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Top 10 des clichés anti prolos dangereux pour la lutte des classes dans les fictions.

 

 

 

 

 

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Livres, films, séries télés ou encore jeux vidéos quelque soit la forme d’une fiction en général ces créateurs ne sont pas des prolos et son histoire tourne autour des hautes classes sociales et de leur glorification, Dallas fait un feuilleton des richissimes américains et leurs histoires de famille, James Bond héroïse un agent secret blindé de thune, Iron Man et Bat Man transforme des hommes fortunés en Super Héros et bien des œuvres de Fantasy  ou des fictions pour enfants du Roi Lion au Seigneur des  Anneaux lient le retour de l’ordre et de l’harmonie au retour du roi et tendent à peindre les monarchies comme des utopies idylliques. Bref, les mondes fictifs célèbres et populaires le plus souvent mettent en scène et dépeignent sous un beau jour exclusivement des personnes riches. Parfois des prolos sont présents, généralement au second plan dans les personnages secondaires comme par exemple la servante ou la bonne à tout faire dans bien des œuvres littéraires notamment les classiques appris à l’école comme Racine, Molière et tout ça (oui je sais c’est ancien mais le présenter comme on le fait souvent à l’école sans contextualiser la pièce et analyser le point de vue de classe qui s’y exprime ça revient à éviter d’apprendre aux enfants à comprendre comment fonctionne les classes sociales et c’est clairement un choix des programmes de l’éducation nationale). Encore plus rarement il arrive que des personnages prolos soient mis au devant de la scène dans les personnages principaux, ce n’est pas fréquent qu’ils soient plusieurs. Deux schémas principaux existent, le plus souvent on a un prolo perdu au milieu d’un tas de riches et quelques fois on a une fiction sur des prolos et leur milieu de prolos faite à 100% par des gens qui n’en sont pas. Les œuvres par des prolos, sur des prolos sont généralement des œuvres indépendantes au succès de niche et dont le public n’est le plus souvent pas le grand public et bien sûr il existe aussi des œuvres faites par des prolos, sur des prolos et pour des prolos à grand succès mais ça c’est un cas de figure bien plus rare sur lequel je m’attarderais dans un autre article. Ici je veux juste analyser les dix pires clichés à mon avis sur les prolos dans les fictions à grand succès et en quoi ils sont utiles aux classes sociales élevées pour maintenir les prolos dans une conscience de classe faible et donc éviter que les prolos servent leurs propres intérêts et les pousser à servir ceux des classes possédantes c’est à dire à se tirer une balle dans le pied vu que leurs intérêts sont directement antagonistes à ceux des classes possédantes.

Top 10 des pires clichés de fiction dangereux pour nous les pauvres et utiles à la propagande bourgeoise :

10- Classes laborieuses, classes dangereuses : Ce cliché montre la puissance du prolétariat et la peur que les riches en ont mais il montre aussi les pauvres comme naturellement viciés, mauvais et tendant toujours vers le mal et associe donc dans la tête de plein de gens l’idée de lutter contre le système capitaliste et la propriété à quelque chose de mal quand on est pauvre. D’ailleurs à votre avis pourquoi les couleurs de la lutte des classes le rouge et le noir sont celles des méchants hollywoodiens? Ce n’est pas un hasard le but est d’associer lutte des classes : le mal, l’extrémisme dans l’esprit des gens. Le rouge du communisme qui représente le sang des prolos tués par le capitalisme devient le rouge du sang des supposées victimes des très méchants anticapitalistes et le noir de l’anarchie qui représente le refus des partis politiques et de l’autorité et la mort en hommage aux défunts anarchistes morts pour leurs idées émancipatrices devient le noir du mal absolu et du chaos, du désordre qui y sont associés et paf grâçe à la narration des fictions capitalistes les prolos et les courants politiques anarchistes et communistes deviennent la représentation d’un mal violent, sanguinaire, fanatique et chaotique qui plonge le monde dans le désordre et plus personne ne veut y être associé. Ça a l’air de rien mais vu le nombre de prolos aux idées progressistes qui refusent de devenir révolutionnaires car ça leur paraît trop extrême, violent et fanatique clairement ce type de propagande contre la résistance au capitalisme est efficace.

9-Les prolos sont cons dans les fictions capitalistes, rares sont les pauvres qui brillent par leur culture, leur réussite scolaire, leur capacité d’analyse, leur aptitude à voir au-delà des apparences et des clichés, leur sagessse, leurs connaissances dans un domaine précis non manuel ou tout autre caractéristique associée de façon stéréotypée à la notion d’intelligence. Les bourgeois qui pondent ces fictions montrant des prolos de cette façon démontrent clairement qu’ils pensent les pauvres comme leur étant génétiquement inférieurs en terme de force et d’intelligence. Le darwinisme social n’a jamais disparu de la conception bourgeoise du monde où il reste une idéologie marquée et majoritaire. Cet article par exemple l’illustre bien :

http://www.slate.com/articles/health_and_science/science/2014/01/social_darwinism_and_class_essentialism_the_rich_think_they_are_superior.html

L’essentialisme de classe comme le nomme les chercheurs est bien pratique pour les bourgeois mais les prolos n’ont aucun intérêt à se croire faibles et bêtes par rapport à leurs patrons, cependant le cliché est tellement répandu par la propagande bourgeoise que même eux y croient. Moi même j’ai bien du mal à ne pas me sentir inférieure en force et en intelligence à ceux qui réussissent dans les études et le travail au point d’être ou de devenir bourgeois et une partie de moi leur envie cette capacité que je n’ai pas. Il semble d’après cette étude que les pauvres croient moins que les riches que la richesse est liée à la force et à l’intelligence mais semblent y croire trois fois  plus que ce n’est vraiment le cas selon les études génétiques à ce sujet (qui exagère sans doute le lien entre richesse et force physique et intelligence comptée en points de QI en omettant ouvertement que le QI a été créé selon des critères d’intelligence détérminés par la bourgeoisie et que les divergences d’accès aux soins entre riches et pauvres semblent une meilleure explication de différences physiques entre les deux que la génétique qui n’en est probablement que le reflet. De plus on notera qu’il est pratique au bourgeois de se croire physiquement supérieurs aux pauvres dans l’absolu mais que dès qu’on parle de travaux manuels d’un coup ils deviennent trop frêles et de faible constitution pour les effectuer et les prolos deviennent des colosses surhumains à la force invincible qui s’en charge donc puisqu’ils y sont seuls aptes dans les discours bourgeois. C’est le fameux coup vieux comme le monde de les pauvres sont le corps sans la tête et les riches la tête sans le corps et donc ils ont besoin l’un de l’autre pour vivre, c’est un non sens mais presque tout le monde y croit un peu tant cela nous a été dit et répété par les moyens de diffusion de l’idéologie bourgeoise. C’est utile de défaire cette idée pour lutter contre le capitalisme vu que forcément on est plus efficaces dans le combat quand on se pense égal à son adversaire que lorsqu’on croit qu’ils nous est très supérieur physiquement comme intellectuellement. C’est pourquoi tout cliché qui entretient l’essentialisme de classe sociale est dangereux pour les prolos.

8-Les clichés des fictions créés par les bourgeois font souvent de tout les prolos des tarés irrationnels et incohérents, imprévisibles et incompréhensibles, au-delà même de la psychophobie de cette vision des prolos ce que ça a de dangereux c’est que ça revient à faire diffuser l’idée que toute action ou parole d’un prolo n’a aucun sens et donc à dépolitiser toute initiative ne provenant pas d’un bourgeois. Excuse parfaite de pour quelle raison 70% du temps de parole en espace public est réservé aux CSP+ donc aux bourgeois en France et de pourquoi le travail des pauvres est invisible et payée une misère sans que ça révolte, sans qu’on se demande pourquoi être ouvrier fait gagner moins qu’être patron en travaillant autant et même généralement plus que le patron. Cela lié à l’essentialisme de classe sociale empêche des révoltes collectives de prolos contre le capitalisme en empêchant l’accès à des groupes de prolos politisés aux espaces de paroles et d’actions publiques. Voilà pourquoi ce cliché est utile aux riches et néfaste aux pauvres.

7-L’ouvrier dans les médias produits par des bourgeois quasi tout le temps c’est le même cliché, le même homme blanc cisgenre hétérosexuel occidental, chrétien ou à la limite non croyant parfois, valide physiquement, psychologiquement (oui car la folie des ouvriers dans la propagande bourgeoise est naturelle à leur biologie et les rend violent sans raison contre les bourgeois elle est gênante pour les bourgeois jamais pour les ouvriers eux mêmes qui sont « mystérieusement » immunisés dans les fictions bourgeoises contre toute psychoatypie susceptible de rendre leur travail plus dur) et neurologiquement, adulte d’âge moyen (car montrer que les enfants et vieux prolos sont nombreux à vivre dans la misère et même à travailler horriblement dur pour une somme d’argent ridicule ça le fait moyen dans une fiction bourgeoise bien que ce soit vrai IRL dans de nombreux endroits du monde oú généralement les fictions bourgeoises s’attardent peu), d’apparence banale mais costaud et l’air benêt (il ne doit pas être beau car ça dans la fiction bourgeoise c’est réservé aux riches mais qu’ils soient tous moches risquerait d’être vexant pour une majorité de la population alors dans la fiction bourgeoise les seuls ouvriers moches sont les méchants prolos se rebellant contre l’ordre bourgeois histoire de renforcer l’association  dans l’inconscient collectif entre être moche et méchant), le plus souvent cet ouvrier est pauvre mais ne manque miraculeusement de rien et s’en contente du fait d’une sagesse épicurienne bien pratique et ne se plaint jamais de sa situation, il a plein d’amis qui lui ressemblent, il n’est surtout pas syndiqué et ne fait pas grève sinon il est méchant (sauf dans les fictions écrites par des bourgeois de gauche mais c’est moins fréquent que celles écrites par des bourgeois de droite), il est apolitique, respecte les valeurs style travail, famille, patrie, travaille systématiquement dans une usine car c’est le seul métier de prolo existant et comme il est sympa la bonté divine le récompense et comme par magie il s’enrichit et s’embourgeoise à la fin de l’histoire sans avoir rien fait qui le permette IRL. Le problème avec ce cliché c’est que c’est loin d’être représentatif du prolétariat ni en France ni dans le monde, en vrai plein de prolos sont non occidentaux, racisés, sont des femmes, sont LGBT+, sont handicapés, sont des enfants et des vieux (bien des enfants et des vieux en France et dans le monde vivent sous le seuil de pauvreté), ont des apparences, des capacités physiques et des capacités intellectuelles variées dans des domaines divers, des opinions politiques, philosophiques et morales diverses, un capital social variable, des opinions variées sur les notions de travail, famille et patrie, plein de métiers possibles( des métiers de prolo il y en a plusieurs milliers quand même et seul le tiers des prolos occidentaux font des métiers de la catégorie professionnelle ouvrier) et en Occident sont plus souvent employés de bureau qu’ouvrier d’usine en 2017, et le plus souvent IRL les prolos font tout ce qu’ils peuvent pour tenter de monter l’échelle sociale mais en vrai seul 1% y arrivent en moyenne et de nos jours les cas d’ascension sociale sont en raréfaction,les classes sociales se rigidifient et les rares prolos à pouvoir faire de l’ascension sociale sont des prolos avec de forts liens au monde bourgeois ce qui devient très rare vu que IRL les diverses classes sociales se côtoient de moins en moins. Le problème avec ce cliché c’est qu’il représente l’idéal bourgeois du prolo parfait selon eux et donc n’existe pas. Moins on y ressemble et moins on est visible et on a un poids politique comme prolo et la plupart des prolos n’y ressemblent en rien et ont zéro poids politique.

6-Le cliché des fictions bourgeoises dépeignant systématiquement la vie des prolos comme ennuyeuse, misérable, désespérante et pas intéressante est très violent car il renvoie aux prolos une image négative d’eux même et les frustre de tout ce que les riches peuvent faire et pas eux.

5-Le cliché des familles de fiction pauvres en théorie mais vivant comme des bourgeois avec une belle maison, une grosse voiture, des fêtes fréquentes et des vacances chères régulières est dangereux car à force d’y croire les gens pensent que tout le monde sauf eux mène ce train de vie là ce qui est faux et évaluent mal leur place sur l’échelle sociale. Or avant d’aller à l’école primaire les enfants ont tous conscience de leur statut social exact selon plusieurs études, la conscience de classe est naturelle et spontanée et il faut des années de propagande bourgeoise pour la diluer et faire en sorte qu’une majorité de prolos adhérent à l’idéologie bourgeoise. En primaire les enfants socialisent principalement dans des groupes de même classe sociale plus que dans des groupes d’une même ethnie au Royaume Uni  http://www.bbc.com/news/education-33329575 et il y a fort à parier me basant sur mon expérience personnelle que c’est le cas aussi en France, ces tendances apprises à l’âge du CP continuent et se renforcent à l’âge adulte. Classe scolaire et classe sociale sont très liées, il a été démontré que le principal facteur de réussite scolaire loin devant tout les autres et très loin devant les techniques parentales de bonne éducation est la classe sociale, l’école n’apprend rien elle ne sert qu’à rendre l’essentialisme de classe sociale biologisant plus discret et plus pernicieux en simulant un système qui donnerait des positions sociales en fonction des efforts, du travail et du mérite alors qu’en vrai l’école ne fait que justifier bancalement les inégalités sociales et économiques sur la base du degré d’adhérence aux valeurs bourgeoises mesuré par les diplômes obtenus qui sont comme cela a été analysé avant tout des badges en récompense de la soumission à l’ordre bourgeois. Une étude londonienne a même montré pour un million d’élèves que connaître le revenu de leurs parents permet presque systématiquement de connaître leur moyenne scolaire. En bref classe scolaire et classe sociale ne font qu’un. Du coup ce cliché est très dangereux car il pousse les gens à individualiser les raisons de leurs échecs qui sont en fait prioritairement sociales.

4-Dans les fictions bourgeoises un prolo ne peut être le personnage principal que dans deux types de contextes, le moins commun c’est dans un milieu 100% prolo et dans ce cas la fiction est en général une propagande de bourgeois de gauche pour rallier des prolos à leurs idées politiques et le cas le plus commun est celui où le prolo devient intéressant car il vit un scénario interclassistes en devenant l´ami ou la conquête amoureuse d’une personne de la haute société, le problème avec ces scénarios c’est qu’ils ont tendance à se baser sur une réalité rare et à la glorifier et l’idéaliser complètement comme si l’ascension sociale était le seul moyen pour un prolo d’être un protagoniste intéressant ça revient à sous entendre que la vie des prolos qui ne font pas d’ascension sociale n’a pas d’intérêt, dur pour les 99% de prolos qui n’ont pas d’ascension sociale au cours de leur vie.

3-Le cliché qui veut que les pauvres sont de sales assistés est dangereux car faux, permettant aux bourgois de couper les aides aux gens qui en ont besoin et aussi et surtout car il invisibilise le fait qu’on fait pas plus assisté qu’un bourgeois.

2-L’idée que pauvre : paresseux est très pernicieuse aussi car presque tout le monde y croit en çe qui concerne les plus pauvres que soi et en particulier les personnes très pauvres hors le plus souvent ces personnes sont atypiques, la plupart des personnes sans logis, en prison, en HP ou au chômage sont des prolos tout en bas de l’échelle sociale et atypiques, reprocher à des groupes principalement constituer d’handicapés pauvres et le plus souvent racisés de l’être c’est le sommet d’un système capitaliste, raciste et validiste, pour infos les riches bourgeois sont en France pour plus des deux tiers d’entre eux des personnes valides blanches issues de familles riches, ne me dites plus jamais que le déterminisme sociologique n’explique pas tout je n’y crois plus.

1-Le rêve américain, dans le même genre est pour les mêmes raisons le scénario de la personne qui réussit à s’élever socialement par le travail est dangereux car c’est le mythe anti prolo le plus répandu vu que c’est celui auquel on veut le plus croire quand on est pauvre et qu’on travaille dur mais aussi le plus létal, de nos jours la majorité des personnes pauvres se suicidant ont pour raison majeure de le faire de n’avoir pas pu incarner ce rêve, moi même sincèrement j’en suis très atteinte et si un jour je me tue ce sera sans doute principalement car je n’ai pas été en mesure de l’incarner. Dans le monde une personne se suicide toutes les 40 secondes la plupart le font pour cette raison principalement, ne me dites plus jamais que le capitalisme est le système économique et politique le moins meurtrier à avoir exister entre l’état dans lequel il a mis la faune et la flore, le nombre de guerres qui a jamais été aussi important que depuis que ce système existe (et qui sont meurtrières en masse depuis qu’il existe) et les suicides de masse qu’il a inventé, les répressions sanglantes de ceux qui luttent contre lui ainsi que les morts de faim, de soif, de maladies curables et de pauvreté qu’il n’a jamais empêché tout prouve l’inverse.

 

 

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Pourquoi la domination des milieux militants par les petits bourgeois détruit les luttes.

100% garanti en pur haine jouissive anti bobo, parceque j’avais vraiment besoin de me lâcher, ne m’en excusez surtout pas 😊.

Article pour dire que j’ai trouvé un lien fort intéressant https://www.theguardian.com/global-development-professionals-network/2016/jun/08/burnout-activism-working-class-organising-with-middle-class-comrades écrit par une femme prolo psychoatypique qui a eu l’idée (que j’ai du mal à comprendre mais bon) de militer en milieu végan antispéciste et s’est donc logiquement retrouvé dans le milieu militant le plus bobo qui soit et en a eu ras le bol. Cet article exprime tout les trucs crevants et agaçants qui vont avec être prolo et militer dans un milieu à majorité bourgeoise, la fin me convaint pas déja car c’est pas demain que le véganisme et l’antispécisme me convaincront mais aussi et surtout car je pense pas qu’une lutte interclassiste ait un quelqu’oncque avenir pour moi la lutte dit être menée par des prolos sur tout les axes d’oppression où elle aboutira à rien.

Sauf que c’est le contraire qui se passe en fait. Déja en moyenne à la louche mais aussi au souvenir de Statistiques lues mais que je parviens pas à retrouver mais qui correspondaient à mon vécu 70% du milieu militant dans son ensemble est bourgeois particulièrement la majorité sont des petits bourgeois de culture bobo. Un truc insupportable entre tout avec eux c’est leur critique constante des prolos qui refusent de cautionner leurs mouvements de merde, franchement ils passent presque toute leur vie à cracher sur les prolos pas assez de gauche, pas assez militants et pas assez conscientisés à leur goût bref pas assez d’accord avec eux pour maintenir leur illusion qu’ils parlent au nom du prolétariat dont ils ne font PAS partie. En clair ils luttent plus contre les prolos que pour eux et la plupart des prolos l’ont pigé très vite et fuient ces milieux militants comme la peste. Mais il y a toujours des prolos naïfs/suicidaires et/ou manquant de conscience de classe qui pensent pouvoir retourner la situation et récupérer les mouvements militants pour leur classe sociale à eux tout seuls, je sais j’en ai fait parti en traînant douze années en milieu militant « de gauche » et le pire c’est que je continue à essayer de nous réappproprier nos luttes autant que je puisse y contribuer car je supporte pas de voir ces foutus bobos de merdes nous voler nos espaces de paroles et de luttes historique et mettre bien des nôtres directement en danger de mort de ce fait.

Brève revu de la cata actuelle des milieux militants

1- Médaille d’or : Milieu écolo en général et en particulier milieu autour de la question animale, champions toutes catgéorie du taux de bobos au centimètre carré, quelques rares et isolés prolos comme l’auteure de l’article en question tentent désespérément d’y faire entendre leur voix mais elles sont étouffés presque entièrement par le fait que ce milieu militant c’est Boboland. Dommage l’écologie est trop importante pour la laisser à ce genre de militants mais se réapproporier cette lutte c’est aussi vital que hardcore vu à quel point ils se la sont acccaparés. Ils se rendent même pas compte d’être un des pires dangers pour l’écologie, comme l’auteure le souligne les études scientifiques sur le sujet prouvent que les bobos écolos antispécistes sont bien plus dangereux de part leur niveau de vie pour l’environnement, la faune et la flore que les prolos n’en ayant rien à foutre vu qu’ils polluent bien plus que les pauvres qui n’ont pas autant de moyens qu’eux pour le faire. Tout est dit je crois.

2-Médaille d’argent : Le milieu féministe principalement classique mais le milieu féministe plus ouvert à la diversité des luttes c’est pas mieux côté voix des prolos, dans les deux cas 10% ou moins des féministe sont prolos et celles ci se reconnaisssent bien sûr absolument pas dans ces féministes bourgeoises et comme je l’avais dit précédemment 100% des femmes prolos considèrent que le féminisme en sa majorité ne les représentent pas. J’ai beau être féministe prolo j’en fais partie c’est devenu impossible d’écouter des féministes n’étant pas prolos pour moi ça donne trop envie de les finir à la dynamite.

3-Médaille de bronze : Un peu meme style le milieu pacifiste et antimilitariste et aussi ce que je connais du militantisme anti prison très rarement autogéré bien plus souvent mené par des anarchistes  bobos style charité. En fait ces mouvements sont majoritairement caritatifs et non violents et à écrasante majorité bobo et donc pas efficaces pour un sou. Ce qui est très con vu que les prolos avec des convictions similaires sont nombreux mais cette façon de militer est une vraie blague donc presque aucuns y participent.

4-Milieu LGBT+ : Pareil nettement dominé par les mecs blancs cis gays bourgeois, les bis et trans bobos ont déja du mal à y être entendus alors les LGBT prolos, même les mecs prolos blancs cis gays ne s’y reconnaissent pas, les gouines prolos surtout celles racisées prolos y ont beaucoup de mal et y sont encore plus rares et les bies, transgenres et autres minorités de genre et d’orientation sexuelle prolos y sont rarrissimes. Pourtant les prolos’LGBT+ ça manque pas mais ces mouvements ne les représentent pas du tout.

5-Luttes invisibles : antivalidisme antipsychiatrie notamment, anti agisme, anti aphrodisme, body positive, fat positive, contre l’oppression des minorités religieuses, antixénophobie, Sex positive, pro BDSM, pro polyamour etc… sont particuliers car très fortement dominés par des bourgeois mais des bourgeois un peu spéciaux et minoritaires face aux bobos que leurs préoccupations n’intéresssent pas en général, certains sont bobos eux mêmes beaucoup même mais pas presque tous comme dans les milieux précédents, il faut dire que ces milieux sont si petits qu’en terme de militants ils prennent tout ceux qu’ils trouvent, du coup on y trouve plus de grands bourgeois qu’ailleurs’en milieu militant mais aussi quelques prolos venus du haut prolétariat et avec un fort capital culturel et/ou social, bref ce sont souvent des milieux plus interclassistes mais toujours très dominés par les bourgeois et accessibles seulement à une miniscule partie du prolétariat.

6-Le milieu antiraciste et le milieu anti violences policières allant avec sont assez logiquement parmi les milieux militants les plus prolétarisés même si là encore c’est compliqué, la majorité reste petite bourgeoise même si rarement  bobo et la majorité sont des enfants de prolos parvenus à s’embourgeoiser et ont donc la mémoire des questions sociales et de la lutte de classes dans leur histoire familiale et sont donc bien plus supportables à écouter que les militants bourgeois blancs. Sauf que l’écart entre eux et les prolos avec beaucoup de privilèges comme moi ou meme juste les prolos blancs est plus faible qu’entre les bourgeois racisés et les prolos racisés et beaucoup plus faible que l’écart entre prolos blancs et prolos racisés. Du coup des alliances interclassistes entre petit bourgeois racisés et ouvriers blancs c’est plus aisés à créer que des alliances interclassistes entre racisés encore plus faciles à créer que les alliances entre prolos racisés et prolos blancs.  Les problemes principaux y sont le mépris de classe de la plupart des bourgeois racisés et d’abord et surtout le racisme d’une grande majorité de prolos blancs qui invisibilise les luttes des prolos racisés.

7-La lutte des travailleuses du sexe est un cas particulier c’est le seul mouvement avec celui des femmes voilées à ma connaissance à être majoritairement dirigé mondialement par des femmes racisées même si les orgas les plus connus sont blanches, et les militants les plus connus sont des hommes ou des femmes blancs à fort capital culturel et social même si rarement économique.

D’ailleurs le milieu militant est vraiment rempli de bac+5/+8 alors que la plupart des gens ont un bac+3, oui la majorité des prolos n’ont pas fait de longues études du coup les discussions permanentes de militants autour de x bouquin universitaire militant super long cher et jargonnant qui vient de sortir, x conférences ou la dernière sortie de x intellos militant que personne connaît hors milieu bobo militant c’est franchement relou et insupportable. Même moi qui me suis longtemps forcée à me politiser comme ça pour m’intégrer socialement dans ces milieux et qui aiment beaucoup lire et théoriser des trucs complexes j’ai horreur de ça c’est dire.

Enfin il y a la gauche politique militante classique, anarchistes, trotskistes et communistes autoritaires de nos jours très majoritairement en France en tout cas des bobos avec tout juste le tiers d’ouvriers alors que la majorité des gens votant pour des partis s’affichant comme ouvriers sont toujours des prolos même si la majorité des prolos sont bah très divisés politiquement de nos jours mais toujours plutôt conservateurs, plutôt à droite et plutôt procapitaliste. Bon en même temps plus on est bas dans l’échelle sociale plus on risque de dégringoler encore plus en cas de bouleversement social donc c’est pas si étonnant que ça en fait surtout quand la gauche prolo est inexistante ou en tout cas très invisibilisée. Bref tant que militer sera dangereux les prolos le feront pas et tant qu’il n y aura pas de lutte autonome des prolos militer ce sera militer pour les intérêts de la petite bourgeoisie bobo au détriment de ceux des prolos donc ce sera dangereux.

Heureusement des mouvements de prolos existent et n’appartiennent pas qu’à l’histoire et je compte profiter de ce blog pour visibiliser ces derniers comme j’ai commencé à le faire en faisant un article historique sur le mouvement des chômeurs. Bref pour moi un prolo qui survit au quotidien est un milliard de fois plus militant et anticapitaliste que tout ces bobos de merde qui m’ont fait perdre beaucoup de pouvoir d’action au final et ont fait la même chose au prolétariat en général.

En gros si vous vous demandez en tant que militants si vous êtes un petit bourgeois ou un prolo la réponse est simple si comme moi et cette fille (plus ou moins traduction de son article avec quelques  ajouts perso) :vous avez horreur de la tendance des militants bourgeois à considérer les prolos comme un bloc uniforme alors que de toutes les classes sociales forcément c’est la plus nombreuse et la plus variée, des stéréotypes sur les prolos que les militants bourgeois ressortent constamment, de leur militantisme élitisme de merde, de leur façon de considérer les prolos comme de la merde, des moutons ou des gens qui ont pas de cerveau, de leur façon de nous traiter constamment comme leur caution prolo, de leur romantisation de la pauvreté, du fait qu’ils squattent chez vous et nomment ça du tourisme social, du fait d’être méprisés pour vouloir manger, se loger et espérer un peu d’ascension sociale le permettant et d’être à la limite de se voir cracher au visage’pour ça, d’entendre toujours parler des prolos par des gens qui n’en sont pas et n’y connaissent rien et en parlent en se posant en experts en la matière oubliant alllegrement qu’ils passent leur vie à silencer les rares qui se coltinent de les fréquenter et supportent de les écouter en pouvant se retenir de leur foutre un pain avant la fin de leur blabla, leur façon de considérer les prolos comme à l’origine de toutes les oppressions et de tout les malheurs du monde (oui le capitalisme selon eux c’est à cause de la masse prolo pas assez de gauche pour vouloir changer le système), être regardée par vos camarades bourgeois comme une curiosité sur laquelle faire une thèse car vous êtes en milieu militant mais n’avez ni doctorat ni famille militante depuis la nuit des temps, être mal vu car on a d’autres trucs à foutre que militer comme survivre par exemple, être jugés et méprisés constamment du fait de sa classe sociale clairement perçue comme inférieure et de nos goûts vus comme beaufs, en avez marre d’entendre parler d’expériences qui seront toujours trop chères pour vous comme les voyages internationaux, le fait d’acheter une propriété ou les activités extra scolaire genre théâtre, golf et équitation comme si c’était universel alors que c’est méga cher impossible à envisager pour vous et qu’il vous est très dur de socialiser dans ces milieux là, marre que comme vous faisiez rien de tout ça et n’allait pas dans plein de restos et cafés mais au Lidl pour vous nourrir on vous juge directement et en vous le disant comme ennuyeux et ayant une vie ennuyeuse, marre que dès que la lutte prennent une forme un peu énervée organisée par des prolos elles est censurée par les camarades alors que lorsqu’elle est organisée violemment par les militants bourgeois mettant en danger des prolos elle est glorifiée, marre que ce soit impossible pour des prolos de parler de leurs vies de prolos sans être silencés en milieu militant, marre de la police du langage qui empêche tout les gens qui parlent normalement et refusent à juste titre de se coltiner une LV2 jargon militant politiquement correct pour pouvoir participer aux luttes soient systématiquement virés des milieux militants au point que vous pensez ce langage est plus un signe de reconnaissance pour exclure les prolos et rester entre bobos qu’un truc qui à quoi que ce soit de « safe »(traduction : sécurisant en langue militante bobo), comme l’athéisme obligatoire rebutant beaucoup de prolos cathos, juifs et musulmans voulant s’engager dans les luttes, marre que les gens au comportement et/ou aux habits trop marqués prolos soient toujours rejetés de ces milieux (c’est particulièrement vrai de certains banlieusards au look caillera et au langage téci authentique que j’ai vu très vite rejetés de ces milieux militants car leur simple existence ridiculisait les prétentions des militants bobos à savoir quoi que ce soit sur les banlieues étant inaptes à même comprendre la façon dont certaines personnes y parlent et aussi encore plus de comprendre la variété sociale, de comportements, de vêtements, d’origines, de cultures, de façon d’être racisés ou pas d’ailleurs car il y a aussi plein de blancs dans les banlieues pauvres, d’idéaux et d’opinions politiques des gens vivant dans les banlieues françaises pauvres pour de vrai et pas dans des clips de rap clichés), marre que toutes nos erreurs de français soient toujours soulignés par les militants bobos qui en font eux même plus que nous mais qu’on est pas en position de souligner, marre qu’on considère qu’on maîtrise forcément l’anglais à la perfection (d’ailleurs promis je traduit tout les articles et liens avec des choses écrites en anglais, supprime un Max de jargon militant et corrige toutes les erreurs politiques causées par le mépris de classe intériorisé sur ce blog des que j’atteins les 100 articles), marre qu’on nous engeule si on veut pas apprendre des langues étrangères car pour bien des prolos c’est plus une perte de temps qu’autre chose, marre aussi qu’on nous empêche de parler nos langues régionales qui ne sont pas des patois et n’étaient pas minoritaires avant que les bourgeois nous oppressent pour oser les parler, marre que les luttes pour préserver nos cultures régionales, les luttes indépendantistes et tout ce qui globalement sert à préserver, transmettre et faire prospérer nos cultures de prolos soit méprisé et taxer de raciste et nationaliste par des bourgeois militants quasi systématiquement blancs en prime, marre que les militants bobos parlent toujours aux militants prolos comme si ils avaient cinq ans, marre que notre diplôme et notre travail plus ils sont prestigieux socialement aux yeux des bobos plus ils nous donnent de crédit en milieu militant et qu’être chômeur ou pas très diplômé ou encore plus si on est sdf fait qu’on est vite très très méprisé comme si on était pas humain, marre d’être encouragé à faire des actions illégales dangereuse pour les prolos glorifiées par les militants bobos et d’y être fortement incités car les autres militants nous méprisent ouvertement si on y participe pas pour se retrouver en taule, en GAV ou avec les conséquences psychologiques de ça sans les moyens de payer quelqu’un pour nous aider avec ça tandis qu’eux ils ont un avocat qui les empêchent de risquer ça sans compter que vivre ces expériences est très différent selon la classe à laquelle on appartient (ce qui est encore plus vrai pour les prolos racisés d’ailleurs), mais marre aussi qu’ils nous méprisent quand on fait des choses illégales pour gagner de la thune même si c’est juste bosser comme baby Sitter au noir sans compter qu’en plus côté drogues et putes c’est les premiers consommateurs mais jamais ils ne laissent d’espace aux travailleuses du sexe ou au dealers dans leurs rangs d’ailleurs leur critique constante de la passion des prolos en particulier d’une catégorie très spécifique de prolos banlieusard racisés exerçant des métiers illégaux et donc criminalisés sur lesquels leur haine se concentre au prétexte que ceux ci auraient une passion du capitalisme et glorifierait l’argent facile, l’ascension sociale par le crime et la culture bling bling du fric avant tout c’est la preuve qu’ils ne pigent rien aux prolos, la fascination de l’argent et du pouvoir formidable qu’il confère c’est facile à critiquer quand on en a toujours eu mais si ils y étaient si étrangers qu’ils se le prétendre lutter avec eux coûterait moins cher et du fric ils en filerait pour aider les luttes des prolos qui leur en demandent au lieu de les dénigrer car ils en demandent (ok ça leur arrive de se la jouer charité mais ils ont une fâcheuse tendance à faire ça que quand les prolos leur ont rien demandé et que ça les met plus dans la merde qu’autre chose d’accepter la thune en question et surtout si ça les endettent), marre que nos réactions de prolos à leurs conneries soient censurés qu’on est passé le droit de se foutre d’eux ouvertement par exemple quand ils disent des trucs ridicules, marre de leur incapacité à écouter une critique aussi simple et légère qu’elle soit sans y mettre les forme pendant 3000 ans pour pas les offusquer, marre qu’ils sont infichus de parler clairement, simplement et directement mais toujours dans des longs discours fleuves  alignants les mots compliqués pour masquer la connerie du fond de leur pensée et les idées vagues, floues, sous entendues et référencés pour éviter que les prolos pigent qu’ils sont en train de lutter contre eux, marre de devoir parler en morse pour être compris par eux, marre qu’ils aient réussi à nous faire intégrer leurs codes de langage et penser en partie comme eux à cause du mépris de classe intériorisé colossal qu’ils nous ont instillé à force de les fréquenter en milieu militant, marre de pas pouvoir les secouer un peu violemment quand ils le méritent à cause de leurs privilèges de classe qui rend le fait de tenter de leur coller une droite dangereux pour moi même quand c’est pas l’envie qui m’en manque et marre qu’ils nous trouvent pas assez rebelles contre les bourgeois alors que ce sont nos patrons et leurs parents.

