de défaire cette idée pour lutter contre le capitalisme vu que forcément on est plus efficaces dans le combat quand on se pense égal à son adversaire que lorsqu’on croit qu’ils nous est très supérieur physiquement comme intellectuellement. C’est pourquoi tout cliché qui entretient l’essentialisme de classe sociale est dangereux pour les prolos.

8-Les clichés des fictions créés par les bourgeois font souvent de tout les prolos des tarés irrationnels et incohérents, imprévisibles et incompréhensibles, au-delà même de la psychophobie de cette vision des prolos ce que ça a de dangereux c’est que ça revient à faire diffuser l’idée que toute action ou parole d’un prolo n’a aucun sens et donc à dépolitiser toute initiative ne provenant pas d’un bourgeois. Excuse parfaite de pour quelle raison 70% du temps de parole en espace public est réservé aux CSP+ donc aux bourgeois en France et de pourquoi le travail des pauvres est invisible et payée une misère sans que ça révolte, sans qu’on se demande pourquoi être ouvrier fait gagner moins qu’être patron en travaillant autant et même généralement plus que le patron. Cela lié à l’essentialisme de classe sociale empêche des révoltes collectives de prolos contre le capitalisme en empêchant l’accès à des groupes de prolos politisés aux espaces de paroles et d’actions publiques. Voilà pourquoi ce cliché est utile aux riches et néfaste aux pauvres.

7-L’ouvrier dans les médias produits par des bourgeois quasi tout le temps c’est le même cliché, le même homme blanc cisgenre hétérosexuel occidental, chrétien ou à la limite non croyant parfois, valide physiquement, psychologiquement (oui car la folie des ouvriers dans la propagande bourgeoise est naturelle à leur biologie et les rend violent sans raison contre les bourgeois elle est gênante pour les bourgeois jamais pour les ouvriers eux mêmes qui sont « mystérieusement » immunisés dans les fictions bourgeoises contre toute psychoatypie susceptible de rendre leur travail plus dur) et neurologiquement, adulte d’âge moyen (car montrer que les enfants et vieux prolos sont nombreux à vivre dans la misère et même à travailler horriblement dur pour une somme d’argent ridicule ça le fait moyen dans une fiction bourgeoise bien que ce soit vrai IRL dans de nombreux endroits du monde oú généralement les fictions bourgeoises s’attardent peu), d’apparence banale mais costaud et l’air benêt (il ne doit pas être beau car ça dans la fiction bourgeoise c’est réservé aux riches mais qu’ils soient tous moches risquerait d’être vexant pour une majorité de la population alors dans la fiction bourgeoise les seuls ouvriers moches sont les méchants prolos se rebellant contre l’ordre bourgeois histoire de renforcer l’association  dans l’inconscient collectif entre être moche et méchant), le plus souvent cet ouvrier est pauvre mais ne manque miraculeusement de rien et s’en contente du fait d’une sagesse épicurienne bien pratique et ne se plaint jamais de sa situation, il a plein d’amis qui lui ressemblent, il n’est surtout pas syndiqué et ne fait pas grève sinon il est méchant (sauf dans les fictions écrites par des bourgeois de gauche mais c’est moins fréquent que celles écrites par des bourgeois de droite), il est apolitique, respecte les valeurs style travail, famille, patrie, travaille systématiquement dans une usine car c’est le seul métier de prolo existant et comme il est sympa la bonté divine le récompense et comme par magie il s’enrichit et s’embourgeoise à la fin de l’histoire sans avoir rien fait qui le permette IRL. Le problème avec ce cliché c’est que c’est loin d’être représentatif du prolétariat ni en France ni dans le monde, en vrai plein de prolos sont non occidentaux, racisés, sont des femmes, sont LGBT+, sont handicapés, sont des enfants et des vieux (bien des enfants et des vieux en France et dans le monde vivent sous le seuil de pauvreté), ont des apparences, des capacités physiques et des capacités intellectuelles variées dans des domaines divers, des opinions politiques, philosophiques et morales diverses, un capital social variable, des opinions variées sur les notions de travail, famille et patrie, plein de métiers possibles( des métiers de prolo il y en a plusieurs milliers quand même et seul le tiers des prolos occidentaux font des métiers de la catégorie professionnelle ouvrier) et en Occident sont plus souvent employés de bureau qu’ouvrier d’usine en 2017, et le plus souvent IRL les prolos font tout ce qu’ils peuvent pour tenter de monter l’échelle sociale mais en vrai seul 1% y arrivent en moyenne et de nos jours les cas d’ascension sociale sont en raréfaction,les classes sociales se rigidifient et les rares prolos à pouvoir faire de l’ascension sociale sont des prolos avec de forts liens au monde bourgeois ce qui devient très rare vu que IRL les diverses classes sociales se côtoient de moins en moins. Le problème avec ce cliché c’est qu’il représente l’idéal bourgeois du prolo parfait selon eux et donc n’existe pas. Moins on y ressemble et moins on est visible et on a un poids politique comme prolo et la plupart des prolos n’y ressemblent en rien et ont zéro poids politique.

6-Le cliché des fictions bourgeoises dépeignant systématiquement la vie des prolos comme ennuyeuse, misérable, désespérante et pas intéressante est très violent car il renvoie aux prolos une image négative d’eux même et les frustre de tout ce que les riches peuvent faire et pas eux.

5-Le cliché des familles de fiction pauvres en théorie mais vivant comme des bourgeois avec une belle maison, une grosse voiture, des fêtes fréquentes et des vacances chères régulières est dangereux car à force d’y croire les gens pensent que tout le monde sauf eux mène ce train de vie là ce qui est faux et évaluent mal leur place sur l’échelle sociale. Or avant d’aller à l’école primaire les enfants ont tous conscience de leur statut social exact selon plusieurs études, la conscience de classe est naturelle et spontanée et il faut des années de propagande bourgeoise pour la diluer et faire en sorte qu’une majorité de prolos adhérent à l’idéologie bourgeoise. En primaire les enfants socialisent principalement dans des groupes de même classe sociale plus que dans des groupes d’une même ethnie au Royaume Uni  http://www.bbc.com/news/education-33329575 et il y a fort à parier me basant sur mon expérience personnelle que c’est le cas aussi en France, ces tendances apprises à l’âge du CP continuent et se renforcent à l’âge adulte. Classe scolaire et classe sociale sont très liées, il a été démontré que le principal facteur de réussite scolaire loin devant tout les autres et très loin devant les techniques parentales de bonne éducation est la classe sociale, l’école n’apprend rien elle ne sert qu’à rendre l’essentialisme de classe sociale biologisant plus discret et plus pernicieux en simulant un système qui donnerait des positions sociales en fonction des efforts, du travail et du mérite alors qu’en vrai l’école ne fait que justifier bancalement les inégalités sociales et économiques sur la base du degré d’adhérence aux valeurs bourgeoises mesuré par les diplômes obtenus qui sont comme cela a été analysé avant tout des badges en récompense de la soumission à l’ordre bourgeois. Une étude londonienne a même montré pour un million d’élèves que connaître le revenu de leurs parents permet presque systématiquement de connaître leur moyenne scolaire. En bref classe scolaire et classe sociale ne font qu’un. Du coup ce cliché est très dangereux car il pousse les gens à individualiser les raisons de leurs échecs qui sont en fait prioritairement sociales.

4-Dans les fictions bourgeoises un prolo ne peut être le personnage principal que dans deux types de contextes, le moins commun c’est dans un milieu 100% prolo et dans ce cas la fiction est en général une propagande de bourgeois de gauche pour rallier des prolos à leurs idées politiques et le cas le plus commun est celui où le prolo devient intéressant car il vit un scénario interclassistes en devenant l´ami ou la conquête amoureuse d’une personne de la haute société, le problème avec ces scénarios c’est qu’ils ont tendance à se baser sur une réalité rare et à la glorifier et l’idéaliser complètement comme si l’ascension sociale était le seul moyen pour un prolo d’être un protagoniste intéressant ça revient à sous entendre que la vie des prolos qui ne font pas d’ascension sociale n’a pas d’intérêt, dur pour les 99% de prolos qui n’ont pas d’ascension sociale au cours de leur vie.

3-Le cliché qui veut que les pauvres sont de sales assistés est dangereux car faux, permettant aux bourgois de couper les aides aux gens qui en ont besoin et aussi et surtout car il invisibilise le fait qu’on fait pas plus assisté qu’un bourgeois.

2-L’idée que pauvre : paresseux est très pernicieuse aussi car presque tout le monde y croit en çe qui concerne les plus pauvres que soi et en particulier les personnes très pauvres hors le plus souvent ces personnes sont atypiques, la plupart des personnes sans logis, en prison, en HP ou au chômage sont des prolos tout en bas de l’échelle sociale et atypiques, reprocher à des groupes principalement constituer d’handicapés pauvres et le plus souvent racisés de l’être c’est le sommet d’un système capitaliste, raciste et validiste, pour infos les riches bourgeois sont en France pour plus des deux tiers d’entre eux des personnes valides blanches issues de familles riches, ne me dites plus jamais que le déterminisme sociologique n’explique pas tout je n’y crois plus.

1-Le rêve américain, dans le même genre est pour les mêmes raisons le scénario de la personne qui réussit à s’élever socialement par le travail est dangereux car c’est le mythe anti prolo le plus répandu vu que c’est celui auquel on veut le plus croire quand on est pauvre et qu’on travaille dur mais aussi le plus létal, de nos jours la majorité des personnes pauvres se suicidant ont pour raison majeure de le faire de n’avoir pas pu incarner ce rêve, moi même sincèrement j’en suis très atteinte et si un jour je me tue ce sera sans doute principalement car je n’ai pas été en mesure de l’incarner. Dans le monde une personne se suicide toutes les 40 secondes la plupart le font pour cette raison principalement, ne me dites plus jamais que le capitalisme est le système économique et politique le moins meurtrier à avoir exister entre l’état dans lequel il a mis la faune et la flore, le nombre de guerres qui a jamais été aussi important que depuis que ce système existe (et qui sont meurtrières en masse depuis qu’il existe) et les suicides de masse qu’il a inventé, les répressions sanglantes de ceux qui luttent contre lui ainsi que les morts de faim, de soif, de maladies curables et de pauvreté qu’il n’a jamais empêché tout prouve l’inverse.

 

 

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Pourquoi la domination des milieux militants par les petits bourgeois détruit les luttes.

100% garanti en pur haine jouissive anti bobo, parceque j’avais vraiment besoin de me lâcher, ne m’en excusez surtout pas 😊.

Article pour dire que j’ai trouvé un lien fort intéressant https://www.theguardian.com/global-development-professionals-network/2016/jun/08/burnout-activism-working-class-organising-with-middle-class-comrades écrit par une femme prolo psychoatypique qui a eu l’idée (que j’ai du mal à comprendre mais bon) de militer en milieu végan antispéciste et s’est donc logiquement retrouvé dans le milieu militant le plus bobo qui soit et en a eu ras le bol. Cet article exprime tout les trucs crevants et agaçants qui vont avec être prolo et militer dans un milieu à majorité bourgeoise, la fin me convaint pas déja car c’est pas demain que le véganisme et l’antispécisme me convaincront mais aussi et surtout car je pense pas qu’une lutte interclassiste ait un quelqu’oncque avenir pour moi la lutte dit être menée par des prolos sur tout les axes d’oppression où elle aboutira à rien.

Sauf que c’est le contraire qui se passe en fait. Déja en moyenne à la louche mais aussi au souvenir de Statistiques lues mais que je parviens pas à retrouver mais qui correspondaient à mon vécu 70% du milieu militant dans son ensemble est bourgeois particulièrement la majorité sont des petits bourgeois de culture bobo. Un truc insupportable entre tout avec eux c’est leur critique constante des prolos qui refusent de cautionner leurs mouvements de merde, franchement ils passent presque toute leur vie à cracher sur les prolos pas assez de gauche, pas assez militants et pas assez conscientisés à leur goût bref pas assez d’accord avec eux pour maintenir leur illusion qu’ils parlent au nom du prolétariat dont ils ne font PAS partie. En clair ils luttent plus contre les prolos que pour eux et la plupart des prolos l’ont pigé très vite et fuient ces milieux militants comme la peste. Mais il y a toujours des prolos naïfs/suicidaires et/ou manquant de conscience de classe qui pensent pouvoir retourner la situation et récupérer les mouvements militants pour leur classe sociale à eux tout seuls, je sais j’en ai fait parti en traînant douze années en milieu militant « de gauche » et le pire c’est que je continue à essayer de nous réappproprier nos luttes autant que je puisse y contribuer car je supporte pas de voir ces foutus bobos de merdes nous voler nos espaces de paroles et de luttes historique et mettre bien des nôtres directement en danger de mort de ce fait.

Brève revu de la cata actuelle des milieux militants

1- Médaille d’or : Milieu écolo en général et en particulier milieu autour de la question animale, champions toutes catgéorie du taux de bobos au centimètre carré, quelques rares et isolés prolos comme l’auteure de l’article en question tentent désespérément d’y faire entendre leur voix mais elles sont étouffés presque entièrement par le fait que ce milieu militant c’est Boboland. Dommage l’écologie est trop importante pour la laisser à ce genre de militants mais se réapproporier cette lutte c’est aussi vital que hardcore vu à quel point ils se la sont acccaparés. Ils se rendent même pas compte d’être un des pires dangers pour l’écologie, comme l’auteure le souligne les études scientifiques sur le sujet prouvent que les bobos écolos antispécistes sont bien plus dangereux de part leur niveau de vie pour l’environnement, la faune et la flore que les prolos n’en ayant rien à foutre vu qu’ils polluent bien plus que les pauvres qui n’ont pas autant de moyens qu’eux pour le faire. Tout est dit je crois.

2-Médaille d’argent : Le milieu féministe principalement classique mais le milieu féministe plus ouvert à la diversité des luttes c’est pas mieux côté voix des prolos, dans les deux cas 10% ou moins des féministe sont prolos et celles ci se reconnaisssent bien sûr absolument pas dans ces féministes bourgeoises et comme je l’avais dit précédemment 100% des femmes prolos considèrent que le féminisme en sa majorité ne les représentent pas. J’ai beau être féministe prolo j’en fais partie c’est devenu impossible d’écouter des féministes n’étant pas prolos pour moi ça donne trop envie de les finir à la dynamite.

3-Médaille de bronze : Un peu meme style le milieu pacifiste et antimilitariste et aussi ce que je connais du militantisme anti prison très rarement autogéré bien plus souvent mené par des anarchistes  bobos style charité. En fait ces mouvements sont majoritairement caritatifs et non violents et à écrasante majorité bobo et donc pas efficaces pour un sou. Ce qui est très con vu que les prolos avec des convictions similaires sont nombreux mais cette façon de militer est une vraie blague donc presque aucuns y participent.

4-Milieu LGBT+ : Pareil nettement dominé par les mecs blancs cis gays bourgeois, les bis et trans bobos ont déja du mal à y être entendus alors les LGBT prolos, même les mecs prolos blancs cis gays ne s’y reconnaissent pas, les gouines prolos surtout celles racisées prolos y ont beaucoup de mal et y sont encore plus rares et les bies, transgenres et autres minorités de genre et d’orientation sexuelle prolos y sont rarrissimes. Pourtant les prolos’LGBT+ ça manque pas mais ces mouvements ne les représentent pas du tout.

5-Luttes invisibles : antivalidisme antipsychiatrie notamment, anti agisme, anti aphrodisme, body positive, fat positive, contre l’oppression des minorités religieuses, antixénophobie, Sex positive, pro BDSM, pro polyamour etc… sont particuliers car très fortement dominés par des bourgeois mais des bourgeois un peu spéciaux et minoritaires face aux bobos que leurs préoccupations n’intéresssent pas en général, certains sont bobos eux mêmes beaucoup même mais pas presque tous comme dans les milieux précédents, il faut dire que ces milieux sont si petits qu’en terme de militants ils prennent tout ceux qu’ils trouvent, du coup on y trouve plus de grands bourgeois qu’ailleurs’en milieu militant mais aussi quelques prolos venus du haut prolétariat et avec un fort capital culturel et/ou social, bref ce sont souvent des milieux plus interclassistes mais toujours très dominés par les bourgeois et accessibles seulement à une miniscule partie du prolétariat.

6-Le milieu antiraciste et le milieu anti violences policières allant avec sont assez logiquement parmi les milieux militants les plus prolétarisés même si là encore c’est compliqué, la majorité reste petite bourgeoise même si rarement  bobo et la majorité sont des enfants de prolos parvenus à s’embourgeoiser et ont donc la mémoire des questions sociales et de la lutte de classes dans leur histoire familiale et sont donc bien plus supportables à écouter que les militants bourgeois blancs. Sauf que l’écart entre eux et les prolos avec beaucoup de privilèges comme moi ou meme juste les prolos blancs est plus faible qu’entre les bourgeois racisés et les prolos racisés et beaucoup plus faible que l’écart entre prolos blancs et prolos racisés. Du coup des alliances interclassistes entre petit bourgeois racisés et ouvriers blancs c’est plus aisés à créer que des alliances interclassistes entre racisés encore plus faciles à créer que les alliances entre prolos racisés et prolos blancs.  Les problemes principaux y sont le mépris de classe de la plupart des bourgeois racisés et d’abord et surtout le racisme d’une grande majorité de prolos blancs qui invisibilise les luttes des prolos racisés.

