à la Une

Top 10 des clichés anti prolos dangereux pour la lutte des classes dans les fictions.

 

 

 

 

 

IMG_1008

 

Livres, films, séries télés ou encore jeux vidéos quelque soit la forme d’une fiction en général ces créateurs ne sont pas des prolos et son histoire tourne autour des hautes classes sociales et de leur glorification, Dallas fait un feuilleton des richissimes américains et leurs histoires de famille, James Bond héroïse un agent secret blindé de thune, Iron Man et Bat Man transforme des hommes fortunés en Super Héros et bien des œuvres de Fantasy  ou des fictions pour enfants du Roi Lion au Seigneur des  Anneaux lient le retour de l’ordre et de l’harmonie au retour du roi et tendent à peindre les monarchies comme des utopies idylliques. Bref, les mondes fictifs célèbres et populaires le plus souvent mettent en scène et dépeignent sous un beau jour exclusivement des personnes riches. Parfois des prolos sont présents, généralement au second plan dans les personnages secondaires comme par exemple la servante ou la bonne à tout faire dans bien des œuvres littéraires notamment les classiques appris à l’école comme Racine, Molière et tout ça (oui je sais c’est ancien mais le présenter comme on le fait souvent à l’école sans contextualiser la pièce et analyser le point de vue de classe qui s’y exprime ça revient à éviter d’apprendre aux enfants à comprendre comment fonctionne les classes sociales et c’est clairement un choix des programmes de l’éducation nationale). Encore plus rarement il arrive que des personnages prolos soient mis au devant de la scène dans les personnages principaux, ce n’est pas fréquent qu’ils soient plusieurs. Deux schémas principaux existent, le plus souvent on a un prolo perdu au milieu d’un tas de riches et quelques fois on a une fiction sur des prolos et leur milieu de prolos faite à 100% par des gens qui n’en sont pas. Les œuvres par des prolos, sur des prolos sont généralement des œuvres indépendantes au succès de niche et dont le public n’est le plus souvent pas le grand public et bien sûr il existe aussi des œuvres faites par des prolos, sur des prolos et pour des prolos à grand succès mais ça c’est un cas de figure bien plus rare sur lequel je m’attarderais dans un autre article. Ici je veux juste analyser les dix pires clichés à mon avis sur les prolos dans les fictions à grand succès et en quoi ils sont utiles aux classes sociales élevées pour maintenir les prolos dans une conscience de classe faible et donc éviter que les prolos servent leurs propres intérêts et les pousser à servir ceux des classes possédantes c’est à dire à se tirer une balle dans le pied vu que leurs intérêts sont directement antagonistes à ceux des classes possédantes.

Top 10 des pires clichés de fiction dangereux pour nous les pauvres et utiles à la propagande bourgeoise :

10- Classes laborieuses, classes dangereuses : Ce cliché montre la puissance du prolétariat et la peur que les riches en ont mais il montre aussi les pauvres comme naturellement viciés, mauvais et tendant toujours vers le mal et associe donc dans la tête de plein de gens l’idée de lutter contre le système capitaliste et la propriété à quelque chose de mal quand on est pauvre. D’ailleurs à votre avis pourquoi les couleurs de la lutte des classes le rouge et le noir sont celles des méchants hollywoodiens? Ce n’est pas un hasard le but est d’associer lutte des classes : le mal, l’extrémisme dans l’esprit des gens. Le rouge du communisme qui représente le sang des prolos tués par le capitalisme devient le rouge du sang des supposées victimes des très méchants anticapitalistes et le noir de l’anarchie qui représente le refus des partis politiques et de l’autorité et la mort en hommage aux défunts anarchistes morts pour leurs idées émancipatrices devient le noir du mal absolu et du chaos, du désordre qui y sont associés et paf grâçe à la narration des fictions capitalistes les prolos et les courants politiques anarchistes et communistes deviennent la représentation d’un mal violent, sanguinaire, fanatique et chaotique qui plonge le monde dans le désordre et plus personne ne veut y être associé. Ça a l’air de rien mais vu le nombre de prolos aux idées progressistes qui refusent de devenir révolutionnaires car ça leur paraît trop extrême, violent et fanatique clairement ce type de propagande contre la résistance au capitalisme est efficace.

9-Les prolos sont cons dans les fictions capitalistes, rares sont les pauvres qui brillent par leur culture, leur réussite scolaire, leur capacité d’analyse, leur aptitude à voir au-delà des apparences et des clichés, leur sagessse, leurs connaissances dans un domaine précis non manuel ou tout autre caractéristique associée de façon stéréotypée à la notion d’intelligence. Les bourgeois qui pondent ces fictions montrant des prolos de cette façon démontrent clairement qu’ils pensent les pauvres comme leur étant génétiquement inférieurs en terme de force et d’intelligence. Le darwinisme social n’a jamais disparu de la conception bourgeoise du monde où il reste une idéologie marquée et majoritaire. Cet article par exemple l’illustre bien :

http://www.slate.com/articles/health_and_science/science/2014/01/social_darwinism_and_class_essentialism_the_rich_think_they_are_superior.html

L’essentialisme de classe comme le nomme les chercheurs est bien pratique pour les bourgeois mais les prolos n’ont aucun intérêt à se croire faibles et bêtes par rapport à leurs patrons, cependant le cliché est tellement répandu par la propagande bourgeoise que même eux y croient. Moi même j’ai bien du mal à ne pas me sentir inférieure en force et en intelligence à ceux qui réussissent dans les études et le travail au point d’être ou de devenir bourgeois et une partie de moi leur envie cette capacité que je n’ai pas. Il semble d’après cette étude que les pauvres croient moins que les riches que la richesse est liée à la force et à l’intelligence mais semblent y croire trois fois  plus que ce n’est vraiment le cas selon les études génétiques à ce sujet (qui exagère sans doute le lien entre richesse et force physique et intelligence comptée en points de QI en omettant ouvertement que le QI a été créé selon des critères d’intelligence détérminés par la bourgeoisie et que les divergences d’accès aux soins entre riches et pauvres semblent une meilleure explication de différences physiques entre les deux que la génétique qui n’en est probablement que le reflet. De plus on notera qu’il est pratique au bourgeois de se croire physiquement supérieurs aux pauvres dans l’absolu mais que dès qu’on parle de travaux manuels d’un coup ils deviennent trop frêles et de faible constitution pour les effectuer et les prolos deviennent des colosses surhumains à la force invincible qui s’en charge donc puisqu’ils y sont seuls aptes dans les discours bourgeois. C’est le fameux coup vieux comme le monde de les pauvres sont le corps sans la tête et les riches la tête sans le corps et donc ils ont besoin l’un de l’autre pour vivre, c’est un non sens mais presque tout le monde y croit un peu tant cela nous a été dit et répété par les moyens de diffusion de l’idéologie bourgeoise. C’est utile de défaire cette idée pour lutter contre le capitalisme vu que forcément on est plus efficaces dans le combat quand on se pense égal à son adversaire que lorsqu’on croit qu’ils nous est très supérieur physiquement comme intellectuellement. C’est pourquoi tout cliché qui entretient l’essentialisme de classe sociale est dangereux pour les prolos.

8-Les clichés des fictions créés par les bourgeois font souvent de tout les prolos des tarés irrationnels et incohérents, imprévisibles et incompréhensibles, au-delà même de la psychophobie de cette vision des prolos ce que ça a de dangereux c’est que ça revient à faire diffuser l’idée que toute action ou parole d’un prolo n’a aucun sens et donc à dépolitiser toute initiative ne provenant pas d’un bourgeois. Excuse parfaite de pour quelle raison 70% du temps de parole en espace public est réservé aux CSP+ donc aux bourgeois en France et de pourquoi le travail des pauvres est invisible et payée une misère sans que ça révolte, sans qu’on se demande pourquoi être ouvrier fait gagner moins qu’être patron en travaillant autant et même généralement plus que le patron. Cela lié à l’essentialisme de classe sociale empêche des révoltes collectives de prolos contre le capitalisme en empêchant l’accès à des groupes de prolos politisés aux espaces de paroles et d’actions publiques. Voilà pourquoi ce cliché est utile aux riches et néfaste aux pauvres.

7-L’ouvrier dans les médias produits par des bourgeois quasi tout le temps c’est le même cliché, le même homme blanc cisgenre hétérosexuel occidental, chrétien ou à la limite non croyant parfois, valide physiquement, psychologiquement (oui car la folie des ouvriers dans la propagande bourgeoise est naturelle à leur biologie et les rend violent sans raison contre les bourgeois elle est gênante pour les bourgeois jamais pour les ouvriers eux mêmes qui sont « mystérieusement » immunisés dans les fictions bourgeoises contre toute psychoatypie susceptible de rendre leur travail plus dur) et neurologiquement, adulte d’âge moyen (car montrer que les enfants et vieux prolos sont nombreux à vivre dans la misère et même à travailler horriblement dur pour une somme d’argent ridicule ça le fait moyen dans une fiction bourgeoise bien que ce soit vrai IRL dans de nombreux endroits du monde oú généralement les fictions bourgeoises s’attardent peu), d’apparence banale mais costaud et l’air benêt (il ne doit pas être beau car ça dans la fiction bourgeoise c’est réservé aux riches mais qu’ils soient tous moches risquerait d’être vexant pour une majorité de la population alors dans la fiction bourgeoise les seuls ouvriers moches sont les méchants prolos se rebellant contre l’ordre bourgeois histoire de renforcer l’association  dans l’inconscient collectif entre être moche et méchant), le plus souvent cet ouvrier est pauvre mais ne manque miraculeusement de rien et s’en contente du fait d’une sagesse épicurienne bien pratique et ne se plaint jamais de sa situation, il a plein d’amis qui lui ressemblent, il n’est surtout pas syndiqué et ne fait pas grève sinon il est méchant (sauf dans les fictions écrites par des bourgeois de gauche mais c’est moins fréquent que celles écrites par des bourgeois de droite), il est apolitique, respecte les valeurs style travail, famille, patrie, travaille systématiquement dans une usine car c’est le seul métier de prolo existant et comme il est sympa la bonté divine le récompense et comme par magie il s’enrichit et s’embourgeoise à la fin de l’histoire sans avoir rien fait qui le permette IRL. Le problème avec ce cliché c’est que c’est loin d’être représentatif du prolétariat ni en France ni dans le monde, en vrai plein de prolos sont non occidentaux, racisés, sont des femmes, sont LGBT+, sont handicapés, sont des enfants et des vieux (bien des enfants et des vieux en France et dans le monde vivent sous le seuil de pauvreté), ont des apparences, des capacités physiques et des capacités intellectuelles variées dans des domaines divers, des opinions politiques, philosophiques et morales diverses, un capital social variable, des opinions variées sur les notions de travail, famille et patrie, plein de métiers possibles( des métiers de prolo il y en a plusieurs milliers quand même et seul le tiers des prolos occidentaux font des métiers de la catégorie professionnelle ouvrier) et en Occident sont plus souvent employés de bureau qu’ouvrier d’usine en 2017, et le plus souvent IRL les prolos font tout ce qu’ils peuvent pour tenter de monter l’échelle sociale mais en vrai seul 1% y arrivent en moyenne et de nos jours les cas d’ascension sociale sont en raréfaction,les classes sociales se rigidifient et les rares prolos à pouvoir faire de l’ascension sociale sont des prolos avec de forts liens au monde bourgeois ce qui devient très rare vu que IRL les diverses classes sociales se côtoient de moins en moins. Le problème avec ce cliché c’est qu’il représente l’idéal bourgeois du prolo parfait selon eux et donc n’existe pas. Moins on y ressemble et moins on est visible et on a un poids politique comme prolo et la plupart des prolos n’y ressemblent en rien et ont zéro poids politique.

6-Le cliché des fictions bourgeoises dépeignant systématiquement la vie des prolos comme ennuyeuse, misérable, désespérante et pas intéressante est très violent car il renvoie aux prolos une image négative d’eux même et les frustre de tout ce que les riches peuvent faire et pas eux.

5-Le cliché des familles de fiction pauvres en théorie mais vivant comme des bourgeois avec une belle maison, une grosse voiture, des fêtes fréquentes et des vacances chères régulières est dangereux car à force d’y croire les gens pensent que tout le monde sauf eux mène ce train de vie là ce qui est faux et évaluent mal leur place sur l’échelle sociale. Or avant d’aller à l’école primaire les enfants ont tous conscience de leur statut social exact selon plusieurs études, la conscience de classe est naturelle et spontanée et il faut des années de propagande bourgeoise pour la diluer et faire en sorte qu’une majorité de prolos adhérent à l’idéologie bourgeoise. En primaire les enfants socialisent principalement dans des groupes de même classe sociale plus que dans des groupes d’une même ethnie au Royaume Uni  http://www.bbc.com/news/education-33329575 et il y a fort à parier me basant sur mon expérience personnelle que c’est le cas aussi en France, ces tendances apprises à l’âge du CP continuent et se renforcent à l’âge adulte. Classe scolaire et classe sociale sont très liées, il a été démontré que le principal facteur de réussite scolaire loin devant tout les autres et très loin devant les techniques parentales de bonne éducation est la classe sociale, l’école n’apprend rien elle ne sert qu’à rendre l’essentialisme de classe sociale biologisant plus discret et plus pernicieux en simulant un système qui donnerait des positions sociales en fonction des efforts, du travail et du mérite alors qu’en vrai l’école ne fait que justifier bancalement les inégalités sociales et économiques sur la base du degré d’adhérence aux valeurs bourgeoises mesuré par les diplômes obtenus qui sont comme cela a été analysé avant tout des badges en récompense de la soumission à l’ordre bourgeois. Une étude londonienne a même montré pour un million d’élèves que connaître le revenu de leurs parents permet presque systématiquement de connaître leur moyenne scolaire. En bref classe scolaire et classe sociale ne font qu’un. Du coup ce cliché est très dangereux car il pousse les gens à individualiser les raisons de leurs échecs qui sont en fait prioritairement sociales.

4-Dans les fictions bourgeoises un prolo ne peut être le personnage principal que dans deux types de contextes, le moins commun c’est dans un milieu 100% prolo et dans ce cas la fiction est en général une propagande de bourgeois de gauche pour rallier des prolos à leurs idées politiques et le cas le plus commun est celui où le prolo devient intéressant car il vit un scénario interclassistes en devenant l´ami ou la conquête amoureuse d’une personne de la haute société, le problème avec ces scénarios c’est qu’ils ont tendance à se baser sur une réalité rare et à la glorifier et l’idéaliser complètement comme si l’ascension sociale était le seul moyen pour un prolo d’être un protagoniste intéressant ça revient à sous entendre que la vie des prolos qui ne font pas d’ascension sociale n’a pas d’intérêt, dur pour les 99% de prolos qui n’ont pas d’ascension sociale au cours de leur vie.

3-Le cliché qui veut que les pauvres sont de sales assistés est dangereux car faux, permettant aux bourgois de couper les aides aux gens qui en ont besoin et aussi et surtout car il invisibilise le fait qu’on fait pas plus assisté qu’un bourgeois.

2-L’idée que pauvre : paresseux est très pernicieuse aussi car presque tout le monde y croit en çe qui concerne les plus pauvres que soi et en particulier les personnes très pauvres hors le plus souvent ces personnes sont atypiques, la plupart des personnes sans logis, en prison, en HP ou au chômage sont des prolos tout en bas de l’échelle sociale et atypiques, reprocher à des groupes principalement constituer d’handicapés pauvres et le plus souvent racisés de l’être c’est le sommet d’un système capitaliste, raciste et validiste, pour infos les riches bourgeois sont en France pour plus des deux tiers d’entre eux des personnes valides blanches issues de familles riches, ne me dites plus jamais que le déterminisme sociologique n’explique pas tout je n’y crois plus.

