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Top 10 des clichés anti prolos dangereux pour la lutte des classes dans les fictions.

 

 

 

 

 

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Livres, films, séries télés ou encore jeux vidéos quelque soit la forme d’une fiction en général ces créateurs ne sont pas des prolos et son histoire tourne autour des hautes classes sociales et de leur glorification, Dallas fait un feuilleton des richissimes américains et leurs histoires de famille, James Bond héroïse un agent secret blindé de thune, Iron Man et Bat Man transforme des hommes fortunés en Super Héros et bien des œuvres de Fantasy  ou des fictions pour enfants du Roi Lion au Seigneur des  Anneaux lient le retour de l’ordre et de l’harmonie au retour du roi et tendent à peindre les monarchies comme des utopies idylliques. Bref, les mondes fictifs célèbres et populaires le plus souvent mettent en scène et dépeignent sous un beau jour exclusivement des personnes riches. Parfois des prolos sont présents, généralement au second plan dans les personnages secondaires comme par exemple la servante ou la bonne à tout faire dans bien des œuvres littéraires notamment les classiques appris à l’école comme Racine, Molière et tout ça (oui je sais c’est ancien mais le présenter comme on le fait souvent à l’école sans contextualiser la pièce et analyser le point de vue de classe qui s’y exprime ça revient à éviter d’apprendre aux enfants à comprendre comment fonctionne les classes sociales et c’est clairement un choix des programmes de l’éducation nationale). Encore plus rarement il arrive que des personnages prolos soient mis au devant de la scène dans les personnages principaux, ce n’est pas fréquent qu’ils soient plusieurs. Deux schémas principaux existent, le plus souvent on a un prolo perdu au milieu d’un tas de riches et quelques fois on a une fiction sur des prolos et leur milieu de prolos faite à 100% par des gens qui n’en sont pas. Les œuvres par des prolos, sur des prolos sont généralement des œuvres indépendantes au succès de niche et dont le public n’est le plus souvent pas le grand public et bien sûr il existe aussi des œuvres faites par des prolos, sur des prolos et pour des prolos à grand succès mais ça c’est un cas de figure bien plus rare sur lequel je m’attarderais dans un autre article. Ici je veux juste analyser les dix pires clichés à mon avis sur les prolos dans les fictions à grand succès et en quoi ils sont utiles aux classes sociales élevées pour maintenir les prolos dans une conscience de classe faible et donc éviter que les prolos servent leurs propres intérêts et les pousser à servir ceux des classes possédantes c’est à dire à se tirer une balle dans le pied vu que leurs intérêts sont directement antagonistes à ceux des classes possédantes.

Top 10 des pires clichés de fiction dangereux pour nous les pauvres et utiles à la propagande bourgeoise :

10- Classes laborieuses, classes dangereuses : Ce cliché montre la puissance du prolétariat et la peur que les riches en ont mais il montre aussi les pauvres comme naturellement viciés, mauvais et tendant toujours vers le mal et associe donc dans la tête de plein de gens l’idée de lutter contre le système capitaliste et la propriété à quelque chose de mal quand on est pauvre. D’ailleurs à votre avis pourquoi les couleurs de la lutte des classes le rouge et le noir sont celles des méchants hollywoodiens? Ce n’est pas un hasard le but est d’associer lutte des classes : le mal, l’extrémisme dans l’esprit des gens. Le rouge du communisme qui représente le sang des prolos tués par le capitalisme devient le rouge du sang des supposées victimes des très méchants anticapitalistes et le noir de l’anarchie qui représente le refus des partis politiques et de l’autorité et la mort en hommage aux défunts anarchistes morts pour leurs idées émancipatrices devient le noir du mal absolu et du chaos, du désordre qui y sont associés et paf grâçe à la narration des fictions capitalistes les prolos et les courants politiques anarchistes et communistes deviennent la représentation d’un mal violent, sanguinaire, fanatique et chaotique qui plonge le monde dans le désordre et plus personne ne veut y être associé. Ça a l’air de rien mais vu le nombre de prolos aux idées progressistes qui refusent de devenir révolutionnaires car ça leur paraît trop extrême, violent et fanatique clairement ce type de propagande contre la résistance au capitalisme est efficace.

9-Les prolos sont cons dans les fictions capitalistes, rares sont les pauvres qui brillent par leur culture, leur réussite scolaire, leur capacité d’analyse, leur aptitude à voir au-delà des apparences et des clichés, leur sagessse, leurs connaissances dans un domaine précis non manuel ou tout autre caractéristique associée de façon stéréotypée à la notion d’intelligence. Les bourgeois qui pondent ces fictions montrant des prolos de cette façon démontrent clairement qu’ils pensent les pauvres comme leur étant génétiquement inférieurs en terme de force et d’intelligence. Le darwinisme social n’a jamais disparu de la conception bourgeoise du monde où il reste une idéologie marquée et majoritaire. Cet article par exemple l’illustre bien :

http://www.slate.com/articles/health_and_science/science/2014/01/social_darwinism_and_class_essentialism_the_rich_think_they_are_superior.html

L’essentialisme de classe comme le nomme les chercheurs est bien pratique pour les bourgeois mais les prolos n’ont aucun intérêt à se croire faibles et bêtes par rapport à leurs patrons, cependant le cliché est tellement répandu par la propagande bourgeoise que même eux y croient. Moi même j’ai bien du mal à ne pas me sentir inférieure en force et en intelligence à ceux qui réussissent dans les études et le travail au point d’être ou de devenir bourgeois et une partie de moi leur envie cette capacité que je n’ai pas. Il semble d’après cette étude que les pauvres croient moins que les riches que la richesse est liée à la force et à l’intelligence mais semblent y croire trois fois  plus que ce n’est vraiment le cas selon les études génétiques à ce sujet (qui exagère sans doute le lien entre richesse et force physique et intelligence comptée en points de QI en omettant ouvertement que le QI a été créé selon des critères d’intelligence détérminés par la bourgeoisie et que les divergences d’accès aux soins entre riches et pauvres semblent une meilleure explication de différences physiques entre les deux que la génétique qui n’en est probablement que le reflet. De plus on notera qu’il est pratique au bourgeois de se croire physiquement supérieurs aux pauvres dans l’absolu mais que dès qu’on parle de travaux manuels d’un coup ils deviennent trop frêles et de faible constitution pour les effectuer et les prolos deviennent des colosses surhumains à la force invincible qui s’en charge donc puisqu’ils y sont seuls aptes dans les discours bourgeois. C’est le fameux coup vieux comme le monde de les pauvres sont le corps sans la tête et les riches la tête sans le corps et donc ils ont besoin l’un de l’autre pour vivre, c’est un non sens mais presque tout le monde y croit un peu tant cela nous a été dit et répété par les moyens de diffusion de l’idéologie bourgeoise. C’est utile de défaire cette idée pour lutter contre le capitalisme vu que forcément on est plus efficaces dans le combat quand on se pense égal à son adversaire que lorsqu’on croit qu’ils nous est très supérieur physiquement comme intellectuellement. C’est pourquoi tout cliché qui entretient l’essentialisme de classe sociale est dangereux pour les prolos.

8-Les clichés des fictions créés par les bourgeois font souvent de tout les prolos des tarés irrationnels et incohérents, imprévisibles et incompréhensibles, au-delà même de la psychophobie de cette vision des prolos ce que ça a de dangereux c’est que ça revient à faire diffuser l’idée que toute action ou parole d’un prolo n’a aucun sens et donc à dépolitiser toute initiative ne provenant pas d’un bourgeois. Excuse parfaite de pour quelle raison 70% du temps de parole en espace public est réservé aux CSP+ donc aux bourgeois en France et de pourquoi le travail des pauvres est invisible et payée une misère sans que ça révolte, sans qu’on se demande pourquoi être ouvrier fait gagner moins qu’être patron en travaillant autant et même généralement plus que le patron. Cela lié à l’essentialisme de classe sociale empêche des révoltes collectives de prolos contre le capitalisme en empêchant l’accès à des groupes de prolos politisés aux espaces de paroles et d’actions publiques. Voilà pourquoi ce cliché est utile aux riches et néfaste aux pauvres.

7-L’ouvrier dans les médias produits par des bourgeois quasi tout le temps c’est le même cliché, le même homme blanc cisgenre hétérosexuel occidental, chrétien ou à la limite non croyant parfois, valide physiquement, psychologiquement (oui car la folie des ouvriers dans la propagande bourgeoise est naturelle à leur biologie et les rend violent sans raison contre les bourgeois elle est gênante pour les bourgeois jamais pour les ouvriers eux mêmes qui sont « mystérieusement » immunisés dans les fictions bourgeoises contre toute psychoatypie susceptible de rendre leur travail plus dur) et neurologiquement, adulte d’âge moyen (car montrer que les enfants et vieux prolos sont nombreux à vivre dans la misère et même à travailler horriblement dur pour une somme d’argent ridicule ça le fait moyen dans une fiction bourgeoise bien que ce soit vrai IRL dans de nombreux endroits du monde oú généralement les fictions bourgeoises s’attardent peu), d’apparence banale mais costaud et l’air benêt (il ne doit pas être beau car ça dans la fiction bourgeoise c’est réservé aux riches mais qu’ils soient tous moches risquerait d’être vexant pour une majorité de la population alors dans la fiction bourgeoise les seuls ouvriers moches sont les méchants prolos se rebellant contre l’ordre bourgeois histoire de renforcer l’association  dans l’inconscient collectif entre être moche et méchant), le plus souvent cet ouvrier est pauvre mais ne manque miraculeusement de rien et s’en contente du fait d’une sagesse épicurienne bien pratique et ne se plaint jamais de sa situation, il a plein d’amis qui lui ressemblent, il n’est surtout pas syndiqué et ne fait pas grève sinon il est méchant (sauf dans les fictions écrites par des bourgeois de gauche mais c’est moins fréquent que celles écrites par des bourgeois de droite), il est apolitique, respecte les valeurs style travail, famille, patrie, travaille systématiquement dans une usine car c’est le seul métier de prolo existant et comme il est sympa la bonté divine le récompense et comme par magie il s’enrichit et s’embourgeoise à la fin de l’histoire sans avoir rien fait qui le permette IRL. Le problème avec ce cliché c’est que c’est loin d’être représentatif du prolétariat ni en France ni dans le monde, en vrai plein de prolos sont non occidentaux, racisés, sont des femmes, sont LGBT+, sont handicapés, sont des enfants et des vieux (bien des enfants et des vieux en France et dans le monde vivent sous le seuil de pauvreté), ont des apparences, des capacités physiques et des capacités intellectuelles variées dans des domaines divers, des opinions politiques, philosophiques et morales diverses, un capital social variable, des opinions variées sur les notions de travail, famille et patrie, plein de métiers possibles( des métiers de prolo il y en a plusieurs milliers quand même et seul le tiers des prolos occidentaux font des métiers de la catégorie professionnelle ouvrier) et en Occident sont plus souvent employés de bureau qu’ouvrier d’usine en 2017, et le plus souvent IRL les prolos font tout ce qu’ils peuvent pour tenter de monter l’échelle sociale mais en vrai seul 1% y arrivent en moyenne et de nos jours les cas d’ascension sociale sont en raréfaction,les classes sociales se rigidifient et les rares prolos à pouvoir faire de l’ascension sociale sont des prolos avec de forts liens au monde bourgeois ce qui devient très rare vu que IRL les diverses classes sociales se côtoient de moins en moins. Le problème avec ce cliché c’est qu’il représente l’idéal bourgeois du prolo parfait selon eux et donc n’existe pas. Moins on y ressemble et moins on est visible et on a un poids politique comme prolo et la plupart des prolos n’y ressemblent en rien et ont zéro poids politique.

6-Le cliché des fictions bourgeoises dépeignant systématiquement la vie des prolos comme ennuyeuse, misérable, désespérante et pas intéressante est très violent car il renvoie aux prolos une image négative d’eux même et les frustre de tout ce que les riches peuvent faire et pas eux.

5-Le cliché des familles de fiction pauvres en théorie mais vivant comme des bourgeois avec une belle maison, une grosse voiture, des fêtes fréquentes et des vacances chères régulières est dangereux car à force d’y croire les gens pensent que tout le monde sauf eux mène ce train de vie là ce qui est faux et évaluent mal leur place sur l’échelle sociale. Or avant d’aller à l’école primaire les enfants ont tous conscience de leur statut social exact selon plusieurs études, la conscience de classe est naturelle et spontanée et il faut des années de propagande bourgeoise pour la diluer et faire en sorte qu’une majorité de prolos adhérent à l’idéologie bourgeoise. En primaire les enfants socialisent principalement dans des groupes de même classe sociale plus que dans des groupes d’une même ethnie au Royaume Uni  http://www.bbc.com/news/education-33329575 et il y a fort à parier me basant sur mon expérience personnelle que c’est le cas aussi en France, ces tendances apprises à l’âge du CP continuent et se renforcent à l’âge adulte. Classe scolaire et classe sociale sont très liées, il a été démontré que le principal facteur de réussite scolaire loin devant tout les autres et très loin devant les techniques parentales de bonne éducation est la classe sociale, l’école n’apprend rien elle ne sert qu’à rendre l’essentialisme de classe sociale biologisant plus discret et plus pernicieux en simulant un système qui donnerait des positions sociales en fonction des efforts, du travail et du mérite alors qu’en vrai l’école ne fait que justifier bancalement les inégalités sociales et économiques sur la base du degré d’adhérence aux valeurs bourgeoises mesuré par les diplômes obtenus qui sont comme cela a été analysé avant tout des badges en récompense de la soumission à l’ordre bourgeois. Une étude londonienne a même montré pour un million d’élèves que connaître le revenu de leurs parents permet presque systématiquement de connaître leur moyenne scolaire. En bref classe scolaire et classe sociale ne font qu’un. Du coup ce cliché est très dangereux car il pousse les gens à individualiser les raisons de leurs échecs qui sont en fait prioritairement sociales.

4-Dans les fictions bourgeoises un prolo ne peut être le personnage principal que dans deux types de contextes, le moins commun c’est dans un milieu 100% prolo et dans ce cas la fiction est en général une propagande de bourgeois de gauche pour rallier des prolos à leurs idées politiques et le cas le plus commun est celui où le prolo devient intéressant car il vit un scénario interclassistes en devenant l´ami ou la conquête amoureuse d’une personne de la haute société, le problème avec ces scénarios c’est qu’ils ont tendance à se baser sur une réalité rare et à la glorifier et l’idéaliser complètement comme si l’ascension sociale était le seul moyen pour un prolo d’être un protagoniste intéressant ça revient à sous entendre que la vie des prolos qui ne font pas d’ascension sociale n’a pas d’intérêt, dur pour les 99% de prolos qui n’ont pas d’ascension sociale au cours de leur vie.

3-Le cliché qui veut que les pauvres sont de sales assistés est dangereux car faux, permettant aux bourgois de couper les aides aux gens qui en ont besoin et aussi et surtout car il invisibilise le fait qu’on fait pas plus assisté qu’un bourgeois.

2-L’idée que pauvre : paresseux est très pernicieuse aussi car presque tout le monde y croit en çe qui concerne les plus pauvres que soi et en particulier les personnes très pauvres hors le plus souvent ces personnes sont atypiques, la plupart des personnes sans logis, en prison, en HP ou au chômage sont des prolos tout en bas de l’échelle sociale et atypiques, reprocher à des groupes principalement constituer d’handicapés pauvres et le plus souvent racisés de l’être c’est le sommet d’un système capitaliste, raciste et validiste, pour infos les riches bourgeois sont en France pour plus des deux tiers d’entre eux des personnes valides blanches issues de familles riches, ne me dites plus jamais que le déterminisme sociologique n’explique pas tout je n’y crois plus.

1-Le rêve américain, dans le même genre est pour les mêmes raisons le scénario de la personne qui réussit à s’élever socialement par le travail est dangereux car c’est le mythe anti prolo le plus répandu vu que c’est celui auquel on veut le plus croire quand on est pauvre et qu’on travaille dur mais aussi le plus létal, de nos jours la majorité des personnes pauvres se suicidant ont pour raison majeure de le faire de n’avoir pas pu incarner ce rêve, moi même sincèrement j’en suis très atteinte et si un jour je me tue ce sera sans doute principalement car je n’ai pas été en mesure de l’incarner. Dans le monde une personne se suicide toutes les 40 secondes la plupart le font pour cette raison principalement, ne me dites plus jamais que le capitalisme est le système économique et politique le moins meurtrier à avoir exister entre l’état dans lequel il a mis la faune et la flore, le nombre de guerres qui a jamais été aussi important que depuis que ce système existe (et qui sont meurtrières en masse depuis qu’il existe) et les suicides de masse qu’il a inventé, les répressions sanglantes de ceux qui luttent contre lui ainsi que les morts de faim, de soif, de maladies curables et de pauvreté qu’il n’a jamais empêché tout prouve l’inverse.

 

 

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Pourquoi la domination des milieux militants par les petits bourgeois détruit les luttes.

100% garanti en pur haine jouissive anti bobo, parceque j’avais vraiment besoin de me lâcher, ne m’en excusez surtout pas 😊.

Article pour dire que j’ai trouvé un lien fort intéressant https://www.theguardian.com/global-development-professionals-network/2016/jun/08/burnout-activism-working-class-organising-with-middle-class-comrades écrit par une femme prolo psychoatypique qui a eu l’idée (que j’ai du mal à comprendre mais bon) de militer en milieu végan antispéciste et s’est donc logiquement retrouvé dans le milieu militant le plus bobo qui soit et en a eu ras le bol. Cet article exprime tout les trucs crevants et agaçants qui vont avec être prolo et militer dans un milieu à majorité bourgeoise, la fin me convaint pas déja car c’est pas demain que le véganisme et l’antispécisme me convaincront mais aussi et surtout car je pense pas qu’une lutte interclassiste ait un quelqu’oncque avenir pour moi la lutte dit être menée par des prolos sur tout les axes d’oppression où elle aboutira à rien.

Sauf que c’est le contraire qui se passe en fait. Déja en moyenne à la louche mais aussi au souvenir de Statistiques lues mais que je parviens pas à retrouver mais qui correspondaient à mon vécu 70% du milieu militant dans son ensemble est bourgeois particulièrement la majorité sont des petits bourgeois de culture bobo. Un truc insupportable entre tout avec eux c’est leur critique constante des prolos qui refusent de cautionner leurs mouvements de merde, franchement ils passent presque toute leur vie à cracher sur les prolos pas assez de gauche, pas assez militants et pas assez conscientisés à leur goût bref pas assez d’accord avec eux pour maintenir leur illusion qu’ils parlent au nom du prolétariat dont ils ne font PAS partie. En clair ils luttent plus contre les prolos que pour eux et la plupart des prolos l’ont pigé très vite et fuient ces milieux militants comme la peste. Mais il y a toujours des prolos naïfs/suicidaires et/ou manquant de conscience de classe qui pensent pouvoir retourner la situation et récupérer les mouvements militants pour leur classe sociale à eux tout seuls, je sais j’en ai fait parti en traînant douze années en milieu militant « de gauche » et le pire c’est que je continue à essayer de nous réappproprier nos luttes autant que je puisse y contribuer car je supporte pas de voir ces foutus bobos de merdes nous voler nos espaces de paroles et de luttes historique et mettre bien des nôtres directement en danger de mort de ce fait.

Brève revu de la cata actuelle des milieux militants

1- Médaille d’or : Milieu écolo en général et en particulier milieu autour de la question animale, champions toutes catgéorie du taux de bobos au centimètre carré, quelques rares et isolés prolos comme l’auteure de l’article en question tentent désespérément d’y faire entendre leur voix mais elles sont étouffés presque entièrement par le fait que ce milieu militant c’est Boboland. Dommage l’écologie est trop importante pour la laisser à ce genre de militants mais se réapproporier cette lutte c’est aussi vital que hardcore vu à quel point ils se la sont acccaparés. Ils se rendent même pas compte d’être un des pires dangers pour l’écologie, comme l’auteure le souligne les études scientifiques sur le sujet prouvent que les bobos écolos antispécistes sont bien plus dangereux de part leur niveau de vie pour l’environnement, la faune et la flore que les prolos n’en ayant rien à foutre vu qu’ils polluent bien plus que les pauvres qui n’ont pas autant de moyens qu’eux pour le faire. Tout est dit je crois.

2-Médaille d’argent : Le milieu féministe principalement classique mais le milieu féministe plus ouvert à la diversité des luttes c’est pas mieux côté voix des prolos, dans les deux cas 10% ou moins des féministe sont prolos et celles ci se reconnaisssent bien sûr absolument pas dans ces féministes bourgeoises et comme je l’avais dit précédemment 100% des femmes prolos considèrent que le féminisme en sa majorité ne les représentent pas. J’ai beau être féministe prolo j’en fais partie c’est devenu impossible d’écouter des féministes n’étant pas prolos pour moi ça donne trop envie de les finir à la dynamite.