En gros test : Si tu te reconnais dans ce ras le bol tu es prolo, si ce n’est pas le cas et surtout si tu es outré par mon article et/où celui de cette fille, tu es un bourgeois militant, à en juger par les commentaires sous l’article de cette fille c’est flagrant. Deux exceptions à cette règle les gens qui vivent dans des pays où le militantisme prend des formes différentes de celles que j’ai décrites ici en termes de classe sociale et les quelques prolos tellement aliéné à la pensée bobo bourgeoise qu’ils ont intériorisé le mépris de classe au point de ne plus penser par eux même mais comme les bourgeois militants le leur ont appris, si vous avez encore un doute sur votre classe sociale maintenant demandez vous tout connement si vous avez le même capital économique que le militant moyen ou pas, si vous êtes aussi ou plus riche qu’eux vous êtes un bourgeois militant si ce n’est pas le cas vous êtes un prolo.

Et bien sûr ce test n’est applicable qu’aux gens ayant connu un tant soit peu un milieu militant de l’intérieur.

MAINTENANT les bourgeois militants faites un truc vraiment révolutionnaire pour une fois dans votre vie quand des prolos essayent de s’auto organiser sans vous FERMEZ VOS GEULES UNE BONNE FOIS POUR TOUTE ET LAISSER LES FAIRE MERCI D’AVANCE. Comme ça la révolution que vous vous impatientez tant de voir viendra beaucoup plus vite.

Cette fille et moi si on a connu le burn out c’est en grande partie à cause du taux abracadabrant de mépris de classe subi dans nos vies, mon burn out est complètement à cause de ça en fait personnellement et j’ai connu plein de militants prolos qui ont eu des dépressions, troubles anxieux et burn out militants pour les mêmes raisons, bon moi en plus je me suis coltinés les bourges pendant mes études aussi et c’était d’une violence qu’on peut pas imaginer sans la vivre. Bref j’ai choisi mon camp toute ma vie je lutterai pour les prolos et contre les bobos et si aux yeux des militants bobos ça fait de moi une gonzesse beauf réac facho et attardée tant mieux ça veut dire que je leur fait peur et donc que la lutte est efficace. Tremblez bobos l’heure de la fin de votre honteuse récupération politique et réappropriation culturelle des luttes et de l’histoire des prolos va bientôt sonner MOUHAHAHA 😈!

Et pour se moquer un peu des bobos car c’est gratuit et ça fait du bien :

 

 

 

 

à la Une

Comment qu’on se débarrasse donc des oppressions internalisées?

IMG_0942.JPGOppression internalisée c’est du jargon de militant qui se la raconte mais en vrai ça désigne une réalité assez simple : des groupes de personnes qui ont une position sociale inférieure dans notre société inégalitaire comme les femmes rapport aux hommes ou les pauvres par rapport aux riches par exemple ont un certain nombre de stéréotypes négatifs qui circulent sur eux, par exemple « les chômeurs sont des parasites sociaux », « les ouvriers sont bêtes », « les femmes sont nulles en maths » et j’en passe, on a tous déjà entendus ces phrases, quelqu’un qui internalise une oppression finit par croire consciemment ou non à une partie de ses clichés et agir en fonction de ceux ci que ce soit pour les contrer ou pour s’y conformer. Ces clichés sont diffusés et entretenus par les groupes sociaux dominants pour maintenir leur pouvoir sur les groupes sociaux dominés. Tout est fait pour qu’un maximum de gens considèrent qu’une personne dominée agit immoralement si elle agit d’une façon qui conteste sa domination et moralement si elle s’y soumet. Par exemple une fille qui joue au foot sera plus mal perçue moralement qu’une fille qui joue à la poupée car perçue comme pas féminine c’est à dire en train de contester l’ordre patriarcal et les normes de genre.

Tout ça c’est pas juste du blabla de militant, ça a des conséquences graves sur les individus et les groupes sociaux concernés que cela affaibli considérablement. La majorité des gens sur Terre appartiennent à au moins un groupe oppressé et il est impossible d’en être sans avoir internalisé partiellement ces oppressions. Mais comment ce débarrasser collectivement de ce problème qui fait que nous n’avons pas assez de force pour nous libérer collectivement des oppressions que nous subissons et qui a des conséquences directes sur nos vies?

En effet comme ça cela parait très abstrait mais au niveau des individus les oppressions internalisées ont des conséquences directes sur la santé physique et mentale des individus.

Il a été démontré par un nombre conséquent de recherches en sciences sociales, psychologie et médecine que les oppressions internalisées augmentent physiquement les risques de dysfonctionnement sexuel, de séropositivité et d’hypertension https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/15359074 (cette étude montre que la sévérité de l’hypertension, la difficulté des personnes oppressées à percevoir leur oppression et le degré d’oppression internalisés sont corrélés).

De même psychologiquement il est prouvé que les oppressions internalisées sont la cause principale des psychoatypies suivantes : dépendance/ et addictions en tout genres, trouble dysmorphique corporel, troubles du comportement alimentaires (anorexie, boulimie et orthorexie), troubles anxieux (phobies, trouble panique, anxiété sociale, trouble de l’anxiété généralisée, trouble obsessionnel compulsif et trouble post traumatique) et dépression et que les envies suicidaires, tentatives de suicides et suicides effectifs y sont presque systématiquement reliés.

Cela veut donc dire que une des psychoatypies que j’ai eu et deux de celles que j’ai encore ont pour origine des oppressions internalisées.

Sur les groupes sociaux il y a également des effets délétères et il a été démontré que les oppressions internalisées sont la source principale des problèmes sociaux suivants : la peur de l’intimité, les conflits internes aux groupes opprimés, la détention d’un capital culturel, social et économique trop faible pour permettre la satisfaction des besoins premiers, les problèmes de couple, le déficit d’éducation sexuelle, les comportements à risques, le fait d’accepter de faire n’importe quoi au détriment de tout ce qui peut être important pour nous juste pour un travail salarié ou une autre source de revenus, l’acculturation, l’isolation sociale, les violences conjuguales, la croyance en des stéréotypes négatifs et avec leur transmission et leur perpétuation, la violence et les crimes violents meurtres inclus.

En résumé le monde serait bien plus agréable à vivre pour tous sans les oppressions internalisées et les gens seraient plus heureux si ils s’en débarrassaient. Oui mais comment? Bon déja il faudrait que les gens des groupes sociaux dominants arrêtent d’oppresser ceux des groupes dominés d’après ces recherches ça passe par trois étapes déjà accepter qu’être dans un groupe de dominant fait de nous des oppresseurs potentiels du fait de notre socialisation sur ces points. Par exemple en tant que blanche je peux avoir des comportements racistes sans m’en rendre compte du fait de ma socialisation dans le groupe dominant sur ce point, s’en rendre compte c’est la première étape pour l’éviter.

La seconde étape est d’éviter de culpabiliser individuellement les dominants de leur position sociale car cela a été démontré comme largement contre productif, les braquant et donc les rendant plus oppressifs. Ainsi par exemple dire à une personne qu’une phrase qu’elle à prononcé est sexiste fonctionne mieux pour la faire réfléchir à cela et devenir moins sexiste que de dire à cette personne qu’elle est oppressive envers les femmes car alors la personne va voir son image d’elle même mise en danger par vos accusations et pour se protéger se percevoir comme gentille et vous percevoir comme méchant et amalgamer ce que vous lui avait reproché avec ce que vous êtes, une femme, et du coup va devenir plus sexiste qu’avant.

Enfin quand une personne dominante n’ignore plus l’être et arrête de le prendre personnellement quand on lui reproche des comportements dominants car elle a compris que c’est sa socialisation qui la rend ainsi et que ça n’en fait pas une personne mauvaise pour autant sur un plan moral elle est prête pour entendre les conséquences des comportements dominants sur les personnes dominées et donc à vouloir supprimer les siens. La troisième étape arrive donc quand la personne dominante commence à devenir une sympathisante des causes des dominées et apprend petit à petit à les considérer et à les traiter de plus en plus autant qu’il lui est possible comme ses égaux.

Il faut bien se rendre compte qu’on est presque tous dominants sur certains plans et  dominés sur d’autres. On a donc tous avantage objectivement sympathisants des groupes sociaux dominés auxquels on n’appartient pas car ces solidarités interoppression accéléreront l’effet des luttes anti oppressives de chaque groupe dans un cercle vertueux.

Mais si lutter contre les oppressions qu’on perpétue comme dominant est le plus efficace pour les luttes collectives, lutter contre les oppressions internalisées que nous avons du fait d’appartenir aussi en général à des groupes sociaux dominés c’est important pour le bien être et la santé individuelles. C’est fondamental, en effet ce n’est pas égoïste de vous occupez d’abord de vous sur ce plan là car les oppressions internalisées c’est très dangereux et vu qu’elles sont la cause principale des suicides qui tuent environ une personne toutes les 40 secondes sur notre planète http://www.bbc.co.uk/news/health-29060238., qu’importe vos échecs, vos erreurs et leur gravité si vous voulez lutter à votre échelle contre les oppressions qu’importe à quel point votre action vous semble dérisoire, votre utilité sociale sera toujours plus forte si vous êtes vivants que morts. Du coup il faut s’en occuper et prendre ça au sérieux.

Mais comment? 13 moyens efficaces de lutter contre on étés identifiés :

1/Éviter le perfectionnisme autant que faire se peut. En effet essayer d’être le militant anti oppression absolu et se flageller à chaque fois qu’on y échoue c’est contre-productif et d’autant plus problématique que plus on est concerné par un nombre important d’oppressions plus on a de risque d’être éloigné de l’idéal du parfait petit militant car pour être un super-militant qui ne fait jamais d’erreurs politiques il faut beaucoup de privilèges en vrai. Et puis surtout car un trop grand écart entre qui on est et qui on aimerait être entretien une image négative de soi même et est donc dangereuse pour notre santé. Bien sur tout le monde n’a pas les mêmes capacités à éviter le perfectionnisme et si vous y tendez naturellement et avez du mal à vous en défaire bah la première étape c’est de ne pas vous autoflageller car vous n’êtes pas assez parfaitement antiperfectionniste à votre goût.

2/ Eviter autant que faire se peut le moralisme dans la lutte contre les oppressions intériorisées, arriver ou ne pas arriver à vous en défaire ne fait pas de vous une personne bonne ou mauvaise et si c’est dur pour vous que ça vous prend du temps cela ne signifie rien de plus que le fait que vous avez probablement subit beaucoup d’oppressions au cours de votre vie et ça vous n’y êtes pour rien. Vous réagissez comme vous pouvez. L’accepter c’est la première étape pour vous sentir bien par rapport à ça.

3/Ensuite il convient d’identifier les stéréotypes négatifs sur vous même et votre groupe social et ceux qui ont été intériorisés par vous et qui vous font le plus de mal car après tout autant vous débarrassez des plus dangereux pour vous en premier. Par exemple moi j’ai eu l’idée de cet article car j’ai passé une très mauvaise nuit hier à cauchemarder en me répétant en boucle dans ma tête des clichés et stéréotypes négatifs que j’ai interiorisés sur ma déficience empathique et mes traits autistiques donc c’est ça qui me fait le plus mal en ce moment et que je dois le plus vite faire sortir de mon cerveau pour mon bien être personnel.

4/ Une fois qu’on sait quels sont les stéréotypes qui nous font le plus mal il nous faut apprendre à identifier les comportements oppressifs causés par ses clichés ce qui fait reculer les oppressions internalisées car on perçoit mieux le fait que ce n’est pas nous qui sommes en tort d’agir comme on le fait mais l’autre personne qui a des préjugés sur un des groupes sociaux auxquels on n’appartient. Du coup on prend ces commentaires négatifs moins personnellement et on peut les mettre plus à distance. Par exemple si une personne pense que je ne l’écoutes pas car je ne la regarde pas dans les yeux, plutôt que de culpabiliser de n’avoir pas su respecter ce code social je me rendrais compte que cette personne ne comprend pas que comme un certain nombre de neuroatypiques je fais ça car ne pas la regarder dans les yeux m’aide à mieux réfléchir à ce qu’elle me dit et donc je l’écoute et si j’en ai l’énergie je le lui expliquerai au mieux que je puisse et j’aurais ainsi transformé un moment négatif pour nous deux en un moment positif pour nous deux.

5/Si ce qui est probable notre apparence n’est pas celle de la beauté incarnée et fait partie des choses qui nous complexe, essayer de trouver des personnes que l’on trouve belles et qui partagent certains de ce que nous percevons comme nos défauts physique. Moi par exemple qui suis en surpoids et donc visiblement grosse écoutez des chanteuses rondes et/ou grosses que je trouve belles me fait du bien sur ce plan là et m’aide à moins complexer sur mon poids.

6/Trouver des sources d’éducation/de culture sexuelle aussi inclusive que possible si besoin est. Par exemple je suis une femme handicapée polyamoureuse et j’aime le BDSM de temps à autre ça me fait donc du bien de lire des choses sur la sexualité écrites par des femmes, encore plus par des femmes handicapées quand je trouve ce type de ressources et de temps en temps ça me fait du bien de trouver des portraits positifs du polyamour et du BDSM. Pour les personnes qui contrairement à moi appartiennent à des minorités sexuelles oppressées ce point est encore plus important car avoir du soutien sur ce point peut beaucoup vous aider à lutter contre les oppressions intériorisées.

7/Apprendre la véritable histoire des groupes oppressés auxquels on appartient, par exemple j’ai été beaucoup plus à l’aise avec le fait d’être une femme quand j’ai découvert tout ce que nous autres femmes avons fait et à quel point notre rôle à été central et non secondaire dans l’histoire de l’humanité, cela a été pour moi une grande source de confiance sur ce point.

8/Pour moi et les adultes ça c’est trop tard mais si vous connaissez des enfants redoublez de vigilance vis à vis d’eux et dites/faites le moins de choses potentiellement oppressives devant eux car plus les stéréotypes négatifs sont intégrés jeunes plus ils sont difficiles à défaire. La seule chose qu’on puisse en faire une fois adulte c’est de se souvenir si on le peut de comment on à intégrer ces stéréotypes étant jeunes. Par exemple je sais que j’ai intégré les stéréotypes négatifs qui m’ont pourri ma nuit sur les traits autistiques et le déficit empathique de deux sources principales mes parents très validistes sur ce point et aussi et surtout les élèves qui me harcelaient à cause de ça au collège et au lycée, je voudrais bien que ce passé devienne un passé lointain qui n’a plus de conséquences sur mon estime de moi présente mais savoir que ce n’est pas le cas c’est déja une première étape pour allez vers ce but. Et si vous êtes mineurs et lisez ça n’écoutez surtout pas les gens qui se moque de votre physique, de votre culture ou de votre caractère, vous êtes vous et vous êtes très bien comme vous êtes.

9/Trouver des moyens de percevoir ses traits en vous qu’on vous à appris à détester car ils étaient liés aux groupes sociaux dominés auxquels vous appartenez comme positifs, cela peut passer par beaucoup de moyens mais les plus efficaces sont ceux qui sont ritualisés semble t’il. C’est à dire que trouver un moyen régulier de fêter votre appartenance à ces groupes dominés et la fierté qu’elle vous fait ressentir c’est très utile à la fois pour vous redonner de la force et en redonnez à ces groupes sociaux dans leur ensemble en les unifiant autour d’un événement qui les rend plus visibles, plus puissants et donc plus fiers. Prenons le fait d’être une femme par exemple comment le ritualiser? Cela peut être un événement annuel comme la journée des femmes du 8 Mars, une chose qui a lieu mensuellement, le fait de consacrer un jour qui vous semble signifiant dans le mois pour célébrer les femmes à votre façon comme je sais pas moi la pleine Lune par exemple (évidemment les évènements sociaux auxquels tous participent comme les fêtes sont plus efficaces mais on a pas tous la capacité d’y participer et je suis court sur ce point donc je fais comme je peux en inventant des rituels à ma façon, et tant qu’on y est on parle pas d’une chose religieuse plus de genres de célébrations style mini anniversaires), un jour de la semaine que vous y consacrer le Vendredi par exemple et/ou un moment de chaque journée bref pendant lequel vous faisez un geste quelquoncque qui signifie que vous y pensez par exemple dessiner un symbole féminin sur une feuille, vous collez un pins féministe sur la veste, écoutez une chanson qui vous parle enfin ce que vous voulez de court et de symboliquement signifiant qui vous connecte à cette expérience d’une façon qui vous donne de la fierté. Vous êtes pas obligé de faire tout ça un seul truc suffit si vous n’en voulez pas plus et vous pouvez en faire encore plus si ça vous amuse. L’idée c’est avant tout que ça vous corresponde, que ça vous parle et que ça vous donne de la force. Tout ce cirque doit par contre être très symbolique et imagé pour frapper votre « inconscient » et donc y imprégner cette fierté qui y remplacera progressivement la honte d’être d’un groupe dominé par de la confiance et de la sûreté. C’est le but de cela.

10/Se reconnecter avec les pans de notre identité dominés qui nous ont été arrachés par nos oppresseurs, par exemple je suis en partie d’origine Corse mais j’ai vécu loin de ma terre familiale et j’ai perdu énormément de cette culture par acculturation à la vie du continent, à chaque fois que je découvre quelque chose qui me permet de mieux comprendre ce qu’est la culture corse ça me fait du bien car ça me reconnecte avec mes racines et me renforce. Tout les groupes dominés ont leur culture propre par exemple lire des shojos, mangas pour filles, comme Fruits Basket par exemple ça m’a fait beaucoup de bien car ça m’a fait redécouvrir les forces féminines et les côtés positifs de la féminité et m’a beaucoup aidé à accepter cette part de moi que notre monde macho rejette à la période délicate de l’adolescence.

11/Prévention politiquement conscientisée des comportements suicidaires. C’est à dire que si vous ou quelqu’un d’autre est en proie à ce genre de sentiment vous devez essayer de mêler votre connaissance de la personne et des causes politiques du suicide et des envies suicidaires pour l’aider au mieux et chaque fois que vous en avez la capacité fissurez le tabou autour de ce sujet. Cela peut sauver des vies.

12/Pas de hiérarchie officielle, les groupes non officiellement hiérarchisés contrairement à ce qu’on pense d’ordinaire le sont moins que ceux ou les statuts hiérarchique de chacun sont clairs et il est démontré qu’une forte hiérarchisation des rapports sociaux augmente les oppressions internalisées. Alors passé autant de temps que possible dans les lieux non hiérarchisés fait du bien.

13.N’utilisez la non mixité qu’en cas où l’on est trop oppressé pour avoir accès à ses besoins autrement, cela car ne dépendre que d’un groupe restreint de personnes rend plus fragile surtout quand on n’a pas beaucoup de capital social, culturel et économique. Au début  ça m’avait étonné car la non mixité, fait de se retrouver seul avec d’autres personnes du même groupe social dominé que nous sans personne du groupe social dominant, soirée entre meufs par exemple, peut être un outil politique puissant contre les oppressions internalisées mais son utilité et ses risques varient beaucoup d’une personne à l’autre en fonction de notre statut social. Par exemple beaucoup de gens sont dépendants pour leur survie de personnes qui sur certains points les dominent socialement, une dame âgée dépendante de son fils par exemple. Donc là non mixité seulement si vous pouvez, quand vous pouvez et si ça vous est personnellement bénéfique.

Bien sur tout ça est diversement accessible d’une personne à l’autre alors ne suivez pas forcément tout, faites votre tambouille perso en vous aidant ou pas comme vous le sentez de ces conseils dont j’espère qu’ils seront utiles à quelqu’un et surtout prenez bien soin de vous et je souhaite que vous parveniez à surmonter les épreuves qui vous attendent, courage.

Dernier point important pourquoi certains ont plus de mal que d’autres à se débarrasser des oppressions internalisées? D’abord ce n’est pas une question d’efforts ou de force mentale, ceux qui n’y arrive pas ne sont pas feignants ni faibles, leurs difficultés ont de vraies explications. Souvent plus on est oppressé sur plusieurs plans on intériorise d’oppressions car elles se nourrissent des mêmes mécanismes et donc elles s’amplifient et se nourrissent les unes des autres. C’est pour ça que plus on est bas dans l’échelle sociale plus monter est difficile alors qu’il est nettement plus aisé d’en descendre. Votre statut social n’est pas une chose qui se change aisément, s’en vouloir de ne pas arriver à s’élever socialement autant qu’on le voudrait fait plus de mal que de bien. Comme on l’a vu les protections possibles contre ces effets d’oppressions intériorisées sont diversement accessibles à chacun ce qui est aussi lié au capital social, économique et culturel de chacun, basiquement plus on en a besoin moins on peut y avoir accès. Donc si vous le pouvez diffusez tout ce qui vous parait potentiellement utile pour ça à un maximum de gens c’est encore le plus utile.

En conclusion n’oubliez jamais de vous aimer autant que vous le pouvez car vous êtes quelqu’un qui a droit à l’amour (au sens large) puisque vous êtes une personne et ce droit est inaliénable pour toute personne, je sais que certains sont très seuls même si plus souvent on se croit seul mais on n’oublie qu’on est aimé de beaucoup. On est toujours important pour quelqu’un, vous n’imaginez probablement pas votre force et le nombre de vies que vos avez pu changer en bien au cours de la votre, nous autres humains sommes tous membres d’une même société et apportons tous notre pierre à cet édifice, ce n’est qu’ensemble qu’on peut construire la suite de cette histoire. Ne croyez pas qu’apprendre à vous aimez fera de vous une personne égocentrique, ne vous l’interdisez pas en croyant erronément cela, la plupart des humains sous estiment la force qu’ils ont, la redécouvrir vous rendra plus indulgent envers vous même et par la même envers autrui, vous comprendre et vous aidez à la mesure de vos moyens ne peut que vous rendre plus gentil avec tout le monde et donc plus à même de convaincre les autres de vous suivre sur ce chemin et de changer ce monde en un endroit meilleur ensemble. Vous êtes ceux qui porte en eux la lumière des lendemains qui chanteront puisque vous êtes là pour les construire. Cela parait mystique comme ça mais en fait ça se résume en une seule idée très simple, vous êtes tous formidables, ne l’oubliez jamais.

 

 

 

 

 

 

Par quoi de plus juste remplacer la conversation ni faite ni à faire qu’on nous force dessus tout le temps à propos de ce qu’ils appellent « la santé mentale »?

