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Top 10 des clichés anti prolos dangereux pour la lutte des classes dans les fictions.

 

 

 

 

 

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Livres, films, séries télés ou encore jeux vidéos quelque soit la forme d’une fiction en général ces créateurs ne sont pas des prolos et son histoire tourne autour des hautes classes sociales et de leur glorification, Dallas fait un feuilleton des richissimes américains et leurs histoires de famille, James Bond héroïse un agent secret blindé de thune, Iron Man et Bat Man transforme des hommes fortunés en Super Héros et bien des œuvres de Fantasy  ou des fictions pour enfants du Roi Lion au Seigneur des  Anneaux lient le retour de l’ordre et de l’harmonie au retour du roi et tendent à peindre les monarchies comme des utopies idylliques. Bref, les mondes fictifs célèbres et populaires le plus souvent mettent en scène et dépeignent sous un beau jour exclusivement des personnes riches. Parfois des prolos sont présents, généralement au second plan dans les personnages secondaires comme par exemple la servante ou la bonne à tout faire dans bien des œuvres littéraires notamment les classiques appris à l’école comme Racine, Molière et tout ça (oui je sais c’est ancien mais le présenter comme on le fait souvent à l’école sans contextualiser la pièce et analyser le point de vue de classe qui s’y exprime ça revient à éviter d’apprendre aux enfants à comprendre comment fonctionne les classes sociales et c’est clairement un choix des programmes de l’éducation nationale). Encore plus rarement il arrive que des personnages prolos soient mis au devant de la scène dans les personnages principaux, ce n’est pas fréquent qu’ils soient plusieurs. Deux schémas principaux existent, le plus souvent on a un prolo perdu au milieu d’un tas de riches et quelques fois on a une fiction sur des prolos et leur milieu de prolos faite à 100% par des gens qui n’en sont pas. Les œuvres par des prolos, sur des prolos sont généralement des œuvres indépendantes au succès de niche et dont le public n’est le plus souvent pas le grand public et bien sûr il existe aussi des œuvres faites par des prolos, sur des prolos et pour des prolos à grand succès mais ça c’est un cas de figure bien plus rare sur lequel je m’attarderais dans un autre article. Ici je veux juste analyser les dix pires clichés à mon avis sur les prolos dans les fictions à grand succès et en quoi ils sont utiles aux classes sociales élevées pour maintenir les prolos dans une conscience de classe faible et donc éviter que les prolos servent leurs propres intérêts et les pousser à servir ceux des classes possédantes c’est à dire à se tirer une balle dans le pied vu que leurs intérêts sont directement antagonistes à ceux des classes possédantes.

Top 10 des pires clichés de fiction dangereux pour nous les pauvres et utiles à la propagande bourgeoise :

10- Classes laborieuses, classes dangereuses : Ce cliché montre la puissance du prolétariat et la peur que les riches en ont mais il montre aussi les pauvres comme naturellement viciés, mauvais et tendant toujours vers le mal et associe donc dans la tête de plein de gens l’idée de lutter contre le système capitaliste et la propriété à quelque chose de mal quand on est pauvre. D’ailleurs à votre avis pourquoi les couleurs de la lutte des classes le rouge et le noir sont celles des méchants hollywoodiens? Ce n’est pas un hasard le but est d’associer lutte des classes : le mal, l’extrémisme dans l’esprit des gens. Le rouge du communisme qui représente le sang des prolos tués par le capitalisme devient le rouge du sang des supposées victimes des très méchants anticapitalistes et le noir de l’anarchie qui représente le refus des partis politiques et de l’autorité et la mort en hommage aux défunts anarchistes morts pour leurs idées émancipatrices devient le noir du mal absolu et du chaos, du désordre qui y sont associés et paf grâçe à la narration des fictions capitalistes les prolos et les courants politiques anarchistes et communistes deviennent la représentation d’un mal violent, sanguinaire, fanatique et chaotique qui plonge le monde dans le désordre et plus personne ne veut y être associé. Ça a l’air de rien mais vu le nombre de prolos aux idées progressistes qui refusent de devenir révolutionnaires car ça leur paraît trop extrême, violent et fanatique clairement ce type de propagande contre la résistance au capitalisme est efficace.

9-Les prolos sont cons dans les fictions capitalistes, rares sont les pauvres qui brillent par leur culture, leur réussite scolaire, leur capacité d’analyse, leur aptitude à voir au-delà des apparences et des clichés, leur sagessse, leurs connaissances dans un domaine précis non manuel ou tout autre caractéristique associée de façon stéréotypée à la notion d’intelligence. Les bourgeois qui pondent ces fictions montrant des prolos de cette façon démontrent clairement qu’ils pensent les pauvres comme leur étant génétiquement inférieurs en terme de force et d’intelligence. Le darwinisme social n’a jamais disparu de la conception bourgeoise du monde où il reste une idéologie marquée et majoritaire. Cet article par exemple l’illustre bien :

http://www.slate.com/articles/health_and_science/science/2014/01/social_darwinism_and_class_essentialism_the_rich_think_they_are_superior.html

L’essentialisme de classe comme le nomme les chercheurs est bien pratique pour les bourgeois mais les prolos n’ont aucun intérêt à se croire faibles et bêtes par rapport à leurs patrons, cependant le cliché est tellement répandu par la propagande bourgeoise que même eux y croient. Moi même j’ai bien du mal à ne pas me sentir inférieure en force et en intelligence à ceux qui réussissent dans les études et le travail au point d’être ou de devenir bourgeois et une partie de moi leur envie cette capacité que je n’ai pas. Il semble d’après cette étude que les pauvres croient moins que les riches que la richesse est liée à la force et à l’intelligence mais semblent y croire trois fois  plus que ce n’est vraiment le cas selon les études génétiques à ce sujet (qui exagère sans doute le lien entre richesse et force physique et intelligence comptée en points de QI en omettant ouvertement que le QI a été créé selon des critères d’intelligence détérminés par la bourgeoisie et que les divergences d’accès aux soins entre riches et pauvres semblent une meilleure explication de différences physiques entre les deux que la génétique qui n’en est probablement que le reflet. De plus on notera qu’il est pratique au bourgeois de se croire physiquement supérieurs aux pauvres dans l’absolu mais que dès qu’on parle de travaux manuels d’un coup ils deviennent trop frêles et de faible constitution pour les effectuer et les prolos deviennent des colosses surhumains à la force invincible qui s’en charge donc puisqu’ils y sont seuls aptes dans les discours bourgeois. C’est le fameux coup vieux comme le monde de les pauvres sont le corps sans la tête et les riches la tête sans le corps et donc ils ont besoin l’un de l’autre pour vivre, c’est un non sens mais presque tout le monde y croit un peu tant cela nous a été dit et répété par les moyens de diffusion de l’idéologie bourgeoise. C’est utile de défaire cette idée pour lutter contre le capitalisme vu que forcément on est plus efficaces dans le combat quand on se pense égal à son adversaire que lorsqu’on croit qu’ils nous est très supérieur physiquement comme intellectuellement. C’est pourquoi tout cliché qui entretient l’essentialisme de classe sociale est dangereux pour les prolos.

8-Les clichés des fictions créés par les bourgeois font souvent de tout les prolos des tarés irrationnels et incohérents, imprévisibles et incompréhensibles, au-delà même de la psychophobie de cette vision des prolos ce que ça a de dangereux c’est que ça revient à faire diffuser l’idée que toute action ou parole d’un prolo n’a aucun sens et donc à dépolitiser toute initiative ne provenant pas d’un bourgeois. Excuse parfaite de pour quelle raison 70% du temps de parole en espace public est réservé aux CSP+ donc aux bourgeois en France et de pourquoi le travail des pauvres est invisible et payée une misère sans que ça révolte, sans qu’on se demande pourquoi être ouvrier fait gagner moins qu’être patron en travaillant autant et même généralement plus que le patron. Cela lié à l’essentialisme de classe sociale empêche des révoltes collectives de prolos contre le capitalisme en empêchant l’accès à des groupes de prolos politisés aux espaces de paroles et d’actions publiques. Voilà pourquoi ce cliché est utile aux riches et néfaste aux pauvres.

7-L’ouvrier dans les médias produits par des bourgeois quasi tout le temps c’est le même cliché, le même homme blanc cisgenre hétérosexuel occidental, chrétien ou à la limite non croyant parfois, valide physiquement, psychologiquement (oui car la folie des ouvriers dans la propagande bourgeoise est naturelle à leur biologie et les rend violent sans raison contre les bourgeois elle est gênante pour les bourgeois jamais pour les ouvriers eux mêmes qui sont « mystérieusement » immunisés dans les fictions bourgeoises contre toute psychoatypie susceptible de rendre leur travail plus dur) et neurologiquement, adulte d’âge moyen (car montrer que les enfants et vieux prolos sont nombreux à vivre dans la misère et même à travailler horriblement dur pour une somme d’argent ridicule ça le fait moyen dans une fiction bourgeoise bien que ce soit vrai IRL dans de nombreux endroits du monde oú généralement les fictions bourgeoises s’attardent peu), d’apparence banale mais costaud et l’air benêt (il ne doit pas être beau car ça dans la fiction bourgeoise c’est réservé aux riches mais qu’ils soient tous moches risquerait d’être vexant pour une majorité de la population alors dans la fiction bourgeoise les seuls ouvriers moches sont les méchants prolos se rebellant contre l’ordre bourgeois histoire de renforcer l’association  dans l’inconscient collectif entre être moche et méchant), le plus souvent cet ouvrier est pauvre mais ne manque miraculeusement de rien et s’en contente du fait d’une sagesse épicurienne bien pratique et ne se plaint jamais de sa situation, il a plein d’amis qui lui ressemblent, il n’est surtout pas syndiqué et ne fait pas grève sinon il est méchant (sauf dans les fictions écrites par des bourgeois de gauche mais c’est moins fréquent que celles écrites par des bourgeois de droite), il est apolitique, respecte les valeurs style travail, famille, patrie, travaille systématiquement dans une usine car c’est le seul métier de prolo existant et comme il est sympa la bonté divine le récompense et comme par magie il s’enrichit et s’embourgeoise à la fin de l’histoire sans avoir rien fait qui le permette IRL. Le problème avec ce cliché c’est que c’est loin d’être représentatif du prolétariat ni en France ni dans le monde, en vrai plein de prolos sont non occidentaux, racisés, sont des femmes, sont LGBT+, sont handicapés, sont des enfants et des vieux (bien des enfants et des vieux en France et dans le monde vivent sous le seuil de pauvreté), ont des apparences, des capacités physiques et des capacités intellectuelles variées dans des domaines divers, des opinions politiques, philosophiques et morales diverses, un capital social variable, des opinions variées sur les notions de travail, famille et patrie, plein de métiers possibles( des métiers de prolo il y en a plusieurs milliers quand même et seul le tiers des prolos occidentaux font des métiers de la catégorie professionnelle ouvrier) et en Occident sont plus souvent employés de bureau qu’ouvrier d’usine en 2017, et le plus souvent IRL les prolos font tout ce qu’ils peuvent pour tenter de monter l’échelle sociale mais en vrai seul 1% y arrivent en moyenne et de nos jours les cas d’ascension sociale sont en raréfaction,les classes sociales se rigidifient et les rares prolos à pouvoir faire de l’ascension sociale sont des prolos avec de forts liens au monde bourgeois ce qui devient très rare vu que IRL les diverses classes sociales se côtoient de moins en moins. Le problème avec ce cliché c’est qu’il représente l’idéal bourgeois du prolo parfait selon eux et donc n’existe pas. Moins on y ressemble et moins on est visible et on a un poids politique comme prolo et la plupart des prolos n’y ressemblent en rien et ont zéro poids politique.

6-Le cliché des fictions bourgeoises dépeignant systématiquement la vie des prolos comme ennuyeuse, misérable, désespérante et pas intéressante est très violent car il renvoie aux prolos une image négative d’eux même et les frustre de tout ce que les riches peuvent faire et pas eux.

5-Le cliché des familles de fiction pauvres en théorie mais vivant comme des bourgeois avec une belle maison, une grosse voiture, des fêtes fréquentes et des vacances chères régulières est dangereux car à force d’y croire les gens pensent que tout le monde sauf eux mène ce train de vie là ce qui est faux et évaluent mal leur place sur l’échelle sociale. Or avant d’aller à l’école primaire les enfants ont tous conscience de leur statut social exact selon plusieurs études, la conscience de classe est naturelle et spontanée et il faut des années de propagande bourgeoise pour la diluer et faire en sorte qu’une majorité de prolos adhérent à l’idéologie bourgeoise. En primaire les enfants socialisent principalement dans des groupes de même classe sociale plus que dans des groupes d’une même ethnie au Royaume Uni  http://www.bbc.com/news/education-33329575 et il y a fort à parier me basant sur mon expérience personnelle que c’est le cas aussi en France, ces tendances apprises à l’âge du CP continuent et se renforcent à l’âge adulte. Classe scolaire et classe sociale sont très liées, il a été démontré que le principal facteur de réussite scolaire loin devant tout les autres et très loin devant les techniques parentales de bonne éducation est la classe sociale, l’école n’apprend rien elle ne sert qu’à rendre l’essentialisme de classe sociale biologisant plus discret et plus pernicieux en simulant un système qui donnerait des positions sociales en fonction des efforts, du travail et du mérite alors qu’en vrai l’école ne fait que justifier bancalement les inégalités sociales et économiques sur la base du degré d’adhérence aux valeurs bourgeoises mesuré par les diplômes obtenus qui sont comme cela a été analysé avant tout des badges en récompense de la soumission à l’ordre bourgeois. Une étude londonienne a même montré pour un million d’élèves que connaître le revenu de leurs parents permet presque systématiquement de connaître leur moyenne scolaire. En bref classe scolaire et classe sociale ne font qu’un. Du coup ce cliché est très dangereux car il pousse les gens à individualiser les raisons de leurs échecs qui sont en fait prioritairement sociales.

4-Dans les fictions bourgeoises un prolo ne peut être le personnage principal que dans deux types de contextes, le moins commun c’est dans un milieu 100% prolo et dans ce cas la fiction est en général une propagande de bourgeois de gauche pour rallier des prolos à leurs idées politiques et le cas le plus commun est celui où le prolo devient intéressant car il vit un scénario interclassistes en devenant l´ami ou la conquête amoureuse d’une personne de la haute société, le problème avec ces scénarios c’est qu’ils ont tendance à se baser sur une réalité rare et à la glorifier et l’idéaliser complètement comme si l’ascension sociale était le seul moyen pour un prolo d’être un protagoniste intéressant ça revient à sous entendre que la vie des prolos qui ne font pas d’ascension sociale n’a pas d’intérêt, dur pour les 99% de prolos qui n’ont pas d’ascension sociale au cours de leur vie.

3-Le cliché qui veut que les pauvres sont de sales assistés est dangereux car faux, permettant aux bourgois de couper les aides aux gens qui en ont besoin et aussi et surtout car il invisibilise le fait qu’on fait pas plus assisté qu’un bourgeois.

2-L’idée que pauvre : paresseux est très pernicieuse aussi car presque tout le monde y croit en çe qui concerne les plus pauvres que soi et en particulier les personnes très pauvres hors le plus souvent ces personnes sont atypiques, la plupart des personnes sans logis, en prison, en HP ou au chômage sont des prolos tout en bas de l’échelle sociale et atypiques, reprocher à des groupes principalement constituer d’handicapés pauvres et le plus souvent racisés de l’être c’est le sommet d’un système capitaliste, raciste et validiste, pour infos les riches bourgeois sont en France pour plus des deux tiers d’entre eux des personnes valides blanches issues de familles riches, ne me dites plus jamais que le déterminisme sociologique n’explique pas tout je n’y crois plus.

1-Le rêve américain, dans le même genre est pour les mêmes raisons le scénario de la personne qui réussit à s’élever socialement par le travail est dangereux car c’est le mythe anti prolo le plus répandu vu que c’est celui auquel on veut le plus croire quand on est pauvre et qu’on travaille dur mais aussi le plus létal, de nos jours la majorité des personnes pauvres se suicidant ont pour raison majeure de le faire de n’avoir pas pu incarner ce rêve, moi même sincèrement j’en suis très atteinte et si un jour je me tue ce sera sans doute principalement car je n’ai pas été en mesure de l’incarner. Dans le monde une personne se suicide toutes les 40 secondes la plupart le font pour cette raison principalement, ne me dites plus jamais que le capitalisme est le système économique et politique le moins meurtrier à avoir exister entre l’état dans lequel il a mis la faune et la flore, le nombre de guerres qui a jamais été aussi important que depuis que ce système existe (et qui sont meurtrières en masse depuis qu’il existe) et les suicides de masse qu’il a inventé, les répressions sanglantes de ceux qui luttent contre lui ainsi que les morts de faim, de soif, de maladies curables et de pauvreté qu’il n’a jamais empêché tout prouve l’inverse.

 

 

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Pourquoi la domination des milieux militants par les petits bourgeois détruit les luttes.

100% garanti en pur haine jouissive anti bobo, parceque j’avais vraiment besoin de me lâcher, ne m’en excusez surtout pas 😊.