3-Médaille de bronze : Un peu meme style le milieu pacifiste et antimilitariste et aussi ce que je connais du militantisme anti prison très rarement autogéré bien plus souvent mené par des anarchistes  bobos style charité. En fait ces mouvements sont majoritairement caritatifs et non violents et à écrasante majorité bobo et donc pas efficaces pour un sou. Ce qui est très con vu que les prolos avec des convictions similaires sont nombreux mais cette façon de militer est une vraie blague donc presque aucuns y participent.

4-Milieu LGBT+ : Pareil nettement dominé par les mecs blancs cis gays bourgeois, les bis et trans bobos ont déja du mal à y être entendus alors les LGBT prolos, même les mecs prolos blancs cis gays ne s’y reconnaissent pas, les gouines prolos surtout celles racisées prolos y ont beaucoup de mal et y sont encore plus rares et les bies, transgenres et autres minorités de genre et d’orientation sexuelle prolos y sont rarrissimes. Pourtant les prolos’LGBT+ ça manque pas mais ces mouvements ne les représentent pas du tout.

5-Luttes invisibles : antivalidisme antipsychiatrie notamment, anti agisme, anti aphrodisme, body positive, fat positive, contre l’oppression des minorités religieuses, antixénophobie, Sex positive, pro BDSM, pro polyamour etc… sont particuliers car très fortement dominés par des bourgeois mais des bourgeois un peu spéciaux et minoritaires face aux bobos que leurs préoccupations n’intéresssent pas en général, certains sont bobos eux mêmes beaucoup même mais pas presque tous comme dans les milieux précédents, il faut dire que ces milieux sont si petits qu’en terme de militants ils prennent tout ceux qu’ils trouvent, du coup on y trouve plus de grands bourgeois qu’ailleurs’en milieu militant mais aussi quelques prolos venus du haut prolétariat et avec un fort capital culturel et/ou social, bref ce sont souvent des milieux plus interclassistes mais toujours très dominés par les bourgeois et accessibles seulement à une miniscule partie du prolétariat.

6-Le milieu antiraciste et le milieu anti violences policières allant avec sont assez logiquement parmi les milieux militants les plus prolétarisés même si là encore c’est compliqué, la majorité reste petite bourgeoise même si rarement  bobo et la majorité sont des enfants de prolos parvenus à s’embourgeoiser et ont donc la mémoire des questions sociales et de la lutte de classes dans leur histoire familiale et sont donc bien plus supportables à écouter que les militants bourgeois blancs. Sauf que l’écart entre eux et les prolos avec beaucoup de privilèges comme moi ou meme juste les prolos blancs est plus faible qu’entre les bourgeois racisés et les prolos racisés et beaucoup plus faible que l’écart entre prolos blancs et prolos racisés. Du coup des alliances interclassistes entre petit bourgeois racisés et ouvriers blancs c’est plus aisés à créer que des alliances interclassistes entre racisés encore plus faciles à créer que les alliances entre prolos racisés et prolos blancs.  Les problemes principaux y sont le mépris de classe de la plupart des bourgeois racisés et d’abord et surtout le racisme d’une grande majorité de prolos blancs qui invisibilise les luttes des prolos racisés.

7-La lutte des travailleuses du sexe est un cas particulier c’est le seul mouvement avec celui des femmes voilées à ma connaissance à être majoritairement dirigé mondialement par des femmes racisées même si les orgas les plus connus sont blanches, et les militants les plus connus sont des hommes ou des femmes blancs à fort capital culturel et social même si rarement économique.

D’ailleurs le milieu militant est vraiment rempli de bac+5/+8 alors que la plupart des gens ont un bac+3, oui la majorité des prolos n’ont pas fait de longues études du coup les discussions permanentes de militants autour de x bouquin universitaire militant super long cher et jargonnant qui vient de sortir, x conférences ou la dernière sortie de x intellos militant que personne connaît hors milieu bobo militant c’est franchement relou et insupportable. Même moi qui me suis longtemps forcée à me politiser comme ça pour m’intégrer socialement dans ces milieux et qui aiment beaucoup lire et théoriser des trucs complexes j’ai horreur de ça c’est dire.

Enfin il y a la gauche politique militante classique, anarchistes, trotskistes et communistes autoritaires de nos jours très majoritairement en France en tout cas des bobos avec tout juste le tiers d’ouvriers alors que la majorité des gens votant pour des partis s’affichant comme ouvriers sont toujours des prolos même si la majorité des prolos sont bah très divisés politiquement de nos jours mais toujours plutôt conservateurs, plutôt à droite et plutôt procapitaliste. Bon en même temps plus on est bas dans l’échelle sociale plus on risque de dégringoler encore plus en cas de bouleversement social donc c’est pas si étonnant que ça en fait surtout quand la gauche prolo est inexistante ou en tout cas très invisibilisée. Bref tant que militer sera dangereux les prolos le feront pas et tant qu’il n y aura pas de lutte autonome des prolos militer ce sera militer pour les intérêts de la petite bourgeoisie bobo au détriment de ceux des prolos donc ce sera dangereux.

Heureusement des mouvements de prolos existent et n’appartiennent pas qu’à l’histoire et je compte profiter de ce blog pour visibiliser ces derniers comme j’ai commencé à le faire en faisant un article historique sur le mouvement des chômeurs. Bref pour moi un prolo qui survit au quotidien est un milliard de fois plus militant et anticapitaliste que tout ces bobos de merde qui m’ont fait perdre beaucoup de pouvoir d’action au final et ont fait la même chose au prolétariat en général.

En gros si vous vous demandez en tant que militants si vous êtes un petit bourgeois ou un prolo la réponse est simple si comme moi et cette fille (plus ou moins traduction de son article avec quelques  ajouts perso) :vous avez horreur de la tendance des militants bourgeois à considérer les prolos comme un bloc uniforme alors que de toutes les classes sociales forcément c’est la plus nombreuse et la plus variée, des stéréotypes sur les prolos que les militants bourgeois ressortent constamment, de leur militantisme élitisme de merde, de leur façon de considérer les prolos comme de la merde, des moutons ou des gens qui ont pas de cerveau, de leur façon de nous traiter constamment comme leur caution prolo, de leur romantisation de la pauvreté, du fait qu’ils squattent chez vous et nomment ça du tourisme social, du fait d’être méprisés pour vouloir manger, se loger et espérer un peu d’ascension sociale le permettant et d’être à la limite de se voir cracher au visage’pour ça, d’entendre toujours parler des prolos par des gens qui n’en sont pas et n’y connaissent rien et en parlent en se posant en experts en la matière oubliant alllegrement qu’ils passent leur vie à silencer les rares qui se coltinent de les fréquenter et supportent de les écouter en pouvant se retenir de leur foutre un pain avant la fin de leur blabla, leur façon de considérer les prolos comme à l’origine de toutes les oppressions et de tout les malheurs du monde (oui le capitalisme selon eux c’est à cause de la masse prolo pas assez de gauche pour vouloir changer le système), être regardée par vos camarades bourgeois comme une curiosité sur laquelle faire une thèse car vous êtes en milieu militant mais n’avez ni doctorat ni famille militante depuis la nuit des temps, être mal vu car on a d’autres trucs à foutre que militer comme survivre par exemple, être jugés et méprisés constamment du fait de sa classe sociale clairement perçue comme inférieure et de nos goûts vus comme beaufs, en avez marre d’entendre parler d’expériences qui seront toujours trop chères pour vous comme les voyages internationaux, le fait d’acheter une propriété ou les activités extra scolaire genre théâtre, golf et équitation comme si c’était universel alors que c’est méga cher impossible à envisager pour vous et qu’il vous est très dur de socialiser dans ces milieux là, marre que comme vous faisiez rien de tout ça et n’allait pas dans plein de restos et cafés mais au Lidl pour vous nourrir on vous juge directement et en vous le disant comme ennuyeux et ayant une vie ennuyeuse, marre que dès que la lutte prennent une forme un peu énervée organisée par des prolos elles est censurée par les camarades alors que lorsqu’elle est organisée violemment par les militants bourgeois mettant en danger des prolos elle est glorifiée, marre que ce soit impossible pour des prolos de parler de leurs vies de prolos sans être silencés en milieu militant, marre de la police du langage qui empêche tout les gens qui parlent normalement et refusent à juste titre de se coltiner une LV2 jargon militant politiquement correct pour pouvoir participer aux luttes soient systématiquement virés des milieux militants au point que vous pensez ce langage est plus un signe de reconnaissance pour exclure les prolos et rester entre bobos qu’un truc qui à quoi que ce soit de « safe »(traduction : sécurisant en langue militante bobo), comme l’athéisme obligatoire rebutant beaucoup de prolos cathos, juifs et musulmans voulant s’engager dans les luttes, marre que les gens au comportement et/ou aux habits trop marqués prolos soient toujours rejetés de ces milieux (c’est particulièrement vrai de certains banlieusards au look caillera et au langage téci authentique que j’ai vu très vite rejetés de ces milieux militants car leur simple existence ridiculisait les prétentions des militants bobos à savoir quoi que ce soit sur les banlieues étant inaptes à même comprendre la façon dont certaines personnes y parlent et aussi encore plus de comprendre la variété sociale, de comportements, de vêtements, d’origines, de cultures, de façon d’être racisés ou pas d’ailleurs car il y a aussi plein de blancs dans les banlieues pauvres, d’idéaux et d’opinions politiques des gens vivant dans les banlieues françaises pauvres pour de vrai et pas dans des clips de rap clichés), marre que toutes nos erreurs de français soient toujours soulignés par les militants bobos qui en font eux même plus que nous mais qu’on est pas en position de souligner, marre qu’on considère qu’on maîtrise forcément l’anglais à la perfection (d’ailleurs promis je traduit tout les articles et liens avec des choses écrites en anglais, supprime un Max de jargon militant et corrige toutes les erreurs politiques causées par le mépris de classe intériorisé sur ce blog des que j’atteins les 100 articles), marre qu’on nous engeule si on veut pas apprendre des langues étrangères car pour bien des prolos c’est plus une perte de temps qu’autre chose, marre aussi qu’on nous empêche de parler nos langues régionales qui ne sont pas des patois et n’étaient pas minoritaires avant que les bourgeois nous oppressent pour oser les parler, marre que les luttes pour préserver nos cultures régionales, les luttes indépendantistes et tout ce qui globalement sert à préserver, transmettre et faire prospérer nos cultures de prolos soit méprisé et taxer de raciste et nationaliste par des bourgeois militants quasi systématiquement blancs en prime, marre que les militants bobos parlent toujours aux militants prolos comme si ils avaient cinq ans, marre que notre diplôme et notre travail plus ils sont prestigieux socialement aux yeux des bobos plus ils nous donnent de crédit en milieu militant et qu’être chômeur ou pas très diplômé ou encore plus si on est sdf fait qu’on est vite très très méprisé comme si on était pas humain, marre d’être encouragé à faire des actions illégales dangereuse pour les prolos glorifiées par les militants bobos et d’y être fortement incités car les autres militants nous méprisent ouvertement si on y participe pas pour se retrouver en taule, en GAV ou avec les conséquences psychologiques de ça sans les moyens de payer quelqu’un pour nous aider avec ça tandis qu’eux ils ont un avocat qui les empêchent de risquer ça sans compter que vivre ces expériences est très différent selon la classe à laquelle on appartient (ce qui est encore plus vrai pour les prolos racisés d’ailleurs), mais marre aussi qu’ils nous méprisent quand on fait des choses illégales pour gagner de la thune même si c’est juste bosser comme baby Sitter au noir sans compter qu’en plus côté drogues et putes c’est les premiers consommateurs mais jamais ils ne laissent d’espace aux travailleuses du sexe ou au dealers dans leurs rangs d’ailleurs leur critique constante de la passion des prolos en particulier d’une catégorie très spécifique de prolos banlieusard racisés exerçant des métiers illégaux et donc criminalisés sur lesquels leur haine se concentre au prétexte que ceux ci auraient une passion du capitalisme et glorifierait l’argent facile, l’ascension sociale par le crime et la culture bling bling du fric avant tout c’est la preuve qu’ils ne pigent rien aux prolos, la fascination de l’argent et du pouvoir formidable qu’il confère c’est facile à critiquer quand on en a toujours eu mais si ils y étaient si étrangers qu’ils se le prétendre lutter avec eux coûterait moins cher et du fric ils en filerait pour aider les luttes des prolos qui leur en demandent au lieu de les dénigrer car ils en demandent (ok ça leur arrive de se la jouer charité mais ils ont une fâcheuse tendance à faire ça que quand les prolos leur ont rien demandé et que ça les met plus dans la merde qu’autre chose d’accepter la thune en question et surtout si ça les endettent), marre que nos réactions de prolos à leurs conneries soient censurés qu’on est passé le droit de se foutre d’eux ouvertement par exemple quand ils disent des trucs ridicules, marre de leur incapacité à écouter une critique aussi simple et légère qu’elle soit sans y mettre les forme pendant 3000 ans pour pas les offusquer, marre qu’ils sont infichus de parler clairement, simplement et directement mais toujours dans des longs discours fleuves  alignants les mots compliqués pour masquer la connerie du fond de leur pensée et les idées vagues, floues, sous entendues et référencés pour éviter que les prolos pigent qu’ils sont en train de lutter contre eux, marre de devoir parler en morse pour être compris par eux, marre qu’ils aient réussi à nous faire intégrer leurs codes de langage et penser en partie comme eux à cause du mépris de classe intériorisé colossal qu’ils nous ont instillé à force de les fréquenter en milieu militant, marre de pas pouvoir les secouer un peu violemment quand ils le méritent à cause de leurs privilèges de classe qui rend le fait de tenter de leur coller une droite dangereux pour moi même quand c’est pas l’envie qui m’en manque et marre qu’ils nous trouvent pas assez rebelles contre les bourgeois alors que ce sont nos patrons et leurs parents.

En gros test : Si tu te reconnais dans ce ras le bol tu es prolo, si ce n’est pas le cas et surtout si tu es outré par mon article et/où celui de cette fille, tu es un bourgeois militant, à en juger par les commentaires sous l’article de cette fille c’est flagrant. Deux exceptions à cette règle les gens qui vivent dans des pays où le militantisme prend des formes différentes de celles que j’ai décrites ici en termes de classe sociale et les quelques prolos tellement aliéné à la pensée bobo bourgeoise qu’ils ont intériorisé le mépris de classe au point de ne plus penser par eux même mais comme les bourgeois militants le leur ont appris, si vous avez encore un doute sur votre classe sociale maintenant demandez vous tout connement si vous avez le même capital économique que le militant moyen ou pas, si vous êtes aussi ou plus riche qu’eux vous êtes un bourgeois militant si ce n’est pas le cas vous êtes un prolo.

Et bien sûr ce test n’est applicable qu’aux gens ayant connu un tant soit peu un milieu militant de l’intérieur.

MAINTENANT les bourgeois militants faites un truc vraiment révolutionnaire pour une fois dans votre vie quand des prolos essayent de s’auto organiser sans vous FERMEZ VOS GEULES UNE BONNE FOIS POUR TOUTE ET LAISSER LES FAIRE MERCI D’AVANCE. Comme ça la révolution que vous vous impatientez tant de voir viendra beaucoup plus vite.

Cette fille et moi si on a connu le burn out c’est en grande partie à cause du taux abracadabrant de mépris de classe subi dans nos vies, mon burn out est complètement à cause de ça en fait personnellement et j’ai connu plein de militants prolos qui ont eu des dépressions, troubles anxieux et burn out militants pour les mêmes raisons, bon moi en plus je me suis coltinés les bourges pendant mes études aussi et c’était d’une violence qu’on peut pas imaginer sans la vivre. Bref j’ai choisi mon camp toute ma vie je lutterai pour les prolos et contre les bobos et si aux yeux des militants bobos ça fait de moi une gonzesse beauf réac facho et attardée tant mieux ça veut dire que je leur fait peur et donc que la lutte est efficace. Tremblez bobos l’heure de la fin de votre honteuse récupération politique et réappropriation culturelle des luttes et de l’histoire des prolos va bientôt sonner MOUHAHAHA 😈!

Et pour se moquer un peu des bobos car c’est gratuit et ça fait du bien :

 

 

 

 

à la Une

Comment qu’on se débarrasse donc des oppressions internalisées?

IMG_0942.JPGOppression internalisée c’est du jargon de militant qui se la raconte mais en vrai ça désigne une réalité assez simple : des groupes de personnes qui ont une position sociale inférieure dans notre société inégalitaire comme les femmes rapport aux hommes ou les pauvres par rapport aux riches par exemple ont un certain nombre de stéréotypes négatifs qui circulent sur eux, par exemple « les chômeurs sont des parasites sociaux », « les ouvriers sont bêtes », « les femmes sont nulles en maths » et j’en passe, on a tous déjà entendus ces phrases, quelqu’un qui internalise une oppression finit par croire consciemment ou non à une partie de ses clichés et agir en fonction de ceux ci que ce soit pour les contrer ou pour s’y conformer. Ces clichés sont diffusés et entretenus par les groupes sociaux dominants pour maintenir leur pouvoir sur les groupes sociaux dominés. Tout est fait pour qu’un maximum de gens considèrent qu’une personne dominée agit immoralement si elle agit d’une façon qui conteste sa domination et moralement si elle s’y soumet. Par exemple une fille qui joue au foot sera plus mal perçue moralement qu’une fille qui joue à la poupée car perçue comme pas féminine c’est à dire en train de contester l’ordre patriarcal et les normes de genre.

Tout ça c’est pas juste du blabla de militant, ça a des conséquences graves sur les individus et les groupes sociaux concernés que cela affaibli considérablement. La majorité des gens sur Terre appartiennent à au moins un groupe oppressé et il est impossible d’en être sans avoir internalisé partiellement ces oppressions. Mais comment ce débarrasser collectivement de ce problème qui fait que nous n’avons pas assez de force pour nous libérer collectivement des oppressions que nous subissons et qui a des conséquences directes sur nos vies?

En effet comme ça cela parait très abstrait mais au niveau des individus les oppressions internalisées ont des conséquences directes sur la santé physique et mentale des individus.

Il a été démontré par un nombre conséquent de recherches en sciences sociales, psychologie et médecine que les oppressions internalisées augmentent physiquement les risques de dysfonctionnement sexuel, de séropositivité et d’hypertension https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/15359074 (cette étude montre que la sévérité de l’hypertension, la difficulté des personnes oppressées à percevoir leur oppression et le degré d’oppression internalisés sont corrélés).

De même psychologiquement il est prouvé que les oppressions internalisées sont la cause principale des psychoatypies suivantes : dépendance/ et addictions en tout genres, trouble dysmorphique corporel, troubles du comportement alimentaires (anorexie, boulimie et orthorexie), troubles anxieux (phobies, trouble panique, anxiété sociale, trouble de l’anxiété généralisée, trouble obsessionnel compulsif et trouble post traumatique) et dépression et que les envies suicidaires, tentatives de suicides et suicides effectifs y sont presque systématiquement reliés.

Cela veut donc dire que une des psychoatypies que j’ai eu et deux de celles que j’ai encore ont pour origine des oppressions internalisées.

Sur les groupes sociaux il y a également des effets délétères et il a été démontré que les oppressions internalisées sont la source principale des problèmes sociaux suivants : la peur de l’intimité, les conflits internes aux groupes opprimés, la détention d’un capital culturel, social et économique trop faible pour permettre la satisfaction des besoins premiers, les problèmes de couple, le déficit d’éducation sexuelle, les comportements à risques, le fait d’accepter de faire n’importe quoi au détriment de tout ce qui peut être important pour nous juste pour un travail salarié ou une autre source de revenus, l’acculturation, l’isolation sociale, les violences conjuguales, la croyance en des stéréotypes négatifs et avec leur transmission et leur perpétuation, la violence et les crimes violents meurtres inclus.

En résumé le monde serait bien plus agréable à vivre pour tous sans les oppressions internalisées et les gens seraient plus heureux si ils s’en débarrassaient. Oui mais comment? Bon déja il faudrait que les gens des groupes sociaux dominants arrêtent d’oppresser ceux des groupes dominés d’après ces recherches ça passe par trois étapes déjà accepter qu’être dans un groupe de dominant fait de nous des oppresseurs potentiels du fait de notre socialisation sur ces points. Par exemple en tant que blanche je peux avoir des comportements racistes sans m’en rendre compte du fait de ma socialisation dans le groupe dominant sur ce point, s’en rendre compte c’est la première étape pour l’éviter.

La seconde étape est d’éviter de culpabiliser individuellement les dominants de leur position sociale car cela a été démontré comme largement contre productif, les braquant et donc les rendant plus oppressifs. Ainsi par exemple dire à une personne qu’une phrase qu’elle à prononcé est sexiste fonctionne mieux pour la faire réfléchir à cela et devenir moins sexiste que de dire à cette personne qu’elle est oppressive envers les femmes car alors la personne va voir son image d’elle même mise en danger par vos accusations et pour se protéger se percevoir comme gentille et vous percevoir comme méchant et amalgamer ce que vous lui avait reproché avec ce que vous êtes, une femme, et du coup va devenir plus sexiste qu’avant.