1-Le rêve américain, dans le même genre est pour les mêmes raisons le scénario de la personne qui réussit à s’élever socialement par le travail est dangereux car c’est le mythe anti prolo le plus répandu vu que c’est celui auquel on veut le plus croire quand on est pauvre et qu’on travaille dur mais aussi le plus létal, de nos jours la majorité des personnes pauvres se suicidant ont pour raison majeure de le faire de n’avoir pas pu incarner ce rêve, moi même sincèrement j’en suis très atteinte et si un jour je me tue ce sera sans doute principalement car je n’ai pas été en mesure de l’incarner. Dans le monde une personne se suicide toutes les 40 secondes la plupart le font pour cette raison principalement, ne me dites plus jamais que le capitalisme est le système économique et politique le moins meurtrier à avoir exister entre l’état dans lequel il a mis la faune et la flore, le nombre de guerres qui a jamais été aussi important que depuis que ce système existe (et qui sont meurtrières en masse depuis qu’il existe) et les suicides de masse qu’il a inventé, les répressions sanglantes de ceux qui luttent contre lui ainsi que les morts de faim, de soif, de maladies curables et de pauvreté qu’il n’a jamais empêché tout prouve l’inverse.

 

 

Publicités
à la Une

Pourquoi la domination des milieux militants par les petits bourgeois détruit les luttes.

100% garanti en pur haine jouissive anti bobo, parceque j’avais vraiment besoin de me lâcher, ne m’en excusez surtout pas 😊.

Article pour dire que j’ai trouvé un lien fort intéressant https://www.theguardian.com/global-development-professionals-network/2016/jun/08/burnout-activism-working-class-organising-with-middle-class-comrades écrit par une femme prolo psychoatypique qui a eu l’idée (que j’ai du mal à comprendre mais bon) de militer en milieu végan antispéciste et s’est donc logiquement retrouvé dans le milieu militant le plus bobo qui soit et en a eu ras le bol. Cet article exprime tout les trucs crevants et agaçants qui vont avec être prolo et militer dans un milieu à majorité bourgeoise, la fin me convaint pas déja car c’est pas demain que le véganisme et l’antispécisme me convaincront mais aussi et surtout car je pense pas qu’une lutte interclassiste ait un quelqu’oncque avenir pour moi la lutte dit être menée par des prolos sur tout les axes d’oppression où elle aboutira à rien.

Sauf que c’est le contraire qui se passe en fait. Déja en moyenne à la louche mais aussi au souvenir de Statistiques lues mais que je parviens pas à retrouver mais qui correspondaient à mon vécu 70% du milieu militant dans son ensemble est bourgeois particulièrement la majorité sont des petits bourgeois de culture bobo. Un truc insupportable entre tout avec eux c’est leur critique constante des prolos qui refusent de cautionner leurs mouvements de merde, franchement ils passent presque toute leur vie à cracher sur les prolos pas assez de gauche, pas assez militants et pas assez conscientisés à leur goût bref pas assez d’accord avec eux pour maintenir leur illusion qu’ils parlent au nom du prolétariat dont ils ne font PAS partie. En clair ils luttent plus contre les prolos que pour eux et la plupart des prolos l’ont pigé très vite et fuient ces milieux militants comme la peste. Mais il y a toujours des prolos naïfs/suicidaires et/ou manquant de conscience de classe qui pensent pouvoir retourner la situation et récupérer les mouvements militants pour leur classe sociale à eux tout seuls, je sais j’en ai fait parti en traînant douze années en milieu militant « de gauche » et le pire c’est que je continue à essayer de nous réappproprier nos luttes autant que je puisse y contribuer car je supporte pas de voir ces foutus bobos de merdes nous voler nos espaces de paroles et de luttes historique et mettre bien des nôtres directement en danger de mort de ce fait.

Brève revu de la cata actuelle des milieux militants

1- Médaille d’or : Milieu écolo en général et en particulier milieu autour de la question animale, champions toutes catgéorie du taux de bobos au centimètre carré, quelques rares et isolés prolos comme l’auteure de l’article en question tentent désespérément d’y faire entendre leur voix mais elles sont étouffés presque entièrement par le fait que ce milieu militant c’est Boboland. Dommage l’écologie est trop importante pour la laisser à ce genre de militants mais se réapproporier cette lutte c’est aussi vital que hardcore vu à quel point ils se la sont acccaparés. Ils se rendent même pas compte d’être un des pires dangers pour l’écologie, comme l’auteure le souligne les études scientifiques sur le sujet prouvent que les bobos écolos antispécistes sont bien plus dangereux de part leur niveau de vie pour l’environnement, la faune et la flore que les prolos n’en ayant rien à foutre vu qu’ils polluent bien plus que les pauvres qui n’ont pas autant de moyens qu’eux pour le faire. Tout est dit je crois.

2-Médaille d’argent : Le milieu féministe principalement classique mais le milieu féministe plus ouvert à la diversité des luttes c’est pas mieux côté voix des prolos, dans les deux cas 10% ou moins des féministe sont prolos et celles ci se reconnaisssent bien sûr absolument pas dans ces féministes bourgeoises et comme je l’avais dit précédemment 100% des femmes prolos considèrent que le féminisme en sa majorité ne les représentent pas. J’ai beau être féministe prolo j’en fais partie c’est devenu impossible d’écouter des féministes n’étant pas prolos pour moi ça donne trop envie de les finir à la dynamite.

3-Médaille de bronze : Un peu meme style le milieu pacifiste et antimilitariste et aussi ce que je connais du militantisme anti prison très rarement autogéré bien plus souvent mené par des anarchistes  bobos style charité. En fait ces mouvements sont majoritairement caritatifs et non violents et à écrasante majorité bobo et donc pas efficaces pour un sou. Ce qui est très con vu que les prolos avec des convictions similaires sont nombreux mais cette façon de militer est une vraie blague donc presque aucuns y participent.

4-Milieu LGBT+ : Pareil nettement dominé par les mecs blancs cis gays bourgeois, les bis et trans bobos ont déja du mal à y être entendus alors les LGBT prolos, même les mecs prolos blancs cis gays ne s’y reconnaissent pas, les gouines prolos surtout celles racisées prolos y ont beaucoup de mal et y sont encore plus rares et les bies, transgenres et autres minorités de genre et d’orientation sexuelle prolos y sont rarrissimes. Pourtant les prolos’LGBT+ ça manque pas mais ces mouvements ne les représentent pas du tout.

5-Luttes invisibles : antivalidisme antipsychiatrie notamment, anti agisme, anti aphrodisme, body positive, fat positive, contre l’oppression des minorités religieuses, antixénophobie, Sex positive, pro BDSM, pro polyamour etc… sont particuliers car très fortement dominés par des bourgeois mais des bourgeois un peu spéciaux et minoritaires face aux bobos que leurs préoccupations n’intéresssent pas en général, certains sont bobos eux mêmes beaucoup même mais pas presque tous comme dans les milieux précédents, il faut dire que ces milieux sont si petits qu’en terme de militants ils prennent tout ceux qu’ils trouvent, du coup on y trouve plus de grands bourgeois qu’ailleurs’en milieu militant mais aussi quelques prolos venus du haut prolétariat et avec un fort capital culturel et/ou social, bref ce sont souvent des milieux plus interclassistes mais toujours très dominés par les bourgeois et accessibles seulement à une miniscule partie du prolétariat.

6-Le milieu antiraciste et le milieu anti violences policières allant avec sont assez logiquement parmi les milieux militants les plus prolétarisés même si là encore c’est compliqué, la majorité reste petite bourgeoise même si rarement  bobo et la majorité sont des enfants de prolos parvenus à s’embourgeoiser et ont donc la mémoire des questions sociales et de la lutte de classes dans leur histoire familiale et sont donc bien plus supportables à écouter que les militants bourgeois blancs. Sauf que l’écart entre eux et les prolos avec beaucoup de privilèges comme moi ou meme juste les prolos blancs est plus faible qu’entre les bourgeois racisés et les prolos racisés et beaucoup plus faible que l’écart entre prolos blancs et prolos racisés. Du coup des alliances interclassistes entre petit bourgeois racisés et ouvriers blancs c’est plus aisés à créer que des alliances interclassistes entre racisés encore plus faciles à créer que les alliances entre prolos racisés et prolos blancs.  Les problemes principaux y sont le mépris de classe de la plupart des bourgeois racisés et d’abord et surtout le racisme d’une grande majorité de prolos blancs qui invisibilise les luttes des prolos racisés.

7-La lutte des travailleuses du sexe est un cas particulier c’est le seul mouvement avec celui des femmes voilées à ma connaissance à être majoritairement dirigé mondialement par des femmes racisées même si les orgas les plus connus sont blanches, et les militants les plus connus sont des hommes ou des femmes blancs à fort capital culturel et social même si rarement économique.

D’ailleurs le milieu militant est vraiment rempli de bac+5/+8 alors que la plupart des gens ont un bac+3, oui la majorité des prolos n’ont pas fait de longues études du coup les discussions permanentes de militants autour de x bouquin universitaire militant super long cher et jargonnant qui vient de sortir, x conférences ou la dernière sortie de x intellos militant que personne connaît hors milieu bobo militant c’est franchement relou et insupportable. Même moi qui me suis longtemps forcée à me politiser comme ça pour m’intégrer socialement dans ces milieux et qui aiment beaucoup lire et théoriser des trucs complexes j’ai horreur de ça c’est dire.

Enfin il y a la gauche politique militante classique, anarchistes, trotskistes et communistes autoritaires de nos jours très majoritairement en France en tout cas des bobos avec tout juste le tiers d’ouvriers alors que la majorité des gens votant pour des partis s’affichant comme ouvriers sont toujours des prolos même si la majorité des prolos sont bah très divisés politiquement de nos jours mais toujours plutôt conservateurs, plutôt à droite et plutôt procapitaliste. Bon en même temps plus on est bas dans l’échelle sociale plus on risque de dégringoler encore plus en cas de bouleversement social donc c’est pas si étonnant que ça en fait surtout quand la gauche prolo est inexistante ou en tout cas très invisibilisée. Bref tant que militer sera dangereux les prolos le feront pas et tant qu’il n y aura pas de lutte autonome des prolos militer ce sera militer pour les intérêts de la petite bourgeoisie bobo au détriment de ceux des prolos donc ce sera dangereux.

Heureusement des mouvements de prolos existent et n’appartiennent pas qu’à l’histoire et je compte profiter de ce blog pour visibiliser ces derniers comme j’ai commencé à le faire en faisant un article historique sur le mouvement des chômeurs. Bref pour moi un prolo qui survit au quotidien est un milliard de fois plus militant et anticapitaliste que tout ces bobos de merde qui m’ont fait perdre beaucoup de pouvoir d’action au final et ont fait la même chose au prolétariat en général.

En gros si vous vous demandez en tant que militants si vous êtes un petit bourgeois ou un prolo la réponse est simple si comme moi et cette fille (plus ou moins traduction de son article avec quelques  ajouts perso) :vous avez horreur de la tendance des militants bourgeois à considérer les prolos comme un bloc uniforme alors que de toutes les classes sociales forcément c’est la plus nombreuse et la plus variée, des stéréotypes sur les prolos que les militants bourgeois ressortent constamment, de leur militantisme élitisme de merde, de leur façon de considérer les prolos comme de la merde, des moutons ou des gens qui ont pas de cerveau, de leur façon de nous traiter constamment comme leur caution prolo, de leur romantisation de la pauvreté, du fait qu’ils squattent chez vous et nomment ça du tourisme social, du fait d’être méprisés pour vouloir manger, se loger et espérer un peu d’ascension sociale le permettant et d’être à la limite de se voir cracher au visage’pour ça, d’entendre toujours parler des prolos par des gens qui n’en sont pas et n’y connaissent rien et en parlent en se posant en experts en la matière oubliant alllegrement qu’ils passent leur vie à silencer les rares qui se coltinent de les fréquenter et supportent de les écouter en pouvant se retenir de leur foutre un pain avant la fin de leur blabla, leur façon de considérer les prolos comme à l’origine de toutes les oppressions et de tout les malheurs du monde (oui le capitalisme selon eux c’est à cause de la masse prolo pas assez de gauche pour vouloir changer le système), être regardée par vos camarades bourgeois comme une curiosité sur laquelle faire une thèse car vous êtes en milieu militant mais n’avez ni doctorat ni famille militante depuis la nuit des temps, être mal vu car on a d’autres trucs à foutre que militer comme survivre par exemple, être jugés et méprisés constamment du fait de sa classe sociale clairement perçue comme inférieure et de nos goûts vus comme beaufs, en avez marre d’entendre parler d’expériences qui seront toujours trop chères pour vous comme les voyages internationaux, le fait d’acheter une propriété ou les activités extra scolaire genre théâtre, golf et équitation comme si c’était universel alors que c’est méga cher impossible à envisager pour vous et qu’il vous est très dur de socialiser dans ces milieux là, marre que comme vous faisiez rien de tout ça et n’allait pas dans plein de restos et cafés mais au Lidl pour vous nourrir on vous juge directement et en vous le disant comme ennuyeux et ayant une vie ennuyeuse, marre que dès que la lutte prennent une forme un peu énervée organisée par des prolos elles est censurée par les camarades alors que lorsqu’elle est organisée violemment par les militants bourgeois mettant en danger des prolos elle est glorifiée, marre que ce soit impossible pour des prolos de parler de leurs vies de prolos sans être silencés en milieu militant, marre de la police du langage qui empêche tout les gens qui parlent normalement et refusent à juste titre de se coltiner une LV2 jargon militant politiquement correct pour pouvoir participer aux luttes soient systématiquement virés des milieux militants au point que vous pensez ce langage est plus un signe de reconnaissance pour exclure les prolos et rester entre bobos qu’un truc qui à quoi que ce soit de « safe »(traduction : sécurisant en langue militante bobo), comme l’athéisme obligatoire rebutant beaucoup de prolos cathos, juifs et musulmans voulant s’engager dans les luttes, marre que les gens au comportement et/ou aux habits trop marqués prolos soient toujours rejetés de ces milieux (c’est particulièrement vrai de certains banlieusards au look caillera et au langage téci authentique que j’ai vu très vite rejetés de ces milieux militants car leur simple existence ridiculisait les prétentions des militants bobos à savoir quoi que ce soit sur les banlieues étant inaptes à même comprendre la façon dont certaines personnes y parlent et aussi encore plus de comprendre la variété sociale, de comportements, de vêtements, d’origines, de cultures, de façon d’être racisés ou pas d’ailleurs car il y a aussi plein de blancs dans les banlieues pauvres, d’idéaux et d’opinions politiques des gens vivant dans les banlieues françaises pauvres pour de vrai et pas dans des clips de rap clichés), marre que toutes nos erreurs de français soient toujours soulignés par les militants bobos qui en font eux même plus que nous mais qu’on est pas en position de souligner, marre qu’on considère qu’on maîtrise forcément l’anglais à la perfection (d’ailleurs promis je traduit tout les articles et liens avec des choses écrites en anglais, supprime un Max de jargon militant et corrige toutes les erreurs politiques causées par le mépris de classe intériorisé sur ce blog des que j’atteins les 100 articles), marre qu’on nous engeule si on veut pas apprendre des langues étrangères car pour bien des prolos c’est plus une perte de temps qu’autre chose, marre aussi qu’on nous empêche de parler nos langues régionales qui ne sont pas des patois et n’étaient pas minoritaires avant que les bourgeois nous oppressent pour oser les parler, marre que les luttes pour préserver nos cultures régionales, les luttes indépendantistes et tout ce qui globalement sert à préserver, transmettre et faire prospérer nos cultures de prolos soit méprisé et taxer de raciste et nationaliste par des bourgeois militants quasi systématiquement blancs en prime, marre que les militants bobos parlent toujours aux militants prolos comme si ils avaient cinq ans, marre que notre diplôme et notre travail plus ils sont prestigieux socialement aux yeux des bobos plus ils nous donnent de crédit en milieu militant et qu’être chômeur ou pas très diplômé ou encore plus si on est sdf fait qu’on est vite très très méprisé comme si on était pas humain, marre d’être encouragé à faire des actions illégales dangereuse pour les prolos glorifiées par les militants bobos et d’y être fortement incités car les autres militants nous méprisent ouvertement si on y participe pas pour se retrouver en taule, en GAV ou avec les conséquences psychologiques de ça sans les moyens de payer quelqu’un pour nous aider avec ça tandis qu’eux ils ont un avocat qui les empêchent de risquer ça sans compter que vivre ces expériences est très différent selon la classe à laquelle on appartient (ce qui est encore plus vrai pour les prolos racisés d’ailleurs), mais marre aussi qu’ils nous méprisent quand on fait des choses illégales pour gagner de la thune même si c’est juste bosser comme baby Sitter au noir sans compter qu’en plus côté drogues et putes c’est les premiers consommateurs mais jamais ils ne laissent d’espace aux travailleuses du sexe ou au dealers dans leurs rangs d’ailleurs leur critique constante de la passion des prolos en particulier d’une catégorie très spécifique de prolos banlieusard racisés exerçant des métiers illégaux et donc criminalisés sur lesquels leur haine se concentre au prétexte que ceux ci auraient une passion du capitalisme et glorifierait l’argent facile, l’ascension sociale par le crime et la culture bling bling du fric avant tout c’est la preuve qu’ils ne pigent rien aux prolos, la fascination de l’argent et du pouvoir formidable qu’il confère c’est facile à critiquer quand on en a toujours eu mais si ils y étaient si étrangers qu’ils se le prétendre lutter avec eux coûterait moins cher et du fric ils en filerait pour aider les luttes des prolos qui leur en demandent au lieu de les dénigrer car ils en demandent (ok ça leur arrive de se la jouer charité mais ils ont une fâcheuse tendance à faire ça que quand les prolos leur ont rien demandé et que ça les met plus dans la merde qu’autre chose d’accepter la thune en question et surtout si ça les endettent), marre que nos réactions de prolos à leurs conneries soient censurés qu’on est passé le droit de se foutre d’eux ouvertement par exemple quand ils disent des trucs ridicules, marre de leur incapacité à écouter une critique aussi simple et légère qu’elle soit sans y mettre les forme pendant 3000 ans pour pas les offusquer, marre qu’ils sont infichus de parler clairement, simplement et directement mais toujours dans des longs discours fleuves  alignants les mots compliqués pour masquer la connerie du fond de leur pensée et les idées vagues, floues, sous entendues et référencés pour éviter que les prolos pigent qu’ils sont en train de lutter contre eux, marre de devoir parler en morse pour être compris par eux, marre qu’ils aient réussi à nous faire intégrer leurs codes de langage et penser en partie comme eux à cause du mépris de classe intériorisé colossal qu’ils nous ont instillé à force de les fréquenter en milieu militant, marre de pas pouvoir les secouer un peu violemment quand ils le méritent à cause de leurs privilèges de classe qui rend le fait de tenter de leur coller une droite dangereux pour moi même quand c’est pas l’envie qui m’en manque et marre qu’ils nous trouvent pas assez rebelles contre les bourgeois alors que ce sont nos patrons et leurs parents.