Article pour dire que j’ai trouvé un lien fort intéressant https://www.theguardian.com/global-development-professionals-network/2016/jun/08/burnout-activism-working-class-organising-with-middle-class-comrades écrit par une femme prolo psychoatypique qui a eu l’idée (que j’ai du mal à comprendre mais bon) de militer en milieu végan antispéciste et s’est donc logiquement retrouvé dans le milieu militant le plus bobo qui soit et en a eu ras le bol. Cet article exprime tout les trucs crevants et agaçants qui vont avec être prolo et militer dans un milieu à majorité bourgeoise, la fin me convaint pas déja car c’est pas demain que le véganisme et l’antispécisme me convaincront mais aussi et surtout car je pense pas qu’une lutte interclassiste ait un quelqu’oncque avenir pour moi la lutte dit être menée par des prolos sur tout les axes d’oppression où elle aboutira à rien.

Sauf que c’est le contraire qui se passe en fait. Déja en moyenne à la louche mais aussi au souvenir de Statistiques lues mais que je parviens pas à retrouver mais qui correspondaient à mon vécu 70% du milieu militant dans son ensemble est bourgeois particulièrement la majorité sont des petits bourgeois de culture bobo. Un truc insupportable entre tout avec eux c’est leur critique constante des prolos qui refusent de cautionner leurs mouvements de merde, franchement ils passent presque toute leur vie à cracher sur les prolos pas assez de gauche, pas assez militants et pas assez conscientisés à leur goût bref pas assez d’accord avec eux pour maintenir leur illusion qu’ils parlent au nom du prolétariat dont ils ne font PAS partie. En clair ils luttent plus contre les prolos que pour eux et la plupart des prolos l’ont pigé très vite et fuient ces milieux militants comme la peste. Mais il y a toujours des prolos naïfs/suicidaires et/ou manquant de conscience de classe qui pensent pouvoir retourner la situation et récupérer les mouvements militants pour leur classe sociale à eux tout seuls, je sais j’en ai fait parti en traînant douze années en milieu militant « de gauche » et le pire c’est que je continue à essayer de nous réappproprier nos luttes autant que je puisse y contribuer car je supporte pas de voir ces foutus bobos de merdes nous voler nos espaces de paroles et de luttes historique et mettre bien des nôtres directement en danger de mort de ce fait.

Brève revu de la cata actuelle des milieux militants

1- Médaille d’or : Milieu écolo en général et en particulier milieu autour de la question animale, champions toutes catgéorie du taux de bobos au centimètre carré, quelques rares et isolés prolos comme l’auteure de l’article en question tentent désespérément d’y faire entendre leur voix mais elles sont étouffés presque entièrement par le fait que ce milieu militant c’est Boboland. Dommage l’écologie est trop importante pour la laisser à ce genre de militants mais se réapproporier cette lutte c’est aussi vital que hardcore vu à quel point ils se la sont acccaparés. Ils se rendent même pas compte d’être un des pires dangers pour l’écologie, comme l’auteure le souligne les études scientifiques sur le sujet prouvent que les bobos écolos antispécistes sont bien plus dangereux de part leur niveau de vie pour l’environnement, la faune et la flore que les prolos n’en ayant rien à foutre vu qu’ils polluent bien plus que les pauvres qui n’ont pas autant de moyens qu’eux pour le faire. Tout est dit je crois.

2-Médaille d’argent : Le milieu féministe principalement classique mais le milieu féministe plus ouvert à la diversité des luttes c’est pas mieux côté voix des prolos, dans les deux cas 10% ou moins des féministe sont prolos et celles ci se reconnaisssent bien sûr absolument pas dans ces féministes bourgeoises et comme je l’avais dit précédemment 100% des femmes prolos considèrent que le féminisme en sa majorité ne les représentent pas. J’ai beau être féministe prolo j’en fais partie c’est devenu impossible d’écouter des féministes n’étant pas prolos pour moi ça donne trop envie de les finir à la dynamite.

3-Médaille de bronze : Un peu meme style le milieu pacifiste et antimilitariste et aussi ce que je connais du militantisme anti prison très rarement autogéré bien plus souvent mené par des anarchistes  bobos style charité. En fait ces mouvements sont majoritairement caritatifs et non violents et à écrasante majorité bobo et donc pas efficaces pour un sou. Ce qui est très con vu que les prolos avec des convictions similaires sont nombreux mais cette façon de militer est une vraie blague donc presque aucuns y participent.

4-Milieu LGBT+ : Pareil nettement dominé par les mecs blancs cis gays bourgeois, les bis et trans bobos ont déja du mal à y être entendus alors les LGBT prolos, même les mecs prolos blancs cis gays ne s’y reconnaissent pas, les gouines prolos surtout celles racisées prolos y ont beaucoup de mal et y sont encore plus rares et les bies, transgenres et autres minorités de genre et d’orientation sexuelle prolos y sont rarrissimes. Pourtant les prolos’LGBT+ ça manque pas mais ces mouvements ne les représentent pas du tout.

5-Luttes invisibles : antivalidisme antipsychiatrie notamment, anti agisme, anti aphrodisme, body positive, fat positive, contre l’oppression des minorités religieuses, antixénophobie, Sex positive, pro BDSM, pro polyamour etc… sont particuliers car très fortement dominés par des bourgeois mais des bourgeois un peu spéciaux et minoritaires face aux bobos que leurs préoccupations n’intéresssent pas en général, certains sont bobos eux mêmes beaucoup même mais pas presque tous comme dans les milieux précédents, il faut dire que ces milieux sont si petits qu’en terme de militants ils prennent tout ceux qu’ils trouvent, du coup on y trouve plus de grands bourgeois qu’ailleurs’en milieu militant mais aussi quelques prolos venus du haut prolétariat et avec un fort capital culturel et/ou social, bref ce sont souvent des milieux plus interclassistes mais toujours très dominés par les bourgeois et accessibles seulement à une miniscule partie du prolétariat.

6-Le milieu antiraciste et le milieu anti violences policières allant avec sont assez logiquement parmi les milieux militants les plus prolétarisés même si là encore c’est compliqué, la majorité reste petite bourgeoise même si rarement  bobo et la majorité sont des enfants de prolos parvenus à s’embourgeoiser et ont donc la mémoire des questions sociales et de la lutte de classes dans leur histoire familiale et sont donc bien plus supportables à écouter que les militants bourgeois blancs. Sauf que l’écart entre eux et les prolos avec beaucoup de privilèges comme moi ou meme juste les prolos blancs est plus faible qu’entre les bourgeois racisés et les prolos racisés et beaucoup plus faible que l’écart entre prolos blancs et prolos racisés. Du coup des alliances interclassistes entre petit bourgeois racisés et ouvriers blancs c’est plus aisés à créer que des alliances interclassistes entre racisés encore plus faciles à créer que les alliances entre prolos racisés et prolos blancs.  Les problemes principaux y sont le mépris de classe de la plupart des bourgeois racisés et d’abord et surtout le racisme d’une grande majorité de prolos blancs qui invisibilise les luttes des prolos racisés.

7-La lutte des travailleuses du sexe est un cas particulier c’est le seul mouvement avec celui des femmes voilées à ma connaissance à être majoritairement dirigé mondialement par des femmes racisées même si les orgas les plus connus sont blanches, et les militants les plus connus sont des hommes ou des femmes blancs à fort capital culturel et social même si rarement économique.

D’ailleurs le milieu militant est vraiment rempli de bac+5/+8 alors que la plupart des gens ont un bac+3, oui la majorité des prolos n’ont pas fait de longues études du coup les discussions permanentes de militants autour de x bouquin universitaire militant super long cher et jargonnant qui vient de sortir, x conférences ou la dernière sortie de x intellos militant que personne connaît hors milieu bobo militant c’est franchement relou et insupportable. Même moi qui me suis longtemps forcée à me politiser comme ça pour m’intégrer socialement dans ces milieux et qui aiment beaucoup lire et théoriser des trucs complexes j’ai horreur de ça c’est dire.

Enfin il y a la gauche politique militante classique, anarchistes, trotskistes et communistes autoritaires de nos jours très majoritairement en France en tout cas des bobos avec tout juste le tiers d’ouvriers alors que la majorité des gens votant pour des partis s’affichant comme ouvriers sont toujours des prolos même si la majorité des prolos sont bah très divisés politiquement de nos jours mais toujours plutôt conservateurs, plutôt à droite et plutôt procapitaliste. Bon en même temps plus on est bas dans l’échelle sociale plus on risque de dégringoler encore plus en cas de bouleversement social donc c’est pas si étonnant que ça en fait surtout quand la gauche prolo est inexistante ou en tout cas très invisibilisée. Bref tant que militer sera dangereux les prolos le feront pas et tant qu’il n y aura pas de lutte autonome des prolos militer ce sera militer pour les intérêts de la petite bourgeoisie bobo au détriment de ceux des prolos donc ce sera dangereux.

Heureusement des mouvements de prolos existent et n’appartiennent pas qu’à l’histoire et je compte profiter de ce blog pour visibiliser ces derniers comme j’ai commencé à le faire en faisant un article historique sur le mouvement des chômeurs. Bref pour moi un prolo qui survit au quotidien est un milliard de fois plus militant et anticapitaliste que tout ces bobos de merde qui m’ont fait perdre beaucoup de pouvoir d’action au final et ont fait la même chose au prolétariat en général.

En gros si vous vous demandez en tant que militants si vous êtes un petit bourgeois ou un prolo la réponse est simple si comme moi et cette fille (plus ou moins traduction de son article avec quelques  ajouts perso) :vous avez horreur de la tendance des militants bourgeois à considérer les prolos comme un bloc uniforme alors que de toutes les classes sociales forcément c’est la plus nombreuse et la plus variée, des stéréotypes sur les prolos que les militants bourgeois ressortent constamment, de leur militantisme élitisme de merde, de leur façon de considérer les prolos comme de la merde, des moutons ou des gens qui ont pas de cerveau, de leur façon de nous traiter constamment comme leur caution prolo, de leur romantisation de la pauvreté, du fait qu’ils squattent chez vous et nomment ça du tourisme social, du fait d’être méprisés pour vouloir manger, se loger et espérer un peu d’ascension sociale le permettant et d’être à la limite de se voir cracher au visage’pour ça, d’entendre toujours parler des prolos par des gens qui n’en sont pas et n’y connaissent rien et en parlent en se posant en experts en la matière oubliant alllegrement qu’ils passent leur vie à silencer les rares qui se coltinent de les fréquenter et supportent de les écouter en pouvant se retenir de leur foutre un pain avant la fin de leur blabla, leur façon de considérer les prolos comme à l’origine de toutes les oppressions et de tout les malheurs du monde (oui le capitalisme selon eux c’est à cause de la masse prolo pas assez de gauche pour vouloir changer le système), être regardée par vos camarades bourgeois comme une curiosité sur laquelle faire une thèse car vous êtes en milieu militant mais n’avez ni doctorat ni famille militante depuis la nuit des temps, être mal vu car on a d’autres trucs à foutre que militer comme survivre par exemple, être jugés et méprisés constamment du fait de sa classe sociale clairement perçue comme inférieure et de nos goûts vus comme beaufs, en avez marre d’entendre parler d’expériences qui seront toujours trop chères pour vous comme les voyages internationaux, le fait d’acheter une propriété ou les activités extra scolaire genre théâtre, golf et équitation comme si c’était universel alors que c’est méga cher impossible à envisager pour vous et qu’il vous est très dur de socialiser dans ces milieux là, marre que comme vous faisiez rien de tout ça et n’allait pas dans plein de restos et cafés mais au Lidl pour vous nourrir on vous juge directement et en vous le disant comme ennuyeux et ayant une vie ennuyeuse, marre que dès que la lutte prennent une forme un peu énervée organisée par des prolos elles est censurée par les camarades alors que lorsqu’elle est organisée violemment par les militants bourgeois mettant en danger des prolos elle est glorifiée, marre que ce soit impossible pour des prolos de parler de leurs vies de prolos sans être silencés en milieu militant, marre de la police du langage qui empêche tout les gens qui parlent normalement et refusent à juste titre de se coltiner une LV2 jargon militant politiquement correct pour pouvoir participer aux luttes soient systématiquement virés des milieux militants au point que vous pensez ce langage est plus un signe de reconnaissance pour exclure les prolos et rester entre bobos qu’un truc qui à quoi que ce soit de « safe »(traduction : sécurisant en langue militante bobo), comme l’athéisme obligatoire rebutant beaucoup de prolos cathos, juifs et musulmans voulant s’engager dans les luttes, marre que les gens au comportement et/ou aux habits trop marqués prolos soient toujours rejetés de ces milieux (c’est particulièrement vrai de certains banlieusards au look caillera et au langage téci authentique que j’ai vu très vite rejetés de ces milieux militants car leur simple existence ridiculisait les prétentions des militants bobos à savoir quoi que ce soit sur les banlieues étant inaptes à même comprendre la façon dont certaines personnes y parlent et aussi encore plus de comprendre la variété sociale, de comportements, de vêtements, d’origines, de cultures, de façon d’être racisés ou pas d’ailleurs car il y a aussi plein de blancs dans les banlieues pauvres, d’idéaux et d’opinions politiques des gens vivant dans les banlieues françaises pauvres pour de vrai et pas dans des clips de rap clichés), marre que toutes nos erreurs de français soient toujours soulignés par les militants bobos qui en font eux même plus que nous mais qu’on est pas en position de souligner, marre qu’on considère qu’on maîtrise forcément l’anglais à la perfection (d’ailleurs promis je traduit tout les articles et liens avec des choses écrites en anglais, supprime un Max de jargon militant et corrige toutes les erreurs politiques causées par le mépris de classe intériorisé sur ce blog des que j’atteins les 100 articles), marre qu’on nous engeule si on veut pas apprendre des langues étrangères car pour bien des prolos c’est plus une perte de temps qu’autre chose, marre aussi qu’on nous empêche de parler nos langues régionales qui ne sont pas des patois et n’étaient pas minoritaires avant que les bourgeois nous oppressent pour oser les parler, marre que les luttes pour préserver nos cultures régionales, les luttes indépendantistes et tout ce qui globalement sert à préserver, transmettre et faire prospérer nos cultures de prolos soit méprisé et taxer de raciste et nationaliste par des bourgeois militants quasi systématiquement blancs en prime, marre que les militants bobos parlent toujours aux militants prolos comme si ils avaient cinq ans, marre que notre diplôme et notre travail plus ils sont prestigieux socialement aux yeux des bobos plus ils nous donnent de crédit en milieu militant et qu’être chômeur ou pas très diplômé ou encore plus si on est sdf fait qu’on est vite très très méprisé comme si on était pas humain, marre d’être encouragé à faire des actions illégales dangereuse pour les prolos glorifiées par les militants bobos et d’y être fortement incités car les autres militants nous méprisent ouvertement si on y participe pas pour se retrouver en taule, en GAV ou avec les conséquences psychologiques de ça sans les moyens de payer quelqu’un pour nous aider avec ça tandis qu’eux ils ont un avocat qui les empêchent de risquer ça sans compter que vivre ces expériences est très différent selon la classe à laquelle on appartient (ce qui est encore plus vrai pour les prolos racisés d’ailleurs), mais marre aussi qu’ils nous méprisent quand on fait des choses illégales pour gagner de la thune même si c’est juste bosser comme baby Sitter au noir sans compter qu’en plus côté drogues et putes c’est les premiers consommateurs mais jamais ils ne laissent d’espace aux travailleuses du sexe ou au dealers dans leurs rangs d’ailleurs leur critique constante de la passion des prolos en particulier d’une catégorie très spécifique de prolos banlieusard racisés exerçant des métiers illégaux et donc criminalisés sur lesquels leur haine se concentre au prétexte que ceux ci auraient une passion du capitalisme et glorifierait l’argent facile, l’ascension sociale par le crime et la culture bling bling du fric avant tout c’est la preuve qu’ils ne pigent rien aux prolos, la fascination de l’argent et du pouvoir formidable qu’il confère c’est facile à critiquer quand on en a toujours eu mais si ils y étaient si étrangers qu’ils se le prétendre lutter avec eux coûterait moins cher et du fric ils en filerait pour aider les luttes des prolos qui leur en demandent au lieu de les dénigrer car ils en demandent (ok ça leur arrive de se la jouer charité mais ils ont une fâcheuse tendance à faire ça que quand les prolos leur ont rien demandé et que ça les met plus dans la merde qu’autre chose d’accepter la thune en question et surtout si ça les endettent), marre que nos réactions de prolos à leurs conneries soient censurés qu’on est passé le droit de se foutre d’eux ouvertement par exemple quand ils disent des trucs ridicules, marre de leur incapacité à écouter une critique aussi simple et légère qu’elle soit sans y mettre les forme pendant 3000 ans pour pas les offusquer, marre qu’ils sont infichus de parler clairement, simplement et directement mais toujours dans des longs discours fleuves  alignants les mots compliqués pour masquer la connerie du fond de leur pensée et les idées vagues, floues, sous entendues et référencés pour éviter que les prolos pigent qu’ils sont en train de lutter contre eux, marre de devoir parler en morse pour être compris par eux, marre qu’ils aient réussi à nous faire intégrer leurs codes de langage et penser en partie comme eux à cause du mépris de classe intériorisé colossal qu’ils nous ont instillé à force de les fréquenter en milieu militant, marre de pas pouvoir les secouer un peu violemment quand ils le méritent à cause de leurs privilèges de classe qui rend le fait de tenter de leur coller une droite dangereux pour moi même quand c’est pas l’envie qui m’en manque et marre qu’ils nous trouvent pas assez rebelles contre les bourgeois alors que ce sont nos patrons et leurs parents.