Enfin quand une personne dominante n’ignore plus l’être et arrête de le prendre personnellement quand on lui reproche des comportements dominants car elle a compris que c’est sa socialisation qui la rend ainsi et que ça n’en fait pas une personne mauvaise pour autant sur un plan moral elle est prête pour entendre les conséquences des comportements dominants sur les personnes dominées et donc à vouloir supprimer les siens. La troisième étape arrive donc quand la personne dominante commence à devenir une sympathisante des causes des dominées et apprend petit à petit à les considérer et à les traiter de plus en plus autant qu’il lui est possible comme ses égaux.

Il faut bien se rendre compte qu’on est presque tous dominants sur certains plans et  dominés sur d’autres. On a donc tous avantage objectivement sympathisants des groupes sociaux dominés auxquels on n’appartient pas car ces solidarités interoppression accéléreront l’effet des luttes anti oppressives de chaque groupe dans un cercle vertueux.

Mais si lutter contre les oppressions qu’on perpétue comme dominant est le plus efficace pour les luttes collectives, lutter contre les oppressions internalisées que nous avons du fait d’appartenir aussi en général à des groupes sociaux dominés c’est important pour le bien être et la santé individuelles. C’est fondamental, en effet ce n’est pas égoïste de vous occupez d’abord de vous sur ce plan là car les oppressions internalisées c’est très dangereux et vu qu’elles sont la cause principale des suicides qui tuent environ une personne toutes les 40 secondes sur notre planète http://www.bbc.co.uk/news/health-29060238., qu’importe vos échecs, vos erreurs et leur gravité si vous voulez lutter à votre échelle contre les oppressions qu’importe à quel point votre action vous semble dérisoire, votre utilité sociale sera toujours plus forte si vous êtes vivants que morts. Du coup il faut s’en occuper et prendre ça au sérieux.

Mais comment? 13 moyens efficaces de lutter contre on étés identifiés :

1/Éviter le perfectionnisme autant que faire se peut. En effet essayer d’être le militant anti oppression absolu et se flageller à chaque fois qu’on y échoue c’est contre-productif et d’autant plus problématique que plus on est concerné par un nombre important d’oppressions plus on a de risque d’être éloigné de l’idéal du parfait petit militant car pour être un super-militant qui ne fait jamais d’erreurs politiques il faut beaucoup de privilèges en vrai. Et puis surtout car un trop grand écart entre qui on est et qui on aimerait être entretien une image négative de soi même et est donc dangereuse pour notre santé. Bien sur tout le monde n’a pas les mêmes capacités à éviter le perfectionnisme et si vous y tendez naturellement et avez du mal à vous en défaire bah la première étape c’est de ne pas vous autoflageller car vous n’êtes pas assez parfaitement antiperfectionniste à votre goût.

2/ Eviter autant que faire se peut le moralisme dans la lutte contre les oppressions intériorisées, arriver ou ne pas arriver à vous en défaire ne fait pas de vous une personne bonne ou mauvaise et si c’est dur pour vous que ça vous prend du temps cela ne signifie rien de plus que le fait que vous avez probablement subit beaucoup d’oppressions au cours de votre vie et ça vous n’y êtes pour rien. Vous réagissez comme vous pouvez. L’accepter c’est la première étape pour vous sentir bien par rapport à ça.

3/Ensuite il convient d’identifier les stéréotypes négatifs sur vous même et votre groupe social et ceux qui ont été intériorisés par vous et qui vous font le plus de mal car après tout autant vous débarrassez des plus dangereux pour vous en premier. Par exemple moi j’ai eu l’idée de cet article car j’ai passé une très mauvaise nuit hier à cauchemarder en me répétant en boucle dans ma tête des clichés et stéréotypes négatifs que j’ai interiorisés sur ma déficience empathique et mes traits autistiques donc c’est ça qui me fait le plus mal en ce moment et que je dois le plus vite faire sortir de mon cerveau pour mon bien être personnel.

4/ Une fois qu’on sait quels sont les stéréotypes qui nous font le plus mal il nous faut apprendre à identifier les comportements oppressifs causés par ses clichés ce qui fait reculer les oppressions internalisées car on perçoit mieux le fait que ce n’est pas nous qui sommes en tort d’agir comme on le fait mais l’autre personne qui a des préjugés sur un des groupes sociaux auxquels on n’appartient. Du coup on prend ces commentaires négatifs moins personnellement et on peut les mettre plus à distance. Par exemple si une personne pense que je ne l’écoutes pas car je ne la regarde pas dans les yeux, plutôt que de culpabiliser de n’avoir pas su respecter ce code social je me rendrais compte que cette personne ne comprend pas que comme un certain nombre de neuroatypiques je fais ça car ne pas la regarder dans les yeux m’aide à mieux réfléchir à ce qu’elle me dit et donc je l’écoute et si j’en ai l’énergie je le lui expliquerai au mieux que je puisse et j’aurais ainsi transformé un moment négatif pour nous deux en un moment positif pour nous deux.

5/Si ce qui est probable notre apparence n’est pas celle de la beauté incarnée et fait partie des choses qui nous complexe, essayer de trouver des personnes que l’on trouve belles et qui partagent certains de ce que nous percevons comme nos défauts physique. Moi par exemple qui suis en surpoids et donc visiblement grosse écoutez des chanteuses rondes et/ou grosses que je trouve belles me fait du bien sur ce plan là et m’aide à moins complexer sur mon poids.

6/Trouver des sources d’éducation/de culture sexuelle aussi inclusive que possible si besoin est. Par exemple je suis une femme handicapée polyamoureuse et j’aime le BDSM de temps à autre ça me fait donc du bien de lire des choses sur la sexualité écrites par des femmes, encore plus par des femmes handicapées quand je trouve ce type de ressources et de temps en temps ça me fait du bien de trouver des portraits positifs du polyamour et du BDSM. Pour les personnes qui contrairement à moi appartiennent à des minorités sexuelles oppressées ce point est encore plus important car avoir du soutien sur ce point peut beaucoup vous aider à lutter contre les oppressions intériorisées.

7/Apprendre la véritable histoire des groupes oppressés auxquels on appartient, par exemple j’ai été beaucoup plus à l’aise avec le fait d’être une femme quand j’ai découvert tout ce que nous autres femmes avons fait et à quel point notre rôle à été central et non secondaire dans l’histoire de l’humanité, cela a été pour moi une grande source de confiance sur ce point.

8/Pour moi et les adultes ça c’est trop tard mais si vous connaissez des enfants redoublez de vigilance vis à vis d’eux et dites/faites le moins de choses potentiellement oppressives devant eux car plus les stéréotypes négatifs sont intégrés jeunes plus ils sont difficiles à défaire. La seule chose qu’on puisse en faire une fois adulte c’est de se souvenir si on le peut de comment on à intégrer ces stéréotypes étant jeunes. Par exemple je sais que j’ai intégré les stéréotypes négatifs qui m’ont pourri ma nuit sur les traits autistiques et le déficit empathique de deux sources principales mes parents très validistes sur ce point et aussi et surtout les élèves qui me harcelaient à cause de ça au collège et au lycée, je voudrais bien que ce passé devienne un passé lointain qui n’a plus de conséquences sur mon estime de moi présente mais savoir que ce n’est pas le cas c’est déja une première étape pour allez vers ce but. Et si vous êtes mineurs et lisez ça n’écoutez surtout pas les gens qui se moque de votre physique, de votre culture ou de votre caractère, vous êtes vous et vous êtes très bien comme vous êtes.

9/Trouver des moyens de percevoir ses traits en vous qu’on vous à appris à détester car ils étaient liés aux groupes sociaux dominés auxquels vous appartenez comme positifs, cela peut passer par beaucoup de moyens mais les plus efficaces sont ceux qui sont ritualisés semble t’il. C’est à dire que trouver un moyen régulier de fêter votre appartenance à ces groupes dominés et la fierté qu’elle vous fait ressentir c’est très utile à la fois pour vous redonner de la force et en redonnez à ces groupes sociaux dans leur ensemble en les unifiant autour d’un événement qui les rend plus visibles, plus puissants et donc plus fiers. Prenons le fait d’être une femme par exemple comment le ritualiser? Cela peut être un événement annuel comme la journée des femmes du 8 Mars, une chose qui a lieu mensuellement, le fait de consacrer un jour qui vous semble signifiant dans le mois pour célébrer les femmes à votre façon comme je sais pas moi la pleine Lune par exemple (évidemment les évènements sociaux auxquels tous participent comme les fêtes sont plus efficaces mais on a pas tous la capacité d’y participer et je suis court sur ce point donc je fais comme je peux en inventant des rituels à ma façon, et tant qu’on y est on parle pas d’une chose religieuse plus de genres de célébrations style mini anniversaires), un jour de la semaine que vous y consacrer le Vendredi par exemple et/ou un moment de chaque journée bref pendant lequel vous faisez un geste quelquoncque qui signifie que vous y pensez par exemple dessiner un symbole féminin sur une feuille, vous collez un pins féministe sur la veste, écoutez une chanson qui vous parle enfin ce que vous voulez de court et de symboliquement signifiant qui vous connecte à cette expérience d’une façon qui vous donne de la fierté. Vous êtes pas obligé de faire tout ça un seul truc suffit si vous n’en voulez pas plus et vous pouvez en faire encore plus si ça vous amuse. L’idée c’est avant tout que ça vous corresponde, que ça vous parle et que ça vous donne de la force. Tout ce cirque doit par contre être très symbolique et imagé pour frapper votre « inconscient » et donc y imprégner cette fierté qui y remplacera progressivement la honte d’être d’un groupe dominé par de la confiance et de la sûreté. C’est le but de cela.

10/Se reconnecter avec les pans de notre identité dominés qui nous ont été arrachés par nos oppresseurs, par exemple je suis en partie d’origine Corse mais j’ai vécu loin de ma terre familiale et j’ai perdu énormément de cette culture par acculturation à la vie du continent, à chaque fois que je découvre quelque chose qui me permet de mieux comprendre ce qu’est la culture corse ça me fait du bien car ça me reconnecte avec mes racines et me renforce. Tout les groupes dominés ont leur culture propre par exemple lire des shojos, mangas pour filles, comme Fruits Basket par exemple ça m’a fait beaucoup de bien car ça m’a fait redécouvrir les forces féminines et les côtés positifs de la féminité et m’a beaucoup aidé à accepter cette part de moi que notre monde macho rejette à la période délicate de l’adolescence.

11/Prévention politiquement conscientisée des comportements suicidaires. C’est à dire que si vous ou quelqu’un d’autre est en proie à ce genre de sentiment vous devez essayer de mêler votre connaissance de la personne et des causes politiques du suicide et des envies suicidaires pour l’aider au mieux et chaque fois que vous en avez la capacité fissurez le tabou autour de ce sujet. Cela peut sauver des vies.

12/Pas de hiérarchie officielle, les groupes non officiellement hiérarchisés contrairement à ce qu’on pense d’ordinaire le sont moins que ceux ou les statuts hiérarchique de chacun sont clairs et il est démontré qu’une forte hiérarchisation des rapports sociaux augmente les oppressions internalisées. Alors passé autant de temps que possible dans les lieux non hiérarchisés fait du bien.

13.N’utilisez la non mixité qu’en cas où l’on est trop oppressé pour avoir accès à ses besoins autrement, cela car ne dépendre que d’un groupe restreint de personnes rend plus fragile surtout quand on n’a pas beaucoup de capital social, culturel et économique. Au début  ça m’avait étonné car la non mixité, fait de se retrouver seul avec d’autres personnes du même groupe social dominé que nous sans personne du groupe social dominant, soirée entre meufs par exemple, peut être un outil politique puissant contre les oppressions internalisées mais son utilité et ses risques varient beaucoup d’une personne à l’autre en fonction de notre statut social. Par exemple beaucoup de gens sont dépendants pour leur survie de personnes qui sur certains points les dominent socialement, une dame âgée dépendante de son fils par exemple. Donc là non mixité seulement si vous pouvez, quand vous pouvez et si ça vous est personnellement bénéfique.

Bien sur tout ça est diversement accessible d’une personne à l’autre alors ne suivez pas forcément tout, faites votre tambouille perso en vous aidant ou pas comme vous le sentez de ces conseils dont j’espère qu’ils seront utiles à quelqu’un et surtout prenez bien soin de vous et je souhaite que vous parveniez à surmonter les épreuves qui vous attendent, courage.

Dernier point important pourquoi certains ont plus de mal que d’autres à se débarrasser des oppressions internalisées? D’abord ce n’est pas une question d’efforts ou de force mentale, ceux qui n’y arrive pas ne sont pas feignants ni faibles, leurs difficultés ont de vraies explications. Souvent plus on est oppressé sur plusieurs plans on intériorise d’oppressions car elles se nourrissent des mêmes mécanismes et donc elles s’amplifient et se nourrissent les unes des autres. C’est pour ça que plus on est bas dans l’échelle sociale plus monter est difficile alors qu’il est nettement plus aisé d’en descendre. Votre statut social n’est pas une chose qui se change aisément, s’en vouloir de ne pas arriver à s’élever socialement autant qu’on le voudrait fait plus de mal que de bien. Comme on l’a vu les protections possibles contre ces effets d’oppressions intériorisées sont diversement accessibles à chacun ce qui est aussi lié au capital social, économique et culturel de chacun, basiquement plus on en a besoin moins on peut y avoir accès. Donc si vous le pouvez diffusez tout ce qui vous parait potentiellement utile pour ça à un maximum de gens c’est encore le plus utile.

En conclusion n’oubliez jamais de vous aimer autant que vous le pouvez car vous êtes quelqu’un qui a droit à l’amour (au sens large) puisque vous êtes une personne et ce droit est inaliénable pour toute personne, je sais que certains sont très seuls même si plus souvent on se croit seul mais on n’oublie qu’on est aimé de beaucoup. On est toujours important pour quelqu’un, vous n’imaginez probablement pas votre force et le nombre de vies que vos avez pu changer en bien au cours de la votre, nous autres humains sommes tous membres d’une même société et apportons tous notre pierre à cet édifice, ce n’est qu’ensemble qu’on peut construire la suite de cette histoire. Ne croyez pas qu’apprendre à vous aimez fera de vous une personne égocentrique, ne vous l’interdisez pas en croyant erronément cela, la plupart des humains sous estiment la force qu’ils ont, la redécouvrir vous rendra plus indulgent envers vous même et par la même envers autrui, vous comprendre et vous aidez à la mesure de vos moyens ne peut que vous rendre plus gentil avec tout le monde et donc plus à même de convaincre les autres de vous suivre sur ce chemin et de changer ce monde en un endroit meilleur ensemble. Vous êtes ceux qui porte en eux la lumière des lendemains qui chanteront puisque vous êtes là pour les construire. Cela parait mystique comme ça mais en fait ça se résume en une seule idée très simple, vous êtes tous formidables, ne l’oubliez jamais.

 

 

 

 

 

 

Starhawk partie 2 : la militante.

C’est une militante écologiste et féministe du moins quand elle parle des femmes cis car comme beaucoup dans le néopaganisme hélas vl’à la transmisogyne aussi quoi. Une militante aussi pour les droits des minorités religieuses païennes. Ainsi que pour la reconnexion entre corps, esprit et âme. Une des cent figures les plus influentes au monde concernant le domaine de la spiritualité.

Elle a aussi un diplôme de thérapie féministe qui inspire la forme de ses luttes. Ayant eu une formation auprès comme on la vu de Budapest au plan spirituel dans le cadre de la Wicca dianique comme tradition elle est aussi intéressée en ce domaine à focaliser son paganisme sur les femmes et les déesses (avec une politique non totalement excluante des femmes trans contrairement à son ainée mais sacrément ciscentrée tout de même). Elle milite aussi pour la revalorisation de la figure de la sorcière d’un point de vue féministe et écologiste et globalement est surtout connue et estimée pour l’efficacité de son militantisme écolo. Qui se fait dans une pensée spiritualiste d’harmonie avec la nature et d’explorations des états de la conscience en transe. Pour elle la Terre est une entité vivante et l’écologie doit se fonder sur l’édification de communautés et le sacrifice de soi.

Elle fonde son militantisme dans une philosophie profondément antimilitariste car elle pense que c’est la guerre qui enseigne aux gens à croire que les personnes d’autres cultures que la leur sont inhumaines et dangereuses en conséquence elle a passé beaucoup de sa vie militante à conseiller comment mieux organiser les luttes notamment en organisant des moyens de faire en sorte que les blancs prennent conscience de leurs privilèges et de leur racisme dans les communautés radicales, sujet qu’elle connait bien puisque d’origine ethnique juive elle a eut à faire face à leur antisémitisme. Elle prône la prise en compte de l’intersectionnalité qui pour elle n’inclut par que la lutte contre les oppressions fondées sur la domination masculine, le racisme et l’exploitation du prolétariat mais aussi sur la spiritualité, la conscience écologique et la libération vis à vis des normes sexuelles et de genres.

Dans sa façon de percevoir la libération des femmes cis elle lie beaucoup son féminisme à sa spiritualité pour elle la Terre est Notre Mère à tous car nos sommes les enfants de celle ci plus elle reprend l’idée de Françoise d’Eaubonne qui a crée le mot écoféministe et considère qu’il y a quelque chose de particulièrement conjoint dans l’organisation de la double oppression de la femme et de la nature et considère donc qu’aujourd’hui la destruction écologique et l’oppression patriarcale ont une origine commune de se faire sous le joug des économies occidentales fondées sur la domination de l’homme blanc. C’est ce qu’elle appelle le « pouvoir sur » auquel elle entend opposer un pouvoir supposé venir « du dedans » et loin donc être non oppressif à propos du quel très voir pour beaucoup trop optimiste et utopiste elle est intimement persuadée qu’il est assez fort et éveillé pour mette sous peu fin à ces dominations et donc assurer l’avenir de la nature, des femmes et en conséquence de tout le monde.

Pour cela elle prône un autre rapport au pouvoir plus égalitaire et où les femmes auraient plus de place dans la transition en les structures de pouvoir les encourageant à se faire prêtresses, poétesses, soignantes, chanteuses et devineresses. Notamment car ces professions à l’héritage historiquement matrilinéaire qui fut effacé de l’histoire pour cause de ses implications politiques qu’un monde plus égal ou les femmes sont plus libres et meneuses ont plus de pouvoir sur leur vie est possible lui semblent des éléments de transition sur lesquels bâtir les premières briques de cet avenir à espérer. Bien sur fidèle aux enseignements de Budapest en plus d’être transphobe ça va de pair elle est aussi putophobe et sa façon de prendre en compte la sexualité sacré efface car elle gêne la longue histoire mêlée de la protistution sacrée dans sa vision révisionniste du paganisme qui pourtant est toujours vivement présente étant ex travailleuse du sexe et toujours acquise au féminisme pute je dois admettre ne pas trop apprécier cet aspect là du Reclaiming non plus. Et globalement je trouve cette philosophie issue d’un féminisme très bourgeois qui est extrêmement naïf sur les rapports d’exploitations qui existent entre les femmes suffit de voir le nom des professions ultra bourgeoises qu’elle nous présente comme « sans rapport de domination » pour éclater de rire à cette idée si t’es une femme prolo faut avouer. Et sa vision de la complexité des rapports de pouvoir auxquels les femmes font face dans la société et de leurs façons d’y résister ou d’y céder me semble avoir d’énormes lacunes venue d’une absence d’habitude de penser de la dialectique d’inspiration marxiste parce que ça sent la pensée de bourgeoise clairement. J’avoue en particulier trouver très ridicule et tout à fait en dehors de ce que j’ai pu voir dans mon quotidien son affirmation essentialiste que les femmes par nature innée rejetterait automatiquement le fait d’avoir du pouvoir sur les autres…je pourrais développer plus il est vrai mais là j’ai juste envie de dire…lol, des femmes qui s’en privent pas et en jouisse parfois même sadiquement dans les relations sociales ordinaires rien que dans les milieux de la politique et de l’entreprise où quand tu vois le comportement des bourgeoises avec les pauvresses c’est évident mais aussi ailleurs et dans la vie de tout les jours il y a tellement de contre exemples que je ne vois pas comment on peut ne pas le remarquer sans le faire exprès c’est une attitude humaine face au pouvoir pas strictement masculine, idéaliser les femmes n’a jamais aidé à les libérer surtout en tant que collectif les femmes étant très capable de s’oppresser entre elles.