7-La lutte des travailleuses du sexe est un cas particulier c’est le seul mouvement avec celui des femmes voilées à ma connaissance à être majoritairement dirigé mondialement par des femmes racisées même si les orgas les plus connus sont blanches, et les militants les plus connus sont des hommes ou des femmes blancs à fort capital culturel et social même si rarement économique.

D’ailleurs le milieu militant est vraiment rempli de bac+5/+8 alors que la plupart des gens ont un bac+3, oui la majorité des prolos n’ont pas fait de longues études du coup les discussions permanentes de militants autour de x bouquin universitaire militant super long cher et jargonnant qui vient de sortir, x conférences ou la dernière sortie de x intellos militant que personne connaît hors milieu bobo militant c’est franchement relou et insupportable. Même moi qui me suis longtemps forcée à me politiser comme ça pour m’intégrer socialement dans ces milieux et qui aiment beaucoup lire et théoriser des trucs complexes j’ai horreur de ça c’est dire.

Enfin il y a la gauche politique militante classique, anarchistes, trotskistes et communistes autoritaires de nos jours très majoritairement en France en tout cas des bobos avec tout juste le tiers d’ouvriers alors que la majorité des gens votant pour des partis s’affichant comme ouvriers sont toujours des prolos même si la majorité des prolos sont bah très divisés politiquement de nos jours mais toujours plutôt conservateurs, plutôt à droite et plutôt procapitaliste. Bon en même temps plus on est bas dans l’échelle sociale plus on risque de dégringoler encore plus en cas de bouleversement social donc c’est pas si étonnant que ça en fait surtout quand la gauche prolo est inexistante ou en tout cas très invisibilisée. Bref tant que militer sera dangereux les prolos le feront pas et tant qu’il n y aura pas de lutte autonome des prolos militer ce sera militer pour les intérêts de la petite bourgeoisie bobo au détriment de ceux des prolos donc ce sera dangereux.

Heureusement des mouvements de prolos existent et n’appartiennent pas qu’à l’histoire et je compte profiter de ce blog pour visibiliser ces derniers comme j’ai commencé à le faire en faisant un article historique sur le mouvement des chômeurs. Bref pour moi un prolo qui survit au quotidien est un milliard de fois plus militant et anticapitaliste que tout ces bobos de merde qui m’ont fait perdre beaucoup de pouvoir d’action au final et ont fait la même chose au prolétariat en général.

En gros si vous vous demandez en tant que militants si vous êtes un petit bourgeois ou un prolo la réponse est simple si comme moi et cette fille (plus ou moins traduction de son article avec quelques  ajouts perso) :vous avez horreur de la tendance des militants bourgeois à considérer les prolos comme un bloc uniforme alors que de toutes les classes sociales forcément c’est la plus nombreuse et la plus variée, des stéréotypes sur les prolos que les militants bourgeois ressortent constamment, de leur militantisme élitisme de merde, de leur façon de considérer les prolos comme de la merde, des moutons ou des gens qui ont pas de cerveau, de leur façon de nous traiter constamment comme leur caution prolo, de leur romantisation de la pauvreté, du fait qu’ils squattent chez vous et nomment ça du tourisme social, du fait d’être méprisés pour vouloir manger, se loger et espérer un peu d’ascension sociale le permettant et d’être à la limite de se voir cracher au visage’pour ça, d’entendre toujours parler des prolos par des gens qui n’en sont pas et n’y connaissent rien et en parlent en se posant en experts en la matière oubliant alllegrement qu’ils passent leur vie à silencer les rares qui se coltinent de les fréquenter et supportent de les écouter en pouvant se retenir de leur foutre un pain avant la fin de leur blabla, leur façon de considérer les prolos comme à l’origine de toutes les oppressions et de tout les malheurs du monde (oui le capitalisme selon eux c’est à cause de la masse prolo pas assez de gauche pour vouloir changer le système), être regardée par vos camarades bourgeois comme une curiosité sur laquelle faire une thèse car vous êtes en milieu militant mais n’avez ni doctorat ni famille militante depuis la nuit des temps, être mal vu car on a d’autres trucs à foutre que militer comme survivre par exemple, être jugés et méprisés constamment du fait de sa classe sociale clairement perçue comme inférieure et de nos goûts vus comme beaufs, en avez marre d’entendre parler d’expériences qui seront toujours trop chères pour vous comme les voyages internationaux, le fait d’acheter une propriété ou les activités extra scolaire genre théâtre, golf et équitation comme si c’était universel alors que c’est méga cher impossible à envisager pour vous et qu’il vous est très dur de socialiser dans ces milieux là, marre que comme vous faisiez rien de tout ça et n’allait pas dans plein de restos et cafés mais au Lidl pour vous nourrir on vous juge directement et en vous le disant comme ennuyeux et ayant une vie ennuyeuse, marre que dès que la lutte prennent une forme un peu énervée organisée par des prolos elles est censurée par les camarades alors que lorsqu’elle est organisée violemment par les militants bourgeois mettant en danger des prolos elle est glorifiée, marre que ce soit impossible pour des prolos de parler de leurs vies de prolos sans être silencés en milieu militant, marre de la police du langage qui empêche tout les gens qui parlent normalement et refusent à juste titre de se coltiner une LV2 jargon militant politiquement correct pour pouvoir participer aux luttes soient systématiquement virés des milieux militants au point que vous pensez ce langage est plus un signe de reconnaissance pour exclure les prolos et rester entre bobos qu’un truc qui à quoi que ce soit de « safe »(traduction : sécurisant en langue militante bobo), comme l’athéisme obligatoire rebutant beaucoup de prolos cathos, juifs et musulmans voulant s’engager dans les luttes, marre que les gens au comportement et/ou aux habits trop marqués prolos soient toujours rejetés de ces milieux (c’est particulièrement vrai de certains banlieusards au look caillera et au langage téci authentique que j’ai vu très vite rejetés de ces milieux militants car leur simple existence ridiculisait les prétentions des militants bobos à savoir quoi que ce soit sur les banlieues étant inaptes à même comprendre la façon dont certaines personnes y parlent et aussi encore plus de comprendre la variété sociale, de comportements, de vêtements, d’origines, de cultures, de façon d’être racisés ou pas d’ailleurs car il y a aussi plein de blancs dans les banlieues pauvres, d’idéaux et d’opinions politiques des gens vivant dans les banlieues françaises pauvres pour de vrai et pas dans des clips de rap clichés), marre que toutes nos erreurs de français soient toujours soulignés par les militants bobos qui en font eux même plus que nous mais qu’on est pas en position de souligner, marre qu’on considère qu’on maîtrise forcément l’anglais à la perfection (d’ailleurs promis je traduit tout les articles et liens avec des choses écrites en anglais, supprime un Max de jargon militant et corrige toutes les erreurs politiques causées par le mépris de classe intériorisé sur ce blog des que j’atteins les 100 articles), marre qu’on nous engeule si on veut pas apprendre des langues étrangères car pour bien des prolos c’est plus une perte de temps qu’autre chose, marre aussi qu’on nous empêche de parler nos langues régionales qui ne sont pas des patois et n’étaient pas minoritaires avant que les bourgeois nous oppressent pour oser les parler, marre que les luttes pour préserver nos cultures régionales, les luttes indépendantistes et tout ce qui globalement sert à préserver, transmettre et faire prospérer nos cultures de prolos soit méprisé et taxer de raciste et nationaliste par des bourgeois militants quasi systématiquement blancs en prime, marre que les militants bobos parlent toujours aux militants prolos comme si ils avaient cinq ans, marre que notre diplôme et notre travail plus ils sont prestigieux socialement aux yeux des bobos plus ils nous donnent de crédit en milieu militant et qu’être chômeur ou pas très diplômé ou encore plus si on est sdf fait qu’on est vite très très méprisé comme si on était pas humain, marre d’être encouragé à faire des actions illégales dangereuse pour les prolos glorifiées par les militants bobos et d’y être fortement incités car les autres militants nous méprisent ouvertement si on y participe pas pour se retrouver en taule, en GAV ou avec les conséquences psychologiques de ça sans les moyens de payer quelqu’un pour nous aider avec ça tandis qu’eux ils ont un avocat qui les empêchent de risquer ça sans compter que vivre ces expériences est très différent selon la classe à laquelle on appartient (ce qui est encore plus vrai pour les prolos racisés d’ailleurs), mais marre aussi qu’ils nous méprisent quand on fait des choses illégales pour gagner de la thune même si c’est juste bosser comme baby Sitter au noir sans compter qu’en plus côté drogues et putes c’est les premiers consommateurs mais jamais ils ne laissent d’espace aux travailleuses du sexe ou au dealers dans leurs rangs d’ailleurs leur critique constante de la passion des prolos en particulier d’une catégorie très spécifique de prolos banlieusard racisés exerçant des métiers illégaux et donc criminalisés sur lesquels leur haine se concentre au prétexte que ceux ci auraient une passion du capitalisme et glorifierait l’argent facile, l’ascension sociale par le crime et la culture bling bling du fric avant tout c’est la preuve qu’ils ne pigent rien aux prolos, la fascination de l’argent et du pouvoir formidable qu’il confère c’est facile à critiquer quand on en a toujours eu mais si ils y étaient si étrangers qu’ils se le prétendre lutter avec eux coûterait moins cher et du fric ils en filerait pour aider les luttes des prolos qui leur en demandent au lieu de les dénigrer car ils en demandent (ok ça leur arrive de se la jouer charité mais ils ont une fâcheuse tendance à faire ça que quand les prolos leur ont rien demandé et que ça les met plus dans la merde qu’autre chose d’accepter la thune en question et surtout si ça les endettent), marre que nos réactions de prolos à leurs conneries soient censurés qu’on est passé le droit de se foutre d’eux ouvertement par exemple quand ils disent des trucs ridicules, marre de leur incapacité à écouter une critique aussi simple et légère qu’elle soit sans y mettre les forme pendant 3000 ans pour pas les offusquer, marre qu’ils sont infichus de parler clairement, simplement et directement mais toujours dans des longs discours fleuves  alignants les mots compliqués pour masquer la connerie du fond de leur pensée et les idées vagues, floues, sous entendues et référencés pour éviter que les prolos pigent qu’ils sont en train de lutter contre eux, marre de devoir parler en morse pour être compris par eux, marre qu’ils aient réussi à nous faire intégrer leurs codes de langage et penser en partie comme eux à cause du mépris de classe intériorisé colossal qu’ils nous ont instillé à force de les fréquenter en milieu militant, marre de pas pouvoir les secouer un peu violemment quand ils le méritent à cause de leurs privilèges de classe qui rend le fait de tenter de leur coller une droite dangereux pour moi même quand c’est pas l’envie qui m’en manque et marre qu’ils nous trouvent pas assez rebelles contre les bourgeois alors que ce sont nos patrons et leurs parents.

En gros test : Si tu te reconnais dans ce ras le bol tu es prolo, si ce n’est pas le cas et surtout si tu es outré par mon article et/où celui de cette fille, tu es un bourgeois militant, à en juger par les commentaires sous l’article de cette fille c’est flagrant. Deux exceptions à cette règle les gens qui vivent dans des pays où le militantisme prend des formes différentes de celles que j’ai décrites ici en termes de classe sociale et les quelques prolos tellement aliéné à la pensée bobo bourgeoise qu’ils ont intériorisé le mépris de classe au point de ne plus penser par eux même mais comme les bourgeois militants le leur ont appris, si vous avez encore un doute sur votre classe sociale maintenant demandez vous tout connement si vous avez le même capital économique que le militant moyen ou pas, si vous êtes aussi ou plus riche qu’eux vous êtes un bourgeois militant si ce n’est pas le cas vous êtes un prolo.

Et bien sûr ce test n’est applicable qu’aux gens ayant connu un tant soit peu un milieu militant de l’intérieur.

MAINTENANT les bourgeois militants faites un truc vraiment révolutionnaire pour une fois dans votre vie quand des prolos essayent de s’auto organiser sans vous FERMEZ VOS GEULES UNE BONNE FOIS POUR TOUTE ET LAISSER LES FAIRE MERCI D’AVANCE. Comme ça la révolution que vous vous impatientez tant de voir viendra beaucoup plus vite.

Cette fille et moi si on a connu le burn out c’est en grande partie à cause du taux abracadabrant de mépris de classe subi dans nos vies, mon burn out est complètement à cause de ça en fait personnellement et j’ai connu plein de militants prolos qui ont eu des dépressions, troubles anxieux et burn out militants pour les mêmes raisons, bon moi en plus je me suis coltinés les bourges pendant mes études aussi et c’était d’une violence qu’on peut pas imaginer sans la vivre. Bref j’ai choisi mon camp toute ma vie je lutterai pour les prolos et contre les bobos et si aux yeux des militants bobos ça fait de moi une gonzesse beauf réac facho et attardée tant mieux ça veut dire que je leur fait peur et donc que la lutte est efficace. Tremblez bobos l’heure de la fin de votre honteuse récupération politique et réappropriation culturelle des luttes et de l’histoire des prolos va bientôt sonner MOUHAHAHA 😈!

Et pour se moquer un peu des bobos car c’est gratuit et ça fait du bien :

 

 

 

 

à la Une

Comment qu’on se débarrasse donc des oppressions internalisées?

IMG_0942.JPGOppression internalisée c’est du jargon de militant qui se la raconte mais en vrai ça désigne une réalité assez simple : des groupes de personnes qui ont une position sociale inférieure dans notre société inégalitaire comme les femmes rapport aux hommes ou les pauvres par rapport aux riches par exemple ont un certain nombre de stéréotypes négatifs qui circulent sur eux, par exemple « les chômeurs sont des parasites sociaux », « les ouvriers sont bêtes », « les femmes sont nulles en maths » et j’en passe, on a tous déjà entendus ces phrases, quelqu’un qui internalise une oppression finit par croire consciemment ou non à une partie de ses clichés et agir en fonction de ceux ci que ce soit pour les contrer ou pour s’y conformer. Ces clichés sont diffusés et entretenus par les groupes sociaux dominants pour maintenir leur pouvoir sur les groupes sociaux dominés. Tout est fait pour qu’un maximum de gens considèrent qu’une personne dominée agit immoralement si elle agit d’une façon qui conteste sa domination et moralement si elle s’y soumet. Par exemple une fille qui joue au foot sera plus mal perçue moralement qu’une fille qui joue à la poupée car perçue comme pas féminine c’est à dire en train de contester l’ordre patriarcal et les normes de genre.

Tout ça c’est pas juste du blabla de militant, ça a des conséquences graves sur les individus et les groupes sociaux concernés que cela affaibli considérablement. La majorité des gens sur Terre appartiennent à au moins un groupe oppressé et il est impossible d’en être sans avoir internalisé partiellement ces oppressions. Mais comment ce débarrasser collectivement de ce problème qui fait que nous n’avons pas assez de force pour nous libérer collectivement des oppressions que nous subissons et qui a des conséquences directes sur nos vies?

En effet comme ça cela parait très abstrait mais au niveau des individus les oppressions internalisées ont des conséquences directes sur la santé physique et mentale des individus.

Il a été démontré par un nombre conséquent de recherches en sciences sociales, psychologie et médecine que les oppressions internalisées augmentent physiquement les risques de dysfonctionnement sexuel, de séropositivité et d’hypertension https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/15359074 (cette étude montre que la sévérité de l’hypertension, la difficulté des personnes oppressées à percevoir leur oppression et le degré d’oppression internalisés sont corrélés).

De même psychologiquement il est prouvé que les oppressions internalisées sont la cause principale des psychoatypies suivantes : dépendance/ et addictions en tout genres, trouble dysmorphique corporel, troubles du comportement alimentaires (anorexie, boulimie et orthorexie), troubles anxieux (phobies, trouble panique, anxiété sociale, trouble de l’anxiété généralisée, trouble obsessionnel compulsif et trouble post traumatique) et dépression et que les envies suicidaires, tentatives de suicides et suicides effectifs y sont presque systématiquement reliés.

Cela veut donc dire que une des psychoatypies que j’ai eu et deux de celles que j’ai encore ont pour origine des oppressions internalisées.

Sur les groupes sociaux il y a également des effets délétères et il a été démontré que les oppressions internalisées sont la source principale des problèmes sociaux suivants : la peur de l’intimité, les conflits internes aux groupes opprimés, la détention d’un capital culturel, social et économique trop faible pour permettre la satisfaction des besoins premiers, les problèmes de couple, le déficit d’éducation sexuelle, les comportements à risques, le fait d’accepter de faire n’importe quoi au détriment de tout ce qui peut être important pour nous juste pour un travail salarié ou une autre source de revenus, l’acculturation, l’isolation sociale, les violences conjuguales, la croyance en des stéréotypes négatifs et avec leur transmission et leur perpétuation, la violence et les crimes violents meurtres inclus.

En résumé le monde serait bien plus agréable à vivre pour tous sans les oppressions internalisées et les gens seraient plus heureux si ils s’en débarrassaient. Oui mais comment? Bon déja il faudrait que les gens des groupes sociaux dominants arrêtent d’oppresser ceux des groupes dominés d’après ces recherches ça passe par trois étapes déjà accepter qu’être dans un groupe de dominant fait de nous des oppresseurs potentiels du fait de notre socialisation sur ces points. Par exemple en tant que blanche je peux avoir des comportements racistes sans m’en rendre compte du fait de ma socialisation dans le groupe dominant sur ce point, s’en rendre compte c’est la première étape pour l’éviter.