En gros test : Si tu te reconnais dans ce ras le bol tu es prolo, si ce n’est pas le cas et surtout si tu es outré par mon article et/où celui de cette fille, tu es un bourgeois militant, à en juger par les commentaires sous l’article de cette fille c’est flagrant. Deux exceptions à cette règle les gens qui vivent dans des pays où le militantisme prend des formes différentes de celles que j’ai décrites ici en termes de classe sociale et les quelques prolos tellement aliéné à la pensée bobo bourgeoise qu’ils ont intériorisé le mépris de classe au point de ne plus penser par eux même mais comme les bourgeois militants le leur ont appris, si vous avez encore un doute sur votre classe sociale maintenant demandez vous tout connement si vous avez le même capital économique que le militant moyen ou pas, si vous êtes aussi ou plus riche qu’eux vous êtes un bourgeois militant si ce n’est pas le cas vous êtes un prolo.

Et bien sûr ce test n’est applicable qu’aux gens ayant connu un tant soit peu un milieu militant de l’intérieur.

MAINTENANT les bourgeois militants faites un truc vraiment révolutionnaire pour une fois dans votre vie quand des prolos essayent de s’auto organiser sans vous FERMEZ VOS GEULES UNE BONNE FOIS POUR TOUTE ET LAISSER LES FAIRE MERCI D’AVANCE. Comme ça la révolution que vous vous impatientez tant de voir viendra beaucoup plus vite.

Cette fille et moi si on a connu le burn out c’est en grande partie à cause du taux abracadabrant de mépris de classe subi dans nos vies, mon burn out est complètement à cause de ça en fait personnellement et j’ai connu plein de militants prolos qui ont eu des dépressions, troubles anxieux et burn out militants pour les mêmes raisons, bon moi en plus je me suis coltinés les bourges pendant mes études aussi et c’était d’une violence qu’on peut pas imaginer sans la vivre. Bref j’ai choisi mon camp toute ma vie je lutterai pour les prolos et contre les bobos et si aux yeux des militants bobos ça fait de moi une gonzesse beauf réac facho et attardée tant mieux ça veut dire que je leur fait peur et donc que la lutte est efficace. Tremblez bobos l’heure de la fin de votre honteuse récupération politique et réappropriation culturelle des luttes et de l’histoire des prolos va bientôt sonner MOUHAHAHA 😈!

Et pour se moquer un peu des bobos car c’est gratuit et ça fait du bien :

 

 

 

 

à la Une

Comment qu’on se débarrasse donc des oppressions internalisées?

IMG_0942.JPGOppression internalisée c’est du jargon de militant qui se la raconte mais en vrai ça désigne une réalité assez simple : des groupes de personnes qui ont une position sociale inférieure dans notre société inégalitaire comme les femmes rapport aux hommes ou les pauvres par rapport aux riches par exemple ont un certain nombre de stéréotypes négatifs qui circulent sur eux, par exemple « les chômeurs sont des parasites sociaux », « les ouvriers sont bêtes », « les femmes sont nulles en maths » et j’en passe, on a tous déjà entendus ces phrases, quelqu’un qui internalise une oppression finit par croire consciemment ou non à une partie de ses clichés et agir en fonction de ceux ci que ce soit pour les contrer ou pour s’y conformer. Ces clichés sont diffusés et entretenus par les groupes sociaux dominants pour maintenir leur pouvoir sur les groupes sociaux dominés. Tout est fait pour qu’un maximum de gens considèrent qu’une personne dominée agit immoralement si elle agit d’une façon qui conteste sa domination et moralement si elle s’y soumet. Par exemple une fille qui joue au foot sera plus mal perçue moralement qu’une fille qui joue à la poupée car perçue comme pas féminine c’est à dire en train de contester l’ordre patriarcal et les normes de genre.

Tout ça c’est pas juste du blabla de militant, ça a des conséquences graves sur les individus et les groupes sociaux concernés que cela affaibli considérablement. La majorité des gens sur Terre appartiennent à au moins un groupe oppressé et il est impossible d’en être sans avoir internalisé partiellement ces oppressions. Mais comment ce débarrasser collectivement de ce problème qui fait que nous n’avons pas assez de force pour nous libérer collectivement des oppressions que nous subissons et qui a des conséquences directes sur nos vies?

En effet comme ça cela parait très abstrait mais au niveau des individus les oppressions internalisées ont des conséquences directes sur la santé physique et mentale des individus.

Il a été démontré par un nombre conséquent de recherches en sciences sociales, psychologie et médecine que les oppressions internalisées augmentent physiquement les risques de dysfonctionnement sexuel, de séropositivité et d’hypertension https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/15359074 (cette étude montre que la sévérité de l’hypertension, la difficulté des personnes oppressées à percevoir leur oppression et le degré d’oppression internalisés sont corrélés).

De même psychologiquement il est prouvé que les oppressions internalisées sont la cause principale des psychoatypies suivantes : dépendance/ et addictions en tout genres, trouble dysmorphique corporel, troubles du comportement alimentaires (anorexie, boulimie et orthorexie), troubles anxieux (phobies, trouble panique, anxiété sociale, trouble de l’anxiété généralisée, trouble obsessionnel compulsif et trouble post traumatique) et dépression et que les envies suicidaires, tentatives de suicides et suicides effectifs y sont presque systématiquement reliés.

Cela veut donc dire que une des psychoatypies que j’ai eu et deux de celles que j’ai encore ont pour origine des oppressions internalisées.

Sur les groupes sociaux il y a également des effets délétères et il a été démontré que les oppressions internalisées sont la source principale des problèmes sociaux suivants : la peur de l’intimité, les conflits internes aux groupes opprimés, la détention d’un capital culturel, social et économique trop faible pour permettre la satisfaction des besoins premiers, les problèmes de couple, le déficit d’éducation sexuelle, les comportements à risques, le fait d’accepter de faire n’importe quoi au détriment de tout ce qui peut être important pour nous juste pour un travail salarié ou une autre source de revenus, l’acculturation, l’isolation sociale, les violences conjuguales, la croyance en des stéréotypes négatifs et avec leur transmission et leur perpétuation, la violence et les crimes violents meurtres inclus.

En résumé le monde serait bien plus agréable à vivre pour tous sans les oppressions internalisées et les gens seraient plus heureux si ils s’en débarrassaient. Oui mais comment? Bon déja il faudrait que les gens des groupes sociaux dominants arrêtent d’oppresser ceux des groupes dominés d’après ces recherches ça passe par trois étapes déjà accepter qu’être dans un groupe de dominant fait de nous des oppresseurs potentiels du fait de notre socialisation sur ces points. Par exemple en tant que blanche je peux avoir des comportements racistes sans m’en rendre compte du fait de ma socialisation dans le groupe dominant sur ce point, s’en rendre compte c’est la première étape pour l’éviter.

La seconde étape est d’éviter de culpabiliser individuellement les dominants de leur position sociale car cela a été démontré comme largement contre productif, les braquant et donc les rendant plus oppressifs. Ainsi par exemple dire à une personne qu’une phrase qu’elle à prononcé est sexiste fonctionne mieux pour la faire réfléchir à cela et devenir moins sexiste que de dire à cette personne qu’elle est oppressive envers les femmes car alors la personne va voir son image d’elle même mise en danger par vos accusations et pour se protéger se percevoir comme gentille et vous percevoir comme méchant et amalgamer ce que vous lui avait reproché avec ce que vous êtes, une femme, et du coup va devenir plus sexiste qu’avant.

Enfin quand une personne dominante n’ignore plus l’être et arrête de le prendre personnellement quand on lui reproche des comportements dominants car elle a compris que c’est sa socialisation qui la rend ainsi et que ça n’en fait pas une personne mauvaise pour autant sur un plan moral elle est prête pour entendre les conséquences des comportements dominants sur les personnes dominées et donc à vouloir supprimer les siens. La troisième étape arrive donc quand la personne dominante commence à devenir une sympathisante des causes des dominées et apprend petit à petit à les considérer et à les traiter de plus en plus autant qu’il lui est possible comme ses égaux.

Il faut bien se rendre compte qu’on est presque tous dominants sur certains plans et  dominés sur d’autres. On a donc tous avantage objectivement sympathisants des groupes sociaux dominés auxquels on n’appartient pas car ces solidarités interoppression accéléreront l’effet des luttes anti oppressives de chaque groupe dans un cercle vertueux.

Mais si lutter contre les oppressions qu’on perpétue comme dominant est le plus efficace pour les luttes collectives, lutter contre les oppressions internalisées que nous avons du fait d’appartenir aussi en général à des groupes sociaux dominés c’est important pour le bien être et la santé individuelles. C’est fondamental, en effet ce n’est pas égoïste de vous occupez d’abord de vous sur ce plan là car les oppressions internalisées c’est très dangereux et vu qu’elles sont la cause principale des suicides qui tuent environ une personne toutes les 40 secondes sur notre planète http://www.bbc.co.uk/news/health-29060238., qu’importe vos échecs, vos erreurs et leur gravité si vous voulez lutter à votre échelle contre les oppressions qu’importe à quel point votre action vous semble dérisoire, votre utilité sociale sera toujours plus forte si vous êtes vivants que morts. Du coup il faut s’en occuper et prendre ça au sérieux.

Mais comment? 13 moyens efficaces de lutter contre on étés identifiés :

1/Éviter le perfectionnisme autant que faire se peut. En effet essayer d’être le militant anti oppression absolu et se flageller à chaque fois qu’on y échoue c’est contre-productif et d’autant plus problématique que plus on est concerné par un nombre important d’oppressions plus on a de risque d’être éloigné de l’idéal du parfait petit militant car pour être un super-militant qui ne fait jamais d’erreurs politiques il faut beaucoup de privilèges en vrai. Et puis surtout car un trop grand écart entre qui on est et qui on aimerait être entretien une image négative de soi même et est donc dangereuse pour notre santé. Bien sur tout le monde n’a pas les mêmes capacités à éviter le perfectionnisme et si vous y tendez naturellement et avez du mal à vous en défaire bah la première étape c’est de ne pas vous autoflageller car vous n’êtes pas assez parfaitement antiperfectionniste à votre goût.

2/ Eviter autant que faire se peut le moralisme dans la lutte contre les oppressions intériorisées, arriver ou ne pas arriver à vous en défaire ne fait pas de vous une personne bonne ou mauvaise et si c’est dur pour vous que ça vous prend du temps cela ne signifie rien de plus que le fait que vous avez probablement subit beaucoup d’oppressions au cours de votre vie et ça vous n’y êtes pour rien. Vous réagissez comme vous pouvez. L’accepter c’est la première étape pour vous sentir bien par rapport à ça.

3/Ensuite il convient d’identifier les stéréotypes négatifs sur vous même et votre groupe social et ceux qui ont été intériorisés par vous et qui vous font le plus de mal car après tout autant vous débarrassez des plus dangereux pour vous en premier. Par exemple moi j’ai eu l’idée de cet article car j’ai passé une très mauvaise nuit hier à cauchemarder en me répétant en boucle dans ma tête des clichés et stéréotypes négatifs que j’ai interiorisés sur ma déficience empathique et mes traits autistiques donc c’est ça qui me fait le plus mal en ce moment et que je dois le plus vite faire sortir de mon cerveau pour mon bien être personnel.

4/ Une fois qu’on sait quels sont les stéréotypes qui nous font le plus mal il nous faut apprendre à identifier les comportements oppressifs causés par ses clichés ce qui fait reculer les oppressions internalisées car on perçoit mieux le fait que ce n’est pas nous qui sommes en tort d’agir comme on le fait mais l’autre personne qui a des préjugés sur un des groupes sociaux auxquels on n’appartient. Du coup on prend ces commentaires négatifs moins personnellement et on peut les mettre plus à distance. Par exemple si une personne pense que je ne l’écoutes pas car je ne la regarde pas dans les yeux, plutôt que de culpabiliser de n’avoir pas su respecter ce code social je me rendrais compte que cette personne ne comprend pas que comme un certain nombre de neuroatypiques je fais ça car ne pas la regarder dans les yeux m’aide à mieux réfléchir à ce qu’elle me dit et donc je l’écoute et si j’en ai l’énergie je le lui expliquerai au mieux que je puisse et j’aurais ainsi transformé un moment négatif pour nous deux en un moment positif pour nous deux.

5/Si ce qui est probable notre apparence n’est pas celle de la beauté incarnée et fait partie des choses qui nous complexe, essayer de trouver des personnes que l’on trouve belles et qui partagent certains de ce que nous percevons comme nos défauts physique. Moi par exemple qui suis en surpoids et donc visiblement grosse écoutez des chanteuses rondes et/ou grosses que je trouve belles me fait du bien sur ce plan là et m’aide à moins complexer sur mon poids.