Rappel : l’immense majorité des sorcières, les vraies, celles qui furent brûlées étaient des femmes pauvres. En ce sens je préfère largement Silvia Federici pour ce qui est de l’analyse du vrai héritage des sorcières historiques. Il est néanmoins indéniable que Starhawk est une figure majeure de l’altermondialisme militant et qu’elle a osé se confronter efficacement à l’autorité et user du mystère pour parvenir à la contester. Elle considère qu’on apprend aux oppressés en général et surtout aux femmes l’oppression intériorisée faisant s’auto détester et depuis quelque temps axe surtout son militantisme sur l’analyse de ces phénomènes là et les tentatives d’y remédier. C’est à ça que sont sensés servir beaucoup des rituels qu’elle a crée à mi chemin du paganisme, du new age, du militantisme et de la psychothérapie. Unifiant les champs spirituels et politiques en un but de prôner et faire de l’action directe militante à succès dans des optiques pacifistes, féministes, écologistes, de permaculture et de résistance à la mondialisation. Ainsi que pour la solidarité et la tolérance entre les diverses voies païennes et plus largement entre religieux de divers chemins spirituels ainsi qu’avec les non croyants. Connue dans le monde entier à la fois pour ses actions de justice social et pour son paganisme centré sur les religions de la Terre et le mouvement de la Déesse elle lutte aussi avec les peuples dits autochtones/natifs pour le respect de leurs cultures et droits humains et tenter de mettre terme à l’appropriation culturelle rampante de leurs cultures dans le New Age et le néopaganisme occidental et sur ça merci à elle car clairement y a du boulot encore. Même si en effet depuis qu’elle a usé de sa position pour secouer les gens là dessus c’est nettement moins pire que dans un passé encore tout récent en ces milieux. Elle milite aussi sur la liberté des non hétéros en mettant en avant pour cela notamment sa propre bisexualité. Sur Youtube elle parle surtout permaculture, sacré et Reclaiming mais son militantisme va plus loin que ça. Parlant notamment de l’importance du plaisir dans la vie mais aussi dans le militantisme. Ses interventions sur Youtube tiennent donc surtout du militantisme là où même si bien sur cette séparation de ma part est un peu artificielle vu que dans sa façon de faire et de vivre tout ça est toujours un peu entremêlé elle a aussi dans ses livres et CDs des aspects outre le côté commercial et utilitaire des tentatives d’ordre plus artistique qui tiennent de la littérature, de la musique et du cinéma au sens plus artistique de ces concepts en conséquence de quoi je pense en parler plus en détail sous cet angle en troisième et dernière partie sur elle et ce qu’elle a fait.

Malgré tout les bémols ça reste une révolutionnaire de la pensée et de la politique et considère le sexe, les drogues et le rock n roll comme des pratiques spirituelles en soi à leur propre façon. Elle explique aussi que sa façon de voir a été dure à faire accepter à la plupart des féministes qu’elle a rencontré qui étaient fermement attachés à une vision de la religion comme forcément aliénante pour les femmes. Et qu’elle a eut moins de mal à la faire accepter parmi la minorité de féministes religieuses quelque soit leur religion. Dans un monde où quelqu’un comme Elon Musk qui ne considère que le profit et n’en a rien à foutre de l’écologie plus est un gros sexiste est à la tête du monde pour ce qui est de la fortune et donc du pouvoir décisionnel sur l’avenir de l’économie capitaliste mondiale elle représente malgré tout le visage d’une alternative fondamentale pour notre survie. Le contre modèle de ce dernier. En particulier en interrogeant notre modèle hypertechniciste de civilisation comme elle le fait. Notamment en mettent en avant des symboles considérés par Gimbutas comme d’anciens symboles de la déesse Terre Mère de la nature, à savoir des vagues et des spirales. La spirale étant devenue plus ou moins le symbole du Reclaiming. Alors les travaux de Gimbutas ont pas mal été discrédités et controversés au niveau historique et archéologique depuis et les arguments complotistes qu’elle a pour la défendre quand même d’avoir rien contextualisé culturellement et historiquement et tout ce que les gens qui ont étudié par la suite ses travaux leur reproche légitimement faut avouer que c’est pas super convainquant néanmoins elle n’est pas scientifique c’est une militante écologiste avant tout et donc reprenant les propos de Starhawk en ce cadre là on peut se poser là question non de si la symbolique de la déesse est historiquement et archéologiquement juste ce dont fondamentalement en politique quand il s’agit de créer des imaginaires symboliques efficaces pour transformer le monde réel en un monde un peu meilleur on peut se foutre royalement, mais si c’est utile de penser en ce sens et manifestement oui, en conséquence de quoi si ce n’était pas la vision des hommes de la préhistoire on s’en tape du moment que comme c’est le cas ces symboles sont les symboles parmi les plus efficaces qui soient à porter les luttes écologistes contemporaines. Donc va pour la spirale et les vagues. Moi ça ou autre chose du moment que ça fonctionne c’est tout ce qui m’importe. Comme je disais justement quand Starhawk parle sur Youtube elle met en avant que pour elle voir la beauté du monde et chercher la beauté en tout ce qu’on crée et fait, faire de sa vie une œuvre d’art projet qui est aussi le mien mais plus facile à dire qu’à faire quand à la différence d’elle je suis coincée sur le plancher collant comme on dit là où bourgeoise internationalement reconnue elle en a tout le loisir ce qui fait quand même une énorme différence de possibles pour réaliser de tels idéaux si j’arrête de rager et j’oublie ma propre condition un moment ça me permet de comprendre l’investissement de celle ci en art de façon transversale sur les médias qu’elle a choisi pour exprimer le sien en l’occurrence surtout l’écriture, un peu le cinéma et quelques fois des tentatives musicales. J’apprécie aussi qu’elle y dit que si ce qu’elle a crée a constitué une résistance si efficace et si louée c’est à son sens car elle et les gens qui y étaient avec elle n’ont pas juste dit contre quoi ils étaient dans leurs slogans de manifs promenades sans rien changer derrière mais ont aussi discuté et partagé une vision de non pas contre quoi ils étaient mais pour quoi ils étaient comme vision du futur, je pense que c’est en effet ça qui a manqué comme socle commun à beaucoup d’autres luttes qui ont eut moins de résistance et le plus inspirant à tirer de son expérience militante. C’est son principe de « fait pousser ce que tu veux faire croitre ».

Qui est Starhawk. Partie 1 : Qui était sa mentor Zsuzsanna Budapest?

Née Miriam Simios c’est une écoféministe américaine et une autrice ainsi que la figure la plus connue du néopaganisme. Et elle est aussi une des figures pionnières qui ont forgé ce qu’on a appelé « le mouvement de la Déesse ». Elle a été déclarée une des cent personnes les plus influentes parmi les gens spirituels en vie.

En effet elle a 71 ans mais elle est encore là. Elle vend ses bouquins et a un site web. Et elle diplômée de thérapie féministe par l’université en 1982 accessoirement. Elle n’est toutefois pas la première personne à avoir eu un néopaganisme féministe loin s’en faut. D’ailleurs elle même reconnait son histoire et sa filiation en ce sens ce sont les militants en France écoféministes mais rarement se mouillant assez dedans pour être païens eux mêmes qui l’ignorent et s’en désintéresse de d’où elle vient en ce sens. C’est à dire de tendances qui à la base sont purement sectaires d’un côté comme la tradition Feri de Victor Anderson et de l’autre l’héritage des conceptions de celle qui fut vraiment la première à synthétiser néopaganisme et féminisme j’ai nommé Zsuzsanna Budapest une hongroise d’origine fille d’une médium du nom de  Masika Szilagyi qui avait des pratiques de sorcellerie traditionnellement transmise en famille et un art de sculpture y étant lié assez personnel reflétant les thèmes de la Déesse et d’une spiritualité de la nature.

En 1956 Budapest est forcée de quitter la Hongrie par la révolution qui se déroule dans le pays elle se fait réfugiée politique en Autriche puis elle émigre aux Etats Unis, se marie et divorce après la réalisation qu’elle est lesbienne et veut selon ses mots éviter la dualité entre l’homme et la femme. En 1970 déménageant pour New York elle y découvre le militantisme féminisme où elle se mobilise et dont elle devient une militante. Elle décide d’intégrer les idées féministes dans le paganisme. Pour ça elle fonde alors le High Priestess of Susan B. Anthony Coven #1 le premier coven non mixte exclusivement féminin de sorcières sans aucun sorciers donc. Elle a été responsable d’un squad anti viol et est connue pour avoir notamment crée non seulement au sein du néopaganisme mais dans le mouvement féministe en son ensemble le concept et l’organisation des premières marches de nuit.

Cela s’appelait Reprendre la Nuit et ça existe encore le but du mouvement est de mettre fin à toutes les formes de violence avec un focus particulier contre les le viol, violences sexuelles, relationnelles et domestiques subies par les femmes. Il consiste à marcher de nuit dans un groupe non mixte entièrement féminin en manifestant et entonnant des slogans des luttes féministes contre ces fléaux. La première ayant été organisée en réaction de la mort d’une microbiologiste qui a subit des coups de couteau jusqu’à en mourir d’un homme agresseur juste pour avoir voulu rentrer chez elle de nuit. En 1978 s’y est ajouté un thème de lutte contre la pornographie. L’idée de ces marches est pour les femmes apeurées de nuit de se réapproprier l’espace public nocturne et cesser de le craindre. On a reproché à ses événements leur non mixité féministe et leur tendance à forcer des femmes que ça n’intéresse pas d’y participer (on a tenté de me faire le coup mais j’ai toujours refusé) ce qui en questionne le caractère démocratique en plus des évidents différents entre féministes sur la pornographie qui font que toutes ne se retrouvent pas en ces démarches. Cela dit voilà ça existe c’est une pratique féministe radicale courante en des milieux féministes français giga athée et ça a une origine païenne pas du tout reconnue par ces mêmes milieux. Alors que reliées à l’origine dans l’imaginaire des femmes sorcières la nuit comme ce le fut au départ ce serait probablement plus impactant.

Budapest avait clairement ses limites donc d’autant plus et c’est la plus connue est qu’elle était d’une virulence rare côté transphobie (enfin elle existe toujours mais elle a 82 ans et contrairement à Starhawk les réseaux païens plus progressistes sur la question dans les jeunes générations l’ont clairement boudée comme une rétrograde qui a fait son temps tout en assumant ce qu’il y a de positif dans son héritage de luttes) au point que la Wicca Dianique le courant de Wicca féministe qu’elle avait fondé a failli décéder de son refus d’accepter les femmes trans par cisexisme. En vrai elle et ses fidèles rétrogrades sur ces questions sont en cercles de moins en grand et de plus en plus de dianiques non transphobes tentent de perpétuer la Wicca Dianique hors de ce cadre aujourd’hui, choisissant un paganisme centré sur les femmes qu’elles soient cis ou trans et centré sur les déesses tout de même mais en cela contrevenant aux principes originels de la fondatrice du mouvement. Donc le Dianisme version officielle est transphobe mais officieusement plein de néopaiennes non transphobes probablement plus s’inspirent du dianisme sans conserver cet écueil aujourd’hui. Le dianisme en tant que tel aujourd’hui en terme d’influence est plus ou moins mort de son refus radical des trans et non binaires. Ce qu’étant pro trans et non binaires je pense une bonne chose.

Zsuzsanna Budapest clairement était quand elle était encore pertinente une figure de l’occultisme féministe, prônant un paganisme qui honore la lumière mais aussi l’ombre place portée à l’obscur centrale aussi dans la pratique de Starhawk. C’est dans cette Wicca Dianique que Starhawk a fait ses débuts dans le paganisme et la sorcellerie avec cette mentor donc. Starhawk est surtout connue pour les livres qu’elle a écrit et pour ses engagements militants nombreux, mais elle est aussi l’instigatrice du plus connu des courants de paganisme contemporain le Reclaiming même si bien sur elle prône le dialogue entre traditions religieuses païennes ou pas et l’acceptation des non croyants qui partagent ses luttes. Comme la majorité de ce mouvement. En revanche elle a aussi une activité musicale, filmique et sur Youtube moins connue qui comme elle consiste beaucoup en du « achète mes merdes » est très critiquée pour une anticapitaliste et de forte tensions avec le mouvement transféministe car elle a clairement héritée d’une conception essentialiste et transphobe du genre féminin par Budapest. Je sais pas trop pourquoi elle en est plus excusée par les gens d’ailleurs que cette dernière. Sans doute car sur l’écologie elle demeure une militante efficace et que c’est trop primordial aujourd’hui pour s’en passer. Mais clairement du coup quand on me la présente comme une grande féministe j’avoue j’ai vraiment beaucoup de mal. Et aussi avec la transmisogynie bien forte du milieu païen qui en résulte de façon plus large. J’ai pas encore complètement perdu espoir là dessus car une minorité de païens trans combattent ça en interne mais reste une tonne de boulot là dessus. La suite se concentrera sur l’histoire militante et le présent de luttes de Starhawk et son œuvre littéraire (et je détaillerais légèrement plus mon avis sur la musique, le film et la chaine Youtube plus le site Internet pour qu’il soit plus nuancé mais bref). Mais c’est pour plus tard.

Qu’est ce que je pense de Sandrine Rousseau?

Certains m’ont demandé alors je réponds. Déjà mon idée de « c’est qui? » jusqu’à il y a peu était relativement vague et l’est encore pas mal je dois bien avouer. De base elle était enseignante en économie à la fac mais ça tout le monde s’en cogne ce qui intéresse les gens c’est sa carrière politique. Elle l’assume certes mais elle est une bourgeoise blanche avec des privilèges certains mais surtout elle s’est attaquée au capitalisme dans certains de ses discours le dénonçant pour s’être nourri de la prédation des noirs, des femmes et de la nature, trois prédation majeure…elle en a oublié une grosse la classe ouvrière…et clairement quand tu fais ça t’as pas fait ton suicide de classe en tant que bourgeoise donc t’es de la gauche inutile, la gauche écolo bobo qu’elle incarne et dont elle est un pur prototype. Et comme la caricature de ce type de personne elle est Verts politiquement bien sur. C’est typiquement le genre féminisme carcéral quoi. Elle est une femme politique qui a failli battre Jadot à la primaire des Verts et s’est ensuite retiré pour le laisser mener la campagne d’EELV en tête aux dernières présidentielles. C’est donc madame le numéro 2 en tête d’incarnation de l’image de ce parti. Néanmoins si la droite lui tape si fort dessus c’est car elle pourrait risquer d’avoir une certaine efficacité relative et modérée mais réelle sur les questions féministes où par certains aspects les théories écoféministes qu’elle défend touchent des points sensibles au point qu’elle se prend aussi la plupart des hommes de la gauche et de son propre parti contre elle également quand tout en restant très critique d’elle pour tout ce qui précède de ce qu’elle est qui sent le soc dem social traitre d’assez loin, certains ont peur d’elle car elle est (même si certes elle les défend très mal) dans l’idée de mettre en avant l’intersectionnalité et la lutte contre les violences faites aux femmes ce qui bien sur ne plait pas à certains pour des raisons plus ou moins légitimes de crainte de perte de visibilité et centralité de la lutte des classes dans les discours de gauche ce qui me semble un vrai enjeu en effet mais aussi faut pas se leurrer beaucoup sont contre uniquement parce que ils sont racistes, sexistes, LGBTphobes ou violents envers les femmes eux mêmes même à gauche et donc ne veulent pas que ces thèmes y deviennent encore plus présent que maintenant surtout en acte car alors ils perdraient leur place. Dont des femmes là où elles sont car elles ont fermé leur gueule là dessus pour arriver haut dans les sphères politiques consanguines du militantisme de gauche. Malgré tout le mal qu’il peut y avoir de légitime à dire de Sandrine Rousseau le vitriol ridicule d’extrême qu’elle se prend interroge quand même à son propos j’ai lu des trucs écrits par des hommes de son parti indistinguables de ce qu’en diraient des pro FN identitaires et ça pose question. On lui reproche d’être manipulatrice et que ça en ferait une mauvaise représentante du parti mais en vrai ça veut trop rien dire sans plus de précision et ce n’est pas trop démontrable donc c’est une attaque personnelle gratuite, et on la dit sujette aux crises de larmes ce qui apparemment n’est pas faux mais j’ai toujours pas compris en quoi être capable de pleurer était censé être mauvais pour un politicien je trouve même pas très rassurante notre culture qui les en prohibe mais bon ça c’est mon avis et je comprends que ça gêne beaucoup pour l’image de meneur politique cet aspect vu les mentalités collectives là dessus certes, on la compare à Robespierre en disant qu’elle se prend pour lui, ça m’étonnerait et en effet elle n’a pas tenu semble t’il de tels propos et on l’accuse de se prendre pour ce dernier ce qui est faux, et d’avoir des fragilités ce que là aussi on ignore ce que ça peut bien vouloir dire au juste c’est assez ambivalent jusqu’à ce qu’on comprenne qu’en fait elle est accusée jusque par ses proches de parti de fragilité psychologique à tort ou à raison mais dans tout les cas c’est validiste de supposer que si quelqu’un a des fragilités psychologiques quoi que ça signifie ce serait forcément quelqu’un de mauvais pour être leader politique d’un parti mais ça se comprend c’est fort répandu mais sur quelle base outre qu’elle a les larmes faciles est ce dit? Et bien rien du tout à vrai dire. On la traite de fasciste post moderne là aussi contradiction dans les termes évidemment ridicule et je me demande le pourquoi d’un tel acharnement contre elle? Cela m’intrigue où est ce qu’elle a touchée juste pour que ça énerve autant? Ou l’inverse vu qu’on l’accuse de détruire l’écologie et le féminisme pour lesquels elle prétendrait se battre en les décrédibilisant, ridiculisant et fragilisant son parti par là…ah à elle seule vraiment? Sérieux un parti si fragile qu’une seule personne peut le détruire mérite de finir détruit pour être remplacé par un plus solide donc laissons là ce point. De plus les Verts ne sont clairement pas le seul socle du féminisme et de l’écologie ni le meilleur donc ces deux mouvements se remettront clairement de son existence et de celle de Sandrine Rousseau quand bien même elle ferait vraiment que du mal aux causes qui sont les siennes mais voilà en vrai j’en ai tellement marre de voir tout le monde m’en parler pour lui cracher dessus par automatisme sans savoir d’où ça vient que j’ai envie spontanément de prendre le contre pied de ça et la défendre un petit peu mais pour ça j’aimerais avoir de la substance sur ce dont on l’accuse car toutes les critiques que j’ai vu plus haut émanent de gens qui en font un portrait mitigé avec des nuances pas de ceux qui lui sont le plus farouchement hostile qui eux ont finalement beaucoup d’insulte et de haine à son égard mais peu d’arguments avec la moindre substance pour les étayer voir pas jusqu’ici en fait ils ne font que la caricaturer au prétexte erroné qu’elle aurait des traumas particuliers ayant causé sa carrière politique qui ne se résumerait selon ses détracteurs les plus crétins qu’à une croisade pour dire que seuls les hommes blancs peuvent être des violeurs ce qu’elle n’a jamais dit et qu’il faut éliminer l’homme blanc occidental ce qu’elle n’a jamais dit non plus néanmoins visiblement c’est manifeste les hommes blancs des partis politiques de tout bords se sentent menacés par l’existence de cette femme et de sa politique féministe tentant de lutter contre les violences conjugales avec des moyens certes critiquables mais au moins elle essaie et visiblement c’est ce qui lui est reproché, on l’accuse de trauma comme si c’était un crime pour oser tenter de défendre et aidé des femmes traumatisées par ce type de fait. Alors oui comme EELV dans son ensemble elle a une politique marketing et cynique, une maitrise assez faible de pas mal de dossiers qu’elle traite parce que c’est branché sans les comprendre et y adhérer vraiment d’où qu’elle les aborde de façon superficielle et cynique et fait du tort dans pas mal de ses prises de paroles médiatiques en les faisant paraitre débiles et détestables à tort par son approche cosmétique de ces enjeux mais au delà de ça qui est tout à fait possible à dire sur la politique de plein de politiciens hommes sur lesquels l’acharnement n’est jamais tel quand ils sont très nombreux à être pareils ou pires là dessus ce qu’on lui reproche et pourquoi on la traite de sorcière et tente de la ridiculiser en l’associant à cela est d’être une femme politicienne écoféministe qui a de l’ambition et désire prendre la tête de son parti avec ce type d’angle de politique. Cependant si elle a dit préférer les femmes qui jettent des sorts aux ingénieurs qui construisent des EPR ce que Marianne par exemple lui a beaucoup reproché c’est simplement car elle a analysé la figure de la sorcière dans notre culture populaire sous un prisme d’analyse écoféministe remarquant que les femmes fortes qui inspirent craintes et méfiance car elles ont maitrise de leur pouvoir et de leur sexualité sont insultées de sorcières par sexisme depuis très longtemps et de nos jours le sont encore elle est bien placée pour le savoir et ayant lu le bouquin de Mona Chollet sur les sorcières et leur histoire elle en a fait son compte rendu pour déduire qu’au vu de toute cette histoire c’est une insulte patriarcale qu’on lui adresse quand on la caricature en sorcière. Elle dit que toutes les femmes artistes, scientifiques, et/ou militantes tout au long du XXème siècle ont toutes sans exception subit ce même stigmate d’être traitées de sorcières pour oser sortir des limitations auxquelles les femmes étaient alors supposées devoir se confiner. En ce sens elle se considère sorcière car féministe et percevant le féminisme comme un héritage des sorcières historiques et de leur combat pour la liberté des femmes. Leurs filles spirituelles en tant que femmes libres et savantes dit t’elle et d’autant plus en incarnant un combat écoféministe qui a souvent repris cette figure comme symbole. Son discours est complètement caricaturé par les militants rationalistes zététiciens hommes blancs et sexistes qui prétendent à gauche mais pas que qu’elle aurait dit en somme qu’il fallait donner une place au vaudou en politique et que toutes les femmes sont par nature et essence nulles en ingénierie, que l’ingénierie c’est naze et qu’en conséquence la nullité des femmes en la matière est la preuve de leur supériorité naturelle sur les hommes bien sur elle n’a jamais rien dit de tout ça et encourage les carrières scientifiques et donc dans l’ingénierie des femmes qui les osent. Ce qu’elle critique c’est une idéologie pro nucléaire qui se prétend de l’hyper rationalisme quand elle n’en a rien. Et bien sur on caricature les femmes qui jette des sorts qu’elle admire comme des idiotes obscurantistes sans connaitre nullement à qui elle faisait précisément référence celles qui ont un écoféminisme faisant place au sacré une pensée qu’on essaye même pas de comprendre avant de la condamner par un pseudo rationalisme très concon…et une pensée qui en fait en est plusieurs de plusieurs femmes qui ont efficacement mené des luttes écoféministes sur ces bases là et on ne saura rien d’auxquelles elle pense précisément et d’à quelles luttes (si tant est qu’elle le sache elle même et ne l’ait pas dit juste car c’est bankable ce qui est possible aussi vu son profil politique) elle fait référence au juste…on nous dit que c’est à la Wicca gardnérienne du côté de ses adversaires mais ça part très mal côté crédibilité vu que je pense que clairement elle connait assez le sujet pour voir que Gardner n’était pas une sorcière mais un sorcier donc ça doit pas être ça, plus probablement vu qu’elle semble assez loin de l’ésotérisme pur elle doit penser aux luttes antinucléaires efficace de rituels magico-politiques d’écoféministes célèbres en tête Starhawk. Donc j’ai cherché et en effet Sandrine Rousseau ne se dit sorcière qu’au sens politique féministe du slogan nous sommes les descendants des sorcières que vous n’avez pas réussi à brûler et n’est ni dans des cercles ésotéristes, ni magicienne, ni sorcière ni même païenne et ne s’intéresse pas réellement du tout à ces milieux et n’a rien de wiccanne. Ce qui me surprend pas le moins du monde mais rend encore plus diffamatoires et détestables le cortège d’articles de déshonneur par association qu’ont créer des gauchistes rationalistes hommes blancs se sentant visés par ses propos sur leur violence masculine qui disaient en substance elle est avec les femmes qui ont une religion écoféministe oh mon dieu le retour des croyances irrationnelles montantes quel scandale…bref sans surprise le contenu de ces torchons était inepte et ne montrait que l’ignorance complète de la part de ces personnes de ce que sont tout ces courants. Pour prétendre à incarner la suprême rationalité scientifique savoir de quoi on parle quand on évoque des sujets précis serait un bon début mais ils n’y sont pas encore. Apparemment Sandrine Rousseau n’a jamais lue Starhawk mais elle a entendu parler de ses actions écoféministe efficaces mises en scènes comme des sortilèges anti nucléaires et c’est bien à cela qu’elle fait référence dans la fameuse phrase qui lui a valu tant d’indignation. Bref je suis pas fan de Sandrine Rousseau qui manque clairement de culture et de substance surtout en matière de sorcellerie justement mais je ne peux que la défendre malgré tout car il saute aux yeux que l’essence des principales attaques à son encontre est de la misogynie pure. Et aussi car que je le veuille ou pas en France elle incarne la figure la plus connue et influente de l’écoféminisme, donc évidemment celle à l’écoféminisme le plus dilué et peu cohérent mais aussi le plus médiatique et politiquement « puissant » (enfin si on peut dire ça vu sa propre puissance politique toute relative de simple numéro 2 d’EELV qui est clairement pas le parti politique le plus influent du monde) qui incarne une utopie du futur dont les femmes et la nature ont besoin malgré toutes les limites du personnage qu’elle peut être donc oui en l’état sur cela elle influence probablement malgré tout les choses de façon positive ce pourquoi elle est aussi attaquée. Après oui les militantes politiques du féminisme marxiste prolétaires pro lutte des classes dont je fais partie sont à mon sens de bien meilleures défenseuses des femmes et de la nature mais évidemment par définition elles n’ont pas les canaux de pouvoir que cette femme bourgeoise a pour l’action politique. Donc oui vous inquiétez pas y a bien plus radical qu’elle comme féministes et on va la faire cette révolution qu’elle vous fasse peur ou pas messieurs. Et au fond si l’écoféminisme spirituel fait peur c’est bien car il touche une dimension symbolique de l’imaginaire qui concrétise les luttes et fait passer les femmes à des actions antipatriarcales efficaces ce qui est bien ce qu’on veut donc qu’il étende son influence est positif. Alors oui parler de Starhawk serait probablement plus intéressant que de parler de Sandrine Rousseau même si là aussi il y a beaucoup à dire et pas qu’en bien clairement il y a plus de substance derrière…tant politique que spirituelle (même si beaucoup de marketing et de transmisogynie aussi) et puis ça reste une des féministes ethniquement juive les plus connues et puissantes du monde petite fierté pour moi donc malgré tout mes désaccords avec elle, et ça reste une figure de religions de la Terre et du militantisme altermondialiste ainsi que de l’utilisation efficace de la magie en politique pour émanciper les femmes donc ce me semble important de la prendre en compte malgré tout quand on projette de réenchanter le monde. Parce que même si on a pas les mêmes réponses que ce soit moi, Sandrine Rousseau ou Starhawk on a clairement en commun de se demander quel monde on veut et de conclure qu’on en veut un avec des femmes plus libres et une nature qui existe encore et si possible nous avec. Je me sens plus proche de Starhawk que Rousseau car contrairement à cette dernière Starhawk a un discours clairement révolutionnaire et une longue histoire de pratique des luttes contre les violences policières efficacement. Mais sérieux vu l’état de l’environnement le plus médiocre militantisme en son nom n’est pas de trop. Donc arrêtez de crachez sur Sandrine Rousseau c’est contre productif et venez nous aidez à bâtir des luttes écologistes plus réussies sur le terrain, la meilleure critique des Verts c’est encore de montrer qu’il y a mieux que leur politique pour défendre l’écologie.