La seconde étape est d’éviter de culpabiliser individuellement les dominants de leur position sociale car cela a été démontré comme largement contre productif, les braquant et donc les rendant plus oppressifs. Ainsi par exemple dire à une personne qu’une phrase qu’elle à prononcé est sexiste fonctionne mieux pour la faire réfléchir à cela et devenir moins sexiste que de dire à cette personne qu’elle est oppressive envers les femmes car alors la personne va voir son image d’elle même mise en danger par vos accusations et pour se protéger se percevoir comme gentille et vous percevoir comme méchant et amalgamer ce que vous lui avait reproché avec ce que vous êtes, une femme, et du coup va devenir plus sexiste qu’avant.

Enfin quand une personne dominante n’ignore plus l’être et arrête de le prendre personnellement quand on lui reproche des comportements dominants car elle a compris que c’est sa socialisation qui la rend ainsi et que ça n’en fait pas une personne mauvaise pour autant sur un plan moral elle est prête pour entendre les conséquences des comportements dominants sur les personnes dominées et donc à vouloir supprimer les siens. La troisième étape arrive donc quand la personne dominante commence à devenir une sympathisante des causes des dominées et apprend petit à petit à les considérer et à les traiter de plus en plus autant qu’il lui est possible comme ses égaux.

Il faut bien se rendre compte qu’on est presque tous dominants sur certains plans et  dominés sur d’autres. On a donc tous avantage objectivement sympathisants des groupes sociaux dominés auxquels on n’appartient pas car ces solidarités interoppression accéléreront l’effet des luttes anti oppressives de chaque groupe dans un cercle vertueux.

Mais si lutter contre les oppressions qu’on perpétue comme dominant est le plus efficace pour les luttes collectives, lutter contre les oppressions internalisées que nous avons du fait d’appartenir aussi en général à des groupes sociaux dominés c’est important pour le bien être et la santé individuelles. C’est fondamental, en effet ce n’est pas égoïste de vous occupez d’abord de vous sur ce plan là car les oppressions internalisées c’est très dangereux et vu qu’elles sont la cause principale des suicides qui tuent environ une personne toutes les 40 secondes sur notre planète http://www.bbc.co.uk/news/health-29060238., qu’importe vos échecs, vos erreurs et leur gravité si vous voulez lutter à votre échelle contre les oppressions qu’importe à quel point votre action vous semble dérisoire, votre utilité sociale sera toujours plus forte si vous êtes vivants que morts. Du coup il faut s’en occuper et prendre ça au sérieux.

Mais comment? 13 moyens efficaces de lutter contre on étés identifiés :

1/Éviter le perfectionnisme autant que faire se peut. En effet essayer d’être le militant anti oppression absolu et se flageller à chaque fois qu’on y échoue c’est contre-productif et d’autant plus problématique que plus on est concerné par un nombre important d’oppressions plus on a de risque d’être éloigné de l’idéal du parfait petit militant car pour être un super-militant qui ne fait jamais d’erreurs politiques il faut beaucoup de privilèges en vrai. Et puis surtout car un trop grand écart entre qui on est et qui on aimerait être entretien une image négative de soi même et est donc dangereuse pour notre santé. Bien sur tout le monde n’a pas les mêmes capacités à éviter le perfectionnisme et si vous y tendez naturellement et avez du mal à vous en défaire bah la première étape c’est de ne pas vous autoflageller car vous n’êtes pas assez parfaitement antiperfectionniste à votre goût.

2/ Eviter autant que faire se peut le moralisme dans la lutte contre les oppressions intériorisées, arriver ou ne pas arriver à vous en défaire ne fait pas de vous une personne bonne ou mauvaise et si c’est dur pour vous que ça vous prend du temps cela ne signifie rien de plus que le fait que vous avez probablement subit beaucoup d’oppressions au cours de votre vie et ça vous n’y êtes pour rien. Vous réagissez comme vous pouvez. L’accepter c’est la première étape pour vous sentir bien par rapport à ça.

3/Ensuite il convient d’identifier les stéréotypes négatifs sur vous même et votre groupe social et ceux qui ont été intériorisés par vous et qui vous font le plus de mal car après tout autant vous débarrassez des plus dangereux pour vous en premier. Par exemple moi j’ai eu l’idée de cet article car j’ai passé une très mauvaise nuit hier à cauchemarder en me répétant en boucle dans ma tête des clichés et stéréotypes négatifs que j’ai interiorisés sur ma déficience empathique et mes traits autistiques donc c’est ça qui me fait le plus mal en ce moment et que je dois le plus vite faire sortir de mon cerveau pour mon bien être personnel.

4/ Une fois qu’on sait quels sont les stéréotypes qui nous font le plus mal il nous faut apprendre à identifier les comportements oppressifs causés par ses clichés ce qui fait reculer les oppressions internalisées car on perçoit mieux le fait que ce n’est pas nous qui sommes en tort d’agir comme on le fait mais l’autre personne qui a des préjugés sur un des groupes sociaux auxquels on n’appartient. Du coup on prend ces commentaires négatifs moins personnellement et on peut les mettre plus à distance. Par exemple si une personne pense que je ne l’écoutes pas car je ne la regarde pas dans les yeux, plutôt que de culpabiliser de n’avoir pas su respecter ce code social je me rendrais compte que cette personne ne comprend pas que comme un certain nombre de neuroatypiques je fais ça car ne pas la regarder dans les yeux m’aide à mieux réfléchir à ce qu’elle me dit et donc je l’écoute et si j’en ai l’énergie je le lui expliquerai au mieux que je puisse et j’aurais ainsi transformé un moment négatif pour nous deux en un moment positif pour nous deux.

5/Si ce qui est probable notre apparence n’est pas celle de la beauté incarnée et fait partie des choses qui nous complexe, essayer de trouver des personnes que l’on trouve belles et qui partagent certains de ce que nous percevons comme nos défauts physique. Moi par exemple qui suis en surpoids et donc visiblement grosse écoutez des chanteuses rondes et/ou grosses que je trouve belles me fait du bien sur ce plan là et m’aide à moins complexer sur mon poids.

6/Trouver des sources d’éducation/de culture sexuelle aussi inclusive que possible si besoin est. Par exemple je suis une femme handicapée polyamoureuse et j’aime le BDSM de temps à autre ça me fait donc du bien de lire des choses sur la sexualité écrites par des femmes, encore plus par des femmes handicapées quand je trouve ce type de ressources et de temps en temps ça me fait du bien de trouver des portraits positifs du polyamour et du BDSM. Pour les personnes qui contrairement à moi appartiennent à des minorités sexuelles oppressées ce point est encore plus important car avoir du soutien sur ce point peut beaucoup vous aider à lutter contre les oppressions intériorisées.

7/Apprendre la véritable histoire des groupes oppressés auxquels on appartient, par exemple j’ai été beaucoup plus à l’aise avec le fait d’être une femme quand j’ai découvert tout ce que nous autres femmes avons fait et à quel point notre rôle à été central et non secondaire dans l’histoire de l’humanité, cela a été pour moi une grande source de confiance sur ce point.

8/Pour moi et les adultes ça c’est trop tard mais si vous connaissez des enfants redoublez de vigilance vis à vis d’eux et dites/faites le moins de choses potentiellement oppressives devant eux car plus les stéréotypes négatifs sont intégrés jeunes plus ils sont difficiles à défaire. La seule chose qu’on puisse en faire une fois adulte c’est de se souvenir si on le peut de comment on à intégrer ces stéréotypes étant jeunes. Par exemple je sais que j’ai intégré les stéréotypes négatifs qui m’ont pourri ma nuit sur les traits autistiques et le déficit empathique de deux sources principales mes parents très validistes sur ce point et aussi et surtout les élèves qui me harcelaient à cause de ça au collège et au lycée, je voudrais bien que ce passé devienne un passé lointain qui n’a plus de conséquences sur mon estime de moi présente mais savoir que ce n’est pas le cas c’est déja une première étape pour allez vers ce but. Et si vous êtes mineurs et lisez ça n’écoutez surtout pas les gens qui se moque de votre physique, de votre culture ou de votre caractère, vous êtes vous et vous êtes très bien comme vous êtes.

9/Trouver des moyens de percevoir ses traits en vous qu’on vous à appris à détester car ils étaient liés aux groupes sociaux dominés auxquels vous appartenez comme positifs, cela peut passer par beaucoup de moyens mais les plus efficaces sont ceux qui sont ritualisés semble t’il. C’est à dire que trouver un moyen régulier de fêter votre appartenance à ces groupes dominés et la fierté qu’elle vous fait ressentir c’est très utile à la fois pour vous redonner de la force et en redonnez à ces groupes sociaux dans leur ensemble en les unifiant autour d’un événement qui les rend plus visibles, plus puissants et donc plus fiers. Prenons le fait d’être une femme par exemple comment le ritualiser? Cela peut être un événement annuel comme la journée des femmes du 8 Mars, une chose qui a lieu mensuellement, le fait de consacrer un jour qui vous semble signifiant dans le mois pour célébrer les femmes à votre façon comme je sais pas moi la pleine Lune par exemple (évidemment les évènements sociaux auxquels tous participent comme les fêtes sont plus efficaces mais on a pas tous la capacité d’y participer et je suis court sur ce point donc je fais comme je peux en inventant des rituels à ma façon, et tant qu’on y est on parle pas d’une chose religieuse plus de genres de célébrations style mini anniversaires), un jour de la semaine que vous y consacrer le Vendredi par exemple et/ou un moment de chaque journée bref pendant lequel vous faisez un geste quelquoncque qui signifie que vous y pensez par exemple dessiner un symbole féminin sur une feuille, vous collez un pins féministe sur la veste, écoutez une chanson qui vous parle enfin ce que vous voulez de court et de symboliquement signifiant qui vous connecte à cette expérience d’une façon qui vous donne de la fierté. Vous êtes pas obligé de faire tout ça un seul truc suffit si vous n’en voulez pas plus et vous pouvez en faire encore plus si ça vous amuse. L’idée c’est avant tout que ça vous corresponde, que ça vous parle et que ça vous donne de la force. Tout ce cirque doit par contre être très symbolique et imagé pour frapper votre « inconscient » et donc y imprégner cette fierté qui y remplacera progressivement la honte d’être d’un groupe dominé par de la confiance et de la sûreté. C’est le but de cela.

10/Se reconnecter avec les pans de notre identité dominés qui nous ont été arrachés par nos oppresseurs, par exemple je suis en partie d’origine Corse mais j’ai vécu loin de ma terre familiale et j’ai perdu énormément de cette culture par acculturation à la vie du continent, à chaque fois que je découvre quelque chose qui me permet de mieux comprendre ce qu’est la culture corse ça me fait du bien car ça me reconnecte avec mes racines et me renforce. Tout les groupes dominés ont leur culture propre par exemple lire des shojos, mangas pour filles, comme Fruits Basket par exemple ça m’a fait beaucoup de bien car ça m’a fait redécouvrir les forces féminines et les côtés positifs de la féminité et m’a beaucoup aidé à accepter cette part de moi que notre monde macho rejette à la période délicate de l’adolescence.

11/Prévention politiquement conscientisée des comportements suicidaires. C’est à dire que si vous ou quelqu’un d’autre est en proie à ce genre de sentiment vous devez essayer de mêler votre connaissance de la personne et des causes politiques du suicide et des envies suicidaires pour l’aider au mieux et chaque fois que vous en avez la capacité fissurez le tabou autour de ce sujet. Cela peut sauver des vies.

12/Pas de hiérarchie officielle, les groupes non officiellement hiérarchisés contrairement à ce qu’on pense d’ordinaire le sont moins que ceux ou les statuts hiérarchique de chacun sont clairs et il est démontré qu’une forte hiérarchisation des rapports sociaux augmente les oppressions internalisées. Alors passé autant de temps que possible dans les lieux non hiérarchisés fait du bien.

13.N’utilisez la non mixité qu’en cas où l’on est trop oppressé pour avoir accès à ses besoins autrement, cela car ne dépendre que d’un groupe restreint de personnes rend plus fragile surtout quand on n’a pas beaucoup de capital social, culturel et économique. Au début  ça m’avait étonné car la non mixité, fait de se retrouver seul avec d’autres personnes du même groupe social dominé que nous sans personne du groupe social dominant, soirée entre meufs par exemple, peut être un outil politique puissant contre les oppressions internalisées mais son utilité et ses risques varient beaucoup d’une personne à l’autre en fonction de notre statut social. Par exemple beaucoup de gens sont dépendants pour leur survie de personnes qui sur certains points les dominent socialement, une dame âgée dépendante de son fils par exemple. Donc là non mixité seulement si vous pouvez, quand vous pouvez et si ça vous est personnellement bénéfique.

Bien sur tout ça est diversement accessible d’une personne à l’autre alors ne suivez pas forcément tout, faites votre tambouille perso en vous aidant ou pas comme vous le sentez de ces conseils dont j’espère qu’ils seront utiles à quelqu’un et surtout prenez bien soin de vous et je souhaite que vous parveniez à surmonter les épreuves qui vous attendent, courage.

Dernier point important pourquoi certains ont plus de mal que d’autres à se débarrasser des oppressions internalisées? D’abord ce n’est pas une question d’efforts ou de force mentale, ceux qui n’y arrive pas ne sont pas feignants ni faibles, leurs difficultés ont de vraies explications. Souvent plus on est oppressé sur plusieurs plans on intériorise d’oppressions car elles se nourrissent des mêmes mécanismes et donc elles s’amplifient et se nourrissent les unes des autres. C’est pour ça que plus on est bas dans l’échelle sociale plus monter est difficile alors qu’il est nettement plus aisé d’en descendre. Votre statut social n’est pas une chose qui se change aisément, s’en vouloir de ne pas arriver à s’élever socialement autant qu’on le voudrait fait plus de mal que de bien. Comme on l’a vu les protections possibles contre ces effets d’oppressions intériorisées sont diversement accessibles à chacun ce qui est aussi lié au capital social, économique et culturel de chacun, basiquement plus on en a besoin moins on peut y avoir accès. Donc si vous le pouvez diffusez tout ce qui vous parait potentiellement utile pour ça à un maximum de gens c’est encore le plus utile.

En conclusion n’oubliez jamais de vous aimer autant que vous le pouvez car vous êtes quelqu’un qui a droit à l’amour (au sens large) puisque vous êtes une personne et ce droit est inaliénable pour toute personne, je sais que certains sont très seuls même si plus souvent on se croit seul mais on n’oublie qu’on est aimé de beaucoup. On est toujours important pour quelqu’un, vous n’imaginez probablement pas votre force et le nombre de vies que vos avez pu changer en bien au cours de la votre, nous autres humains sommes tous membres d’une même société et apportons tous notre pierre à cet édifice, ce n’est qu’ensemble qu’on peut construire la suite de cette histoire. Ne croyez pas qu’apprendre à vous aimez fera de vous une personne égocentrique, ne vous l’interdisez pas en croyant erronément cela, la plupart des humains sous estiment la force qu’ils ont, la redécouvrir vous rendra plus indulgent envers vous même et par la même envers autrui, vous comprendre et vous aidez à la mesure de vos moyens ne peut que vous rendre plus gentil avec tout le monde et donc plus à même de convaincre les autres de vous suivre sur ce chemin et de changer ce monde en un endroit meilleur ensemble. Vous êtes ceux qui porte en eux la lumière des lendemains qui chanteront puisque vous êtes là pour les construire. Cela parait mystique comme ça mais en fait ça se résume en une seule idée très simple, vous êtes tous formidables, ne l’oubliez jamais.

 

 

 

 

 

 

Pourquoi ton psy ne t’as servi à rien, explication la plus probable.

Si tu fais partie des nombreuses personnes se demandant bien à quoi un psy peut servir et à qui aller en voir a comme à moi été au mieux inutile au pire nuisible jusqu’alors et que tu te désespère de comprendre pourquoi cela a été le cas pour toi sache que ce n’est pas ta faute, tu as essayé et c’était courageux et ça n’a pas marché tu en es sorti frustré et sans plus de solutions qu’avant voir encore plus démoralisé cela est bien naturel d’autant plus si il ne t’as même pas proposé d’autre piste d’aide possible avant de te dégager ce qui est encore bien trop souvent le cas, non tu n’es pas trop dans le déni de tes problèmes ou trop résistant si tu lis ça et que t’as envie de lire la suite sache que si il t’a balancé ça il était juste énervé de voir que ton cas n’allait pas être simple et ce n’était pas très professionnel de sa part.