6/Trouver des sources d’éducation/de culture sexuelle aussi inclusive que possible si besoin est. Par exemple je suis une femme handicapée polyamoureuse et j’aime le BDSM de temps à autre ça me fait donc du bien de lire des choses sur la sexualité écrites par des femmes, encore plus par des femmes handicapées quand je trouve ce type de ressources et de temps en temps ça me fait du bien de trouver des portraits positifs du polyamour et du BDSM. Pour les personnes qui contrairement à moi appartiennent à des minorités sexuelles oppressées ce point est encore plus important car avoir du soutien sur ce point peut beaucoup vous aider à lutter contre les oppressions intériorisées.

7/Apprendre la véritable histoire des groupes oppressés auxquels on appartient, par exemple j’ai été beaucoup plus à l’aise avec le fait d’être une femme quand j’ai découvert tout ce que nous autres femmes avons fait et à quel point notre rôle à été central et non secondaire dans l’histoire de l’humanité, cela a été pour moi une grande source de confiance sur ce point.

8/Pour moi et les adultes ça c’est trop tard mais si vous connaissez des enfants redoublez de vigilance vis à vis d’eux et dites/faites le moins de choses potentiellement oppressives devant eux car plus les stéréotypes négatifs sont intégrés jeunes plus ils sont difficiles à défaire. La seule chose qu’on puisse en faire une fois adulte c’est de se souvenir si on le peut de comment on à intégrer ces stéréotypes étant jeunes. Par exemple je sais que j’ai intégré les stéréotypes négatifs qui m’ont pourri ma nuit sur les traits autistiques et le déficit empathique de deux sources principales mes parents très validistes sur ce point et aussi et surtout les élèves qui me harcelaient à cause de ça au collège et au lycée, je voudrais bien que ce passé devienne un passé lointain qui n’a plus de conséquences sur mon estime de moi présente mais savoir que ce n’est pas le cas c’est déja une première étape pour allez vers ce but. Et si vous êtes mineurs et lisez ça n’écoutez surtout pas les gens qui se moque de votre physique, de votre culture ou de votre caractère, vous êtes vous et vous êtes très bien comme vous êtes.

9/Trouver des moyens de percevoir ses traits en vous qu’on vous à appris à détester car ils étaient liés aux groupes sociaux dominés auxquels vous appartenez comme positifs, cela peut passer par beaucoup de moyens mais les plus efficaces sont ceux qui sont ritualisés semble t’il. C’est à dire que trouver un moyen régulier de fêter votre appartenance à ces groupes dominés et la fierté qu’elle vous fait ressentir c’est très utile à la fois pour vous redonner de la force et en redonnez à ces groupes sociaux dans leur ensemble en les unifiant autour d’un événement qui les rend plus visibles, plus puissants et donc plus fiers. Prenons le fait d’être une femme par exemple comment le ritualiser? Cela peut être un événement annuel comme la journée des femmes du 8 Mars, une chose qui a lieu mensuellement, le fait de consacrer un jour qui vous semble signifiant dans le mois pour célébrer les femmes à votre façon comme je sais pas moi la pleine Lune par exemple (évidemment les évènements sociaux auxquels tous participent comme les fêtes sont plus efficaces mais on a pas tous la capacité d’y participer et je suis court sur ce point donc je fais comme je peux en inventant des rituels à ma façon, et tant qu’on y est on parle pas d’une chose religieuse plus de genres de célébrations style mini anniversaires), un jour de la semaine que vous y consacrer le Vendredi par exemple et/ou un moment de chaque journée bref pendant lequel vous faisez un geste quelquoncque qui signifie que vous y pensez par exemple dessiner un symbole féminin sur une feuille, vous collez un pins féministe sur la veste, écoutez une chanson qui vous parle enfin ce que vous voulez de court et de symboliquement signifiant qui vous connecte à cette expérience d’une façon qui vous donne de la fierté. Vous êtes pas obligé de faire tout ça un seul truc suffit si vous n’en voulez pas plus et vous pouvez en faire encore plus si ça vous amuse. L’idée c’est avant tout que ça vous corresponde, que ça vous parle et que ça vous donne de la force. Tout ce cirque doit par contre être très symbolique et imagé pour frapper votre « inconscient » et donc y imprégner cette fierté qui y remplacera progressivement la honte d’être d’un groupe dominé par de la confiance et de la sûreté. C’est le but de cela.

10/Se reconnecter avec les pans de notre identité dominés qui nous ont été arrachés par nos oppresseurs, par exemple je suis en partie d’origine Corse mais j’ai vécu loin de ma terre familiale et j’ai perdu énormément de cette culture par acculturation à la vie du continent, à chaque fois que je découvre quelque chose qui me permet de mieux comprendre ce qu’est la culture corse ça me fait du bien car ça me reconnecte avec mes racines et me renforce. Tout les groupes dominés ont leur culture propre par exemple lire des shojos, mangas pour filles, comme Fruits Basket par exemple ça m’a fait beaucoup de bien car ça m’a fait redécouvrir les forces féminines et les côtés positifs de la féminité et m’a beaucoup aidé à accepter cette part de moi que notre monde macho rejette à la période délicate de l’adolescence.

11/Prévention politiquement conscientisée des comportements suicidaires. C’est à dire que si vous ou quelqu’un d’autre est en proie à ce genre de sentiment vous devez essayer de mêler votre connaissance de la personne et des causes politiques du suicide et des envies suicidaires pour l’aider au mieux et chaque fois que vous en avez la capacité fissurez le tabou autour de ce sujet. Cela peut sauver des vies.

12/Pas de hiérarchie officielle, les groupes non officiellement hiérarchisés contrairement à ce qu’on pense d’ordinaire le sont moins que ceux ou les statuts hiérarchique de chacun sont clairs et il est démontré qu’une forte hiérarchisation des rapports sociaux augmente les oppressions internalisées. Alors passé autant de temps que possible dans les lieux non hiérarchisés fait du bien.

13.N’utilisez la non mixité qu’en cas où l’on est trop oppressé pour avoir accès à ses besoins autrement, cela car ne dépendre que d’un groupe restreint de personnes rend plus fragile surtout quand on n’a pas beaucoup de capital social, culturel et économique. Au début  ça m’avait étonné car la non mixité, fait de se retrouver seul avec d’autres personnes du même groupe social dominé que nous sans personne du groupe social dominant, soirée entre meufs par exemple, peut être un outil politique puissant contre les oppressions internalisées mais son utilité et ses risques varient beaucoup d’une personne à l’autre en fonction de notre statut social. Par exemple beaucoup de gens sont dépendants pour leur survie de personnes qui sur certains points les dominent socialement, une dame âgée dépendante de son fils par exemple. Donc là non mixité seulement si vous pouvez, quand vous pouvez et si ça vous est personnellement bénéfique.

Bien sur tout ça est diversement accessible d’une personne à l’autre alors ne suivez pas forcément tout, faites votre tambouille perso en vous aidant ou pas comme vous le sentez de ces conseils dont j’espère qu’ils seront utiles à quelqu’un et surtout prenez bien soin de vous et je souhaite que vous parveniez à surmonter les épreuves qui vous attendent, courage.

Dernier point important pourquoi certains ont plus de mal que d’autres à se débarrasser des oppressions internalisées? D’abord ce n’est pas une question d’efforts ou de force mentale, ceux qui n’y arrive pas ne sont pas feignants ni faibles, leurs difficultés ont de vraies explications. Souvent plus on est oppressé sur plusieurs plans on intériorise d’oppressions car elles se nourrissent des mêmes mécanismes et donc elles s’amplifient et se nourrissent les unes des autres. C’est pour ça que plus on est bas dans l’échelle sociale plus monter est difficile alors qu’il est nettement plus aisé d’en descendre. Votre statut social n’est pas une chose qui se change aisément, s’en vouloir de ne pas arriver à s’élever socialement autant qu’on le voudrait fait plus de mal que de bien. Comme on l’a vu les protections possibles contre ces effets d’oppressions intériorisées sont diversement accessibles à chacun ce qui est aussi lié au capital social, économique et culturel de chacun, basiquement plus on en a besoin moins on peut y avoir accès. Donc si vous le pouvez diffusez tout ce qui vous parait potentiellement utile pour ça à un maximum de gens c’est encore le plus utile.

En conclusion n’oubliez jamais de vous aimer autant que vous le pouvez car vous êtes quelqu’un qui a droit à l’amour (au sens large) puisque vous êtes une personne et ce droit est inaliénable pour toute personne, je sais que certains sont très seuls même si plus souvent on se croit seul mais on n’oublie qu’on est aimé de beaucoup. On est toujours important pour quelqu’un, vous n’imaginez probablement pas votre force et le nombre de vies que vos avez pu changer en bien au cours de la votre, nous autres humains sommes tous membres d’une même société et apportons tous notre pierre à cet édifice, ce n’est qu’ensemble qu’on peut construire la suite de cette histoire. Ne croyez pas qu’apprendre à vous aimez fera de vous une personne égocentrique, ne vous l’interdisez pas en croyant erronément cela, la plupart des humains sous estiment la force qu’ils ont, la redécouvrir vous rendra plus indulgent envers vous même et par la même envers autrui, vous comprendre et vous aidez à la mesure de vos moyens ne peut que vous rendre plus gentil avec tout le monde et donc plus à même de convaincre les autres de vous suivre sur ce chemin et de changer ce monde en un endroit meilleur ensemble. Vous êtes ceux qui porte en eux la lumière des lendemains qui chanteront puisque vous êtes là pour les construire. Cela parait mystique comme ça mais en fait ça se résume en une seule idée très simple, vous êtes tous formidables, ne l’oubliez jamais.

 

 

 

 

 

 

Je suis une femme hétéro adulte très masculine, top 10 des attitudes sexistes auxquelles cela me confronte.

1-Les accusations d’immaturité: Curieusement quand tu est une petite fille c’est attendu que tu sois féminine et tu subis des injonctions si tu ne l’est pas qui peuvent être assez lourdes et le sont bien souvent mais tu as un espace marginalisé mais avec une reconnaissance sociale et un nom où tu peux exister. Tu peux être un « garçon manqué ». Au delà du sexisme contenu dans ce terme qui sous entend tout de même, bonjour les idées médiévales, que c’est mieux d’avoir un bébé garçon qu’un bébé fille et qu’une petite fille masculine donne à ces parents des sentiments ambivalents, fiers qu’elle ne s’intéresse pas aux activités féminines dévalorisées et de ses qualités masculines…mais le lui reprochant en même temps au prétexte que ce n’est pas dans la norme pour une petite fille et lui donnant des injonctions quasi permanentes à rentrer dans le rang de la féminité…tout en regrettant amèrement bizarrement qu’elle ne soit pas un garçon ce qu’ils manquent rarement de lui signaler et ce qui l’autoriserait à vivre ces qualités « masculines » d’une façon socialement acceptable. Seulement ils ne veulent pas dire par là qu’ils espèrent que leur petite fille garçon manqué devienne un homme trans vu que ces derniers sont encore plus marginalisés qu’elles, ils veulent juste dire qu’ils auraient préféré avoir un garçon et la voir agir masculinement leur remémore ce regret…charmant. Bref oui je comprends qu’on aime pas forcément le terme vu tout le sexisme qu’il contient mais c’est le seul mot, la seule esthétique genrée, qui me fut autorisée étant enfant, par laquelle ma façon d’être et de vivre mon genre avait une reconnaissance et de ce fait j’y tiens beaucoup. Seulement je me rends compte de plus en plus que plus je grandis moins conserver cette identité m’est autorisé. Je l’ai reçu ce qualificatif la première fois j’avais 3 ans j’en étais fière, je le suis restée toute mon enfance. J’ai même terrorisé mes parents en répétant régulièrement « je suis un garçon » pas dans le sens qu’ils craignaient, c’est à dire pas au sens où je serais un homme trans (crainte qui les a quand même conduit à essayer de me faire subir une torture sous la forme d’un genre de « thérapie » de conversion psychanalytique dont le but principal était de m’instiller une forte dose de transphobie et d’homophobie et me faire bien comprendre que je ne devais surtout pas devenir lesbienne, bie ou un mec trans) mais simplement que je préférais quasiment toujours ce qui était jugé masculin qui a toujours été plus naturel pour moi que ce qui est féminin. J’ai continué à parler ainsi au début de ma vie de jeune adulte puis j’ai arrêté en comprenant que ça gênait les hommes avec lesquels je sortais en relation hétéro parce que ç’était gênant pour eux comme formulation, leur donnant l’impression que je voulais dire je suis tellement masculine que si tu sors avec moi tu deviens automatiquement gay. Alors je me suis de nouveau définie comme un garçon manqué. Mais on commence à me l’interdire de nouveau…cette fois parce que j’ai 25 ans et c’est jugé une identité strictement enfantine et interdite aux femmes adultes, même pas juste mal jugée, prohibée vraiment et plus je vieillis moins on m’autorise à utiliser ce mot pour qualifier ma façon de vivre mon genre et plus l’utiliser me fait prendre le risque de subir des insultes et des injonctions à la psychiatrisation notamment au prétexte que ce serait un aspect du refus de grandir d’une femme enfant au sens pathologique, atteinte du Syndrome de Peter Pan comme on dit et justement…