J’ai longtemps dit à ce propos « la maladie mentale n’existe pas »…et si ça reste en partie mon opinion sur laquelle je persiste et signe je conçois qu’il me faut y mettre les formes davantage car dit aussi cash ça peut vite blesser des gens à qui je ne veux aucun mal. Alors déjà disons le d’emblée : non je ne pense pas que la souffrance psychique n’existe pas et oui je sais qu’on peut en mourir. Mais ce ne sont pas en soi des preuves qu’un état mental est une maladie qu’il fasse mal et soit mortel…par exemple le racisme intériorisé est dans ce cas et pourtant ce n’est considéré comme une maladie mentale par personne d’un tant soi peu politiquement formé car on sent tous le piège dépolitisant venir totalement contre productif pour les luttes antiracistes quand on conceptualise ça de cette façon. Mon problème avec la notion de maladie mentale est en partie exactement ça. Parce qu’au fond…qu’est ce que c’est que la « maladie mentale » étant donné que par définition ça n’a pas de corrélation physique certaine démontrable si ce n’est une collection de descriptions de comportements que les psys n’aiment pas et souhaitent de voir disparaitre? Asperger, Bleuer, Hare…les références de la conception du DSM V étaient tous des eugénistes avec des liens douteux avec les nazis et on sait très bien ce que ces derniers ont fait avec ceux qu’ils ont déclaré « malades mentaux ». Les petites cases diagnostic disent les anti psychiatrie les plus radicaux ont été inventé par l’époque nazie et fiche les gens dans ces cases est toujours fasciste…d’habitude je trouve l’argument un peu excessif bien qu’il se tienne dans une certaine mesure mais ce soir j’ai tellement soupé de me voir imposé les conneries usuelles qu’on dit pour soi disant « déstigmatiser la santé mentale » dont j’admets absolument ne plus pouvoir me saquer de devoir me les fader sans intérieurement hurler j’en suis j’admets à me questionner jusqu’aux diagnostics les plus « qui se tiennent » qu’on m’ait refilé au fond je me demande cette nuit si ils m’ont aidé ou emprisonnée davantage dans des petites cases préformatées à la pensée des gens…des étiquettes de pensées prémachées…si me voir « autiste » ne les rassurent pas trop au fond…si me voir sans case leur est pas encore plus insupportable car moins suiviste? Plus imprévisible, plus effrayant…comme la liberté peut être si tant est que telle chose existe plus le covid y passe plus je ressens ce monde comme guère plus qu’une immense prison avec partout d’invisibles barreaux solides… »l homme est né libre et pourtant partout il est dans les fers » oui je sais bien je dis rien de nouveau. N’empêche quand j’entends des gens me dire « quand je vais bien je sais que je suis malade et je dois prendre mes médicaments mais des fois quand je vais mal je me retrouve à hurler en doutant que ma maladie existe et du sens des diagnostics » une très grande part de moi se demande si ce genre de gens qui là dessus sont dans l’hésitation sont vraiment si en questionnement que ça ou juste ou intériorisé le truc de se considérer comme un bon patient quand on recrache le discours bien comme il faut politiquement correct sur la « maladie mentale » et comme de mauvais patients quand ils en sortent. Parce que c’est pas bien faut pas douter de troubles que rien ne définit hormis des vagues descriptions écrites d’un point de vue purement externe c’est mal forcément. C’est « renier la science »…comme si la psychiatrie en était une. Cela fait des siècles qu’on biologise la souffrance mentale et prétend qu’on en trouvera des preuves neurologiques de ces pathologies un jour tôt ou tard…cela peut probablement arriver pour certains diagnostics précis assez spécifiques…peut être l’autisme j’en sais rien…mais quand bien même on prouverait une origine génétique où ça prouverait une maladie vu que c’est une condition que la majorité des autistes ne perçoivent pas comme telle? Pour qu’il y ait une pathologie mentale il faut donc un problème sans corrélation physique médicale évidente qui fait souffrir la majorité des gens qui correspondent au profil mais d’un autre côté si tu y correspond plus ou moins sans en souffrir et sans être intéressé par des soins combien de fois on m’a fait le coup on te les forcera dessus quitte à appeler la police pour t’emmener te « soigner » contre ton gré d’une « maladie » invisible dont tu as toutes les raisons de douter du coup qui m’a surtout l’air d’une excuse bien commode pour museler les mécontents de la société comme elle est pour ce qui me concerne. Qu’on biologise pour te faire enfiler sans ton consentement une camisole chimique ou en t’ayant convaincu que ça « t’aiderait » ce qui d’expérience est encore pire. Qu’il y a des choses qui vont pas est évident dans cette société clairement on les comptent par millions mais individualiser et pathologiser la souffrance de ceux qui regardent ça en face est ce que c’est pas dépolitisant…les plus cinglés sont t’ils ceux qui se tuent de pas supporter la situation comme elle est ou bien les politicards sains d’esprits soi disant fiers d’eux de nous avoir menés dans un tel marasme? La santé mentale en plus ça n’est acceptable que quand c’est l’anxiété, la dépression ou le traumatisme clairement dès que quelqu’un est vraiment hors norme, autiste, schizo, borderline etc…toutes les étiquettes plus stigmatisées qu’on met sur ceux qui dérange vraiment bien davantage la tranquillité des braves gens là le soutien il a piscine d’un coup bien souvent c’est un deux poids deux mesures assez énervant. Et on est obligé d’en parler avec ces mots de se situer dans ces cases et rien que ça c’est insupportable d’hégémonie culturelle…des milliards de gens vivent sans les connaitre et semblent s’en tirer mieux côté « santé mentale » et bonheur que les pays où ça nous obsède complètement y a de quoi se poser des questions sur l’utilité de ces trucs à ce tarif là non? Ce « problème du bonheur » ça m’a surtout l’air d’être beaucoup le problème de comment les riches ils veulent faire que les pauvres ils arrêtent de pas être contents du capitalisme d’ailleurs tant qu’ils retournent bosser on s’en fout qu’ils restent malheureux le dépressif n’est gênant dans la conversation de santé mentale courante que si il est improductif ils s’en tapent de si les gens vont bien en fait ils veulent juste leur faire aimer leur servitude ou au minimum la supporter sans moufter et c’est tout en fait. Ce serait cruel de critiquer Big Pharma et ces fausses solutions qui mènent tant de gens à la morgue sans case intermédiaire et qui défoncent la vie de tant d’autres? Elle est bonne celle là. Ce serait cruel d’expliquer aux gens que des tas de sociétés et pas mal de thérapies non médicamenteuses ont une compréhension non pessimiste et nettement moins mortelle de la schizophrénie que le discours habituel de la maladie mentale…de proposer aux gens des alternatives comme par exemple pour rester dans un truc relativement conventionnel le réseau des entendeurs de voix? Je me demande remarque si « stigmatisation » est même tant le bon terme que ça car à chaque fois c’est toujours la même histoire là dedans les fous font peur car on les comprend pas donc ils essaient d’expliquer leur vécu et les gens qu’on dit « normaux » ne comprennent pas quand même parce qu’ils sont trop dans la peur pour entendre ce que les fous leur explique ou c’est trop hors de leur propre vécu pour qu’ils captent bref l’habituelle rengaine…mais c’est pas plus des réactions humaines banales qu’un stigma au fond? On nous dit « vous croyez pas que le cerveau peut tomber malade comme tout les organes? » si si j’ai jamais entendu qui que ce soit douter des diagnostics en neurologie uniquement en psychiatrie qui ne s’occupe pas de n’importe quel aspect du cerveau mais de ce qui est corrélé au cognitif que j’entends peu critiquer aussi et à l’émotionnel…c’est généralement là que les gens ont un doute que les émotions prétendument négatives puissent être qualifiées en maladie dès qu’elles débordent un tant soit peu. Parce que bon j’ai jamais entendu parler de « trouble de la joie excessive »…pourtant vis à vis de certaines situations on peut se demander si c’est toujours adapté et les pieds sur terre mais ça ne dérange personne. Encore heureux quelque part mais ça montre bien qu’on fait des choix dans les émotions qu’on accepte ou non et que s’en sont de bien précises qu’on pathologise…celles qui dérangent…et comment ne pas comprendre qu’une pathologisation d’un débordement émotionnel dérangeant est forcément politique et s’en méfier dès lors? J’ai vu des gens m’exploser dessus sans que je fasse le lien en me disant que leur diagnostic n’était pas une excuse pour pas bosser mais meuf de toutes les façons je suis militante anti travail si tu t’en sers pour pas bosser tu as toute ma sympathie surtout te gênes pas quoi et si c’est pas le cas que tu veux bosser mais peut pas crois moi que c’est pas moi qu’irait remettre en cause ton arrêt maladie pour dépression je le sais que ça use d’avoir des pensées noires que ça peut même avoir des manifestations physiques fortes et épuisantes…mais si on reste sur le modèle biopsychiatrique on prétend arranger ça avec des médocs et tout montre que c’est un énorme mytho destructeur qui tue plus que la cocaïne je peux pas laisser dire ça. Alors oui je sais ça donne l’illusion a certains que ça va mieux avec, d’autres pas d’autre choix pour tenir dans la vie qu’avec dans certains cas surtout quand en dépendre c’est installé depuis longtemps et cette société est merdique et après tout chacun son soma…mais en vrai c’est pas un peu beaucoup le nouvel opium du peuple? Ce qui l’empêche de regarder les circonstances ensemble en face…heureusement que nos anciens ont fait ça et lutté au lieu de se regarder le nombril en chouinant pendant des années purée mais où on en serait? Je pense que le langage thérapeutique est un outil d’asservissement des masses dépolitisant d’une efficacité redoutable et en dépit des apparences terriblement isolant quoi de mieux pour détruire le soutien mutuel que de le monnayer et le professionnaliser? Comme ça sauf pour la fausse joie totale du bonheur festif permanent illusoire en mode loisir et divertissement plus personne te parle jamais les gens ont plus de conversation profonde entre eux car on leur balance du parle en à un psy à la moindre insatisfaction d’un truc dont il font part même du « ça fait chier j’ai pris deux kilos » par exemple (si si je l’ai hélas vraiment entendu en réponse à cette phrase dans une conservation entre deux amies ça m’a vraiment marqué de ridicule durablement). Cela dit j’ai mieux compris ces réactions négatives très vive aujourd’hui pour deux raisons la première c’est que de l’aveu d’un pote « quand un psy te dit prends une pilule et ça ira mieux ça donne l’espoir illusoire d’un soulagement immédiat et même si tu sais que c’est des conneries tu t’en fous sur le moment tu veux juste ça et tu veux pas entendre les anti psychiatrie qui t’expliquent que c’est des problèmes de fond qui peuvent se résoudre en gros qu’avec la révolution car tu te doutes bien qu’elle viendra pas alors c’est encore plus désespérant »…mais ce qui est désespérant c’est cette passivité surtout. Depuis quand? Depuis quand les gens sont devenus aussi lâches et mous qu’ils comprennent plus que la révolution ne « vient » pas on est censés en créer les conditions? Cela me dépasse. La révolution c’est pas un miracle hein c’est juste les gens qui font un truc ensemble pour changer radicalement une situation dont ils ne peuvent plus. Y a ça et y a aussi que en fait quand ils te sortent ça ils te parlent pas à toi mais à leurs parents et entourage qui eux leur ont dit de pas faire semblant d’être mentalement malades pour retourner bosser…quelque part est ce que ces gens sont si défaits et usés par le système comme il est et leur métier que la « dépression » est une forme de résistance passive de « j’en peux plus » auquel leur corps et leur esprit les forcent quand eux voudraient travailler encore? Un genre de côté mi figue mi raisin entre l’aliénation et la prise de conscience militante pour un arrangement entre deux qui permet à la fois de pas trop décevoir les parents et de dire non au patron? Des fois j’ai l’impression que ça s’applique dans beaucoup de cas. Le problème avec une définition de la maladie mentale façon DSM c’est aussi que c’est la porte ouverte à la dystopie totale en pathologisant les réponses normales à des situations qui ne le sont guère on voit d’ailleurs le problème de cet impensé avec la pandémie dont clairement les professionnels de la santé mentale ne savent pas quoi faire car qu’est ce qui est un degré normal et adapté d’angoisse dans une merde pareille personne ne sait au fond. C’était pas prévu dans les cases. J’en peux plus aussi du côté gestionnaire de la conversation sur la santé mentale classique où faut toujours tout « gérer » comme dans un genre de bureaucratie des émotions qui m’écœure au fond profondément. Et puis définir des émotions, pensées et comportements comme normaux et d’autres comme anormaux…au fond oui c’est le lit du fascisme. Sur la critique du QI (pdf gratuit en français cadeau : http://tankona.free.fr/gould1997.pdf), la malmesure de l’homme de Stephen Jay Gould est vraiment putain d’excellent mais quand je pense à tout ça je me dis que sur la question de la santé mentale pudiquement appelée ainsi et pas santé émotionnelle par des gens à qui les émotions font peur et qui veulent à tout pris qu’on les garde sous contrôle j’aimerais quelque chose de semblable mais j’ai pas trouvé et je pense pas que je saurais l’écrire. Dommage car vraiment ces foutaises me gavent. De l’aide il en faut bien sûr et je sais pas trop sous quelle forme hormis qu’elle serait forcément collective. Mais même en communauté de soutien entre neurodivergents ont est toujours en train de répéter les trucs qu’on a appris des psys on ose pas ou quasi jamais faire des pas de côté et ça c’est vraiment désespérant. Honnêtement si j’ai plein d’idées mais elles demandent tous un truc que j’ai pas pour les mettre en place : des sous…c’est pour ça que je me force à suivre des formations pour autiste pour trouver du taf et récolter la thune qui va avec…parce que j’arrive clairement à un stade où pour en faire plus pour les gens dans ces situations les tirer de la merde ce qu’il faut c’est plus de sous pour construire d’autres choses ensemble…rien que pour sécuriser un lieu où on pourrait parler de tout ça tranquille sans censure et sans être sous écoute ce serait cool marre du monde à Big Brother ce serait déjà un début mais c’est un rêve lointain hélas je comprends qu’en attendant on fait avec le peu qu’on a mais qu’on nous le présente comme ça comme une vérité absolue et le seul horizon de compréhension possible de nos réalités c’est trop pour moi…ça a un côté trop TINA à mon goût. Rappel : L’antipsychiatrie est académiquement aussi reconnue que la psychiatrie me positionner dessus parfois et de plus en plus souvent j’ai l’impression est un droit merde. Aujourd’hui je regarde mon diagnostic d’autisme avec une impression en demi teinte…comme si c’était à la fois mon autorisation à exister et mon obligation de le faire dans les limites d’une certaine caricature…et ça me fait grandement chier. Ce soir à cause de ça ça ne va pas trop mais j’ai pas envie de me faire reformater avec des conneries pour aller mieux…j’ai juste envie de me vautrer dans mon amertume d’humeur râleuse et de mal dormir bien partie pour une nuit pourrie…ça vous arrive jamais à vous d’avoir envie de mal aller et de faire durer ce plaisir masochiste? Parce que moi si. Et aujourd’hui est ce genre de soir.

Le racisme et ma vie (mode 3615 my life activé)

On m’a pas mal reproché ces derniers temps de ne pas m’engager plus avant sur la question de l’antiracisme et de la décolonisation. En fait c’est surtout parce que j’ai peur de dire de la merde et d’empirer les choses alors voilà il y a pour le moment qu’un sur dix de mes articles qui en parlent parce que je suis pas assez déformatée moi même sur ces questions pour que jusqu’ici j’ai pu en parler plus fréquemment en faisant plus de bien que de mal…j’avais par exemple écrit des trucs plutôt pas top sur mon existence de jeune de banlieue qui omettaient qu’il suffit pas d’être jeune et de vivre en banlieue pour correspondre à cette catégorie et vraiment subir le gros de l’oppression allant avec que je ne vis pas de l’intérieur du coup et dont bien des aspects par conséquent m’échappent malgré que j’ai beaucoup de gens dans mon entourage ma meilleure amie notamment qui subissent ça de façon très directe. De la même façon mon point de vue sur ma relation avec mon mari qui est asiatique à la fois par volonté de garder ma vie privé et la sienne avec une relative réserve, fait que c’est mon point de vue d’européenne pas le sien donc probablement pas le plus intéressant des deux, le fait que malgré des tensions culturelles parfois ni lui ni moi on est extraordinairement attachés à nos cultures respectives du fait d’être neurodivergents ce qui rend toujours un peu à côté des normes de toutes les façons donc on en parle pas si souvent et ça a pas une place énorme dans notre vie de couple au fond cette différence là même si parfois ça joue sur certains trucs et le fait que du coup il y a pas grand chose à en dire de très spécifique…le résultat est que soit j’en parle pas et on me le reproche, soit j’en parle sans aborder cet aspect assez au gout d’une partie des lecteurs et de même soit j’en parle et on trouve ça soit ennuyeux car pas très spécial soit énervant du fait que je suis parfois enfoncée sans doute dans des clichés même mariée avec une personne ça peut hélas arriver de la voir malgré soi partiellement avec ce prisme. Je viens d’une famille extrêmement raciste à la base et j’ai beau essayer de défaire ça bah ça met le temps, j’aime mon mari et je le vois bien sur en tant que personne avant tout avec son caractère propre encore heureux mais des fois ça m’arrive de faire et dire de la merde à cause de ces biais qui s’effacent pas toujours malgré les longues années de vie commune car certaines conneries sont bien ancrées dans mon cerveau de merde…et oui c’est mon problème et à moi de me démerder avec j’ai à le faire subir ni à lui ni à la communauté asiatique d’autant moins j’en ai bien conscience mais puisqu’on me demande d’en parler bah je le dis. Et on m’a aussi beaucoup dit « si son côté efféminé te déranges tant quitte le ou accepte le » bon c’est un peu différent car ça recoupe pas entièrement les différences culturelles vu que son côté « girly » n’est pas uniquement du à ce qu’il vient d’une autre culture, c’est pas juste un asiat avec le côté doux comme dans les clip de K Pop il y a un côté un peu comme ça certes (la starification en moins vu qu’il est plus ordinaire évidemment vu que c’est un mec normal) mais mon mec des fois vraiment côté look ça part loin d’une façon qui en Asie aussi d’ordinaire se voit qu’à la gay pride…il est bisexuel et efféminé et il le cache pas…et je pensais sérieusement pas pouvoir tomber amoureuse d’un gars comme ça parce que d’habitude mon type d’homme est pas extraordinairement masculin avec une androgynie relative mais quand même nettement plus viril ça m’attire pas le style « folle » d’habitude mais voilà c’est ce qui est arrivé…et on est ensemble depuis des années et oui malgré tout je m’y suis faite avec le temps je l’aime comme ça au sens de je l’aime comme il est avec ses qualités et ses défauts car je l’aime mais désolée j’arrive pas à ne pas mettre cet aspect de lui par rapport à mes gouts personnels dans la case « ses défauts ». Et même si je m’en empêche car il est vite jaloux vu qu’il sait que je fais que regarder et du coup il se sent enfin sécurisé là dessus il m’autorise à regarder d’autres hommes avec les yeux maintenant tant que c’est que du lèche vitrine mais pas plus évidemment et j’admets il est vraiment beau mais des fois j’aimerais vraiment qu’il se sape plus « en mec » à mon goût plus souvent et je bave en compensation devant des photos de messieurs plus sentant la testostérone mais ça à rien avoir avec être asiatique ou pas par exemple les films de Bollywood sont remplis d’acteurs virils tout à fait à mon gout. Shahid Kapoor par exemple. Je parle d’avoir un mec qui parfois se ramène en robe de fille bon c’est rare heureusement mais ça a clairement rien à voir avec les conneries comme quoi les asiatiques auraient des traits plus féminins qu’on entend souvent quoi. Après oui je sais…il y a aussi les LGBT qui sont parfois pas contents de ma réaction soit en mode c’est transphobe mais non je sais qu’il est pas trans et d’ailleurs il se travestit de temps en temps mais d’ordinaire il a malgré tout une allure d’homme…donc ça à rien à voir…et les queers qui m’enguirlandent sur le mode de accepte le girl power de ton mec en gros quoi…et oui c’est cool d’une certaine façon et avec le temps j’apprends à en voir les bons côtés et à étendre mon panel de ce que je trouve sexy chez lui mais bah les gouts se changent pas d’eux mêmes en un jour c’est pas qu’une question de volonté et oui c’est mon homme je l’aime, il m’attire, je le trouve beau et sexy comme il est sur plein de points mais désolée ça reste malgré ça pour le moment. C’est pas une chose que j’arrive à apprécier. Je précise quand même je n’ai rien contre les hommes aussi ou plus efféminés que lui en soit c’est juste une question de gout, de couleur et d’attirance qui ne se contrôle pas et si j’en parle aussi ouvertement c’est pas pour dénigrer cet aspect de lui ou vouloir le forcer à plus de virilité mais plus pour assumer quoi parce que je trouve que c’est tabou le fait qu’une femme aime son mari sans tout en apprécier aveuglément et qu’en gros on laisse trop dans la société le discours « l’amour rend aveugle » avec un gros stop sur ce qui se passe après les fiançailles et on censure trop le discours des femmes mariées qui en sont au stade « le mariage rend la vue » d’une part et d’autre part on essaie trop de faire les femmes parfaites qui acceptent tout et je voulais aussi avouer que parfois on a des blocages de tolérance même quand on essaie d’être ouverte ou se croit l’être. Voilà c’était ce que j’essayais de transmettre sur ça mais oui je sais bien qu’être asiatique ne rend pas dévirilisé en soi clairement au lit il prouve le contraire régulièrement et aussi à quel point sont cons les clichés sur la taille de la bite…je voulais pas en parler au début car d’où ça a à être public mais bon je le fais depuis longtemps quand besoin est de le rappeler désormais parce que le nombre d’abrutis qui se sont sentis obligés de me poser la question est astronomique. Après je sais que les gens sont curieux plus que vraiment racistes au sens strict quand ils sortent ce genre d’âneries mais purée qu’est ce qu’ils sont cons. Cela devrait pourtant pas être dur à comprendre qu’asiatique désignant un milliard de personnes dedans il y a des hommes avec des bites de tout les formats mais…que voulez vous Einstein avait raison plus simple de désintégrer un atome qu’un préjugé bien solidement établi à la longue ce genre de stupidité à force de se l’entendre répéter sans arrêt est usant. Sinon de base oui j’aime les beaux gosses d’anime et de mangas, de dramas et pop jap et coréenne et les acteurs de Bolywood ou des films chinois donc oui j’ai un certain kif sur les asiat mais déjà c’est ultra varié en soi comme catégorie donc ça veut pas dire grand chose en fait mais en plus non je ne fétichise pas dessus non plus je suis pas le genre de débile qui se tapent que des asiats en espérant les faire correspondre à ses fantasmes racistes en mode fièvre jaune…parfois je peux être con et virer dans des trucs qui y ressemblent sur les bords genre les gros clichés à la con mais même si je suis exclusive car mariée avec un homme monogame et ayant choisi de le devenir aussi même si j’étais polyamoureuse avant par respect pour lui car je suis tombée amoureuse c’est le premier asiatique avec qui je sors je suis sortie avec plein d’hommes qui ne l’étaient pas avant et si j’avoue que ça fait partie des aspects qui m’ont attirés à lui au début c’est aussi que j’aime son caractère, sa personnalité, qu’on a plein de trucs en commun…bref tout ce qui fait que deux personnes vont bien ensemble quoi au niveau individuel…après ça peut paraitre évident vu que je suis une femme et le problème de la fièvre jaune stéréotypante c’est surtout les femmes asiatiques avec des partenaires blancs qui le vivent car c’est un mélange de misogynie et de racisme qui fait qu’elles sont déshumanisées ainsi mais clairement j’ai déjà vu des attitudes de filles dans les communautés otaku ou celles des fans de K Pop des fois ça avait un côté malaisant ressemblant un peu à ça aussi même si oui en nettement moins prononcé je suppose car quand t’es une fille blanche qui fantasme sur un mec asiatique t’as une certaine conscience de la domination et des clichés du fait d’être une fille alors que l’homme blanc en fantasme de domination sur une femme asiatique est socialement en position dominante complète donc c’est assez différent. Cela dit les gens qui félicite les unions femme européenne+homme asiatique ça me met mal à l’aise je veux dire on s’est mis ensemble parce qu’on s’aime on a pas cherché quelque but politique que ce soit en le faisant et je trouverais ça inquiétant de pousser les gens à sortir avec des personnes d’X ou Y ethnie juste parce que c’est rare…ce serait assez déshumanisant je trouve on aime quelqu’un pas une ethnie et encore moins une origine continentale encore heureux quoi. Je parle même pas des abrutis que je dois corriger sur la nationalité et le langage de mon homme pour leur dire qu’il n’est pas chinois et ne parle pas cette langue et qui refusent de se reprendre car « c’est pareil » alors que non c’est pas la même chose bordel abrutis dont sont mes parents donc ses beaux parents ce qui est pas toujours joyeux. Sinon on m’a dit de plus faire d’articles décoloniaux notamment sur la question kanak mais vu que j’ai pas de nouvelles récentes sur lesquelles j’ai matière à écrire quelque chose de pas mieux écrit ailleurs par des gens plus lus et mieux formés que moi là dessus je peux pas…je le refais cela dit dès que j’ai du neuf. Et le dernier point trop mignon…on m’a demandé comment décoloniser la psychiatrie…question posée dans mes mails par une jeune psychiatre (trouver ça dans ses mails quand on est antipsychiatrie et a une très mauvaise expérience des psychiatres ça fait faire des bonds de stress mais enfin je l’ai lu quand même) style psychiatrie critique qui est une militante décoloniale et antiraciste et voulait des ressources sur ce sujet j’ai demandé autour de moi à des neurodivergents dont l’anticolonialisme et l’antiracisme sont les luttes principales et c’est assez net que leur réponse (bon tous étaient antipsychiatrie de base ça biaise mais j’arrive pas à m’entendre avec ceux qui ne le sont pas donc si c’est à moi qu’on demande faut faire avec encore une fois j’ai mes limites) est que le seul moyen de décoloniser la psychiatrie est de l’abolir car la psychiatrie c’est le colonialisme et je suis d’accord avec ça. Après outre Frantz Fanon qu’évidemment elle connait déjà pour les tentatives de réformes anticoloniales internes à la psychiatrie en Palestine il y a bien Samah Jabr : https://www.axellemag.be/samah-jabr-psychiatre-palestinienne/. Mais voilà ça reste des exceptions au sein d’une discipline psychiatrique qui dans sa majorité reproduit sans cesse le colonialisme sans espoir réaliste qu’elle se réforme…beaucoup de personnes avec ce dilemme ont d’ailleurs quitté la psychiatrie pour devenir des psychothérapeutes décoloniaux…tout en étant lucides sur le fait que leur profession sert la reproduction du colonialisme, du racisme, de l’impérialisme et du capitalisme contre lesquels ils se veulent pourtant lutter mais bon quand on a fait des études de psycho faut rentabiliser son diplôme en mettant ses contradictions de côté je suppose que c’est ce que ce genre de gens se disent pour ne pas imploser des conflits intérieurs qu’une position aussi paradoxale que la leur doit créer. J’ai demandé à des neurodivergents radicaux et ils ont été clairs sur ce point la façon la plus rapide et efficace de lutter contre la colonisation et le racisme dans le domaine de « la santé mentale » est indirecte et consiste à lutter contre la colonisation et le racisme de façon plus large et générique. Du coup ça vaut aussi en effet pour ma gueule cette remarque de s’y engager plus directement et plus fréquemment. Notamment on me dit d’en faire plus contre l’eurocentrisme. Cependant souvent ces luttes prennent une forme très académique ou professoral où j’ai pas vraiment ma place n’étant universitaire ou prof en rien. Et sans vouloir rentrer dans la critique caricaturale et trop simple de ces courants théoriques qu’on entend partout reste que ça interroge qu’ils proviennent de la petite bourgeoisie intellectuelle racisée à la base jusqu’où ils recoupent vraiment les préoccupations des gens des quartiers populaires qu’ils se veulent représenter au fond? Au moins partiellement ça je n’en doutes pas mais malgré leurs actions utiles et nécessaires sur certaines situations immédiates j’ai pas l’impression que ces courants change grand chose globalement sur le fond et je vois bien des gens dans ces quartiers et plus encore dans diverses tribunes de personnes non occidentales en être très critiques et les percevoir comme déracinés et américanisés à outrance donc un peu hors sol face aux problèmes de terrain et souvent sur place en bossant avec ce genre de militants et voyant l’écart de perception des choses entre la leur et celle de mes amis banlieusards pas militants ça m’a questionné. Par exemple tout con mais ce terme de racisé que beaucoup y jugent émancipateur choque profondément la plupart de mes amis qui le trouve raciste en lui même ce qu’au fond je comprends car justement ils cherchent à ne plus l’être désignés par une race inexistante et voient plutôt la sociologie de gauche qui les y assignent de force par mode importée us comme un recul que comme une avancée sur la question de l’acceptation un moyen de sans cesse les forcer dans une position autre quand eux veulent avant tout qu’on les voit comme français et accepte que la France est un pays multi culturel. On m’a sorti dans ces milieux militants qui se pensent comme tout les milieux militants plus éclairés que la masse que c’est car mes potes sont aliénés et en plein racisme intériorisé pour se choquer de ces concepts (et eux leurs futurs libérateurs aptes à leur faire voir la lumière dans leur tête je suppose) mais j’en suis vraiment pas sure. En gros leur argument est que la race est une notion raciste et la déterrer même en mode sociologie de gauche ne peut que renforcer ce dernier en contexte français et vu les tensions autour je crois pas que mes amis en ait tort. J’ai aucun doute que les luttes de décolonisation sont nécessaire et j’y apporte tout le soutien qui est dans mes moyens. Seulement voilà ce sont des luttes autogérés donc j’y ai pas réellement de place…enfin bon je suis indépendantiste corse et clairement on est alliés des luttes décoloniales au sens strict mais on voit bien que notre situation est bien différente de celle des DOM TOM surtout de la Kanaky où qu’il y a colonialisme au sens fort du terme de la part de l’État français est hors de doute. De plus les luttes corses comme les luttes un peu partout sont un peu en point mort pandémique en ce moment…je sais que j’ai beaucoup de lecteurs corses je me demande même des fois si c’est pas la majorité du lectorat quoi que c’est peu probable tellement y en a mais pour ceux qui vivent sur place vous savez mieux que moi où on s’est enlisés hélas pour le moment donc voilà là dessus non plus je vois pas tant que ça du neuf à dire malheureusement pour l’instant. Je m’engage néanmoins à en parler chaque fois que j’aurais du neuf que je sois apte à mettre en avant correctement en pensant que le faire peut contribuer en bien à changer les choses. Maintenant…vu que sur ces luttes de façon directe dans ma position je me sens dans une impasse pour avancer mieux et plus en ce moment ce que je pense pouvoir faire de mieux est de continuer les luttes autour de la folie où il semble que ce que je dis fait plus d’écho utile et de sens encore que j’en doutes souvent…j’espère faire avancer les choses dans le bon sens mais j’en sais rien en fait et souvent ça me paralyse de peur mais je me dit que je ne suis pas sur de bien faire en essayant de lutter mais je suis sure de la catastrophe si on ne lutte pas. Alors j’essaie. Et si c’est de la merde contre productive je m’en excuse mais dites le moi que j’arrête la catastrophe à temps et si c’est bien bah dites le moi aussi que je continues. Enfin je dis ça mais il y a jamais de commentaires sous ce genre d’articles les gens osent pas donc je vais devoir avancer dans le brouillard comme d’habitude je suppose…donc bah je me démerde avec ma conscience…voilà où j’en suis au moment où j’écris ces lignes à avancer dans la brume en espérant que ce soit dans la bonne direction sans certitude…n’en est t’on pas tous plus ou moins là?

Le freudo-marxisme.