Ne t’inquiètes pas ça ne veut pas dire que ton cas soit irrattrapable, incurable ou même grave ni simplement sérieux juste qu’il y avait comme c’est le cas dans la plupart des thérapies qui fonctionnent mal une inadéquation entre l’offre thérapeutique que tu as reçu et tes attentes vis à vis de ta thérapie. Cela ne veut pas dire que tes attentes étaient irréalistes au sens où ce serait de ta faute si tu étais même pas fichu de comprendre implicitement ce qu’est vraiment une thérapie sans l’avoir testé avant ce qui est bien normal de pas savoir à que s’attendre la première fois qu’on essaye un truc et d’en avoir une idée nébuleuse et floue ne sachant pas trop quoi faire lorsqu’on s’y essaye et alors un psy compétent est censé te guider car il en a vu des tas des patients novices en matière de thérapie et si il t’explique bien tout comme il faut comme c’est généralement le cas et que ça te dit rien son plan c’est simplement qu’à priori la pub qu’on t’a fait sur à quoi ressemble la plupart des thérapies était un peu trompeuse voir beaucoup et du coup tu t’es retrouvé à acheter un produit dont tu n’avais pas besoin et ne voulait pas en lieu et place de ce que tu venais chercher et sans savoir où trouver une offre adéquate à ta réelle demande et ça quoi de plus normal que cela te soit frustrant en fait.

Bien sûr il y a les gens très méprisants thérapeutes ou non qui s’attendent à ce que parler à un psy te change la vie d’un coup un seul de baguette magique et ils sont si nombreux à croire qu’un psy peut changer une personne pas très en forme et trop stressée en quelqu’un de dynamique et au top de sa forme calme et zen comme un moine bouddhiste mélangé avec un joyeux morceau de jpop entrainant et dansant en claquant des doigts que si toi aussi tu as fini par le croire tu vas être très déçu. Après je conçois leur « faut travailler y a pas plus de psychothérapie miracle que de régime miracle les kilos s’enlèvent pas tout seuls la souffrance psychique non plus » mais euh…c’est aller un peu vite en besogne de supposer que les patients n’ont pas déjà largement essayé de bosser sur eux beaucoup y passent leur vie sans résultat probant. Si ton psy ne t’as servi à rien que par manque de volonté tu trouveras surement ailleurs que ce soit avec un autre thérapeute, des potes, tout seul ou par une autre activité ta solution ou à un autre moment quand tu seras plus prêt ce n’est pas dramatique. Cependant en ce cas la frustration est de courte durée.

Si tu traines avec un stress ou une déprime chronique qui ne passe pas malgré plusieurs essais de thérapie la première piste à aller voir par contre est si tu n’as pas un problème médical derrière qui te fatigue à ce point en fait. Autrefois la médecine prenait pas assez en compte le facteur psychologique alors du coup maintenant les médecins font très gaffe à orienter directement vers un psy tout les gens qu’il leur semble pouvoir en bénéficier face à leurs plaintes mais ça a finit par dériver dans l’autre sens avec d’énormes conneries comme croire qu’on peut soigner un cancer par la psychothérapie seule juste en y croyant positivement très très fort. Résultat : si tes symptômes psys ne passent pas et qu’un bilan médical (c’est toujours exigé d’avance par les psys compétents qui hélas ne courre pas les rues) n’a pas été réalisé pour écarter une pathologie médicale pouvant en être cause première il faut réaliser ce bilan. Rien à foutre qu’on te traite d’hypocondriaque mieux vaut être passé pour un chieur et avoir reçu des examens cleans de façon certaine sur le plan de la santé physique que d’attribuer un problème de santé chronique potentiellement grave erronément à une cause psy pendant des plombes et plus pouvoir le soigner car il n’aura pas été repéré après l’excès inverse existe aussi cependant de faire trop d’examens et s’abimer avec la santé pour rien alors que la cause est psy mais c’est dur de savoir ça d’avance et d’équilibrer les vérifications qu’elles ne soient ni excessives ni insuffisantes et les docteurs qui surpsychologisent souvent tout et n’importe quoi ne sont pas toujours fiables en leurs évaluations donc c’est d’autant moins simple. Bref si tu vas pas voir le bon spécialiste parce que tu te trompes d’endroit à travailler genre si tu espère soigner un cancer de l’estomac avec une psychothérapie c’est sur que tu va être déçu à fond.

Cependant en général la quasi totalité des gens motivés pour bosser sur eux mêmes et s’y exerçant à fond avec ou sans psy qui n’y parviennent pas et se désespèrent en arrivant de penser que les psys et les psychothérapies ne servent à rien hors les cas ci dessus sont simplement des gens qui se dévalorisent eux mêmes frustrés par perfectionnisme d’un haut degré d’écart entre les efforts intenses qu’ils fournissent et le résultat qui ne leur semble pas à la hauteur du travail fourni de leurs progrès en thérapie qui leur semblent bien trop lents à leurs gouts à leur apporter un soulagement qu’ils auraient préféré bien plus fort et rapide. Techniquement des gens développent des techniques pour le permettre plus et plus vite mais c’est encore peu accessible. Avant on croyait que voir un psy ne pouvait régler les problèmes que par des analyses très longues, mais plus le progrès pour aider les gens dans ce domaine a été fait (du moins selon l’évaluation subjective des psys et des patients du point de vue objectif externe des gens n’étant ni l’un ni l’autre aucun critère n’existe ce pourquoi ce n’est pas une science) plus ça a été rapide d’aider les gens et aujourd’hui les spécialistes des thérapies ultra courtes disent pouvoir aider durablement 60% de leurs patients en une seule séance avec autant voir plus de résultat de long terme que la classique des thérapies moyennes actuelles durant trois mois mais ça reste dur à trouver. C’est encore expérimental. Cependant la plupart des gens qui vont voir un psy voient leurs problèmes réglés par ce biais en quelques mois et c’est tant mieux pour eux. Cependant même eux ont parfois du mal au départ à se dire que leurs soucis qu’ils espéraient régler bien plus rapidement soit si lents à se décanter. Néanmoins ils s’accrochent et s’en tirent et aiment leur thérapie. C’est ça quand on a des problèmes légers ou modérés à la mesure de la plupart des thérapeutes. Par contre quand les problèmes sont plus profonds que ça c’est un traitement inadéquat et un pansement sur une jambe de bois qu’une thérapie de ce type donc logiquement qui la reçoit en a peu de résultat et beaucoup de frustration c’est le profil commun des gens qui disent ça ne sert à rien les psys, en effet un psy classique avec des méthodes basiques ne fonctionne pas sur une personne qui a besoin de plus d’aide mieux adaptée à son cas tout connement. C’est le cas de 10% des patients et pour eux ce type de thérapie est en effet inutile pour 5% dont j’ai été elle est même terriblement néfaste, j’en suis ressortie avec un syndrome post traumatique du traitement complètement inadapté, violent et coercitif que j’ai reçu dont il se trouve que dans ses pires aspects il n’était même pas légal. Les psys j’ai testé 31 fois, la plupart ont empiré les choses, beaucoup ne m’ont rien fait et les meilleurs n’ont fait jusqu’à présent que mettre un pansement sur une jambe de bois dans mon cas au niveau de la souffrance psychique. On dit souvent qu’une thérapie ne peut faire que du bien mais c’est faux (plus de détail ici pour qui en veut les preuves : https://www.pseudo-sciences.org/L-effet-de-deterioration-en-psychotherapie) et les 80% de psys qui prétendent l’inverse sont peut être assez bons pour les patients ordinaires mais pour ceux qui ont besoin d’une aide sérieuse comme c’est mon cas ce sont des dangers publics.

Pour info si un truc peut faire du bien il peut faire du mal si tu dis « la thérapie ne peut pas faire du mal » tu admets qu’elle te semble inutile en fait. La vérité est toute simple : si tu vas voir n’importe quel psy au pif alors que tu as un problème sérieux qui demande de l’expertise dans le domaine où tu as besoin d’aide typiquement quand tu as de gros traumas et que tu vas voir un psy au pif qui va te faire une tcc basique modelée en mode faite pour tout le monde et donc pour personne contre ton stress chronique sans travailler sur les traumas ça va te détendre donc faire remonter les flashbacks et être potentiellement très retraumatisant du coup donc grave t’empirer (j’ai expérimenté) du coup il te faut un spécialiste des traumas expérimenté pas n’importe quel psy au hasard près de chez toi sinon ça te fait plus de dégâts qu’autre chose et si ça t’as rien fait estime toi heureux au moins ça ne t’as pas enfoncé. Idem j’avais fini par me dire que j’allais juste laisser tomber les psys pour toujours et me démerder seule avec mes problèmes vu que y a que ça qui marche mais j’en suis arrivé à un degré de stress où c’est devenu hyper difficile seule sans me démoraliser donc j’ai réessayé ça m’a re enfoncé mais cette fois j’ai pigé pourquoi et après de longs essais erreurs dont j’ai fini par comprendre que le problème de fond n’est pas mon manque de volonté à me soigner mais le manque de volonté des praticiens à entrer en conflit judiciaire potentiel avec leurs collègues qui m’ont maltraitée de façon aussi visible au vu du résultat sur mon état (du coup quand je leur dis que je suis anticarcérale ça les énerve car leur solution facile pour eux à mes problèmes vu que qui m’a mis dans cet état est légalement passible de taule mais ça ne me ferait aucun bien ayant été internée de façon très traumatisante contre ma volonté de faire subir ça à autrui même pas à qui me l’a fait car la vengeance en mode œil pour œil dent pour dent là dessus c’est une forme de justice qui ne me satisfait pas je veux juste que plus personne n’ait le pouvoir de faire un truc comme ça donc ce n’est pas du tout une solution pour moi mais ça les rassurent aussi que si je n’aime vraiment pas leur réponse je les foutrait pas en procès, corporatisme, intérêt exclusif à la thune et que dalle d’autre et égocentrisme régnant dans ce métier comme dans tout les autres). Voilà elle a beau dos la résistance et ses bénéfices secondaires hein.

Résultat j’ai fini par au bout de 31 essais en trouvé un à peu près potable qui m’a cru et écouté de ce que j’avais à dire de ce que ses collègues m’ont fait subir visiblement habitué à récupéré les gens qu’ils ont détérioré rien de mon récit inaudible aux 30 d’avant ne l’a le moins du monde surpris. Et quand je lui ait expliqué que les divers trucs d’auto aide que j’avais sur le net ne me suffisait pas cela ne l’a pas étonné il m’a simplement expliqué que si j’avais l’impression qu’en prenant ce genre de recettes adaptées aux gens ayant des soucis modérés en la matière quand les miens sont sévères c’est effectivement se soigner en dessous du niveau de soin requis donc peut étonnant que ça donne un résultat très frustrant. Heureusement je n’en suis pas à un niveau où (comme d’autres incompétents et excessifs simplement effrayés par mon fort caractère) ont pu prétendre y aurait plus qu’à m’interner pour de bon, me foutre des électrochocs quitte à ce que j’en crève en mode limite c’est une euthanasie dans leur tête quoi ou en un peu moins hardcore m’obliger à prendre des neuroleptiques pensant qu’être zombifié est plus supportable que ce que je vis mais non merci et en effet c’était abusif comme jugement et simplement la marque de bourgeois peu habitués à voir quelqu’un de vraiment en crise de stress et de rage tout simplement sur un mode très chasse aux sorcière. Les anxio? Peut être mais lesquels et puis de toutes les façons devant attendre un examen médical pas compatible avec leur prise je pourrais les essayer que quand il sera passé donc j’ai encore 4 jours à attendre en étant forcée de ne pas en prendre. « Sévère » oui mon cas l’est de leur avis mais pas assez pour l’hp par contre ils veulent que je sois suivie en mode thérapie+anxio intensif pendant un an ou plus vu à quel point les signes traumatiques que j’avais leur ont semblé flippant en tant que spécialistes du syndrome post traumatique. Et eux, enfin, n’ont pas nié (c’était évident pour eux j’ai même pas eu besoin de leur dire) que c’était principalement leurs collègues qui m’avait fait ça. C’est triste mais on en est vraiment là je renie rien de ce que j’ai dit avant même pas les aspects excessifs du genre les psys faut tous les brûler parce que vu où j’en étais et ce qu’ils m’avaient fait alors ma réaction était juste on ne peut plus normale et saine dans mon contexte de vie. Même eux (enfin) l’ont admis sans problème au vu des dégâts qu’ils ont constaté de concert avec moi. Par contre je comprends pas si Saint Anne est si connu pour être un hôpital psychiatrique aux méthodes coercitives et médiévales niant tout droit humain avec les patients pourquoi il est toujours ouvert et se prétend toujours le meilleur de France? Y a plus qu’un problème.

Il me reste beaucoup de questions, d’hésitations, de défiance et de difficultés à faire confiance vis à vis des psys même ceux qui finalement ont enfin reconnu ça et un peu cicatrisé la plaie profonde que leurs collègues avaient ouverte en moi à cause de m’avoir juste pas considérée et traitée comme un être humain mais juste comme l’objet de leur vive haine parce qu’en gros ma gueule d’autiste ne leur revenait pas (à peu de chose près c’est ce qu’il s’est passé) mais je sais de source sure aujourd’hui que tout ça est légitime et qu’un psy qui te dit d’abandonner ton esprit critique pour le croire est un psy de merde auquel il ne faut pas se fier tout simplement, bien sur une part est peut être en mode chat échaudé craint l’eau froide mais définitivement pas tout et mes critiques doivent pouvoir être entendue des professionnels ou bien ils n’en méritent pas le titre et c’est aussi simple que ça.

Sinon les thérapies courtes durées c’est le besoin de 90% des patients et c’est très bien qu’on l’ait inventé dans les années fin 70 début 80 au lieu de les forcer à des analyses infinies ne leur étant pas pertinentes mais bah y a les 10% de restant comme moi où les soucis sont forts trop pour être réglés en quelques mois pour qui ça fait plus de mal que de bien en effet c’est important d’en avoir conscience. Est ce que la solution est pour moi une thérapie plus calibrée sur mes réels besoins ou pas de thérapie du tout et tout à fait autre chose, je l’ignore encore mais comme ce type a été ok avec l’idée que si je trouve mieux que la thérapie et les médocs pour moi ailleurs à un moment j’arrête quand je veux qu’il fait juste de son mieux pour m’aider et on voit si ça marche ou pas sans rien me promettre en l’air bah ça passe nettement mieux que toutes les fausses promesses d’avant peut être que je vais encore détester la suite mais c’était la première fois de ma vie que la première séance me donnait envie de voir ce que donnerait la seconde y avait des défauts c’est sur beaucoup même mais pour une fois j’ai des raisons d’avoir de l’espoir que ça marche entre ça et le fait qu’au début c’était gratuit j’ai peur de me faire encore pigeonner mais mes potes sont là pour veiller au grain au cas où je me ferais arnaquer. Pour l’instant ma plus forte crainte est que les thérapies longues me fassent boucler sur mes angoisses encore davantage et donc m’empirent de cette façon au lieu de les résoudre mais je verrais bien si ça m’est réellement nocif j’arrête et j’essaye tout simplement autre chose faut garder le courage, se battre et jamais désespérer tout problème fini par avoir sa solution quand on est acharné.

Opinion : la psychologie n’est pas une science.