2-La médicalisation et psychiatrisation permanente de cette façon d’être : Dès qu’on atteint l’adolescence (genre vers 10-11 ans) être un garçon manqué cela ne nous est plus autant autorisé qu’étant petites filles, et pour la première fois c’est psychiatrisé car vu plus seulement comme une identité genrée alternative mais aussi perçu comme le signe d’une identité sexuelle alternative et donc pathologisé du fait d’être un double refus des normes sociales. Et effectivement ado ma sexualité naissante elle n’était pas lesbienne mais beaucoup, la plupart autour de moi en fait, le croyait, mais elle restait assez fortement provoquante par rapport aux normes en place, j’étais une jeune fille qui consommait du porno et aimait ça, notamment du yaoi mais aussi du nettement plus classique et destiné aux hommes en théorie, j’avais une idée très précise de mon idéal masculin, je draguais ouvertement les hommes et portait clairement sur eux un regard féminin sexualisé, ce qui était une inversion des rôles me valant pas mal de rejet qui en mettait plus d’un mal à l’aise, j’avais un penchant très fort pour les hommes très efféminés et j’ai craqué quelques fois pour des personnages de fiction présentés initialement comme masculins s’avérant être des femmes travesties par la suite de l’histoire ce qui m’a valu bien des moqueries et du harcèlement et a renforcé l’idée stéréotypée que les autres se faisant de moi comme étant une lesbienne, ça et le fait qu’avoir des images de persos de mangas et de jeux vidéos des deux genres que je trouvais très jolis sur mon PC par gout esthétique de jeune geekette et pour le cosplay notamment mais également dans des pauses parfois très érotiques à la fois parce que c’est joli j’aime ça et parce que la culture geek étant ce qu’elle est ce genre d’images érotiques, pornos ou fétichistes y abondent, et même globalement le fait d’être une geekette tout ça faisait croire aux gens que j’étais gouine. Bie…à l’époque je n’avais jamais testé donc je disais l’être par défaut quand on me demandé car en théorie j’avais rien contre l’idée mais franchement ado j’étais pas attirée par les gens en 3D à part quelques mecs sur lesquels je crushais vite fait, et Spock qui reste un personnage de fiction, toute mon attirance allait exclusivement à des personnages de mangas et de jeu vidéo. 90% du temps masculins et les 10% qui restaient pour moi c’était des persos de la catégorie meuf tellement idéalisée que ça peut pas exister dans la vraie vie de toutes les façons. Et au final bah quand jeune adulte j’ai commencé à avoir mes premières relations amoureuses et mes premières expériences sexuelles j’ai découvert que je ne m’intéressais qu’aux hommes contrairement à ce que j’avais pensé théoriquement la pratique m’a rendue hétéro à 100%. Oui aussi en ce qui concerne l’attirance romantique autant que sexuelle. Les filles ne pouvaient m’attirer qu’esthétiquement et il y en a pas avec qui ça a vraiment était au delà du crush « elle est trop belle » assez courant chez les filles hétéros pour les femmes célèbres ou femmes de fiction qu’elles admirent. Bref je me suis donc confrontée toute mon adolescence à de la lesbophobie indirecte vu qu’on me prenais pour une lesbienne ce que je n’étais pas et à de la transphobie masculine indirecte médicale et psychiatrique au début de mon adolescence parce qu’un malentendu m’avait fait prendre pour une personne « risquant » de devenir un mec trans à l’âge adulte. Résultat j’ai grave honte rétrospectivement mais j’ai réagis en devenant ultra lesbophobe et transphobe ado…ce qui est étrange d’ailleurs parce que dans le même temps je fétichisais de façon complètement sexiste sur les gays et les travestis et j’étais persuadée que tout les êtres humains sont nés bisexuels et que c’est la société qui leur impose les sexualités restreintes. Cette idée je la sortais des bouquins de Freud trainant chez ma mère couplée au fait d’avoir été excitée par des dessins érotiques de persos de manga presque toujours masculins mais aussi parfois féminins. Et c’est avec l’expérience des relations romantiques et sexuelles proprement dite que j’ai découvert qu’elle était fausse et que seul les hommes m’intéressent en 3D, bref que je suis hétéro quoi. Et malgré cette relative conformité à la norme c’était déjà trop et j’ai été pathologisée toute mon adolescence pour me punir d’être restée un garçon manqué. Donc oui mon adolescence des années 2000 avait beau être postérieure en théorie à la fin de la pathologisation des lesbiennes, bies et gays…euh…c’était loin d’être le cas dans les faits ces identités restaient lourdement pathologisées dans le quotidien des pratiques médicales et psy de là où j’ai vécu cette adolescence et le look garçon manqué maintenu à l’adolescence qui selon quasiment tout le monde à part les rares autres garçons manqués hétéros de mon entourage avec qui on formait un groupe marginalisé mais réel qui se serrait les coudes autour de la défense de cette identité, était supposé signifier le fait d’être lesbienne, bie ou un mec trans, l’était également. Adulte c’est moins cela qu’on me reproche aujourd’hui vu qu’on sait que ce n’est pas mon cas ou qu’on est intimement persuadé que c’est mon cas mais que j’assume pas encore ce qui est incroyablement relou d’être entourés de connard qui croient savoir mieux que moi ce que je suis et je ressens et est d’une condescendance et d’un mépris à l’égard de mon ressenti à me donner envie de cracher à la gueule des gens qui me font ce coup là et font que je me retiens très difficilement de leur coller des beignes (ok j’avoue je m’en retiens pas tout le temps des fois ça part tout seul tellement ils me saoulent) mais le fait que rester dans l’identité de garçon manqué serait une marque d’être folle. En clair ça marque mon identité d’autiste et ça m’est reproché pour cette raison là car c’est vécu comme un refus de ma part de la norme de masquer son autisme et d’essayer de passer pour neurotypique. Je le refuse en effet car cette norme est basée sur la volonté de nous faire honte de ce qu’on est, je n’ai pas honte d’être autiste, j’aurais honte si je me cachais de ce que je suis, donc je le cache pas, d’où mes aires d’adulte femme enfant garçon manqué qui dérangent et perturbent tant manifestement les normes sociales.

3-Le fait d’être toujours prise pour une personne LGBT : Quasiment tout le monde autour de moi me prend pour une lesbienne du fait de cette façon d’être, quelques personnes qui ont eu la preuve définitive que j’aime les hommes pour une bisexuelle, et quelques personnes persuadées que je suis comme eux à tort pour un mec trans bi ou gay. Sans commentaire. Non. Je suis une femme hétéro masculine et autiste rien de plus. Du coup je suis régulièrement draguée par des gens qui m’attirent pas et pas mal de mecs qui pourraient m’attirer n’essaye même pas de m’aborder car ils sont persuadés que je ne suis pas intéressée par eux car persuadés que je ne suis pas ce que suis, une femme hétéro, bon à part ça ce serait pas si grave si il y avait pas un gros problème : être rejetée de tout les clubs. Trop femme pour être admise au club des hommes hétéros ou bis (encore que les hommes bis font parti de ceux qui m’ont le plus acceptée comme je suis) et plus encore par les hommes gays (même si certains m’ont paradoxalement acceptée en refusant de me percevoir comme une femme et ne m’autoriser dans leurs cercles sociaux qu’en m’étiquetant mec gay trans ce que je ne suis pas), trop masculine pour ne pas mettre les femmes hétéros dont toutes celles que j’ai rencontrées étaient plus féminines que moi mal à l’aise, trop hétéro pour ne pas être rejetée comme une traitresse par les femmes lesbiennes et bies, trop cisgenre pour être acceptée dans les cercles trans ou non binaires (encore que ce sont les plus tolérants de mon genre après les mecs bis)…et pas capable de trouver un cercle social de femmes hétéros masculines…parce que je connais que moi dans ce cas là donc sauf à me parler toute seule en permanence ce qui au bout d’un moment est pas forcément très emballant comme perspective bah…j’ai pas le choix je dois parler à des gens que mon genre, mon orientation sexuelle et ma façon d’exprimer mon genre mis ensemble dérangent et perturbent et qui ne les respectent pas…sinon je peux juste plus parler à un autre être humain en fait. Et ça c’est un peu beaucoup relou.

4-Se faire imposer ou refuser l’identité butch : Les femmes adultes masculines se nomment des butch apparemment, sauf que si j’utilise ce mot, outre que je suis pas fan des américanisations de la langue et des identités mais c’est une autre histoire, je suis accusée d’appropriation LGBTphobe de ce dernier car il est réservé aux personnes pas hétéros et je suis une femme hétéro. De toutes les façons il me branche pas des masses d’autant que contrairement à garçon manqué qui me correspond en terme d’image c’est souvent une identité encore plus masculine et virile que la mienne qui colle pas des masses avec ce que je suis vraiment. Néanmoins si la communauté LGBT me le refuse, le monde hétéro lui essaye de m’imposer cette case identitaire en permanence pour me rejeter de cette identité là avec ma façon d’être qui la perturbe. Résultat je vis concrètement à la frontière entre ces deux mondes là, trop « butch » aux goûts de quasiment tout les hétéros, trop hétéro pour avoir droit de me dire et vivre comme « butch » pour les LGBT et de toutes les façons pas à l’aise avec ce terme que je leur laisse volontiers vu qu’il ne me va pas. Du coup je reste dans la case hétéro parce que je préfère m’entendre des réflexions style ‘ »je te crois pas en vrai t’es gouine » que de type « tu est horriblement LGBTphobe de socialiser avec nous dans nos cercles sociaux en ressemblant à une butch alors que t’es qu’une traitresse d’hétérote »…ou de me subir du harcèlement sexuel de meufs bies ou lesbiennes croyant que ce serait une lutte féministe de me faire « sortir de l’hétérosexualité » donc de me faire céder au harcèlement pour prendre une identité qui n’est pas la mienne et que dans le même temps vu que ça se verrait que ce n’est pas le cas pour une partie des gens dont c’est là leur et qui y tiennent vraiment qui m’accuseraient alors d’usurper la leur. Merci mais sans façon.

5-L’injonction permanente à la féminité et le mythe de sa redécouverte : Je sais qu’il y a plein de femmes hétéros garçon manqué dans leur enfance par intériorisation des normes de rejet de la féminité qui les attiraient pourtant enfant, je veux bien admettre qu’une partie de mon identité en venait vu qu’enfant et ado j’étais en effet très misogyne globalement, néanmoins même si c’est peut être encore en partie le cas aujourd’hui je l’ignore, ça l’est nettement moins qu’avant et surtout même si ça a pu faire partie de mon identité de garçon manqué elle ne s’y est jamais résumée à ça, je ne l’ai jamais porté comme une fausse identité, un masque pour cacher ce que j’aimais vraiment, comme se résumant à une honte du féminin, très majoritairement j’ai pas cherché dans quel case j’étais je faisais juste ce que j’aimais vraiment et 99% du temps c’était des activités classés masculines et ce avant même que j’apprenne que s’en était. Par exemple quand j’ai appris (à 20 ans) que le jeu vidéo était considéré comme un truc de mec par la majorité des gens et qui jouait me faisait jugée comme un garçon manqué ou une butch bah j’étais estomaquée par le degré de prégnance de ce vieux cliché rance que je n’avais jusqu’alors même pas perçu. Evidemment mon autisme a joué là dedans. Plein d’activités sympas masculines je me les suis autorisée car je ne m’apercevais pas qu’elles étaient prohibées aux filles. C’est très probablement encore le cas maintenant. Et depuis que j’ai dix ans on me sort le même speech…blablabla mais un jour tu découvriras ta féminité intérieure et tu va t’épanouir plus car tu seras vraiment toi tu ne te cacheras plus derrière des attributs masculins…ça fait 15 ans qu’on me la sort, 15 ans que c’est pas le cas, je sais qu’il y a des gens qui font semblant d’être des garçons manqués/butch si vous préférez, mais c’est pas mon cas. C’est ma vraie personnalité et ça fait 15 ans que je cherche une part plus féminine de moi en vain, je suis à mon degré de féminité maximale, elle est une féminité masculine et virile c’est tout c’est comme ça.

6-L’injonction permanente à devenir LGBT et le mythe de la découverte version alternative :

Les gens qui comprennent que j’ai aucun risque de devenir plus féminine que je ne le suis déjà, que je suis vraiment moi telle que je suis, en général ils me ressortent les mêmes vieilles conneries en version « alternative » de style un jour tu renonceras à l’hétérosexualité d’une façon ou d’une autre et tu t’assumeras comme au choix une femme lesbienne, une femme bisexuelle, un mec trans bi, un mec trans gay et tu verras ce sera chouette tu t’épanouiras vraiment comme tu est. Sauf que les gens ça arrivera ni aujourd’hui, ni demain, ni après, ni jamais. Je suis une femme hétéro et je vais le rester. Cela fait 15 ans que des gens essayent de me forcer à devenir une femme lesbienne sans succès. Femme bisexuelle j’ai cru l’être avant d’avoir de véritables expériences romantiques et sexuelles qui m’ont démenti cela donc oui c’est l’identité « LGBT » à laquelle je collerais le moins mal mais j’y adhère pas pleinement vu que l’être implique d’avoir beaucoup plus d’intérêt pour les romances et sexualités entre femmes que ce n’est mon cas vu que le mien en la matière est pas très éloigné du zéro absolu, donc je ne le suis pas. Mec trans je ne le suis pas non plus, je suis une femme et j’en suis heureuse et fière, ça fait 15 ans qu’on essaye de me coller cette case là mais non le travestissement temporaire en homme je peux et je trouve ça cool mais sans rien d’extraordinaire non plus pour l’avoir déjà vécu plusieurs semaines d’affilées mais la transition permanente en homme c’est définitivement pas pour moi ça ne m’intéresse pas. Donc désolée mais oui je suis une femme hétéro cisgenre adulte même si femme enfant si vous voulez très masculine et restée un garçon manqué que vous le vouliez ou pas cela a quasiment aucune chance de changer dans l’avenir vu que la seule fluctuation vraiment possible serait que je devienne une femme bisexuelle et que je suis trop hétéro pour être acceptée sous cette étiquette donc ça n’arrivera à priori jamais.

7-Voir le fait d’être attirée par des hommes féminins confondu avec une preuve de lesbiannisme mal assumé de ma part : Même moi j’avais fini par avoir des doutes tellement on m’a fait ce coup là souvent mais non, non pour une raison fort simple mais apparemment incroyablement dure à comprendre pour bien trop de gens : sortir avec un homme efféminé c’est pas comme sortir avec une femme. Cela parait évident mais malheureusement le couple femme masculine homme féminin qui est celui qui me réussit le mieux et le style de couple que je veux pour mon mariage dans l’avenir c’est encore mal accepté, surtout que les hommes qui m’attirent sont dans le BDSM et le couple femme sadique et dominatrice (enfin je switch mais le plus souvent je suis comme ça) avec un homme masochiste et soumis surtout que je ne parle pas que de sexualité mais aussi de personnalité, bref le couple où comme on dit « c’est la femme qui porte la culotte » c’est encore très mal accepté et les hommes comme j’aime sont très rares et encore moins nombreux que les femmes comme moi à s’assumer pleinement tels qu’ils sont.

8-Etre toujours jugée comme voulant ressembler aux hommes ou à d’autres dominants : Non je veux juste me ressembler. Rien de plus, rien de moins. Et non j’essaye pas non plus d’avoir l’air masculine pour être acceptée mieux par les féministes blanches en tant que femme juive comme ça a pu m’être reproché parfois. Et je ne suis pas plus masculine que la femme prolo moyenne par volonté de changer de classe sociale non plus juste parce que suis moi…et c’est tout en fait. Je ne cherche pas à trahir les femmes, les prolos ou les « racisés » du fait de ma masculinité. D’où ça sort ce genre d’idées sérieux?

9-Ne pas être acceptée au club des femmes garçon manqué car geekette : C’est con à dire mais la masculinité sportive n’est pas la mienne la mienne c’est une féminité masculine et virile geek et du coup ça me marginalise encore au sein d’un groupe déjà marginalisé.

10-Etre plus virile et masculine que la plupart des hommes que je connais  (genre il y a environ 10% qui le sont plus que moi et à part les butchs justement je connais pas de femmes qui le soient plus que moi) et me retrouver régulièrement dans des situations de concours de « bite » (symboliquement) :

Pas mal de gens masculins ou virils se sentant moins virils que moi (les personnes féminines ou androgynes et la plupart des personnes masculines et des hommes de ma connaissance) me reprochent d’être ce que je suis et essayent de m’enjoindre à l’être moins pour les mettre plus à l’aise sans comprendre que je peux pas, c’est moi j’ai toujours été comme ça, c’est tout. Voilà. Tandis que les gens de virilité et masculinité égale à la mienne ou lui étant pas supérieure de beaucoup (les environ 10% de mecs aussi virils que moi) passent leur vie à être dans la concurrence et la compétition de qui a la plus grosse avec moi et les 1% de femmes butchs ultra viriles et de mecs ultra virils se foutent de ma gueule genre « toi masculine laisse moi rigoler poupée » et c’est super énervant.

Voilà toutes les raisons pour lesquelles faute de meilleur terme oui je suis une femme hétéro masculine, une femme enfant, une geekette et une adulte garçon manqué et je vais le rester.

 

Point culture : Le zodiaque astrologique.

Apparemment quelqu’un est venu allez savoir comment sur mon blog en cherchant des renseignements sur le signe astrologique du Scorpion (mais WTF?). Donc me voilà à faire un petit point culture sur le zodiaque (astrologie, les 12 signes pas le zodiaque en Astronomie sinon il y en a pour un bouquin complet). Daté d’environ le -Vème siècle avant notre ère et venu de la civilisation babylonienne. Il y a douze signes dans ce zodiaque, le plus célèbre et utilisé en France.

Dans l’ordre ce sont les suivants : 1-Le Bélier 2-Le Taureau 3-Les Gémeaux 4-Le Cancer 5-Le Lion 6-La Vierge 7-La Balance 8-Le Scorpion 9-Le Sagittaire 10-Le Capricorne 11-Le Verseau et 12-Les Poissons.

Le signe astrologique d’une personne c’est le signe lié au jour de sa naissance.

Les gens nés entre le 21 mars et le 20 avril sont Bélier.

Les gens nés entre le 21 Avril et le 20 Mai sont Taureau.

Les gens nés entre le 21 Mai et le 21 Juin sont Gémeaux.