Histoire d’une idée étrange consistant à tenter la synthèse de constituer une psychologie sociale en articulant l’analyse freudienne des processus psychiques et l’analyse marxiste des processus sociaux. Sur cette base on fleurit plein d’idées et de théories parfois totalement contradictoires les unes aux autres dont ce projet élémentaire est la seule chose qui crée entre elles une certaine unité. Dès le début du freudisme il y a eu des marxistes pour s’y intéresser et rêver d’une synthèse des deux par ouverture aux idées neuves. Parmi eux de nombreux artistes et intellectuels petits bourgeois aux idées « de gauche » intrigués par les théories freudiennes sur la libération de la créativité et de la sexualité. Les théories psychanalytiques sur les complexes d’infériorité et de supériorité aussi bien sur ne pouvaient pas manquer d’intriguer des gens qui s’intéressent depuis toujours aux problèmes de l’exploitation des prolétaires par la bourgeoisie et de la servitude volontaire cela se conçoit aisément. Bien entendu ces histoires d’association libre on séduit aussi des gens qui s’imaginaient naivement que ce cadre pourrait créer une parole libre pour de bon sans porter attention au fait que le contexte d’une thérapie classique ne le permet pas réellement notamment en raison de la misogynie d’imposer les analyses d’un homme psychanalyste à une femme patiente dans la configuration la plus classique ce qui est tout de même très vite terriblement susceptible d’imposer une aliénation misogyne et on le sait ça a pas loupé au point de toujours faire de gros dégâts maintenant. C’est après guerre que commenceront cela dit les premières tentatives de réellement fusionner les courants théoriques freudien et marxiste. Ces premiers essais par Otto Fenichel et son cercle furent cela dit quasi purement théoriques. Freud qui était un bourgeois et souhaitait la conservation du système comme il était n’appréciait guère ces mouvements freudo-marxistes mais dans les années 1920-30 chez les psychanalystes ils étaient une tendance très populaire. On était cependant assez loin d’un mouvement de libération sexuelle ces petits intellectuels bourgeois tentant d’inciter les prolos à arrêter de baiser pour réserver leur énergie sexuelle à la lutte des classes au prétexte qu’il faut que le collectif soit plus attractif qu’un partenaire sexuel et que l’acte sexuel doit toujours être couplé de sentiment amoureux vieille connerie bourgeoise avec laquelle on nous fait toujours beaucoup chier encore maintenant sur des prétextes issus de ces idées psychanalytiques à la base. Dès 1927 Reiche critique la psychanalyse pour se plier aux idéaux du capitalisme et du conservatisme et alors c’est en effet le cas les freudo-marxistes étant minoritaires. Si la psychanalyse est de gauche ou de droite dépend de quel psychanalyste et quelle époque on parle et ou on se situe soi même par rapport à lui sur le curseur politique. C’est donc assez contextuel. La psychanalyse n’est pas de gauche par essence. En 1928, Reich adhère au parti communiste puis fonde la Société socialiste d’information et de recherches sexuelles. En 1929, il publie Matérialisme dialectique et psychanalyse. C’est à la suite de son engagement politique que Freud décidera de prendre ses distances avec Reich. On voit que son texte trouvable ici je vous en laisse juges : https://inventin.lautre.net/livres/W-Reich-MatDialEtPsych.pdf est assez impopulaire chez les fans de psychanalyse en France de nos jours qui le lisent pas en dehors des courants libertaires assez minoritaires. Et même là ils reprochent à Reich de ne pas avoir cédé à l’illusion d’une psychanalyse apolitique et de l’avoir critiquée politiquement donc bon ça sent les petits bourges intellos bobos incapables de voir qu’elle est située en effet politiquement dans leur propre classe sociale. C’est assez rafraichissant de lire le texte de quelqu’un qui la critique en prenant cela en compte c’est trop rare même maintenant j’imagine que le contexte de montée du fascisme obligeait à la fois sur le marxisme et le freudisme du temps un des premiers freudo-marxistes à un violent retour critique sur Terre concernant les échecs de la théorie comme de la pratique et la nécessiter d’élaborer autre chose bref le contexte politique appelait la lucidité quoi. Bien sur lire des trucs comme « le lecteur trouvera des preuves (de la réalité matérielle des théories psychanalytiques leur vérification objective) dans son expérience empirique personnelle » ça fait mal aux yeux aujourd’hui à l’époque de la médecine fondée sur des faits avec méta analyses en double aveugle de grande qualité quasi systématiques pour être jugé dire quelque chose de scientifiquement objectivement vérifiable depuis bien des années, même les notions de Popper de falsifiabilité et de réfutabilité développées en 1978 contre la psychanalyse pour la déclarer anti scientifique ne sont pas encore en 1929 des éléments de base d’une notion scientifique du monde avant basiquement on pensé que tant qu’une chose semblait toujours vérifiée sans que rien ne vienne la contredire elle était vraie à priori jusqu’à preuve du contraire et ainsi fonctionnaient les sciences d’où qu’on considérait qu’on pouvait se faire seul un avis sur toutes les sciences de cette façon empirique. Inutile d’expliquer à quel point les féministes ont soulevé par la suite les nombreuses défaillances menant à des pratiques pédocriminelles dans un cadre psychanalytique de théories sont fumeuses autour de la sexualité infantile des gamines psychanalysées par des vieux obsédés du cul je vous laisse imaginer seuls comment ça peut souvent très mal finir. Reich semble pas du tout avoir envisagé ce problème. Enfin bon ça commence à être su et assumé à gauche que de ce côté là la psychanalyse a vraiment fait de la merde et persiste et signe à justifier et appuyer les actes pédocriminels mais purée avoir du attendre 2021 pour ça…sans commentaire. De même on sait aujourd’hui que chaque gosse se développe différemment et qu’il n’y a pas de sens à inventer un inexistant parcours de développement normatif type. Que la répression sexuelle sociale demeure un obstacle à l’investigation scientifique oui ça oui en revanche. Cela dit on a pas attendu la psychanalyse pour le savoir. Faire passer les colères intenses surtout quand il s’agit de celles des patientes pour systématiquement venues de l’insatisfaction sexuelle et guéries en baisant bien la grognasse en gros quoi quelle féministe frustrée et « hystérique » n’a pas déjà été plus que légitimement énervée intensément par ce phallocratisme vieux comme Hippocrate quelque soit son degré personnel de satisfaction sexuelle? Voilà quoi. Non y a clairement pas de lien direct établi entre si les gens baisent de façon satisfaite et leurs emportements…et baiser énervé peu augmenter le plaisir, le hatesex n’est pas un fantasme pour rien. Bon l’idée même qu’on cherche forcément le plaisir et évite toujours le déplaisir va dire ça aux gens qui aiment le BDSM tiens…enfin bon après daté de 1929 quoi aussi donc forcément. Cela dit encore aujourd’hui le BDSM contredit assez les théories psys classiques conventionnellement acceptées pour qu’il soit régulièrement psychopathologisé sans raison particulière outre un stigma des milieux psys contre ces pratiques. Il parle de la psychanalyse comme de la théorie psychologique la plus objectivement juste d’après lui à son époque…avec le recul aujourd’hui on considère plus que les théories psychanalytiques étaient davantage le reflet de leur époque alors. La théorie du ça, moi et sur moi a beau être rentrée par le biais des cours de philo qui imposent en Terminale de l’apprendre comme une vérité révélée dans la conscience populaire et être très appréciée de la plupart des gens donc retrouver j’imagine une certaine intuition collective…elle semble une erreur intuitive vu que tout les tests faits pour tenter de la prouver ou de la réfuter l’ont jusqu’ici réfuter, il n’y en a donc pas de preuve après ça a nécessité des outils pas disponibles à l’époque de Reich pour s’en rendre compte. Pour la théorie des désirs refoulés elle en revanche ne semble pas sans base mais avoir été considérablement simplifiée à l’époque par ce que semble en dire les recherches contemporaines. Cependant bien sur je dis ça en femme du XXIème siècle. L’immense majorité des idées psychanalytiques sont à jeter mais celle ci semble faire partie des trucs dont il reste quelque chose à faire même aujourd’hui apparemment. Bien sur la théorie de la sublimation étant entièrement subjectiviste par contre quand on cherche à fonder ses théories psychologiques sur des preuves elle ne tient pas la route. Pour la projection disons qu’on est sorti de l’idée simpliste de l’époque comme quoi les gens projetteraient sur le réel des représentations forgées dans leur esprit exclusivement pour prendre en compte qu’entre les représentations du mental et les modifications de l’environnement autour de la personne il y a un jeu d’interactions permanent du aux perceptions sensorielles qui est extraordinairement complexe qui dépasse de loin le côté caricatural un peu cartoonesque des modèles sur lesquels s’est basée la psychanalyse d’alors en la matière. En 1929 Reich affirme sur de lui que la psychanalyse peut guérir les névroses et même les hallucinations des malades mentaux aujourd’hui les psychanalystes ont une toute autre approche et admettent ne même pas chercher de guérison et voir les choses tout autrement que sur ce modèle thérapeutique mais clairement alors on le prétendait cela dit…l’échec de la psychanalyse de l’époque à sa prétention thérapeutique est manifeste. Maintenant, pour la psychanalyste qui refuse l’idée même de cure on y vient après vu qu’elle s’est visiblement développée plus tardivement. De la même façon la psychanalyse s’avançait un peu vite de voir les parents comme la seule ouverture des enfants sur la société qui puisse les forger, bien sur que dans la plupart des cas leur importance est majeure mais on a pas besoin d’un père et d’une mère pour se développer bien juste de personnes qui s’occupent de vous quand vous êtes trop petit pour le faire vous même et répondent à vos besoins. Et bien sur même dans une configuration plus classique les parents ne font pas tout de l’éducation d’un enfant, l’école par exemple joue énormément. Cela dit Reich a raison sur un point un aspect assez dynamique de la psychanalyse est qu’elle a toujours du évoluer avec les sociétés donc au fond y aura toujours la question insoluble de si elle n’a jamais été autre chose qu’un pur produit de l’époque pris pour une idée géniale car elle correspondait aux clichés collectifs imprégnés dans l’air du temps ou si elle ne fait plus sens pour nous du moins telle qu’on la décrivait alors car la société où elle avait sa pertinence n’est plus de ce monde. Le complexe d’œdipe lui aussi est en revanche réfuté de nos jours ça on est sur que c’est vraiment de la connerie pure sans base pour le coup c’est assez net qu’a de rares exceptions près dans la connaissance actuelle les idées que Reich appelaient des faits objectifs sont pour nous loin d’en être. La théorie des conflits psychiques comme base de la névrose a été réfutée. L’inconscient au sens de trucs dont on a pas conscience on le connaissait bien avant Freud mais l’inconscient au sens psychanalytique supposé structuré sur tout ce que je viens de dire être scientifiquement aujourd’hui réfuté bah non ça n’existe pas. Et pour l’affirmation qu’elle peut guérir les perversions elle ne l’a pas prouvé à l’époque et par la suite elle a abandonné un objectif de guérison comme pour le reste comme but premier. En 1929 dit Reich la psychanalyse est encore connue que des bourges et le prolétariat en ignore pour ce qui est de sa masse jusqu’à l’existence donc évidemment n’y réagit pas. Il voit cependant bien qu’il s’agit avant tout d’une pompe à fric pour bourgeois avides d’une religion de substitution quand ils ont perdu la foi chrétienne et veulent une excuse pour baiser plus librement que leurs parents d’abord et avant tout et pas grand chose de plus et que plus le temps passe plus ça devient visible et ça s’effrite et euh ça en effet. Je veux dire y a qu’en France que des gens y croient encore aujourd’hui c’est « l’exception française ». Reich voyait dans le marxisme un outil de destruction du religieux et de libération sexuelle alors euh…oui secondairement mais la lutte des classes ça parle surtout de filer à bouffer à des gens qui ont faim en fait là on parle de préoccupations secondaires de gens déjà sortis de la misère où se trouvent les plus démunis des prolétaires. Il a cependant correctement prévu ce qui allait se passer à savoir que la révolution serait pas pour tout de suite et la psychanalyse freudienne serait condamné en psychologie comme les réformistes en politique à pisser dans un violon outre une vague amélioration du sort de quelques individus isolés car pour transformer les choses en profondeurs ça suffit pas un changement radical est nécessaire puisqu’en effet la société est plus forte que les individus isolés ce qui fait de la psychanalyse en société bourgeoise une théorie réformiste à la con de plus et point barre. Bien sur la Seconde Guerre Mondiale a beaucoup freiné l’évolution de toute psychologie. Et celle de la psychanalyse « science juive » visée par antisémitisme notamment par les nazis dont les praticiens ont juste cherché de survivre du coup sur le moment et le freudo-marxisme est redevenu un truc existant qu’au milieu des années 1950 au final par les théories de Marcuse. Cela dit la réception de la psychanalyse par les nazis fut ambivalente et ils acceptaient les psychanalystes prétendus « aryens ». Certains pro psychanalyse semblent penser que jusqu’à aujourd’hui les manquements et failles de ce courant sont imputables à la destruction que lui a imposé le nazisme je ne doute pas que ça lui ait fait beaucoup de mal mais de là à dire que tout ce qu’elle a eu comme absences en provient entièrement alors que la plupart de ses problèmes Reich les décrit déjà avant que le nazisme ne soit au pouvoir juste clairement c’est pas crédible le ver étant clairement dans le fruit avant. En gros Marcuse fait dire à la psychanalyse l’inverse de Freud et gros part du principe que le principe de réalité est de droite et que pour transformer le monde faut un principe de plaisir pour lutter contre c’est sa thèse dans Eros et Civilisation et c’est apparemment l’origine d’inspiration des slogans de 68 genre changer la vie, l’imagination au pouvoir ou encore de l’idée qui est une citation de ce livre que « seule la poésie, l’imagination dans la société industrielle, incarnaient encore un refus total ». En clair la même conclusion que tout gauchiste un peur perché sur les bords « la réalité c’est de droite fuck je crois ce qui m’arrange d’abord » à peu de choses près. Aujourd’hui à gauche comme à droite, chez les pro comme anti psychanalyse les idées de Marcuse sont comme celles de ses prédécesseurs freudo marxistes jugées dépassées par la majorité des gens car produit d’un contexte disparu. Ensuite on a eu Erich Fromm pour aller dire que l’homme consommateur est aliéné car la consommation constitue un substitut vide et où la peur de la castration est remplacée par la peur d’être ostracisé du groupe, il propose de réformer l' »inconscient social » en le libérant de l’instinct de posséder ce qu’il appelle appliquer la psychanalyse humaniste à la théorie de Marx. Peu d’études ont été faites pour tenter de valider ou d’invalider le concept de peur de la castration issu des théories freudiennes apparemment cette crainte existe bien mais n’est pas universelle…absente chez la plupart des femmes et chez certains hommes et a un degré variable d’un individu à un autre, qu’elle est en général au plus intense chez qui en a littéralement subi une ou pas loin genre les hommes qui ont vécu des mutilations génitales et chez certains hommes qui en ont une intense peur irrationnelle mais en effet ça c’est apparemment un truc qui est une peur forte banale et récurrente de la plupart des hommes semble t’il mais pas de tous…bref c’est pas que ce soit faux c’est que l’ériger en principe universel était erroné la peur d’être ostracisé d’un groupe bien que ressentie par un certain nombre de gens en effet de façon intense n’est pas une inquiétude majeure de la majorité des personnes c’est plus souvent issu du stress minoritaire et d’une effective exclusion sociale mais oui ça pousse bel et bien au conformisme cependant c’est une crainte dont la force est extraordinairement variable d’un individu à un autre donc là aussi la généraliser à toute l’humanité n’allait pas cela dit les courants politiques, scientifiques et philosophiques de ces temps reculés avaient tous ce défaut de vouloir parler d’un illusoire humain modèle universel ce n’est pas propre au freudo-marxisme comme erreur. Aussi même si moi même j’emploie souvent l’expression car faut bien un mot pour parler des idées qui agitent un collectif et l’idée de comportement grégaire le recoupe pas vraiment ce principe là, l’inconscient collectif/l’instinct social ça n’existe pas on en a trouvé des preuves dans aucune étude déjà l’instinct en biologie a été prouvé inexistant et l’inconscient de même en plus c’est pas faux que c’est conceptions mènent à des images pas de gauche du tout d’un peuple servile et bête forcément obéissant à des idées socialement intégrées toujours plus fortes que lui individuellement donc alors oublions la psychologie individuelle puisque les individus sont inaptes à sortir des mouvements de foules et intéressons nous uniquement à la psychologie des foules, des nations voir des « races »…vous voyez vite comment ça peut très mal finir au tournant c’est pas du tout ce que proposent les freudo-marxistes reprenant le concept évidemment mais en vrai même leurs continuateurs de nos jours du fait des bavures qu’il a crée parfois grave certains nazis ayant repris cette idée historiquement pour justifier leur propre idéologie et aussi du nombre de sectes et mouvements spirites idéalistes très éloignés des sciences qui s’en servent dans un but purement mystique totalement pas leur objectif en psychanalyse du coup depuis les freudo-marxistes actuels et l’immense majorité des psychanalystes ont abandonné cette idée qui n’a jamais eu de reconnaissance scientifique hors ce courant et celui de la psychologie transpersonelle elle même peu reconnue et accusée de mysticisme pas tout à fait à tort très souvent pour des raisons similaires après y a pourtant bien des idées qui imprègnent pas juste une personne mais un groupe c’est évident et j’ai pas encore trouvé de meilleure théorie qui remplace celle là en fouillant donc avant de la jeter j’aimerais comprendre ce qui a été proposé de mieux à la place. Fromm aussi est considéré comme de son temps et assez peu repris aujourd’hui, en fait beaucoup de gauchistes ont une image positive du freudo-marxisme soixante huitard basé sur une déformation d’un imaginaire nostalgique plus que sur la réalité de terrain semble t’il. Cela dit Fromm a quand même le mérite d’avoir été un des premiers à formuler la nécessité d’un revenu de base. Il a été le premier à employer parmi les psychanalystes européens par inspiration américaine l’importation de la technique d’être empathique avec les patients là où jusque là les psychanalystes européens préféraient une distance intellectualisée avec les malades mentaux qu’ils soignaient (idée de soin à laquelle en la fin des années 1960 la psychanalyse freudo-marxiste n’avait visiblement pas encore renoncé). Fromm fait partie des psychanalystes qui tentaient de traiter des malades mentaux prolétaires pas des bourgeois comme ça avait été la norme et ce qui était conseillé en psychanalyse jusque là pour une histoire de ça rapporte plus de sous, bien sur son refus de motiver son soin sur l’appât du gain concernant quels patients il prenait en charge lui a valu une ostracisation pour le coup de la plupart de ses confrères. Il refuse l’élitisme de la psychanalyse plus classique. Encore aujourd’hui mais ça ils l’assument eux mêmes la majorité de la psychanalyse proposée est bourgeoise et pas à la hauteur en termes de moyens économiques des patients prolétaires. En vrai dans le prolétariat c’est d’ailleurs la critique anti psychanalytique la plus répandue que ça coute trop cher. Vu que c’est pas remboursé par la sécu c’est évident oui les psychanalystes prétendant qu’y mettre le prix est nécessaire pour guérir sont clairement de gros arnaqueurs. Dès cette époque cependant les freudo-marxistes critiques sont allés contre ça en proposant à contre courant des tarifs modestes mais dans la pratique sont rares et durs à trouver. Encore maintenant pour les français qui cherchent un psy la plupart ayant bien retenu les leçons de « faut bien que je mange alors tant pis le patient va raquer » on parle à cause de la crise de faire rembourser le psy par la sécu bientôt mais fausse promesse ou réel changement des soins psys en France ça reste à voir pour le moment c’est que de belles paroles qui ont de grandes chances de s’avérer être du vent. C’est même la plainte numéro un des français à juste titre contre les prises en charge psychothérapeutiques dans leur pays. Et oui son élitisme n’a pas disparu non plus Onfray n’a pas tort que la psychanalyse est et a toujours été un truc de bourge encensé par une gauche bourgeoise avant tout. Si ça vous saute pas aux yeux d’emblée rien qu’au prix vous en êtes de cette bourgeoisie c’est simple. Leur mépris extraordinaire pour la conscience des masses le dit bien. Ils disent littéralement la plupart des gens (qui n’ont pas les sous de se la payer) trop cons et trop méchants et ignares pour tirer bénéfice de leur fabuleuse psychanalyse c’est bien de l’élitisme sectaire ça cela ne saurait s’appeler autrement et dans la catégorie dérive sectaire la psychanalyse a connu d’ailleurs assez de scandales pour qu’on sache qu’elle y est très propice comme la thérapie de façon générale d’ailleurs. Si il faut 95 conditions pour être un bon patient c’est simple ça s’appelle une mauvaise thérapie, comme disait un type y a pas de mauvais patients que de mauvais thérapeutes. En vrai d’un point de vue de gauche marxiste pour toutes ces raisons Onfray a parfaitement raison la psychanalyse classique est indéfendable. Cela dit ce n’est pas celle ci mais la freudo-marxiste que la gauche défend…surement de façon idéaliste se rendant pas compte qu’elle est loin d’être accessible dans la pratique. Oui je sais les TCC sont chers aussi et encore moins aisés d’accès que les psychanalystes en France et parlons même pas des courants de psychothérapie plus minoritaires…juste voilà quoi. Après la plupart des psys sont conscients du problèmes et essaient d’améliorer les tarifs c’est les assurances qui bloquent pour le coup mais dans la pratique ils l’acceptent pour garder leur taf au lieu de se rebeller donc de tels moutons conformistes y a rien à apprendre. Défendre la psychanalyse par connivence d’idéologie sans faire face à cette réalité pratique du terrain qui est là pour la gauche française actuelle c’est la preuve de s’être complètement déconnecté d’une vision matérialiste pour le coup. C’est la défendre sur le plan exclusif des idées au diable les conséquences désastreuses dénoncées par les neuroatypiques, femmes et gays à cause du validisme, du sexisme et de l’homophobie des pratiques et théories imposées par la psychanalyse à ces patients qui ont renforcé leur mal être et que du coup ils dénoncent vivement pour ce qu’elles sont le contraire d’une aide un truc qui enfonce. Si il n’y avait que la pratique psychothérapeutique ici s’arrêterait toute discussion mais c’est clairement son discours qui excite les bobos et fait qu’ils défendent une vision freudo-marxiste du monde. C’est donc les théories freudo-marxistes qu’il faut encore lire un petit moment pour comprendre la base matérielle et idéologique de l’exception française du poids conservé à la psychanalyse dans notre pays. Sachant que chez les jeunes psys il est bien moindre que chez les anciens mais il se perpétue car les anciens dogmatiques ont énormément de poids dans le monde de la psychothérapie et plus largement de la psychologie en France. En analysant des prolos Fromm c’est vite rendu compte que chez eux les problèmes de cul contrairement à chez les bourgeois n’étaient pas l’alpha et l’oméga de la névrose mais qu’avant même d’y penser ils avaient plein de problèmes économiques « bassement matériels » faces auxquels ses collègues psychanalystes bourgeois se pincent toujours le nez de comme pauvres au quotidien galérer pour subvenir à leurs plus élémentaires besoins genre manger assez parce que la bouffe coute trop cher par exemple. Fromm va importer en psychanalyse freudo-marxiste une tradition de s’appuyer sur la pensée des philosophes et une influence hippie et écolo typique du temps bon ça en soit ok pourquoi pas. Sur la question de si c’est l’empathie avec le patient ou la distance intellectuelle froide qui lui convient mieux la vraie réponse est ça dépend des patients selon les données actuelles mais la majorité des êtres humains patients en thérapie préfèrent en effet cette approche empathique plus efficace sur eux semble t’il cela dit ce n’est pas que la psychanalyse mais la thérapie sous toutes ses facettes qui a depuis évolué là dessus…de nos jours la plupart des psys essaient d’être empathiques…même si ne les ayant pas ils se foirent lamentablement pour l’être vraiment dans la majorité des cas avec les problèmes des pauvres. Les thérapeutes ont presque tous repris la méthode de Fromm de pas se contenter d’analyser le langage verbal et les silences mais aussi le langage corporel depuis. C’est aussi lui qui a crée une méthode moins passive ou la thérapie est dans l’interaction pas dans les trucs jetés au patient par le psy et oui les thérapies qui engagent le patient et qui contestent un rapport hiérarchique entre celui ci et son psy ont sans surprise un meilleur succès donc sur ça aussi il avait vu juste. Bien entendu c’est une idée minoritaire de libertaire et la plupart des psy aujourd’hui dans la pratique adorent terroriser leurs patients pour les soumettre à leur autorité c’est surtout à faire ça pour les plier à l’ordre des choses comme il est et leur fermer leur gueule de leurs contestations que l’immense majorité des thérapies actuelles consistent d’ailleurs quelque soit la question posée la majorité des psys médiatisés comme des psys en thérapie avec des patients y ont aujourd’hui une réponse tout à fait conservatrice en clair la thérapie c’est de droite en l’état actuel des choses c’était pas forcément le cas en 68 et les vieux nostalgiques l’omettent quand ils défendent la psychanalyse comme elle est maintenant sur la base de son passé idéalisé et essentialisé. Bon cela dit les contestations par la gauche de la psychanalyse aujourd’hui clairement ça ne manque plus mais ça vient de la gauche prolo ou d’origine prolo pour l’essentiel…la gauche bobo qui a le pouvoir médiatique elle censure automatiquement toute critique à l’égard de la psychanalyse avec un degré de lobbying proprement effarant. Quand on parle de mal être qui est ce que la psychanalyse c’est toujours proposé de tenter de soulager aujourd’hui on parle d’affect de la précarité, du stress et de ce que les psychiatres nomment « troubles anxieux » en priorité de plus en plus…et la psychanalyse comme la psychothérapie en général plus faite contre « la dépression » à la base n’y est pas réellement préparée à répondre à ce problème croissant et y est assez inadaptée mais ça c’est une conséquence directe des évolutions du capitalisme après les années 1980. Ce n’était pas encore le cas en la fin des années 60 où les mal êtres majoritairement exprimés par les patients prolétaires étaient liés au fait d’avoir rien à bouffer. Là était la source de énormément de souffrance psychique. La France s’ennuie alors ça ne vaut que pour la bourgeoisie. La révolution sexuelle étudiante c’est le mai 68 bobo, le mai 68 ouvrier c’est des grèves pour de meilleures conditions de travail et de meilleurs salaires. La souffrance psychique c’est simplement des émotions et/ou pensées faisant durablement mal à la personne qui les éprouvent. Indéniablement cela existe. Pour Fromm c’était un mal être existentiel mais on sait aujourd’hui que si ça arrive ce n’est pas automatique et il peut être moins large et plus situationnel. Aussi Fromm voulait qu’on parle aux gens en français pour qu’ils comprennent ce que le psy raconte pas en jargon psychanalytique…on sait tous ce qu’il en est de la psychanalyse actuelle en France formée à Lacan qui fait tout le contraire et adore les jeux de mots de bobo sans prise sur les conditions réelles d’existence des gens. C’est la fameuse psychanalyse façon Paris 8 prônée par les Roudinesco et les Miller qui au fond vu leur soutien institutionnel surtout celle à Miller se reproduit et prédomine dans les courants de thérapie et de théorie psy en France la fameuse exception française contre laquelle Onfray mais aussi bien d’autres tentent de se dresser. Là dedans chacun dit agir pour les patients mais ça sent plus la querelle d’égo pour tout dire personne ne s’intéresse dans cette dispute à ce que les patients disent en penser. Cela dit Miller psychanalyste « de gauche » » le plus connu de France « né à Neuilly sur Seine », à fait ses études à l’ENS, prof de fac et figure médiatique reconnue et son frère c’est même genre qu’est ce qu’il putain de peu connaitre à la vie des pauvres? Faut être lucide la FI soutient la famille Miller et la psychanalyse pour une histoire de sous et de votes du genre de personne à qui ses discours parlent en son sens…c’est fait au détriment total des conséquences abominables de leurs théories sur des tas de gens. C’est à écœurer de la politique. En particulier ces gens ont fait énormément de mal aux personnes autistes sans s’en repentir donc oui c’est la guerre entre eux et nous et pour exister en France on compte bien la gagner. C’est une question de survie. En plus ces gens poussent à voter pour des socio traitres comme le PS et Hollande quoi paye ta libération. Ils ont clairement choisi dans quel camp ils sont dans la guerre de classe et c’est pas le camp du prolétariat mais celui de la bourgeoisie comme les petits bourgeois qu’ils sont. Clairement sur l’autisme la gauche française aujourd’hui par soumission aux thèses analytiques maintient une inacceptable position lyssenkistes. Même si je préfère une approche neurodiversité ne considérant pas le non verbal de façon aussi infériorisante que ce qui est écrit là y a beaucoup de vrai en cet article : https://blogs.mediapart.fr/pascal-diethelm/blog/230212/la-psychanalyse-et-lautisme-en-france-ou-les-degats-dun-lyssenkisme. On m’avait proposé de travailler pour Médiapart en écrivant des articles à un moment par ma voisine qui connait mes positions de gauche et est abonnée mais j’ai refusé et choisi de rester à l’AAH plutôt risque vital aujourd’hui mais je le prends car quand j’ai testé et vu l’avalanche d’articles autistophobes écrits là dedans par les pro psychanalyse et le mal des gens pour publier des articles critiques de la psychanalyse à l’intérieur du journal sans se faire censurer immédiatement certains comme là y arrivent mais c’est éreintant non participer à un truc qui accepte ça je refuse. C’est aussi inacceptable que si ils admettaient des tribunes ostensiblement raciste je suis désolée. Bref pourquoi j’ai pas le même taf qu’Usul par refus de ce compromis. Désolé mais la gauche petite bourgeoise autistophobe c’est sans moi je crois pas en l’état à la possibilité de la réformer de façon plus acceptante de la neurodivergence de l’intérieur mais bien brave qui essaie comme l’auteur de l’article en lien ci dessus. D’ailleurs dans ce journal les parents d’autistes on en entend l’écho quand ils ont un soutien mais les autistes eux mêmes…nos voix sont juste exclues. Et sur ce point psychanalystes et pro TCC sont aussi pire les uns que les autres. Le paradoxe est qu’ils sont fichus de parler correctement de la version américaine du mouvement pour la neurodiversité mais en invisibilisent la vf pour une raison obscure ou je ne peux voir que de la lutte d’intérêts. Et en plus quand ils mettent des tribunes d’autistes c’est celles de gens payer par Autism Speaks et euh…bref ça vaut même pas la peine de répondre vous comprendrez seuls pourquoi si vous suivez ce dossier depuis longtemps mais en gros c’est aussi crédible pour situer l’avis majoritaire des autistes ce genre de contribution que celle d’un homo de la manif pour tous. Pour le respect des autistes c’est là qu’en est Médiapart quoi merci la psychanalyse et le lyssenkisme de la gauche hexagonale là dessus. Heureusement ils ont aussi laissé une chercheuse autiste corriger le tir ici : https://blogs.mediapart.fr/jean-vincot/blog/040919/neurodiversite-une-perspective-de-linterieur mais 8 articles mal informés contre 2 à peu près corrects beaucoup des dits 8 articles étant de la pub à peine déguisée pour Autism Speaks traduite de l’anglais à la va vite parce qu’elle correspond aux préjugés confortables des autistophobes on voit clairement l’orientation du journal a et aussi…pourquoi médiatiquement en France une personne autiste doit toujours avoir un doctorat en quelque chose pour avoir droit de s’exprimer dans une tribune? Pourquoi on laisse pas la parole aux tas d’autistes ordinaires qui ont pas pu continuer jusque là leurs études car l’autistophobie petite bourgeoise d’origine psychanalytique les en a empêché du fait de son imprégnation dans tout le modèle éducatif français qui n’est pas tendre avec les personnes neuroatypiques? Clairement ces milieux nous censurent et c’est juste insupportable. Bon au moins ça m’aura mis du côté des libertaires et anar et appris que voter est illusoire et que vive l’antipsychiatrie pas soumise au psychanalysme ou au psychothérapeutisme tout court d’ailleurs mais bon voilà quoi. La chercheuse termine son article en suppliant d’écouter la communauté autiste face à un auditoire de chercheurs, psys et militants gauchistes neurotypiques qui s’y refusent majoritairement et croit pouvoir changer ça de l’intérieur car cela évolue lentement mais surement, perso je pense sur ce point qu’on éduque ses ennemis en les combattant directement ça va bien plus vite. Parce qu’au bout d’un moment ça c’est lassant :

Traduction : Qui veut aider les autistes? (Tout le monde lève la main), Qui veut vraiment écouter les personnes autistes? Tout le monde baisse la tête et les mouches volent.

Pour le moment c’est ça la situation générale malgré quelques exceptions parfois vraiment insuffisantes pour juger qu’elle a changé. Si c’est ça l’humanisme de gauche sur la question de l’autisme que prône la psychanalyse et la gauche française avec il va vraiment lui falloir revoir sa copie. Et relire les anciens auteurs freudo-marxistes dont ce courant se réclame qui disaient rien de l’autisme mais parlaient de respecter la parole des patients clairement ce point échappe totalement à la majorité des psychanalystes français d’aujourd’hui trop imbus d’eux mêmes pour le faire…y a même de quoi se demandé jusqu’où ils suivent leurs maitres à penser et jusqu’où c’est juste du pur dogmatisme mais au fond ils veulent juste imposer leurs propres opinions par statut social car entre ce qu’ils disent et ce que disent les penseurs qu’ils admirent comme je les lis y a un lien assez faible en fait. Revenons donc à ces « grands penseurs » du freudo-marxisme…Fromm a écrit beaucoup de livres. Je peux rien dire de ceux que j’ai pas lu alors je vais essayer de les trouver sur Internet en accès libre et si ils n’y sont pas laisser tomber car en l’état actuel des choses ça voudra dire qu’ils me sont inaccessibles pour le moment sur tout les aspects que j’aurais pas lu évidemment je suspend mon jugement. Bon visiblement rien de ce qu’il a écrit est accessible avec aisance. Je vais donc devoir passer à la suite. Ah ok je vois il a vite été exclus de chez les psychanalystes par des gens qui avaient peur de la liberté et lui reprochait d’avoir écrit sur ce thème parce qu’ils craignaient d’être exclus eux mêmes et par suivisme donc sa pensée n’est pas jugée psychanalytique malgré les influences des idées de la psychanalyse sur les siennes à la suite de son exclusion donc les psychanalystes actuels les reprennent pas forcément ok je comprends mieux qu’ils en ignorent les concepts et le mette sous le tapis. D’où que ce ne sont pas des classiques des sciences humaines et que mettre la main sur ses livres est dur ok je vois. On retient quand même que l’un des premiers à avoir émis l’idée du revenu de base universel a été exclus par les psychanalystes économiquement ça veut tout dire sur leur position dans la lutte des classes et vis à vis des droits des patients inaptes à travailler.

Ensuite au début des années 1970 Foucault était freudo-marxiste puis il s’en est éloigné. Aujourd’hui encore dans les mouvements de patients ceux qui aiment lire des théoriciens compliqués aux idées émancipatrices trouvent pour la plupart fécondes les idées de Marx et de Foucault et le principe d’établir une autre pensée de la souffrance psychique et des questions disons de « santé mentale » et un genre d’anti DSM dessus. Néanmoins c’est en s’appuyant sur les critiques et limites que celui ci voyait dans le freudo-marxisme de son temps que la plupart des patients, sans doute du fait que lui même a vu le résultat en étant un à qui bien du mal est alors arrivé à cause de l’homophobie de ces courants de pensée comme ils étaient alors et des pratiques psys cliniques de ce temps là qui traitaient encore de l’homosexualité comme d’une maladie mentale, partagent avec lui. Foucault clairement était bien plus niais que Fromm en revanche sur le pouvoir de terroriser d’un discours hermétique et l’influence indirecte d’un penseur bourgeois et les dégâts que les deux provoquent quand il défendait Lacan. Réfléchir à l’interaction entre la pensée de Marx, de Foucault et de Lacan c’est une idée d’universitaire…comme disait un de mes ex quand je me plaignais d’avoir vainement tenté de lire Butler (très influencée par les concepts de Lacan) et de trouver ça illisible et incompréhensible quelque effort que je m’y acharne m’a dit « en soi c’est rédhibitoire pour une pensée qui se veut révolutionnaire d’être illisible et incompréhensible par les masses », en gros la même critique que Fromm quoi et je le lui accorde. Alors qu’on s’entende bien Marx et Foucault c’est compliqué aussi je ne nie pas la fécondité que peuvent avoir des efforts intellectuels même quand s’y intéresser de façon non vulgarisée ne peut être que minoritaire mais y a une différence entre être complexe comme un texte universitaire et volontairement obscur comme les écrits de Lacan. Cette seconde position est d’un élitisme que je refuse. Et oui je sais vulgariser est compliqué et sélectionner les infos pertinentes est extraordinairement difficile. On m’a souvent dit de faire plus cours et plus clair moi même et clairement je suis d’accord qu’il faut mais j’ignore comment m’y prendre la synthèse ça met du temps à s’apprendre. C’est tout un art. Cependant Lacan ne l’a jamais recherchée il était très satisfait d’être incompréhensible. Partant de là on peut objectivement se demander ce que les lacaniens ont de freudo-marxiste au juste vu qu’ils rejettent tout le freudo-marxisme plus critique que Foucault des thèses de Lacan donc tout le freudo-marxisme post années 1970 et sur ça Onfray voit encore juste comme quoi malgré ce que ses détracteurs en disent lui il a vraiment lu ses contradicteurs…les psychanalystes lacaniens prouvent sans cesse ne pas lire les leurs dans leurs constantes caricatures de ces derniers eux en revanche. Sur la question de l’autisme les dégâts de l’approche lacanienne sont bien connus : https://fr.wikipedia.org/wiki/Autisme_en_psychanalyse. Et pour info oui l’Amérique Latine aussi a abandonné la psychanalyse de nos jours ne reste que la France pour s’y accrocher. La psychologie des français serait t’elle exceptionnelle à ce point? J’en doute fort. D’ailleurs ils confirment ce que je disais plus haut quand on demande aux autistes si ils préfèrent psychanalyse ou TCC la plupart répondent que les deux aillent se faire foutre on préfère nos propres mouvements pour la neurodiversité…donc le même avis que moi, à choisir on est plus proche de l’avis TCC que psychanalyse mais les deux sur l’autisme se foirent entièrement.