Je vais faire le tour des mythos les plus entendus à ce sujet et des arguments que j’ai contre. 1) La psychologie est une science. Faux. Alors pour développer un peu davantage cela dépend de ce qu’on entend par une science. Si on veut dire par là qu’elle se rapproche de l’exactitude des sciences dures ou du degré de certitude de la médecine « physique » on est loin du compte rien en psychologie n’est a un tel degré de fiabilité, aucune j’ai bien dit aucune idée de la psychologie n’est partagée par 100% des gens qui bossent dans ce domaine c’est dire. Maintenant, on est déjà parti sur un argument qui est un peu moins à l’ouest si on dit que c’est une « science humaine ». Elle est alors « scientifique » au sens où ses hypothèses sont régulièrement soumise à l’observation, l’évaluation, le raffinage et tout ça mais le gros souci est qu’elle étudie le comportement humain qui a une capacité très forte à se moduler en fonction de l’observateur et de l’environnement et connait de fortes variabilités individuelles. Voilà pourquoi malgré toutes les tentatives de faire une psychologie carrée c’est un mytho scientiste que les psychologues (au sens ici de chercheurs en psychologie) utilisent pour se rassurer eux mêmes sur le sens et l’utilité de leur travail que de prétendre dans le domaine être sur de quoi que ce soit, cela ne semble pas intuitif mais un psy qui admet ne pas tout savoir et que son domaine de compétence demeure très incertain est beaucoup plus fiable qu’un qui croit fermement que les études sur lesquelles il appuie ses propos sont solides sures et valables pour tout le monde. Souvent c’est par ailleurs un signe d’inexpérience quand ils réagissent comme ça. Remarque c’est pareil en médecine de façon plus large la capacité à admettre ne pas savoir quand on ne sait pas est la marque première d’un médecin compétent. Hélas c’est difficile de plus en plus à trouver pas seulement à cause du manque de formation mais aussi et surtout car le corps médical comme tout le monde est accro à paraitre sur de lui et préfère largement dire une connerie qu’admettre son ignorance, c’est dangereux, ça l’est d’autant plus en psychologie il faut se méfier de ces attitudes qui croit trop ce type de professionnel peut payer cher le prix de leur arrogance et de leur manque d’expérience. Cela ne signifie pas qu’il y ait aucune valeur aux études comportementales et cognitives du cerveau humain vu que celui de la plupart des gens fonctionne à peu près pareil et même chez les gens « hors normes » il y a des variables plus ou moins récurrentes certes et que cette approche pragmatique aide à aider des gens par millions on ne peut pas nier cela néanmoins les aider à quoi exactement demeure une question à poser, souvent c’est à se réadapter à cette société qui a pourtant des remises en cause radicale à se faire alors est ce une bonne idée, selon les idées politiques de chacun la question mérite d’être posée. Je ne nie pas que la psychologie cherche à comprendre ce qu’elle étudie mais entre chercher à le faire et le faire il y a un monde et tout indique que la psychologie est la « science humaine » dont les résultats établis sont les moins surs et les plus hypothétiques presque plus proche d’une philosophie du monde à laquelle adhérer ou non que d’une science quelque part. Si on entend par « la psychologie est une science » qu’elle s’attache à en imiter le modèle par sa tentation de passer pour une discipline médico scientifique oui c’est l’illusion qu’elle donne mais est ce que ça va réellement plus loin que l’effet de sérieux de se déguiser avec une blouse blanche? Je n’en suis pas sure. Si par « la psychologie est une science » on entend que ses fondations sont aussi solides que celles de la théorie de la gravitation universelle on se fourvoie entièrement. Souvent on va te dire que la science des études en psychologie surpasse l’intuition de monsieur tout le monde, la « psychologie populaire » du fait de son imitation du modèle scientifique d’interprétation du monde mais c’est un peu beaucoup oublier que les chercheurs en psychologie ne sont pas tout le monde ont une psychologie sociale très précise et perçoivent le monde à travers des biais que celle ci leur crée. Il est de notoriété publique qu’elle comprend peu les minorités marginalisées non pas en raison d’un déficit interne à la méthode mais simplement car les formations à la recherche sont faites de telle façon qu’elles écartent les personnes qui n’appartiennent pas à des groupes assez dominants dans la société c’est la fameuse reproduction des « élites » et à partir de là la compréhension de la plupart des chercheurs en psychologie de gens qui vivent un monde qui n’est pas du tout le leur est assez minimaliste et se résume souvent à comprendre en eux ce qu’il y a de commun à tout homme donc les comprendre moins que leurs pairs de classe sociale basse au final. Et par conséquent les aider moins. De plus dans les idées de la psychologie qui se veut pourtant scientifique entre une bonne part de foi (il faut croire à la psychothérapie pour qu’elle fonctionne est un poncif commun en psychologie par exemple mais comment en vouloir au patient d’être défiant face à de telles affirmations, études ou pas études qui le démontre comment vous voulez vous y fier sur simple bonne foi en les experts et leurs études que vous savez biaisées je veux dire qui croirait un dentiste qui lui dirait « faut y croire pour enlever votre carie? » non les gens veulent de vraies preuves que ça fonctionne pour s’en sentir rassurés et celles ci en la matière…n’existent pas. Enfin pour être plus exact le patient et le psy (ou le chercheur et les cobayes si on est dans des expériences, qui demeurent encore rares où est étudiée la psychologie hors de la « psychopathologie » qui en demeure le sujet d’études central dans la majorité des études et la raison pour laquelle les études étudiant autre choses ont été secondairement réalisées dans la plupart des cas dans ce domaine, par exemple on étudie comment rendre les gens plus heureux au travail en étudiant des gens ordinaires dans l’espoir de prévenir les dépressions liées à de mauvaises conditions de travail, là on repense à Huxley qui disait que les experts du futur auront pour tâche de travailler au problème du bonheur ou autrement dit à comment faire aimer aux gens leur propre servitude à un système social qui les exploite, ici le capitalisme, et alors on voit la « psychologie positive » et son positivisme scientiste d’un œil très critique à propos de ce qui est son rôle social objectif, il n’est pas neuf que la psychologie soit souvent utilisée comme un dressage et une école du conformisme social quelque soient ses courants et ne nous y trompons pas c’est bien en cet espoir que les gouvernements la soutienne, maintenant ce que les psys individuels en pensent est autre chose mais comme peu réfléchissent à tout cela, la plupart sont simplement des rouages de la machine comme les autres et bon ça fait des siècles qu’on a des thérapies et que les gens globalement et la société ne changent pas des masses et ne vont pas réellement mieux de façon tangible et indéniablement objective au contraire au point de vue social on traverse assez de crises collectives aujourd’hui pour que « tout empire » soit juste un constat réaliste en fait et même si elle n’y est pas pour tout je crois que la psychologie façon autruche à vouloir faire croire aux gens que tout va bien madame la marquise avec des affirmations positives jusqu’à l’écœurement complet n’y est pas pour rien non plus). Autre problème entre le côté mi secte fanatique mi confessionnal de curé et l’origine dans la philosophie morale la psychologie impose très souvent comme des « vérités scientifiques » ce qui n’est au fond que des systèmes de croyances peut être laïques (mais quand même le plus souvent bien ancrés dans une vision chrétienne (et protestante aux états unis dont viennent beaucoup d’influences en psycho surtout côté développement personnel) mais néanmoins extrêmement moraliste par exemple « les gens sont ils bon ou mauvais par nature » est une question à laquelle des psys ont tenté de répondre et là ce me semble que la disparité de leurs réponses montre qu’on est plus dans la philo que dans la science. Plus encore quand il s’agit de psychothérapies pour des gens dont les comportements variés sont jugés socialement inacceptables bien trop de croyances (exemple : il n’est pas souhaitable de mourir de son propre choix), de morale (exemple : dieu t’as donné la vie et tu ne dois pas la reprendre devient « ta mère t’as donné la vie et tu ne dois pas la reprendre » dans la bouche d’un thérapeute mais le fond reste le même c’est pas plus « scientifique » qu’avant c’est toujours de la moraline même si on tue dieu pour que la pommade passe moins mal pour une « science » ça reste très douteux qu’il s’agisse d’autre chose qu’un jugement purement subjectif) et de service social rendu à la société en place (le capitalisme a besoin de travailleurs productifs à exploiter si il se suicide ça en fait un de moins c’est un problème pour l’entreprise en plus ça lui donne mauvaise image et réputation on essaie donc de l’éviter que le capitalisme ne soit pas remis en cause en raison des souffrances qu’il cause, par exemple en le dédouanant pour invisibiliser la souffrance du travailleur qui a essayé de se tuer au boulot et le mettant en douce sur le compte de sa fragilité psychique individuelle réelle ou supposée histoire que l’on ne pose pas de question et continue d’avancer en fonçant dans le mur mais quand bien même cette personne aurait vraiment des problèmes personnels ne serait ce pas une meilleure idée d’adapter le système social pour qu’il inclue les gens dont c’est le cas plutôt que de créer plein de théories et d’outils pour les forcer à tenir quand même dans un monde du travail conçu pour d’autres qui n’ont pas ces fragilités? C’est un de mes problèmes de fond avec la psycho j’ai l’impression qu’on s’empare surtout de ses outils au niveau collectif et social avant tout pour justifier l’injustifiable). Outre tout ça il y a bien sur les nombreux aspects de la psychothérapie qui sont parfois de l’ordre de la pure croyance fermement tenue par la plupart des thérapeutes qui se fâchent si on ne la partage pas et nous racontent qu’on ne peut pas guérir sans y croire (je vous rassure c’est faux) comme le complexe d’œdipe par exemple alors que concrètement si on reprend la fameuse psychologie d’allure scientifique elle n’a jamais trouvé une telle chose sur le fonctionnement humain dans ses recherches cela vu que 80% (dans mon coin très attaché à la psychanalyse vieux jeu du moins) des psys s’y accrochent de façon très dogmatique en se moquant des dites études qui le remette en cause ça n’aide pas à s’y fier. Non seulement la psychologie qui imite la science le fait peu et mal mais quand elle est hors science elle se présente tout de même avec la certitude de quand elle est dans le cadre des études scientifiques avec des affirmations trompeuses voir et c’est assez fréquent des idées carrément ésotériques où on est plus proche de croyances religieuses new age genre vies antérieures tout ça que de quoi que ce soit méritant le nom de science de près ou de loin, certains sont intéressés par explorer cela et pourquoi pas mais dire que c’est scientifique serait un gros mytho. Cela ne gêne néanmoins pas un bon tiers des psys je dirais à la louche de ce que j’ai pu en voir et ça n’aide pas leur crédibilité à se poser comme les porteurs d’une véritable science. Souvent de plus, les chercheurs en psychologie ont une forte tendance même quand ils restent très cadrés « science » dans leur façon de faire à rester très agrippés à leur domaine et peu avoir vent et prise en compte de ce qui se fait dans d’autres sciences humaines et sociales connexes qui peut pourtant être capital à une bonne compréhension de l’humain par exemple à la sociologie. Les chercheurs en psychologie et psychothérapeutes de qualité sont attentifs à cela, à la linguistique, à l’histoire, à la géographie, aux différences culturelles, à la philosophie et oui aussi à l’écologie et à la médecine physique bref ils ont une culture générale qui leur permet d’éviter de surpsychologiser et de déclarer irrémédiablement dépressif quelqu’un qui a juste des soucis d’adaptation culturelle après une migration dans un autre pays, quelqu’un qui a simplement un problème de thyroïde à soigner ou encore quelqu’un qui simplement souffre d’être clochard et a avant tout besoin pour aller mieux de trouver un logement. Hélas ce genre d’aveuglement par psychologisme face à ce genre d’évidence pragmatique est commun à pas mal de chercheurs et de thérapeutes en psychologie qui sont en manque singulier de bon sens de base. Pas tous bien sûr mais un nombre assez énorme pour que ce soit flippant et donne l’impression que la formation rend moins apte que monsieur tout le monde à comprendre les hommes ce qui est censé être l’inverse de son but et donc fait douter légitimement de la qualité et de la scientificité de ses résultats. Vous allez me dire si le psy est pas foutu de capter les trois exemples évidents que je viens de donner faut vraiment en changer il est très mauvais dans son domaine alors certes mais je crois qu’en ce cas y en a bien 80% au bas mot qui méritent d’être jugés ainsi parce que la psychologie positive face à ce genre de problèmes sociaux ça en rend une large majorité de ce que j’ai pu en constater sur le terrain totalement inaptes à deux sous de réflexion élémentaire. Pas le genre de personne à qui on a envie de confier sa survie. Alors bien sûr le coup classique après c’est de raconter la vieille excuse est aussi un poncif lourdingue que les gens sont dans le déni et la résistance face aux résultats de la psychologie scientifique d’où qu’ils soient mal acceptés mais sachez qu’aujourd’hui le consensus de la dite psychologie scientifique justement est que si un psy te dis « tu est dans le déni » il s’accroche à une notion de déni qui est dépassée en psychologie ça veut dire qu’il te faut un meilleur psy et qu’il te raconte que des conneries car il ne s’est pas du tout mis à jour : https://www.psychologytoday.com/us/blog/women-who-stray/201907/whos-in-denial-the-patient-or-the-therapist le concept de déni n’est qu’un outil coercitif du psy pour forcer son interprétation sur son patient, cela est de plus en plus reconnu comme une violence nuisible au soin donc jeté à la poubelle et les psys qui s’y accrochent encore sont généralement les plus mauvais et les plus coercitifs ceux qui voient encore la thérapie comme un champ de bataille où le but du soin est de mater la résistance du patient pour le pousser à la docilité vision dont fort heureusement on sort totalement de nos jours quand on est un peu informé, d’autant plus que cette approche ignore tout du contexte de vie du patient qui entretient souvent les problèmes pour lesquels il vient et que nier son expérience peut d’autant plus renforcer surtout si c’est pour lui une habitude qu’elle le soit au quotidien par son entourage ce qui fait partie des causes de sa souffrance, souvent aussi c’est tout simplement une réponse erronée donnée non pas par refus de voir la vérité en face sur son état mais par défiance vis à vis du thérapeute qui n’inspire pas assez confiance pour tout lui dire et ça cela peut avoir des tas de très bonnes raisons d’être, personne n’est fiable par principe si un psy s’énerve que le patient ne le croit pas sur parole des le début il n’est pas très compétent et surtout il ignore un principe de base qui est que la confiance ne s’exige pas elle se gagne et c’est à lui de faire ses preuves face au patient pas le contraire en matière de fiabilité, autre problème beaucoup de gens ont du mal à être vulnérables devant autrui se confier pleinement leur met donc du temps alors les mensonges blancs du début ne méritent pas réellement cette dure accusation de déni, en clair dire au patient « tu es dans le déni » c’est une forme de harcèlement de la part du thérapeute et ça montre que le patient a encore toute sa tête si il résiste face à ce genre de choses c’est l’inverse qui serait inquiétant pour lui et ressemblerait plus à du lavage de cerveau qu’a une thérapie véritable mais hélas c’est trop souvent la seule chose qu’on donne aux patients en thérapie de plus sincèrement plus d’une personne à toutes les raisons de ne pas se fier entièrement à son thérapeute et c’est une très bonne chose rien ne devrait interdire face à lui de conserver son esprit critique un psy qui exige de son patient une confiance totale sans raison est un mauvais psy, de plus ne pas voir ses problèmes peut être vital à certains patients dans certains contextes ou préserver la « santé mentale » qui leur reste donc trop forcer là dessus peut être néfaste, aussi certains ont dans certains cas une anosognosie c’est à dire que certains troubles sont associés à une incapacité d’origine neurologique à reconnaitre transitoirement ou durablement sa condition et blâmer quelqu’un d’un problème neurologique auquel il ne peut rien est une approche de merde qui ne fait qu’aggraver son problème en le culpabilisant d’un souci face auquel il n’a aucune prise au point de ne même pas pouvoir s’en rendre compte ce qui ne fait qu’empirer les choses dire à quelqu’un qui délire qu’il le fait et lui dire qu’il est dans le déni si il affirme que non est extrêmement vain par exemple et nocif pour lui un psy qui fait ça est vraiment pas qualifié pour l’aider, enfin quand c’est de la thérapie pour criminel si le gars se tait c’est simplement que c’est souvent le mieux qu’il ait à faire du point de vue légal et le conseil de son avocat donc là aussi l’idée de déni est assez hors de propos et si le psy en est là c’est assez grave car ça veut dire que ne connaissant rien au système judiciaire il est très mal placé pour aider qui s’y trouve confronté, un thérapeute capable sait que son patient se connait mieux lui même qu’un type qui le voit une fois par semaine quelques mois ne le connait et qu’il lui faut généralement se fier à ce que son patient lui raconte quand ce dernier lui dit ses motivations, besoins, intentions, souhaits et croyances, si ton psy dit « tu es dans le déni » faut donc en trouver un autre plus intéressé à écouter et comprendre les gens qu’à vouloir arrogamment avoir raison contre quelqu’un d’autre. Donc si on te sort que tu es dans le déni pour avoir dit la psychologie une science euh ça reste à prouver on te sort une grosse connerie de rien pour ses arguments pour le prouver. Idem pour l’idée que douter de ses résultats soit une résistance de ta part au fait qu’ils te déplaisent ça peut jouer mais contrer tout les réels arguments posés ici d’un tour de passe passe pareil est trop simple et n’est pas admissible. Si tu veux contrer ce que j’avance ici fait le avec de vrais arguments plus poussés que ça que je te crois stp. Partir d’avance de l’idée que résistante rien ne me conviendra c’est une solution de facilité mais c’est faux je ne suis pas inapte à modifier mon avis il me faut juste des raisons solides de le faire et ce genre d’accusation simpliste et gratuite à priori n’en est tout simplement pas une. Après beaucoup de psys et d’étudiants en psycho disent ça surtout parce que ils se sentent vexés qu’on renie leur scientificité car ils s’en sentent dévalorisés en effet sous l’accusation de non scientificité de la psychologie on trouve généralement derrière « vos hypothèses y en a pas une qui soit théoriquement solide donc vous ne servez à rien dégagez d’ici on veut de l’aide et du soutien de gens réellement capables de nous prouver leur compétence à nous les apporter au plus vite et au mieux ». En clair vu que la plupart du temps ce constat est celui d’une personne mécontente du traitement psy qu’elle a reçu qui en a déduit que les psys ne servent à rien les psys sont vexés de voir le nombre de gens qu’ils tentent d’aider que leur aide n’aide pas et quand ils ne sont ce qui est généralement cas pas bien doués ils en concluent un peu trop vite qu’un patient qui réagit comme ça ne veut pas d’aide du tout et n’a qu’à se démerder ce qui est totalement con vu que si il ne voulait pas d’aide il serait jamais venu. C’est juste que ce qu’on lui a apporté n’a pas été aidant. Plutôt que de rejeter la faute sur ces « mauvais patients » ou de se dire « les psys ne servent à rien » une solution constructive est de chercher les raisons de tels échecs, le problème c’est qu’une vraie science surtout si elle se veut médicale fait aussi gaffe aux échecs qu’au réussites et la psychologie du fait d’une extrême difficulté du milieu psy qui lui est propre et qu’on ne trouve en aucun autre domaine qui se veut scientifique a se remettre en question fait bien plus gaffe aux réussites qu’aux échecs. Alors c’est bien pour améliorer les interventions qui fonctionnent sur les personnes sur qui elles fonctionnent donc c’est bien pour la très large majorité des gens qui prennent le soutien d’un psy mais pour ceux que ça n’aide en rien la tendance à se décharger sur eux de la responsabilité en les estimant de mauvais patients qui résistent trop donc ne sont pas patients du tout fait que la remise en question professionnelle des psys est très lente voir à peu près inexistante d’autant que les rares qui tentent de la faire et de questionner les méthodes de la majorité de leurs collègues sont souvent écartés, parfois carrément virés le plus souvent voient leurs travaux ignorés car ce qu’ils ont à dire dérange la norme des pratiques pour le bien des patients « difficiles » que la plupart des psys disons le tel quel n’aiment pas et pour lesquels ils n’ont pas envie de se faire chier. Mais en fait « il n’y a pas de patient difficile il n’y a que de mauvais thérapeutes »c’est quoi plus exactement ce qui rend un patient difficile? Des « pathologies » qui ne sont pas dans l’expertise du psy? Si il est compétent il le réfère alors à un confrère qui sait les traiter. Un patient dont il ne partage pas les valeurs ou dont le comportement l’insupporte? Il est censé être formé à prendre sur lui ou référer si il en est inapte, si les comportements sortent des limites légales genre menaces et tout bah la loi s’applique et les thérapeutes spécialisés en psychologie criminelle n’existent pas pour rien (ce qu’ils font en pratique est un autre débat mais en de tels cas bah y a des gens dont c’est le taf de gérer et c’est à eux que les gens en question sont référés), si le patient veut pas de thérapie il s’agit de lui proposer une solution concrète constructive d’autre approche possible qu’il préfèrera peut être de son problème, si le thérapeute trouve son patient difficile des fois c’est lui qui fait le difficile et n’aime tout simplement pas les cas compliqué auquel cas il faut qu’il connaisse ses limites et n’admettent que les patients à petits ou moyens problèmes et laissent les patients à gros problèmes aux thérapeutes qui veulent travailler avec eux c’est pas une honte 80% des thérapeutes n’aiment que les clients faciles ou du moins aux difficultés relativement banales et ont du mal avec les cas sérieux tant qu’ils savent référer correctement c’est pas un souci mais c’est mieux que de déclarer ces derniers incurables car ne voulant pas se soigner alors qu’ils sont là pour ça ce qui est débile. Après y a des gens que la plupart des thérapeutes trouvent chiants car ils sont chiants de base et la plupart des gens les trouvent chiants ça fait partie de leur personnalité en ce cas faut faire avec. Y a aussi les patients maltraités par de précédent thérapeutes donc hostiles à la thérapie qui ont peut être leurs raisons de l’être vu tout ce qu’on a dit et avec qui il faut voir ce qui a foiré dans les essais précédents pour essayer de s’adapter correctement à eux cette fois là. Aussi y a les gens qui sont trop surchargés de taf pour s’occuper assez d’eux mêmes pour aller mieux, ceux qui ont trop de galère de thune et vivent trop dans l’insécurité permanente pour s’apaiser et auraient plus besoin d’interventions sociales pour les tirer de leur merde que de psys, ceux qui habitent dans un coin paumé de cambrousse ou la seule thérapie accessible peut être dure d’accès et inadéquate à leurs besoins spécifiques, ceux qui n’ont pas assez de soutien dans leur thérapie sous le niveau de leurs besoins pour progresser, ceux qui sont trop claqués et ont besoin de médocs pour arriver à être des patients en thérapie, ceux qui comprennent pas les principes de la thérapie car ils n’ont pas de culture thérapeutique donc sont paumés avec le concept et les attentes implicites qu’ils ignorent ce qui frustre les thérapeutes qui s’attendent à plus de capacité à être un patient psy mais ça s’apprend et prend du temps en fait, ceux qui comprennent pas ce que le psy raconte par difficulté de langage ou d’intellect, ceux qui ont de l’alexythimie donc galèrent à avancer sur ce qu’ils ressentent car en général ils en ont aucune idée (ça c’est moi), ceux qui sont pris dans des emmerdes relationnelles ou le thérapeute est pris en otage et sommé de choisir un camp ou un autre, ceux qui sont trop flippés, désespérés ou énervés par le thérapeute ou la thérapie pour que ça leur soit bénéfique d’y être, ceux qui aiment pas ça et donc qui y crèvent d’ennui à s’endormir limite, les frustrés de l’inadéquation entre leurs attentes et le résultat (de loin les plus nombreux), les patients eux mêmes connaisseurs en psychothérapie (les psys étant les pires patients avec 40% de taux de satisfaction quand ils sont en thérapie avec un collègue) et enfin les patients dépendants qui veulent plus lâcher leurs thérapeutes plein de cas différents mais tous ont leurs réponses et blâmer le patient ne l’est jamais.