Le Manifeste du Parti Communiste.

Paru le 28 Février 1848 à Londres pour la publication mais rédigé en allemand par Karl Marx et Freidrich Engels est disponible ici gratuitement accessible en ligne ce qui est sans nul doute un grand bienfait : https://www.marxists.org/francais/marx/works/1847/00/kmfe18470000.htm. C’est une œuvre politique et philosophique majeure qui expose ce qui est alors une nouvelle vision du monde (enfin historiquement il y a des précurseurs mais nommé en tant que tel c’est le point de départ du communisme) qui part d’une pensée matérialiste, et l’étend avec pertinence à la vie sociale sur la base d’un principe philosophique majeur la dialectique. Une idée qui clairement fait toujours peur à la pensée bourgeoise aujourd’hui car elle est toujours d’actualité et surtout efficace pour la lutte pour l’abolition des classes sociales et de la propriété privée qui constitue le premier mot d’ordre et objectif du communisme. Comme expliqué plus précisément ici sur le site de la Toupie je cite : https://www.toupie.org/Biographies/Marx.htm, « Karl Marx développe une philosophie basée sur la lutte des classes (exploitants et exploités) qui est le moteur de l’histoire. Le matérialisme dialectique se caractérise par le primat de l’histoire (tout évolue), le progrès venant de contradictions résolues, l’action réciproque des choses les unes sur les autres, le progrès par bonds, par crises brusques et soudaines (révolutions). » Dans cette théorie de l’histoire la classe sociale prolétaire c’est à dire la classe sociale des travailleurs ce qui veut dire les gens qui ne peuvent vivre qu’en vendant leur force de travail à des patrons bourgeois. En ce sens le prolétariat n’inclut pas les esclaves qui vivent encore en dessous au niveau des classes sociales et qui sont au départ un peu un impensé dans un communisme qui s’est voulut international dès le départ mais a d’abord eut pas mal d’angles morts de vision concernant ce qui arrivait aux pauvres non blancs. Bien sur Marx et Engels parlent de l’esclavage qui leur est encore contemporain (et qui nous l’est toujours ça existe encore même en France même si on aime beaucoup l’oublier) (1848 est l’abolition officielle de l’esclavage mais en vrai ça mais bien le temps de passer de celle ci sur le passé à la vrai abolition de ce dernier beaucoup d’anciens esclaves changeant pas vraiment de conditions de vie et de travail juste car désormais c’est marqué homme libre sur le papier et en plus d’un pays à l’autre la date d’abolition va varier et l’officialisation internationale de la fin de l’esclavage ne sera qu’en 1949 et pour ce qui est de l’esclavage illégal il se pratique encore largement aujourd’hui et continue de toucher avant tout des noirs pauvres principalement africains). Et oui ils s’y sont toujours opposés de même que les communistes de façon plus large mais sur une base plutôt morale à la base de condamner l’esclavage comme ce que c’est une violation des droits humains universels pour satisfaire les envies d’enrichissement d’esclavagistes, c’est à dire d’hommes aussi cupides qu’ignorants. Cependant beaucoup leur reproche aujourd’hui de ne pas avoir été très clairs au delà de ces principes moraux sur ce qu’en tant que communistes ils pensaient en théorie de l’esclavage comme système ce qui donne l’impression à tort ou à raison d’une opposition à l’esclavage de leur part potentiellement critiquable d’avoir été plus fondé sur l’humanisme et la philanthropie que sur une théorisation économique de ce système esclavagiste qui dans l’économie de leur temps du capitalisme était encore plus central et fondamental qu’il le demeure aujourd’hui. Aussi beaucoup dans l’antiracisme reproche des parallèles parfois foireux voir insultant en minimisant la gravité de la traite négrière entre l’esclavage des noirs au XIXème siècle et la condition ouvrière dans la même époque dans le prolétariat blanc tout de même indéniablement meilleure pourtant que celle des esclaves noirs malgré toute la réalité sinistre des dures conditions alors endurées par les prolétaires blancs en Europe et si ça vient de l’impensé des fondateurs du communisme là dessus et honnêtement oui un peu concernant les colonies et le prolétariat non blanc ou hors d’Europe la vision des fondateurs du communisme était pétri des préjugés racistes et coloniaux de leur temps en dépit d’eux mêmes et à la lecture aujourd’hui est en effet très contestable. Et c’est une tendance de ne pas voir certaines réalités pour les mêmes raisons qui dans le mouvement communiste français aujourd’hui demeure indéniablement un angle mort pérenne regrettable. Ce qui est quand même un gros oubli vu que clairement au moment où c’est écrit l’esclavage est la forme dominante de travail de production dans l’économie. De la même façon que si elle a ses pertinences leur vision de la condition féminine même en Europe était assez limitée. Marx a très conscience cela dit que l’esclavage est le moteur économique du capitalisme et ce qui a rendu ce système économique possible. Cependant là où les anticoloniaux et les antiracistes le critiquent beaucoup c’est pour le parallèle fait part Marx entre la condition de l’esclave noir directement esclave et celle du prolétaire blanc qu’il qualifie d’esclave indirect. Citons le : « L’esclavage direct est le pivot de l’industrie bourgeoise aussi bien que les machines, le crédit, etc. Sans l’esclavage vous n’aurez pas de
coton ; sans le coton vous n’avez pas d’industrie moderne. C’est l’esclavage qui a donné leur valeur aux colonies, ce sont les colonies qui ont créé le commerce de l’univers, c’est le commerce de l’univers qui est la condition de la grande industrie. Ainsi l’esclavage est une catégorie économique de la plus haute importance. », Marx était aussi tout à fait conscient de l’histoire de l’Amérique du Nord et de son développement économique en disant « effacez l’esclavage et vous effacez l’Amérique de la carte des peuples ». Marx qui vit dans un monde où il ne connait que des sociétés qui ont eut des esclaves fait le constat de l’esclavage comme un système qui existe dans tout les peuples humains dont il a connaissance il considère donc que c’est la preuve de l’ancienneté de ce système à la base de la division de la société en classes. Même si c’est plutôt Engels qui interrogera cette historicité ancienne et celle du patriarcat. Aussi limitée qu’elle paraisse aujourd’hui face à toute la pensée sur l’esclavage produite depuis Marx n’arrête pas ici ses considérations sur le sujet et dit également ceci : « Les peuples modernes n’ont su que déguiser
l’esclavage dans leur propre pays, ils l’ont imposé sans déguisement au nouveau monde» et cela reste très vrai de nos jours. On tait encore beaucoup l’histoire de l’esclavage des Natifs américains sur laquelle s’est fondée l’Amérique. En ce sens quand j’entends beaucoup de camarades communistes en France pour ne pas dire la plupart parler de ces choses je me dis que revenir au bases leur ferait pas de mal car même un vieux monsieur blanc du XIXème siècle comme Marx pourrait leur donner des leçons essentielles en matière d’antiracisme sur ça on a quand même eut des gros reculs. Malgré ce bémol Marx est quand même celui qui analyse théoriquement avec brio notamment dans ce manifeste le premier l’oppression des travailleurs dans le prolétariat blanc européen en son temps. Et par prolétariat il entend tout les travailleurs inclus le travail manuel et le travail intellectuel pas exclusivement les ouvriers même si bien sur puisque parmi le prolétariat blanc ce sont eux qui vivent le plus alors et encore aujourd’hui la personne la plus exploitée par le patronnant bourgeois parmi les blancs européens. Bien sur l’histoire par la suite a crée un prolétariat noir, arabe et asiatique dans des pays européens comme la France avec la fin de l’esclavage, des colonies, l’augmentation du niveau de vie des anciens esclaves et colonisés et les migrations des colonies à la métropole dans un but d’augmentation de niveau de vie des gens qui sont devenus ces prolétariats racisés actuels en France et ça clairement c’est pas un truc que ce milieu communiste là avait prévu dans ses théories et il a encore du mal à intégrer leurs enjeux spécifiques et s’en faire la voix. Malgré tout aujourd’hui qu’ils subissent le racisme ou non et qu’importe leur couleur de peau les travailleurs ont tous intérêt à connaitre les idées de Marx sur leur exploitation par la bourgeoisie et comment elle s’opère. En effet Marx explique que seulement une partie de la journée du travailleur qui est payée,
l’autre partie est non payée. Nous touchons ici au cœur de la théorie de l’exploitation chez Marx. Cette partie non payée est appelée « surtravail » et c’est elle qui constitue « exactement le fonds d’où se retire la plus-value ou le profit ». Dans le système capitaliste « les choses se passent comme si la totalité du travail était du travail payé». Le salariat étant une ruse capitaliste pour faire paraitre payé à sa juste valeur un travail qui par les bourgeois est en réalité sous payé. La différence de fond au point de vue purement économique étant que l’esclave n’est pas payé du tout pour son travail qui est reconnu comme labeur ce qui est précisément ce pourquoi on lui en délègue la corvée tandis que le travailleur prolétaire lui est sous payé car la bourgeoisie dévalorise son travail et fait disparaitre idéologiquement une partie de la valeur de son labeur pour s’enrichir en la lui volant, c’est là qu’intervient la notion marxiste de spoliation. C’est de là que la bourgeoisie tire tout ses profits. Mécanisme qui connait une intensité encore plus forte dans l’économie esclavagiste où le bourgeois qui se contente de voler une bonne partie de la valeur économique du travail du prolétaire pour s’enrichir dans l’esclave pille directement et sans ménagement tout le travail de l’esclave pour s’enrichir. D’ailleurs il explique ce que des historiens ont confirmé que la fin de l’esclavage dans le sud avait d’abord mené les premiers prolétaires noirs du sud de l’Amérique à vivre du point de vue de la condition économique encore plus exploités que du temps de l’esclavage paternaliste. Et en effet notamment par le système de la prison moderne conçu précisément pour garder les noirs libres en infériorité économique et sociale à la base, ce pourquoi se dire anti raciste et pro carcéral est juste pas crédible une seconde, les patrons blancs anciens esclavagistes à 80% à l’abolition progressive de l’esclavage ont tout fait de leur possible pour détruire les possibilités d’organisation politique du prolétariat noir naissant et si celui ci a gagné plus de niveau de vie ensuite c’est par ses luttes, des luttes spécifiques pensées par et pour la libération noire qui ont eut lieu pendant le dernier 19ème siècle et le premier XXème siècle assez longtemps isolées des luttes des prolétaires blancs parce que le racisme, l’appartheid avaient empêchés de plus fortes coalisions. Ce n’est que dans les années 1950 au fond que cela commence à être un peu dépassé et que des luttes réellement internationalistes entre prolétaires blancs et noirs deviendront plus communes et systématiques en Amérique. Et dans le monde occidental plus largement. Cependant alors reste le système colonial à démanteler. Marx déjà avait très conscience de son caractère fondamental pour le monde capitaliste tel qu’il est en particulier en Amérique mais pas que vu qu’il en disait ceci à son usuel ton ironique montrant toute l’horreur du mode de pensée des bourgeois : « la découverte des contrées aurifères et argentifères de l’Amérique, la réduction des indigènes en
esclavage, leur enfouissement dans les mines ou leur extermination, les commencements de conquête et de pillages aux indes orientales, la transformation de l’Afrique en une sorte de garenne commerciale pour la chasse aux peaux noires, voilà les procédés idylliques d’accumulation primitive qui signalent l’ère capitaliste à son aurore». On comprend donc qu’il aurait mis bien moins longtemps vu qu’elle fut sa vision des choses que ceux qui se sont réclamés des partis communistes pendant la période décoloniale pour comprendre quel est l’intérêt d’une lutte de décolonisation dans toutes les colonies en terme de nécessité absolue pour l’abolition en vue du capitalisme et de ses inégalités sociales et l’émancipation du genre humain tout ensemble. Reste que depuis que la majorité des anciennes colonies ont disparus bien qu’il reste des endroits clairement subissant toujours le mode colonial à l’ancienne aujourd’hui à décoloniser par exemple Kanaky. Pour ce qui est de la majorité des pays qui aujourd’hui ne sont plus des colonies à partir de la date où la décolonisation est à peu près effectuée internationalement c’est à dire en gros 1980 on assiste clairement à une situation de guerre mercantile internationale dans le monde entier. Et si certains endroits les Antilles par exemple sont clairement pas encore complètement décolonisés reste qu’aujourd’hui dans la grosse majorité du monde ainsi que du territoire français du moins hexagonal il n’y a plus vraiment de colonie et de colonisés outre ces quelques exceptions majeures demeure l’impact d’être les descendants des colonisés sur la façon dont le prolétariat blanc voit ses populations et les traitent, ce qu’on peut appeler le racisme. Qui demeure un terreau de fondement de la société capitaliste dans son ensemble. Et si sur cette question il ne faut surtout pas s’arrêter à ne lire que Marx qui depuis sa propre position sociale ne pouvait avoir qu’une conscience politique plus limitée que celle de nombreux autres plus directement concernés ayant auto organisé les luttes antiracistes depuis lors jusqu’à aujourd’hui il n’en reste pas moins que c’est un sujet sur lequel il n’était pas muet et demeure pertinent pour la période actuelle vu qu’il en disait que le racisme est un obstacle à l’émancipation de tout les travailleurs de même que la xénophobie et le nationalisme car tout cela empêche les travailleurs de s’unir internationalement dans la lutte pour l’émancipation de leur commune exploitation par la bourgeoisie. Ce qui est l’objectif qu’il prône dans son manifeste du parti communiste qui appelle le prolétariat à mener pour l’atteindre une révolution, la révolution prolétarienne qui a pour but de renverser le mode de production capitaliste et l’État bourgeois afin de donner le pouvoir au peuple c’est à dire aux prolétaires et d’ainsi abolir les classes sociales puisqu’il n’y en aura qu’une le prolétariat. Le programme communiste contenu en ce manifeste a toujours été conçu pour être modifié par les communistes au fil des évolutions historiques des modes de productions et d’exploitation économique par la bourgeoisie auxquels ils feraient face car les premiers communistes des premières années de ces partis communistes naissants avaient alors parfaitement conscience de ce que la dialectique entre leurs luttes révolutionnaires et les oppositions réactionnaires de la bourgeoisie à celle ci allaient tant radicalement modifier les conditions de travail et de lutte que cela mènerait vite certains aspects de ce premier manifeste communiste à être caducs. Et en héritage ce qui devint le plus compliqué fut l’appel des premiers communistes de leurs souhaits à une dictature du prolétariat. On a pas attendu l’expérience soviétique pour critiquer ce concept d’un point de vue de prolétaires convaincus en dépit du partage du constat des social trahisons des réformistes que la démocratie demeurait un besoin politique important pour la véritable émancipation des peuples. « Entre la société capitaliste et la société communiste, se place la période de transformation révolutionnaire de celle-là en celle-ci. A quoi correspond une période de transition politique où l’Etat ne saurait être autre chose que la dictature révolutionnaire du prolétariat » Karl Marx, Critique du Programme de Gotha, 1875. Précision quand même à cette époque dictature n’a pas précisément le même sens fort qu’on lui attribue aujourd’hui . La définition de l’époque venait de son origine romaine, soit un pouvoir d’exception et limité dans le temps de la République ou d’un magistrat. Engels, dans sa préface de la réédition en 1891 de La guerre civile en France, présente la Commune de Paris comme l’exemple le plus concret et la première manifestation historique de la dictature du prolétariat. La dictature du prolétariat n’est donc pas la dictature d’un chef ni d’un parti, mais celui exercé démocratiquement par l’ensemble de la classe des travailleurs et travailleuses. Le travail étant selon Bakounine « la base de tous les droits politiques »,  lors de la révolution la bourgeoisie se verrait dépossédée de ses droits politiques et de sa propriété privée qui deviendrait collective. Perdre ses privilèges est ressenti comme quelque chose de terriblement « violent » par la bourgeoisie et elle a toujours été prête à utiliser la violence pour défendre ses intérêts. La dictature du prolétariat n’est autre que l’organisation collective des travailleurs et des travailleuses pour imposer leurs propres intérêts en contradiction totale avec ceux de la classe dominante. Toutefois cette vision du monde était très travailliste et acceptait les chômeurs par manque de possibilité d’être autre chose parmi les prolétaires mais ont beaucoup tendance à fustiger le chômeur prolétaire volontaire qui pourtant simplement la plupart du temps ne refuse pas de produire mais attend une opportunité de métier à la hauteur de son ambition et de ses capacités et refuse simplement de se sous vendre. Inclus les handicapés comme moi au chômage partiellement seulement volontaire et demi involontaire qui voudraient bien travailler et qui techniquement pourrait mais seulement au prix d’une santé déjà précaire et font le choix relatif de rester au chômage longue durée pour conserver plutôt ce qu’il reste de celle ci à choisir. Tout ça se sont des prolétaires dans la théorie marxiste même si clairement de condition insuffisamment théorisée et prise en compte par les théories marxistes ce qui fait que le stigma face à ça et la marginalisation nous touchent encore même avec des camarades communistes qui pour la plupart là aussi aujourd’hui sont aussi peu cohérents que si ils n’avaient jamais lu le Marx avec qui ils nous bassinent de citations tout les jours sur ces questions étrangement. Le manifeste est aussi le premier et le plus connu et efficace encore aujourd’hui de la longue liste des livres de la littérature socialiste car oui c’est aussi une œuvre littéraire peu de gens le soulignent et l’admettent mais de grande qualité du point de vue stylistique. Et plus important encore il fut des plus efficace comme cri de ralliement des luttes des prolétaires tout au long du reste du XIXème siècle par exemple en 1890 quand Engels qui en rédige une préface pour republication considérant le formidable élan des mobilisations prolétarienne bien après la mort de Marx en 1883 en disait ceci :