Le passage où ils expliquent que les trans et les autistes ont un parcours similaire de volonté de démédicalisation, dépathologisation et rejet des approches psychanalytiques en raison de ce que sur eux elles sont accablantes en terme de résultat par leur normativisme dogmatique fondé sur des théories bidons pour ce qui les concernent est assez juste. D’ailleurs on retrouve très souvent chez les gauchistes à la fois transphobes et autistophobes un dogmatisme psychanalytique marqué pas merci la psychanalyse une fois de plus. Surtout vu l’important nombre d’autistes trans pour qui c’est la double peine. Globalement apparemment l’immense majorité des autistes qui comme moi ont eu à se subir la psychanalyse en ont tiré une expérience catastrophique donc non c’est pas juste moi qui fait pas d’effort c’est vraiment une théorie autistophobe de merde en soi la psychanalyse. Et apparemment la réaction majoritaire des psychanalystes face au mouvement pour la neurodiversité est de le rejeter en bloc en qualifiant ses acteurs donc nous quoi de communautaristes extrémistes…bref ce que la droite à toujours dit de tout mouvement d’émancipation auto géré par des minorités opprimés bref clairement en balançant une connerie pareille politiquement les psychanalystes se mettent dans le camp des conservateurs. Et dans le genre victimaire qui se sentent persécutés à chaque critique pertinente les psychanalystes français quand même ils se posent là. Et oh vous êtes en position hiérarchique face à vos patients autistes, vous les maltraitez et après ils vous demandent des comptes c’est exactement ce qu’on fait les homos avant eux cessez les violons et faite votre mea culpa ou bien disparaissez c’est ce qu’on veut. Sur le constat que pour toutes ces raisons la psychanalyse est une pseudo science ne serait ce que car quand le réel lui pose une colle elle l’ignore oui la communauté autiste globalement rejoint très largement l’avis des pro TCC. Et oui ABA est aussi dogmatique et nuisible que la psychanalyse je comprends qu’initialement on puisse voir ça comme mieux quand on est parent car au moins ça sonne plus scientifiquement basé mais c’est tout autant de la merde en vrai. Cela dit l’immense majorité des pro TCC pour l’autisme ne pronent pas l’ABA en vrai. Seulement les plus médiatiques qui se font du fric avec…c’est là où Sophie Robert et les zététiciens ont leurs limites et ne nous défendent que très légèrement davantage que les psychanalystes mais nous respectent à peine plus en somme. Aussi à gauche on a répandu le mythe que l’approche cognitiviste implique forcément de bourrer le patient de médocs psys mais en vrai beaucoup de cognitivistes notamment sur l’autisme où c’est considéré comme la démarche à suivre dans ce milieu en ont une approche où aucun médicament n’a de place. Se méfier des liens entre la psychiatrie, les institutions médicales et les thèses pathologisantes des cognitivo-comportementalistes le mouvement pour la neurodiversité issu des autistes eux mêmes le fait sans besoin de se référer à une psychanalyse encore plus déshumanisante que l’approche pathologisée des TCC pour nous merci bien vous refusez notre parole encore plus que les cognitivistes que vous en accusez sans arrêt sérieux « vos gueules! » est le message de la quasi totalité des autistes à l’égard des psychanalystes et il est pas particulièrement dur à entendre quand on est pas volontairement bouché par idéologisme. Surtout vu le nombre de psychanalystes qui usent comme si c’était normal du mot autisme comme d’une insulte pour dénigrer leurs adversaires et critiques dans leur ensemble. Seule critique un peu pertinente des freudo-marxistes par rapport à l’emploi actuel des diagnostics d’autisme et de la pub faite autour oui dans le système capitaliste actuel cela est bel et bien une marchandise à valeur en croissance. Et ça c’est en effet un mouvement assez douteux. Cependant hélas si c’est pas faux que la majorité du mouvement de la neurodiversité se fait grave récup par le capitalisme sans s’en défendre réellement et en résumant notre lutte à trouver du boulot au sein de la société capitaliste est assez usant. Et puis les gauchistes non autistes qui croient faire de la solidarité en t’expliquant qu’on est tous un peu autistes comme si ça voulait dire tous un peu paumés dans le capitalisme…comment dire : https://www.youtube.com/watch?v=1cRJ2KsKBp4 voilà quoi. Résultat je comprends que pas mal d’autistes soient découragées de s’intégrer à un milieu gauchiste peu accueillant au final et cherchent une neurodiversité réformiste intégrée au capitalisme à cause de tout ça c’est un peu comme les gays avec le capitalisme rose autour de leur communauté quoi. Cependant la psychanalyse qui prétend libérer les autistes du capitalisme la grosse blague quoi. Elle est ce qui nous maintient dans la pauvreté en très grande partie en France en nous empêchant l’accès à l’emploi dire de pauvres au RSA ou à l’AAH que sont 85% des autistes à cause de leur rejet systématique par les employeurs sur la base qu’on a l’air cinglé et des théories stigmatisantes des psys à l’égard de l’autisme donc en France en grande partie à cause des psychanalystes qui nous mène directement à la misère économique et a ce qu’elle peut avoir de périlleux voir mortel pour la santé ce n’est pas être capitaliste que dans ces conditions prioriser la recherche d’emploi comme la majorité des autistes c’est juste vouloir sortir de la pauvreté ce qui est le contraire en fait. De plus les autistes aux idées hostiles au capitalisme voir militant activement contre le capitalisme ne manquent pas. C’est vrai qu’en France on est encore assez invisible malheureusement à cause de ce contexte donc je peux comprendre que ce soit ainsi perçu d’un point de vue extérieur à tout ça mais ici en anglais un exemple parmi mille autres de communautés pro neurodiversité vraiment pas fan de capitalisme, c’est loin d’être une exception dans ce milieu d’ailleurs : https://www.reddit.com/r/autism/comments/hyyzlq/capitalism_autism_and_discrimination/, de base même si des fois sur la remise du capitalisme en cause ça pêche pas mal ça reste un mouvement d’émancipation comme le féminisme ou le mouvement LGBT donc en soi un mouvement de gauche qui conteste des éléments du système capitaliste tel qu’il est c’est très rare des autistes qui ne veulent pas le réformer au minimum vu qu’il nous bousille la vie sur plein de terrains. Cependant comme ils le disent avec l’exemple de l’Union soviétique et le problème de compréhension de la gauche française avec l’autisme le montre bien pas besoin d’être capitaliste pour être autistophobe et pour un monde plus juste on doit combattre les deux à la fois sinon on va crée une société communiste autistophobe et c’est pas ce qu’on veut non plus. Néanmoins le fait que la gauche anglophone où la psychanalyse a perdu son influence hors de l’histoire passée est plus ouverte aux autistes que la gauche française montre bien que la psychanalyse crée en très grande partie en France les conditions d’un dialogue impossible entre autistes et gauche ou ce ne sont pas les gauchistes moins encore les capitalistes mais les autistes qui se retrouvent lésés par l’autistophobie de la gauche de façon très nette.

Maintenant je peux comprendre que pour quelqu’un qui n’est ni autiste ni trans une lecture de la sexualité et de sa place dans la société appuyée sur Marx, Foucault et la psychanalyse lacanienne puisse être vécue comme émancipatrice et que des gens comme ça défendent la place de la psychanalyse car elle a été libératrice pour eux et ils voudraient qu’elle le demeure pour d’autres personnes. Je peux aussi entendre l’argument selon lequel c’est pas car un champ disciplinaire tombe en désuétude que rien du tout d’intéressant ne peut s’y produire mais pitié parlez de vous et des gens comme vous, ne cherchez pas à sauver qui ne partage pas votre réalité ça engendre les dégâts décrits plus haut.

Bon bref Marx et Foucault les militants de la neurodiversité sont pas contre conserver cet héritage théorique qui en terme d’émancipation toujours fécond par contre le freudisme on pense qu’il est extraordinairement temps de s’en débarrasser pour le bien de nos communautés, il a fait son temps. Et oui évidemment que j’ai fait de longues études et que pour pouvoir parler de tout ça il m’a fallu de grands privilèges côté capital intellectuel par rapport à énormément de personnes autistes j’en ai bien conscience d’être plutôt dans les plus chanceuses du lot mais rien que ça en dit long sur l’état du lot vu où j’en suis. Néanmoins entre ce que je pense et ce que la plupart des autistes pensent sur la plupart des questions touchant à l’autisme il n’y a pas d’écart majeur donc je pense pouvoir porter une voix tout de même représentative de cette communauté en dépit de cette limite là. La faire plus entendre par le pouvoir de diffusion d’Internet. Parce que je n’ai pas celui de la diffusion médiatique pour toutes les raisons précitées. Voilà mystère de la place de la psychanalyse lacanienne en France résolu…en gros c’est bel et bien une histoire de corporatisme et de séduction des bobos au diable les conséquences qui concerne les autistes, les femmes victimes de violences dans l’enfance et les personnes lgbt subissant des discriminations que ces théories dénigrent. Ce n’est pas juste si c’est une gauche s’en est une avec laquelle je ne veux rien avoir à faire et si c’est « la gauche » selon certains alors ça me va de pas en être de leur point de vue mais heureusement les gauches sont plurielles et toutes n’ont pas ce réflexe dogmatique là. Même en France. Fort heureusement. Sinon dans le freudo-marxisme on a surtout des mouvements artistiques genre le surréalisme et reste une seule autrice majeure Firestone aux positions radfem biologisant l’inégalité hommes femmes assez auto caricaturales qui a pas vraiment d’influence mais a au moins le mérite d’avoir été pionnière de tenter la synthèse entre idées de gauche, critiques de la psychologie conventionnelle et féminisme même si en la matière en vrai c’est encore à l’ébauche et tout reste à faire en très grande partie. Bon bref en clair Foucault est bel et bien ce qu’on peut tirer de mieux du freudo-marxisme mais vu qu’il a eu ses meilleures intuitions justement en le critiquant et s’en éloignant juste bon voilà quoi. En clair c’est un autre point sur lequel Onfray a raison le freudo-marxisme émancipateur est mort à la fin des années 70 ceux qui le continuent de nos jours sont des conservateurs objectivement passés dans le camp de la droite et de la reproduction sociale. Et pour sortir de cette impasse les militants de la neurodiversité semblent particulièrement sur une bonne piste.

Pourquoi donc que la gauche française aime tant aime Freud?

Sérieusement c’est pas comme si le bonhomme était de gauche quoi il est bien connu que c’était un grand conservateur donc pour moi ça a toujours relevé de l’énigme. J’ai bien conscience que c’est une certaine petite bourgeoisie intellectuelle de gauche qui se fait un max de blé avec la psychanalyse comme dirait Michel Onfray certes même si je sais bien que ce qu’il critique c’est avant tout Roudinesco une personne que la majorité des freudiens eux mêmes perçoivent comme une caricature de leurs idées…un peu la plus pas dure à attaquer car la plus mauvaise pour argumenter des figures médiatiques de leur mouvement…mais un peu la seule aussi à l’être tant que ça médiatique donc celle qui représente l’idée de ce qu’est la psychanalyse dans l’image qu’en a la conscience populaire en France donc il a pas tort de la prendre pour cible car plus que celles de Freud ce sont ses idées à elles qui y font des dégâts aujourd’hui. Ses conneries islamophobes, misogynes, anthropocentristes, transphobes et j’en passe sont influentes. Alors oui je sais côté tout ça Onfray est tout juste mieux et sur la question trans c’est clairement pas mieux que Roudinesco. Et la guerre entre pro TCC et pro psychanalyse dans laquelle elle s’est engagée contre les gens de l’INSERM eux pro TCC elle pro psychanalyse bien sûr…au fond qui ça concerne à part eux ces querelles de clocher? Cela dit vu que ses partis pris psychanalytiques à Paris 8 on indirectement mené à exclure des autistes et les empêcher de terminer leurs études car ils en pouvaient plus de se faire insulter tout le temps par les étudiants pro psychanalyse pour juste être qui ils étaient…oui entre ça et les prises de positions plus haut j’aurais tendance à trouver qu’Onfray est plus à gauche que Roudinesco et nous défend mieux même si pas de ouf non plus certes mais ses remontages de bretelles et ceux de Sophie Robert et des zététiciens sont un peu une des raisons pour lesquelles je respire encore maintenant des trucs qui m’ont sauvé et je sais qu’on est beaucoup d’autistes dans la même situation. Aucun doute qu’il y a des angles morts dans leurs analyses et qu’ils ont des gros partis pris mais vu que leurs adversaires en ont des pires encore et qu’entre deux maux il faut choisir le moindre voilà j’ai choisi. J’arrive pas à comprendre comment exactement les pro psychanalyse considèrent que détester les neuroatypiques et tout faire pour les écarter de la société et les exclure du monde du travail activement est humaniste mais c’est bien là ce qui leur tient lieu de pensée donc je n’ai pas de sympathie pour ces gens. Je sais bien que les approches TCC sont de plus en plus populaires mais elles font clairement à la fac et d’autant plus en thérapie clinique en France face à une hégémonie psychanalytique qui leur laisse aucune place et je parle même pas des formes de psychothérapies moins connues qui elles ont vraiment la part du pauvre y a pas réellement de diversité c’est monolithique surtout en terme de ce qu’on laisse accessible aux plus pauvres comme « soins » en la matière. Merci j’en ai assez soupé de ces conneries là qui ne m’ont fait que du mal et je suis loin d’être la seule chez les gens avec des troubles cognitifs en France ça semble même hélas la norme. Au delà de ça qui est quand même assez spécifique au monde des neuroatypies donc je peux comprendre que qui n’y appartient pas comme la majorité des gauchistes s’en foute un peu à la rigueur même si merci le soutien des minorités quoi mais bon c’est encore autre chose, mais sérieux suffit de le lire deux secondes pour voir que c’est un affreux misogyne le Freud comment des gens se prétendant du côté des droits des femmes peuvent le défendre? Cela m’échappe entièrement. Heureusement beaucoup à gauche même dans la petite bourgeoisie bobo partagent ce constat et dénoncent le sexisme de Freud et de ses théories et les dangers qu’il amène pour les patientes en psychanalyse mais voilà Freud n’était pas un féministe ça c’est clair et net donc pourquoi les gens qui se réclame du féminisme le vénèrent au lieu d’aller se pencher sur les théories de psys féministes? Il est assez clair que par rapport aux psychanalyses comme aux TCC l’approche thérapie féministe est totalement marginale mais que la fac de psycho et la clinique de la psychothérapie soient sexistes en majorité dans leurs thèses et surtout dans leurs applications pratiques avec les patientes à un point dangereux pour elles ne perturbe pas la majorité de la gauche. Sachant qu’en France 7 patient psys sur 10 sont des patientes dont au moins le tiers sont plus au moins forcées par les gens autour d’elles ou les autorités à faire ces thérapies la contestation des thèses misogynes qu’on y trouve est pourtant un enjeu majeur. Que Freud était un bourgeois anti révolutionnaire est également hors de doute. Osez le féminisme l’association la plus consensuelle qui soit sur le féminisme elle même dénonce l’aspect théorie misogyne au service des agresseurs de ce que font concrètement les psychanalystes dans la pratique contre leurs patientes le refus de prendre en compte le témoignage des victimes d’inceste dans le genre c’est le cas polémique en ce moment le plus flagrant ou la psychanalyse est coupable de gros dégâts qui n’ont rien d’émancipateur dans le genre. J’imagine que Freud était plus ou moins perçu comme sexuellement émancipateur par son époque dans son milieu social mais bon la libération du cul des bourges désolée je m’en tapes. Après on me dit que c’est pas Freud en lui même que la gauche connait pas vraiment mais les freudo-marxistes aux théories qu’assez laxistement basées sur celles de ce dernier que la gauche française aime mais j’ai pas encore assez creusé la question pour en être sure. Pour Freud les homosexuels étaient tous narcissiques et immatures bonjour l’homophobie et la psychanalyse française contemporaine majoritairement reproduit tout ça avec une contestation interne minoritaire et une gauche fan de Freud qui ne fait rien contre…comment vous voulez que les neuroatypiques, femmes et les homos aillent bien dans un monde sexiste, homophobe et validiste ou les thérapies majoritairement accessibles supposées être conçues pour résister à toutes ces pressions le sont tout autant au juste? Quand Onfray dit que Freud n’a pas guéri ses patients sérieusement…la quasi totalité des historiens de la psychologie et même des psychanalystes français eux mêmes le confirment y a que Roudinesco et les apologistes de la légende dorée pour oser aller inventer l’inverse c’est juste factuellement faux qu’il était efficace pour aider les gens avec leurs problèmes et les soulager. Sur ça voir la vérité en face serait de bon ton. Et il a indéniablement raison que les psychanalystes en grande parties ainsi qu’une grande majorité des intellos de gauches surtout les plus médiatiques aujourd’hui vivent dans le passé bloqués en 68 et se mettent pas beaucoup à jour. Ne parlant vraiment plus aux jeunes générations pas en phase avec leur temps. Et oui pour des gens se prétendant libertaires je le lui concède autant de vénération de Freud comme d’un maitre à penser est assez ridicule. Au delà de tout ça la critique de la psychanalyse semble sur tout le reste entendue à gauche dommage qu’elle soit toujours inapte à admettre tout ces points. Après visiblement c’est pas tant Freud lui même que le freudo-marxisme que la gauche vénère et rebute à abandonner pour des théories contemporaines psychologiques plus libératrices et plus fécondes à créer mais le freudo-marxisme j’y connais rien alors sur cela je réserve mon jugement pour l’instant. Je pars me renseigner plus.

Les gens qui ont des maladies rares et/ou inconnues et/ou réfractaires et le psyvalidisme.

On vit dans une société où le corps médical aime les trucs simples et pas se compliquer de trop la vie. Alors ils l’admettent eux mêmes les patients « difficiles » qu’ils apprécient le moins d’avoir car c’est pas ultra valorisant pour eux qu’ils ont le plus de mal à considérer avec empathie ce sont après les patients violents et agressifs envers eux les patients qui ne guérissent pas ceux là les énervent beaucoup car c’est frustrant pour un médecin le mettant face à un sentiment d’incompétence…trop souvent alors la tentation est grande et ils y cèdent de qualifier un malade avec une maladie rare, inconnue ou connue mais réfractaire aux usuels traitements de malade mental et de lui dire d’aller voir un psy que c’est dans sa tête le blocage qui l’empêche de guérir plus vite c’est souvent dit très, trop vite de façon ultra culpabilisante pour le patient. Revenant en gros à lui dire faire l’effort d’être moins une mauviette qui se plaint pour rien te guérira. Super…sauf que ça tue par millions par an cette attitude de merde. Suffit de voir le résultat avec le traitement des patients à Covid long pour mesurer l’ampleur des dégâts de ces comportements médicaux excessivement psychopathologisants. Après oui il y a un lien fort entre maladie réfractaire/rare ou inconnue et diagnostic de santé mental associée, 80% des patients qu’on sait pas trop ce qu’ils ont ni comment les aider ont un diagnostic de santé mental mais les études ont prouvé que c’est dans l’autre sens que ça fonctionne c’est à dire qu’en général ce trouble psy est alors le résultat du parcours du combattant vain contre une maladie réfractaire/rare/inconnue qu’on arrive pas à guérir. De plus la plupart des gens qui ont des symptômes physiques d’origine d’abord inconnue puis se voient trouver la cause de leur maladie qui s’avère rare ont presque toujours passé par la case « trouble psychosomatique » diagnostiqué erronément avant qu’on découvre leur pathologie rare donc une part de l’idée prégnante qu’une pathologie à symptômes inexpliqués est forcément psychogène est crée par la situation elle même en mode cercle vicieux du fait qu’on suppose toujours d’abord que c’est psychogène donc dans le lot un certain nombre sont simplement passés aux mains du système de santé mentale par pure erreur de diagnostic jusqu’à ce que leur maladie d’origine physique soit résolue et dans le cas des gens qui ont une maladie rare (ou comme Costen ou Chron pas réellement rare en prévalence mais souvent sous estimée par le corps médical en terme de fréquence) il semble que la plupart y ont eu droit avant d’avoir le vrai diagnostic et le bon traitement allant avec et c’est assez scandaleux. On peut de plus en déduire que la plupart des gens à maladie inconnue pour le moment sont dans ce même cas d’avoir une réelle pathologie organique mise trop vite sur le compte du psychologique et c’est encore plus scandaleux. Maintenant bien sur parfois c’est vraiment psychogène et les diagnostics psychosomatiques sont aidants et parfois les deux sont mêlés des troubles organiques distincts et des troubles psys qu’ils soient psychosomatiques ou plus ordinaires ou combo des trois ça arrive aussi l’idée n’est pas à rejeter d’emblée mais bien plus de prudence face à cela qu’on en a aujourd’hui serait hautement nécessaire pour améliorer la qualité des soins reçus. Aussi qui a une maladie que laquelle bonne question et se retrouve en errance diagnostique longue et usante avec souvent une santé et des sous sous dans la poche du fait de pas beaucoup pouvoir bosser très précaires est un peu beaucoup mis dans la position idéale pour développer des troubles psys par la fatigue, la douleur et l’usure à force. De plus la pression du système sur des médecins débordés aboutit souvent à ce que les docteurs traitent chaque patient sans attention réelle au delà de cinq minutes avant de leur filer un traitement simple c’est pas possible avec les patients aux maladies rares, réfractaires ou inconnues et l’hostilité manifeste des médecins face à ceux ci entre sentiment d’impuissance et qu’ils leur font perdre du temps à consacrer à des patients plus simples à satisfaire joue aussi dans un rapport médecin/patient souvent plus hostile qu’optimal alors. Le patient ayant toutes les raisons d’être énervé contre un système médical qui le balade, l’insulte, le fait attendre des plombes et peut en prime rien pour lui. Vu que les médecins incitent tout le monde à traiter les patients ayant des pathologies réfractaires/rares et/ou inconnus avec cette même condescendance indifférente et psyvalidiste c’est sans surprise que ça finit par créer des états dépressifs chez énormément de patients aux prises avec ce type de pathologies surtout qu’eux contrairement au nom de patients sont souvent très actifs et motivés pour trouver la solution à leur problème et secoue beaucoup le corps médical de sa position de confort dans l’indifférence molle ce que ce dernier n’apprécie pas beaucoup réagissant très souvent de façon hostile aux mouvements des patients qui essayent juste de sauver leur vie ou de mieux la vivre…avec l’exemple des mouvements de patientes luttant pour la prise en compte du syndrome de fatigue chronique le nombre mortes en luttant contre un système voulant les psychopathologiser pour se faire des sous dans leur dos est proprement effarant et ça c’est maintenant pas au XIXème siècle hélas. Idem qui ne serait pas stressé et prompt à des troubles anxieux dans une situation telle? Tout ça crée des retards de diagnostics qui font énormément pour aggraver la pathologie plus que si ça avait été pris à temps. Et encore d’autres attendent tellement longtemps plusieurs décennies parfois pour recevoir leur diagnostic qu’il y a plus rien à faire à la fin voir meurent sans diagnostic et on saura ou pas à l’autopsie ce qu’ils avaient vraiment mais le fait que quand cela arrive l’autopsie trouve généralement la pathologie du patient prouve que en fait faudrait les croire sur parole la plupart en ont réellement une simplement pas dans ce que les appareils médicaux actuels peuvent relever sans autopsie cela dit…un certain nombre sont morts de pathologies qui pouvaient être diagnostiquées sans qu’ils en meurent si leurs médecins avaient réellement fait gaffe et sont morts de négligence médicale…à 80% les centaines de milliers de gens à qui ça arrive tout les ans sont des femmes pauvres appartenant à des minorités ethniques. C’est un scandale sexiste, raciste et de mépris de classe! Par contre va dire ça aux validistes qui n’ont qu’intersectionnalité à la bouche hors une minorité de militantes de ces mouvements aux prises avec les mêmes soucis qui luttent contre les autres n’en ont rien à foutre. Sans que ça aille jusqu’à la mort le plus souvent cela dit ces délais diagnostics mènent les patients à une aggravation de leur condition qui aurait pu être éviter sans cela. Le premier problème est que les médecins ne prennent pas assez au sérieux la possibilité qu’un patient avec une collection de symptômes peu usuels puisse souffrir d’une pathologie organique potentiellement grave, le second est que chacun ayant sa spécialité une approche globale du patient est rarement faite et ça empêche bien souvent de reconnaitre sa pathologie. Ah et aussi on qualifie trop vite ces patients d’hypocondriaques et leur file très aisément des diagnostics de troubles psychosomatiques. Le problème c’est que la plupart des gens qui ont ces mentions dans leurs dossiers médicaux ne voient jamais ceux ci être réexaminés sous la possibilité d’un autre angle. Le souci aussi c’est que très souvent qui a une maladie rare/réfractaire ou inconnue au plan organique a aussi en même temps à cause de tout ça bel et bien un profil anxiodépressif et l’idée de l’aider sur ce plan en priorité peut vite masquer le besoin de l’aider aussi au plan organique ou bien le faire carrément oublier en espérant que ça va partir tout seul le syndrome anxiodépressif soigné ce qui scoop marche généralement pas faut traiter les deux plans le corps et l’esprit quand les deux vont mal en même temps si possible pour un résultat optimal mais trop l’oublient. Et oui des fois on oublie l’esprit à l’inverse à l’excès mais de nos jours c’est clairement pas la tendance majoritaire en médecine ou pour se débarrasser au plus vite d’un maximum de patients on met tout et n’importe quoi sur le dos du stress. Et oui forcément l’incertitude augmente très vivement les craintes pour le futur et la difficulté à s’en voir un pour tout ces patients malchanceux et dans ces cas là on peut se demander réellement si il y a pas aussi un gros excès de diagnostics de ces patients là comme anxiodépressifs par manque d’attention porté à leur contexte qui rendrait fou n’importe qui. Parfois y a de bons psys pour ces choses là aptes à faire la part des choses convenablement mais c’est trop rare. Bien trop psychologisent tout les symptômes physiques à base de jeux de mots douteux et après avoir vécu à l’hôpital un empoisonnement au sens littéral (heureusement léger et vite réglé par une infirmière ayant compris la nature du problème) devant une psy qui insistait pour prétendre que c’était que mon stress et qu’il me fallait mieux apprendre à le gérer…je genre non quoi clairement non. C’est plus acceptable ce genre de pratiques. Vous imaginez si l’infirmière était pas venue ou que personne n’avait pigé l’empoisonnement? On m’aurait laissée « gérer le stress » jusqu’à ce que je meure et qu’on s’aperçoive à l’autopsie d’un empoisonnement bénin à la base si pris à temps erronément mis sur le compte du stress c’est ça? Comprenez que ça me rebrousse hautement les poils. En attendant j’ai toujours mal et c’est toujours réfractaire à tout traitement c’est usant.

Psyvalidisme et santé physique merdique.