Autisme et dépression.

On va avoir fait le tour des liens entre autisme et types de souffrances psychiques communes comme ça se sera fait. Cumuler autisme et dépression est plus la règle que l’exception mais selon les estimations le taux d’autistes dépressifs varient de 50 à 70%, du coup je vais tabler sur 60% en présuposant que certains se voient pas repérer comme dépressifs ou considérés comme tels à tort en raison de mauvaises interprétations de particularismes autistiques ce qui me parait pas absurde. Le mythe de l’autiste qui régresse maintenant mieux compris est en fait causé par un burn out autistique (épuisement de la capacité à faire semblant et camoufler l’autisme en clair) qui fait péter un câble et arrêter de simuler donc donne l’impression qu’on est soudain devenu plus autiste qu’avant en perdant des capacités jusqu’alors acquises souvent ce constat et l’incompréhension de sa cause première est ce qui rend un autiste dépressif à force d’usure psychique à tenter vainement de s’adapter à un monde neurotypique qui refuse de s’adapter à lui.

En règle générale un suicide d’autiste fait comme un suicide de non autiste suite à une dépression mais chez les autistes ce simple épuisement de vivre dans un monde pas conçu pour eux peut les mener au suicide sans qu’il y ait de dépression du tout par pur ras le bol également. Oui on a des émotions et souvent on est embourbés dans des émotions négatives quand comme c’est hélas généralement le cas on a pas d’environnement adéquat pour nos besoins où exprimer réellement optimalement tout notre potentiel. Chez les autistes ces problèmes adviennent parfois dès l’enfance par exemple en raison de grosses difficultés d’adaptation aux normes sociales scolaires et d’exclusion et harcèlement par les autres élèves en conséquence de sa « bizarrerie ». Lutter pour survivre au quotidien épuise et finit par conduire beaucoup à des états dépressifs souvent peu repérés chez les enfants quelque soit leur « qi » et chez les adultes autistes handicapés intellectuels parce qu’ils ont encore plus de mal à les exprimer que les autistes qui sont adultes et ont un « qi » normal. Par contre souvent plus l’autiste a de « capacités intellectuelles » plus il a de risque dépressif du fait d’avoir une conscience plus profonde de l’écart entre ses habiletés sociales et celles des gens ordinaires. C’est donc utile pour les repérer mais difficile à aider car c’est des causes auxquelles souvent on ne peut pas changer grand chose.

Au delà de ces constats tout est polémique du rapport entre dépression et autisme. Ceci dit ça devrait suffire à faire entendre que la société doit changer en profondeur pour s’adapter aux besoins des personnes autistes pour qu’on puisse vivre mieux globalement en tant que personnes autistes. Les autistes sont de plus dans les personnes dont peu comprennent les expressions faciales donc on a pas l’air plus morose que d’habitude quand on va mal aux yeux de l’entourage qui du coup n’en perçoit rien. On a les mêmes émotions que tout le monde mais on les expriment différemment de la plupart d’une façon qu’autrui ne comprend pas toujours. La dépression est généralement avec les mêmes signes chez un autiste qu’un non autiste mais comme on galère à communiquer nos sentiments on est simplement moins repérés. Au contraire on peut être vu comme dépressif par des signes erronés comme l’isolation sociale due à l’autisme et c’est aussi assez commun. Néanmoins on tend à sous estimer la dépression chez les autistes en raison toujours du principe erroné et très con mais très répandu selon lequel tu es autiste tu peux pas avoir autre chose « en plus » ça fait déjà « beaucoup » mentalité dont il faut vraiment sortir pour répondre aux réels besoins.

L’autisme en soi ne prédispose pas à la dépression en preuve les nombreux autistes heureux qui n’en font jamais (qui hélas sont un peu les seuls à avoir de l’écho médiatique alors que ceux qui galèrent en auraient plus besoin) se sont les événements merdiques liés au validisme anti autiste subi au cours d’une vie qui engendre généralement les dépressions d’autistes. D’où que c’est sortir la société de ce validisme anti autiste qui soignerait la plupart des autistes mal en point. C’est là qu’on voit les soucis d’une politique d’inclusion centrée sur nous normer assez pour qu’on rentre dans le moule de l’école et du travail sans se questionner du résultat de l’assimilation forcée sur nos états émotionnels internes…et généralement pourtant c’est pas beau à voir. Beaucoup d’autistes n’ont pas d’ami ce qui rend se remonter le moral difficile aussi. D’où l’intérêt des communautés d’autistes aussi pour ça.

Par contre contrairement à l’effet des thérapies sur l’anxiété calibrées à l’autisme y a pas d’études à ce sujet sur les thérapies calibrées à l’autisme face à une dépression, les tcc fonctionnent moins mal que les psychanalyses très fondées sur les « tu ressens quoi » auxquels la plupart des autistes ne savent rien répondre en raison de difficultés à comprendre et identifier leurs émotions, le savoir et les outiller sur ça permet d’avancer mieux face à l’anxiété face à la dépression je suppose que c’est un peu la même. Idem les médocs nous font pas les mêmes effets qu’aux neurotypiques on est plus sensibles aux effets secondaires et sont moins efficaces sur nos cerveaux car pas conçus pour eux ce qui est bien embêtant. Les antidépresseurs peuvent même perturber le sommeil des enfants autistes et les rendre plus impulsifs, les effets négatifs dépassant ainsi potentiellement tous les avantages. Problème tout ce soutien sur cela est encore le fruit de recherches à peine émergentes en clair on sait pas trop comment nous aider et avance au essai et erreur avec ou sans thérapeute. Après ce qui marche pour les neurotypiques genre avoir un réseaux de soutien sociaux et un travail ou autre activité valorisante qui nous est adapté avec les aménagements qui conviennent qu’on ne s’y tue pas non plus la santé est aussi de l’ordre de ce qui fonctionne pour aider à gérer et sortir de leur merde la plupart des autistes dépressifs la vraie gageure est alors moins savoir que faire que trouver moyen d’y accéder dans la société actuelle ou de se résigner à ne pas le pouvoir. Bien sûr les autistes qui cumulent avec d’autres conditions « psy » et/ou physiques (là aussi la difficulté d’exprimer et ressentir nos douleurs et de les comprendre rend galère l’accès aux soins somatiques pour nous ce qui nous crée de fréquents problèmes de santé chronique notamment surtout côté digestif hélas j’en sais quelque chose) ou s’en voit diagnostiquer à tort par incompréhension d’autrui galèrent d’autant plus avec tout ça. Bref c’est la merde mais solidaires on fait de notre mieux pour redresser la condition de l’ensemble des autistes vers le haut avec les moyens à notre portée dans la communauté autiste on lutte autant qu’on peut pour ça et certains proches avec nous aussi maintenant faut que les professionnels se bougent le cul y a que eux pour refuser de réagir.

Les galères de se soigner de traumas en étant autistes.

Outre les problèmes du fait que se faire repérer les deux identités d’autiste et de traumatisé à la fois est plus que pas évident en raison des problèmes cités dans l’article précédent une fois qu’on sait qu’on a les deux à la fois on se retrouve très souvent face à un manque de professionnels suffisamment formés à aider des gens qui se retrouvent avec cette interaction entre autisme et traumatisme. Le traumatisme peut donner l’impression que tu es devenu encore plus autiste au sens ou tu es encore plus handicapé qu’avant vu qu’un autiste traumatisé va voir ses stéréotypies, hypersensibilités sensorielles et galères d’interactions sociales exploser en général et du coup ça va probablement poser des problèmes d’incompréhension de l’entourage qui va t’engueuler prenant ces neuves crises plus intenses pour des caprices de gamin et te faire culpabiliser de réactions traumatiques que toi même ne comprend pas complètement donc les renforcer.

Pourtant en fait il y a moyen assez simple de repérer les autistes traumatisés hein. Suffit face à un autiste qui va pas très bien de lui demander si il a vécu les divers événements qui traumatisent quelqu’un d’ordinaire genre viol, harcèlement, maltraitance tout ça et si il dit oui sur certains présupposés que ça a pu le traumatiser en général c’est le cas. Au delà de ça les chercheurs tendent d’isoler les autistes sans trauma des autistes avec traumas dans leurs études pour espérer voir comment mieux repérer ceux qui sont traumatisés et ceux qui ne le sont pas mais c’est encore de la recherche à peine commencée ce genre de pistes sur l’autisme. C’est cependant tout à fait possible d’être autiste ayant vécu des horreurs sans être traumatisé (ou du moins sans l’exprimer d’une façon repérable avec les critères des traumas établis sur des neurotypiques la question dans la recherche reste en suspens). Les caractéristiques d’un autiste avec trauma sont de plus davantage proches de ceux d’un autiste sans trauma que d’un neurotypique traumatisé ce qui n’aide pas le repérage. Néanmoins deux caractéristiques communes aux autistes et aux non autistes ayant des traumas est la montée des comportements craintifs et des crises de colères sans cause apparente…ce sont donc les signes sur lesquels on conseille de s’appuyer pour supposer un traumatisme chez un autiste avec le plus de fiabilité pour le moment mais ça se fait encore un peu à l’intuition vu que la recherche sur tout ça reste à ses prémices.

Autre souci c’est par rapport au traumatisme complexe causé par la marginalisation des autistes et les petites violences quotidiennes qu’elle engendre qui peuvent à la longue se transformer en anxiété chronique puis en trauma puis en trauma complexe simplement par la répétition des petites emmerdes du quotidien due au validisme anti autiste qui finissent par provoquer un effondrement et un épuisement. Donc le trauma est loin d’exclure l’autisme alors pourquoi tant de gens supposés spécialistes le croient encore? Apparemment selon cet article : https://blogs.mediapart.fr/jean-vincot/blog/190819/sagit-il-dun-traumatisme-ou-dautisme-ou-les-deux en voici la réponse : « Le mythe selon lequel le SSPT exclut l’autisme, surtout chez les enfants maltraités, ressemble étrangement à l’école de pensée de la mère réfrigérateur, où l’on parle de l’autisme.  C’était une théorie proposée dans les années 40 (et encore maintenant chez les pros ayant un sacré temps de retard de mise à jour de leurs connaissances) qui disait que l’autisme était causé par des mères qui ne voulaient pas élever leurs enfants.

La faille fatale de la théorie était qu’elle négligeait tous les enfants qui ne correspondaient pas à ce modèle.  Elle ignorait les enfants maltraités qui n’étaient pas autistes, les enfants autistes qui n’étaient pas maltraités par leur mère, et les enfants neurotypiques qui partageaient des parents avec des enfants autistes.

Une fois que la recherche a découvert les composantes génétiques de l’autisme, cette théorie a perdu son appui.  Pourtant, le stigmate demeure, hantant la vie des adultes en quête d’un diagnostic qui veulent que leur autisme soit reconnu.  Ou dont l’autisme a été éclipsé par les effets d’un traumatisme.

Les traumatismes se répercutent sur notre corps et notre esprit.  Cela crée chez les survivants le besoin de mesurer tous les événements futurs en relation avec le traumatisme.  Cette personne, cet endroit ou cette occasion me protégeront-ils ou me ramèneront-ils dans un endroit dangereux ?

Les personnes autistes font l’expérience de nos environnements d’une manière plus intense.  Nos expériences sociales sont perçues à travers une lentille qui nous est propre.  Nous sommes plus susceptibles de remarquer nos traumatismes et de les vivre plus profondément sur le plan biologique.  Réguler les réactions de stress est plus difficile pour nous.

Notre biologie et nos perceptions peuvent nous prédisposer au SSPT, mais l’autisme est un neurotype inné.  Le SSPT est une blessure qui survient après un événement.  Les composantes génétiques du SSPT ne représentent qu’une prédisposition à cette maladie.  Les personnes qui n’ont pas ce lien génétique peuvent quand même être atteintes du SSPT. »

Donc voilà on exprime nos traumas de façon un peu différente des non autistes mais tout de même assez similaire à leur façon de les vivre pour que le repérer chez les autistes une fois au courant de ces particularités ne soit pas trop difficile (et éviter de l’inventer chez les autistes n’en ayant pas juste car on s’accroche comme une moule à son rocher à sa théorie fétiche dépassée de même) donc c’est surtout le manque de formation des gens dont c’est supposé être le taf qui l’empêche. Maintenant une fois repérés nos traumas est ce qu’il y a des façons particulières de les guérir? Alors globalement les mêmes méthodes qu’avec les non autistes genre tcc ça fonctionne sur nos traumas d’autistes le plus souvent mais avec un gros bémol c’est qu’il faut outiller l’autiste pour comprendre ce qu’il ressent et l’aider à l’exprimer car il a des difficultés à le repérer et le piger tout seul de base déjà qui sont augmentées par son trauma donc pour lui c’est plus que pas évident et tenter de s’acharner à lui demander 15 fois comment il se sent alors qu’il en sait rien peut faire très mal et le retraumatiser surtout si son traumatisme vient des violences dues à l’incompréhension de ses fonctionnements autistiques que cette approche va raviver faisant donc plus de mal que de bien au final. Au niveau des émotions de peur (et des autres émotions) les autistes ont les mêmes que les non autistes mais de plus fortes difficultés à gérer celles ci sans se faire déborder par elles que les non autistes (ce même en comparant autiste traumatisé et non autiste traumatisé).