Les gens nés entre le 22 Juin et le 22 Juillet sont Cancer.

Les gens nés entre le 23 Juillet et le 22 Août sont Lion.

Les gens nés entre le 23 Août et le 22 Septembre sont Vierge.

Les gens nés entre le 23 Septembre et le 22 Octobre sont Balance.

Les gens nés entre le 23 Octobre et le 22 Novembre sont Scorpion.

Les gens nés entre le 23 Novembre et le 21 Décembre sont Sagittaire.

Les gens nés entre 22 Décembre et le 20 Janvier sont Capricorne.

Les gens nés entre le 21 Janvier et le 19 Février sont Verseau.

Les gens nés entre le 20 Février et le 20 Mars sont Poissons.

(Je n’évoquerais pas le 13ème signe, le Serpentaire ici vu que le but c’est de faire un article vraiment sur la base de la base sur le zodiaque classique).

Les signes sont liés aux quatre éléments classiques, le Feu, la Terre, l’Air et l’Eau qui se succèdent dans cet ordre dans le cours de l’année, le Bélier étant signe de feu, le Taureau signe de Terre et ainsi de suite. Un moyen mnémotechnique qui est efficace pour moi pour s’en souvenir est la phrase Fêter Le Héros. (Feu(Fê)/Terre(ter)/Air(le hér)/Eau(os)).

Il y a trois signes de chaque élément dans ce zodiaque.

Le Bélier, le Lion et le Sagittaire sont des signes de Feu.

Le Taureau, la Vierge et le Capricorne sont des signes de Terre.

Le Gémeaux, la Balance et le Verseau (comme son nom ne l’indique pas) sont des signes d’Air.

Le Cancer, le Scorpion et le Poissons sont des signes d’Eau.

Donc Scorpion c’est le signe des gens nés entre le 23 Octobre et le 22 Novembre et c’est un signe d’Eau pour commencer à répondre à la question concernant ce signe.

Il y a trois signes cardinaux en début d’une saison, trois signes fixes en milieu de saison et trois signes mutables en fin de saison.

Donc les signes cardinaux sont Bélier, début du printemps, Cancer début de l’été, Balance début de l’Automne et Capricorne début de l’hiver.

Les signes fixes sont Taureau milieu du printemps, Lion milieu de l’été, Scorpion milieu de l’automne et Verseau milieu de l’hiver.

Les signes mutables sont Gémeaux fin du printemps, Vierge fin de l’été, Sagittaire fin de l’automne et Poissons fin de l’hiver.

Donc il y a 3 signes par saisons, les signes du printemps sont Bélier, Taureau et Gémeaux, les signes de l’été sont Cancer, Lion et Vierge, les signes de l’automne sont Balance, Scorpion et Sagittaire et les signes de l’hiver sont Capricorne, Verseau et Poissons.

Donc le Scorpion c’est aussi un signe d’automne, fixe car en milieu d’Automne.

Cette symbolique a été utilisée par les Grecs anciens qui l’ont popularisée considérablement entre le 2ème et le 1er siècle avant notre ère. Très vite dès lors elle se popularise aussi à Rome. Par la suite avec la christianisation cet ancien système aux origines bien évidemment païennes se christianise. Les 12 signes du zodiaques pour certains chrétiens sont ainsi la représentation des 12 apôtres.

Pierre, le Bélier.

Simon, le Taureau.

Jacques, le Gémeaux.

André, le Cancer.

Jean, le Lion.

Philippe, la Vierge.

Mathieu, la Balance.

Thomas, le Scorpion.

Jacques, le Sagittaire.

Barthélémy, le Capricorne.

Jude, le Verseau.

Et Mathias ou Judas le Poissons.

Comme c’est bien expliqué sur Wikipédia, les évangélistes sont traditionnellement associés symboliquement aux quatre signes fixes : Luc et le Taureau, Marc et le Lion, Jean et le Scorpion (représenté sous la forme transfigurée de l’aigle) et Matthieu et le Verseau (l’Homme déversant le flot de la connaissance).

Cela symbolise aussi plus anciennement les 4 saisons.

le taureau pour le printemps (symbole de fertilité)
le lion pour l’été (symbole de la puissance, due à la chaleur écrasante)
le scorpion pour l’automne (symbole de la mort qui arrive, l’empoisonneur)
le verseau pour l’hiver (saison des pluies).

Notons que les quatre étoiles fixes dites royales correspondent à une telle distribution : Aldébaran dans la constellation du Taureau, Régulus dans celle du Lion, Antarès dans celle du Scorpion et enfin Fomalhaut dans celle du Poisson Austral, à proximité de la constellation du Verseau.

Enfin, certains auteurs ont établi un parallèle entre les douze tribus d’Israël et les signes du zodiaque. Jésus de Nazareth est originaire de la tribu de Juda, dont il est dit dans la Genèse qu’elle est « comme un jeune lion ».

Enfin ces douze tribus d’Israël sont réparties ainsi dans les maisons zodiacales :

(info trouvée ici :  http://www.gallican.org/douze1.htm)

Pierre – Il se rattache à la tribu de Ruben: l’aîné. Dans le zodiaque sa maison est celle du bélier. Impulsif, ce personnage a des réactions imprévues: Ruben, il couche avec Bilha, femme de son père; Pierre: il renie Jésus.
Simon – Il se rattache à la tribu de Gad. Dans le zodiaque sa maison est celle du taureau. Son caractère irritable lui a valu le surnom de zélote. Gad, son symbole est le campement de tentes: – « Une troupe lui tombera dessus » (Genèse 49,19).
Jacques (le Mineur) – Il se rattache à la tribu d’Aser. Dans le zodiaque sa maison est celle des gémeaux. Il est dit dans Genèse 49,20: « D’Aser viendra un pain excellent ».
André – Il se rattache à la tribu de Zabulon. Dans le zodiaque sa maison est celle de l’écrevisse (cancer). « Sois heureux dans tes expéditions » lui dit le Deutéronome (33,18). Et nous lisons dans (Genèse 49,13) qu’il sera sur la côte des navires.
Jean – Il se rattache à la tribu de Juda. Dans le zodiaque sa maison est celle du lion. – « Juda est un jeune lion » (Genèse 49,9). La tribu de Juda est la tribu mystique de David. De là, sans doute, le fait que Jean est le disciple bien-aimé de Jésus.
Philippe – Il se rattache à la tribu de Nephtali. Dans le zodiaque sa maison est celle de la vierge. – « Nephtali est une biche lâchée » (Genèse 49,21).
Mathieu – Il se rattache à la tribu de Dan. Dans le zodiaque sa maison est celle de la balance. C’est l’emblème qui figure près de l’apôtre dans le statuaire classique. C’est l’image de la Justice. Le mot hébreu san signifie juge. Samson était de la tribu de Dan. – « Dan juge son peuple » (Genèse 49,16).
Thomas – Il se rattache à la tribu d’Issachar. Dans le zodiaque sa maison est celle du scorpion. – « Et des fils d’Issachar qui savaient discerner les temps » est-il dit dans le premier livre des Chroniques (12-32).
Jacques (le Majeur) – Il se rattache à la tribu de Lévi. Dans le zodiaque sa maison est celle du sagittaire. – « Ils enseigneront tes ordonnances à Jacob et ta Loi à Israël » (Deutéronome 33-10). La Tribu de Lévi est la tribu sacerdotale. – « Donne à Lévi tes Urim et tes Tummim » (Deutéronome 33,8). L’Urim et le Tummim servaient à regarder dans l’avenir et le passé.
Barthélemy – Il se rattache à la tribu de Benjamin. Dans le zodiaque sa maison est celle du capricorne. La Genèse lui donne le loup pour emblème (Genèse 49,27).
Jude – Il se rattache à la tribu de Siméon. Dans le zodiaque sa maison est celle du verseau. Après l’affaire de Sichem où il tua ceux qui avaient violé Dina pour ce massacre d’hommes et de bêtes Siméon fut maudit ainsi que Lévi: – « Car dans leur colère ils ont tué des hommes, dans leur dérèglement mutilé des taureaux » (Genèse 49,6). Si Lévi est béni dans le Deutéronome, la tribu de Siméon devra attendre la Nouvelle Alliance pour recevoir la bénédiction de Dieu par Jésus-Christ. Jude a donc une mission toute spéciale.
Mathias – Judas – Ils se rattachent à la tribu de Joseph. Dans le zodiaque leur maison est celle des poissons. C’est aussi la maison de Jésus-Christ sur terre. La personne de Joseph fut livrée par ses frères. La personne de Jésus fut livrée par Judas. Les Poissons sont un signe double: d’un même signe astrologique, d’une même configuration astrale l’on peut attendre des résultats opposés mais tournant autour d’un même thème. Après la pendaison de Judas, Mathias le remplace.
« Joseph est un plant fécond près de la source dont les tiges franchissent le mur,
Les archers l’ont exaspéré, ils ont tiré et l’ont pris à partie.
Mais leur arc a été brisé par un puissant.
Les nerfs de leurs bras ont été rompus par les mains du Puissant de Jacob,
Par le nom de la pierre d’Israël,
Par le Dieu de ton père qui te secourt,
Par El Shaddaï qui te bénit: Bénédiction des cieux en haut,
Bénédiction de l’abîme couché en bas,
Bénédiction des mamelles et du sein,
Bénédiction des épis et des fleurs,
Bénédictions des montagnes antiques,
Attirance des collines éternelles.
Qu’elles viennent sur la tête de Joseph Sur le front du consacré d’entre ses frères ! » (Genèse 49,22-26).
El Shaddaï – De l’akkadien « shadû » montagne – El Shaddaï signifie Dieu-Montagne. C’est, en effet, sur les montagnes que viendront les révélations d’Israël.

Voilà. Personnellement étant de la tribu juive des Lévi et Sagittaire la coïncidence m’amuse.

Pour quelques ultimes détails de base sur le Scorpion c’est un signe de polarité féminine, appartenant à la huitième maison zodiacale, gouverné par Mars et Pluton et dont l’opposé polaire est le Taureau.

Le fait d’attribuer un caractère vague à une personne selon son seul signe astrologique est de l’astrologie de bazar pas sérieuse du tout (pas que la sérieuse soit plus démontrée mais elle se base sur des choses plus complexes) datée des années 1970 qui associe par exemple le Scorpion à un signe négatif et obscur porté sur l’autodestruction et particulièrement passionné et un signe de transformation représentant le feu contenu dans l’eau, l’énergie de ce qui vit là où le Cancer serait l’eau maternelle et le Poissons l’eau cosmique qui féconde l’univers. Mais ces acceptations sont très modernes.

Le thème astral utilisé en astrologie classique et traditionnelle s’établit à partir de la date et de l’heure de la naissance en fonction de la position des planètes en ce jour et d’un tas d’autres considérations demandant des compétences en astronomie, physique et mathématique un peu complexes pour être établi et censé définir vaguement les grands traits de la personnalité de la personne, ces tendances quoi et son futur en fonction de ces considérations. Thème individualisé donc. Comme je le disais ça ne le rend pas plus scientifique que l’horoscope cliché basé sur rien mais pas moins non plus juste plus dans les cordes de ce qu’est l’astrologie à l’ancienne.

Ceci dit si on tiens à avoir une définition clichée de la symbolique et la personnalité attribuées au Scorpion de façon moderne je conseille cette page qui fait amplement l’affaire :https://mon.astrocenter.fr/astrologie/mag/E1646-scorpion-portrait-astro

J’arrive toujours pas à comprendre pourquoi quelqu’un à cherché ça sur mon site mais voilà ma réponse.

 

Le scandale de la diffamation envers la fête d’Halloween.

C’est fatal une fois Halloween passé on y a droit chaque année, un déluge de conneries de la part des gens hostiles à cette festivité. Et il est plus que temps que ça cesse. En effet Halloween ne sort pas de nul part, c’est une fête qui trouve ses origines dans la culture celtique et qui est une fête celte très importante, et aussi une fête païenne (même si pas exclusivement païenne elle a aussi un versant parfaitement laïque et non religieux très majoritaire), la fête la plus importante pour des millions de gens de religions païennes diverses, Wiccane, Asatru et druidique principalement.

Pourquoi j’en parle ici et pas dans mon autre blog spécialement consacré au druidisme? Parce que c’est une question qui si elle concerne évidemment en premier lieu la discrimination religieuse envers les païens et le racisme envers la culture celtique plus largement elle est aussi plus large. Vous me connaissez vous savez que pour moi la notion de communauté et les liens qui soudent les gens c’est important. Outre toutes les considérations religieuses et culturelles qui sont secondaires au sens où tout ceux qui fêtent une fête ne les prennent pas nécessairement en compte, une fête avant tout ça sert à créer ces liens, à souder les gens et renforcer la solidarité entre les communautés.

Historiquement nos ancêtres des débuts de l’agriculture avaient les deux tiers de leur année qui étaient constitués de fêtes (et donc fériée on a jamais travaillé autant que maintenant et le travail n’a jamais été aussi peu productif et efficace que maintenant en contenu de qualité même si il l’est plus que jamais en quantité…d’activités majoritairement inutiles et pour un bon tiers dangereuses et nuisibles ce qui existait pas à échelle de masse avant le capitalisme bien entendu) et juste avant les débuts du capitalisme la moitié de l’année restait fériée et constituée de fête. Depuis une vrai guerre contre les jours fériés, les vacances et les fêtes dure et a derrière elle quatre siècle partout sur la planète causée par le capitalisme colonial, vu que moins il en a plus les gens travaillent et créent de la valeur au seul profit des capitalistes la stratégie antisociale de délitement des fêtes est logique de la part des capitalistes. Et hélas ça s’est fait massivement et la fête, les vacances et les jours fériés sont en nette voix de disparition jusqu’au Dimanche sacré des chrétiens devenu normalement travaillé (wtf sérieux?) parce que les capitalistes ont beau être pour la plupart chrétiens, la plupart sont de foi capitaliste avant que d’être de foi chrétienne. Parce que ne vous faites pas d’illusion il y a rien de laïque dans l’esprit du capitalisme, c’est un courant de pensée protestante (attention de pensée protestante dominante des gens se prenant pour des « élites » du capitalisme pas du protestantisme tel que vécu par les prolos protestants qui combat activement cette caricature de leur foi qui est un vrai danger public).  Et donc les fêtes disparaissent de plus en plus. En France une seule survit et est vraiment fêtée par quasiment tout le monde, Noel. Halloween est la seconde plus fêtée mais seul 47% de la population française la fête. Et c’est donc principalement pour son aspect de deuxième moment communautaire festif de renforcement des liens sociaux et de permettre de souder les collectivités que je pense qu’on se doit de défendre cette fête en priorité en plus du fait que la diffamer est comme je disais raciste envers les Celtes et discriminant envers les gens de religions païennes.

Hélas en France en plus des monothéistes intégristes qui manquent pas une occasion de raconter n’importe quoi dessus juste pour discriminer l’aspect païen de cette fête et les gens de confessions païennes avec on a une opposition qui s’oppose pas du tout à ces diffamations pour deux raisons, la première outre un manque évident de courage face aux lobbys religieux intégristes est que défendre la laïcité poussent pas mal de gens à diffamer toute chose ayant des origines religieuses, et l’athéisme militant fréquent en milieu d’extrême gauche c’est pire vu que pour eux tradition+origine religieuse = régression sociale de façon automatique car beaucoup en ces milieux caricaturent à l’extrême en France tout ce qui est lié à la religion ou à une chose traditionnelle par ultra progressisme et ultra modernisme.