« Prolétaires de tous les pays, unissez-vous ! » Quelques voix seulement nous répondirent, lorsque nous lançâmes cet appel par le monde, il y a maintenant quarante-deux ans, à la veille de la première révolution parisienne dans laquelle le prolétariat se présenta avec ses revendications à lui. Mais le 28 septembre 1864, des prolétaires de la plupart des pays de l’Europe occidentale s’unissaient pour former l’Association internationale des travailleurs, de glorieuse mémoire. L’Internationale elle-même ne vécut d’ailleurs que neuf années. Mais que l’alliance éternelle établie par elle entre les prolétaires de tous les pays existe encore et qu’elle soit plus puissante que jamais, il n’en est pas de meilleure preuve que la journée d’aujourd’hui. Au moment où j’écris ces lignes, le prolétariat d’Europe et d’Amérique passe la revue de ses forces, pour la première fois mobilisées en une seule armée, sous un même drapeau et pour un même but immédiat : la fixation légale de la journée normale de huit heures, proclamée dès 1866 par le Congrès de l’Internationale à Genève, et de nouveau par le Congrès ouvrier de Paris en 1889. Le spectacle de cette journée montrera aux capitalistes et aux propriétaires fonciers de tous les pays que les prolétaires de tous les pays sont effectivement unis.

Que Marx n’est-il à côté de moi, pour voir cela de ses propres yeux !

Friedrich Engels
Londres, 1er mai 1890

Il est hors de question de laisser Macron et ses semblables détruire tout ce qu’alors ils ont bâti.

Souveraineté populaire, « le pouvoir au peuple ». Oui mais lequel et comment?

Cela veut dire la même chose en fait. Le peuple est souverain. Problème qui est le peuple qui est souverain de quoi au juste? Le peuple c’est la somme prise ensemble des individus qui vivent dans un même pays, c’est une notion qui permet de les rassembler au delà du concept de nation et de donc de les fédérer pour faire société ensemble sans parti pris nationaliste. Vous allez me dire oui mais nous communistes donc nous internationalistes oui à l’horizon final post révolutionnaire oui mais en attendant il y a des frontières et des nations qui sont qu’on le veuille ou pas des réalités matérielles tangibles qui ont des effets sur la structure sociale des sociétés où vivent les peuples qui habitent entre leurs frontières. Cela permet aussi d’éviter en parlant des peuples de chaque nation l’essentialisme d’un nationalisme abstrait. On prétend parfois que la souveraineté populaire serait une idée de droite, de moins en moins souvent cela dit mais l’idée traine encore dans certains esprits mais en vrai non d’ailleurs le premier à l’avoir théorisé fut un homme de gauche vis à vis de l’époque où il vécut, Rousseau. Pour lui réfléchissant à comment forger l’égalité sociale réelle parmi les hommes en un contrat social il estime que la souveraineté du peuple qu’il théorise permet la réalisation de la volonté générale. Par notamment les institutions législatives dans sa conception des choses qui est fondée sur les notions de liberté et d’égalité dont on a hérité pour ce qui est du cas spécifique du peuple français aujourd’hui qui a construit son identité sur ces idées là.

Dans cette conception du monde chaque citoyen détiens une part de la souveraineté. Au départ elle était envisagé en un cadre aristocratique où était élus par le peuple les représentants supposés les meilleurs sauf que dans la pratique on avait finit par voir que ça n’avantageait que les classes dirigeantes et réduisait au silence politique une bonne partie du peuple. Du coup il y a eut contestation du suffrage censitaire et cette contestation ayant eut du succès historiquement on est passé au suffrage universel et à la présidence de la République donc le peuple a pu voter. Dès lors c’est depuis le vote qui est en France traditionnellement l’expression majeure de la souveraineté populaire. Rousseau n’était pas contre le tirage au sort au lieu du vote pour des élus représentatifs vu que tout les citoyens sont égaux et représentent le peuple mais c’est une idée qui si elle a la faveur de beaucoup même très à gauche aujourd’hui est encore très rejetée.

Du coup le système tel qu’il fonctionne aujourd’hui quelque soit ses mérites et les critiques qui peuvent lui être adressées et le lui ont été par de nombreux courants divers et variés en particulier l’anarchisme dont je me réclame qui est très critique on le sait par rapport au vote toujours est t’il qu’aujourd’hui le vote c’est la faculté d’élire ses dirigeants ce pourquoi c’est considéré par la plupart des français comme un droit et un acquis majeur en terme de démocratie. Tout contestable et fragile qu’il soit le pouvoir que le vote donne au final à la majorité d’entre eux qui est tout à fait conscience qu’il a plus que ses limites pour ce qui est de permettre que son gouvernement soit à l’image de sa volonté on le voit tous on en est bien loin. Les gilets jaunes qui s’étaient faits traités de fascistes pour avoir proposé un gouvernement à base de tirage au sort et de référendum n’avaient donc pas lieu de se prendre de telles diffamations de la part de certains à gauche surtout dans la gauche bourgeoise mais pas que pour cela, ils ont toujours réclamé que leur politique s’inspire de l’héritage de la révolution française et de ses idées libératrice pour la forme des institutions politiques en vu de laisser les idées du peuple gouverner la politique de son pays et quand on retrace l’histoire de cette notion on voit en effet qu’ils s’en sont inspirés en ligne directe.

L’idée d’avoir des élus de la République pour représenter le peuple français est venue de ce que celui ci a quand même un poids démographique assez important et pour que tout le monde puisse s’exprimer à égalité en dépit de ce que ça implique de difficultés de communications pensent les gens qui ont formé le pouvoir en France comme il est s’était nécessaire car l’anarchie ne fonctionnerait qu’en petits groupes l’expérience historique espagnole a cependant prouvé le contraire. Cependant comme on nous parle pas beaucoup à l’école et dans les médias de cet épisode et de l’histoire politique hors de la France plus généralement peu de gens le savent. Donc c’est logique qu’ils préconisent ce qu’ils connaissent de plus démocratique.

Cependant on voit cette idée de souveraineté populaire souvent dévoyée dans les discours des politiciens notamment celui de Marine Le Pen qui en fait une récupération politique indu pour son parti fasciste qui va contre toutes les valeurs républicaines sur lesquelles il s’est forgé en particulier l’égalité prétendant incarner la force du peuple français dans une ambivalence de discours qui sous entend très fort blanc européen et pas étranger des exclusions que la notion originale de souveraineté populaire ne fit jamais. Alors oui moi aussi à choisir je préfère l’auto organisation comme mode d’action politique et la lutte anti autoritaire. Et oui je trouve aussi que les appels un peu vide qui brassent de l’air pour rien à la souveraineté populaire sont dramatiquement nombreux aussi à gauche. C’est particulièrement saillant dans les discours de Mélenchon où c’est en effet devenu un automatisme au point que s’en est devenu un signifiant vide mais cela existe aussi plus largement au delà du seul cas de lui et de la NUPES. D’autant que faire cet appel peut avoir l’écueil pour une politique qui se veut de gauche ou parler au nom « des gens » de vite se révéler inter classiste et se condamner à être réappropriée par la petite bourgeoisie. Alors le pouvoir au peuple oui mais lequel? Car si il s’agit de défendre les classes populaires comme c’est ce dont les Gilets Jaunes comme la gauche se sont réclamés en ce nom de la souveraineté populaire autant arrêtez d’avoir peur de la supposée désuétude du mot et dire directement ce qu’on pense : le pouvoir aux prolétaires. Ah on m’annonce à l’oreillette que cela discrédite tout parti qui le dit directement auprès de la majorité du dit peuple des classes populaires françaises qu’il est supposé représenter et que ça risquerait au contraire un recul des idées émancipatrices pour lui en cantonnant sa politique dans un discours qui a jamais fait l’adhésion de plus du dixième des votants (en 2002) oui mais peut on se demander au juste le pourquoi de cette situation? C’est évident car l’école française républicaine au programme politique bien anticommuniste sous une fausse neutralité scientifique apparente a diabolisé l’expérience communiste dont ces partis s’affirmant directement les héritiers dans l’esprit de la plupart des gens aussi même comme communiste libertaire donc pas vraiment héritière des aspects les moins glorieux de l’histoire du communisme rien que prononcer le mot fait peur aux gens en majorité de façon très réflexe ce serait les extrêmes et surtout se serait l’adhésion à des idées qui n’auraient apporté avec avec elles que terreur et répression comme dans les pires caricatures qu’en fait la droite bien implantées hélas dans de nombreux esprits. En ce sens ce me semble clair que pour réaliser cet idéal de souveraineté du peuple à gauche ce qui est nécessaire outre l’alliance évidente des syndicats avec les gens qui ont été Gilets Jaunes en dépit des méfiances réciproques à dépasser pour faire front commun contre les politiques de Macron qui détruisent les classes populaires françaises dans un élan réactionnaire abominablement démolisseur pour tout les acquis sociaux nécessaires aux plus fragiles et pauvres dans notre société ne serait ce que pour la survie pure c’est de populariser un contre discours des idées anti communistes des intellectuels de droite médiatiques qui ont aujourd’hui pignon sur rue et rétablir cette vérité (ou plus exactement la diffuser à plus de gens) qui est que les expériences communistes historiques ont été bien plus que simplement réductibles à une longue liste de victimes. Il ne s’agit ni de nier la violence et les morts des goulags, les camps de travail forcés et les purges staliniennes même si c’est bon de remémorer les énormes exagérations droitardes usuelles sur ce point ridicules en mode livre noir du communisme fort bien critiqué en détail ici : https://www.monde-diplomatique.fr/1997/12/PERRAULT/5097 ni d’être complètement utopiste sur le lien entre le résultat historique du communisme et l’idéologie de base mais de à partir des expériences historiques du communisme le reforger aujourd’hui sans les éléments qui ont eut ces résultats là et avec renouer dans l’efficacité pratique au projet initial des communistes d’émancipation de la classe populaire par l’abolition des classes sociales donc effectivement l’élimination de la bourgeoisie. Pour qu’on sorte enfin des ridicules comparaisons du projet communiste de libération de l’humanité et du projet nazi de génocide de tout ce qui n’est pas eux qui sont juste incomparables sans une énorme dose de mauvaise foi. Mais pourtant si automatiques dans le journalisme bourgeois que c’est un réflexe issu de la propagande bourgeoise efficace qui est dans le cerveau de la plupart des français de considérer le communisme et le nazisme comme deux « totalitarismes » s’équivalent alors que cette thèse est contesté par quasi tout les historiens un peu crédibles et fiables sur la qualité de leurs travaux et que ça occulte les crimes et horreurs d’une violence sans nom du seul totalitarisme qu’à l’heure actuelle le peuple français subit toujours j’ai nommé le capitalisme. C’est pourquoi s’arrêter un peu pour réfléchir et faire découvrir la véritable histoire du communisme aux gens est d’importance majeure. Je vous assure que ça intéresse plein de gens même pas forcément à gauche dans les classes populaires car l’expropriation de l’histoire du communisme la vraie par la bourgeoisie on le sait c’est l’expropriation de notre histoire pour ne donner d’audience qu’à la leur. Les gens veulent la connaitre mais on se heurte à un mur car les canaux de diffusion des grands médias sont tous d’appartenance bourgeoise aujourd’hui et la diffusion des petits médias comme Blast par exemple où en très bref Denis Robert parlant de l’alliance Macron/Zemmour/Le Pen a fait ce bref mais nécessaire rappel historique : les bourgeois ont choisi Hitler plutôt que le front populaire pour qui veut approfondir un peu je laisse cet article (bien sur c’est une référence à un seul épisode de la très longue histoire communiste en parallèle à l’actualité (relative mais ces dernières élections ne sont pas si anciennes) mais il me semble lourd de sens) : https://www.blast-info.fr/emissions/2021/les-bourgeois-ont-choisi-hitler-plutot-que-le-front-populaire-4mvnbD6bSkqs-mHTFgqwnA

Le rôle des profs, militants et journalistes de gauche dans la montée du fascisme.

Parce que oui clairement elle y en a un. Majeur même. On le sait les profs globalement aujourd’hui fabrique de la reproduction telle qu’elle des classes sociales et en haut lieu ils le font sciemment. Forcément le résultat est une impasse avec un ascenseur social en panne et des jeunes désœuvrés et privés d’attentes et d’espoir sans horizon possible qui en conséquence peuvent trouver attirant le discours du front national ou pis de carrément certaines organisations fascistes qui ne passent même plus par le masque des institutions républicaines (lesquelles d’ailleurs peuvent tout simplement interdire ce parti puisqu’ils ont prohibé tout les autres partis fascistes. C’est un choix du gouvernement Macron de ne pas le dissoudre tout ça parce que ils ont peur de dissoudre les partis fascistes de grande ampleur et donc populaires même si en fait juridiquement dans la loi française c’est difficile mais faisable. Donc ils comptent lutter contre sans utiliser pour ça leur meilleure arme c’est très moyennement convaincant vous en conviendrez. D’autant plus quand Macron a aidé le financement de la campagne électorale de Marine Lepen aux dernières présidentielles sur prétexte de respect de la démocratie avant de s’autoproclamer contre elle le seul candidat crédible. D’ailleurs Macron s’est déjà publiquement opposé à Marine Lepen en dénonçant certains aspects de son parti politique faisant par certains individus élus FN fi des lois de la République et les outrepassant, et les propos de Marine Lepen sur les droits des femmes (ses propos anti avortement) et son homophobie (opposition au mariage homosexuel) mais il a fait complet silence concernant le plus évident et central dans le programme de Marine Le Pen tout ce qui tiens de l’hostilité ouverte à l’Islam, du racisme, de l’antisémitisme et de la xénophobie. Ici un bon article de Médiapart explique pourquoi en ces conditions l’autorisation d’un tel parti est absurde en elle même et le prétexte républicain n’y tient pas un seul instant : https://blogs.mediapart.fr/reflexions-dun-loser-volontaire/blog/050717/il-faut-interdire-le-front-national. Maintenant on vit dans un pays où ce n’est pas l’avis des gens au pouvoir donc ça n’arrivera pas dans leur conception de la République française en conséquence de quoi il faudra lutter contre le Front National et la fascisation des esprits hors des moyens institutionnels qui vont servir à rien ou empirer les choses comme jusqu’ici ils l’ont toujours fait. C’est là que la question de l’école joue un rôle central. On peut en effet voir que les programmes scolaires et les enseignants sont en échec total pour ce qui est de lutter contre le racisme et l’antisémitisme. Pourtant en fait ces échecs sont au final plus responsables directement des opinions générales glissant vers l’extrême droite que les campagnes marketing de dédiabolisation républicaine de ce parti fasciste. Les gens qui votent pour savent pour qui ils votent en général, et il est certain que les discours éducatifs des profs là dessus s’imaginant élever les masses sont complètement à côté de leurs pompes. Si beaucoup de gens aujourd’hui en France surtout dans les milieux ouvriers blancs ruraux délaissés et appauvris style ville d’Hénin-Beaumont pas devenu l’image de la ville FN pour rien sont tentés par ce vote là et ont fini par détester de façon réflexe toute politique progressiste et idéaliser un passé béni qui n’existât jamais ce qui les mène à adhérer à des idées réactionnaires sur le plan social c’est quand même énormément parce que ça fait depuis 1968 que la gauche a abandonné ces personnes en France. Malheureusement ce n’est pas juste un discours de Zemmour, les sociologues de gauche de conviction partagent ce même constat. Les inégalités sont à la mode, tant qu’elles sont compatibles avec les hiérarchies sociales. La gauche « moderne » a abandonné les classes populaires, qui lui rendent la monnaie de sa pièce constate par exemple Louis Maurin de l’observatoire des inégalités. Hénin-Beaumont par exemple c’est aussi un taux de chômage à 20% dans une ville qui autrefois fut le cadre d’un important militantisme communiste et une grande commune ouvrière. Pour ma part je partage entièrement son constat que : « Voilà qui permet de comprendre la poussée du Front national, bien plus que la peur des étrangers dont la part dans la population (6,4 %) est inférieure à ce qu’elle était en 1982. L’incrédulité des dirigeants socialistes devant leur impuissance à endiguer la montée du parti d’extrême droite a une raison simple : ils ne comprennent plus rien à la société française. » Et dur de ne pas constater que « la gauche » actuelle n’a qu’inégalités à la bouche et passe sa vie à prétendre lutter contre les problèmes liés à l’acceptation des gens aux identités marginalisées…mais se refroidit entièrement quand tu commence à parler lutte des classes car elle n’est plus qu’un tas de petit bourgeois sur le fond peut être encore plus réactionnaires que les pauvres qui votent facho dans des trous paumés comme Hénin. Alors oui tout ça étant lié c’est pas très dur de corréler préoccupation des gens aux identités marginalisés, femmes, racisés, handicapés etc…avec une politique de classe mais vous remarquez quand même bien que même dans milieux qui n’ont qu’intersectionnalité à la bouche quand tu commence à parler d’argent, de pauvres, de lutte des classes et d’abolir la bourgeoisie il y a pas grand monde qui t’écoutes. Et les profs sont de ce même milieu que les journalistes pour la plupart celui qui a abandonné toute prétention social ou démocratique et ne vante qu’un libéralisme politique comme culturel et économique. Celui qui sur la méritocratie et l’égalité prétendue des opportunités rejoint les propos sarkozystes et une mentalité purement de droite. C’est très visible avec la favorisation du terme de classisme pas bien mépriser les pauvres parce qu’ils ne sont pas pauvres par choix et ils peuvent faire l’effort de devenir riches en gros c’est le discours de l’école et de Macron chantage au bon et au mauvais pauvre qui au final écrase les plus faibles. Déclarés et sous entend non méritants de l’avis d’une bonne majorité des français sans aucun égard à ce qu’en vrai au niveau des déterminismes matériels tout le monde part clairement pas avec les mêmes chances même au sein du prolétariat. On nous présente comme soit disant se moderniser et vivre avec son temps des programmes économiques dignes du XIXème siècle qui ont pour but net d’effacer tout les acquis des luttes ouvrières et le fait est qu’hélas jusqu’ici ça fonctionne. Tout est menacé les 35 heures, le RSA, les droits des handicapés et j’en passe. Comme Maurin l’explique : « Tout irait bien si cette gauche embourgeoisée pouvait s’affranchir du pouvoir de nuisance des classes populaires, prendre ses congés, manger bio et choisir la bonne école pour ses enfants tranquillement. Elle a même théorisé son divorce avec le monde ouvrier devenu conservateur, selon la fondation Terra Nova (« Gauche : quelle majorité électorale pour 2012 », Bruno Jeanbart et Olivier Ferrand, 2011). Malheureusement pour elle, les catégories populaires sont nombreuses : 14 % seulement de la population adulte disposent d’un niveau de diplôme supérieur à bac + 2, la moitié des actifs sont employés ou ouvriers. Nous sommes en démocratie et elles continuent à voter. Même si elles s’abstiennent davantage, leur poids est tel dans l’électorat que l’on ne peut faire sans elles. Lionel Jospin cherchait encore à la fin des années 1990 à « réconcilier les classes moyennes et populaires » ; aujourd’hui, la gauche dirigeante veut faire l’alliance des couches aisées et des classes moyennes dites « supérieures », 20 % des électeurs en comptant large. »