Souvent les gens auxquels on file un diagnostic du DSM et des médicaments psys allant avec ont une santé physique de merde également. Un fait trop ignoré et minimisé à cause de conneries imprégnés dans la tête des médecins prétendant qu’un « malade mental » ne ressent pas la douleur et n’a jamais mal physiquement alors qu’en vrai si et souvent plus que les gens sans problèmes de ce côté là juste c’est exprimé différemment et surtout même quand c’est exprimer ordinairement ça fait face à un mur de médecins qui mettent systématiquement toute plainte en santé physique d’une personne considérée comme malade mentale sur le dos du stress et du fait que c’est surement un fou qui s’invente une douleur. Scoop cher corps médical : être « cinglé » ne rend malheureusement pas immunisé aux maladies physiques au contraire même. Et comme l’un renforce l’autre croire les « malades mentaux » qui disent qu’ils ont mal serait pas du luxe surtout si vous voulez qu’ils aient moins mal moins souvent et vous fasse moins chier car votre mépris psyvalidiste et votre indifférence est souvent directement responsable de chronicisation et aggravation des douleurs ressenties voir parfois de décès ce qui n’est hélas pas rare. Alors, en plus de ça c’est bien connu beaucoup de problèmes de santé physique iatrogènes plus ou moins graves et extraordinairement minimisés sont causés par les médicaments psys en eux mêmes…les patients qui les ont subi le dénoncent très vivement mais le mur de silence et de censure qu’on leur impose pour se faire arroser par Big Pharma pour en vendre est juste dur à un point effrayant et du coup bien trop peu de gens les entendent. Pourtant il est connu que la prise de ces médicaments parfois très vite mais surtout sur le long terme baisse l’énergie, favorise l’isolement et l’exclusion, entraine un manque d’envie qui réduit l’activité physique, accélère le vieillissement précoce, facilite la prise de poids et rend aisément obèse faisant courir l’ensemble des risques pour la santé qui vont avec cet état, augmente le risque de diabète et renforce celui de maladies cardio-vasculaires tout ça est bien su mais extraordinairement caché sous le tapis aux patients à qui on en refourgue à tours de bras. C’est pas du consentement éclairé ça. Aussi quand tu as une maladie chronique surtout si elle est grave genre un cancer par exemple pour prendre le cas le plus extrême…bah est ce que c’est vraiment une surprise qu’en plus de faire mal et faire peur puisque ça oblige à affronter la mort ça démoralise et angoisse et donc conduit plus aisément à pouvoir se faire qualifier de dépressif ou d’anxieux? Les maladies physiques et les troubles psys vont souvent de pair car les deux provoquent une fatigue constante qui fragilise à l’un comme à l’autre. C’est pour ça que le dualisme cartésien de notre système médical qui coupe le corps et l’esprit en deux parties distinctes n’a pas de sens et crée bien des drames. Après on sait aussi que ça a un problème de psychologiser à l’excès des maladies physiques qui peut avoir des conséquences tout aussi dramatiques quand on insiste trop sur le psychosomatique cela dit alors faire la part des choses n’est pas toujours simple. Quoi qu’il en soit une certitude est établie : dans tout les cas ne pas aller bien pourrit le sommeil ce qui affaiblit tant le moral que la santé physique en affaiblissant la réponse protectrice du système immunitaire impliquée dans les deux. En plus des vieux pour des raisons évidentes les deux catégories les plus touchées par cette interaction de problèmes mentaux et physiques en même temps sont les ados à cause de l’isolement d’être jeune sans aller bien et les mamans débordées que s’occuper de leurs enfants crève. Aussi quand on devient handicapé ou qu’on a un handicap en phase d’aggravation la perte d’autonomie que ça implique dans une société où l’on rend un culte à la notion illusoire d’indépendance est très douloureuse à vivre sur le plan psychique et comme ça mine ça expose à plus de maladie et de renforcement des douleurs physiques bref c’est une spirale descendante souvent assez vicieuse. Surtout quand on a intégré l’idée fausse que notre valeur est dans notre productivité et que sans on est plus qu’un fardeau inutile. C’est vraiment une idée dont cette société devrait se défaire. Et oui aussi les vieux ont des troubles cognitifs fréquents à cause du vieillissement et la perte de ces facultés est une épreuve pour le moral de beaucoup d’entre eux. Cela plus le fait que ça expose à divers accidents qui peuvent aisément crée des douleurs chroniques au plan physique. La bouffe industrielle de merde aussi est directement en cause dans l’augmentation de ces problèmes ça et l’augmentation de tout les problèmes de santé par saturation des services de santé pas du tout optimaux à cause de la crise sanitaire et du covid qui terrorise la plupart des personnes qui sont déjà malades chroniques physiques et/ou mentaux avant de l’avoir. Et ceux d’entre eux qui l’ont déjà eu qui en général ont pris très cher et pour nombre d’entre eux on le sait sont morts. Et oui le sport c’est aidant mais ça n’est pas accessible à tout les gens malades et aussi ça ne fait pas non plus de miracles. Pourtant hors cancer, maladies cardiovasculaires et coronavirus dans le monde les problèmes de « santé mentale » sont les soucis les plus fréquents souvent avec une haute dimension politique puisque pour les causes de leur immense majorité en premier lieu le coupable majeur à incriminer est le capitalisme de façon aujourd’hui bien admise mais on peut trouver les analyses marxistes on ne peut plus juste et rester coincé dans sa douleur quand même et c’est con à dire mais contre ça aujourd’hui y a que l’entraide et la débrouille vu que clairement et les médecins et les psys sont dépassés par les problèmes des pauvres qui ont mal partout, sont crevés et n’en peuvent plus car en fait c’est surtout de ça qu’on parle. C’est sur ces interrogations sans autre réponse que la spiritualité et le marché du développement personnel prospèrent mais on voit bien du fait même que c’est marchandisé les limites de cette réponse là que le capitalisme peut parfaitement s’intégrer…cela dit la lutte des classes le mouvement ouvrier classique trouve aussi une limite dans le fait qu’il a été conçu par et pour les plus valides qui ont l’énergie militante à y dépenser surtout dans ses formes ordinaires genre manif et tout ça aucun doute que crever et angoisser les pauvres est le moyen qu’à trouver le système capitaliste pour les empêcher d’y participer assez massivement pour détruire le dit système et que renverser la vapeur détruire la machine à broyer les vies par l’angoisse est la solution on le sait tous que c’est ça qu’il faut faire c’est juste comment qui nous échappe encore. Enfin si la vraie solution tous la connaissent : filer un toit à tout le monde dans un logement décent, de la nourriture de qualité pour permettre aux gens de bien s’alimenter avec l’éducation nutritionnelle allant avec, et aider les gens à bien s’occuper de leurs gamins sans y détruire leur vie surtout les femmes et à trouver une activité qui fait sens pour eux et leur donne le sentiment que ce qu’ils font est bien, leur « mission de vie » quoi diraient les courants spirituels/dév perso dont je parlais plus haut et pas juste leur taf alimentaire qu’ils font car il le faut comme c’est le plus souvent le cas et aussi le revenu de base universel que notre valeur productive cesse d’être notre valeur sociale car tant qu’on sera davantage socialement respecté qu’on est le plus possible consentant à sa propre servitude au capitalisme qui nous exploite on avancera pas. Et on est en droit de se questionner au vu des dégâts écologiques et économiques ainsi que sanitaires suicidaires au niveau de l’espèce humaine produits par cette attitude d’où on ose appeler cette attitude être sain d’esprit. Bref oui la solution est le communisme aucun doute là dessus mais que faire pour y venir? Aussi c’est assez insupportable à quel point la santé = ait un taf pour te laisser exploiter par un patron comme elle est définie conventionnellement aujourd’hui surtout en matière de « santé mentale », j’en ai discuté avec plein de gens qui ont vécu la même et que ça a prodigieusement agacé et en fait on en a conclu qu’un pauvre qui refuse de s’abaisser à accepter un salaire de merde pour un travail éreintant et préfère flemmarder sur le dos des aides sociales jusqu’à se trouver un boulot au salaire décent s’appelle quelqu’un qui a le sens de sa dignité, le capitalisme dit que c’est de la paresse mais c’est plutôt comme un genre de grève individuelle en fait et je suis tout à fait d’accord avec ça vu qu’on est plusieurs à le faire c’est même une grève collective silencieuse mais plus efficace que bien d’autres en fait à vrai dire. Le problème est que les services de santé mentale se foutent bien de produire de quoi permettre à des personnes de trouver des métiers aux salaires et conditions de travail décents et plus encore d’apaiser la souffrance émotionnelle et permettre réflexion et libération des chaines du capitalisme ce qui les intéresse c’est uniquement de reproduire du travailleur exploité consommateur à la chaine pour perpétuer le capitalisme et ça se sent. Gérer notre colère est souvent plus de la politique de calmer les classes laborieuses qu’elles deviennent pas dangereuses pour la bourgeoisie que de réellement créer les conditions juste qui en permettrait l’accalmie réelle et pas l’amer muselage auquel ce type de programmes conduit trop souvent. Bien sur que sur ça les courants anti travail ont une longueur d’avance et sont clairement à encourager. Sérieux à la FI ils ont écrit des livres entiers sur la souffrance psychique au travail mais y a des abrutis pour essayer de faire croire que le travail libère et rend heureux partout dans le système de santé mentale je pense que c’est des hypocrites ils bossent donc doivent bien savoir que non la société covid 19-84 ça va deux minutes y a un moment. Demande aux salariés de France Telecom/Orange ce qu’ils pensent de l’effet du travail en open space d’opérateurs téléphoniques sur leur santé mentale…oups tu peux pas ils se sont suicidés? Ouais je crois que tout est dit. En plus « syndrome d’épuisement professionnel », « syndrome post traumatique complexe » c’est curieux comme tout les diagnostics qui mettent en cause un effet de système sont systématiquement dénigrés et refuser d’intégration dans le DSM…est ce que ça a un rapport avec le fait que ses auteurs qualifient toute la gauche et surtout les communistes de terroristes tout en admirant des types comme Hare, Asperger ou Bleuer comme leurs références ayant crée la psychiatrie moderne sachant que tous étaient des eugénistes aux idées fascistes plus que douteuses et aux liens historiques aujourd’hui reconnus pour le moins trouble avec ce que les nazis ont fait de leurs travaux et des « malades mentaux »…comment faire confiance à un manuel conçu par et pour des fachos dans le but de se débarrasser des militants communistes (« en souffrance » oui d’accord mais faut bien des raisons de lutter) qui se la ramènent un peu trop contre le capitalisme au juste? Est ce qu’on peut remplacer cette compréhension de la souffrance psychique par une qui s’établirait sur les travaux des penseurs marxistes, de la critique anticarcérale et au lieu de ces théories simplificatrices et dangereuses de droitards à la con qui refusent toute attention portée aux déterminants sociaux qu’on sait pourtant prioritaires dans « la maladie mentale » pourtant en médecine physique que toute maladie est sociale n’est pas réellement une affirmation polémique pourquoi alors qu’on biologise toujours à l’excès les troubles psychiques soudain ça bloque quand on les qualifie de maladie sociale? Comment voulez vous une réponse non politique dépourvue d’hypocrisie à une telle question c’est impossible. Tout le monde sait que qualifier quelqu’un de malade mental contient toujours un aspect de jugement dénigrant au niveau moral de sa déviance et de sa marginalité par rapport à des normes sociales pré établies. En résumé le capitalisme t’a fait souffrir et la solution qu’on te propose c’est plus de soumission au capitalisme attends d’où c’est acceptable? Pareil quel place des théories à Foucault là dedans qui toutes hautement critiquables qu’elles soient (ces grands penseurs restent tous des hommes marre de se soumettre aux patriarches de la gauche aussi j’étais pas convaincue à cause du côté pro carcéral mais une fois j’avais lu une nana dans la psychologie côté recherche mais très critique des grandes tendances en mode psy féministe qui avait fait la démarche de ne citer que des travaux de femmes dans un article sur les conséquences psychiques du viol et j’avais trouvé ça vraiment rafraichissant pour une fois de pas avoir des mecs « intellectuels » pour nous expliquer à nous femmes de gauche comment on doit penser mais hélas ce genre de choses et encore trop peu fait) ont quand même de gros éclairages. Que penser des mouvements de dépénalisation des drogues et de leurs applications expérimentales de plus en plus fréquentes en psychiatrie…psycops manipulatrice ou réel avancée des mentalités face aux psychédéliques permises par les communautés psychonautes? En tout cas c’est évidemment une des pistes de réflexion qui se profilent. Oui on sait que si on a laissé le discours des fachos sur les troubles du spectre schizo, ceux du spectre autistique et « la psychopathie » prévaloir c’est bien car on a rien produit dessus à gauche préférant ignorer les réalités des gens qui se retrouvaient à vivre avec ces diagnostics mais peut être il serait temps de produire des théories de gauche qui laissent pas Hare, Bleuer et Asperger rester les voix dominantes là dessus en fait. Et oui je sais aussi le freudisme de la gauche a énormément empêché sa pensée d’évoluer efficacement sur tout ça. C’est un autre obstacle. Cela et son intellectualisme abstrait de l’extrême la faisant se référer de préférence aux « grands penseurs » et à leurs masturbations intellos plutôt qu’aux mouvements de patients/survivants et à ce qu’ils en disent vraiment bien sur y a des interactions entre les deux et les patients/survivants les plus militants lisent tout ça et se forgent une opinion dessus bien souvent…oui je sais le freudisme parle de cul ça obsédait la gauche des années 70 par volonté de libération sexuelle mais maintenant c’est plus très à jour. Même si bien entendu qu’il manque une voix féministe là dedans mais hélas…on est loin d’avoir ça. Cela et une théorie décoloniale du trauma et on aura des bases sur lesquelles appuyer de toutes autres perspectives là dessus et fonder des bases d’aide plus solides que tiens un exercice de relaxation ce qui vu les enjeux est un peu faible et pas bien éclairant…faut répondre à la violence rhétorique par la contre violence sur le même plan du discours avec des idées à jour je commence à penser que c’est ça la solution.

La douleur chronique est une question politique.

La douleur chronique touche un français sur trois. Les personnes qui vivent des douleurs chroniques sévères au point d’être handicapantes sont à 80% des femmes donc c’est une question féministe en soi et en prime parmi ces gens on trouve un nombre de plus en plus ample de personnes âgées donc ça a aussi un aspect de on délaisse les vieux l’indifférence sociale comme médicale à la question de la douleur chronique qui n’arrête pas d’être minimisée. Ah et aussi ça fait mal évidemment c’est même le principe de base de la définition d’une douleur chronique, dans certains (on ignore combien) vont jusqu’à devoir être hospitalisés à plusieurs reprises pour des périodes d’exacerbation des douleurs chroniques sans que l’hôpital y puisse grand chose plus habitué de gérer les urgences donc assez mal formé et inadéquat comme service face à de tels problèmes qui ne sont pas de leur ressort ni les services spécialisés dans le traitement de la douleur qui en règle générale se spécialisent dans le traitement des patients douloureux chroniques capables de vivre chez eux relativement bien en dépit de leur douleur. Qui envoient donc aux urgences ceux dont c’est pas le cas qui s’en font rembarrer car ce n’est pas urgent puisque c’est chronique et bon le patient finit vite en balle de ping pong quoi personne n’en veut tous se le renvoient car personne sait quoi en faire la faute à l’inexistence de services hospitaliers spécialisés dans le traitement des patients douloureux chroniques en phase de douleur particulièrement intense. Certains hôpitaux en ont tenté expérimentalement des unités mais le résultat a été que si ça faisait moins de dépenses inutiles des services de santé en fichant direct ces patients à l’endroit approprié et leur filait un certain confort de vie supplémentaire hormis ce genre de soins visant à rendre le violent épisode douloureux le moins pénible possible pour ce qui est de le soigner vraiment ou même amenuiser le risque de rechute ces services ce sont jusque là avérés impuissants la faute à ce qu’on a des bases médicales internationales trop lacunaires pour répondre aux besoins de nombre de ces patients en terme de traitement de la douleur situation cachée et taboue dont on parle peu car le secteur médical est c’est bien connu très peu fan de l’admettre quand il est impuissant. La majorité des personnes handicapées dans le monde le sont car elles ont des difficultés à bouger du fait de douleurs chroniques donc c’est aussi une question politique car liée au validisme l’indifférence à ça. Beaucoup de patients aux douleurs chroniques sévères ne peuvent simplement pas travailler à cause de ça et comme ce sont des handicaps peu reconnus souvent ils sont pauvres et se voient refuser et l’AAH et le RSA car vus comme des feignasses faisant aucun effort de volonté quand en vrai beaucoup sont cloués au lit ou à la maison par la douleur la plupart du temps et certains plus chanceux ont une vie de chômeur relativement normale en dépit de la douleur constante ou fluctuante mais très fréquemment présente et qui empêche de dormir et fatigue beaucoup mais n’ont à cause de tout ça aucune énergie pour la recherche d’emploi ou bien travailler. Même sans en arriver là beaucoup qui ont plus de bol ont tout de même plein d’activités qu’ils aimeraient faire de loisir et socialisation qu’ils aimeraient bien faire mais peuvent pas car ils ont trop mal et donc ils passent pour « pas cool » perdent leurs amis se retrouvent isolés avec leur douleur ce qui est le meilleur moyen de la renforcer c’est vite un cercle vicieux qui peut enfoncer vers les niveaux de douleur plus grave dont je parlais plus haut. Après certes la plupart des patients douloureux chroniques n’en sont pas là et on juste moyennement mal mais en permanence mais déjà ça pourrit bien la vie qu’est ce que c’est chiant alors ce serait cool de faire plus d’efforts médicaux pour y trouver des solutions à ces problèmes surtout que maintenant on sait que plus on laisse quelqu’un seul avec une douleur aiguë longtemps plus elle prend risque de se chroniciser, et plus une douleur chronique légère est laissée en suspends sans aide médicale longtemps plus sa probabilité de s’aggraver est grande. Même dans une société qui pense qu’à la thune économiquement cette situation est même pas stratégique donc c’est bien avant même une histoire de capitalisme un problème de sexisme de la médecine patriarcale cette situation là pour le coup. Hélas on peut même pas râler sur la France et se dire qu’heureusement pour d’autres c’est mieux ailleurs vu que c’est un problème médical à dimension hélas internationale que ce manque de prise en compte et d’aide adéquate pour les douleurs chroniques. Hélas en même temps on ne sait pas ce qui aide à ce qu’une douleur aiguë ne se chronicise pas apparemment appliquer du chaud ou du froid sur le genre de douleur que c’est connu pour soulager immédiatement aide mais c’est pour le moment à peu près tout ce dont l’on est sur. C’est une piste de recherche en cours d’études. Comme un nombre important de douleurs chroniques se développent de façon post opératoire en fait ça devrait être dépister à temps par des questionnaires systématiques après l’opération mais hélas comme les médecins opérateurs sont pas sensibilisés et formés là dessus c’est assez peu fait et ça contribue beaucoup ce manquement à créer ces problèmes, de même le généraliste moyen a 10 minutes de formation sur la douleur en règle générale dans tout son parcours d’études c’est évidemment extrêmement insuffisant pour qu’il soit apte à faire quelque chose pour éviter aux patients douloureux chroniques en début de maladie de la laisser s’installer et s’aggraver en les repérant à temps donc les formations doivent être améliorés sur ce terrain. Ah c’est aussi une question de psyvalidisme bien sur puisque ce manque de prise en compte de la douleur qui entraine sa chronicisation et son aggravation est particulièrement intense quand on parle de patients avec un diagnostic du DSM qui sont constamment dénigrés sur tout leur maux physiques sur le mode du « c’est dans ta tête » ce qui est complètement con en plus vu qu’on sait que la douleur psychique chronique augmente le risque de chronicisation des douleurs physiques et vice versa. Et aussi les sensations douloureuses des personnes autistes parfois assez spécifiques sont particulièrement mal comprises par les médecins et les psys et cela fait que les autistes sont une population particulièrement fréquemment touchée par des douleurs chroniques par rapport à la moyenne des gens, et trop peu d’attention est portée à nos douleurs chroniques reçues par les services de santé avec indifférence générale et refus d’y croire de façon assez régulière donc c’est aussi une question politique directement pour le mouvement des droits des autistes. Hélas le constat est là dans l’ensemble des aspects de la société que ça concerne on en parle relativement peu alors que ça touche énormément de monde y a clairement un tabou à briser pour améliorer les choses de ce côté là. Et c’est triste à dire mais les médecins le feront pas d’eux mêmes alors c’est les patients endoloris qui s’y collent en général de trouver des solutions à leurs problèmes…c’est un mouvement de patients important que celui des patients douloureux chroniques il a sauvé des vies, amélioré le confort de beaucoup, donné une voix et un soulagement à énormément de gens et amélioré la recherche médicale parfois même trouvé des traitements donc clairement le renforcer ne peut qu’être une bonne chose.


Si les troubles anxieux ne sont pas des pathologies organiques pourquoi ça a tout ces symptômes physiques bizarres et comment s’en démerder?

Bah c’est pas évident et y a pas de réelles certitudes mais y a quand même des pistes d’explications avancées sur pourquoi quand on en a on peut se sentir physiquement malade. D’abord mieux vaut aller voir son généraliste pour qu’il se débrouille de distinguer tout ce qui ressemble à un trouble anxieux mais peut être une pathologie physique, thyroïde, hormones, vitamines…plein de problèmes de santé physique à plein de niveaux (on a listé 47 maladies dont c’est le cas) peuvent provoquer des sensations physiques similaires à ce que l’on appelle un trouble anxieux donc la première étape doit toujours être quand on s’en inquiète de vérifier si c’est pas ça avant de considérer que c’est l’anxiété. Bon en France en vrai la plupart du temps c’est fait et on envisage toutes les possibilités l’anxiété a un côté diagnostic d’élimination mais ça ne l’est pas encore assez donc sur ça faut bien insister et vérifier toutes les possibilités avant de se retrouver comme bien trop de gens avec une maladie physique aggravée par l’absence de soins qui aurait pu être bénigne si prise à temps au lieu de psychopathologisée à tort, les femmes, les personnes de minorités ethniques et les pauvres sont les plus sujets à ce genre de faux diagnostics donc doivent être particulièrement vigilant surtout si la douleur, la fatigue et les plaintes physiques sont au premier plan ça peut sauver des vies. Néanmoins une fois cette étape de vérifier si il n’y a pas une vraie cause organique démontrable finie…et tombé de façon assez fort probablement sure sur un « bah non » ce qui peut mettre du temps mais va généralement assez vite, il faudrait aussi idéalement mais c’est trop peu fait quasi jamais en fait interroger les gens sur leur vie car une personne maltraitée par d’autres, qui est anxieuse d’être précaire ou qui a juste objectivement une vie de merde ce serait plus pertinent de ne pas la qualifier d’ayant un trouble anxieux mais de subissant ce que certains dans la psychiatrie critique anglosaxonne reprenant les mots de leurs patients nomment (pas une vraie entité clinique officielle mais néanmoins très existant du point de vue de la plupart des patients précaires) le « syndrome de la vie de merde » en clair c’est une approche moins qu’est ce qui ne va pas chez vous que qu’est ce qui vous est arrivé ou du moment que le patient montre des signes d’avoir subi des formes de maltraitances ou d’être précaire économiquement et qu’il est évident (ce qui est le cas chez 80% des patients psychiatriques) que ce statut est la cause directe première et principale des attitudes du patient qui peuvent le classer comme manifestant un trouble psychiatrique on considère que ces laissés pour compte qui pour beaucoup ne trouvent pas d’emploi et n’ont pas la santé et l’énergie pour aller se motiver à en chercher de toutes les façons (la santé physique et mentale ça va souvent de pair rares sont les patients psys qui n’ont pas de plaintes physiques chroniques douloureuses et fatigantes à côté de toutes les façons) sont plus dans cette perspective considérés comme des malades sociaux que des malades mentaux…en clair oui c’est du capitalisme que ces gens souffrent c’est ça leur « maladie » principale. Ces gens en général prennent des médicaments psys sans effet qui réduisent manifestement leur espérance de vie et ne règlent pas vraiment leurs problèmes et en sont très insatisfaits car ceux ci ne changent que dalle aux situations sociales, émotionnelles et politiques négatives qui sont ce dont réellement ils souffrent au fond. Aussi la pauvreté est une condition qui s’auto-entretient en menant à un certain état d’esprit qui peut contribuer à la maintenir et tend à dévaloriser dans une société où seul compte le fric, il est prouvé que les pauvres ont 5 fois moins de relations sociales que les riches et qu’aujourd’hui ce sont des choses qui se payent d’avoir des proches en fait et le droit de parler avec eux même de façon invisibilisée et donc vu qu’il est également prouvé que ces formes de souffrances psychiques sont directement induites par l’isolement bah du moment que la pauvreté isole bien sur qu’elle y conduit c’est pas un secret que les problèmes d’argent sont le premiers briseur de couple et de famille dans les sociétés capitalistes et que le côté instable par nature d’un statut précaire+le mépris de classe du patron nuisent directement à la santé mentale des travailleurs qui ont des boulots de merde et/ou des métiers à risque. Or comme de par hasard les chômeurs et les personnes ayant des métiers de merde précaires ou risqués sont la quasi totalité des gens qui sont déclarés comme ayant un problème psychiatrique et se voient imposer des médocs et thérapies marchant très peu pour eux car leur réel problème de fond n’y est jamais adressé. Les psys critiquent par rapport à leur propre profession appuient là dessus enfin aujourd’hui les patients pour le dire avec eux oui c’est une chose que de façon générale et comme il est conventionnellement pratiqué par la majorité de leurs collègues le métier de psy (sous toutes ses déclinaisons) sert dans sa place au sein du système à cacher, psychopathologiser ces gens sert à se débarrasser d’eux la psychophobie permet leur rejet sans remise en cause du système politique comme il est et de ses dégâts de délabrement de la société et de misère causant une souffrance émotionnelle énorme des gens. Et de leurs propres aveux même si ils sont éthiquement obligés d’essayer de gérer les services psys n’ont pas été pensés pour ça et n’ont en ces cas là pas de théories sur lesquelles s’appuyer pour rendre des services utiles donc sont généralement inutiles, de leur propre aveu en l’état actuel des choses pour que la profession ait vraiment une utilité pour l’immense majorité de ses patients faudrait qu’elle se transforme du tout au tout et oui pour que ça arrive faudrait bien évidemment qu’elle commence par remettre en cause le capitalisme et son effet anxiogène sur les personnes économiquement précaires ce serait la première étape mais devinez pourquoi des gens comme les psys qui dépendent de sa persistance pour avoir un salaire pour la majorité d’entre eux n’oseront jamais se le permettre. En clair la lutte des classes reste la solution numéro 1 en ces cas là. En clair ils vont te parler des intuitions économiques chez Freud et Foucault et du méchant néolibéralisme pour éviter de te parler de Marx et d’abattre le capitalisme mais c’est l’idée de fond. C’est la seule thérapie urbaine et collective internationale efficace socialement qu’on pourrait avoir pour de tels maux. Maintenant vous allez surement me dire t’es marrante ça on le sait tous mais c’est hélas pas pour demain alors avant la révolution qu’est ce qu’on va faire. Bon déjà c’est sur que si on fait que l’attendre la révolution elle viendra jamais passivement c’est nous qui sommes censés la faire alors on peut tout tenter pour la provoquer et les militants c’est déjà plus ou moins ce qu’ils font. Cela dit oui je sais bien qu’on peut pas être en branlebas de combat révolutionnaire H24 et que l’anxiété épuise même les anarcho-communistes qui en souffrent merci bien. Je suis bien placée pour être au courant. Et oui même quand on est antipsychiatrie ça peut quand même être une souffrance l’anxiété et autant ils sont incroyablement une fraude sur certains aspects et vendus à Big Pharma à mort donc faut se méfier d’eux globalement autant leur liste des symptômes de l’anxiété et conseils de quoi faire contre sur Calm Clinic c’est plutôt bien fait et très complet après oui comme c’est en anglais je traduis : https://www.calmclinic.com/anxiety-guide/symptoms. Alors ils disent qu’une fois qu’on est surs que c’est l’anxiété le problème de fond on a pas à trop se soucier des symptômes physiques qui sont présents mais qu’un problème est que dans la plupart des trucs de santé mentale qui parlent d’anxiété bah on en parle pas ou très peu alors que ça pourrit bien la vie de qui en souffre et crée bien des inquiétudes inutiles et que cette ignorance entretenue elle même est une des premières sources qui mènent les anxieux à des inquiétudes excessives sur leur santé physique assez fréquentes. C’est d’autant plus chiant que oui les gens qui s’inquiètent d’être malades physiquement tant que ça finit par le provoquer ça existe typiquement les reflux acides et toux chroniques allant avec sont un exemple de symptômes physiques de maladies organiques dont l’anxiété est un déclencheur fréquent. Aussi mention spéciale si tu es autiste et anxieux comme beaucoup d’autistes bonne chance pour distinguer un metldown, un shutdown, une crise de surcharge sensorielle, un burn out autistique ou bien une crise de panique c’est souvent impossible. Enfin ça c’est assez particulier. Je vais juste prendre la liste là haut et tout expliquer en détail en faisant comme eux partir des problèmes les plus communs physiquement liés à l’anxiété d’abord et leurs solutions. L’anxiété a divers symptômes physiques certains communs d’autres plus rares. Aussi parfois on a pas des sensations étranges mais on les repèrent et amplifient sensoriellement car on est anxieux là où quelqu’un qui ne l’est pas ne s’en ferait pas souci. L’anxiété peut crée artificiellement de la douleur sans qu’une maladie soit présente et peut amplifier une douleur issue d’une réelle pathologie organique aussi. Apparemment l’anxiété peut réellement aggraver les douleurs chroniques et les trucs d’acceptation comme les machins de pleine conscience et tout ça genre lâcher prise etc…trouvent là leur utilité pour désamorcer ce cercle vicieux et améliorer à la fois la santé physique et mentale des gens qui souffrent en même temps de troubles psys et de douleurs chroniques d’où que les bazars genre méditation et tout ça leur soit à ce point préconisés…beaucoup s’en énervent à juste titre à base de sentiment de profond foutage de gueule quand on leur balance de méditer afin d’en décentrer son attention pour supporter le stress d’avoir un boulot à chier mais apparemment ça aide à supporter la situation sur le moment réellement pour beaucoup de personnes même si évidemment le but n’est pas de changer la méditation comme c’est trop souvent le cas en thérapie en outil de contrôle des masses et de leur mécontentement et juste en muselière à plaintes légitimes de la classe ouvrière contre les capitalistes qui les exploitent. Après encore une fois la « coup de pied au cul des bourgeois thérapie » autrement dit le syndicalisme est la solution de fond la méditation c’est juste la roue de secours immédiate quand on a pas de quoi pendre son patron sous la main, si on le prend ainsi ça devient plus supportable. L’anxiété est soi disant selon eux une chose qu’il suffit de comprendre ses mécanismes théoriques selon les théories des psys et pouf elle part mais en vrai euh…la plupart des gens n’expérimentent pas une telle chose juste en les lisant et les liant à leurs propres symptômes ça marche pas comme ça. Apparemment il existe des gens dont l’anxiété est purement un processus mental à 100% et des gens qui ont un vécu de l’anxiété physique à 100% et ne le mentalise pas du tout se sentant anxieux sans aucune source nette d’inquiétude dans leur tête mais la plupart des gens ont à la fois des contenus mentaux anxieux et des symptômes physiques d’anxiété quand ils sont anxieux. Personnellement je ne sais pas ce qui est ma catégorie entre comme tout le monde le mix des deux ou 100% physique mais je sais que les psys se désespéraient de trouver bien trop peu de contenu mental de mon anxiété très physique à un point qui les impressionnaient et faisaient se demandaient à quoi ils pouvaient bien me servir au fond vu à quel point ça se vivait plus dans mon corps que dans ma tête ou y avait vraiment trop peu de matériel à leur goût pour qu’il sache qu’en faire donc je suppose que nettement plus physique comme ressenti anxieux que la plupart des gens si t’en est que s’en est réellement un et pas juste un ressenti de pathologie physique mal compris ce qui serait pas une première dans mon cas avec eux je l’ignore mais c’est assez clair que je suis des gens qui mentalisent peu leurs émotions qui s’expriment surtout dans leurs corps du coup selon eux…si tant est qu’ils aient raison là dessus ce dont pour le moment je n’ai pas eu de preuve convaincante à mon opinion. Quoi qu’il en soit qu’importe à quel point vous êtes mentalement ou physiquement anxieux ou pour vous se place le curseur sur cette barre imaginaire et jusqu’où il fluctue ou non c’est de l’anxiété et il y en a pas de forme plus vraie et réelle qu’une autre c’est pas que dans votre tête même si c’est que mental et c’est pas « pas assez élaboré » ou je ne sais qu’elle connerie pour qu’on puisse vous aider si c’est que physique. Il y a des diagnostics assez divers de troubles anxieux le nom est plutôt générique et si pour la plupart des angoissés de la vie qui en générale ont plutôt comme moi des formes d’anxiété mixtes les diviser en des tas de cases différentes genre « panique » « trouble anxieux généralisé » etc…on trouve que c’est de peu d’intérêt parfois certains trouvent que c’est utile pour aller comprendre des symptômes plus spécifiques donc bon là comment tu t’identifies ou pas face à ces diagnostics là ça te regarde en clair quoi. C’est toi qui vois. En général les gens font un distinguo qu’ils trouvent utile entre un trouble anxieux engendré par une situation au niveau psychologique et un induit chimiquement par des prises de substances et il y a des débats infinis pour savoir si retirer les TOCS et le syndrome post traumatique des troubles anxieux comme les psychiatres l’ont fait dans les versions les plus à jour du DSM fait sens ou pas mais comme les divergences de fonctionnement sont assez superficielles, que les patients concernés revendiquent de rester dedans car à trop se centrer sur ce qui les en séparent on les stigmatisent plus et s’en foutent car ils trouvent pas ces distinctions là super utiles les psys minoritaires qui les écoutent ont je pense raison de refuser de faire ce changement qui va au désavantage de tels patients et les aident en rien avec leurs soucis. Du coup on va compter ces gens parmi les angoissés de la vie à qui ces conseils peuvent s’avérer utiles ici on va brasser aussi large que possible.

La liste des symptômes physiques anxieux communs ressentis par au moins un patient sur deux (aucun n’est automatique ou plus fréquent que ça c’est là que ça se complique car le problème est que l’angoisse a des effets qui divergent sur des corps différents c’est pour ça que même si certains aspects reviennent elle se présente toujours de façon assez unique) :

1-Rots excessifs : oui le symptôme d’anxiété le plus commun dont on puisse entendre parler est assez tabou car on a fait plus sexy surtout que ça reste un problème qui touche bien plus de femmes que d’hommes et on sait à quel point ce qui est pas élégant est considéré comme mal vu et honteux chez les femmes. Pourquoi est ce que les rots excessifs sont si aucun trouble organique gastro entérologique n’est révélé en général d’origine psychogène. Le mécanisme est le suivant : en gros soit par hyperventilation soit simplement car on respire trop vite on avale trop d’air, du coup ça ressort de l’œsophage par la bouche sous forme de rots involontaires nombreux parfois surtout après les repas. En général faire des choses qui marchent pour nous détendre suffit à éliminer le souci alors. En général manger au calme lentement en prenant son temps pour avaler pour que moins d’air passe, si possible sans parler en même temps et éviter les boissons gazeuses et les légumineuses ainsi que produits laitiers qui favorisent le problème devrait suffire. Néanmoins si cela et même aller marcher se dépenser un peu au lieu de s’allonger directement après le repas ne fonctionne pas alors je conseille très fort de se renseigner sur des troubles organiques digestifs communs comme les reflux gastro oesophagiens chroniques et le syndrome du colon irritable qui peuvent en être la source et nécessiter une prise en charge gastro entérologique. Bon moi il se trouve que j’ai des troubles digestifs importants au point de nécessiter un spécialiste pour les résoudre donc bon clairement ça marche pas pour tous.