Donc quelles sont les reproches les plus couramment faits à cette fête cette année et en quoi ils sont bidons :

1-Reproche le plus fréquent Halloween rendrait les gens violents à cause de l’incitation qu’elle contient à faire de méchantes farces. Il y a toujours un connard pour venir avec un fait divers ou un autre pour argumenter en ce sens mais désolée c’est pas vrai. Rien dans les rapports de polices depuis l’existence des rapports de police dans des pays où se fête Halloween partout dans le monde n’a jamais démontré de hausse de violences particulièrement marquée ce soir là par rapport aux autres jours de l’année. C’est une fête, les gens sont très majoritairement bien plus occupés à s’amuser qu’à commettre des actes d’agressions physiques.

2-Halloween serait le symptôme d’une américanisation de la société…sauf qu’elle a son origine dans l’Antiquité celte donc rien à voir avec une création des Etats Unis, ce genre de commentaires témoigne d’un net manque de culture de ceux qui les émettent.

3-Halloween remplacerait la Toussaint. Non, fêter les deux est une chose que certains catholiques y tenant font et personne ne les en a jamais empêché. En plus les chiffres d’affaires d’Halloween selon les commerçants n’ont jamais dépassé en France ceux des fleurs vendues pour la Toussaint alors c’est vraiment du foutage de gueule comme « argument ».

4-Halloween serait une fête commerciale. Clairement moins que Noel et même que la Toussaint, fêtes avec lesquelles par ailleurs elle partage la plupart de ses thèmes centraux. Argument clairement non recevable donc de la part de gens qui fêtent Noel et ne la perçoivent nullement comme une fête commerciale, comme quasiment tout les gens qui m’ont sorti cet argument (les seuls l’ayant fait sans cela étaient des musulmans ne fêtant pas Noel parce que c’est pas leur religion et leur culture…mais pas un de ceux qui m’ont dit ça ne sortait pas cet argument de sites de cathos intégristes auxquels ils avaient cru sur parole, d’ailleurs en leur expliquant en quoi c’était de l’intox je leur ait permis de changer d’avis rapidement sur le sujet).

5-Halloween serait la fête de la mort, de la terreur, de la peur, des démons et des sorcières. Motif à la con pour lequel la Russie influencée par son Eglise orthodoxe interdit aux gens de fêter Halloween dans les écoles de Moscou et qui a fait essayer de la prohiber plusieurs Etats d’Amérique Latine sans succès. Alors non, non, non et renon Halloween c’est tellement plus que ça. Cette vidéo l’explique bien d’ailleurs : https://www.youtube.com/watch?v=OsYg3U2tF1k

6-Halloween serait antinationaliste. WTF? Un bon patriote ne fête pas Halloween? Ah…une raison de plus en ce qui me concerne d’être fière de ne pas être patriote française parmi de très nombreuses autres. Pour revenir à nos amis communistes du coup l’aspect international de la fête devrait leur plaire…sauf que eux ils y voient une fête du capitalisme américain, non mais n’importe quoi…je vous jure. On l’a vu c’est celte à la base et les américains chrétiens blancs d’origine germanique intégristes religieux sont probablement les plus hostiles à cette fête du monde. Analyse politique foirée par manque de culture je suppose donc de la part de l’extrême gauche en France concernant Halloween.

7-Halloween serait l’occasion pour des gens malveillants de mettre des tas de produits douteux, du cannabis notamment, dans les bonbons récoltés par les enfants. Chose qui arrive extrêmement rarement évidemment et qui a d’autant moins de risques d’arriver si on demande des bonbons à ses voisins qui seraient vite inculpés si il y avait des preuves qu’ils voulaient empoisonner vos gosses.

8-Halloween pousserait les enfants à se mettre en danger pour se faire peur. Alors là aussi aucune preuve définitive que ce serait plus le cas ce jour là qu’un autre jour n’a jamais été amenée ce qui tend à très fortement appuyer la thèse qu’ils ne se mettent pas plus en danger ce jour là que les autres jours en moyenne.

9-Bon fort heureusement les deux autres âneries diffamant Halloween les plus courantes sont l’exclusivité des monothéistes intégristes. Alors déjà l’idée que ce serait la fête du Diable. Non. La plupart des gens qui la fêtent ne l’associent pas à une divinité particulière et les gens qui fêtent une fête religieuse d’origine païenne à ce moment là que généralement ils ne nomment pas Halloween mais Samain vénèrent alors des divinités païennes pas le diable. Et les satanistes eux ont des jours de fêtes parmi lesquels Halloween n’est pas et le jour où ils fêtent le plus Satan, c’est à dire leurs mauvais penchants ainsi que le jour le plus sacré pour eux n’a rien à voir avec Halloween, à moins de tomber fortuitement à cette date, car il s’agit de leur propre anniversaire. En général c’est idioties sont proférées par des gens qui prennent Samain pour un dieu, croient que ce Samain est cornu parce qu’ils le confondent avec Cernunnos et qu’Halloween et sa fête alors soyons clairs Samain c’est la réunion de tout le peuple celte donc elle est dédiée à tout les esprits de la nature, tout les esprits des ancêtres, tout les dieux, tout les humains et tout les autres êtres vivants, c’est la grande fête de l’union complète où se côtoient des gens de toutes les classes sociales et le jour où les distinctions hiérarchiques sont les plus faibles. Donc il est pas consacré à une divinité particulière. Samain n’est pas une divinité c’est juste le nom de la fête qui a le sens de réunion et de fin de l’été au sens de fin de la saison lumineuse. Et Cernunnos est une divinité celte et aussi reprise plus tard par les Wiccans, il n’est pas et n’a jamais été le diable. Le diable n’existe que pour les monothéistes et les satanistes et Cernunnos est une divinité polythéiste appartenant à des panthéons qui n’incluent pas la vénération de Satan. Après pour les cathos intégristes tout ce qui n’est pas catho intégriste est satanique. Perso j’en pense que Satan est le meilleur ami que les Eglises aient jamais eu et que personne ne craint et ne vénère en ce sens plus Satan, la mort, la terreur, la peur, les démons et les sorcières que les cathos intégristes. Je note cependant que toutes ces bêtises diffamant Halloween même les pires que ne sortent vraiment que les cathos intégristes se retrouvent souvent dans les discours des « élites » capitalistes, politiciens et médias de tout bords politiques ce qui montre l’énorme influence du lobby catho intégriste sur ces personnes.

10-Ensuite l’idée des cathos intégristes de l’attaquer au prétexte que la fête promeut la sorcellerie, le druidisme et la Wicca fonctionnait il y a dix ans pour effrayer les gens mais heureusement depuis quelques années l’Etat en France a remarqué que ça allait un peu se voir son côté pseudo-laïque à géométrie totalement variable selon la religion concernée à force de toujours allez dans le sens des cathos intégristes et a un peu reculé sur ses discriminations régulières de personnes se déclarant sorciers/sorcières, de confession druidique ou de confession wiccane de croyance et rappelé qu’en théorie on a le droit d’être de n’importe quel religion et qu’harceler les gens qui ont des pratiques magiques ou des religions païennes n’est pas autorisé en France.

Bref Halloween fait manifestement peur aux « élites » capitalistes et aux intégristes religieux donc à deux groupes que je ne porte vraiment pas dans mon cœur, ça fait deux nouvelles excellentes raisons de le fêter en plus de toutes les autres pour moi tout les ans. Les principales causes de cette panique qu’elle engendre chez eux sont son ancrage dans les origines païennes, son vague lien avec la sorcellerie, et surtout son aspect de tradition populaire soudant les prolos entre eux par de là leurs divergences secondaires, la plus grande crainte des « élites », qui sont à mon avis toutes de très bonnes raisons de continuer à la fêter avec encore plus de plaisir qu’avant que je ne prenne conscience de tout ces aspects de cette fête et d’à quel genre de personnes elle fait peur.

 

Kanaky : Résultat du suffrage.

Trois quart des Néo-calédoniens ayant voté dans le quart ne l’ayant pas pu pour des raisons on l’a vu d’absence totale de respect des droits des Kanaks par la France, 10 000 kanaks, des sondages coloniaux qui annonçaient la victoire du Non à l’indépendance à 75% des voix…et en fait le Non l’emporte effectivement mais les Kanaks s’étant massivement mobilisés pour leur indépendance il l’emporte de manière très serrée avec 56% de votes non seulement hors il manque 6% du corps électoral, les fameux Kanaks interdits de vote sans raison aucune très majoritairement favorables à l’indépendance de la Kanaky dont la présence aux urnes aurait fait basculer immédiatement le vote de leur côté et ceux des Kanaks qui voient depuis le départ et à juste titre ces élections comme un leurre colonial et refuse de participer à la supercherie. Du coup les colons font la gueule ce soir et se la joue discret parce que les Kanaks pro indépendance ont quatre atouts dans leurs manches ce soir :

1-Contester le référendum une première fois du fait des dizaines de milliers de Kanaks mystérieusement absents des listes électorales de ce scrutin en toute illégalité.

2-Faire de même une seconde fois en cas de nouvelle magouille de la France pour truquer les scrutins.

3-Faire appel à l’ONU pour le respect du droit international des Peuples Autochtones et ainsi déclencher un scandale international forçant la France à accepter l’indépendance de la Kanaky.

4-S’autoconsidérer comme indépendants et agir dès lors sans tenir aucun compte du droit français pas légitime en Kanaky autant que faire se peut quitte à le faire par les armes et la révolution si cela devient de nouveau nécessaire, ceci dit pour le moment il y a des moyens légalistes de faire plier le système et il est probable que la majorité des Kanaks les emploieront en priorité.

En clair, les résultats sont en mesure de donner un point d’appui fort au futur des luttes Kanaks même si hélas le oui comme c’était prévu n’a pas pu l’emporter du fait des tricheries sur la sélection du corps électoral organisées par l’Etat colonial français. La lutte pour la décolonisation de la Kanaky continue donc, en espérant de tout cœur que les Kanaks arrivent au plus vite à la rendre victorieuse.

Kanaky : Autre article intéressant sur le sujet publié hier soir sur le site Milles Bâbords.

Encore une fois j’ai oublié comment on partage un article sur WordPress donc je vous copie colle ce texte fort intéressant :

Sur le Mouvement des Groupes Révolutionnaires Koutumiers Kanak (MGRK)
Article mis en ligne le samedi 3 novembre 2018
Le 4 novembre prochain aura lieu le référendum sur l’indépendance de la Nouvelle Calédonie. Étant donné qu’il n’y a jamais eu de telle consultation pour approuver ou non la souveraineté française, certains refusent le principe même d’un tel référendum car, en un sens « ici, l’État français est déjà destitué car c’est la « Koutume » qui régit la vie ».

C’est le cas notamment du MGRK, le Mouvement des Groupes Révolutionnaires Koutumiers Kanak, qui présente les choses autrement : « La Nouvelle Calédonie, colonie française, terre occupée depuis 165 ans, sera soumise le 4 novembre à une « consultation » référendaire : souhaite-t -elle ou non sa pleine souveraineté, en d’autres mots son indépendance ? Après une politique de peuplement qui a rendu le peuple kanak minoritaire, la farce du jeu des urnes est ici sans complexe. »
Nous [Lundimatin] publions ici un court reportage donnant la parole à des membres du MGRK précédé d’une mise au point sur la situation et d’un communiqué de presse du MGRK qui précise sa volonté d’indépendance et son opposition au référendum

Ici, l’État français est déjà destitué car c’est la « Koutume » qui régit la vie. L’indépendance de la Kanaky ne se jouera pas le 4 novembre après la « consultation » référendaire organisée par l’État colonial. Le vote est une hérésie aux droits des peuples indigènes. Après les massacres, l’évangélisation, le viol de la terre pour en extraire le nickel et une politique de colonisation par le peuplement, l’État français, vêtu de son costume de modernité, poursuit ses attaques. Le peuple kanak se défend, résiste et s’organise.

La Nouvelle Calédonie, colonie française, terre occupée depuis 165 ans, sera soumise le 4 novembre à une « consultation » référendaire : souhaite-t -elle ou non sa pleine souveraineté, en d’autres mots son indépendance ?
Après une politique de peuplement qui a rendu le peuple kanak minoritaire, la farce du jeu des urnes est ici sans complexe.
En rentrant dans la politique institutionnelle des accords de Matignon dans les années 90, les mouvements d’émancipation du peuple kanak ont dû en accepter les règles : partis politiques, syndicats, loi 1901, Sénat Coutumier, développement industriel. Mais Alexandre Bwaa, président du MGRK nous dit : « …pour diviser le kanak il faut le politiser ».

Le MGRK refuse « le système centralisé multi-partis » car il vide de sa substance vitale le peuple kanak, qui, comme pour l’ensemble des peuples premiers océaniens, puisait jusqu’ici sa force dans la Koutume. La Koutume résume l’Esprit Kanak, sa forme d’organisation et sa vision du monde, horizontale, verticale, communautaire, spirituelle et liée à la terre. La Koutume organise le monde océanien depuis la nuit des temps. C’est cette forme de vie que les contestataires koutumiers indépendantistes entendent remettre sur pied, et ils proposent une sortie pure et simple des institutions françaises.

Ces dernières semaines, des actions sont menées sur la Grande Terre : des marches, des blocages, dont celui du luxueux hôtel Sheraton ou de la mine de Tiébaghi (principale mine de la SLN : Société Le Nickel), et l’on peut sentir qu’en marge de la politique institutionnelle, des paroles et des gestes veulent se faire entendre et signifier.

Aujourd’hui, le MRGK tente de rassembler les différentes forces coutumières à travers le pays, et s’est doté de l’appui diplomatique du Vanuatu et des pays non-alignés pour déposer une déclaration d’indépendance à l’ONU. Le Vanuatu soutient son « pays frère de Mélanésie », ayant lui-même accédé à son indépendance en 1980 par la voix coutumière, en refusant un referendum. À l’époque, Walter Lini, premier ministre vanuatais disait : « je ne considère pas le Vanuatu comme réellement indépendant tant que la Calédonie ne sera pas elle-même indépendante. ».

À quelques jours du 4 novembre 2018, le MGRK appelle à son tour à une non participation au vote, et à l’accession directe à l’indépendance, par la reconnaissance d’un État Koutumier Kanak.

Si vous voulez mieux comprendre ce qu’est la Koutume Kanak voici une vidéo qui le permet :

La suite :

Donc de ce que j’en comprends ce que les Kanaks et les Océaniens plus largement c’est par la Koutume une communauté spirituelle enracinée dans les terres ou vivent leurs peuples tant environnementalement par une agriculture respectueuse que culturellement par les mythes et légendes qui fondent leur culture.

Et c’est cela que les Kanaks qui veulent leur indépendance et les peuples Océaniens militants luttent pour conserver et transmettre.

Vous voyez donc que c’est ancré plus profondément qu’une simple histoire politique et que l’enjeu ici est vraiment fondamental.

Comme dit précédemment c’est la lutte contre le génocide du peuple Kanak, sa colonisation, la destruction de sa culture et de sa religion, la pollution et la destruction de ses terres ancestrales et de la faune et la flore y vivant que Macron perpétue en ce moment avec son faux référendum.

Pour ce qui est de la vision écologique du peuple Kanak cette chanson en est une bonne illustration je crois :

Et du même groupe, cette chanson qui parle des racines culturelles Kanaks et des dégâts de la colonisation :

 

Pour les aider je pense que c’est important de faire de notre mieux pour relayer leurs luttes et les soutenir à la mesure de nos moyens mais on peut aussi faire encore plus en les rejoignant dans cette guerre contre les gens qui détruisent les peuples et les terres partout sur la Terre par unique appât du gain. Défendons nous aussi la terre de nos ancêtres contre le mal qui lui est fait, la pollution, les menaces pour les écosystèmes, et conservons nos propres liens de communautés, humains bien sur mais aussi culturels défendant la variété des peuples et des langues dans toute sa richesse profonde, aussi n’oublions pas une vraie éducation spirituelle qui est fondamentale et dont la perte est la cause au fond de toutes ses destructions qui menacent à moyen terme la survie de notre espèce. Cela nécessite une lutte sans merci contre le capitalisme partout sur la planète bien sur mais aussi et avant tout le retour à des cultures sources de vies porteuses de tellement mieux que tout ce que le capitalisme pourra jamais donner même aux plus puissants, et donc une joie véritable qui soude ces luttes. Vive la Kanaky libre et indépendante. Courage aux Kanaks et à tout les gens sur la planète avec des luttes similaires.