En gros test : Si tu te reconnais dans ce ras le bol tu es prolo, si ce n’est pas le cas et surtout si tu es outré par mon article et/où celui de cette fille, tu es un bourgeois militant, à en juger par les commentaires sous l’article de cette fille c’est flagrant. Deux exceptions à cette règle les gens qui vivent dans des pays où le militantisme prend des formes différentes de celles que j’ai décrites ici en termes de classe sociale et les quelques prolos tellement aliéné à la pensée bobo bourgeoise qu’ils ont intériorisé le mépris de classe au point de ne plus penser par eux même mais comme les bourgeois militants le leur ont appris, si vous avez encore un doute sur votre classe sociale maintenant demandez vous tout connement si vous avez le même capital économique que le militant moyen ou pas, si vous êtes aussi ou plus riche qu’eux vous êtes un bourgeois militant si ce n’est pas le cas vous êtes un prolo.

Et bien sûr ce test n’est applicable qu’aux gens ayant connu un tant soit peu un milieu militant de l’intérieur.

MAINTENANT les bourgeois militants faites un truc vraiment révolutionnaire pour une fois dans votre vie quand des prolos essayent de s’auto organiser sans vous FERMEZ VOS GEULES UNE BONNE FOIS POUR TOUTE ET LAISSER LES FAIRE MERCI D’AVANCE. Comme ça la révolution que vous vous impatientez tant de voir viendra beaucoup plus vite.

Cette fille et moi si on a connu le burn out c’est en grande partie à cause du taux abracadabrant de mépris de classe subi dans nos vies, mon burn out est complètement à cause de ça en fait personnellement et j’ai connu plein de militants prolos qui ont eu des dépressions, troubles anxieux et burn out militants pour les mêmes raisons, bon moi en plus je me suis coltinés les bourges pendant mes études aussi et c’était d’une violence qu’on peut pas imaginer sans la vivre. Bref j’ai choisi mon camp toute ma vie je lutterai pour les prolos et contre les bobos et si aux yeux des militants bobos ça fait de moi une gonzesse beauf réac facho et attardée tant mieux ça veut dire que je leur fait peur et donc que la lutte est efficace. Tremblez bobos l’heure de la fin de votre honteuse récupération politique et réappropriation culturelle des luttes et de l’histoire des prolos va bientôt sonner MOUHAHAHA 😈!

Et pour se moquer un peu des bobos car c’est gratuit et ça fait du bien :

 

 

 

 

à la Une

Comment qu’on se débarrasse donc des oppressions internalisées?

IMG_0942.JPGOppression internalisée c’est du jargon de militant qui se la raconte mais en vrai ça désigne une réalité assez simple : des groupes de personnes qui ont une position sociale inférieure dans notre société inégalitaire comme les femmes rapport aux hommes ou les pauvres par rapport aux riches par exemple ont un certain nombre de stéréotypes négatifs qui circulent sur eux, par exemple « les chômeurs sont des parasites sociaux », « les ouvriers sont bêtes », « les femmes sont nulles en maths » et j’en passe, on a tous déjà entendus ces phrases, quelqu’un qui internalise une oppression finit par croire consciemment ou non à une partie de ses clichés et agir en fonction de ceux ci que ce soit pour les contrer ou pour s’y conformer. Ces clichés sont diffusés et entretenus par les groupes sociaux dominants pour maintenir leur pouvoir sur les groupes sociaux dominés. Tout est fait pour qu’un maximum de gens considèrent qu’une personne dominée agit immoralement si elle agit d’une façon qui conteste sa domination et moralement si elle s’y soumet. Par exemple une fille qui joue au foot sera plus mal perçue moralement qu’une fille qui joue à la poupée car perçue comme pas féminine c’est à dire en train de contester l’ordre patriarcal et les normes de genre.

Tout ça c’est pas juste du blabla de militant, ça a des conséquences graves sur les individus et les groupes sociaux concernés que cela affaibli considérablement. La majorité des gens sur Terre appartiennent à au moins un groupe oppressé et il est impossible d’en être sans avoir internalisé partiellement ces oppressions. Mais comment ce débarrasser collectivement de ce problème qui fait que nous n’avons pas assez de force pour nous libérer collectivement des oppressions que nous subissons et qui a des conséquences directes sur nos vies?

En effet comme ça cela parait très abstrait mais au niveau des individus les oppressions internalisées ont des conséquences directes sur la santé physique et mentale des individus.

Il a été démontré par un nombre conséquent de recherches en sciences sociales, psychologie et médecine que les oppressions internalisées augmentent physiquement les risques de dysfonctionnement sexuel, de séropositivité et d’hypertension https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/15359074 (cette étude montre que la sévérité de l’hypertension, la difficulté des personnes oppressées à percevoir leur oppression et le degré d’oppression internalisés sont corrélés).

De même psychologiquement il est prouvé que les oppressions internalisées sont la cause principale des psychoatypies suivantes : dépendance/ et addictions en tout genres, trouble dysmorphique corporel, troubles du comportement alimentaires (anorexie, boulimie et orthorexie), troubles anxieux (phobies, trouble panique, anxiété sociale, trouble de l’anxiété généralisée, trouble obsessionnel compulsif et trouble post traumatique) et dépression et que les envies suicidaires, tentatives de suicides et suicides effectifs y sont presque systématiquement reliés.

Cela veut donc dire que une des psychoatypies que j’ai eu et deux de celles que j’ai encore ont pour origine des oppressions internalisées.

Sur les groupes sociaux il y a également des effets délétères et il a été démontré que les oppressions internalisées sont la source principale des problèmes sociaux suivants : la peur de l’intimité, les conflits internes aux groupes opprimés, la détention d’un capital culturel, social et économique trop faible pour permettre la satisfaction des besoins premiers, les problèmes de couple, le déficit d’éducation sexuelle, les comportements à risques, le fait d’accepter de faire n’importe quoi au détriment de tout ce qui peut être important pour nous juste pour un travail salarié ou une autre source de revenus, l’acculturation, l’isolation sociale, les violences conjuguales, la croyance en des stéréotypes négatifs et avec leur transmission et leur perpétuation, la violence et les crimes violents meurtres inclus.

En résumé le monde serait bien plus agréable à vivre pour tous sans les oppressions internalisées et les gens seraient plus heureux si ils s’en débarrassaient. Oui mais comment? Bon déja il faudrait que les gens des groupes sociaux dominants arrêtent d’oppresser ceux des groupes dominés d’après ces recherches ça passe par trois étapes déjà accepter qu’être dans un groupe de dominant fait de nous des oppresseurs potentiels du fait de notre socialisation sur ces points. Par exemple en tant que blanche je peux avoir des comportements racistes sans m’en rendre compte du fait de ma socialisation dans le groupe dominant sur ce point, s’en rendre compte c’est la première étape pour l’éviter.

La seconde étape est d’éviter de culpabiliser individuellement les dominants de leur position sociale car cela a été démontré comme largement contre productif, les braquant et donc les rendant plus oppressifs. Ainsi par exemple dire à une personne qu’une phrase qu’elle à prononcé est sexiste fonctionne mieux pour la faire réfléchir à cela et devenir moins sexiste que de dire à cette personne qu’elle est oppressive envers les femmes car alors la personne va voir son image d’elle même mise en danger par vos accusations et pour se protéger se percevoir comme gentille et vous percevoir comme méchant et amalgamer ce que vous lui avait reproché avec ce que vous êtes, une femme, et du coup va devenir plus sexiste qu’avant.

Enfin quand une personne dominante n’ignore plus l’être et arrête de le prendre personnellement quand on lui reproche des comportements dominants car elle a compris que c’est sa socialisation qui la rend ainsi et que ça n’en fait pas une personne mauvaise pour autant sur un plan moral elle est prête pour entendre les conséquences des comportements dominants sur les personnes dominées et donc à vouloir supprimer les siens. La troisième étape arrive donc quand la personne dominante commence à devenir une sympathisante des causes des dominées et apprend petit à petit à les considérer et à les traiter de plus en plus autant qu’il lui est possible comme ses égaux.

Il faut bien se rendre compte qu’on est presque tous dominants sur certains plans et  dominés sur d’autres. On a donc tous avantage objectivement sympathisants des groupes sociaux dominés auxquels on n’appartient pas car ces solidarités interoppression accéléreront l’effet des luttes anti oppressives de chaque groupe dans un cercle vertueux.

Mais si lutter contre les oppressions qu’on perpétue comme dominant est le plus efficace pour les luttes collectives, lutter contre les oppressions internalisées que nous avons du fait d’appartenir aussi en général à des groupes sociaux dominés c’est important pour le bien être et la santé individuelles. C’est fondamental, en effet ce n’est pas égoïste de vous occupez d’abord de vous sur ce plan là car les oppressions internalisées c’est très dangereux et vu qu’elles sont la cause principale des suicides qui tuent environ une personne toutes les 40 secondes sur notre planète http://www.bbc.co.uk/news/health-29060238., qu’importe vos échecs, vos erreurs et leur gravité si vous voulez lutter à votre échelle contre les oppressions qu’importe à quel point votre action vous semble dérisoire, votre utilité sociale sera toujours plus forte si vous êtes vivants que morts. Du coup il faut s’en occuper et prendre ça au sérieux.

Mais comment? 13 moyens efficaces de lutter contre on étés identifiés :

1/Éviter le perfectionnisme autant que faire se peut. En effet essayer d’être le militant anti oppression absolu et se flageller à chaque fois qu’on y échoue c’est contre-productif et d’autant plus problématique que plus on est concerné par un nombre important d’oppressions plus on a de risque d’être éloigné de l’idéal du parfait petit militant car pour être un super-militant qui ne fait jamais d’erreurs politiques il faut beaucoup de privilèges en vrai. Et puis surtout car un trop grand écart entre qui on est et qui on aimerait être entretien une image négative de soi même et est donc dangereuse pour notre santé. Bien sur tout le monde n’a pas les mêmes capacités à éviter le perfectionnisme et si vous y tendez naturellement et avez du mal à vous en défaire bah la première étape c’est de ne pas vous autoflageller car vous n’êtes pas assez parfaitement antiperfectionniste à votre goût.

2/ Eviter autant que faire se peut le moralisme dans la lutte contre les oppressions intériorisées, arriver ou ne pas arriver à vous en défaire ne fait pas de vous une personne bonne ou mauvaise et si c’est dur pour vous que ça vous prend du temps cela ne signifie rien de plus que le fait que vous avez probablement subit beaucoup d’oppressions au cours de votre vie et ça vous n’y êtes pour rien. Vous réagissez comme vous pouvez. L’accepter c’est la première étape pour vous sentir bien par rapport à ça.

3/Ensuite il convient d’identifier les stéréotypes négatifs sur vous même et votre groupe social et ceux qui ont été intériorisés par vous et qui vous font le plus de mal car après tout autant vous débarrassez des plus dangereux pour vous en premier. Par exemple moi j’ai eu l’idée de cet article car j’ai passé une très mauvaise nuit hier à cauchemarder en me répétant en boucle dans ma tête des clichés et stéréotypes négatifs que j’ai interiorisés sur ma déficience empathique et mes traits autistiques donc c’est ça qui me fait le plus mal en ce moment et que je dois le plus vite faire sortir de mon cerveau pour mon bien être personnel.

4/ Une fois qu’on sait quels sont les stéréotypes qui nous font le plus mal il nous faut apprendre à identifier les comportements oppressifs causés par ses clichés ce qui fait reculer les oppressions internalisées car on perçoit mieux le fait que ce n’est pas nous qui sommes en tort d’agir comme on le fait mais l’autre personne qui a des préjugés sur un des groupes sociaux auxquels on n’appartient. Du coup on prend ces commentaires négatifs moins personnellement et on peut les mettre plus à distance. Par exemple si une personne pense que je ne l’écoutes pas car je ne la regarde pas dans les yeux, plutôt que de culpabiliser de n’avoir pas su respecter ce code social je me rendrais compte que cette personne ne comprend pas que comme un certain nombre de neuroatypiques je fais ça car ne pas la regarder dans les yeux m’aide à mieux réfléchir à ce qu’elle me dit et donc je l’écoute et si j’en ai l’énergie je le lui expliquerai au mieux que je puisse et j’aurais ainsi transformé un moment négatif pour nous deux en un moment positif pour nous deux.

5/Si ce qui est probable notre apparence n’est pas celle de la beauté incarnée et fait partie des choses qui nous complexe, essayer de trouver des personnes que l’on trouve belles et qui partagent certains de ce que nous percevons comme nos défauts physique. Moi par exemple qui suis en surpoids et donc visiblement grosse écoutez des chanteuses rondes et/ou grosses que je trouve belles me fait du bien sur ce plan là et m’aide à moins complexer sur mon poids.

6/Trouver des sources d’éducation/de culture sexuelle aussi inclusive que possible si besoin est. Par exemple je suis une femme handicapée polyamoureuse et j’aime le BDSM de temps à autre ça me fait donc du bien de lire des choses sur la sexualité écrites par des femmes, encore plus par des femmes handicapées quand je trouve ce type de ressources et de temps en temps ça me fait du bien de trouver des portraits positifs du polyamour et du BDSM. Pour les personnes qui contrairement à moi appartiennent à des minorités sexuelles oppressées ce point est encore plus important car avoir du soutien sur ce point peut beaucoup vous aider à lutter contre les oppressions intériorisées.

7/Apprendre la véritable histoire des groupes oppressés auxquels on appartient, par exemple j’ai été beaucoup plus à l’aise avec le fait d’être une femme quand j’ai découvert tout ce que nous autres femmes avons fait et à quel point notre rôle à été central et non secondaire dans l’histoire de l’humanité, cela a été pour moi une grande source de confiance sur ce point.

8/Pour moi et les adultes ça c’est trop tard mais si vous connaissez des enfants redoublez de vigilance vis à vis d’eux et dites/faites le moins de choses potentiellement oppressives devant eux car plus les stéréotypes négatifs sont intégrés jeunes plus ils sont difficiles à défaire. La seule chose qu’on puisse en faire une fois adulte c’est de se souvenir si on le peut de comment on à intégrer ces stéréotypes étant jeunes. Par exemple je sais que j’ai intégré les stéréotypes négatifs qui m’ont pourri ma nuit sur les traits autistiques et le déficit empathique de deux sources principales mes parents très validistes sur ce point et aussi et surtout les élèves qui me harcelaient à cause de ça au collège et au lycée, je voudrais bien que ce passé devienne un passé lointain qui n’a plus de conséquences sur mon estime de moi présente mais savoir que ce n’est pas le cas c’est déja une première étape pour allez vers ce but. Et si vous êtes mineurs et lisez ça n’écoutez surtout pas les gens qui se moque de votre physique, de votre culture ou de votre caractère, vous êtes vous et vous êtes très bien comme vous êtes.

9/Trouver des moyens de percevoir ses traits en vous qu’on vous à appris à détester car ils étaient liés aux groupes sociaux dominés auxquels vous appartenez comme positifs, cela peut passer par beaucoup de moyens mais les plus efficaces sont ceux qui sont ritualisés semble t’il. C’est à dire que trouver un moyen régulier de fêter votre appartenance à ces groupes dominés et la fierté qu’elle vous fait ressentir c’est très utile à la fois pour vous redonner de la force et en redonnez à ces groupes sociaux dans leur ensemble en les unifiant autour d’un événement qui les rend plus visibles, plus puissants et donc plus fiers. Prenons le fait d’être une femme par exemple comment le ritualiser? Cela peut être un événement annuel comme la journée des femmes du 8 Mars, une chose qui a lieu mensuellement, le fait de consacrer un jour qui vous semble signifiant dans le mois pour célébrer les femmes à votre façon comme je sais pas moi la pleine Lune par exemple (évidemment les évènements sociaux auxquels tous participent comme les fêtes sont plus efficaces mais on a pas tous la capacité d’y participer et je suis court sur ce point donc je fais comme je peux en inventant des rituels à ma façon, et tant qu’on y est on parle pas d’une chose religieuse plus de genres de célébrations style mini anniversaires), un jour de la semaine que vous y consacrer le Vendredi par exemple et/ou un moment de chaque journée bref pendant lequel vous faisez un geste quelquoncque qui signifie que vous y pensez par exemple dessiner un symbole féminin sur une feuille, vous collez un pins féministe sur la veste, écoutez une chanson qui vous parle enfin ce que vous voulez de court et de symboliquement signifiant qui vous connecte à cette expérience d’une façon qui vous donne de la fierté. Vous êtes pas obligé de faire tout ça un seul truc suffit si vous n’en voulez pas plus et vous pouvez en faire encore plus si ça vous amuse. L’idée c’est avant tout que ça vous corresponde, que ça vous parle et que ça vous donne de la force. Tout ce cirque doit par contre être très symbolique et imagé pour frapper votre « inconscient » et donc y imprégner cette fierté qui y remplacera progressivement la honte d’être d’un groupe dominé par de la confiance et de la sûreté. C’est le but de cela.