2-Le rougissement : Bon ça c’est un symptôme spécifique de l’anxiété sociale et comme j’en ai pas bah je connais pas ce problème. Donc là je répète juste ce qu’on me dit d’efficace sur Internet aucune expérience directe de ma part pour vous dire si ça marche ou pas mais il est alors conseillé de respirer lentement, de sourire, de se refroidir genre en se passant de l’eau sur le visage, de s’assurer de rester hydraté ou bien de penser à des trucs marrants un peu comme le Ridiculus dans Harry Potter, ce qui crée ces rougissements est tout simplement l’embarras et l’humiliation deux choses que je ressens assez peu fréquemment d’où que je rougisse pas tant que ça je suppose.

3-Les difficultés pour respirer : Bon évidemment en ce moment c’est LE symptôme anxieux anxiogène à mort pour tout les angoissés de la vie avec cette histoire de coronavirus qui a la super chance de pas être aisément repérable et de partager ce même symptôme. Pas de certitudes absolue mais néanmoins si vous n’avez pas de fièvre et que votre odorat est intact et qu’en plus vos symptômes anxieux sont les mêmes que d’habitude c’est l’anxiété ça m’a mis un temps assez long de l’admettre et j’ai encore un peu du mal à pas flipper du corona à chaque difficulté respiratoire mais maintenant je suis assez près de gérer le truc je crois. Cela m’a mis près de deux ans de m’adapter à la situation cependant. J’en ai beaucoup voulu à cette saloperie de virus d’avoir perturbé ma routine et niqué mon chemin vers un mieux qui était en train de s’installer avant qu’il vienne nous faire tous chier la dessus et je sais que la plupart des anxieux partagent cette expérience avec moi et gèrent pire encore que moi alors courage. D’ailleurs je crois que là dessus l’attention joue beaucoup vu le nombre de fois où je me suis fait des films qui m’ont pourri ma respiration alors que avant la pandémie j’avais jamais eu de difficulté respiratoire à cause de l’anxiété assez fortes du moins pour que je m’en souvienne. C’est vraiment l’attention constante aux soucis de respiration en mode et si le corona qui me les a crée. Là aussi c’est simplement respirer trop vite et les exercices de respiration et autres machins pour se détendre servent à calmer ça.

4-La douleur dans la poitrine : Cela peut durer jusqu’à plusieurs jours d’affilé après une crise de panique néanmoins si ça dure plus mieux vaut voir un médecin…perso ça durait plus car je faisais de la tachycardie à cause du stress d’une part et mes problèmes digestifs pas disparus eux contrairement à la tachycardie pas envolés d’autre part cela dit. Donc voilà si ça dure quelques jours pas de souci c’est que le stress à priori si ça met plus de temps voir un médecin s’impose. Si c’est vraiment l’anxiété là encore les exercices respiratoires sont censés fonctionner mais évidemment comme c’était pas mon cas et ça venait avant tout de la digestion pour moi bah ça ne marchait pas du coup et c’est comprendre ce qui m’arrivait réellement qui m’a calmée. La pression ou le sentiment que c’est serré dans le cœur c’est la même source l’anxiété qui contracte le muscle cardiaque et là aussi se détendre suffit et les exercices de cohérence cardiaque trouvables sur Youtube sont assez efficaces dans mon expérience.

5-Les frissons : Très communs dans l’anxiété, de même que la sensation de froid qui va avec ça c’est juste à cause du fait que celle ci dérégule la perception de la température ou du fait que le corps se préparant à un danger tend tout ses muscles ce qui fait trembler comme une feuille hélas on peut rien y faire à part dormir c’est la seule chose qui fonctionne contre cette sensation. Cependant dans mon cas ça fonctionne plutôt bien et ça m’en a débarrassée de juste faire 10 minutes de sieste quand venait une telle sensation.

6-Les problèmes de concentration : Bon ça c’est simplement car le stresseur nous empêche de nous centrer sur autre chose. C’est donc ça qu’il faut apprendre à faire s’en décentrer pour s’en débarrasser. Pour moi les trucs de bouddhistes fonctionnent très bien là dessus.

7-Tousser : Heureusement ça j’ai jamais eu directement à cause de l’anxiété (à cause des reflux acides oui donc secondairement si cela dit) mais j’imagine que ça doit bien être stressant pour les nombreux anxieux à qui ça fait ça à cause de trop d’air dans les poumons car respirer trop vite forcément dans une période pareille se mettre à tousser sans savoir pourquoi crée probablement assez vite des boucles d’angoisses. Toujours vérifier avec un médecin la cause d’une toux durable bien sur mais si il trouve rien l’angoisse peut être le coupable surtout que la toux chronique pour cause d’hyperventilation ou de reflux acide irrite les nerfs avec le temps et peut s’automatiser au bout du compte comme un réflexe nerveux et après ça s’en débarrasser n’est pas aisé. Si comme dans la plupart des cas c’est l’hyperventilation qui est en cause alors c’est très chiant assez souvent car ça crée apparemment un cercle vicieux vu que l’hyperventilation fait tousser et tousser fait s’hyperventiler et vogue la galère. Donc de base plus on y est prompt à ce symptôme plus on a de fragilité à ce qu’il s’aggrave ce que j’imagine être bien chiant. Les conseils en général sont alors les exercices respiratoires, la relaxation, porter des vêtements amples car les serrer trop augmente le risque d’être pris dans un problème d’hyperventilation ou de reflux acide (encore une fois si rien fonctionne vérifier qu’on a pas de reflux gastro oesophagien chronique est hautement recommandé), faire du sport et aussi mincir car être en surpoids influe sur ce symptôme et en monte la probabilité tout comme celle des reflux d’ailleurs et je confirme mincir à l’époque où je faisais des reflux a beaucoup contribué à les virer de ma vie ce que j’en sais vraiment gré à mon poids redevenu dans les normes IMC. Ah et aussi fondamental de façon générale mais d’autant plus si vous êtes de la catégorie angoissé de la vie : bien s’hydrater chaque jour. Pour éviter une toux simplement due à une gorge trop sèche créant une panique covidienne bien inutile ça peut être très nécessaire.

Techniquement ils disent que dépersonnalisation et déréalisation sont des conséquences de l’anxiété sur le site mais ça c’est faux ce sont des troubles spécifiques avec leur propre fonctionnement que je ne comprends pas réellement car comme eux je croyais que ça parlait du vague sentiment d’irréalité et de pas être là que produit parfois le stress mais non apparemment ce sont des problèmes spécifiques allant bien plus loin que ces simples sensations qui partent juste avec le coup de stress qui passe. C’est pas ça du tout en vrai donc autant pour moi en fait je comprends pas vraiment ce que c’est semble t’il. Visiblement cette confusion est très commune jusque chez les psys dont ce n’est pas la spécialité ce qui m’excuse pas mais explique mon erreur.

8-La difficulté pour parler : ici on parle pas juste d’être intimidé par un devoir à citer devant toute la classe et parler avec une voix de souris écrasée ce que je pense presque tout le monde a déjà fait surtout les gens timides car ça en vrai ça s’apprend par la pratique de faire des discours plus présentables en mode c’est en forgeant qu’on devient forgeron mais de quand tu stresse tant que tes pensées vont trop vite et du coup tu te met à bégayer. Apparemment cela dit quand ça en arrive là c’est pas qu’une histoire d’anxiété il semble acquis aujourd’hui dans la recherche que le bégaiement a une origine neurologique et n’est pas une pathologie mentale. On a longtemps cru qu’il était causé par l’anxiété sociale mais il semblerait que ce soit le contraire qu’il lui préexiste et rende les gens qui l’ont anxieux socialement assez fréquemment à force que tout le monde se foute de leur gueule du fait qu’ils bégaient. Cependant quand la difficulté à parler va au delà de la voix de souris écrasée et d’un léger bégaiement qui partent avec l’entrainement tout simplement alors il est probable que ce soit un bégaiement d’origine organique ou un autre trouble neurologique, cognitif ou psychologique de la communication qui soit en cause mais c’est qu’1% du lot la plupart des gens c’est juste le coup de la voix qui couine et ça s’en débarrasser n’est pas dur simplement à force d’exercice.

9-Les troubles digestifs : Ouh là. Autant tout les trucs plus haut je les aient pas ressentis depuis des mois autant ça…ouch pas un jour sans cet enfer pour moi depuis des années. Le pourquoi du comment de ça est vache de complexe en plus mais en gros l’angoisse pourrit l’équilibre digestif. Cela alternativement selon les gens et/ou les moments peut faire ralentir ou accélérer aléatoirement la digestion créant diarrhée ou bien constipation au choix s’alternant parfois très vite et de nombreux rots et faisant passer sa vie aux chiottes ce qui n’amuse personne. Certaines personnes perdent entièrement l’appétit à cause du stress qui le détruit apparemment ça heureusement ça m’est jamais arrivé encore en revanche du coup je vais pas en parler car j’y connais que dalle. En gros y a des gens comme moi leur estomac stress plus que leur tête en fait. C’est à cause des connections déconnantes de l’axe intestin-cerveau qui rend la digestion difficile. Et oui encore une fois reflux acide chronique et/ou syndrome de l’intestin irritable sont très susceptibles d’être des maladies organiques fonctionnelles du système gastro intestinal se développant à cause d’une chronicisation du stress ressenti au niveau de l’estomac à la base. L’inverse existe aussi moi par exemple ça c’est développé de façon post infectieuse et c’est jamais partie et ça m’a crée le stress chronique qu’après ça va à égalité dans les deux sens. C’est ça qui est beau comme ça la plupart des anxieux ont des problèmes gastro intestinaux et vice versa presque personne n’est épargné c’est chouette. Ou pas. Manquer de sommeil est une cause majeure du mauvais fonctionnement des enzymes et hormones digestives donc un truc fondamental pour améliorer les choses là dessus qui m’aide beaucoup est se forcer à régulièrement bien dormir pas toujours évident quand on stress trop mais une nécessité dans ces cas où angoisse et estomac mal en point vont de pair. Y a des gens que ça aide les probiotiques, moi ça m’a fait que balle. Aussi on sait pas trop pourquoi mais l’angoisse acidifie l’estomac d’où les fameux problèmes de remontées acides. Une mauvaise digestion fait mal surtout quand elle est chronique et est très inconfortable et fatigante et c’est pas un secret douleur, inconfort et fatigue augmentent l’angoisse donc c’est vite un autre cercle vicieux. Aussi les spasmes et gaz dans l’estomac c’est ce que j’expliquais plus haut par rapport à mon cas perso ça crée des douleurs vives dans la poitrine exactement les mêmes (fort heureusement en bien moins grave) que celles d’une crise cardiaque donc terriblement anxiogènes. Astuce qui m’a épargné bien du psychotage : bouge quand ça arrive si la douleur s’atténue avec l’exercice physique ne court pas à l’hosto c’est que du stress. Épargne toi de l’aggraver en passant la nuit en salle covid à l’hosto comme une certaine abrutie qui est en train de t’écrire l’a déjà fait pour toi avant cette connerie c’est bien inutile. C’est un peu la fête de la crise de panique te crée une douleur dans la poitrine qui s’aggrave par tachycardie+problèmes digestifs ce qui te recrée une crise de panique à répéter des mois durant avec des dizaines de passages à l’hosto notamment en salle covid vu que fréquemment suspecté et où tu vois des horreurs qui te marquent et monte le stress et le mal à dormir qui aggravent tout ça bref vous voyez le tableau de ma super vie pandémique dans ce que jusqu’ici elle a pu avoir de pire au plan psychique. Je m’en tire mieux que les nombreuses personnes qui peuvent plus sortir du lit de stress et/ou de dépression de loin vu qu’hors ça et le mal à sortir par peur du corona ma vie est comme avant tout à fait ordinaire voir mieux qu’avant en fait sur bien des plans c’est vrai d’accord mais pour autant c’est pas fameux fameux. D’autant plus avec les vieux décédés et les coups sérieux portés à ma santé physique avec le déclenchement d’une forme rare de gastrique génétique sévère potentiellement létale à la con mais bizarrement au bout d’un moment on s’habitue à risquer de mourir pour moi c’est moins pire que l’incertitude au bout du compte donc quelque part c’est bizarre et paradoxal mais ce statut de potentiellement mourante m’a énormément déstressée en vrai et apparemment même si je suis pas la seule et que c’est fréquent c’est pas tout le monde donc la chance que je le prenne bien quoi. Si ça peut vous rassurer voilà pour la plupart des gens croire qu’on va mourir est plus anxiogène que mourir à petit feu (ou brutalement parait t’il). En clair la mort on s’en fait tout un foin mais c’est juste un dernier moment à passer quoi. La nutrition et le sport sont alors des fondamentaux indépassables pour s’en tirer mieux après on va très vite orienter les gens chez qui ça ne marche pas sur l’idée de pas juste traiter les conséquences dans l’estomac de l’anxiété mais son origine psychogène mais voilà encore une fois tout les gens qui stressent et ont des problèmes d’estomac ne bénéficient pas d’un traitement exclusivement psychologique. Perso les médocs psys ont empiré mes problèmes d’estomac ce que j’ignorais mais qui en est une conséquence assez fréquente. Apparemment pour le cas plus particulier du colon irritable même si moi évidemment avec ma gastrite bizarre c’est plus compliqué en ce qui me concerne spécifiquement mais passons, de façon plus large le colon irritable est apparemment la nouvelle cible des connards d’arnaqueurs qui ont tué par milliers des patientes avec un syndrome de fatigue chronique en faisant erronément croire avec beaucoup de thune dépensée dans des études de fake med que ça pouvait se soigner avec une thérapie de TCC…en fait ils ont des tas de procès au cul de patientes et familles de patientes lésées par leurs « conseils médicaux » qui font que la plupart des médecins aujourd’hui que grâce aux combats des patientes contre ça la réelle cause de cette maladie est mieux connue ne les prennent pas du tout au sérieux et usent de vrais nouveaux traitements qui marchent mieux qu’elles ont du inventer toutes seules parce que la profession c’était fait avoir jusque là car médecine patriarcale qui n’avait aucun respect pour ces « sales hystériques » et maintenant ils essayent de recommencer avec le colon irritable mais bon heureusement plein de médecins gastro entérologues avisés dénoncent leur fraude aux patients et ça n’a pas l’air de marcher du coup ouf. Manquerait plus qu’ils se reconvertissent sur cette pathologie là après avoir défoncé la vie des fatiguées chroniques comme si les malades du colon « irritable » avait pas déjà assez souffert de la surpsychologisation comme ça merde. Hors de question de les laisser faire reculer la qualité de nos soins pour éviter de finir en taule pour fraude aggravée avec mise en danger de la vie d’autrui et tromperie médicale comme ils sont pas passés loin de l’être c’est les « médecins » auxquels on est supposé se « fier » pour nos « soins » comprenez qu’on soit sceptiques aussi quoi. Alors oui le stress a été montré être facteur déclencheur et aggravant de diverses maladies gastro intestinales dont les maladies inflammatoires de l’estomac, le syndrome du colon irritable, le reflux gastro œsophagien et les ulcères néanmoins il y a le même nombre de preuves que le syndrome du colon irritable soit causé par le stress que pour les ulcères c’est à dire vraiment zéro. Alors oui il semble prouvé que même dans le syndrome du colon irritable post infectieux la difficulté des patients préalablement à l’infection à gérer le stress, les troubles anxieux et une tendance aux angoisses excessives sur sa santé étaient des facteurs prédictifs d’un plus fort risque de contracter la pathologie de façon très forte mais il y a aussi des gens qui avant n’avaient rien de tout ça et l’ont développé tout de même. Ces problèmes sont des facteurs favorisants et aggravants du syndrome du colon irritable mais ne le créent guère. Y en a à qui la pensée positive fait du bien moi ça me stressait davantage trop peu naturel et forcé donc j’ai laissé tomber. Alors oui d’accord on sait que le stress altère et dégrade les réponses du système immunitaire mais de là à dire que les TCC sont la solution aux problèmes de colon irritable quand en vrai ça fait à peine mieux qu’un placebo et c’est l’aspect nutritionnel low FODMAPS de celles ci qui semblent y prodiguer le plus de soulagement des symptômes aux patients…juste c’est ni fait ni à faire quoi. Hélas je crois qu’on est parties comme les nanas qui ont le syndrome de fatigue chronique pour devoir sur le syndrome du colon irritable bosser à la place des médecins pour comprendre notre problème et comment le résoudre. D’autant qu’on ne sait pas dans les données comme les gastro entérologues l’ont beaucoup reproché ce qui arrive aux personnes souffrant de formes sévères de syndrome du colon irritable réfractaires aux traitement quand les TCC et médocs psys échouent comme c’est mon cas à y faire quoi que ce soit…que t’as toujours aussi mal après qu’avant il parait qu’on est minoritaires mais enfin on existe on est là et on se retrouve plus ou moins dans la nature vu qu’ils savent plus quoi te proposer après en fait. Clairement si ça marche pas plus que tout le reste ils te laissent te démerder.

Cela dit quand on le fait en lisant diverses études sur le sujet comme je l’ai fait et je continue de le faire on se rend compte que c’est hyper complexe il y a des aspects liés à la microbiologie, des aspects génétiques, des côtés neurologiques, des côtés psychologiques, le rôle du système gastro intestinal en lui même et de ses axes de communications avec tout le reste, des aspects hormonaux, des trucs en rapport avec les cycles du sommeil, des côtés nutrition bref c’est le bordel ça part dans tout les sens c’est un sujet d’une complexité extraordinaire à laquelle le « c’est des hystériques qui stressent pour rien » ne rend nullement justice. Et oui il y a aussi des aspects sexuels et genrés et clairement vu à quel point c’est plus fréquent chez les femmes que les autres oui c’est aussi une question féministe donc fort pourvue en aspects politiques. Et aussi tout ces mécanismes ont l’air de jouer un rôle dans à peu près tout les problèmes de santé et/ou diag du DSM qui existent de façon plus ou moins large. Ah oui et un aspect environnemental et social vu que clairement c’est une maladie du développement et lié à des histoires de pollution de façon assez directe dans les écosystèmes microbiens de la flore intestinale que l’alimentation moderne semble profondément perturber. Avec tout ça et les effets positifs des probiotiques sur les troubles psys de certains patients vient le questionnement du rôle du microbiote humain dans la santé psychique qui complique encore la question. Ainsi que les causes des effets bénéfiques de divers régimes et traitements phyto sur ces problèmes digestifs et/ou sur les troubles psys bref et ce sans oublier le rôle des agents pathogènes du système digestif et de l’infection et celui des stresseurs chroniques d’origine sociale comme le syndrome de la vie de merde vu ci dessus dans toute cette histoire…cela dit que ce soit au niveau des troubles anxieux ou des troubles gastro intestinaux tout ça est encore de la recherche très émergente et hypothétique et qui ne porte réellement ses fruits mais chaque pathologie spécifique a sur le lien entre tout ça et celle ci son fonctionnement propre non généralisable ce qui rend le tout encore plus à se taper la tête contre les murs de complexité. Apparemment c’est surtout dans le traitement du diabète que ça a permis pas mal d’avancées de prendre tout ça en considération mais comme j’y connais que dalle je préfère me la boucler là dessus. En tout cas si voir un psy et un gastro entérologue est insuffisant vous allez pouvoir voir des gastro entérologues spécialistes de vos pathologies digestives spécifiques si elles sont à l’interaction du psychologique et du gastro intestinal se seront à priori des spécialistes des pathologies digestives dites fonctionnelles. Et réussir à les avoir est plus long qu’avoir un diag d’autisme car ils sont ultra demandés, 2 ans d’attente en moyenne. T’as le temps d’apprendre la patience quoi.

Reste que tout ça a pas mal beaucoup secoué le milieu de la psychosomatique dont le principe de base est de décortiquer l’interaction entre les facteurs psychologiques et le développement de symptômes physiques. Déjà assez secoué par la découverte dans les années 1980 d’H Pylori bactérie causant les ulcères qui a beaucoup contribué à décrédibiliser les études psychosomatiques qui ont longtemps fait l’erreur de perpétuer des ulcères une image d’une pathologie à cause psychogène et pas arrangée par les fraudes plus récentes sur le syndrome de fatigue chronique et le syndrome du colon irritable dont les conséquences sont désastreuses ce champ d’études né dans les années 1930 en est à se demander si il a encore une valeur et un sens à exister. Quelque part oui car l’interaction corps esprit dans notre médecine dualiste demeure sous étudiée ce qui pourrit bien la vie des gens qui ont des problèmes médicaux à l’interaction des deux ou des interventions en combo sont nécessaires sur les deux aspects pour leurs soins. Et justement pendant très longtemps depuis environ la fin du mystère de l’ulcère le syndrome du colon irritable est devenu la pathologie star de la théorie psychosomatique. Et oui certaines de ces recherches ont porté des fruits relevant notamment l’existence de maladies organiques qui fonctionnent comme des genres de manifestations psychotraumatiques du corps et non de l’esprit ou du moins qui se manifestent physiquement les fameuses histoires de corps qui parle quoi. Néanmoins sans être totalement inutile ce champ a commis de nombreuses imprudences de sur psychologisation de pathologies organiques aux conséquences graves donc par rapport à ce genre de trucs sans tout en rejeter non plus grande prudence reste de mise. Cela dit le principe du traitement psychosomatique aujourd’hui c’est surtout d’aider les patients qui le vivent mal avec le stress d’avoir des pathologies organiques qu’on ne sait pas encore soigner. Hypnose, biofeedback, TCC il existe pas mal d’approches. Néanmoins le rapport de tout ça avec les femmes est très fort vu qu’elles sont l’immense majorité des patients déclarés psychosomatiques et ça va avec des aspects positifs pour elles comme la meilleure prise en compte des conséquences des viols et autres violences sexistes sur la santé des femmes tant au plan mental qu’organique mais aussi avec les catastrophes vues plus haut et le sexisme médical hérité de la notion d’hystérie. D’ailleurs souvent la théorie psychosomatique se fait reprocher que malgré son utilité clinique positive pour certains patients qui fait que jusque là elle fut conservée il n’en reste pas moins qu’elle est fondée sur des preuves d’un niveau assez faible face aux standards de la médecine moderne. De même que pour les femmes en général face à la douleur chronique il y a à la fois une aide de certains patients avec cette approche qui en relève des aspects psychogènes de certains mécanismes qu’elle contribue à diminuer donc à soulager et chez d’autres c’est destructeur et culpabilisant comme approche les incitant à croire de leur faute de ne pas guérir quand leur volonté n’y peut que dalle car ce n’est pas la bonne approche en leur cas et c’est assez imprévisible avant de test mais sur cette base on crée trop de fausses promesses de guérison mais après encore une fois quand il devient clair que la médecine n’a pas de moyens de guérir quelqu’un en l’état actuel des connaissances sur sa pathologie c’est souvent en premier lieu à ces psychosomaticiens qu’on refile la tache assez lourde de faire accepter à des gens le moins mal possible qu’ils guériront jamais auront toujours aussi mal et devront faire avec jusqu’à l’avancée des connaissances ou bien leur décès. Un accompagnement délicat pour lequel faut bien que quelqu’un s’y colle. Après au XXIème siècle un sous type de psychosomaticien espèrent que leur discipline disparaitra car ça voudrait dire que tout les champs de la médecine prennent suffisamment en compte le psychique et le corporel en même temps en clair qu’on serait sortis enfin de ce dualisme cartésien stérile du monde médical et ceux là je les comprends et me sent assez de leur avis. De toutes les façons cela a toujours été et sera surement toujours un champ complexe blindé d’incertitudes et d’hypothèses plus ou moins foireuses ou éclairantes ou patients et psychosomaticiens apprennent en même temps ce qui arrive. C’est assez expérimental comme champ d’études toujours. En plus la pure pseudo science et fake med est jamais bien loin dans ces disciplines…après jusqu’à un certain point cette remarque peut être cruelle car pas mal de champs de la médecine dite alternative tienne leur discrédit justement de travailler sur ces dimensions psychocorporelles dans les quelles une certitude au niveau d’exigence de la science moderne est encore une fois dure à établir…mais j’avoue que dans le domaine le nombre et la fréquence des affirmations sans preuves solides tendent à m’user ma patience assez vite. D’autant plus que c’est souvent assez insupportablement fort chargé en psychanalyse à deux balles. Et c’est vrai aussi que le boulot des psychosomaticiens est un peu ingrat en gros on leur refourgue tout les patients dont les médecins savent pas quoi foutre en espérant qu’une approche psychologisée y changera un truc sauf que pas toujours et on est pas pressé de parler des échecs dans ce milieu ce que les fans d’approches plus scientifiques lui reproche beaucoup par ailleurs. Bien entendu on en parle particulièrement souvent quand on y fait appel pour des pathologies de type douleurs chroniques dont on ne sait pas quoi foutre. Le but est d’éviter au patient de finir par se créer des maladies iatrogènes genre addiction à la codéine car aucune solution autre n’a été trouvée pour sa douleur par exemple. En gros c’est du cas par cas où frustrations et échecs sont multiples tant du côté des thérapeutes que des patients. Trop souvent c’est de la magie le féminisme en moins donc à ce stade autant faire la sorcière directement c’est plus fructueux. Enfin c’est mon avis. Vu la misogynie non interrogée d’énormément de théories et pratiques supposément thérapeutiques dans ce domaine « psychosomatique », c’est assez épuisant à fréquenter je dois dire. Il y a vraiment des trucs à donner des envies de meurtres genre les connasses qui disent aux patients qu’ils ont des covid longs « psychosomatiques » quand la mortalité des covids longs est pourtant un fait aujourd’hui bien établi. Là quand ça en arrive là ça devient juste criminel et là aussi c’est un problème féministe vu que comme la majorité des affections chroniques la large majorité des gens qui souffrent de covid long sont des femmes. La psychosomatique est clairement plus de l’art que de la science et a un aspect illusoire. Ainsi, la médecine psychosomatique apparait comme un agrégat d’observations, de pratiques et de théories issues d’influences diverses. Sa définition même est ultra floue bref tout ce que j’aime pas quoi. En vrai personne ne sait quand ce genre de démarche a un succès si c’est l’intervention du psychosomaticien ou le hasard pour le moment. Et si comme moi les ayant trop subies les affirmations gratuites vous les cassent très vite en vrai en dépit de tout les bémols que j’ai mis je vous déconseille ce genre d’interventions car c’est vite extrêmement lassant et plus fatiguant qu’aidant du moins s’en est mon expérience. Assez amère du résultat je vois ce champ comme une fausse bonne idée pour la part en l’état actuel de mon expérience avec.

10-Les vertiges : Ils sont parfois psychogènes et parfois pas. Ils sont parfois dus à des problèmes d’oreille interne. De plus là aussi le lien va dans les deux sens avec des gens qui ont d’abord de l’anxiété chronique qui évolue en vertiges et l’inverse des gens dont les problèmes d’oreille interne deviennent créateurs d’anxiété chronique avec le temps. Quoi qu’il en soit le plus souvent les vertiges d’anxiété sont bénins quoi que désagréables et le meilleur moyen de s’en débarrasser se sont des exercices de rééducation vestibulaire couplés à des tests pour se rassurer que tout va bien neurologiquement qui calment. Perso j’ai failli me faire écraser plusieurs fois dans la rue à cause de ce genre de vertiges tellement ils étaient vifs avant que je fasse les exercices de rééducation vestibulaire oui je sais là ce dont je parle tiens plus du trouble neurologique fonctionnel que de l’anxiété ordinaire dont les vertiges sont plus légers mais bon je parle avec mon expérience et de ce qu’on m’en a dit simplement se détendre enlève les vertiges d’anxiété pure moi ils persistèrent 8 mois d’affilée jusqu’à ce que je trouve comment les soigner les bons exercices pour m’en débarrasser alors clairement c’était autre chose et je le dis pour les gens dont ce serait le cas aussi qu’ils perdent pas 8 mois pour trouver comment se soigner.

11-Peur : Qu’est ce que ça fout là ça c’est une émotion me direz vous. C’est la plus basique et partagée du monde vivant de toutes les émotions, toute peur se fonde sur la peur primitive de la mort elle est une façon de réagir face à la conscience d’un danger réel ou perçu. C’est une émotion universelle et indispensable à la survie individuelle et de l’espèce. Tout simplement car il y a des situations que pour survivre il faut fuir. Après parti de cette base l’espèce humaine a inventé des peurs socialement complexes qui ont plus grand chose à voir avec la peur d’un animal de finir en casse croute pour prédateur et sont bien plus abstraites comme par exemple la peur du ridicule. L’anxiété est l’appréhension d’un danger futur à la base inutile de dire qu’elle aussi est parfaitement naturelle et fréquente dans le monde animal de façon générale car sans potentiel d’imaginer un danger possible et de l’envisager pour l’éviter dans la nature les bestioles vivent pas bien longtemps. Conclusion : la peur n’est pas qu’une émotion psychologique il y a aussi une biologie de la peur. Donc elle a sa place dans les « symptômes » physiques de l’anxiété même si là on voit en quoi c’est une nécessité de dépathologiser la façon dont on en parle parce que trop fréquemment en parler en termes psychiatriques c’est omettre qu’à la base c’est naturel et nécessaire l’anxiété c’est juste d’en avoir en excès qui est le problème un excès très subjectif pour le praticien qui la pathologise chez autrui qui plus est. Par exemple fréquemment cité jusqu’où un psychiatre qui a un boulot stable sait ce que ça fout comme chocotte de façon chronique d’être un chômeur aux droits à avoir des sous précaires dans l’incertitude chronique de se trouver un taf hein? Bah de l’avis de tout les patients avec ce profil sa conscience comme médecin bien établi de ce fait et de ses conséquences sur la vie psychique des gens qui le vivent est souvent à peu près nulle. Du coup en ce genre de cas cette pathologisation vite dépolitisante est plus une part du problème que sa solution. Et c’est très fréquent. De plus le refus de telles émotions négatives bien souvent est un mécanisme qui contribue à ce qu’elles se perpétuent et se renforcent. Cela dit en vrai on a très peu de certitudes sur la biologie des émotions hors de ces bases là et des circuits spécifiques qu’elle semble emprunter au niveau neurologique etc…de tout les mammifères des rats de labo aux humains du moins et en fait même chez les humains on a une assez faible connaissance sur les émotions sous leur forme ordinaire…on les vit point, la recherche s’en fout elle ne se focalise quasi que sur l’émotion étiquetée pathologique sur la peur « excessive » bref sur les « troubles anxieux » dont on parle depuis le début. Pourquoi ils sont là et comment l’humanité les a évolutivement développés? On en a pas la moindre idée ça nous avance bien comme ça. Tout ce qu’on sait c’est que le meilleur moyen de ne plus avoir tout le temps peur est d’accueillir en soi la peur de l’accepter pour ne plus la laisser nous contrôler. Voilà c’est aussi con que ça c’est dans la pratique que c’est plus facile à dire qu’à faire mais sur le papier c’est très simple.