Kanaky : Article de Médiapart soutien guyanais aux Kanaks en lutte pour leur indépendance.

Je copie colle le contenu de l’article (parce que je me souviens plus comment on les partagent) :

Kanaky – Nouvelle Calédonie. Seule la nation nouvelle porte connaissance au monde…
3 nov. 2018 Par Pierre Carpentier Édition : Mémoires du colonialisme.
Car elle a triomphé par sa volonté de s’y enraciner. « Je ne crois pas que les principes universels soient des principes qui permettent l’émancipation, en tout cas de peuples opprimés, parce qu’on a jamais vu une démocratie occidentale mue par ces principes-là accepter, ou proposer, ou prendre en main une décolonisation ». (Édouard Glissant).

L’ennui voyez-vous c’est que demain 4 novembre 2018, il s’agira d’un « referendum » bilatéral organisé in situ par la puissance administrante (colonisatrice : la France) dans le bloc de sa constitutionnalité au moyen du génocide par noyade de la démographie électorale kanak.

Cette « option » politique n’est pas reconnue par les institutions internationales (ONU) qui garantissent l’autodétermination des peuples, car elle est « proposée/imposée » par le pays qui y exerce son autorité, son droit, ses fonctions et pouvoirs  régaliens.

Ils veulent nous noyer mais notre résistance est d’unité sous-marine !

Guyanaisement,

Soley’ !

Pyèr.

PS :

Voir : « Édouard Glissant a démasqué les principes occidentaux fondés sur l’émancipation », ici :

 

 

Le Club est l’espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n’engagent pas la rédaction.

 

L’auteur :

Pierre Carpentier
MÉMOIRES DE L’EAU. « Les songes de nos vivants prennent à l’eau, la source et le sel ! À la terre, le sang et la force ! Au vent, nos sacrifices livrés en confiance. Assez de ces supplices ! Les poèmes ne sont pas fait pour les chiens ! Ils portent nos libertés souveraines ! lls sont le parfum de nos royaumes ! Sois vaillant à la tâche attaquante que nous te confions ! Les dominations nous mitraillent encore mais tu répondras à ce juste tourment du devoir ou détourne toi à jamais de notre appel ! En toutes directions que tu choisisses tu nous reviendras et nos comptes te seront remis ! Pour notre générosité, tiens en partage le calme des eaux ! ». (Extrait « d’IRACOUBO. L’Épicentre des Eaux », 2014).  » MAIS ALORS, LA GUYANE ? Une infinité que nous imaginons gorgée d’eaux et de bois. Les Guyanais demandent que les Martiniquais et les Guadeloupéens les laissent en paix. Nous avons pas mal colonisé de ce côté. C’est pourtant comme une attache secrète que nous avons avec le Continent. Une attache poétique, d’autant plus chère que nous y renonçons. D’autant plus forte que fort sera le poids des Guyanais dans leur pays. Des chants comme des rapides à remonter, des poèmes comme autant de bois sans fond. » ÉDOUARD GLISSANT in LE DISCOURS ANTILLAIS (P 775).
Cayenne / Vanves – Guyane / France.

Je vous livre aussi un autre article de Médiapart du même auteur en copié collé fort intéressant sur la France et le droit des peuples autochtones, tout y est dit :

L’ADN colonial de la République.

Le 9 août (note personnelle : 2018 donc il y a quelques mois que c’est passé maintenant mais l’analyse reste valable) sera célébrée la Journée Internationale des Peuples Autochtones. Initiée par l’ONU en 1995, elle vise à sensibiliser sur leur situation et à promouvoir des actions nationales et internationales pour le respect de leurs droits. La France a des peuples autochtones sur ses territoires, elle se doit de prendre toutes les mesures pour appliquer concrètement les droits qui leur sont reconnus.

ONU Conseil des Droits de l’Homme (Genève) le 28 juin dernier.
La France rejette pour la Nième fois la ratification de la Convention Nº169 de l’Organisation Internationale du Travail au motif du principe de coloniale indivisibilité de la République !…
À travers les âges, le dogme constitutionnel d’indivisibilité de la République des sept mers sur les trois océans se dresse irréconciliable avec le droit humain contre la reconnaissance des Peuples Autochtones sous le ciel français. Il n’y aurait donc ici de vertu possible en droit que par son action colonialiste sur la Terre…
Les termes de l’intervention de M François Croquette, Ambassadeur de France auprès de l’UE et des Droits de l’Homme à l’ONU :

« Monsieur le Président, chers collègues, Mesdames et Messieurs,
Nous sommes réunis pour conclure le troisième cycle de l’Examen Périodique [Universel] de la France. (Qui se tient tous les 4 ans !)

Mon pays reste plus que jamais profondément attaché à cet exercice, outil irremplaçable d’évaluation des politiques publiques au regard du respect et de la promotion des Droits de l’Homme.
La France a examiné avec soin les 297 recommandations qui lui ont été adressées lors de son audition le 15 janvier 2018. La décision d’accepter ou non, ou d’accepter seulement en partie ces recommandations à fait l’objet d’un processus de consultation interministérielle approfondi.
Nous avons non seulement répondu aux recommandations mais également rédigé, dans un soucis de clarté, une annexe au document officiel qui explicite sous forme de tableau les positions de la France sur chacune des recommandations.

La Commission Nationale Consultative pour les Droits de l’Homme (CNCDH) que je salue, a été associée à ce processus. À l’issue de cet exercice la France a accepté 238 recommandations, soit 80% de celles qui ont été formulées. En outre la France accepte en partie 34 recommandations, cela signifie qu’elle en partage le sens, mais qu’elle ne peut les mettre en œuvre en totalité, ou encore, que des obstacles juridiques ou constitutionnels s’y opposent.

Seules 25 recommandations sont seulement notées ; soit parce que nous ne sommes pas en mesure de les mettre en œuvre, soit pour des raisons juridiques ou constitutionnelles, soit parce que nous ne les approuvons pas sur le fond.
La France n’a pas accepté par ailleurs certaines recommandations qui impliquaient la reconnaissance des concepts de minorités et de Peuples Autochtones. En effet le droit français repose sur deux principes essentiels consacrés par l’article premier de la constitution : l’égalité de droit des citoyens, sans distinction d’origine, de race ou de religion et l’unité et l’indivisibilité de la nation.

 

Ainsi la France ne reconnaît pas de droit collectif à des groupes qui seraient définis par une communauté d’origine, de culture, de langue ou de croyance. L’affirmation d’identité est le résultat d’un choix personnel, non de critères applicables définissant à priori tel ou tel groupe. C’est en raison de cette conception que la réalisation de statistiques ventilées par origines raciales ou ethniques, évoquées par certaines recommandations n’est pas pratiquée en France. Et c’est en vertu de cette même tradition constitutionnelle d’égalité des individus et d’indivisibilité de la République, que la France ne peut pas garantir des droits culturels collectifs à des groupes particuliers sur un fondement identitaire. (note personnelle : quand c’est pour reconnaître une soi disant racine chrétienne à la France les colons blancs le communautarisme les dérangent pas hein, c’est de l’hypocrisie pour prétendre se servir de prétextes soit disant antiracistes pour continuer de coloniser tranquille, rien ne les arrêtent ils sont écœurants).

La France ne peut pas non-plus, pour les mêmes raisons, reconnaître la notion de Peuples Autochtones, et c’est pourquoi elle n’envisage pas à ce stade de ratifier la Convention nº169 de l’Organisation Internationale du Travail.
Cela ne signifie pas bien sûr que la France méconnaît les difficultés auxquelles les personnes appartenant à ces groupes peuvent être confrontées, mais que pour elle, leur protection passe par des politiques publiques adaptées plutôt que par la création de droits spécifiques. (traduction personnelle de cette langue de bois : tant que la France peut continuer d’épuiser les ressources naturelles de ces peuples et d’exploiter et polluer leurs terres partout sur la Planète le gouvernement français se contrefiche de mettre ces peuples en danger de mort et même s’en accommode fort bien, génocidaire comme il continue de l’être)».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Kanaky : Les enjeux du référendum de demain.

 

Je vous écrit en m’inspirant fortement de ce très bon de Corsciainfurmazione sur ce sujet politique majeur qui se joue demain : .www.corsicainfurmazione.org/1324250/corse-a-manca-referendum-du-4-novembre-en-kanaky-autodetermination-ou-neo-colonialisme/2018/

Kanaky est divisée actuellement, le FLNKS dénonce des sondages truqués cherchant à influencer le peuple Kanaks à ne pas voter en faisant croire que la victoire très large du non à l’indépendance de la Kanaky est jouée d’avance tandis que la gauche indépendantiste kanake appelle depuis des semaines à la non participation au vote jugeant ce scrutin comme un simulacre de référendum pour le droit à l’autodétermination. Les accords de Matignon de 1988 prévoyaient initialement un référendum pour 2008 au plus tard.

Le but des accords n’était cependant pas tant le référendum en lui même que la décolonisation de la Kanaky, ils étaient censés permettre de mettre le peuple Kanak, les gens originaires de l’île donc, au centre du dispositif politique dont ils se trouvaient jusqu’alors totalement écartés comme les citoyens de seconde zone d’un état colonial, ce qu’ils étaient à la base la Nouvelle Calédonie étant à l’origine la Kanaky un pays libre d’un peuple libre renommé Nouvelle Calédonie après sa colonisation par la France. Donc tout les clowns que vous voyez à l’Assemblée Nationale même pas fichus d’assumer de dire que la Kanaky est la Kanaky et pas la Nouvelle Calédonie ne sont que des saloperies de colons. On est toujours gouverné par un gros tas de colons Macron en tête donc.

Colons ayant fait prévaloir le droit français et le système politique français sur la coutume kanak système de loi religieuse et coutumière kanak qui jusqu’alors réglait la vie de ce peuple en mettant ses préoccupations en son centre pour y substituer la loi d’un pays colon qui leur a ôté tout pouvoir légal.

Cette loi leur a aussi rendu très difficile sur leurs propres terres de trouver un emploi, notamment dans la fonction publique, de pouvoir avoir accès aux formations scolaires et universitaire et de trouver un logement, choses que les accords et leur mise en application était censés pouvoir permettre à l’origine.

Sauf que c’est l’inverse qui s’est passé les années 2000 ont vu une arrivée massive de métropolitains français (vu la situation je dirais même cash de colons blancs) en Kanaky qui a aggravé le virage économique qui y est entamé depuis les années 1980 vers une économie d’immobilier et de tourisme a seul profit des populations blanches et de façon totalement déracinée par rapport aux racines historiques et environnementales de l’île et du peuple Kanak qui s’en trouve encore plus mis à l’écart qu’avant.

La spéculation immobilière en effet éloigne les kanakes vers les bidonvilles et périphéries urbaines pauvres, le centre ville riche étant réservé aux colons blancs. 99% des prisonniers de Nouvelle Calédonie sont de jeunes kanaks. La direction de l’île est quasi entièrement aux mains des blancs, ce n’est qu’en 2016 qu’un avocat kanak a pu y plaider pour la première fois et en 2018 que le premier chef d’établissement scolaire kanak y a été nommé.

De plus les aides publiques ont été détournées de leur but initial pour instaurer un clientélisme politique au sein même du peuple kanak. Ce qui leur a permis d’installer quelques politiciens kanaks dans le système politique blanc colonial afin qu’ils servent de caution à l’installation des professionnels colons blancs du tourisme et de s’attaquer au système traditionnel Kanak de la coutume en tentant de le ruiner de l’intérieur. Stratégies coloniales semblant hélas fonctionner pour le moment. Ce colonialisme de l’intérieur a accentué les inégalités et le délitement du lien social et culturel entre les Kanaks.

Sauf que les accords de Matignon ont rendu valide le référendum alors que les Kanaks étaient largement majoritaires sur leur île, d’ailleurs on le sait si ils étaient seuls votants l’indépendance gagnerait haut la main, si ils votaient avec les autres prolétaires de l’île d’origine non kanak blancs inclus se serait pareil, sauf que la spéculation immobilière a permis à l’Etat colonial de France de faire que la moitié des votants soit des bourgeois blancs et donc de faire basculer le vote en sa faveur alors qu’il est totalement injuste pour les raisons mentionnés ci dessus et qu’à ce stade la seule position juste possible est l’indépendance pour Kanaky le plus rapidement possible et la fin de la colonisation française en Kanaky. En choisissant le contraire Macron et sa bande nous révèlent pour qui ils bossent : pour la bourgeoisie coloniale française blanche et personne d’autre.

C’est dans ce contexte plus qu’anormal au niveau du droit international que ce sont signés en 2007 les accords de Nouméa qui ont fixé la composition du corps électoral de Nouvelle Calédonie devant voter demain. C’était tellement n’importe quoi l’an dernier que l’ONU c’est sentie forcée d’intervenir pour mettre la pression sur la France. En effet comme l’ont énuméré puis fait remarquer les militants kanaks l’an dernier 23 000 citoyens kanaks avaient comme « par hasard » disparus des listes électorales pour ce vote sans explications donc l’ONU à tenter de forcer la France à les mettre sur ces listes sauf que c’est cette saloperie de raclure profondément raciste, fasciste et antisémite par opportunisme de Manuel Valls (oui je ne le porte pas dans mon cœur je suppose que ça se voit un peu) qui s’en est chargé et évidemment le résultat ne s’est pas fait attendre du coup cette saleté a trouvé le moyen de permettre à 10000 kanaks supplémentaires de voter…donc d’empêcher 13 000 kanaks citoyens de voter sans la moindre raison autre que la France veut garder sa colonie de Nouvelle Calédonie pour ses affaires touristiques. Si vous savez comptez ça fait même pas la moitié des kanaks privés du droit de vote sans raison tout spécialement pour ce référendum qui ont été mis sur ces listes.

Vous pouvez donc voir par vous même la mascarade. L’Etat français est pas du tout neutre dans cette affaire, il agit en colon a un point où il y a moyen qu’il finisse condamné par la justice internationale à cause de ses méfaits en Kanaky dans sa façon de mettre en œuvre les accords de Matignon en respectant leur lettre tout en violant brutalement leur esprit.

En Corse les militants soutiennent leurs camarades indépendantistes Kanaks en lutte contre le système colonial français en dénonçant ces manœuvres coloniales et la nécessité de sortir des institutions françaises pour avoir droit à une autodétermination véritable et pour les Kanaks avec forcément à l’indépendance. Je soutiens les Kanaks dans cette lutte de mon mieux en vous partageant ces informations que les médias français et les partis politiques métropolitains de tout bords taisent car ils ont tous mangés à la soupe de l’état colonial français. Ce qui explique pourquoi hélas plein de militants « révolutionnaires » manifestent contre la venue de Trump à Paris comme si ça pouvait l’empêcher de venir et je me sens très seule à relayer ce qui se passe en Kanaky à l’heure actuelle alors que l’enjeu est gravissime, c’est un crime contre le peuple Kanak que notre Etat commet alors il serait peut être tant qu’on arrête de critiquer les américains en métropole et qu’on commence à s’apercevoir qu’en France aussi on a un ultra raciste et même un colon à la tête du pays et que c’est surtout lui qu’on devrait virer de chez nous. Pour ce qui est des Kanaks force à eux et à leur combat et que leur lutte soit victorieuse.

Je les aient surement déjà mises mais voilà trois petites vidéos de Kanaks qui résument bien tout les enjeux de cette lutte, Liberté, Paix = Indépendance, Sans Conditions pour les Kanaks avec fin de la justice coloniale en Kanaky et restitution de leurs terres ancestrales aux Kanaks :