10/Se reconnecter avec les pans de notre identité dominés qui nous ont été arrachés par nos oppresseurs, par exemple je suis en partie d’origine Corse mais j’ai vécu loin de ma terre familiale et j’ai perdu énormément de cette culture par acculturation à la vie du continent, à chaque fois que je découvre quelque chose qui me permet de mieux comprendre ce qu’est la culture corse ça me fait du bien car ça me reconnecte avec mes racines et me renforce. Tout les groupes dominés ont leur culture propre par exemple lire des shojos, mangas pour filles, comme Fruits Basket par exemple ça m’a fait beaucoup de bien car ça m’a fait redécouvrir les forces féminines et les côtés positifs de la féminité et m’a beaucoup aidé à accepter cette part de moi que notre monde macho rejette à la période délicate de l’adolescence.

11/Prévention politiquement conscientisée des comportements suicidaires. C’est à dire que si vous ou quelqu’un d’autre est en proie à ce genre de sentiment vous devez essayer de mêler votre connaissance de la personne et des causes politiques du suicide et des envies suicidaires pour l’aider au mieux et chaque fois que vous en avez la capacité fissurez le tabou autour de ce sujet. Cela peut sauver des vies.

12/Pas de hiérarchie officielle, les groupes non officiellement hiérarchisés contrairement à ce qu’on pense d’ordinaire le sont moins que ceux ou les statuts hiérarchique de chacun sont clairs et il est démontré qu’une forte hiérarchisation des rapports sociaux augmente les oppressions internalisées. Alors passé autant de temps que possible dans les lieux non hiérarchisés fait du bien.

13.N’utilisez la non mixité qu’en cas où l’on est trop oppressé pour avoir accès à ses besoins autrement, cela car ne dépendre que d’un groupe restreint de personnes rend plus fragile surtout quand on n’a pas beaucoup de capital social, culturel et économique. Au début  ça m’avait étonné car la non mixité, fait de se retrouver seul avec d’autres personnes du même groupe social dominé que nous sans personne du groupe social dominant, soirée entre meufs par exemple, peut être un outil politique puissant contre les oppressions internalisées mais son utilité et ses risques varient beaucoup d’une personne à l’autre en fonction de notre statut social. Par exemple beaucoup de gens sont dépendants pour leur survie de personnes qui sur certains points les dominent socialement, une dame âgée dépendante de son fils par exemple. Donc là non mixité seulement si vous pouvez, quand vous pouvez et si ça vous est personnellement bénéfique.

Bien sur tout ça est diversement accessible d’une personne à l’autre alors ne suivez pas forcément tout, faites votre tambouille perso en vous aidant ou pas comme vous le sentez de ces conseils dont j’espère qu’ils seront utiles à quelqu’un et surtout prenez bien soin de vous et je souhaite que vous parveniez à surmonter les épreuves qui vous attendent, courage.

Dernier point important pourquoi certains ont plus de mal que d’autres à se débarrasser des oppressions internalisées? D’abord ce n’est pas une question d’efforts ou de force mentale, ceux qui n’y arrive pas ne sont pas feignants ni faibles, leurs difficultés ont de vraies explications. Souvent plus on est oppressé sur plusieurs plans on intériorise d’oppressions car elles se nourrissent des mêmes mécanismes et donc elles s’amplifient et se nourrissent les unes des autres. C’est pour ça que plus on est bas dans l’échelle sociale plus monter est difficile alors qu’il est nettement plus aisé d’en descendre. Votre statut social n’est pas une chose qui se change aisément, s’en vouloir de ne pas arriver à s’élever socialement autant qu’on le voudrait fait plus de mal que de bien. Comme on l’a vu les protections possibles contre ces effets d’oppressions intériorisées sont diversement accessibles à chacun ce qui est aussi lié au capital social, économique et culturel de chacun, basiquement plus on en a besoin moins on peut y avoir accès. Donc si vous le pouvez diffusez tout ce qui vous parait potentiellement utile pour ça à un maximum de gens c’est encore le plus utile.

En conclusion n’oubliez jamais de vous aimer autant que vous le pouvez car vous êtes quelqu’un qui a droit à l’amour (au sens large) puisque vous êtes une personne et ce droit est inaliénable pour toute personne, je sais que certains sont très seuls même si plus souvent on se croit seul mais on n’oublie qu’on est aimé de beaucoup. On est toujours important pour quelqu’un, vous n’imaginez probablement pas votre force et le nombre de vies que vos avez pu changer en bien au cours de la votre, nous autres humains sommes tous membres d’une même société et apportons tous notre pierre à cet édifice, ce n’est qu’ensemble qu’on peut construire la suite de cette histoire. Ne croyez pas qu’apprendre à vous aimez fera de vous une personne égocentrique, ne vous l’interdisez pas en croyant erronément cela, la plupart des humains sous estiment la force qu’ils ont, la redécouvrir vous rendra plus indulgent envers vous même et par la même envers autrui, vous comprendre et vous aidez à la mesure de vos moyens ne peut que vous rendre plus gentil avec tout le monde et donc plus à même de convaincre les autres de vous suivre sur ce chemin et de changer ce monde en un endroit meilleur ensemble. Vous êtes ceux qui porte en eux la lumière des lendemains qui chanteront puisque vous êtes là pour les construire. Cela parait mystique comme ça mais en fait ça se résume en une seule idée très simple, vous êtes tous formidables, ne l’oubliez jamais.

 

 

 

 

 

 

Borderline et féminisme.

On m’avait demandé si je pouvais en tant qu’alliée non concernée elle même mais jugée pas trop pourrie par une part des borderlines que j’ai connu qui ont apprécié mes quelques articles sur ce sujet si je pouvais pas écrire un livre de self help ou développement personnel pour les aider et non je peux pas…car je hais le self help et le développement personnel je me suis rendue compte en tentant c’est tellement…sexiste. Voilà je l’ai dit vous devinez donc au titre où je vais partir n’étant ni borderline moi même ni psy mais une femme néanmoins je vais écrire à partir de là sur ce sujet parce que juste c’est pas possible au bout d’un moment déjà que quand je lisais des choses sur les hommes borderlines comme mon mari il y avait plein d’horreurs validistes les prétendant monstrueux sans prendre la peine de les rencontrer et les comprendre…quand c’est de femmes borderlines qu’on parle le « monstre » que la société produit dans son imaginaire collectif stigmatisant autour fait moins peur en elle même…mais est effrayant en ce qu’on la façonne avec un tas de clichés sexistes dignes du XIXème siècle. Bref vous avez compris la seule chose qui m’a impressionnée dans la littérature psy sur les borderlines c’est son profond sexisme et c’est ça que j’ai décidé de critiquer dans un article aussi long qu’un bouquin à la place de ce qu’on m’a initialement demandé l’idée a été appréciée et motivée par mes proches étiquetés borderlines plus encore que le plan initial donc j’en ait été beaucoup encouragée. Le but reste une aide pratique, armer les gens contre le sexisme dans ce qu’on dit des borderlines est forcément utile sur ce plan. De borderline je connais mon mari, un ami et quelques connaissances féminines. Pour écrire ça je me suis pas contentée de la littérature psy j’ai lu sur Internet le témoignage de centaines de borderlines différents pour tenter de faire la synthèse de ce qui revenait le plus. J’admets cependant avoir eu pour biais même si j’ai pris les deux en compte d’avoir moins écouté les témoignages ne faisant que répéter ce que les psys en disent que ceux qui étaient critiques du diagnostic qui me parlaient simplement bien plus. Et préféré la lecture de sites de borderlines se considérant neurodivergents ou s’apportant un soutien mutuel dans des sites anti psy ou au minimum loin du système de santé mentale genre blogs ou autres plutôt que sur des sites et forums consacrés à la santé mentale pour rester au plus près du vécu des gens non réinterprété par les psys. J’ai fait zéro seconde d’études de psycho et je ne suis pas borderline mon statut est « proche de personne qui le sont » au mieux donc si vous l’êtes vous mêmes et pensez que j’ai tort en me lisant fiez vous à votre expérience pas à moi. On m’avait demandé le même genre de choses pour tout les diagnostics du cluster B en raison que la stigmatisation fait que les gens lisent plus les proches que les gens en ayant un hélas difficilement jugés fiables même quand il s’agit de parler de leur propre expérience le but ici étant donc surtout d’informer des biais stigmatisants justement les proches non diagnostiqués d’un diagnostic du cluster B (pour BAD « méchant » déjà qu’est ce qu’une notion pareille fiche dans un DSM prétendu scientifique, objectif et neutre? Le problème comme vous pouvez le voir commence à sauter aux yeux assez vite à adopter un léger recul critique sans grand besoin de savoir psy pour le faire) qui ne les auraient pas repérés et traiteraient leurs proches avec ces diagnostics aussi mal que le psyvalidisme des psys y encourage puissent réaliser les biais et réduire ou éliminer ce type de comportements qu’ils ont envers les gens avec un diagnostic du cluster B qu’ils connaissent. Je prétends à rien de plus et si j’y arrive ce sera déjà extrêmement bien mon but idéal avec cet écrit est accompli si une fois quelqu’un se rend compte d’une chose psyvalidiste (et sexiste) dans le traitement usuel des borderlines dans notre société dont il n’avait pas conscience avant de lire. Comme vous voyez je vise pas haut mais c’est déjà bien si ça arrive. Et comme j’ai trop peu de connaissances pour écrire quelque chose de semblable à propos des diagnostics de « narcissique » et « antisocial » et que vu leur déclin qui fait que plus personne ou presque ne les utilisent et tout le monde voit qu’ils sont sexistes je désire épargner mon énergie plutôt que d’inutilement répéter ce que j’ai dit de déjà bien suffisant sur en quoi ces concepts sont des âneries sexistes valables pour personne à propos des héritages de la notion sexiste d’hystérie concernant ce que sont les dits « trouble de la personnalité histrionique » et « trouble de la personnalité dépendante » car avec le temps tout le monde même les psys voient de plus en plus le sexisme de ces notions d’où leur déclin….mais qu’hélas au lieu de réfléchir plus ils en ont considérés que c’était des sous types de borderlines d’où par compte la montée en flèche de popularité de ce diagnostic plus « moderne » mais vraiment pas moins misogyne que les deux précédents bah j’ai décidé de me concentrer sur celui là exclusivement car c’est le seul diagnostic du cluster B encore assez populaire de nos jours pour mériter un long livre pour y penser de façon critique à propos des normes sexistes et psyvalidistes qu’il impose (les diagnostics plus masculins d’antisocial à popularité stable et de narcissique dont la popularité monte hélas encore plus que celle du diagnostic de borderline n’ayant pas trouvé assez de retours critiques dessus pour remplir un livre je l’ai dit je n’en parlerais pas mais j’en pense à peu près autant de choses positives que celles que j’ai à dire du diagnostic de borderline tenez le vous pour dit) sur lequel je me sens dans au moins ce domaine de la question du sexisme assez de compétence pour en faire une critique efficace car je suis loin d’être la seule à en avoir été légitimement irritée sur ce plan donc il y a de quoi synthétiser d’amples reproches fécond à la mentalité derrière ce diagnostic chez les gros misogynes qui le posent. Je peux me réussir ou me rater bien sur mais si je publie pas ça c’est garanti que ça aidera personne et si je le fais ça peut se foirer mais au cas où ça aide quelqu’un je pense devoir le publier ici. Voici donc le résultat de ce projet. Faites en ce que vous voudrez. Après si vous cherchez des récits de l’intérieur il y en a plein partout sur le net et les lire vous sera surement plus informatif si c’est ce que vous désirez que me lire moi avec ma perspective extérieure.

Première partie : Conclusions, aides et outils pratiques et théoriques déstigmatisants pouvant déjà être retirés rien que dans la littérature psy :

Dans les pays riches comme la France, le suicide est la onzième cause de mort seulement surpassé par le cancer, les maladies cardiaques, les maladies graves genre covid, sida et autres joyeusetés. Et à part les narcissiques (un sur neuf se suicide), les borderlines sont les gens qui se suicident le plus (un sur dix se suicide)…c’est dans le cas des personnes borderlines la cause la plus commune de leur décès. Par conséquent, on pourrait s’attendre à ce que ce soit ce qu’on met le plus en avant dans les études à ce sujet vu que c’est ce qui peut leur arriver de pire, j’admets que pour mon homme plus d’une fois j’ai eu une sacré frousse de ce côté là pour ma part, cependant en fait c’est un sujet sur lequel il existe peu d’études pour la plupart aux données contradictoires qui laissent entendre que la relation au suicide chez les borderlines est vraiment du cas par cas d’un patient à un autre ce risque pouvant être hautement variable…la plupart des borderlines en ont un élevé mais apparemment il est modéré voir faible ou carrément inexistant pour une minorité de gens qui le sont. Ce qui est plutôt une bonne nouvelle pour ces personnes et montre que tout n’est pas noir là dedans donc. Pour autant ça reste à ne pas trop minimiser vu que les gens borderlines demeurent parmi ceux qui se suicident le plus non seulement par rapport à la population générale mais aussi en rapport aux gens avec d’autres diagnostics psychiatriques. Néanmoins quand on lit dans les conclusions que les borderlines ne se suicident généralement pas lors de la phase où leur pathologie est devenue chronique mais plutôt après le diagnostic on peut légitimement s’interroger de si la suicidalité en question ne proviendrait pas du diagnostic en lui même. Notamment car les principales causes des dits suicides sont l’intensité intolérable des émotions négatives ressenties, la douleur et souffrance que ces dernières engendrent…et la stigmatisation. Qui a de quoi être suspecte vu son intensité d’être au moins partiellement responsable d’engendrer de telles réactions. Quoi qu’il en soit une chose est sure la stigmatisation des personnes borderlines est mortelle.

Le trouble de la personnalité borderline à vrai dire subit jusque parmi les professionnels de santé mentale une importante stigmatisation psychophobe spécifique. Des études ont montré que la très large majorité des professionnels de santé mentale en ont une perception très négative car ils comprennent mal les gens qui ont ce diagnostic ce qui les mènent à refuser de les soigner…le défaut de soins demandés par les borderlines eux/elles/ellui mêmes pour s’en sortir étant une des causes de leurs suicides massifs c’est donc un problème méconnu de santé publique. De plus ceux qui acceptent de prendre en charge des borderlines le font généralement sans avoir pour ça reçu de formation de qualité à jour de connaissance voir de formation spécifique tout court avec donc un résultat frustrant des deux côtés qui a le défaut de souvent faire plus de mal que de bien…du coup le défaut de soin est peut être moins pire que les mauvais soins…mais c’est pas un « choix » ouf pour les patients qui devraient pouvoir avoir d’autres choix que des soins de merde ou pas de soin mais hélas dans bien des cas dans la réalité…pour la plupart des borderlines à vrai dire…c’est le seul (non) choix disponible.

Déjà ça met un peu en perspective l’opinion très négative des gens contre ces personnes au prétexte que n’acceptant pas les soins fournis par leurs psys (inadéquats et ayant dans la plupart des cas pour ces gens un effet négatif) elles seraient « mauvaises » ou bien n’essayeraient soi disant pas d’aller mieux et seraient par conséquent supposément infréquentables. Après avoir vu un psy classique pas formé à leur cas les borderlines se sentent généralement mal compris (et en effet c’est le cas le plus souvent) et jugés négativement (le plus souvent de même c’est en effet le cas), résultat souvent ça se termine par ils sont déclarés « résistants au traitement » par le psy qui abandonne leur tentative de les aider refusant de poursuivre leur thérapie. Et cela renforce l’impression fréquemment ressentie par les borderlines que leur cas serait désespéré alors que c’est faux et qu’il y a des aides efficaces possibles.

Aussi un des symptômes des borderlines est la terreur de l’abandon et du coup c’est comme un abandon qu’ils ressentent cela et par conséquent se sentir abandonnés par des thérapeutes refusant de les suivre plus longuement alors que c’était pour échapper à un sentiment d’abandon insupportable pour eux qu’ils étaient venus à la base fait qu’ils se sentent trahis et abandonnés et sont donc souvent alors bien plus mal qu’avant d’avoir commencé le traitement ce qui bah est totalement contre productif et est très dangereux pour ces personnes. Le problème étant que la plupart des cours dispensés aux professionnels de santé mentale les forment à se forger des borderlines cette vision négative et stigmatisante loin de la réalité qui crée cette impasse thérapeutique au final.

Si on reste en un premier temps en un regard psychiatrique pour voir les « comorbidités » souvent jugées totalement négligées par les patients borderlines voici les constats qu’on peut faire : Beaucoup, la très large majorité à vrai dire, des personnes borderlines ont une dépression. Cela dit beaucoup ne veut pas dire tous, et bien sur ce sera vrai pour toutes les remarques faites ici à ce sujet, chaque personne porteuse de ce diagnostic étant différente avec sa personnalité singulière qui d’ailleurs ne se résume pas au dit diagnostic évidemment ce qui est trop souvent omis dans la façon très violente dont les gens qui le posent sur les borderlines en parlent bien trop objectifiante, regard qui tend à les voir comme des maladies ambulantes ce que bien entendu personne n’est. La plupart des personnes diagnostiquées borderlines ont des traumas qui généralement sont amples et complexes et remontent à l’enfance. Les traumas en question ont pour causes les plus communes d’avoir subi des violences sexuelles, des violences physiques, de l’extrême négligence et/ou l’abandon par ses parents ou d’autres personnes aimées…c’est tendu quoi. C’est pour ça qu’au lieu de les pathologiser les gens qui réfléchissent là dessus sur la base de ces données considèrent les borderlines comme ayant non pas un trouble mais une réaction adaptative aux traumas subis auxquels leurs « symptômes » sont une réponse. Une forte proportion des gens qui subissent l’hôpital psychiatrique sans être psychotiques ont des troubles de la personnalité, principalement de type borderline, vulnérables, impulsifs et hypersensibles au rejet et à la critique ce sont des personnes qui passent généralement là bas de très mauvais moments avec un personnel psychiatrique hostile et stigmatisant envers les borderlines.