Selon ce site : https://decouverteaspi.wordpress.com/2018/01/23/lanxiete-les-traumatismes-et-lautisme/ malgré la forte prévalence parmi eux des problèmes divers et variés de santé liés au stress les autistes ne sont pas plus sensibles aux stresseurs que les non autistes c’est juste qu’ils y sont davantage surexposés en raison du stress minoritaire que leur condition d’autiste leur implique de subir au niveau social. La question est posée à la fin de son article les rôles seraient t’ils inversés si des neurotypiques devaient se forcer à vivre en une société conçue par et pour des autistes? Alors qu’eux serait la minorité cognitive et les autistes la norme se serait t’il les neurotypiques qui subiraient ce stress minoritaire et en développeraient t’ils autant d’anxiété et de trauma que les autistes le font en notre société pas conçue pour eux? En clair est ce que le cerveau autiste conditionne de façon inhérente à une plus forte réactivité anxieuse ou bien est ce que c’est simplement vivre dans un environnement qui vous est inadapté et hostile en permanence qui vous crée de telles réactions quand de base vous êtes autiste? On en sait rien personne n’a fait ne serait ce que l’expérience de coincer un neurotypique isolé quelques semaines dans un endroit où il y a que des autistes à part lui pour voir si ça le stresse davantage étrangement et de plus même comme ça cela aurait rien à voir avec une vie entière dans la marge mais au vu de ce que des neurotypiques vivant d’autres situations minoritaires et rejetées socialement comme l’homosexualité par exemple voient leur stress, anxiété et trauma augmenter cela me paraitrait à priori probable.

Autisme et trauma.

Longtemps on a eu une idée fausse tenace dans les études et tout selon laquelle les autistes seraient moins capables d’avoir des traumas que les neurotypiques du fait qu’on réagit aux traumas et les expriment différemment d’eux. Les raisons sont nombreuses mais pourtant y a de quoi s’interroger de jusqu’où on nous a déshumanisé (nous mêmes aussi d’ailleurs à force d’intérioriser ces idées qui nous infériorisent moi j’y ai longtemps cru à mon incapacité au trauma par exemple) pour penser qu’on était inaptes à cela alors même que pourtant il était su qu’on est nombreux parmi les autistes à subir plein de violences et maltraitances familiales et surtout sociales et institutionnelles depuis l’enfance ce qui ne peut pas ne pas toucher un humain au final. En vrai on est très vulnérable aux traumatismes du fait d’être simplement très surexposés aux violences qui nous en créent.

De même pour les abus sexuels et les violences médicales qui sont souvent de nos parcours de vie. Pourtant avec toutes les exagérations sur les causes erronément psychologiques de l’autisme à base de mère frigo et tout ça on aurait pu croire que ça servait au moins à ce que les autistes réellement maltraités que ce soit par leurs parents, partenaires, autres proches ou professionnels de santé/d’institutions soient repérés et aidés et soutenus avec ces approches…bah non ça sert qu’à enlever à des mères non maltraitantes leurs gosses autistes histoire de les traumatiser encore un peu plus alors que pour ceux réellement maltraités y a quoi? Rien de rien. C’est même pas une blague en plus. Comme dit ici : https://comprendrelautisme.com/lautisme-et-le-syndrome-de-stress-post-traumatique/,

« Parmi les enfants handicapés, les enfants autistes représentent une population avec un risque accru selon une étude de Hall-Lande et al. (2015) qui montre que les enfants autistes ont trois à quatre fois plus de risque que les enfants avec d’autres handicaps d’être victimes de maltraitances.

En dépit de ces chiffres accablants, il n’existe aujourd’hui aucun outil spécifique pour la détection et le traitement des symptômes des enfants autistes victimes de maltraitance. »

Bien sûr un problème de fond avec ça est que l’autisme et l’état d’un traumatisé de l’extérieur ça se ressemble même si les causes ont absolument rien à voir d’où la fausse idée commune que l’autisme résulterait de forts traumatismes. Ce n’est pas le cas c’est une condition cognitive minoritaire et non pathologique simplement socialement marginalisée. Par contre ce qui peut être vrai c’est que pas mal de choses que l’on décrit et suppose signes autistiques ne sont en fait probablement que des signes d’autisme avec des traumas ce qui explique que les autistes allant bien sont durs à repérer avec les signes cliniques usuellement habitués. On peut se dire si ils vont bien à quoi ça sert de les repérer? Et bien ça dépend pour certains ils vivront leur vie de marginaux excentriques dans des environnements sociaux assez tolérants pour leurs besoins toute leur vie pour qu’effectivement le besoin de soutien spécifique ne leur vienne jamais et en ce cas je vois pas de nécessité d’aller les repérer en effet mais pour les nombreux qui galèrent sans comprendre pourquoi dans cette société dans certains cas c’est une aide considérable de savoir être autiste et d’avoir donc la disposition d’outils adaptés.

Parmi les explications qui me semblent les plus crédibles de notre plus forte sensibilité au traumatisme outre notre plus fort risque de vivre tout simplement des événements traumatisants pour tout le monde il y a aussi que l’on est plus isolés socialement et plus mal compris par l’entourage souvent que les neurotypiques alors cela tend à rendre nos traumas pas ou pas assez perçus mis sur le compte de nos étrangetés autistiques un peu trop rapidement. Est on hypersensibles aux traumas du fait de nos intenses vécus émotionnels et sensoriels invisibles de l’extérieur ou en excès de résilience à eux par rapport aux neurotypiques donc pas repérés quand on fini par craquer? Les deux théories s’affrontent mais aucune n’a de preuves définitives pour elle. Peut être les deux en même temps d’une certaine façon allez savoir.

On est aussi souvent dans la difficulté pour comprendre nos propres ressentis physiques et émotionnels et les exprimer du coup ça n’aide pas pour repérer nos éventuels traumas. Ni pour nous mêmes ni pour les autres. Résultat : nous demander ce qui a pu nous arriver de traumatique peut ne pas donner grand chose car on a du mal identifier cela. Il y a cependant une théorie qui contredit les deux autres comme quoi on serait hypersensibles aux traumas du fait de nos particularités sensorielles ou trop résilients aux traumas pour que les neurotypiques se rendent compte qu’on peut en avoir au bout d’un moment ce qui expliquerait leur indifférence à la violence à notre égard mais selon la troisième théorie les autistes ont exactement les mêmes signes traumatiques que les gens non autistes et donc certains signes supposés autistiques seraient signes d’autisme+trauma notamment pas mal de comportements répétitifs, d’hypersensibilités sensorielles et de difficultés d’interactions sociales qui existent aussi chez les traumatisés pas autistes.

Pourtant ce ne sont pas les comportements extérieurs qui font que vous êtes autiste. On naît autiste. On meurt autiste. On ne le devient pas suite à un trauma. Par contre on peut très bien devenir traumatisé en plus d’être autiste à la base, et hélas ça rend le diagnostic plus dur d’accès encore à ce moment là paradoxalement à cause d’une idiotie commune chez les soi disant spécialistes de l’autisme selon laquelle nous ne pourrions pas avoir de traumas en étant autistes. Ce qui est comme on vient de le voir complètement con.

L’autisme pourtant en soi n’est pas mortel.

Comme expliqué ici en effet : https://blogs.mediapart.fr/jean-vincot/blog/261017/mortalite-precoce-des-personnes-autistes : « Personne ne « meurt de l’autisme ». L’autisme, le trouble du spectre de l’autisme, le trouble envahissant du développement, le syndrome d’Asperger (catégorie en passe de disparaître des classifications internationales l’an prochain) ne sont pas des « altérations transitoires de la santé susceptibles d’une guérison », mais des conditions générant une situation de handicap plus ou moins importante, et perdurant toute une vie. Les études suggèrent que l’autisme n’est pas en lui-même une cause de mortalité (Bilder et al. 2013), en accord avec la perception de la plupart des personnes autistes. » L’autisme ne tue pas en soi c’est la difficulté d’accès des autistes au soin somatique, au soin psychologique efficace adapté à leurs besoins, et la surdose fréquente de médicaments psys leur étant donnés ainsi que l’isolement et le rejet social qui nous tuent plus tôt que les neurotypiques en moyenne.

On ne se suicide pas car les autistes seraient plus « fous » que les non autistes mais à cause de toutes ces causes et des violences et maltraitances subies, c’est sur c’est moins mystérieux et beaucoup plus pragmatique au point d’être sans doute décevant pour les professionnels aimant nous inventer à nos états de bizarres et peu convaincantes motivations supposément profondes mais ça colle bien mieux à nos vécus, attentes et besoins réels que leurs théories fumeuses sur les mères frigidaires et j’en passe des conneries. Pas merci pour ça d’ailleurs parce que les autistes maltraités par leurs parents existent en même proportion que les non autistes subissant le même triste sort mais du fait de ces théories dangereuses ceux dont ce n’est pas le cas voient leurs parents insultés et diffamés, voir en sont séparés de force sans raison paye ton traumatisme et ceux dont c’est le cas quand ils l’expliquent on leur balance « bah oui tu es autiste on s’en doutait déjà » comme si ça justifiait de quoi que ce soit en fait et ne reçoivent pas réellement d’aide face à cette double peine, bien sûr eux aussi sont à fort risque suicidaire du coup, et risque d’être tués dans certains cas hélas des centaines de parents maltraitants d’enfants autistes (généralement handicapés intellectuels certes mais pas toujours d’une part et d’autre part cela ne justifie pas davantage le geste eux aussi sont humains et ont droit à la vie, la communauté autiste se bat pour les droits de tout ses membres pas que ceux de ceux des notres qui savent avoir des capacités de « QI » normal ou supérieur encore heureux) assassinant leurs enfants par an dans ce pays. Comme expliqué : Lorsqu’en 1996, une mère infanticide fut acquittée par un tribunal français, le rapporteur de la loi Chossy eut cette phrase lapidaire : « Chacun comprendra que lorsqu’on est seul et désespéré, c’est quelquefois la mort de l’être cher qui apparaît comme la solution la plus douce » ma propre mère étant à la limite de me balancer des trucs comme ça par ras le bol de mon manque d’autonomie des fois je confirme cette vision déshumanisante de nous (plus le fait que le manque d’institutions pertinentes dans nos cas fait souvent peser tout le poids sur les familles) ça tue au final.

Aussi bien sûr hélas plus de suicide chez les autistes aussi appartenant à des minorités ethniques fort peu représentés et soutenus dans un milieu de l’autisme encore très blanc hélas et donc invisibles et souvent en grandes galères qui de plus subissent bien sur aussi le racisme mais souvent sans pouvoir assez coller aux cases de leur groupe ethnique et donc avec l’impression vive pouvant conduire à des envies suicidaires de n’avoir de place nul part. Aussi bien sur parmi les causes de suicides d’autistes il y a la pauvreté à laquelle beaucoup sont confrontés qui à sur nous les mêmes tristes effets que sur tout le monde et enfin le fait qu’on est souvent sous diplômés et sous employés par rapport à nos compétences ce qui nous mine et nous donne beaucoup de sentiment intérieur de dévalorisation profonde assez fréquents qui peuvent aboutir au suicide là aussi.

« Les rares informations recueillies en France (Schovanec, 2017) tendent à indiquer que le risque suicidaire est le plus élevé au début de l’âge adulte. Un autre moment délicat est celui du décès des parents de la personne autiste, qui trop souvent se retrouve alors sans solution. ». Un autre problème commun est d’être soi réduit à la condition d’autiste et vu que par ce prisme (d’où le manque de prise en charge somatique fréquent au prétexte stupide qu’étant autiste tu ne peux pas avoir des problèmes de santé physique « en plus » alors que c’est très commun de cumuler au contraire ou de se voir au contraire invisibilisé, non ou sous diagnostiqué et en galère d’aide et de prise en charge adaptée pendant des plombes. Une ligne d’écoute sos suicide spécifique aux autistes a aussi été envisagée. Les conditions de vies les moins stressantes possibles et les échanges en communautés d’autistes sont aussi des besoins vitaux pour bien des nôtres qui nous évitent le suicide. Les solutions sont là qu’attend t’on pour les appliquer?

Suicides d’autistes autres causes sociales.

Bien sur les femmes autistes peuvent être surexposées à des problèmes de violences sexistes, viols et partenaires violents à la fois en raison de leur naïveté sociale et de leur isolement fréquent et parce que malheureusement il se trouve qu’elles ont souvent le mélange de fragilité psychique et de fort caractère qu’il peut être vu comme un défi de « mater qui attire les hommes violents tout particulièrement comme les mouches avec le miel et aussi car leur agresseur ayant en général plus de compétences sociales qu’elles il se fait aisément passé pour la victime dans leurs histoires auprès de l’entourage même quand c’est elle qui est maltraitée en réalité ce qui peut mettre bien du temps à être perçu par autrui entre ça et les réactions autistiques aux traumas qui sont un peu hors de la norme de réaction des non autistes au trauma.

Tout cela je crois est cause parmi les plus importantes de suicide de personnes autistes de sexe féminin et explique assez qu’ils sont plus importants que ceux des hommes autistes, si vous vivez ces situations appelez l’association des femmes autistes francophones elles sauront vous aidez je pense elles ont de gros dossiers très complets sur ces problèmes ici :https://femmesautistesfrancophones.com/2020/10/13/laffa-memoire-traumatique-skillbar-omerta-violences-sexuelles-handicap/ (et là elle ont tant qu’on est sur les violences sexuelles un dossier sur les pédocriminels qui ciblent hélas très fréquemment les autistes enfants surtout les petites filles mais autistes les garçons n’en sont pas toujours épargnés, si ça vous est arrivé ou est arrivé à un gosse ou ancien gosse autiste toujours traumatisé adulte que vous connaissez ce lien peut être utile pour vous : https://femmesautistesfrancophones.com/2021/02/09/enfants-autistes-predateurs-sexuels/) (souvent on prétend que les autistes adultes se foutent dans leurs communautés des autistes enfants mais c’est idiot que croyez vous qu’on était avant d’être des autistes adultes leurs histoires nous touchent vivement puisqu’on y voit le reflet de la notre et se désespère de voir les générations se suivre et les problèmes ne pas changer plus que ça).

Souvent de plus les autistes filles comme garçons sont privés d’éducation sexuelle ou en reçoivent moins que la moyenne du fait qu’on les pense souvent plus ou moins « asexués » à tort ou à raison selon les individus mais c’est à tort qu’on leur ôte cet outil qui est tout de même important pour une population à fort risque d’être violée pour savoir quoi faire en cas de viol et/ou d’être foutue en cloque sans le vouloir ce qui peut occasionner bien des tourments pouvant conduire au suicide. C’est aussi important pour parler des questions LGBT avec les personnes autistes qui sont très nombreuses voire majoritaires à ne pas être classiquement hétérosexuelles beaucoup (mais pas toutes attention au cliché) certes étant asexuelles mais plus encore étant bi(e)s et/ou trans (binaire ou non) et se prenant là dessus des discriminations croisées qui accentue les violences subies et donc le risque suicidaire rencontré surtout si elles n’ont pas accès aux ressources de la communauté lgbt en règle générale et de la part neuroatypique de cette communauté encore assez peu visible mais dont la voix émerge de plus en plus répondant donc à des besoins spécifiques croisant identité autiste et LGBT.

Donc du coup les femmes autistes lesbiennes, bisexuelles et/ou transgenres sont particulièrement à risque face au fort rejet social et à la marginalité concernant leur potentiel suicide. Parmi les propositions qu’il serait mieux que la situation actuelle à mettre en place pour les autistes outre une meilleure formation des professionnels de santé tout types confondus à l’autisme encore trop méconnu et à ces risques spécifiques il faudrait aussi des lignes d’écoute spécialisés en tentatives de répondre aux besoins particuliers des autistes et gens en questionnement pouvant potentiellement en être ou avoir assez de difficultés similaires pour que ces lignes leur soient également utiles. Améliorer l’accès au soin et surtout l’accessibilité aux autistes des activités et sports d’extérieur car on a les mêmes besoins qu’autrui en terme de santé physique et mentale là dessus mais pas les mêmes possibilités le handicap social entravant souvent nos aptitudes à vivre ces événements de façon optimale en y cotoyant des neurotypiques surtout quand comme moi et beaucoup d’autistes on est dyspraxique alors le sport collectif c’est la cata bien souvent XD.

Outre tout ça nous discriminer moins et nous inclure plus socialement et dans le travail nous aiderait aussi beaucoup à moins nous suicider car chômage et handicap sont très mal vu comme vivre d’allocation style aah et tout et on le sent ce regard jugeant d’autrui entretien notre stress chronique et peut conduire aisément à des envies suicidaires pour nous surtout après de nombreux échecs aux entretiens d’embauche ceux ci étant très durs à réussir pour des autistes car demandant beaucoup de compétences sociales pas du tout innées pour nous. On voit dans les statistiques que d’un pays à l’autre même en oubliant tout les facteurs précités le taux de suicide d’autistes est fluctuant ce qui implique d’autres facteurs environnementaux et sociaux impliqués dedans qui n’ont pas encore été découverts et surtout que rien dans la condition biologique d’être autiste ne prédispose au suicide en soi c’est bien un problème lié aux facteurs externes avant tout facteurs modifiables pour la plupart donc un drame qui peut s’enrayer.