Résultat bien sur des scores pourris pour le PS et EELV pour qui aucun pauvre même de gauche ne votera plus ou quasi tellement ils ont fait leurs gros sociaux traitres comme tout les soc dem l’histoire nous l’apprends le font tôt ou tard. Et très franchement si les pauvres de gauche on fait de Mélenchon et des insoumis les « leaders de la gauche » (quelle formulation journalistique ridicule quand même) c’est surtout par défaut et avec beaucoup de méfiance envers lui et son parti. Bien sur contrairement à Maurin je suis tout à fait favorable à la destruction du système capitalisme et pense que les prolétaires n’auraient qu’à y gagner au plus vite mais quand même à l’extrême gauche cohérente sur ce plan on pense qu’à ça et c’est un peu lourd pour énormément de gens qui aimeraient qu’on leur dise comment survivre au quotidien plutôt et qu’on les y aident dans les soi disant parti du peuple où plus personne ne moufte et tout le monde regarde ailleurs quand on parle misère sociale qui est pourtant bien là. Ce que cette petite bourgeoisie de gauche a à proposer pour la majorité des français des classes populaires dans l’immédiat il faut bien le dire c’est un vide intersidéral. Qu’en effet le FN se retrouve avec du succès car il vient le remplir. Et on mesure vite leur mépris de classe en leurs propos incapables de voir ces prolos qui ont fini par foutre un bulletin bleu marine dans l’urne autrement que comme des crétins fini à rééduqués pour qu’ils soient moins racistes ce qui est assez absurde quand un des endroits de France où on vote le plus Front National est les Dom Tom en particulier la Réunion des endroits quand même pas les endroits où il y a le moins de gens visés par le racisme. D’ailleurs là beaucoup ont voté Mélenchon au premier et Le Pen au second par simple rejet total de la politique de Macron bien plus que par conviction fasciste qu’il y serait assez ridicule de supposer. C’est quand même les endroits où il y a le plus d’afrodescendants en France à part les banlieues de l’Hexagone qui elles pour la plupart malgré une lente désaffection demeurent plutôt fidèles à la gauche et resté fidèle à Mélenchon mais quand même avec une perte de 20 points pour la gauche en dix ans…ce qui signifie qu’ici aussi les plus modestes même pour beaucoup eux même afrodescendants c’est à dire noirs et arabes en langage commun ont beaucoup de mal à se sentir représentés par une gauche de la diversité qui au final n’aime celle ci que quand elle est bien friquée. Il s’agit pas de passer de l’extrême gauche à l’extrême droite enfin techniquement si mais ce n’est pas la motivation profonde de ces gens en général qui veulent simplement montrer leur opposition totale à une certaine politique de pseudo élites à laquelle on a toujours droit celle que les Lepen nommaient politique de l’UMPS autrefois et qu’aujourd’hui Macron incarne…c’est leur façon de refuser que ce soit le seul choix proposé. Donc qu’en fait il y en a déjà plus. Alors oui reste que les français pauvres noirs et arabes surtout dans les banlieues de l’Hexagone seront les premiers à faire les frais du racisme du programme fasciste de Marine Lepen si il est appliqué. Et qu’en effet c’est inacceptable dans un pays et pour un peuple dont la fraternité fait partie des principes de base de glisser sur cette pente dangereuse. Néanmoins je suis sure que ce n’est pas en prétendant que les gens se plantent de colère et leur faisant la leçon comme des profs sur pour qui ils devraient voter qu’on les fera changer d’avis va falloir sortir de ces postures de mépris de classe et condescendance de personne qui vient leur apporter la lumière en daignant se mettre à leur niveau pour leur apporter les lumières de la vraie voie de la gauche antiraciste et tenter de réellement les comprendre et respecter un minimum si on veut pouvoir redevenir camarades. Il suffit de lire le programme de Marine Le Pen pour voir que sa prétendue défense des travailleurs est un leurre me direz vous mais la plupart des gens n’en ont guère le temps. D’ailleurs on voit quels événements convainquent le plus de gens autrefois acquis aux discours de Le Pen de ne plus l’écouter par exemple beaucoup ont jugé qu’elle n’était qu’une traitresse comme les autres par ses reculs sur l’UE du fait que cette organisation du point de vue des classes populaires françaises très franchement n’existe que pour appauvrir ceux qui vivent déjà avec peu. Vu tout ce qui se passe que la majorité des français désapprouvent dans la guerre russo-ukrainienne elle a aussi perdu beaucoup de points de part ses anciennes sympathies envers Poutine. La plupart des gens qui votent FN ont de la sympathie pour tout ce qu’il reste d’incarnant l’ancienne gauche communiste forte comme éléments de survivance chez Mélenchon et sont presque prêts d’y adhérer seulement pour ça ils ont juste peur que comme Mélenchon l’a trop prouvé face à Macron il cède queue entre les jambes à la première occasion et le laisse faire tout ce qu’il veut dans l’accélération de la destruction des classes populaires en France. On se plante aussi si on y voit une réaction normative ou subversive ce me semble très sérieusement la plupart des gens n’en ont rien à foutre d’être dans la norme ou la subversion. Du moins pour ceux de ces électeurs qui nous intéressent ceux qui pourraient et du point de vue communiste devraient être des camarades les démunis ceux qui votaient communistes autrefois les autres qui demeurent la majorité des pro FN n’étant que des bourgeois de droite radicalisés comme les autres et des gros réacs c’est certains. Ici on s’intéresse exclusivement aux pauvres que Marine Le Pen a ralliée à elle par un vernis de discours social. Justement car les pauvres dont je fais partie souffre du délitement social et qu’un des aspects du résultat est que ça rend plus individualiste donc beaucoup qui ne seraient pas racistes en d’autres circonstances finissent par adhérer aux idées fascistes du Front National en situation de misère économique juste en se disant en somme « bon bah perdu pour perdu si ça continue comme ça je finis SDF alors tant pis c’est moi ou eux », pour info c’est aussi comme ça qu’ont raisonné la plupart des gens de gauche acquis à Mélenchon qui au second tour ont mis un bulletin FN dans l’urne. Ils sont minoritaires mais c’est un bon tiers de son électorat et celui qui correspond à la part qui en est économiquement la plus pauvre et socialement la plus isolée et fragilisée. Et au fond de la part des classes populaires c’est le même refus total de Macron et de ses politiques qui incarnent tout ce que nous haïssons le plus qui a motivé ça dans ce sens là aussi. Il s’est rendu tant antipathique pour nous que si j’ai pas voté FN j’avoue qu’il m’était hors de question de voter pour sa sale gueule je me suis abstenue. Pas la plupart mais un grand nombre on fait la même que moi au prétexte de ce chantage permanent au barrage à l’extrême droite dont on ne peut juste plus. Le coup de la politique du castor colmatera pas bien longtemps les brèches béantes de la politique française ultra bourgeoise et des résultats désastreux de celle ci sur la vie des classes populaires. Si ça continue comme c’est parti ou pire et là on y va direct dans 5 ans la France a à sa tête un parti fasciste Le Pen probablement mais peut être d’autres. Ce sera pas la faute des pauvres qui voteront comme ça pour sauver leur peau. Enfin si mais pas en premier lieu. Ce sera d’abord et bien d’avantage la votre petit bourgeois de gauche qui avez abandonné les classes populaires. Alors oui quand tu lis vraiment le programme du FN tu comprends le danger mais la plupart des gens pauvres qui lui ont des sympathies n’en ont pas le temps donc ont l’impression que ce discours gauchisant est sincère chez elle. Il y a aussi que la plupart des gens dans les forces productives du pays tirent toujours fierté de leur valeur travail et de travailler dur, et se retrouvent face à des politiques structurelles de chômage de masse qui les en privent alors que c’est leur seul moyen d’exister en se valorisant pour beaucoup l’anti travail demeurant marginal. Aussi pour beaucoup de gens les slogans de justice et d’égalité des pouvoirs institutionnels et des autres formes d’opposition sonnent creux quand ce qu’ils y voient tout les jours c’est tout l’inverse au quotidien. Toutes les inégalités et injustices que subir est leur lot de pauvres. Les masses de trahisons des gauches expliquent aussi ça par rapport à ces franges de la population française. Dans beaucoup de coins pauvres à majorité blanche il y a aussi l’illusion totale que les gouvernements favoriseraient l’islam et leur laisserait rien en foutant tout le fric dans les banlieues à majorité musulmanes qui en vrai cela dit demeurent quand on a les chiffres devant soi clairement les coins les plus délaissés de France. Donc oui c’est bien le nationalisme et le racisme qui empoisonne les esprits de ces personnes et les mettent dans une posture victimaire qui finalement va desservir tout le monde, d’abord les premiers visés il est vrai ce que vu leur haine envers eux ils regretteront probablement hélas pas, puis eux aussi au final…ils se tirent une balle dans le pied mais tous le voient pas. Cela dit pas sur qu’on le fasse pas encore plus en se jetant aux pieds de Macron. En fait faudrait ressusciter une vraie gauche communiste antiraciste et décoloniale en état de quasi mort clinique pour sortir de cette impasse. Je vois pas d’autre solution.

Alan Moore et la définition de la magie.

Lui là.

C’est un scénariste de BD et écrivain britannique notamment auteur des comics de V pour Vendetta et de Watchmen. Il fait parti de la génération des années 1980 qui a crée des premiers comics plus murs et littéraires que ce qui se faisait avant en la matière en cela il fut alors un précurseur. Il tranche quelque peu avec le portrait usuel des célébrités notamment par ses engagements au plan politique. C’est un végétarien, et surtout il est connu pour ses positions anarchistes notamment hostile au vote préférant soutenir en politique l’action directe sans estimer qu’il y ait besoin d’élire des intermédiaires et il préconise le tirage au sort dans la population comme mode politique d’élection démocratique des représentants du peuple (oui il n’y a pas qu’Etienne Chouard et non pour certains gauchistes sans culture cette idée quoi qu’elle valle est loin de n’avoir que des gens d’extrême droite ou supposés tels pour la défendre). C’est un situationniste branché sur du Derrida. On est clairement sur du vieux punk (69 ans au compteur tout de même aujourd’hui). Depuis 1994 il a aussi défrayé la chronique en se déclarant magicien. Pour un artiste reconnu, revendiquer la pratique de la magie, peut paraître incongru, surtout en France, où le mot n’évoque que des pratiques charlatanesques voire sectaires.  Cependant Moore est britannique et la Grande Bretagne fait de longue date un courant artistique bien distinct des œuvres d’art avec un aspect magique et depuis très longtemps il est conventionnellement admis chez les anglais qu’un bon paquet de leurs célèbres artistes s’adonnent aux arts magiques et le fasse publiquement savoir qu’ils ont un intérêt dans ce domaine sans passer le moins du monde pour des farfelus recrutés dans des sectes. En fait la célèbre phrase de Moore qui chez nous a perturbé tant d’esprits (notamment celui d’une de mes psys à qui je l’ai balancée comme réponse à sa question de si je croyais en la magie après qu’elle ait louée ce qu’elle estimait être un talent artistique de ma part pour un dessin fait dans sa salle d’attente tout ce que j’ai gagné à cette pique est de passer pour psychotique cela dit donc ne la refaites pas si ce n’est pas le résultat que vous désirez obtenir j’aurais du prendre plus conte de la réticence style exception culturelle française vis à vis de tout intérêt pour la magie) où il dit je cite :  » « Je crois que la magie est de l’art, et que l’art est littéralement de la magie. L’art, comme la magie, consiste à manipuler les symboles, les mots ou les images pour produire des changements dans la conscience. En fait, jeter un sort, c’est simplement dire, manipuler les mots, pour changer la conscience des gens, et c’est pourquoi je crois qu’un artiste ou un écrivain est ce qu’il y a de plus proche, dans le monde contemporain, d’un chaman. » (ce à quoi donc elle m’avait répondu pour que tu dises ça tu es psychotique, donc je lui est signifié que c’était pas de moi mais Moore et une phrase reconnue pour sa profondeur par un artiste mondialement réputé elle m’a sortie que si il existait ailleurs que dans ma tête ce dont elle doutait car s’intéressant à l’art elle n’en avait jamais entendu parler (quelle inculte, les geeks du coin vous en conviendrez) et qu’il a vraiment dit ça alors il est psychotique aussi…en vrai non il n’a aucun trouble psy connu et est même cité chez les anglais en exemple inspirant de parfaite santé mentale quoi que cela signifie il est juste britannique mais bon je lui en veut pas pour l’esprit ultra rationaliste d’une psy athée française après tout britannique et psychotique ça se ressemble beaucoup et ça finit pareil d’où j’imagine sa confusion dommage pour les modèles psychotiques il me faudra trouver ailleurs). Par contre c’est clairement un modèle en tant que mage contemporain. Chez Moore, la magie consiste avant tout en un voyage au sein de l’univers des idées, un lieu où la différence entre la fiction et la réalité est abolie. De fait, la magie est un outil pour explorer cet océan informationnel qui fascine tant le scénariste de comics. Elle lui procure la métaphore d’un espace mental qu’il nomme «l’Ideasphere  ». « La créativité est en elle-même un processus magique. C’est tirer quelque chose à partir de rien. Sortir un lapin d’un chapeau vide ». Cette remise en cause du rapport entre fiction et réalité, Moore revendique une religion cynique, vénérant une divinité serpent romaine, nommée Glycon. Elle eut droit à sa séquence historique de gloire avant que le philosophe Lucien ne dénonce la supercherie et ne prouve, à la grande déception des fidèles, que Glycon n’était qu’une marionnette en tissu. «  Pour moi je trouve ça parfait. Quitte à avoir un dieu, autant que ce soit un canular et une marionnette, car ainsi je ne vais pas me mettre à croire qu’une marionnette a créé l’univers ou quelque chose de dangereux  », grince Alan Moore.  Une démonstration d’humour tordu bien dans la lignée de la pensée magique. Il ne faut pas oublier qu’Hermès est également un dieu farceur, un «  trickster  », le dieu des voleurs.
En hommage à Glycon, Moore a créé son propre culte, le «  Moon and serpent grand egyptian theatre of marvels  », en réalité un prétexte à performances artistiques et spectacles multimédias divers. Il tient à conserver au centre de son idée de la magie l’émerveillement trop peu présent à ses yeux chez la plupart des occultistes contemporain. Pour notamment « débarrasser de l’atmosphère prétentieuse, ténébreuse et gothique dans laquelle les gens semblent désireux d’enfermer la magie. Nous pensons que la magie est quelque chose de profond, d’humain, de magnifique et parfois de très, très amusant ». Moore est tout l’inverse de ce qu’imagine volontiers les gens qui ont des préjugés sur les mages d’aujourd’hui cela dit en ce qu’il ne se sert pas le moins du monde de la magie comme d’un refuge échappatoire aux difficultés et souffrances du monde réel par l’abolition volontaire de la distance entre fiction et réalité (non que faire ça soit condamnable en soit d’ailleurs mais réduire la magie et l’imaginaire à cela comme le fond par exemple très souvent les critiques des genres narratifs de l’imaginaire (et même si ce n’en est pas une définition conventionnelle quelque part la magie peut être perçue comme l’un d’eux je dirais) c’est quand même les considérer selon une vision extraordinairement étriquée et restreinte qui n’en saisit nullement les profondeurs). Au contraire on est face à un artiste engagé qui dans les années 1980 était hostile au tatcherisme et demeure régulièrement cité dans les journaux britanniques pour les frasques de ses actions directes spectaculaires et surtout reste engagé dans la lutte des classes et contre le racisme. Et bien sur comme tout mage contemporain un peu mémorable sa magie est très politique :

«  Pour moi la magie est une chose très politique, c’est la politique ultime. Vous ne vous demandez pas seulement comment l’État est gouverné, vous questionnez la réalité, les fondations sur lesquelles elle est bâtie».

Source : https://www.lesinfluences.fr/2010/06/20/alan-moore-le-pop-magicien/

Souvent en revanche les gens le disent païen un peu à la va vite, il exprime sa vision des dieux par un de ses personnages : « L’unique endroit où les dieux existent sans aucun doute est dans nos esprits où ils sont incontestablement vrais dans toute leur grandeur et leur monstruosité ».

Et réfléchis même le sens du mot magie hors de l’art pour lui le langage et l’écriture et, de façon plus globale, toute forme de communication, permettant de développer des idées complexes, est un acte magique.

Beaucoup le critiquent jugeant qu’il fait semblant d’être fou sans l’être pour se donner une image de sympathique excentrique histoire d’oublier que certes il vient des milieux populaires mais s’est largement enrichi et donc est un gros social traitre à leurs yeux et/ou que c’est juste l’incarnation vivante du type le plus hipster qu’on puisse trouver. Notamment car se créer une religion ironique fait vraiment ridiculement hipster aux yeux de beaucoup de néo païens croyant vraiment à leurs dieux. Malgré tout même les plus critiques de ses prises de positions sur la magie reconnaissent unanimement son incroyable talent au plan artistique. Et oui c’est vrai ses positions sur le cinéma et les autres auteurs de comics sont très critiquables si tu l’écoutes trop au premier degré tu as clairement l’impression qu’à son avis ses œuvres sont les seules qui aient la moindre valeur artistique et tout ce qui est fait par les autres même et surtout leurs adaptations c’est de la merde fascistes (bon après son observation sur ce terrain à propos du cinéma de Marvel et DC Comics je la trouve excessive mais compréhensible) mais bon…beaucoup d’autres artistes connus pensent ainsi à peu de choses près et ont l’égo pas mal boursouflé je ne lui en veux donc pas trop pour ça. D’autant bien sur qu’il n’a pas supporté que ses scénarios explicitement anarchistes soient changés en bouillasse confusionniste par Hollywood ce qui est un sujet d’énervement légitime au plan politique car ça trahit quand même pas mal le matériau de base sur ce plan. En effet (après c’est Hollywood aussi faut pas s’attendre à autre chose ils sont très conservateurs politiquement). Néanmoins considérer Alan Moore comme un néo païen me semble une erreur de même que tout ce qui précède comme critique à l’égard de sa vision de la magie n’est pas ça ni une vision chaote (il a expérimenté avec des groupes de magiciens du chaos mais pas aimé du tout jugeant que leur magie était trop tatchérienne à son gout). Néanmoins si Moore n’est pas un païen ni rattaché à aucun courant précis magico-culturello-spirituels…il vient du même monde que ceux ci et en partage nombre de références. En particulier la tradition occultiste occidentale est ce dont il s’inspire pour puiser la majorité de ses influences pour conceptualiser sa propre magie. Il fait un peu l’autonome auto organisé de la magie quelque part d’ailleurs c’est comme ça par rapport à ce sujet qu’il se définit lui même. Ou plus précisément de sa bouche :