Le facteur le plus fréquent et donc connu, étudié et établi de déclenchement d’un trouble borderline, d’autant plus lorsqu’il se développe chez une femme est d’avoir subi des violences sexuelles. Le plus souvent sous forme de viol. Là aussi cependant on a peu d’informations et d’études sur le sujet encore qu’on en a de bonne qualité peu nombreuses mais existantes sur le thème de comment être violée surtout dans son enfance peut aboutir à devenir borderline alors que sur les autres formes connues de psychotraumatismes déclencheurs de ce trouble on a rien de rien dans bien trop de cas, l’étude des causes psychotraumatiques de devenir borderline semblant intéresser nettement plus les gens qui le sont que les professionnels de la santé mentale. L’immense majorité des borderlines pourtant ont vécu des violences sexuelles dont ce sont des victimes. Quasi toutes si on ne considère que les femmes borderlines. Dans la majorité des cas les violences sexuelles sont subies principalement dans l’enfance mais pour certaines qui rentrent dans un cycle d’abus répétés elles continuent après avoir été des victimes de pédocriminels étant adultes comme victimes de partenaires maltraitants choisissant à répétition ce type d’hommes. Plus les abus sexuels subis ont débuté tôt dans l’enfance, ont été nombreux et/ou ont duré longtemps plus ces personnes sont handicapées par d’importantes conséquences pour leur santé psychique à vie. De tout les troubles psys autres troubles de la personnalité inclus c’est celui qu’on relie le plus à avoir subi des violences sexuelles comme facteur déclencheur…à vrai dire de tout les troubles médicaux engendrés par des violences sexuelles c’est celui que celles ci créent de plus grave et qui en semble le plus une conséquence directe.

Les aspects de la réaction borderline que ces violences sexuelles impactent le plus sont premièrement la suicidalité, ensuite l’automutilation, le syndrome post traumatique, la dissociation et la chronicité de ces épisodes auto destructeurs. Ceci dit une limite est que même si on sait que c’est moins fréquemment un déclencheur pour eux les hommes borderlines ayant subi des violences sexuelles n’ont pas été inclus dans ces études…ni les borderlines « légèrs » du coup de fait que la plupart des borderlines qui ont subi des violences sexuelles sont plutôt « modérées » ou « sévères »…du coup ça donne une idée du tableau d’ensemble qui pour le moment est la meilleure qu’on puisse s’en faire mais ne prend nul compte de ces cas particuliers ce qui serait important pour gérer les spécificités d’aider des hommes borderlines victimes de violences sexuelles et de comprendre comment des femmes ont pu avoir des réactions borderlines mieux adaptatives pour en déduire comment alléger les problèmes des borderlines ayant le plus de soucis. C’est chaud quand même vu que ça signifie que parmi les premières causes de suicide en France il y a la maltraitance des enfants et les violences sexuelles envers les femmes suivies de la stigmatisation pathologisantes et même très fréquemment diabolisantes des réactions des personnes qui les ont subi…monde de merde. Si on considère le mot « maltraitances dans l’enfance » pas uniquement dans la vision classique des enfants battus et/ou violés mais sur un spectre assez large comptant la négligence ou la violence émotionnelle subies on découvre le sinistre chiffre de 90% de gens devenus borderlines une fois adultes ayant subi cela enfants.

Quoi qu’il en soit le résultat de tout ça au bout du compte ce sont des personnes qui ont une existence sous la dictature du sentiment d’insécurité permanente qui régit toutes leurs actions, toutes leurs pensées, toutes leurs croyances et pourrit leur relation aux autres bien comme il faut. C’est souvent le problème de fond que ça crée et ce qui engendre la plupart des problèmes que ces gens ont en conséquences. C’est pour cela que les borderlines recherchent à ce point l’attention d’autrui et surtout de leurs proches car leur inquiétude relationnelle est constante…pas pour être chiants. Le résultat de tout ce stress permanent étant bien entendu des problèmes de sommeil, engendrant notamment une somnolence diurne et une très grande fatigue la majorité des borderlines galèrent à faire les activités du quotidien et à bosser. Des borderlines arrivent à travailler mais il faut bien le dire c’est une minorité. Mon homme réussit en étant gigolo et apparemment le travail du sexe est une solution couramment empruntée par les borderlines pour avoir de la thune après…c’est bien pour ça l’aspect matériel…pour l’aspect santé mentale…c’est plus compliqué ça a des hauts et des bas mais c’est douloureux…j’ai arrêté en partie car c’était dur pour moi là dessus alors que je ne suis pas borderline…des fois j’ai peur pour lui mais il veut continuer car il est fier de bien le faire alors soit.

Même si c’est plus de la grosse crise d’angoisse que de la parano à strictement parler en termes cliniques les borderlines sont souvent très méfiants sur leurs relations avec autrui craignant qu’elle se brise comme du verre à chaque instant et par contre coup sont d’une jalousie maladive en bien des cas…ce qui participe de leur épuisement émotionnel souvent fort et de niquer leurs relations donc créer un cercle vicieux de recréation de leur abandon initial évidemment. C’est pour cela que ce sont des gens qui passent d’adorer quelqu’un à le détester en très peu de temps sans grand entre deux. Cela n’en fait pas de mauvaises personnes. Cela n’en fait pas de mauvais partenaires moins encore de mauvaises personnes…plus difficiles que les autres certes mais c’est plus dur pour les borderlines que pour les gens qui ne le sont pas et ont des relations avec des borderlines. Alors oui certes les proches comme moi ne sont pas incassables pour autant et nous aussi on s’épuise face aux crises des gens borderlines qu’on connait mais on demeure moins à bout que les borderlines après les échanges houleux et pourtant plus écoutés qu’eux dans ce qui nous en bouffent des forces pourtant mieux susceptibles de s’en remettre que les leur et ça c’est à cause du validisme envers les borderlines…ça ne veut pas dire qu’on ne doit jamais s’écouter mais plus qu’on devrait faire davantage d’efforts qu’eux mais la société étant conçue sur les besoins des non borderlines comme nous elle encourage exactement l’inverse et donc achève de crever de fatigue les borderlines…littéralement dans le pire des cas donc quand on est dans les proches non borderlines prendre un peu sur soi pour composer avec les difficultés c’est nécessaire, que ce soit dur n’empêche pas qu’on aime ces gens et les apprécie vraiment ni qu’on trouve que nos proches borderlines ont plein de bons côtés sinon on resterait pas avec mais ça implique de beaucoup les rassurer et réconforter là dessus autant qu’ils en auront besoin et accepter de mettre de son énergie pour ça de vouloir rester avec, c’est pas insurmontable ça demande un peu d’effort soutenu certes mais ça vaut le coup de le faire si on considère que ces proches en valent la peine.

L’autre trait souvent saillant des borderlines est l’automutilation. Elle existe dans d’autres troubles psys n’étant pas le fait exclusif des borderlines mais c’est celui dans lequel elle est la plus fréquente et elle en est assez emblématique dans la représentation des borderlines de l’imaginaire collectif du coup. Pourquoi les borderlines font ça peut être très dur à comprendre de l’extérieur moi même longtemps je me suis interrogée ça me semblait vraiment illogique et puis des personnes qui le sont m’ont expliqué dans la plupart des cas quand les gens s’automutilent c’est apparemment pour se donner une impression de contrôle de soi et de reprendre le dessus sur ses problèmes émotionnels en leur donnant un sens et ayant l’impression de décider ce qu’ils vont en faire. Il y a cependant apparemment une minorité de borderline qui ne se mutilent pas donc l’équation borderline = automutilation et blessures autoinfligées n’est vrai que dans la plupart des cas mais pas tous. Le but dans le cas des borderlines qui s’automutilent est apparemment dans une majorité de cas de mettre fin à la douleur ressentie ceci venant généralement dans un état dit dissociatif. Souvent pour des proches de borderline si vous êtes comme moi au début ça vous terrorise à l’idée que la suite soit une tentative de suicide mais en fait même si ça peut être un signe d’alerte à cela en une minorité de cas la plupart du temps c’est un signal complexe en terme de comportement et assez ambivalent marqueur d’envies suicidaires mais servant à lutter contre donc l’empêcher violemment comme on est alors tenté de le faire est contre productif et risque d’avoir l’inverse du résultat espéré en augmentant les envies suicidaires de votre proche et son risque de passage à l’acte de ce côté là car le privant d’une stratégie avec ses défauts mais qui est bien ancrée et ne va pas partir en un jour de défense que ce proche a face à son envie de mourir. Alors la personne est à la fois victime de ses émotions et dans une disposition vers l’espoir et c’est surtout l’espérance et le réconfort les gros câlins qu’il faut faire (ou mots doux si vous êtes non à l’aise avec le contact physique bien qu’étant autiste et détestant ça avec mon mari et un pote borderline je me suis forcée dans ce genre de situation j’admets et sur le coup c’était la meilleure solution disponible même si ça se sentait que je le faisait à contre cœur à cause des sensations désagréables que le contact physique me donne…après peut être justement ce qui les a rassuré là dedans que je sacrifie mon confort pour ces personnes montrant que j’y tiens vraiment). Apparemment les hommes borderlines et plus largement les hommes s’automutilent moins que les femmes avec trouble psy en général et les femmes borderlines sont le groupe s’automutilant le plus. Cependant, quand ces personnes sont emmenées pour cela aux urgences psychiatriques généralement elles y reçoivent de mauvais soins contre productifs qui les retraumatisent et les rendent encore plus mal et plus suicidaires qu’avant. Ah et au passage les comportements d’automutilation dans une minorité de cas n’ont rien de suicidaire en prime donc ne pas tirer de conclusion d’autant moins de conclusions très alarmiste genre seul l’hôpital psy peut sauver cette personne trop vite sur la santé mentale des gens qui s’automutilent.

Bien entendu avec tout ça plus on est proche d’une personne borderline plus celle ci a fortement ces comportements avec nous puisque plus elle craint de nous perdre…donc plus ça demande de savoir gérer de son côté…en particulier les relations amoureuses non que ce soit une épreuve de supporter mon époux ce serait très exagéré, c’est pas ça du tout comme il l’a longtemps craint au début quand je disais ça mais que ce serait mentir de dire que les relations avec les hommes non borderlines que j’ai connu avant n’étaient pas bien plus simples. Quand on tient à son/sa partenaire on reste mais faut pas rêver on est pas assez unique pour ne pas avoir droit aux crises d’angoisses, de tristesse ou de colère soudaines et explosives, à devoir rassurer 10 000 fois la personne qu’on ne va pas l’abandonner, et à devoir faire avec leurs moments d’impulsivité suicidaire et/ou d’automutilation et oui c’est souvent décourageant on se sent à bout d’idées pour sortir de ces cycles là. Néanmoins les partenaires borderlines malgré le côté orageux de relations de ce type sont pour la plupart avec leur amour attentionnés à l’extrême, plein de compassion et extraordinairement affectueux, avec un niveau de dévotion à vous qui peut être plaisant à vivre…du moins c’est ce qu’en disent la majorité de leurs partenaires apparemment même si même si en soi ce n’est pas faux je trouve ça gênant un peu de le décrire de cette façon je veux dire nos partenaires ne sont pas des labradors non plus quoi c’est une façon de le décrire que je trouve quelque peu déshumanisante en y repensant. Néanmoins reste vrai qu’il y a évidemment du positif et que même si ça implique une relation compliquée l’amour d’une personne borderline contrairement à un cliché stigmatisant hélas répandu n’est la plupart du temps pas du tout lié à de la maltraitance. Par ailleurs certains borderlines culpabilisent tellement du drama de leurs anciennes relations les pauvres que ces personnes refusent un temps pour une minorité conséquente d’entre elles toute relation. Bien entendu cet isolement ne les aident pas. Il ressort généralement d’une honte et culpabilité après que la personne borderline ait fait du mal involontairement à qui elle/il/ellui aime. Cela implique si on est la personne en question et veut continuer la relation d’aller chercher son/sa proche borderline et la rassurer qu’on l’aime encore et que c’est pas si grave. Après en général quand une personne borderline veut terminer une relation elle ne va pas le dire directement mais disparaitre de votre vie sans crier gare et vous vous allez baliser qu’elle soit morte ou terrorisée seule dans un coin ou que d’un coup elle vous déteste mais en général ce n’est pas ça c’est juste car casser une relation de façon usuelle est en dehors de leurs capacités le mieux est alors de les joindre et leur demander pourquoi elles vous évitent calmement en un but de résolution de problème si elle veut vous lâcher elle vous lâchera et vous devrez l’accepter comme avec n’importe qui d’autre mais au moins vous serez assuré à peu près que la suite sans vous sera pas une cata pour cette personne et cela vous fera mal comme toute fin de relation mais voilà c’est la vie. Cela dit souvent c’est juste une phase d’automutilation voir une tentative de suicide et ça vaut mieux de retrouver le proche en question et le rassurer que de le laisser faire ça dans son coin.

Ce serait sans doute plus évitable si les gens diabolisaient moins les borderlines ce qui mène à questionner pourquoi on en parle comme si il s’agissait de démons au juste? Conseil : ne pas taper borderline sur l’Internet anglophone vraiment en français on trouve surtout des explications médicales de qualité variable mais en anglais on tombe sur un flot de haine psychophobe très dispensable envers les gens qui le sont. D’où souci les borderlines aimeraient que leurs proches les soutiennent et comprennent mieux leur condition mais les ressources pour cela ne sont pas accessibles vu que même la littérature scientifique là dessus est d’une qualité hautement variable et le plus souvent mauvaise et remplie de clichés négatifs. Il y a des aides comme des thérapies comportementales dialectiques inventées par et pour des borderlines qui s’avèrent efficaces pour la plupart quand elles sont bien faites mais malheureusement assez inaccessibles en France, de même que les groupes de soutien entre borderlines existent chez nous mais sont relativement peu nombreux alors qu’on sait qu’ils font du bien aux gens concernés pourtant. Maintenant on trouve quelques astuces utiles pour faire sans comme ici : https://www.planetesante.ch/Magazine/Psycho-et-cerveau/Borderline/Personnalite-borderline-trouver-l-aide-adequate, mon chéri a bien profité de ces conseils là qu’il a trouvé fort relaxants donc je vous les livre en copié collé de ce qu’ils disent dans leur article (et pour les 10% qui critiquent en mode antipsy sur le ton de rien de tout ça m’a aidé pas d’inquiétude vous êtes entendus et on abordera vos points de vues et besoins spécifiques après cette première partie dans tout le reste du livre ) :

Sachant que les automutilations ou d’autres comportements destructifs ont souvent pour fonction de faire cesser un état psychique insoutenable, de colère ou de dissociation, il est possible de recourir consciemment à d’autres types de stimulations sensorielles intenses et d’obtenir le même résultat sans se blesser :

« Odorat: inhaler des parfums particulièrement forts comme de l’huile de menthe ou de l’ammoniaque. Température: tenir des glaçons dans la main ou les garder dans la bouche, appliquer des Cold-Hot packs ou de l’eau froide sur la peau. En cas d’utilisation de stimulations chaudes (par exemple une douche très chaude), il est recommandé d’être prudent, puisque l’insensibilité à la douleur augmente de beaucoup le risque de brûlure. La glace doit également être utilisée avec précaution, car elle risque d’endommager la peau ou la muqueuse buccale.

Goût: mordre dans un morceau de raifort frais, un piment, ou prendre une cuillère de sauce forte dans la bouche. Toucher: masser la peau avec une balle hérisson ou passer un élastique autour de l’avant-bras, puis le tirer et le lâcher de manière à provoquer de brèves sensations douloureuses.

Beaucoup de personnes emportent avec elles une « trousse d’urgence » contenant ce dont elles ont besoin en cas de crise. Il peut s’agir de la balle hérisson ou de l’huile de menthe, mais aussi d’autres objets permettant de se changer les idées, de se détendre ou de se consoler: ours en peluche, CD avec sa musique préférée, photos de ses meilleurs amis, etc. Tout ce qui aide fait l’affaire. Il est important que les personnes concernées choisissent et réunissent les objets adéquats à l’avance, puisque, pendant les situations de crise, elles sont la plupart du temps incapables de réfléchir consciemment aux objets qui pourraient les soulager. »

J’admets que depuis qu’il a sa petite trousse de secours avec bon ses médicaments et tout le matos d’une trousse d’urgence classique d’abord (inclut les pansements et tout ça), des cd de la zik qu’il aime, les cold hot packs ça vraiment pour lui c’était une idée lumineuse, sa bouffe car il aime se gaver de sucreries dans ces cas là, l’élastique pour lui cela fonctionne pas mal et enfin sa peluche favorite ça nous a un peu changé la vie…dans ces moments là enfin il arrive à mettre les mutilations en pause et penser tout seul à faire bien les bandages, pansements etc…anti infection je me sens plus obligée de faire « la police » sur ça ce qui était hyper désagréable pour tout les deux. Et donc bon ça fait quatre ans qu’on est ensemble clairement les tentatives suicidaires effrayantes de fréquence au début sont devenues très rares aujourd’hui (faut dire ne pas comprendre les moments psychotiques n’aidait pas depuis qu’il saisit ce qui lui arrive quand il part légèrement comme ça il culpabilise bien moins et gère mieux du coup est nettement plus calme)…bon remplacées par les mutilations certes mais au moins il se soigne après bien correctement maintenant et puis même si l’amour est toujours un peu une guerre et je dois toujours le rassurer tout le temps que je l’aime vraiment et que j’ai un peu l’impression d’être une sorcière en le mauvais sens du terme parfois vu ses réactions…on demeurent ensemble et on s’aime toujours il reste toujours adorable et ce que j’ai de plus précieux dans ma vie et le sentiment reste mutuel pour le moment.