Ensuite ils parlent de se sentir malade mais comme c’est assez vague au fond et crée par les symptômes dont on est en train de parler autant continuer à les détailler un par un le seul truc à ajouter est que l’anxiété chronique ou situationnelle baisse le système immunitaire l’affaiblissant rendant plus susceptible de tomber malade pour de bon et pas mal de fois où quelqu’un dit se sentir malade à cause du stress en vrai il a vraiment un rhume ou un genre de petit microbe qui le fatigue et le fait se sentir mal dans les expériences sur le sujet…c’est assez rare cependant que ce soit plus grave qu’un rhume mais l’anxiété et la fatigue le font dramatiser comme si c’était une grippe assez vite (voir une maladie très grave si on est fort pour s’inventer des apocalypses personnelles). Et aussi c’est pas le cas majoritaire la plupart du temps quelqu’un qui se sent malade de stress c’est à cause de tout ce que je viens d’évoquer plus haut sans qu’il soit malade au sens organique du terme. Idem ils classent se sentir dépassés dans les « symptômes » mais ça c’est juste une manifestation banale du fait que la sensation d’angoisse est fatigante à vivre en elle même et pas tellement à chercher plus loin en fait. Aussi les gens qui ont les muscles qui se tendent quand ils sont anxieux peuvent se retrouver à trembler mais ça se calme simplement en déstressant cela dit si on tremble tout le temps même sans stresser c’est un tremblement essentiel, c’est mon cas m’a fait remarquer un neurologue mais bon le mien est léger c’est alors plus une caractéristique qu’une pathologie vu que ça me gêne pas au quotidien en fait. Cependant y a des gens qui ont ça si fort qu’ils peuvent même pas écrire pour qui cela relève du handicap. Et là vaut mieux qu’ils le sachent et aient un traitement neurologique adapté plutôt que d’essayer vainement de croire que c’est l’anxiété et de méditer contre pour rien ce qui si c’est ça marchera pas. Les palpitations d’anxiété ça se résout avec les exercices de cohérence cardiaque assez bien, l’hyperventilation on l’a vu en respirant lentement avec les exercices conçus pour idem pour les sensations de manque d’air et de tête légère qui en sont une conséquence (c’est très flippant mais c’est bénin). Ah voilà un problème courant physique qu’on a pas encore vu :

12-L’insomnie : En vrai pour l’insomnie de stress la meilleure solution est simplement de s’endormir à heure fixe en si possible faisant un truc calme et pas trop lumineux avant qui évite qu’on ait mille question à la tête à l’endormissement. C’est tout con mais pour moi ça a marché donc je conseillerais avant de se prendre la tête avec des médicaments et des thérapies alambiquées de commencer par le début parce que bien trop souvent dans ce domaine j’ai remarqué que l’on fait trop compliqué inutilement quand la solution est sous nos yeux mais on la voit pas tant elle est simple. C’est surtout une question de mode de vie en règle générale. Après y a des gens qui ont des problèmes de sommeil complexes mais c’est pas le cas de la majorité des anxieux qui dorment juste mal à cause du stress et d’un mode de vie aux horaires de sommeil et routines de sommeils qui laissent à désirer.

13-La fatigue : Alors dans la majorité des cas c’est simplement être constamment angoissé qui est en soi crevant. Notamment cause de toutes les sensations décrites ci dessus que ça peut engendrer. Et évidemment si on dort mal ou peu ou pas ça à cause du stress ça aussi ça fatigue. Néanmoins si on se détend pour se défatiguer du stress avec des trucs qui nous relaxent quotidiennement, qu’on fait gaffe à bien manger côté nutrition et qu’on a une activité physique régulière (sur le coup s’y mettre fatigue et se dépenser fatigue et ça peut rebuter quand on est tout le temps angoissé car on a déjà une réserve d’énergie assez limitée qu’on craint d’achever si on s’y met mais en règle générale ça fait l’effet contraire ça booste une fois que c’est devenu régulier dans mon cas je confirme que de tout et de loin le sport a été le plus efficace contre mon stress cette année au final et ça m’a pas trop mal réussi). Tout ça si on arrive à s’y mettre (ce qui je sais en étant très angoissé est plus simple à dire qu’à faire mais vaut vraiment le coup si on le peut) et que malgré cette neuve routine plus saine on est toujours crevé aussi aisément qu’avant là ça demande une visite médicale. Il est probable qu’il y est un souci médical derrière ce peut être de nature variable mais l’anémie est le coupable le plus fréquent.

14-La nausée : Parce que l’anxiété est un signal que quelque chose ne va pas dans notre corps elle va souvent avec la nausée qui est le signal de cela. Boire, manger (contre intuitif mais ça marche), bouger et si rien ne marche se reposer car le manque de sommeil y est pour beaucoup aussi fonctionne alors plutôt bien.

15-La sueur : C’est désagréable, ça pue, ça rend impopulaire…tout ce qu’a besoin un angoissé de la vie à la base ça tombe bien le corps humain fait que la plupart des anxieux suent beaucoup…boire beaucoup, se détendre, mettre du déodorant, éviter les nourritures pimentés, le sucre et le café qui augmentent la probabilité de suer et aussi mincir car pareil on sue moins sont des solutions assez efficaces cela dit.

Apparemment y a aussi des gens qui ont un tic nerveux ou ils bâillent mais en général ils s’en foutent vu que c’est assez bénin.

Après les symptômes moins communs dont ils parlent je peux parler que de ceux que j’ai eu et de comment les bloquer…les pensées qui font la course si tu veux les calmer le mieux c’est de les bloquer avec un truc qui empêche vraiment de penser genre un épisode de téléréalité par exemple. C’est con mais ça fonctionne dans mon cas du moins. En gros faut littéralement se vider le cerveau. L’oubli tu te rends vite compte que c’est pas l’anxiété mais les anxiolytiques ça et qu’une fois débarrassé et sevré ton cerveau redevient normal. Les cauchemars…bah c’est dur d’arrêter d’en avoir mais plus la routine de sommeil est régulière et qualitative moins ils sont affreux là pour moi c’est juste devenu des cauchemars ordinaires alors que quand mes grands parents venaient de mourir c’était d’une intensité émotionnelle atroce et ça me bousillait mes nuits. Je suppose qu’entre la pandémie et le deuil j’ai eu un ressenti au fond quasi normal cela dit. Parfois ma vision se brouillait mais ça c’est l’inquiétude et une fois passé chez l’ophtalmo et que RAS ça se calme tout seul. Les bouffées de chaleurs avec le stress pour origine car le système de gestion de la perception de la température est déréglé par le stress dans ton cerveau putain c’est chiant surtout que ça fait volcanique à l’intérieur de toi et en plus t’y peux vraiment rien car contrairement aux frissons dormir le calme pas c’est un des aspects les plus chiants faut juste attendre et espérer que ça passe jusqu’à ce que ça passe heureusement pour moi ça a passé de soi même tout seul au bout d’un temps. Symptôme dont mon mari est bien content que je sois sortie plus causé je crois par les médocs que par le stress cela dit vu que disparu enfin quel plaisir une fois sevrée la baisse de libido putain sérieux pour moi c’était juste intenable je préfère stresser avec une libido qui fonctionne que l’inverse merci du peu. C’est quand même nettement plus agréable. Qu’on minimise à ce point cet effet secondaire ultra négatif de ce genre de médicaments si jetés fréquemment sur les femmes en dit long je crois sur à quel point tout reste à faire en matière de donner son importance et sa juste place au désir sexuel féminin dans nos sociétés. Quand je pense au nombre de symptômes que je trouvais ingérables qui ont juste disparus quand j’ai cessé les médocs psys en quelques secondes alors que je désespérais d’y trouver une solution je me dis que vraiment c’était la pire idée du monde d’en prendre et plus jamais. On me prétend que ça a fait ça car je suis autiste mais je connais des autistes à qui ça a fait des effets très différents voir plus ou moins positifs cela dit c’est vrai qu’on est énormément d’autistes pour qui c’est une cata et vraiment pas à prendre j’en ai pas mal dans mon entourage. Personne ne sait pourquoi nos cerveaux ne réagissent pas pareil que ceux des neurotypiques à ces substances mais les tests c’est vraiment faire le cobaye de labo dans nos cas particuliers. Et en fait je n’aime pas ce métier de souris blanche. Je pense que beaucoup de ces sensations dans mon cas vu qu’elles sont apparues avec les médocs et disparus avec eux étaient purement iatrogènes. Cela dit les benzos ne font rien contre l’anxiété voir l’augmente et l’exacerbe est une expérience commune subie par qui les prend même chez les non autistes semble t’il donc j’ai peut être juste pas de bol. Ou alors ce truc est en soi une vraie saloperie ce que vous savez bien que je soupçonne très vivement. Sinon je trouve assez insupportables les gens qui mettent la colère des angoissées sur le compte de leur angoisse je laisserais personne me faire le coup j’en ai assez soupé encore une manière sexiste de dénigrer, invisibiliser et ne pas répondre aux colères justes des femmes en les psychopathologisant « hystérique » ce mot sexiste une fois supplémentaire, oui le droit à la colère des femmes est une revendication féministe et même quand elle déborde et terrorise tout l’entourage elle est parfois nécessaire. Je ne reviendrais pas là dessus. En fait quand j’y pense ça fait des mois que j’ai plus un seul de ces soucis hors l’estomac…bon ok c’est car j’évite plein de situations qui les causent donc je suis guérie que situationellement pas à 100% mais je me souviens d’une époque où je me sentais en sécurité nul part c’est clairement en train de disparaitre ça…et c’est un sacré soulagement. Je dirais que je suis « guérie » ou du moins « en rémission » que si je peux toujours en dire autant voir mieux dans trois mois mais maintenant que j’y pense…en fait tout ça du fait de tout ce que je viens de dire est du passé pour moi. J’ai conscience que c’est des méthodes assez proches de ce que certains psys proposent que j’ai pas inventé la poudre mais quelque part leurs conseils indirects sont mieux que leur confrontation directe car tu peux test ou pas selon tes besoins à ton rythme et sans leur condescendance normativiste qu’ils ne manquent jamais de ramener en face à face. Et aussi tu peux lire la recherche et comprendre la logique des exercices proposés quand tu les essayent toi même au lieu de l’insupportable pression autoritariste de fait le car je te l’ai dit et je suis le médecin qui se la pète qui est quasi systématique en cabinet et donne juste envie de leur foutre des claques pas volées ce qui les incite pas à t’aider quand ils sentent que t’en rêve. Après sans doute que pour moi les méthodes méditatives fonctionnent mieux que les classiques car on ferme enfin sa gueule et laisse le corps se réguler tout seul sa repose. Idem courir au parc je suppose.

Ah oui un symptôme peu commun j’ai eu parfois mais assez de façon éphémère même si ça pouvait être autre chose sur le fond et je suis pas du tout sure que c’était « juste le stress » mais on m’a pas trouvé d’autre explication des fièvres soudaines qui viennent et partent, ça m’est arrivé quelques fois et mon homme qui est très doué pour le stress lui c’est quasi tout le temps quand il stresse un grand spécialiste et ça me fait toujours me demandé si y a pas de problème physique réel derrière tout ça quoi car quand même ça c’est vraiment pas commun comme symptôme de « l’anxiété » dont du coup il y a de quoi douter que cela en soit. Le stress cause souvent une sensation fièvreuse sans fièvre à cause des frissons ça d’accord cependant on fait partie de la minorité qui moi parfois lui très souvent en cas de stress voit le thermomètre confirmer la fièvre. Bien entendu alors vu qu’en général c’est pas censé être le stress qui fait la fièvre est de voir un médecin surtout en ce moment mais bon autant pour moi à la rigueur je veux bien envisager d’avoir juste eu de petits rhumes/grippes passagers et trop vérifier par stress du corona et de peur que mes soucis d’estomac finissent en maladie inflammatoire, ulcère ou cancer un jour avec tout ce qu’on dit vu qu’à part une fièvre légère j’avais rien et ça passait vite pour mon chéri on a jamais trouvé mais je trouve l’excuse médicale des médecins qui savent pas de « c’est psychogène c’est le stress » forte de café vu la fréquence du problème et jusqu’où parfois il peut monter j’ai du mal à avaler que ce soit juste « être trop sensible et émotif »…c’est quand même très très rare…ça sent l’excuse de on dit ça car on en sait rien en vrai. Et ça me rassure pas. D’ailleurs pas mal de spécialistes nous ont dit hum ils sont un peu abusifs les généralistes là y a quand même l’air d’avoir un vrai souci c’est pas car on trouve pas qu’on doit tout mettre sur le stress mais pour le moment dans son cas l’énigme reste entière. En tout cas c’est à priori pas le COVID croisons les doigts pour que ce soit réellement pas quoi que ce soit de trop grave vu les soucis de santé qu’il avait de base qui allaient vers un mieux ce serait trop con. Et oui je parle de ma façon de lutter contre ce qui a marché pour moi pas la sienne car en vrai il est assez discret sur ça c’est le genre de truc qu’il préfère garder pour lui donc je me vois pas trop étaler sa vie sur le net à outrance sur ce point. D’autant plus que même avec moi il est relativement secret sur ça il gère tout seul.

Bon seul « symptôme anxieux » restant le syndrome du colon irritable qui n’en est putain de pas un bordel…enfin bon quand on pense que même le cancer de l’estomac ils te prétendent que si des fois c’est assez désespérant. On a aucun respect pour le système gastro intestinal c’est vraiment la partie du corps dont les maladies sont le moins prises au sérieux c’est assez usant…sur ce point un bon coup de féminisme s’impose mais ce sera pour une autre fois.

Il y en a plein d’autres que j’ai jamais eu donc sur lesquels je me prononce pas mais c’est clair qu’avec l’anxiété des symptômes physiques étranges y en a un sacré paquet. Là j’ai fait le tour de ma connaissance du sujet.

Le problème des étiquettes en psychiatrie et pourquoi ça fait débat.

En psychiatrie il y a une bible le DSM qui est une liste de diagnostics c’est le manuel qui rend fou au sens où c’est correspondre selon les critères subjectifs d’un groupe social humain du nom de profession psychiatrique à qui on a en tant que société donné le pouvoir de décider de la norme mentale en l’identifiant comme sa propre façon de vivre d’hommes cishét bourge blancs occidentaux et pathologisant tout ce qui n’y ressemble guère extrêmement aisément. Se retrouver avec une étiquette diagnostic sortie de ce manuel c’est être déclaré fou/folle, hypocritement ils prétendent le contraire mais c’est quand même pour ça ou pour être perçu comme pouvant l’être potentiellement qu’on est perçu et traité de façon stigmatisante et psychophobe socialement hein. Ce manuel est une suite de critères qui catégorisent les gens que les psychiatres jugent y correspondre avec divers noms de « pathologies mentales » qu’on leur colle dessus. C’est très souvent imposé et mal pris par énormément de patients notamment des très rebelles face à ça qui remémorent que les premières catégorisations d’êtres humains ainsi faites ont été initialement élaborées par des nazis et qu’elles ont tout de fascistes à la base…Robert Hare, Hans Asperger ou encore Eugen Bleuer sont autant des références de la psychiatrie actuelle et de la construction de ses modèles que des salauds qui ont historiquement participé aux heures les plus sombres de notre histoire et des eugénistes reconnus…en cela si la critique de psychanalystes gauchistes façon Miller peut être extraordinairement maladroite sur énormément de points et fait au final plus de mal que de bien aux patients qui se retrouvent avec certaines étiquettes diagnostic comme l’autisme par exemple il n’empêche que leurs arguments comme quoi ces catégorisations sont fascistes, eugénistes et antisémites à la base et dans leur fondement même lui se tient en revanche. Même si j’en veux pas aux gens fiers d’être « aspis » parce que la plupart l’ignorent et qu’il leur faut bien un mot rassembleur pour s’unir en dépit de l’histoire glauque de ce dernier c’est entre autre pour ça que juive je préfère pour ma part largement être dite simplement « autiste » que me voir coller l’étiquette « Asperger » outre qu’elle me correspond pas vraiment qui quand même sous prétexte que je parle et que j’ai fait de hautes études m’assimile sans me demander mon avis à un proche du régime nazi et euh genre avec mon origine genre…non quoi. Juste non. Seulement on m’a aussi dit que ces critiques qui pour énormément de gens qui rejettent ces diagnostics dans un mouvement libérateur sont très émancipatrices n’aident pas tout ceux qui les reçoivent que d’autres qui souvent y croient davantage que nous perçoivent cette identité de « malade mental » comme un soulagement et un truc qui sonne vrai pour eux qu’ils intègrent dans leur propre définition d’eux mêmes on peut le voir comme de l’aliénation au sens le plus littéral mais ce serait assez insupportable de se contenter de ça c’est trop simple et condescendant envers ces gens. Par exemple un bon argument pour dire que malgré cet aspect il n’y a pas forcément que 100% des conneries dans ces manuels est que certains diagnostics se sont révélés avoir une pathologie nette et d’origine biologique et ont du coup été transférés de la psychiatrie à la médecine avec le temps historiquement comme l’épilepsie, le syndrome du colon irritable ou encore la fibromyalgie qui existaient déjà du temps où on en savait pas encore assez dessus pour savoir qu’elles n’avaient pas une origine psychique stricte ni primaire…mais organique…peut être qu’un jour on trouvera quelque chose de similaire pour la bipolarité, la schizophrénie ou l’autisme on l’ignore…si on le prend dans un sens trop littéral à ce moment là neurodivergent ne serait qu’une hypothèse puisqu’on ignore totalement si c’est bien causé par des différences de cerveau…pour autant l’important n’est pas vraiment de savoir si c’est une différence d’origine neurologique, cognitive ou psychique mais si c’est une différence qu’on revendique ou qu’on veut s’en débarrasser et ça autant y a de grandes tendances par exemple c’est clair que la plupart des dépressifs veulent ne plus l’être et que la plupart des autistes veulent toujours l’être autant j’ai jamais vu de catégorie du dsm où 100% des gens étiquetés ainsi se retrouvaient dedans, considéraient que c’est une pathologie et voulaient s’en débarrasser…cela dit j’ai aussi vu des gens avec de nettes pathologies organiques comme l’épilepsie revendiquer la neurodiversité et juger qu’y penser ainsi leur a sauvé la vie même si ils sont évidemment ultra minoritaires mais au fond tout ça pour dire que rien n’est simple. De l’autre côté il est aussi nettement prouvé historiquement avec la drapétomanie, l’hystérie ou la psychopathologisation des identités lgbt que ce manuel est aussi rempli de pseudos sciences dénigrant la différence sociale des gens qui ne rentrent pas dans le moule conformiste et usé pour les en punir. On pourrait dire que c’est du passé mais vu tout les débats qu’il y a sur le fait que la dysphorie de genre, le BDSM/la scène fétichiste ou encore divers aspects de la sexualité féminine n’arrangeant pas les hommes y soient psychopathologisés clairement plein de gens sont fâchés de ces étiquettes et les jugent blessantes et inutilement normatives et militent pour leur retrait du DSM voir pour les plus radicaux pour le retrait du DSM tout court et d’autres façons d’aborder la souffrance psychique à inventer qui seraient moins normatives et plus bénéfiques. En gros toute la question sur laquelle les pro et anti diag s’écharpent dans les militants pour de meilleurs soins psys se tapent dessus entre eux est de savoir si ces diagnostics sont bons ou mauvais pour les gens qui les reçoivent…le problème étant que tous ne sont pas d’accord sur ce point et que déterminer lesquelles prédominent n’est pas simple. Une chose est sure aucun marqueur biologique sur déterminant d’une psychopathologie dans le DSM n’a été trouvé quand ça arrive on refile les patients à la médecine organique voir exemples plus haut ci dessus pour le moment du moins, et dans l’ensemble de ceux qui restent dans le DSM du coup bah on a rien trouvé de tel. Le diagnostic est entièrement à la subjectivité du corps médical. En médecine organique ça arrive plus ou moins presque aussi avec les troubles fonctionnels et tout ce qui relève de la douleur ou de la fatigue et donc n’est pas aisément quantifiable donc c’est pas juste que ces médecins font n’importe quoi c’est juste qu’ils travaillent sur du qualitatif donc forcément quand le sujet est l’humain le subjectif l’emporte sur l’objectif c’est en ça qu’un soin psy tiens toujours plus de l’art que de la science même si il est très biologisé parfois dans les techniques d’interventions en usage. Autre point qui fait débat : les gens pensent souvent que cette pathologisation de la souffrance psychique la déstigmatise mais en méta analyses rigoureuses on observe l’effet inverse au niveau collectif donc on continuera de la questionner vu qu’elle dessert la majorité de qui reçoit ces diagnostics mais le faire délicatement est nécessaire pour éviter de voler un outil déstigmatisant pour la minorité que ça déstigmatise vraiment problème ce sont souvent les plus aisés et moins fortement NA alors on a vraiment envie de dire qu’ils s’aident tout seuls c’est pas notre problème mais le truc c’est que c’est pas systématique non plus et au cas où prudence pas tirer de balle contre son camp quoi. Le problème aussi c’est que la psychophobie associé à l’identification à ces étiquettes a été démontrée comme renforçant la souffrance psychique donc on aurait plutôt intérêt de s’en détacher car trop s’y référer même à s’y emprisonner et se dévaloriser, c’est un cercle vicieux de prophétie autoréalisatrice où se croyant malade et inapte à y faire quelque chose on entre dans un problème profond d’impuissance acquise dont sortir est nécessaire pour diminuer la souffrance psychique pour la plupart des gens pour s’en tirer un tel retour critique sur les diagnostics est essentiel donc à encourager et c’est donc pour ça que dans ces courants là quitte à secouer on y incite. D’autant plus que dans certains cas porter ces labels peut conduire plus vite pour peut qu’on pète un câble agressivement en public un jour de pas de chance à plus aisément finir dans une prison pas du tout métaphorique c’est en cela que ces labels sont à combattre comme carcéraux en eux mêmes. D’autant plus qu’il est prouvé que si un psy sait que tu as une « maladie mentale » il a d’autant plus qu’elle est stigmatisée un risque renforcé de moins bien te percevoir et t’aider. Pourtant ces labels sont nécessaires dans la société comme elle est pour l’accès à certaines aides ce qui contraint un nombre croissant de gens à les accepter dans la société actuelle. Ils ont beau être minoritaires les patients psys qui trouvent du confort et du sens dans l’explication symptomatique de leurs problèmes existent et ce serait un peu injuste de par volonté de détruire la machine à broyer les gens psychiatrique ne pas les prendre en compte. D’autant plus que c’est pas comme si anti diag et pro diag étaient des identités mutuellement exclusive pas mal de patients se retrouvant dans l’entre deux de tout ça dans leur propre positionnement ou fluctuant entre ces diverses opinions au cours de leur vie. Au fond un diagnostic de santé mentale est juste un mot et rien de plus qu’un mot c’est le contexte qui en transforme le sens. Il peut être sauveur pour une maman débordée à qui ça fait une excuse pour se sentir dépassée et mortel pour un gamin ou ado suicidaire harcelé dont les harceleurs apprennent qu’il est « cinglé » et je vous laisse imaginer la suite comme ça arrive bien trop souvent ce qui est une des premières raisons pour lesquelles beaucoup de psys refusent qu’on mette des étiquettes psychiatriques sur des mineurs et jugent que c’est forcément une maltraitance en soi de les traiter en soins psys vu qu’ils n’ont pas l’âge d’y consentir perso je suis d’accord avec ça. Ces labels ne garantissent pas moins de psychophobie, plus d’aides sociales et le droit aux traitements adaptés et aidants alors la question de leur réelle utilité sociale et de pourquoi on continue d’en user se pose d’autant qu’ils sont assez déshumanisants surtout dans les études cliniques ou on parle des patients comme de « cas » ou de « contrôles » c’est assez glauque et objectifiant en plus d’être normativiste comme perspective sur l’humain et puis souvent en santé mentale on file aux gens tout un tas de comorbidités qui veulent juste dire au fond que diverses formes de peur et de tristesse chroniques vont souvent ensemble et leur fait croire en leur faisant cumuler les étiquettes qu’ils sont vraiment des « cas » justement irrécupérable et là c’est big pharma et sa pub qui entrent en scène et la suite c’est plus de morts que la cocaine avec ces foutus médocs pour des raisons beaucoup plus pécuniaires que thérapeutiques. C’est tout le problème quand les psys se contentent d’autoriser la lutte contre la déstigmatisation des maladies mentales et cracher sur toutes les autres formes de critiques et de luttes de patients parce qu’ils ne captent pas que le problème n’est pas exclusivement que la société au sens large comprend mal le sens de ces étiquettes et dénigre qui en est porteur ou le parait mais que ces diagnostics stigmatisants ils sont conçus pour l’être et les psys eux mêmes sont en règle générale les pires psychophobes d’où le combat nécessaire à s’en tirer pour beaucoup pour sortir des diagnostics en santé mentale. Après comme ils sont partout il ne faut pas augmenter le nombre de professionnels autorisés à diagnostiquer ; il faut plutôt assouplir la rigidité administrative des institutions qui requièrent un diagnostic pour offrir des services…mais ça se sont les administrations qui le peuvent pas les patients alors nous on est en l’état bien souvent pragmatiquement obligés de courir après pour des aides relatives mais parfois vitales. « Comme il n’est pas prouvé que les « maladies mentales » résultent d’anomalies biologiques et qu’il n’y a rien de pathologique à traiter, le but de la thérapie biologique est de modifier les comportements en les contrôlant, en les stimulant, en les apaisant et en les engourdissant (p. 124). Le problème inquiétant avec les médicaments psychiatriques, les lobotomies et les électrochocs, ce sont leurs effets secondaires invalidants : « beaucoup de traitements psychiatriques endommagent le cerveau ». Ils ne soignent pas la personne, mais la rendent plus docile. C’est le but du traitement d’altérer les fonctions du cerveau (p. 126-127). » ce paragraphe trouvé ici : https://rqasf.qc.ca/sante-mentale/la-maladie-mentale-existe-t-elle, est un très bon reflet de mon expérience avec les médicaments et de ce pourquoi je m’y oppose. Néanmoins qui a reçu ce diagnostic et ce statut de malade mental et le trouve utile pour soit ou a son gout à bien droit à son avis. Faut juste pas oublier que c’est minoritaire et la plupart des gens qui le subissent partagent là dessus mon avis.

Pourquoi et comment le système de santé mentale censure l’opposition des patients mécontents.

On peut se demander pourquoi on les entend si peu alors qu’ils sont au moins la moitié du lot. C’est vrai ça pourquoi? J’ai cherché et en premier lieu il y a tout simplement les problèmes structurels de pouvoir tout simplement plus t’es pauvre, diversement NA et subissant divers autres axes d’oppressions en clair quoi moins ton témoignage si t’es mécontent du traitement que tu as à la moindre chance de pouvoir être entendu d’abord. C’est la première chose qu’il faut savoir par rapport à ça. La deuxième est que ce sont ces mêmes cumulards qui ont le plus fréquemment des traitements merdiques et plus traumatisants qu’autre chose où le but est clairement la punition de leur différence de la norme sociale bourgeoise plus que le soin du mal être…tu m’étonnes que ça ne rende pas hyper joyeux du « traitement » subi. Car oui évidemment du coup c’est les mêmes qui sont statistiquement les plus hésitants et méfiants vis à vis des soins de santé mentale vu qu’on leur en a dit des histoires d’horreurs parmi les proches qu’on eut à les subir qui font qu’ils appréhendent et les mêmes qui sont le plus souvent insolents et agressifs envers les psys ayant de bonnes raisons de l’être vu que ceux ci écrasent les gens comme eux depuis des siècles du poids de leur pouvoir dominateur socialement sur eux. Hélas les sévices de santé mentale étant « offerts » par des gens bien plus privilégiés plus t’as l’air pauvre, énervé et bizarre pour leurs normes sociales à eux plus tu passe pour un fou irrécupérable. Surtout si t’as déjà connu la rue, la taule ou le statut de pute alors là c’est un autre univers qui leur fait peur et que les sévices de santé mentale font tout pour essayer de faire disparaitre par la force la plus brute se substituant à la police pas toujours plus tendrement qu’elle en matière de violences infligées à qui ils détiennent. Inutile de dire que dans ces situations on est plus dans le contrôle social pur et dur que l’aide en quoi que ce soit à des gens en détresse. Et aussi que plus on correspond à ce profil moins on a de pouvoir dans la société notamment en terme de diffusion médiatique de ce que l’on pense et donc plus nos vies sont détruites dans un silence scandaleux. Au bout du compte on peut résumer ce premier point par les patients psys contents de leur sort ayant plus de fric donc de pouvoir médiatique de diffusion de leur opinion sur les soins psys que ceux qui en sont mécontents on les entend plus et leur avis s’imprègne donc davantage dans l’opinion publique donnant à tort l’impression qu’ils sont plus nombreux que ceux qui en sont mécontents. Autre point forcément si il y a plus d’extravertis qui aiment parler que d’introvertis qui n’aiment pas parler parmi les gens que les soins psys comme ils sont aident et vice versa parmi ceux qu’ils n’aident pas ça veut aussi dire que plein de gens qui ont trouvé leurs soins psys catastrophiques pour eux n’aimant déjà pas parlé de base et en ayant été encore plus découragés par ça juste n’en parlent pas. C’est le problème de la fétichisation de la parole qui lui donne trop de pouvoir et de poids en politique et au delà de la changer en gigantesque industrie de moulins à paroles qui brassent toujours inutilement du vent plus gravement ça confisque le pouvoir aux taiseux et apprend à ne pas respecter le silence. Cela crée implicitement un genre de « privilège du plus bavard ». Les introvertis ont bien du mal à se faire entendre et ne pas se faire pathologiser dans ce cadre à l’excès. Les timides c’est encore pire. Et oui c’est bien connu que les gens anxieux socialement parlent moins ouvertement aux autres également et qu’ils s’en prennent plein la gueule face au système psy comme il est plus que ceux qui contre attaquent et osent l’ouvrir ça crée un autre effet de système qui mène à la censure involontaire de leur avis sur le sujet. Et à psychopathologiser un peu vite leurs opinions négatives là dessus à base de « il est renfermé ça se voit qu’il a des problèmes il critique surement son psy par déni » ou ce genre de conneries qui invalident leur parole bien trop vite. Autre biais plus un psy est mauvais ou débutant plus on lui refourgue les personnes qui ont besoin des meilleures approches les plus offrantes en matière de soutien suivi…le magnifique combo pour que si ça se passe mal ce qui est alors généralement le cas se soit la faute d’un « mauvais » patient trop « dans le déni/cas sévère/hypocrite/feignasse etc… » et surtout pas celle du psy…pile ils gagnent face on perd c’est bien simple chaque fois qu’on leur reproche un truc depuis une position aussi démunie…exemple 98% des femmes qui disent avoir été violées par un psy lors de leur thérapie disent la vérité mais presque toutes sont accusées de mensonge ou d’être psychotiques et d’avoir fantasmé le viol par la profession quand la plupart ne sont pas psychotiques et délirantes et même quand c’est le cas ont néanmoins réellement été violées par leur thérapeute au plus fréquent et quand on les met devant le fait accompli ils te pondent des articles populaires en prime c’est ça le pire pour t’expliquer que violer des folles est un acte thérapeutique pour remettre leur cerveau à l’endroit sans qu’aucun collectif anti viol ne s’en offusque non mais on est où là? Chez une minorité dans la profession un certain nombre de critiques contre les maltraitances manifestes par des psys genre ce dont je viens de parler heureusement se fait entendre, les psys critiques refusent le soin forcé et le déclare torture en même temps que nous. Par contre c’est beaucoup plus dur de leur faire comprendre des formes de violences inhérentes à leur position même l’infantilisation paternaliste des patients par exemple est un reproche compris et intégré par très peu d’entre eux. Aussi il y a le problème du langage en la matière il y a des mots clés appris en études de psy en général qui donnent une crédibilité supplémentaire à qui les maitrisent et fait que ceux qui usent de mots plus normaux pour parler de leurs expériences sont moins entendus et crus dans leur vécu brut pas aseptisé par un langage psy pas intégré ce qui donne l’illusion qu’ils sont moins scientifiques et objectifs à tort. En plus les moins suivis par des thérapeutes et plus shootés aux médocs les plus lourds sont ces mêmes mécontents démunis en règle générale…et un des effets connus et recherchés de ces médocs est l’obéissance ce pourquoi beaucoup de ceux qui les ont pris et détestés les ont expérimentés comme une forme de camisole chimique qui tait et qui tue et ça aussi ça réduit au silence les colères des plus humbles et a un rôle majeur dans la reproduction sociale du capitalisme contemporain sans l’ombre d’un doute. Voilà comment on dénigre et invisibilise nos voix.