Pourquoi les femmes autistes se suicident plus que les hommes autistes?

Quelque soit le genre les autistes se suicident plus fréquemment que les gens non autistes avec le suicide comme seconde cause de mortalité pour les vieux autistes derrière les maladies cardiaques et respiratoires qui dans cette population ont pour origine de développement le plus souvent le stress chronique enduré tout au long de la vie, ce qui nous donne une espérance de vie de 66 piges comme au Pakistan là où pour la moyenne des gens elle est de 83 balais super. Le suicide est aussi la première cause de mortalité précoce chez les jeunes autistes et la cause numéro un de mort chez les autistes qui vivent hors institution pour qui les causes de santé physique de mort prématurée sont moins importantes, dans le pays où on consomme le plus de médicaments psychotropes, en fait surdoser mortellement le plus de patients et met le plus d’autistes en institution au monde j’ai nommé la France c’est d’autant moins étonnant que la négligence parfois mortelle pour la santé des autistes en institution est très forte comme longuement détaillé en cet article : https://blogs.mediapart.fr/jean-vincot/blog/261017/mortalite-precoce-des-personnes-autistes mais c’est d’une grande tristesse car mieux est largement possible.

Je suis une autiste « d’extérieur » donc à part donner ce genre de liens pour les autistes en institution je ne peux pas faire grand chose mais leur souhaite bien du courage en tout cas. Pour ce qui est de nous autistes vivant parmi les neurotypiques notre santé physique étant un peu moins mal prise en compte on souffre un peu moins sur ce plan (enfin tout est relatif) mais on a un taux de suicide à tout âge de la vie et surtout jeune comme je le suis qui est record. 9 fois supérieur à celui des non autistes encore davantage pour les femmes autistes vivant à l’extérieur. C’est chaud quoi. Comme elle l’explique : « En tant qu’adultes autistes vivant en France, nous apprenons régulièrement le suicide d’amis ou de connaissances, souvent au terme d’une longue série de violences et d’exclusions. », alors moi pour l’instant mes amis ont pu tenter beaucoup le suicide mais heureusement j’ai toujours réussi à les en empêcher quand il le fallait et trouver des trucs avec eux histoire qu’ils remontent la pente mais c’est sur les connaissances surtout les gens à qui t’as parlé une fois ou deux sur le net dont t’apprends le décès j’ai connu plusieurs fois surtout au bout de quatre ans et deux mois de militantisme antipsychiatrique la plupart du temps on arrive à rattraper les gens avant l’accident fatal mais pas toujours (je dis ça mais la totalité des gens qui ont fini par se suicider que j’ai pu avoir dans mes connaissances hors quelqu’un de pas autiste du tout et simplement alcoolique dans ma famille cas un peu particulier vu que je le connaissais que de très très loin genre on avait du se voir une fois ou deux dans ma vie mais son suicide brutal en incendiant sa baraque m’a quand même perturbé par sa violence, c’était des gens suivis en psychiatrie ce qui incite d’autant moins à se fier à la qualité des dits suivis tout de même quand je vois qu’à côté les gens dans l’antipsychiatrie galèrent mais s’en sortent un peu moins mal au final pour ce que j’ai pu constater autour de moi).

Cause première de tout ces morts : le validisme anti autiste. Aussi con que ça paraisse rien que le problème du manque de représentation d’autiste officiellement reconnu comme tel bien foutu parmi les personnages de fiction est un exemple de goutte d’eau faisant déborder le vase pour certains, il y a quelqu’un une fois qui a lu mes articles sur quel personnage pouvait potentiellement être autiste même si c’est que du headcanon de fans autistes (c’est à dire une interprétation populaire mais officieuse de fans et donc pas un personnage qui l’est pour ses créateurs du moins c’est assez peu commun d’autant plus si c’est bien fait) dans les personnages de fiction connu et se reconnaissant beaucoup en L de Death Note s’est dit moi aussi je suis peut être autiste a fait un diagnostic, s’est révélé être en effet autiste et mieux comprendre pourquoi il galérait et m’a balancé que sans cet article il se serait suicidé car il aurait jamais compris pourquoi il avait du mal à ce point là que ça lui a sauvé la vie. Ok vous voyez où on en est quoi quand des spéculations pour fanfictions deviennent le seul fil auquel des gens peuvent se raccrocher ça dit bien le niveau cosmique de manque de prise en charge sérieuse par des moyens plus officiels où on en est.

Pourtant ce n’est pas l’autisme en lui même généralement mais les violences anti autistes de la société où existe une haine envers nous qui est cause principal du motif de tout ces suicides d’autistes. C’est tout simplement l’usure face à tout ça qui tue la plupart des autistes qui finissent par se suicider. Comme bien expliqué dans l’article en lien : « La condition de personne autiste ne génère pas per se de « souffrance psychique », et donc d’envies suicidaires. En revanche, la discrimination régulière dont les personnes autistes sont victimes en génère. L’absence de prise en compte de la situation de handicap générée par un environnement difficile ou hostile (modèle social du handicap), qui est pourtant la réalité quotidienne des personnes autistes hors institution, est extrêmement dommageable. Ainsi, il n’est jamais précisé que le haut niveau d’anxiété sociale, considéré comme une « comorbidité de l’autisme » d’ordre psychiatrique, puisse être le résultat de ces situations de harcèlement et d’exclusion. » Cela parait pourtant bien évident tout de même.

On se plaint beaucoup d’une soit disant « mode » de l’autisme mais heureusement qu’on en parle plus souvent et moins connement dans l’ensemble dans la société qu’avant par le militantisme bruyant des communautés autistes pour leurs droits à vivre aussi bien que possible au même titre que les neurotypiques parce qu’on est des humains donc les droits de l’homme sont censés simplement aussi s’appliquer à nous mais on est régulièrement déshumanisés et voient nos besoins trop peu écoutés. On a des expériences traumatisantes nombreuses et nos traumas sont souvent sous diagnostiqués et sous traités car on les expriment différemment de la norme des personnes non autistes traumatisées d’une part et qu’on en met un peu vite les conséquences sur le dos de nos bizarreries de comportement autistique d’autre part. Au point que des chercheurs on pu conclure que si on repère mal les autistes c’est car on connait l’autisme avec trauma et sait très peu sur l’autisme sans trauma donc en clair les méthodes de repérage d’autistes par les diagnostics actuels sont calées sur une norme établie sur la base de comportements d’autistes déjà traumatisés par les violences anti autistes subies…ne serait t’il pas extrêmement pertinent de les modifier pour qu’on nous repère et soutienne avant qu’on en arrive à un tel degré de souffrance car je l’admets je trouve très glauque d’être forcé d’en finir à ce stade pour avoir la possibilité d’être reconnu dans ses besoins et son identité d’autiste.

Aussi un problème fréquent que j’ai subi aussi est que quand l’autiste veut se suicider il ne le fait pas par des méthodes plus violentes ou des moyens différents en moyenne de ceux des suicidaires non autistes mais il y parvient plus et plus fréquemment car il en a plus que marre et y est donc très déterminé cela fait peur aux psys qui préconisent du coup des traitements alors rarement volontaires en hôpital psychiatrique croyant ainsi prévenir le risque suicidaire mais généralement dans le cas des autistes aboutissent alors comme ce fut mon cas à aggraver le problème qu’ils tentent très maladroitement et violemment de résoudre car c’est souvent vécu par les autistes en question comme une violence sociale de plus et de trop et la plupart de ceux qui se sont suicidés en effet l’ont fait après en être passé par là et y avoir subi un traumatisme de plus grande ampleur que tout les précédents. Ainsi l’explique l’article : « L’institutionnalisation préventive n’est en aucun cas une mesure de protection acceptable pour la prévention des suicides, mais plutôt une négation supplémentaire des droits fondamentaux des personnes autistes : toutes les personnes autistes consultées pour la rédaction de ce document rejettent le placement forcé en institution. » Toutes bordel c’est assez clair quand on nous écoutera et croira enfin en fait?

Autres trucs pour s’occuper d’une personne autiste sans ses parents qui a plus trop le moral.

Pour éviter à une personne autiste dont les parents sont morts de se retrouver seule à dépérir lentement du manque d’autonomie ou à se suicider pour éviter cette longue agonie il est possible de faire en sorte qu’elle aille mieux malgré les épreuves de ces deuils avec l’aide adapté outre les trucs habituels pour préserver son moral et l’aider à ne pas trop être une boule de stress en ce cas, vu dans les articles précédents, il y a des choses aussi qui ne se contentent pas de prémunir contre les problèmes qui peuvent survenir mais remplissent un peu la vie aussi, selon les intérêts spécifiques, passions et goûts de cette personne l’emmener à des activités en bibliothèque, chorale, à jouer d’un instrument, au bricolage, faire du sport, joindre une communauté religieuse ou n’importe quel loisir ou activité si possible communautaire qu’elle s’amuse, se sente faire un truc qui a du sens pour elle régulièrement et socialise (oui nous aussi on en a besoin moins que les neurotypiques mais assez pour qu’on soit souvent en mauvais état car trop en manque de socialisation malgré cela) cela lui changera les idées et lui maintiendra une routine dont elle aura alors bien besoin pour qu’elle reste stable.

Cet équilibre sera d’autant mieux accepté si des frères et sœurs comme ça arrive en fait assez souvent acceptent de s’occuper de leur frangin ou frangine autiste au décès des parents, pas sur que mon frère voudrait mais qui sait? Souvent la fratrie compréhensive loge faute de mieux l’autiste pour qu’il conserve alors une vie à peu près normale. Bien sûr les éventuels suivis professionnels hors hôpital et hors institutions en aident aussi certains. Après certains se débrouillent seuls et n’ont pas besoin de tout ça pas la peine de s’inquiéter des années avant non plus pour l’avenir de son enfant pas mal d’autistes sont longtemps très peu doués mais avec le temps et le soutien adaptés apprennent à gérer d’avoir un travail, prendre soin d’eux et être autonome de façon satisfaisantes, certains y parviennent même d’eux mêmes sans soutien pro, ceux là pas la peine de s’en faire de souci excessif de ce côté. L’important est d’écouter le désir de la personne autiste et de ne rien faire sans son consentement.

Souvent cependant on s’angoisse pour ça plus que de raison des décennies à l’avance et découvre ensuite que le stress était le plus gros problème pour notre autonomie une fois qu’on a appris à se détendre mais ça peut mettre des décennies ou on a intériorisé qu’on était aptes à rien mais fort heureusement ça aussi ça peut se corriger pour ça y a plein de techniques si c’est le seul ou principal problème de fond pensé longtemps à l’avance le jour ou les parents vont mourir la personne autiste aura de longue date appris tout ce qu’il faut pour être indépendante et s’en sortira bien au final. Trop la stresser d’avance là dessus peut être contreproductif et la paralyser d’angoisse devant les tâches ménagères et tout ça donc handicaper profondément son apprentissage de l’autonomie, faut pas tout faire à sa place mais faut pas non plus oublier qu’elle a un handicap des fonctions exécutives en général qui lui rend ça réellement plus lent et drainant encore que pour quelqu’un de « normal » et en tenir compte pour l’encourager et ne pas l’enguirlander de ne pas arriver aussi vite que des enfants ordinaires à faire les petites taches quotidiennes. En effet le stress chronique est souvent la base d’où se forge les envies suicidaires puis les suicides si vous voulez un autre avenir pour vos enfants, adolescents et jeunes adultes autistes tentez autant que vous pouvez de leur éviter des sources de stress inutiles consistant à vouloir qu’ils deviennent qui ils ne sont pas, des neurotypiques pour qui tout ces trucs sont simples, ils peuvent y arriver mais à leur rythme pas d’impatience.

Comment empêcher plus d’autistes de se suicider?

Outre les conseils de l’article précédent au niveau plus institutionnels un meilleur repérage et diagnostic des personnes autistes sur la base de connaissances plus actualisées peut être important, le diagnostic n’est pas le saint graal pour tous, certains y sont indifférents ou le reçoivent comme un choc violent et nuisible à leur estime d’eux mêmes qui peut les enfoncer encore davantage mais d’autres voient réellement leur vie sauvée par cela selon leur témoignage. Donc faites gaffe à ce qu’une personne qui pourrait être autiste voit son choix être respecté de savoir ou non, de tenter le diagnostic ou pas et surtout au niveau institutionnel rendez ce foutu diagnostic plus accessible à davantage de gens avec plus d’aisance tant veulent savoir si ils sont autistes ou pas ce serait pas du luxe vraiment, et quand bien même ils ne le seraient pas au moins ils sauraient. Surtout si ils ont d’autres soucis réclamant aussi une forme de soutien.

On sait ce sera pas évident pour des tas de raisons structurelles relatées ici : https://comprendrelautisme.com/le-diagnostic-de-lautisme/les-obstacles/ mais cela demeure important. Pourtant pour ceux que ça aide plus leur diagnostic est posé tôt plus il est aidant donc cette situation est vraiment merdique. Aussi sinon parfois les crises de « rage » de certains autistes sont en fait des signes dépressifs qui s’expriment de façon inhabituelle donc si il est tout le temps énervé il n’est peut être tout simplement pas très en forme et démoralisé et ce n’est pas qu’on s’énerve sur lui en retour mais de confort et soutien qu’il a besoin le plus souvent pour éviter que ça ne parte en effet vers le risque suicidaire dans ces cas là. Je déconseille très fort l’hospitalisation psychiatrique surtout si elle est forcée par contre la plupart en sortent plus mal qu’en arrivant car ces hôpitaux sont peu adaptés aux autistes et à leurs besoins spécifiques, ultra stressants ce qui en rajoute une couche et souvent cadre de nombreuses violences institutionnelles pire encore qu’en taule sur les malades ce qui est loin d’arranger leur cas. Il y a toujours un meilleur choix, désescalades, suivi extérieur, soutien des proches beaucoup d’autres possibilités plus viables existent.

Beaucoup de parents d’autistes vieillissants s’interrogent : mon enfant que va t’il devenir quand je ne serais plus là? On a tous des besoins spécifiques et pour la plupart on est handicapés au quotidien à des degrés divers que la vérité pour beaucoup de cas est que ce sont souvent les parents qui compensent avant qu’ils soient trop vieux pour ça et qu’on leur survive et qu’alors les difficultés soient là, quelque part c’est plus simple pour les autistes à « bas fonctionnement » depuis toujours dans ces cas là ils sont repérés depuis longtemps et placés en institutions un sort qui n’a rien d’enviable mais qui est peut être mieux que de juste se laisser mourir même si bien sur dans l’idéal il faudrait qu’un maximum de ces personnes vivent dès qu’elles le peuvent et veulent en milieu ordinaire au plus possible comme c’est le plus souvent leur souhait.

Le problème avec les autistes chez qui ça se voit moins qui ont passé la majorité de leur vie en milieu ordinaire car le soutien des parents et autres proches l’a permis pour eux mais qui perdent cette source majeure de soutien dans leurs besoins quotidiens est que ces placements institutionnels sont généralement refusés car il est évident au vu de leurs capacités qu’ils s’y précipiteraient vers le suicide assez vite y crevant d’ennui mais pour les autres les autistes dits « légers » qui pour la plupart vivent quand même leur vie chez leurs parents car personne d’autre n’accepte de s’accommoder à leurs besoins spécifiques les parents partis au paradis ils vont faire quoi? Beaucoup hélas n’ayant jamais pu apprendre l’autonomie vont se suicider ou se laisser crever lentement ce qui revient plus ou moins au même par manque de compétence à se débrouiller seuls au quotidien.

Si comme moi vous avez peur en ce moment que ça puisse être votre avenir vous demander comment éviter ça et être rongé de ce souci qui vous pourrit la vie est bien compréhensible. Il pourrit aussi surement celle des parents qui s’interrogent sans moi que va t’il bien pouvoir faire de sa vie? C’est d’autant plus dur que les institutions sont souvent démunies pour gérer les autistes adultes dits légers. Pour ceux qui peuvent bosser le statut de travailleur, ses droits et les collègues peuvent être une relative protection mais pour les autres? Ceux qui comme moi par validisme anti autiste se voient refuser tout les postes partout et tout le temps au prétexte d’avoir l’air givrés et que l’employeur ne sait pas et ne veut pas gérer les cinglés préférant en général avoir des amendes?

Comment aussi échapper aux envies suicidaires quand on vous range seul dans un coin comme une emmerde dont on veut plus s’occuper isolé dans son désœuvrement à périr d’ennui à ressasser son chômage dans une ville pourri où y avait déjà pas grand chose à faire avant le corona et moins encore à présent? Cultiver son estime de soi certes mais en des conditions pareilles il y a plus évident. L’AAH et les autres compensations ça vaut le coup de se battre pour de même les complémentaires santé ce sont des aides bien souvent nécessaire, un autiste étant rarement doué pour les papiers aidez le si besoin plutôt que de le laisser perdre ça et tout son fric s’il vous plait. Idem sur la gestion de la thune. Grosses lacunes dans les aides et soutient proposés de vide abyssal de trucs existants pour nous aider face à ces problèmes concret qui pourrissent le plus nos quotidiens on nous dit « c’est l’anxiété » en partie sans doute mais même soigné sur ce plan les difficultés de fonctions exécutives propres à nos fonctionnements ne partent pas par magie et contre il faudrait que plus de soutien existe.