Et pour ceux qui me direz toi qu’est si anti médoc tu le laisse faire? Si ça l’aide c’est mon amour qu’est ce que tu crois je vendrais mon âme au diable, voir même à un psychiatre ou à Macron si il me disait que ça l’aidait. Désolée de ne pas être une militante antipsychiatrie chimiquement pure mais je suis un être humain. Moi aussi ça me fait peur quand il prend ça et j’espère qu’il arrivera avec le temps à s’en repasser mais pour le moment c’est pas le cas.

On m’a dit de parler de mon amour pour mon chéri ici pour prouver que les histoires d’amour qui durent et fonctionnent pour les borderlines ça existe voilà c’est fait. Bien sur que c’est possible et heureusement je sais pas si je serais toujours là sans mon trésor. Et oui c’est vraiment pas simple mais c’est intéressant et agréable pour tout les deux comme histoire. Oui c’est vrai les émotions de quelqu’un de borderline et donc de ses proches font souvent des montagnes russes mais bon…on apprend à aimer les montagnes russes…sur ça fait du bien quand il y a des accalmies mais on prend son amour avec ses qualités et ses défauts inclus ses difficultés moi non plus je ne suis pas parfaite moi aussi je crise. Chercher comment aller mieux pour tout les deux ensemble c’est un combat quotidien.

Après vu que les soins aux borderlines sont encore moins bien donnés qu’aux autistes où il y a déjà très peu de choses pour ne pas dire rien c’est pas gagné. Au final déstigmatiser c’est bien mais c’est que le premier pas l’important derrière est de réfléchir au sens de tout ça…pourquoi on diabolise les gens qui ont un trouble de la personnalité du cluster B, les psychotiques, les autistes, les non vaccinés du COVID et j’en passe…c’est surtout car on ne reçoit pas des soins adéquats à cause des biais négatifs des soignants envers ces catégories de gens. Plein d’études ont prouvé que les soignants ont une perception très négative des gens appartenant à ces catégories et tendent à leur filer des soins de merdes ou pas de soins du tout concernant les borderlines le mythe collectif négatif répandu parmi les soignants les prétend (à tort) violents, manipulateurs, difficiles et « impossibles à traiter »…après comme disait un des plus grands pontes du milieu « il n’y a pas de mauvais patient que des mauvais thérapeutes » et je pense que c’est très vrai pas au sens où les patients seraient irréprochables mais qu’on est forcément pas un professionnel compétent autant qu’il le faudrait en psychologie si on range les gens en bons et mauvais de façon manichéenne je pense. Le pessimisme thérapeutique envers les borderlines vient de ce que ce sont les patients le plus souvent déclarés « résistants » ce au prétexte de quoi leurs soins sont très fréquemment pas entrepris, abandonnés en cours de route ou suspendus sans nouvelles pour des durées indéterminés par des psys ne sachant pas quoi en faire et à cause du problème de l’abandon qu’ils ne veulent pas réactiver ne désirant pas de leur dire directement qu’ils arrêtent ne pouvant rien faire car cela est hors de leur champ de compétence pour ne pas les retraumatiser avec encore un autre abandon. Quand cela arrive ça renforce l’idée que chercher des traitements est vain et boucle un cercle vicieux qui fait que pensant que c’est généralement inutile ou contre productif et ignorant l’existence de bonnes alternatives une majorité de borderlines ne cherchent donc logiquement pas d’aide psy…mais se le voient reproché au point de s’en faire diaboliser par des non borderlines alors que c’est les structures sociales qui sont en défaut de soin pour ces personnes mais blâmer les gens est toujours plus aisé que pointer les défauts de la société. En plus en règle générale quand ça arrive c’est retraumatisant donc les borderlines qui ont tenté une thérapie qui a finit ainsi…comme c’est le cas de la plupart des thérapies tentées par les borderlines hélas en les circonstances actuels où les professionnels bien formés à ce trouble sont rares…pourtant avec des thérapies bien foutues 90% des borderlines s’en sortent très bien le problème de base étant qu’elles sont inaccessibles. Ce n’est pas la difficulté en elle même mais bien le diagnostic et les réactions négatives stigmatisantes du personnel soignant allant avec le problème de fond causant tant de suicides de borderlines. Dans des conditions idéales des bonnes relations et un bon taf sont tout à fait accessibles aux gens borderlines.

Maintenant étant donné le gros rapprochement beaucoup de gens se posent la question de si borderline et syndrome post traumatique complexe c’est pareil ou pas alors visiblement la réponse est ça se ressemble mais y a des différences clés. Pour autant une même personne a souvent les deux. Les points communs sont la détresse émotionnelle majeure par crises déclenchées par des rappels émotionnels de traumas précédents, la dissociation, les idées suicidaires, la dépression, les troubles anxieux et/ou les flashbacks ainsi qu’une estime de soi négative, des explosions émotionnelles et une lutte pour conserver des relations sociales jusque là ça parait kif kif bourriquet on comprend que les gens confondent cependant le déclencheur peur de l’abandon majeur dans la réaction borderline est absent dans le trauma complexe ou plus exactement y est plus internalisé quand dans la réaction borderline cette crainte est extériorisée et envahissante. Une personne avec un trauma complexe se sent pas aimable ou cassée tandis qu’une personne borderline ressent surtout la terreur d’être à nouveau abandonnée, l’automutilation est rare dans le trauma complexe et très prévalente chez la plupart des borderlines, les gens avec un trauma complexe tendent à éviter les relations quand les borderlines tendent à s’entourer d’un max possible de gens pour se sentir le plus faible risque de se faire abandonner possible mais sur ce point ce peut être l’inverse dans quelques cas minoritaires, les deux ont un problème d’identité mais qui ne s’exprime pas pareil chez les gens avec un trauma complexe l’identité est généralement plus conservée que chez les borderlines malgré l’impression d’être cassé et le sentiment de honte très présent par rapport à cela tandis que chez les borderlines le sens de soi est assez vague, il leur prend communément de changer de groupe social, se sentir perdus et ne plus se souvenir de qui ils/elles/ellui sont. Voilà pour les grandes lignes des différences reconnues après encore une fois plein de gens sont les deux mais d’autres sont soit l’un soit l’autre. Et à vrai dire le discours habituel contre les deux car souvent ces gens dérangent pose le problème suivant : les gens avec des traumas n’ont pas à être acceptables pour être soutenus en fait. On a pas à décider qu’ils ont trop peur, sont trop en colère ou bien sont trop tristes pour mériter de l’aide. C’est intense et flippant pour ces gens aussi mais en détournant le regard de leur souffrance gênante collectivement la société n’aide pas. C’est particulièrement vrai pour les gens avec des troubles de la personnalité et/ou des troubles dissociatifs nés de traumas mais dans le cas des borderlines ça saute aux yeux quand on leur reproche que le résultat de leurs traumas est qu’aimer et socialiser leur fait du mal même dans les bonnes relations. Comme avec le cas des ex-narcissiques d’ailleurs quand on fouille les histoires de gens avec des ex borderlines atroces même si c’est pas toujours le cas souvent ce qu’on trouve vraiment derrière c’est que c’est la personne qui a ce trouble ou qu’on prétend l’avoir qui s’est faite maltraitée par la personne qui l’a larguée davantage fréquemment que l’inverse…d’autant plus souvent quand c’est à du « mon ex était une folle borderline » qu’on a droit ce qui est quasi toujours un signe alerte rouge de « cet homme est un connard sexiste et psychophobe qui a très probablement maltraité sa dernière ex »…et vu le nombre de femmes qu’on m’a prétendues « borderlines » après avoir survécu à des relations avec ce genre d’enflure de macho de merde j’aurais très fort tendance si ce n’était qu’eux et pas la psychiatrie aussi qui donnait la définition à renommer « elle est borderline »… »elle a un syndrome post traumatisme de petit ami de merde » à vrai dire.

Voici la définition du DSM de ce qu’est officiellement quelqu’un de borderline (trouvée sur Psychomédia) :

« Le trouble de la personnalité limite (ou borderline) est caractérisé par des émotions intenses, des comportements impulsifs et une instabilité de l’identité et des relations.

Voici les critères diagnostiques du DSM-5 (1). Ces critères sont demeurés les mêmes que ceux du DSM-IV.

Il s’agit d’un mode général d’instabilité des relations interpersonnelles, de l’image de soi et des affects avec une impulsivité marquée, qui est présent au début de l’âge adulte et dans des contextes divers, comme en témoignent au moins cinq des manifestations suivantes :

  1. efforts effrénés pour éviter les abandons réels ou imaginés (ne pas inclure les comportements énumérés dans le critère 5) ;
  2. mode de relations interpersonnelles instables et intenses caractérisé par l’alternance entre les positions extrêmes d’idéalisation excessive et de dévalorisation ;
  3. perturbation de l’identité : instabilité marquée et persistante de l’image ou de la notion de soi ;
  4. impulsivité dans au moins deux domaines potentiellement dommageables pour le sujet (ex. : dépenses, sexualité, toxicomanie, conduite automobile dangereuse, crises de boulimie – ne pas inclure les comportements énumérés dans le critère 5) ;
  5. répétition de comportements, de gestes ou de menaces suicidaires, ou d’automutilations ;
  6. instabilité affective due à une réactivité marquée de l’humeur (ex. : dysphorie épisodique intense, irritabilité ou anxiété durant habituellement quelques heures et rarement plus de quelques jours) ;
  7. sentiments chroniques de vide ;
  8. colères intenses et inappropriées ou difficulté à contrôler sa colère (ex. : fréquentes manifestations de mauvaise humeur, colère constante ou bagarres répétées) ;
  9. survenue transitoire dans des situations de stress d’une idéation persécutoire ou de symptômes dissociatifs sévères.

Les critères diagnostiques généraux d’un trouble de la personnalité doivent aussi être rencontrés.

Des épisodes psychotiques (paranoïa ou perte d’un sens de la réalité) temporaires sont possibles particulièrement lorsque la personne traverse une crise personnelle.

Chez les personnes ayant un trouble de la personnalité borderline, la perception d’une séparation ou d’un rejet imminents ou la perte d’une structure externe peuvent profondément modifier l’image de soi et le fonctionnement (critère 1). Ces peurs d’être abandonné sont liées à l’intolérance à la solitude et au besoin d’avoir d’autres gens avec soi.

Les personnes atteintes ont un mode de relations instables et intenses (critère 2). Elles peuvent idéaliser un partenaire potentiel ou une personne qui pourrait s’occuper d’elles après seulement une ou deux rencontres, exiger de passer beaucoup de temps avec cette personne et partager les détails les plus intimes dès le début de la relation. Toutefois, elles peuvent basculer très vite de l’idéalisation à la dévalorisation, estimant que cette personne ne s’occupe pas assez d’elles, ne donne pas assez ou n’est pas assez présente.

Une perturbation de l’identité caractérisée par une instabilité marquée et persistante de l’image ou de la notion de soi (critère 3) peut se manifester, par exemple, par des bouleversements des objectifs, des valeurs et des désirs professionnels. Les idées et les projets concernant la carrière, l’identité de genre, les valeurs et le type de fréquentations peuvent changer soudainement.

Le sentiment de vide chronique peut être lié à une tendance à s’ennuyer facilement et à rechercher en permanence une occupation.

Selon le DSM-5, « la prévalence moyenne de la personnalité borderline dans la population est évaluée à 1,6 % mais elle peut atteindre 5,9 %. La prévalence de la personnalité borderline est d’environ 6 % dans les structures de soins primaires, d’environ 10 % chez les individus vus en consultation psychiatrique et d’approximativement 20 % chez les patients hospitalisés dans les services de psychiatrie. La prévalence de la personnalité borderline peut décroître dans les groupes plus âgés. »

Comme avec tout les dits troubles de la personnalité (catégorie la plus critiquée de tout le DSM ce qui est un assez beau record) à part pour antisocial qui est là dessus un cas particulier, les gens sont considérés comme ayant des traits borderlines sans mériter pour autant ce diagnostic si ils ont un à quatre (ou zéro mais qu’un psy mal luné les trouvent chiants ou correspondant autrement à l’idée négative cliché qu’il se fait des borderlines c’est aussi un problème bien souvent que ça devient alors un diagnostic punitif plus insulte qu’autre chose), de 5 à 8 traits ils sont considérés comme des borderlines et à 9/9 ils sont considérés comme des cas d’écoles typiques représentant qui à ce trouble. Bien sur c’est le cas le plus rare, il est plus commun que quelqu’un soit dit borderline en correspondant à 5 à 8 traits qu’aux 9 et aussi hélas à cause de l’aspect de diagnostic insulte/punition le plus commun est que quelqu’un se voit bien trop vite diagnostiqué borderline surtout si c’est une femme que son psy trouve chiante avec pas ou moins de 5 de ses traits par pure misogynie et une grosse partie du problème avec ce diagnostic se trouve là en fait à vrai dire. Par exemple mon mari ils ont considéré qu’il correspondait à leurs yeux aux critères ci dessus 1, 4 (avec l’argent c’est une cata et il a tendance au niveau sexe à sauter sur tout ce qui bouge en réfléchissant aux conséquences qu’après oui certes), 5 (hélas oui), 9 (ça oui ok)…mais par contre j’ai jamais compris j’admets pourquoi ils considèrent qu’il correspond au critère 6 je trouve ses grosses crises d’angoisses un peu légère pour qu’ils se soient contenté de ça et du fait que son estime de lui est pourrie pour le caser « borderline »…ça le fait rentrer dans les critères de justesse quoi il correspond pas vraiment au reste…après sur les 1,4, 5 et 9 c’est tellement marqué que je suppose que c’est ce qui les a fait se décider pour ce diagnostic là vu qu’effectivement côté troubles psys c’est ces 4 critères qu’il a depuis le plus longtemps le plus fort et qui sont les plus durs à gérer au quotidien…mais j’admets que vu son enfance de merde je me suis toujours demandé si « trauma complexe » aurait pas mieux correspondu pour lui j’ai toujours cru que c’était juste car c’est pas dans le DSM qu’ils ont pas mis plutôt ça mais apparemment non ce serait car le côté terreur de l’abandon et les auto mutilations chroniques sont assez visibles que ils me l’ont jugé borderline semble t’il…mais bon vous voyez il est loin de 9/9…et c’est un homme donc je suppose qu’ils ont été plus attentifs qu’avec une femme avec qui ils tendent à faire ce diagnostic très souvent de façon erronée quand elles correspondent à pas ou très peu de critères réels du trouble ce qui crée sans doute une tension entre celles à qui on l’a fait avec les pieds qui ont probablement raison que dans leur cas c’est juste le sexisme du clinicien que ça diagnostique et celles dont le profil est proche de celui de mon mari moins communes mais existantes pour qui ce diagnostic fait déjà plus sens mais après même en correspondant à tout…la façon dont c’est reçu et traité demeure très sexiste…vous allez me dire « mais ton mari c’est un homme »…oui mais comme tout les hommes dont j’ai pu lire le témoignage qui ont reçu ce diagnostic il a un côté féminin très prononcé…ce n’est pas une façon d’habiter un corps de femme que ce diagnostic tel qu’il est pris aujourd’hui trop souvent socialement diabolise mais une forme de la féminité quelque soit le genre de qui l’a en soi je crains bien.

Comme beaucoup de borderlines mon époux a trouvé dans la créativité la poésie et la musique notamment de bons échappatoires à recommander donc pour les borderlines qui n’ont pas testé.

De même il trouve souvent et en cela le témoignage de la quasi totalité des borderlines rejoint le sien que c’est très pénible et douloureux de voir que la stigmatisation des borderlines fait que les gens ont peur des personnes qui le sont et de leurs réactions. Pourtant comme lui la majorité des borderlines sont très gentils et ne font de mal réellement qu’à eux mêmes. L’attachement aux gens des borderlines est considéré dans les études comme irrésolu, inquiet et préoccupé marqué par une difficulté de rester tout seul, 92% des borderlines ont un style d’attachement insécure (donc 8% en ont un sécure encore une fois gare aux clichés en la matière), pour la peur du futur on constate que c’est commun chez les patients borderlines mais n’a pas d’idée précise de pourquoi comment (faut dire en même temps que chercher là dessus n’intéresse pas des masses de gens au niveau des chercheurs en psycho visiblement qui ont une toute autre idée semble t’il de ce qui est intéressant à propos des borderlines que ce n’est le cas des gens qui le sont d’où problème sont t’ils vraiment si « résistants » au soin que cela ou bien ne regardent t’ils simplement pas dans la même direction que leurs soignants ce qui constituerait un « soin » au juste?). La plupart des borderlines souffrent de délires paranos au sens clinique du terme parano bien que généralement plus légers que ceux des gens qui sont considérés comme ayant un trouble de la personnalité paranoiaque et plus situés spécifiquement au niveau relationnel mais bien sur pas agréables tout de même à avoir comme problèmes pour les borderlines en souffrant. Apparemment le faible contrôle émotionnel de soi est ce qui fait que les borderlines ne parviennent pas à s’empêcher par impulsivité de s’automutiler et d’avoir des comportements risqués cela dit cet aspect est connu pour pouvoir être amélioré avec des thérapies efficaces…enfin soi disant car jusqu’ici elles n’ont eu que peu d’effet positif sur mon mari.