Il reproche aussi pour quelqu’un de très engagé à gauche très critique de la prégnance du racisme et du colonialisme sur la scène magique occidentale (et il y a de quoi). D’abord intéressé de la magie du Chaos en pratique et sa volonté de changer matériellement le monde puis devenu critique de sa proximité au New Age…et de ses constantes requêtes de thunes et d’hédonisme plaisir sexuel né dans les années 1980 avec le tatchérisme et qui lui en semble l’extension politique dans le monde magique donc au final il a pas aimé. Trouvant des problèmes éthiques avec ça, notamment car pour les Chaotes la magie c’est avant tout une force moralement neutre et impersonnelle comme une sorte d’électricité subtile de même que pour le New Age tandis que lui considère dans son expérience de la magie qu’elle est une force qui a son agentivité propre autrement dit qui agit elle même et a ses propres idées qui motivent librement ses propres actions. La magie lui fait la sensation ou du moins le sentiment d’être une présence avec sa propre personnalité, volonté et son sens de l’humour distinct. Néanmoins il reconnait à la magie de Spare et surtout à son art un grand intérêt à ses yeux. C’est son inspiration première en terme de magie si il doit citer une influence explique t’il en étant interviewé sur ce podcast : https://www.listennotes.com/podcasts/someone-who-isnt-me/episode-12-alan-moore-pt-1-0LJUcfMPkQq/. Pour lui c’est justement sa déception du milieu chaote qui l’a amené à réfléchir à ce qu’était la magie pour en trouver une meilleure définition que celle que lui semblait être celle des chaotes donc il a cherché et trouvé ceci : l’exploration des phénomènes de la conscience (si j’ai bien entendu)…bon ok c’est pas si loin de la définition du psychonautisme qui fait part pleine et entière du mouvement chaote qui est loin de se réduire à ce qu’il en décrit et en France aujourd’hui est au contraire très marqué à gauche mais bon au fond alors comment faire? Les chaotes usent de psychédéliques et très sérieusement Alan Moore aussi comme élément de leur magie et de leur art, mais d’autres s’en passent et par exemple explorent la conscience à travers leurs rêves, les dits oneiraunautes, l’hypnose ou encore la méditation, aucune forme ne vaut mieux qu’une autre chacun sa méthode d’exploration de soi cependant toute modification de la conscience étant magie on peut s’en servir comme les véritables magiciens pour éveiller les consciences ou comme les publicitaires qui en ce sens ne font pas autre pour annihiler celle des gens. Les sédater pour qu’ils restent aliénés en somme. Vous voyez la magie comme une libération de la conscience alors et ne pouvez pas vous empêcher de faire le lien avec ce qui était supposé être le programme de la psychanalyse qui du temps de Jung et de Freud a fait énormément d’emprunts à ce qui était considéré comme des banalités dans les milieux occultistes occidentaux depuis des siècles mais avant eux peinait à pénétrer au delà à cause de la réputation sulfureuse (diabolique, de sorcellerie) de ces conceptions et le mouvement psychanalytique qui en a résulté est ce que des amis psychiatres et psychanalystes de Moore (quand je vous disais qu’il était loin d’être neurodivergent et très inclus dans l’establishment ne serait ce que pour en avoir) ont assumé devant lui de considérer comme de la magie en blouse blanche car au fond comme ça parle des mondes intérieurs et de leur subjectivité c’est profondément anti scientifique par sa nature même. On ne peut en trouver aucune preuve empirique reproductible en labo. Et honnêtement paradoxalement c’est l’air pseudo mystique de la psychanalyse qui lui a donné un côté train fantôme pseudo flippant comme il dit qui a fait son attraction et sa réputation au siècle dernier mais si aujourd’hui au XXIème siècle elle est tombée en désuétude. Notamment car elle a définitivement échouée dans son but de rendre les hommes meilleurs et moins traumatisés. Pourtant lui même y a cru et s’en est beaucoup inspiré en ses comics. Donc que faire alors? Retourner le geste initial des créateurs de la psychanalyse a l’envers qui ont échoué en tentant de rationaliser la magie, enchanter le rationnel de notre monde notamment par la contre culture en particulier sur Internet et à travers les intelligences artificielles car c’est ce monde là qui va nous apprendre du neuf sur la notion d’être humain. Quelque part cette idée de réenchanter la rationalité et la réalité dans son ensemble est en effet très proche des buts du mouvement steampunk comme il les affichent en plus magique (quoi qu’il a sa branche fantasy). Et gothique aussi car même si il en est très critique Moore appartient de toute évidence à ce mouvement dans sa façon d’écrire qui en a d’énormes influences. Concernant l’exploration des différents champs de la conscience la magie aujourd’hui lui semble manquait de transe et surtout de visions et en somme de vision tout court, de même que notre culture dans son ensemble dont lui aussi constate l’appauvrissement des imaginaires au point que c’est lutter contre que d’en avoir encore un. Pour lui l’animisme du temps des cavernes était la magie à l’état pur, les civilisations classiques antiques les ont formalisées et donc hiérarchisées donnant naissance à la culture de la hiérarchie politique avec le polythéisme avec des panthéons et leurs prêtres (même si techniquement en ce sens ça n’a existé historiquement que dans le monde gréco-romain c’est valable pour celui ci) mais malgré ça à ce moment là à son sens le monde social demeurait proche des dieux qui étaient partout, le monothéisme a renforcé cette division en le rendant inaccessible aux chrétiens et leur imposant une prêtrise spécifique comme unique intermédiaire possible au divin et pour lui c’est à partir de ce moment que la magie en occident à vraiment dégénérée en management spirituel. Dans ce cadre les gens sont privés de contact direct avec le divin, ils n’ont droit que de lire un livre qui parle d’un temps où d’autres gens l’avaient, pour le présent le même mysticisme est prohibé et si tu as des visions et entend les dieux te parler comme les hommes des premiers temps bibliques contrairement à eux qui sont sacrés toi tu est probablement psychotique. Car tu sais dans le monde actuel ce genre de truc n’arrive pas, plus au présent non, en ce temps qui est le notre les seuls gens qui ont directement contact au divin en occident sont les prêtres. Pour lui il trace l’histoire de la rationalisation analytique du monde moderne qui a tout désassemblé pour tout comprendre comme résultant de cette entreprise multi millénaire de simplification du monde dont l’aboutissement sont aujourd’hui à son sens les théories post modernes et leur déconstructionnisme. Cependant voilà comme il l’explique c’est bien d’accord ça a libéré à une époque mais ça s’essouffle ça a fait son temps et aujourd’hui qu’on a tout déconstruit on arrive à un moment où le crucial est de tout commencer à reconstruire, une opération magique de l’autre côté réaliser la coagula, la synthèse. Et l’humanité avant la Renaissance et l’âge de raison fut toute entière spiritualiste fait t’il remarquer ce fut l’état de conscience premier et naturel de l’homme pour autant qu’on en sache (thèse critiquable mais c’est la sienne) toutes les cultures sont nées des premiers cultes des hommes on nous dit que se rationnaliser fut grandir quand la vision du monde d’origine des êtres humains était animiste et attribuait à tout sa propre essence tout était sacré compris nous mêmes, l’âge de la raison a changé tout ça et si c’est indéniable qu’il a porté en retour de cette révolution son lot de bénéfices acquis sur lesquels il est hors de question de revenir ne se faisant nullement avocat d’un conservatisme, lui regrette que ça ait mené à une vision matérialiste du monde qui mène à penser qu’on a ni âme, ni après vie et que notre monde s’arrête aux réalités matérielles immédiates ce qu’il trouve regrettable puisque telle n’est pas son intime conviction par ses propres expériences de l’existence de la magie comme force animée d’intentions. Pourtant c’est un communiste et un marxiste mais jamais il n’a jusqu’ici fait part de son avis sur la difficulté dialectique de tenter de corréler ces deux formes de libération contradictoires dans leurs fondements que sont la magie et le marxisme cela dit il fait peut être bien beaucoup s’y sont cassé les doigts.

Cependant d’autres l’ont fait c’est très connu aujourd’hui ici notamment et on voit que c’est car n’étant pas très ancré dans le monde des réflexions féministes et LGBT pour le moins, il lui manqué la dimension du genre pour corrélée tout ça en une synthèse cohérente de la magie aujourd’hui du moins c’est mon avis et ici c’est plutôt bien résumé pour les anglophones (j’espère qu’ils feront les sous titres fr un jour car j’en ai marre de tout traduire à la main sans paye pour mais j’aimerais beaucoup que tout ça soit accessible en français pour ceux qui parlent pas anglais en fait que je ne méprise en aucune façon je connais les échecs de notre système éducatif notamment en langue un jour je traduirais peut être tout mes liens anglophones et je vous mettrais sans doute des liens hispanophones voir en chinois ou japonais pour rester sur ce que je maitrise un minimum mais faut que je me motive) voici donc ce que la synthèse donne :

Après il y en a qui dise que le mysticisme magique est simplement la politique anarchiste appliquée au monde spirituel ce qui m’aurait épargner bien des recherches à faire et du texte à écrire mais comme ça c’est plus profond et détaillé ma réponse à la question « qu’est ce que la magie » car ne pas pouvoir rentrer dans tout ce détail et juste être taxée de psychotique et point barre pour avoir à peine esquissé cette réflexion qui me semble valoir nettement plus que d’être réduite à exclusivement ça tout de même m’avait beaucoup frustrée. Je voulais faire mon speech voilà c’est fait. On pourrait aller plus loin bien plus loin mais ça prendrait un bouquin entier au moins. En attendant ce sera ma réponse basique à c’est quoi la magie.

L’écomasculinité.

C’est le frère pendant masculin de l’écoféminisme. Pour y entrer en tant qu’homme c’est bien simple ça commence par une déclaration sincère de préoccupation pour l’écologie. Pourquoi? Parce que la plupart des femmes de cette planète dans les sondages internationaux se disent préoccupées de l’écologie et de l’état de notre planète contre seulement 40% des hommes en clair la majorité des hommes se foutent de l’écologie et l’assument et le problème est bien sur là au moins en partie vis à vis de cette question. C’est donc un premier pas. Partant de là on voit que le fait que le monde est patriarcal est une des causes des problèmes écologiques. Et que les hommes ne pourront pas résoudre la crise écologique sans en sortir pour prendre les femmes comme leurs égales et accepter les enseignements de ces dernières qu’elles ont à leur porter en cette matière. Le but de l’écomasculinité est simple : construire des masculinités neuves qui ne détruisent pas le seul environnement viable que l’humanité connaisse jusqu’ici à savoir notre environnement. Et cela passe par une dimension symbolique de reconnexion des hommes à la Nature. Oui je l’ait écrite avec ce grand N que certains taxeraient d’essentialiste parce qu’il ne s’agit pas d’une reconnexion avec tout ce qui est comme si on s’en était détaché (encore que ça peut d’une certaine façon) mais justement avec ce qui a été idéologisé et féminisé dans le but de l’inférioriser par les discours d’autrefois encore prégnants en les mentalités masculines sur la Nature au sens des discours essentialistes dessus justement à savoir en somme tout ce qu’on détruit par l’artificialisation et l’urbanisation excessives à savoir pour aller à l’essentiel les animaux, les végétaux et les milieux naturels. Et oui vous allez me dire tout les êtres humains de genre masculin ne sont pas déconnectés de la nature…et en effet par exemple les peuples dits indigènes sont tout à fait aptes en quasi totalité à vivre sans trop détruire cette nature…à vrai dire c’est de tous le peuple occidental et l’homme blanc qui ont le plus fait pour détruire la nature et ont le plus besoin de renouer avec pour arrêter de tout foutre en l’air et justement ici c’est particulièrement pour ça que l’écomasculinité s’adresse à eux en priorité. L’un des problèmes étant que le système de genre binaire occidental a construit au XIXème siècle la division genrée des tâches de façon sexiste demeurée pérenne aujourd’hui attribuant le soin des autres à une obligation féminine considérant tout homme qui s’en fiche pas et en conséquence ne se fout pas des animaux, des végétaux et de la planète où il vit comme efféminé. Le problème étant que le système patriarcal si son centre est l’oppression des femmes peut aussi oppresser les hommes indirectement dans les limitations qu’y force leur rôle de dominants. Depuis leur naissance les hommes d’aujourd’hui vivent dans un système qui leur impose de dominer autrui inclut les femmes, les animaux, les végétaux et les milieux naturels pour sembler virils. Il est évident que ce qui leur a été inculqué des décennies durant ils ne le déferont pas en un seul jour même avec toute la bonne volonté du monde. Néanmoins l’écoféminisme deviendrait une reproduction de ce patriarcat si son discours se contentait de dire « bon les femmes allez sauvez l’humanité par vos compétences d’écolos acquises par votre subjugation historique aux côtés des animaux, des végétaux et des milieux naturels svp nous les hommes ont à plus sérieux et urgent à faire on a pas que ça à foutre ». Du coup il doit impliquer plus les hommes dans cette pensée et ces luttes d’où la naissance de l’écomasculinité. Le but étant : sauver un maximum de vie sur cette planète et garantir l’existence d’un futur. Pour cela il faut réfléchir aux lignes genrées des discours écologistes aujourd’hui pour les critiquer et les dépasser de façon à ce que l’écologie de ce point de vue plus tard devienne vraiment neutre et post genrée. La question étant…comment donc qu’on écologise les hommes alors? Clairement en la matière tout reste à faire c’est un terrain en construction. Cela dit déjà on a quelques pistes on voit par exemple que les idées socialistes tendent à faire comprendre mieux l’écologie aux hommes donc déjà devenir socialistes est pour eux une bonne piste d’engagement vers l’écologie ce me semble à entendre bien sur pas comme PS mais au sens fort et historique du mot socialiste bien sur c’est à dire recherchant l’égalité sociale dans une perspective marxiste. On voit aussi que les hommes gays, bisexuels, trans etc…bref les hommes de la communauté LGBT eux en général ont ces préoccupations écologistes de façon aussi voir plus marquée que les femmes et ce même en occident donc aider au recul de l’homophobie, de la biphobie, la transphobie etc…aide aussi l’écologie. On voit cependant que parmi les hétéros occidentaux constituant la majorité des hommes de ces contrées même les plus favorables au féminisme des hommes ont du mal avec l’écologie car l’achat et la consommation de produits écolos et les gestes éco-friendly (bon c’est du greenwashing mais la majorité des hommes occidentaux n’est pas dans la perspective de critiquer ça pour favoriser à la place la lutte des classes mais de la flemme sinon ça se saurait) de leur propre admission car la majorité des gens hommes comme femmes voient s’en préoccupé en Occident comme un truc féminin et dévirilisant. Pourtant les hommes des minorités dites racisées en Occident en particulier les hommes noirs et latinos se montrent très préoccupés des problèmes écologiques notamment car quand ils sont pauvres les hommes de ces communautés sont les premiers à subir les conséquences du réchauffement climatique, de la pollution et des non respects de l’environnement par l’agro industrie destructeurs pour leur santé mais aussi car historiquement eux aussi comme les femmes ont été arrachés à la nature plus tard et en sont moins déconnectés, et que bien sur ils idéalisent moins la civilisation incarnée par les cités aseptisées de nature qui historiquement se sont construites en les racisant et infériorisant comme des prétendus sauvages pour leur plus grande proximité culturelle à la nature. Et bien sur il y a les figures masculines majeures du mouvement écologistes également en contre exemples. Reste que dans le monde actuel ça n’a toujours pas bougé d’un iota on est toujours sur 70% du militantisme écolo et 75% du militantisme pour les animaux fait exclusivement par des femmes. L’enfer est pavé de bonnes intentions et les hommes ont maintes fois fait des promesses vides de s’y engager plus vu que ça ne leur coute rien mais jamais jusqu’ici elles n’ont été suivies d’actes manifestement vu qu’en des décennies ces statistiques n’ont pas bougé. Pour moi l’écoféminisme donc l’écomasculinité ne peuvent s’envisager que révolutionnaires mais reste un constat difficile à concilier avec un marxisme classique percevant la religion comme l’opium du peuple : un des secteurs où les hommes se sont le plus engagés dans l’écologie est le monde de la spiritualité. Il y a donc un vrai enjeu à créer des ponts entre ces deux mondes masculins celui des écolos spiritualistes vénérant la nature et celui des écosocialistes pour un échange mutuel de savoirs qui ne peut que faire avancer les choses malgré les difficultés à nouer un tel dialogue aujourd’hui créer les conditions de son existence me semble vital. Pour verdir les masculinités c’est là qu’on doit trouver les premiers modèles d’hommes verts leaders de la nouvelle écomasculinité avant la lettre qui pour l’instant hormis ces précurseurs souffre d’un manque de modèles criant vu que c’est une idée en émergence. Pour cela il faut aussi sortir d’un certain féminisme essentialiste qui fait de l’homme l’ennemi par principe dont ne peut rien sortir de bien. Militer avec eux n’aurait pas de sens sans croire et savoir qu’ils peuvent changer. Pour un futur vert foncé se tourner aussi vers les hommes du passé est intéressant, nos ancêtres préhistoriques peuvent nous renseigner sur comment ils ont fait pour vivre en Europe sans détruire leur environnements alors qu’ils étaient confrontés à d’autres soucis de survie différents mais tout aussi extrême. Plus près de nous les civilisations antiques aussi en Europe sont riches d’enseignements en ce sens ayant atteint un haut degré de raffinement sans égaler loin de là notre degré de destruction de l’environnement actuel. Et en cela l’étude du passé païen de l’Europe antique est très riche en enseignements fondamentaux d’ailleurs les hommes païens aujourd’hui si ils sont loin d’avoir la force écologique des païens du passé ont quand même réussi à faire partie des gens qui changent un peu les choses en bien en ce sens et c’est déjà ça, c’est déjà énorme. Mais bien sur il faut aussi aller plus loin et pour ça les hommes doivent réaliser que sauver la nature est utile et nécessaire à leur propre santé. Après tout nous sommes des singes comme les autres, les non créationnistes aident beaucoup aussi à permettre aux autres hommes de réaliser la réalité de ce que nous avons comme besoins sur la question écologiste et donc sont eux aussi à leur façon des précurseurs de l’écomasculinité. Mais bien sur ça nécessite aussi de se débarrasser des mensonges de l’écologie jardinage à base de greenwashing et de développement durable pour appeler à des changements structurels de société, clé ce que je disais plus haut à propos du socialisme. Au final en échange d’un peu d’humilité tout les hommes ne peuvent qu’y gagner beaucoup donc. Et pour y parvenir on y arrivera qu’en faisant que plus d’hommes sentent l’appel de la nature et s’y reconnecte au sens sensoriel du terme. Oui ça nécessite d’un peu secouer les égos masculins il est vrai mais ce n’est pas par haine des hommes au contraire c’est pour leur bien. Après tout les êtres humains sont des animaux comme les autres donc on est pour leur bien être aussi même quand de genre masculin, et aussi on a parfaitement conscience qu’hormis une minorité de bourgeois comme Elon Musk la plupart des hommes sur Terre sont exploités dans le travail comme prolétariat. Néanmoins outre que ça demande une révolution qu’on ne peut pas faire seules renverser le pouvoir bourgeois ne suffira pas à mettre fin à la destruction écologique, preuve en est l’histoire écologique de l’union soviétique pour ça la mentalité des hommes du prolétariat d’autant plus du prolétariat occidental à propos de l’écologie doit nécessairement changer aussi. Bon on va être clairs : ça c’est la théorie et les hommes ont bien assez théorisé et bien trop peu agi concernant l’écologie alors si une base théorique est bien sur nécessaire pour passer à la pratique on ne saurait guère s’en contenter. Et oui combattre le racisme, la xénophobie, la haine anti LGBT, le validisme et la bourgeoisie la plupart des hommes militants de gauche le font déjà on voit bien que pour appliquer une pratique écologiste digne de ce nom c’est totalement une nécessité mais ce n’est pas suffisant. Il faut aussi s’atteler aux problèmes écologiques spécifiquement. Pour ça il faut changer le rôle masculin de bon travailleur et père de famille qui sert le patriarcat et le capitalisme par la façon dont il mène sa vie qui au final est auto destructrice et mortifère en réanimalisant et réensauvageant les hommes blancs. Ce qui notamment pourrait aider à la fin de la déshumanisation de l’homme noir dans les discours racistes qui en font plus un singe que les autres quand en vérité tout les hommes sont également des primates. Les hommes noirs ont aussi conservé des relations sociales nettement moins froides que celles prégnantes en occident et le savoir de la débrouille avec peu, en tout cela ils ont beaucoup à apprendre aux hommes blancs sur comment vivre de façon écologiquement soutenable si la barrière du racisme n’empêchait pas ces dialogues. Les femmes noires d’ailleurs semblent premières à incarner l’écoféminisme à première vue puisque au centre de la cible à la fois de l’animalisation et la perception comme sauvage par les racistes et des assignations des femmes à la nature et au soin d’autrui mais force est de constater que l’écoféminisme comme on le connait en occident porte peu leurs préoccupations et donc est en ce sens assez hypocrite quand à son objectif étant jusqu’ici pour ses voix les plus médiatiques dans le monde occidental largement porté avant tout par des figures de femmes blanches. Si l’écomasculinité en émergence pouvait éviter de reproduire cette erreur de l’écoféminisme occidental ce serait bien. Quoi qu’il en soit malgré tout ça reste qu’au niveau des pratiques c’est surtout du mythe et de la poésie qui manquent à l’écomasculinité car son problème de fond fondamental au delà de tout ça c’est une crise des imaginaires, le besoin d’un nouveau modèle de héros pour une neuve génération : c’est cela que l’écomasculinité doit se créer pour avancer vers des pratiques environnementales plus sages. D’où l’intérêt de créer ou retrouver les imaginaires de l’homme vert.