Il dit que bien qu’il ne faut pas être trop dur avec les borderlines ne se rendant pas compte de l’être car c’est une situation difficile à vivre il trouve que les cliniciens ont souvent de gros clichés comme quoi les borderlines ne se rendent pas compte de l’être et ne peuvent pas en prendre conscience et l’accepter tandis que dans son expérience les autres borderlines qu’il connait et lui même ont très conscience de leurs difficultés en réalité. Il dit aussi que plus jeune à cause des biais racistes des tests de QI, des traumas et de la dyscalculie on l’a prétendu légèrement déficient intellectuel mais en refaisant récemment les tests adulte avec la conscience de ces travers il s’est avéré qu’en fait il est aussi surdoué que moi donc bah euh en effet j’avais donc raison comme je l’avais toujours dit comme quoi il n’est pas moins intelligent que moi et c’était juste mal fait comme test…c’est un peu hors sujet mais comme je connais déjà 15 personnes qui ont eu droit à ce coup là à cause de biais racistes ou bien de neuroatypies et/ou traumas mal compris étant enfants et se sont retrouvés à tort considérés comme génétiquement bêtes toute leur enfance je trouve que dire que le système scolaire détruit le potentiel intellectuel et la confiance en eux mêmes de très nombreux enfants/gens devenus adultes traités ainsi depuis tout gosse de façon extraordinairement violente dès que leurs intelligences ont des formes qui ne rentrent pas dans leurs moules est vraiment un euphémisme et donc avertissement aux psys et aux profs pitié faites très gaffe face à ce genre de profils avant d’écrire une connerie qui marquera à tort quelqu’un du stigma d’être prétendu bête sans même que ce soit vrai (déjà que même quand le handicap intellectuel est réel le stigmatiser craint) à vie svp merci parce que ça on prétend que c’est rare mais de ce que je vois autour de moi ça a l’air ultra commun en fait. Pendant longtemps aussi même si maintenant ça lui est passé il fut anorexique et a eu beaucoup de problèmes de santé physique qu’on ne comprenait pas et graves mais qui apparemment en découlaient. Maintenant qu’il s’en est sorti il va mieux à part des fébricules persistants sans raison apparentes donc les médecins ont rien trouvé de mieux à nous sortir que probablement vu que ça arrive surtout à haut degré de stress pour lui des fièvres psychogènes dont il semblerait apparemment que ce serait courant chez les borderlines en croisant les doigts pour que ce soit juste ça et pas un problème de santé physique non encore élucidé vu qu’il a jamais trop eu de chance jusqu’ici avec ça tendant à attraper tout ce qui passe comme microbe un miracle que le COVID ne me l’ait pas encore enlevé on prie pour que ça n’arrive pas. Bref il a eu ce genre de difficultés passées aussi qui nous ont inquiétées et sont communes aux borderlines semble t’il mais il est la preuve vivante qu’on peut remonter la pente (ouf vous n’imaginez pas ce que ça peut me soulager). Aussi on l’a dit légèrement bipolaire et il prend des médicaments pour ça mais après avoir lu les témoignages des gens qui sont à la fois bipolaires et borderline et ceux qui n’étaient que l’un et pas l’autre et erronément dits les deux à la fois il trouve que son vécu est plus proche de ceux mal compris qui ne sont que borderlines sans être bipolaires du coup maintenant il se demande si il n’est pas « que » borderline en fait du moins il aimerait bien car les deux étant très stigmatisés il se passerait volontiers d’une de ces deux étiquettes…il tend à être d’accord avec moi sur beaucoup de critiques vis à vis du concept de borderline surtout concernant comme c’est injustement stigmatisé et discriminé de l’être et qu’on oublie trop le côté positif comme le fait que ces stratégies l’ont gardé en vie jusque là, le courage, la force dont cela témoigne, la créativité et le côté adorables présent chez lui et la plupart des borderlines qu’ils connait donc allant pas mal avec il trouve injuste qu’on en voit que les aspects négatifs du coup néanmoins il tend à ne pas partager mon point de vue total antipsy plus ferme et considérer que se dire borderline et le voir comme une maladie mentale dont il souffre il ne se voit pas pouvoir le penser autrement à cause des médicaments, de la souffrance et du handicap psychique pour le moment voilà en quoi sur ça son avis et le mien divergent. On nous a parfois demandé si il était pas mal diagnostiqué et aussi autiste que moi mais l’exprimant différemment peut être mais il comprend pas du tout les choses spécifiques à l’autisme quand je lui explique il ne semble pas du tout les vivre donc ça ne nous convainc pas trop mais bon vu que vous avez le portrait complet des symptômes qu’il a/a eu maintenant si vous en êtes toujours convaincus à la lecture on serait intéressés de vous entendre nous expliquer en commentaire pourquoi vous pensez cela des fois que ce soit vrai au cas où. Et de même si vous avez des soluces vous semblant plus adaptées que ce qu’on a expliqué pour la suicidalité et les mutilations on prend hein.

Après pour en revenir aux cas généraux plus qu’à son cas particulier, beaucoup des données qu’on a sur les borderlines viennent surtout des cas jugés les plus « sévères » et à profil typique dans la recherche mais beaucoup de diagnostics de borderline au moins la moitié sont n’imp’ et faits totalement à l’arrache en mode ni fait ni à faire surtout face à des patientes hélas par exemple il a été montré que la moitié des diagnostics effectués de borderlines disparaissent si on enlève du lot les gens dont le seul symptôme supposé d’être borderline est s’automutiler…sauf que voilà on peut s’automutiler dans bien d’autres troubles psys en fait. Inclus la dépression seule quand elle est assez sévère pour ça et implique des sentiments suicidaires bien souvent, mais aussi plein d’autres possibilités notamment des gens qui culpabilisent d’un truc et s’automutilent pour s’en punir, des personnes dont l’automutilation est une conséquence de troubles du sommeil apparemment ce n’est pas rare, des automutilations dues à des états psychotiques ou encore liées à des TCA…et aussi parfois les automutilations non psychologiques en leur origine existent notamment dans des cadres sociaux, culturels, religieux ou esthétiques particuliers…ce n’est pas toujours un problème psychiatrique donc. De plus enfin chez bien des jeunes et des animaux il est évident que les comportements d’automutilation sont une réaction au stress…et en fait c’est le point commun de base entre tout les cas. Donc bien entendu c’est aussi là le fond des motivations des automutilations des borderlines même si on sera bien d’accord ici la majorité de ce que j’en dis je le dis pour les gens qui sont bien diagnostiqués c’est à dire les au mieux 50% du lot qui correspondent à au moins cinq des critères diagnostics pas n’importe qui s’automutilant juste car un psy de merde l’a du coup jugé borderline direct sans chercher plus loin car si le reste du profil n’est pas rempli ce n’est pas une personne borderline c’est une personne mal diagnostiquée et dont rien d’étonnant du coup à ce que les aides reçues elle y résiste vu qu’elles lui sont non appropriées. Pour mon chéri et les gens que je connais jugeant les critères classique d’être borderline utiles et explicatifs en leurs cas personnels comme c’est son cas je ne pouvais pas me permettre de ne pas commencer en restant sur ce qu’on peut faire mieux pour les personnes dites borderlines par les psychiatres même en restant dans le paradigme où on le perçoit comme une maladie mentale parce que même comme ça y a clairement du boulot pour réparer toutes les saletés qu’une industrie de la santé mentale peu compréhensive a fait aux gens avec ce diagnostic mais là on entame la partie critique. Quoi qu’il en soit mon homme est la preuve vivante qu’être borderline avec un travail et une relation amoureuse stables est faisable et vu qu’il est sorti avec moi la première fois le jour où il avait le plus fermement de sa vie décidé de se suicider et qu’à la place bah on a démarré notre couple il tenait à ce qu’on dise aux borderlines se sentant dans la solitude et n’avoir plus qu’à mourir car personne ne les aiment qu’il leur faut patience et courage et ils finiront par trouver leur foyer chaleureux probablement avec le temps et parfois ça arrive au moment où on le croit le moins et ce temps est peut être moins long à attendre cela qu’on le pense alors il faut tenir bon. Il dit aussi qu’idéalement des partenaires de borderlines devraient être patients, encourageants et pas cassants mais il dit également qu’il sait que je suis pas doué pour tout ça mais que c’est pas grave car il sait aussi que même si je l’ai parfois beaucoup blessé déjà c’est réciproque et surtout c’est à cause de malentendus et de saloperies impulsives jetées en disputes par épuisement ce n’est pas volontaire et derrière on s’aime beaucoup et que ça continuera d’aller tant qu’on fera des efforts ensemble comme on peu même si on a rien de parfait voilà ici s’arrête son témoignage ce qu’il avait l’intention de dire de ce sujet de sa part de personne directement concernée. Et oui je sais j’ai parlé de féminisme et je ne fait que parler de mon homme dans cette première partie mais tout ce que j’ai dit ici est valable aussi pour les femmes borderlines plus nombreuses que les hommes ou du moins mieux diagnostiquées ou en tout cas à qui les paroles dénigrantes contre les borderlines sont hélas encore plus fréquemment adressées donc oui je considère que cette première partie même si c’est celle qui l’est le moins directement est aussi féministe que les suivantes bien que je n’y parle quasi que de mon homme. D’autant plus que mon idée de ce que ça devrait être inclus lutter contre le sexisme envers les hommes aussi et les hommes borderlines s’en prennent masse et sont invisibilisées donc bien que la quasi totalité de ce que je vais dire ensuite donc la majorité du texte sera centré sur les femmes ma situation me rendait les hommes borderlines et le sexisme envers eux impossibles à oublier et ne pas aborder comme point de départ ici.

Seconde Partie : Trouble borderline, condition féminine et société misogyne.

Les borderlines sont diversement jugés par les cliniciens selon que ce sont des hommes ou des femmes (trouver des borderlines non binaires est trop rare pour qu’il y ait des stéréotypes forgés dessus) et aussi selon leur couleur de peau avec de gros biais racistes et sexistes. En l’écrasante majorité des cas le diagnostic de borderline est posé sur des femmes blanches. En France être noir, arabe ou asiatique diminue par deux la probabilité de recevoir ce diagnostic de même être un homme la divise par dix. Il n’est donc pas un diagnostic sociologiquement et politiquement neutre. Il est difficile de recevoir des soins en santé mentale d’autant plus de qualité et sans trop de biais racistes en n’étant pas blanc déjà de base d’autant moins des diagnostics où généralement existe un gros biais pour les réserver aux blancs comme c’est le cas pour celui de borderlines, les hommes pas blanc comme le mien qui est asiatique qui le reçoivent dévient très fortement des normes de masculinité attendues (tu es borderline mais tu es un asiat tu es pas censé être logique et bon en math ce genre de conneries on lui a sorti tellement de fois…oui nous connaissons trop de cons racistes certes mais dur d’y échapper) et pour les hommes noirs borderlines honnêtement c’est probablement le pire l’écart entre les attentes des gens par rapport au virilisme noir africain et qui ils sont vraiment est juste énorme, souvent ces personnes neurodivergentes sortes des règles sociales tacites de leurs communautés tout en étant non acceptés par les blancs parce que le racisme donc se retrouvent pris entre deux feux très isolés et particulièrement à risque de vivre le racisme et le psyvalidisme très durement et les intérioriser férocement de façon très délétère pour eux mêmes. Néanmoins pour ces gens aussi même si c’est dur s’en sortir est possible. Cela dit le racisme de la société n’aide pas tout les stéréotypes à la con que les hommes en question soient perçus comme rentrant trop dedans comme un homme noir borderline énervé perçu comme le stéréotype de l’homme noir en colère par les racistes ou pas assez comme mon homme trop émotif pour apparemment plaire aux racistes qui veulent leurs hommes asiatiques bien vulcains s’il vous plait et s’énervent de voir des hommes asiatiques ne pas correspondre à leurs attentes là dessus…tout ça détruit l’estime d’eux des hommes borderlines non blancs et leur bien être. Lutter contre pèse lourd sur leur santé mentale selon leurs témoignages. C’est pour ça que les ressources antiracistes sont précieuses pour les hommes borderlines non blanc…et les femmes borderlines non blanches bien sur on va en parler un peu aussi de leurs cas spécifiques. Dans le cas des femmes noires borderlines elles ont les mêmes problèmes que les hommes noirs vis à vis du racisme en particulier être souvent stéréotypées comme « la femme noire en colère » mais aussi des éléments qui leur sont plus spécifiques comme avoir beaucoup de mal avec les normes de beauté raciste qui impliquent une peau claire et être particulièrement à risque de danger de compenser cela avec une hypersexualisation et sexualité compulsive à risque élevé pour elles et du coup elles considèrent qu’entre ça les difficultés d’accès aux soins et le fait que les ressources sur les borderlines sont quasi toutes axées sur des femmes blanches c’est une situation difficile. Les femmes arabes borderlines disent que les concernant la difficulté spécifique qui peut exister est souvent qu’on fait tout un tas de suppositions déplacées sur leur présupposée religion musulmane surtout celles qui sont voilées alors qu’en plus les études faites en les pays musulmans prouvent qu’être une femme borderline y rend plus probable d’être athée mais elles n’échappent quand même pas à une islamophobie genrée. Les femmes asiatiques borderlines expliquent (ça mon mari en a très peur aussi c’est pour ça qu’il a jamais souhaité qu’ici je spécifie sa nationalité précise pour éviter ce stigma là donc je suppose que c’est assez fréquent) qu’à cause des stéréotypes comme quoi leur communauté serait maltraitante admettre avoir subi des maltraitances familiales risque de renforcer ce stéréotype et vu que tout le monde se doute bien que borderline = ex enfant victime de maltraitance dans une majorité de cas, souvent c’est un obstacle à l’admettre publiquement et à chercher du soutien auprès des institutions de peur de se prendre beaucoup de racisme à la place, hélas des femmes borderlines chinoises par exemple qui viennent pour de l’aide et reçoivent de la sinophobie de l’extrême sur ce ton là à la place ça n’a rien de rare (surement car il a été prévenu là dessus d’avance par des femmes borderlines asiatiques qu’il n’a jamais été très chaud pour admettre son enfance et son statut de borderline hors de cadres spécifiques où ça ne risque pas d’entacher la réputation de son peuple mon époux juste à cause d’une famille et si vous vous dites bah c’est idiot on sait bien que toutes les familles blanches ne sont pas maltraitantes c’est une minorité et que c’est la même chose ailleurs oui le racisme est idiot mais hélas il est beaucoup plus prégnant que comme blancs vous en avez conscience). Enfin pour terminer sur les cas particuliers pour les hommes blancs borderlines…même dans les milieux antipsy très critiques du diagnostic de borderline en ce qu’il a de sexiste quand posé sur une femme les gens refusent parfois d’entendre que oui ce diagnostic est aussi posé sur des hommes. Pourtant non ce n’est pas un diagnostic posé sur des hommes comme on l’entend parfois « que depuis que les femmes se sont plaintes en apprenant qu’on ne le posait que sur les femmes » puisque j’ai retrouvé une étude sur pubmed datée de 1989 qui portait sur le cas de trois hommes borderlines donc certes je suppose que la critique féministes de la notion derrière cette pathologie doit être assez ancienne oui apparemment alors ça existait déjà mais j’ai retrouvé une étude de 1986 qui parlait d’hommes borderlines emmenés aux urgences psychiatriques en fouillant plus et alors l’intérêt du féminisme pour ce trouble émergeait à peine (on a crée le diagnostic de borderline en 1980 même si il a préalablement une histoire plus ancienne comme diagnostic officieux d’état limite entre névrosé et psychotique en psychanalyse qui n’a pas grand chose à voir de ce que le DSM en a fait dans les années 1980 resté avec nous depuis lors au final) donc à moins qu’ils aient immédiatement diagnostiqué des hommes quand les féministes se sont aperçus que le diagnostic existait j’en doute qu’ils les aient diagnostiqués ainsi juste pour faire chier les femmes qui recevait le même diagnostic. Confirmé en 1985 aucune féministe n’en parle et il y a déjà des hommes diagnostiqués borderlines dans des vieilles études sur le sujet donc à moins d’en dire que le premier diagnostic de borderline aurait été posé sur une femme et que le premier diagnostic masculin de borderline aurait été posé sur un homme après que celle ci se soit plainte de la misogynie des critères ce qui est inconnaissable car on ignore le nom des premiers patients à l’avoir reçu ce n’est pas public on peut considérer avec ces informations que cette théorie est fausse, ce qui signifie donc qu’il y a des analyses féministes du trouble borderline qui sont excessivement idéologiques et erronées à cause de leurs biais anti hommes mais ça ne veut pas dire que ce soit toujours le cas elles ont aussi bien des remarques pertinentes dessus. De même pour continuer sur les thèses non recevables en la matière Marsha Linehan n’est pas la seule personne qui a maintenu les troubles de la personnalité dans le DSM malgré qu’un grand nombre de psychiatres critiques voulaient la supression de cette entité catégorique et plus encore voulaient au moins des changements radicaux dessus qui n’y ont pas eu lieu elle n’en est même pas la principale responsable c’est Allen Frances psychiatre psychanalyste auteur de ces catégories qui a joué de son autorité pour les y maintenir tels quels apparemment. Pourtant il est lui même critique de bien des aspects du DSM 5 final au point de déconseiller aux psychiatres d’en faire usage car il surpathologise la vie normale avec ses souffrances ordinaires inutilement et est juste une excuse de Big Pharma pour vendre des médocs en se foutant de la santé des gens selon lui quand on voit le résultat c’est dur à nier mais il est hypocrite le 4 était encore pire et c’est lui qui l’a dirigé ce me semble. Remarque lui même admet que ces critères auraient du évoluer c’est juste des histoires de bureaucratie et de problèmes d’organisation à la rédaction apparemment qui ont crée leur actuel fixisme très critiquable…pas de coupable hormis « le système » donc. Et non vu la popularité actuel d’antisocial et surtout de narcissique les troubles de la personnalité plus diagnostiqués en clinique aux hommes qu’aux femmes sont loin d’avoir disparus…même que « narcissique » est aujourd’hui encore plus fréquemment diagnostiqué que borderline c’est de tout les troubles de la personnalité celui qui est devenu le plus populaire a diagnostiquer de nos jours bien que borderline demeure le plus connu. Et ce n’est pas vrai que la plupart des hommes borderlines seraient violents et finiraient en prison plutôt qu’en traitement, il est vrai qu’une part des hommes diagnostiqués comme antisociaux ou narcissiques violents en prison se voient ensuite dits borderlines mais c’est une minorité des hommes borderlines manquants la majorité des hommes borderlines manquant sont des hommes non violents qui reçoivent initialement un diagnostic de syndrome post traumatique ou plus rarement d’autres diagnostics perçus comme plus masculins par biais sexiste jusqu’à ce qu’on se rende compte que ça ne collait pas mais les études par des psychiatres sensibilisés aux biais genrés rapportent un taux mixte et neutre de tout les troubles de la personnalité en terme de genre…donc ce ne sont pas les diagnostics en eux mêmes mais les cliniciens qui les posent en pratique qui sont biaisés de façon sexiste. Néanmoins même si borderline est le plus genré de tout les diagnostics psy pas en train de mourir lentement du sexisme de leur conception reste que c’est 90% des borderlines qui sont des femmes pas 100%. Les hommes sont minoritaires parmi les gens sur qui c’est posé et plutôt rares (et aussi en forte proportion des gays aux allures « folles » au sens de la communauté homo quand c’est le cas ou des hommes autrement très féminins) mais ils existent et on ne peut pas les oublier complètement sans être sexiste donc. Il y a très peu de choses à propos des hommes borderlines mais ça existe. Hélas souvent les articles de mauvaise qualité prétendent qu’ils sont des psychopathes, des alcooliques maltraitants ou ressemblent à un monstre tel Dark Vador carrément mais scoop : c’est totalement faux en la plupart des cas en fait. En dehors de ça les défis et stéréotypes stigmatisants auxquels les hommes borderlines font face sont identiques à ceux des femmes borderlines donc ils tendent à s’aider en lisant des ressources pensées d’abord pour elles avant tout bien que du coup ils s’y sentent pas totalement représentés et ça leur ajoute le côté dévirilisant d’avoir un trouble considéré comme féminin. Du coup beaucoup surjouent la masculinité pour paraitre plus de « vrais hommes » surtout chez les hommes borderlines hétéros. Cependant il est faux que le trouble borderline affecte plus de femmes que d’hommes c’est 50/50 en terme de ration de genre dans les études récentes et les mieux fichues c’est juste que les cliniciens ont de gros biais sexistes que le très important sous diagnostic des hommes borderlines et surdiagnostic des femmes prétendues borderlines qui en vrai (généralement des femmes à qui l’étiquette de trauma complexe conviendrait mieux mais il y a diverses possibilités de diagnostic erroné bien sur après certains conceptualisent le trouble borderline comme un trauma complexe sous stéroïdes avec des problèmes d’abandon et des conduites autodestructrices/d’automutilation donc en gros un peu comme des genre de Pokémon se serait une évolution style le syndrome post traumatique se serait un Salamèche, le trauma complexe un Reptincel et le trouble borderline un Dracofeu si vous voulez en gros quoi et il semblerait que cette théorie tienne à peu près la route donc c’est potentiellement la même chose à un plus haut degré d’intensité en fait) ne le sont pas reflète. Hélas un peu comme avec l’autisme pour trouver des cliniciens capables d’aller au delà de ces biais genrés pour de bons diagnostics là dedans en France t’en as genre quelques dizaines en étant optimiste donc bon, le problème est surtout là en fait dans le fond. De plus les clichés très négatifs vu plus hauts encore pire que ceux à l’égard des femmes borderlines qu’on entend très souvent et sont fondés sur rien à propos des hommes borderlines (alors que selon les dernières études les mieux foutues en termes de symptômes autant que d’expression de ceux ci il y a plus de variabilité entre deux individus borderlines de même genre qu’entre les femmes vs les hommes borderlines globalement parmi lesquels en fait la différence genrée réelle est en la matière non significative c’est à dire inexistence et en vérité purement mythique). Du coup je trouvais antisexiste d’en parler en premier parce que mon féminisme comme je le comprends est pour aider tout le monde face aux oppressions au nom du genre pas que les femmes. Néanmoins, vu que 9 personnes sur 10 à qui on sort ce diagnostic et la majorité sont des femmes blanches à partir d’ici vu que sur le reste elles ne sont pas distinctes dans les aspects stigmatisants du diagnostic de borderline des femmes non blanches et des hommes qui sont également borderlines je vais désormais partir des critiques de ces femmes blanches contre ce diagnostic et la suite de ce que j’aurais à en dire vu que c’est surtout elles qui l’ont critiqué car il les visaient en premier lieu sera pour l’essentiel établi sur la base des critiques féministes plus classiques qu’elles ont eu à leur faire qui demeurent pertinentes quand on prend les cas particulier précités en compte.

Les critères du trouble de la personnalité borderline font l’objet d’un débat particulièrement houleux…qu’on soit clair l’idée même d’un classement des dites maladies mentales et même en soi le concept de maladies mentales se sont des choses très polémiques dont il est tout à fait bon de douter de l’utilité voir de craindre la dangerosité bien réelle dans de très nombreux cas…néanmoins dans le lot il y a des diagnostics plus polémiques que d’autres notoirement il y a le trouble dissociatif de l’identité et le trouble de la personnalité narcissique qui ont failli disparaitre du dsm purement et simplement tant ils ont crée de polémique, l’extension de l’idée de dépression aux personnes endeuillées et plus largement la très grosse tendance de la psychiatrie à pathologiser toute émotivité inconvenante très bien trop vite, l’histrionie et la théorie des troubles psychosomatiques restes de l’idée d’hystérie très très polémiques, de grosses questions et débats houleux concernant les TCA, l’idée même de l’existence de la schizophrénie, le TDAH, la question de si il reste quelqu’un de normal encore vu qu’il y a des diagnostics psys pour à peu près tout et son contraire, les TOCS, le trouble de la personnalité antisociale, la question de la médication psy rarement utile et bien trop systématique quand elle est souvent plus nuisible qu’autre chose, l’autisme, la bipolarité, de la pertinence douteuse d’un classement de pathologies fondé sur le modèle médical, des autres troubles dissociatifs, de traitements (électrochocs, contentions, soins forcés, ABA tout ça) et tests psychologiques (rosarch) ou concepts psys (triade noire) sur lesquels le manuel est basé parfois très très douteux, du retard mental et de si on devrait pas jeter le concept de trouble de la personnalité tout court à la poubelle arrivent avant le concept de trouble de la personnalité borderline qui finalement du coup n’est jamais que la 26ème question la plus polémique concernant le contenu de ce manuel donc bon y a de quoi faire pour s’écharper à ce sujet. Et ça tombe bien car à propos du trouble de la personnalité borderline tout ou presque est controversé. Il faut dire que vu l’insistance lourde sur la dangerosité supposée… »borderline » est devenu une insulte car déjà de base ça a plus été pensé comme une insulte que respectueusement comme un vrai diagnostic et c’est aussi là qu’est tout le problème. Pourtant avec 90% d’amélioration et 85% d’asymptomatiques après 10 ans de traitement approprié la recherche soutient clairement qu’il est faux que les borderlines sont incurables. Cependant le problème est que 9 psys sur 10 sont pas au courant et mal éduqués à propos des borderlines leur proposent des soins merdiques. Souvent l’entourage comprend mal les jugeant mélodramatiques à l’excès sans comprendre que ces personnes ne peuvent pas s’empêcher de l’être. Toutes les ressources sur le trouble borderline sont généralement orientés sur les soignants et plus rarement sur les proches les ressources adressées aux borderlines sont finalement assez rares et beaucoup de borderlines trouvent de façon justifiée cela très très frustrant. D’où que y en a pour m’avoir poussé à écrire ce truc c’est dire le level de désespoir de trouver…quelque chose n’importe quoi dans le genre là dessus.

C’est vrai qu’au fond tout les gens qui réagissent à leurs traumas d’une façon qui donne pas envie de leur faire des calins éternellement en gros tout le monde se bat les couilles de les aider. Aussi les borderlines ne sont pas des animaux sauvages mais la plupart des articles à leur sujet en parle comme si c’était des ours enragés faut pas abuser. C’est une des formes de biologisation excessive des borderlines et de leurs réactions cela dit car en vrai ça ne tient pas trop y a aucune étude réellement convaincante qui ait été faite qui ait jamais prouvé d’origine biologique à être borderline. Enfin il peut y avoir un aspect de prédisposition génétique mais le facteur déterminant dans quasi tout les cas est d’ordre psychotraumatique. Et tout le combat intérieur des borderlines tient en l’idée de « j’ai envie de mourir mais je ne peux pas laisser ceux qui m’ont maltraité au point que j’en sois rendu là gagner ». Au fond le cœur du problème est ne pas avoir eu ses besoins de base respectés étant enfant. Enfin ses besoins de bases…ça dépend lesquels évidemment sans air tu meurs en 4 minutes, 4 jours sans boire, quelques mois sans manger (selon les gens entre 8 et 70 jours pour être exacte) donc les besoins vitaux au sens strict ceux qui ont vécu assez longtemps pour devenir des adultes borderlines les adultes autour d’eux enfants les ont forcément remplis sans quoi ils seraient plus là pour parler du résultat, en général on parle d’adultes qui n’ont pas été sans abri enfants, dont les problèmes de sommeil sont psychogènes et intervenus devenus adultes qui n’ont pas souffert de problèmes de sommeil dans l’enfance, qui ont eu des vêtements adéquats, mais dont le besoin majeur d’être protégés des maltraitances notamment d’ordre sexuel dans énormément de cas n’a pas du tout été respecté qui est presque aussi basique que tout ça pourtant et donc ça les a bousillés au niveau des réactions du système nerveux et la réaction borderline en est le résultat. Concernant la représentation de personnages borderlines de qualité en fiction ça existe tellement pas qu’en fait ce sont les borderlines qui en sont rendus à headcanon de leurs personnages favoris comme étant borderlines aussi et comme là dessus pas de vrai consensus ne l’étant pas moi même à part vous encourager à headcanon qui vous voulez comme borderline si vous l’êtes vous même je n’y peux pas grand chose. Apparemment le portrait fictif des borderlines extrêmement stigmatisant ne dérange que les gens qui ont le diagnostic s’en est au point qu’une minorité se retrouvent dans les personnages de yandere très stéréotypés et diabolisés juste car au moins ce sont des personnages présentés comme désirables avec des côtés positifs généralement absents des portraits plus classiques c’est dire le désert de représentation. Néanmoins j’ose pas donner d’exemple depuis ma position de personne non borderline vu que chaque exemple que je connais il y a des borderlines qui apprécient vivement le personnage et d’autres qui le rejettent tout aussi fort alors je suppose que c’est une question d’identification assez personnelle.

Malgré le nombre de ces livres une chose est frappante : tous ont le même contenu, aucune variété le consensus sur ce qu’est cette maladie et comment elle se déclenche semble complet chez les auteurs de ces ouvrages. Comme si on était sur de ces points là et qu’il ne restait qu’à comprendre comment soigner ça ou vivre avec une personne atteinte. Pourquoi tant de négativité à ce point féroce contre les personnes diagnostiquées borderline au juste? De toute évidence à cause des formations transmises aux cliniciens à ce sujet mais que peut on bien y apprendre à propos des borderlines qui laissent les thérapeutes vis à vis de ce type de patients à ce point sur leurs gardes? Aussi vu le degré d’incertitude en matière de psychologie que des gens se sentent si sur de quelque chose dans le domaine est inquiétant. La version officielle dit qu’être borderline c’est être atteint d’un trouble handicapant d’origine biologique caractérisé par un manque d’empathie, une incapacité personnelle de s’adapter et de murir, une tendance à favoriser les cycles relationnels vicieux, une incapacité à se rendre compte de l’impact « toxique » qu’on a sur les autres, une sévère incapacité du sens de l’identité de soi qui en est appauvri, l’instabilité concernant les buts/aspirations/valeurs, des relations proches intenses et conflictuelles, une méfiance, une instabilité émotionnelle, une négativité générale, une nervosité, une tension, une anxiété, une dépression, une attitude antagoniste face au monde, la peur du rejet, une dysthymie, une désinhibition face à l’impulsivité et à la prise de risque, avec des épisodes psychotiques de temps à autres, une ou plusieurs formes d’attitudes autodestructrices, une suicidalité chronique et on en passe.Bien entendu la suicidalité des borderlines a été en revanche très fort objet de recherches vu que comme les proches font des procès si ça arrive quand les borderlines sont en thérapie avec eux c’est de ça que les psys ont le plus peur quand ils ont des patients borderlines. L’éviter est leur préoccupation majeure tandis que la préoccupation majeure des borderlines c’est de retrouver un attachement plus sécurisant pour arrêter de niquer toutes leurs relations persos. Le suicide et la dépression sont très courant chez les borderlines et en gros pareils que chez un dépressif classique mais en plus fort et plus fréquent. Résultat : les narcissiques sont ceux qui se suicident le plus un sur neuf meurent comme ça, juste après les borderlines un sur dix meure comme ça, on est sur les pires taux toute catégorie de population confondue, avec 90% des borderlines qui ont déjà fait une tentative de suicide. Les borderlines ont une forte tendance à l’autosabotage et notamment à l’autodénigrement donc sont très fort susceptibles d’intérioriser le validisme envers eux. Aussi les médecins : surtout pas de drogues ça empire les borderlines, et les mêmes médecins : tenez des benzos…et après on s’étonne que la plupart des borderlines qui meurent trop tôt c’est de suicide par overdose de médocs. La vérité : tant qu’ils sont payés pour les tuer de cette façon les médecins s’en battent les couilles. En cela la psychiatrie est en partie un genre de féminicide quelque part dans son traitement des borderlines. Apparemment on est plusieurs à avoir cette même analyse. Bon alors trouble borderline et condition féminine dans la société misogyne qui est la notre…ouh là…ça va être long cette partie. La question du sexisme du concept de borderline revient très souvent je suis loin d’être la seule à être plus que courroucée par ce dernier visiblement du coup ça donne beaucoup de matos critique pour remplir ça. Il faut voir la description de la borderline stéréotypée dans les trucs de pop psychologie hélas écrits par des gens supposément professionnels de santé mentale : attention à la jeune femme borderline belle sexy et dangereuse c’est une femme fatale. Hélas on vit dans un monde où si à un congrès de psys un gros ponte dit ne pas prendre de patientes borderlines en étant fier de lui l’audience de ses collègues de réputation moyenne donc le psy moyen explose de rire et applaudit. On prend dans ce milieu comme allant de soi qu’une patiente borderline devrait être évitée. Et ce en fait même au delà du seul champ des professionnels de la santé mentale, des centaines de milliers d’articles Internet parlent des borderlines, de même que l’immense tas de bouquins à ce sujet ils sont prioritairement adressés non pas aux cliniciens travaillant avec des patients borderlines mais aux gens ordinaires proches de borderlines voir juste simplement au cas où des fois que pour leur dire que faire si jamais ils croiseraient par hasard un jour des borderlines dans la rue ou bien sont pour les personnes borderlines leur dire qu’elles sont les gens qui ont cette maladie et comment elles peuvent obtenir des soins en santé mentale pour ça.

On prétend qu’il en existe quatre sous type « borderline découragée », « borderline pétulante », « borderline impulsive » ou encore « borderline autodestructrice »…vu les critères diagnostics peu de gens voudraient supposent t’on rencontrer une borderline c’est qu’elle sonne comme un problème. De plus elle semble dangereuse, son comportement chaotique, son habilité à déclencher efficacement des tempêtes émotionnelles, son attention dévorante, sa tendance imprévisible à errer et faire errer vers le risque le tout pris ensemble dressant plus le portrait d’une animale sauvage que d’une vraie personne humaine pas douteux avec ça pourquoi les gens en ont peur c’est un des diagnostics les plus stigmatisants et déshumanisants du DSM. Le diagnostic est loin de plus d’être toujours aussi sur et clair que ce manuel semble le laisser penser à première vue c’est une construction sociale d’un discours de plusieurs siècles à propos du féminin déviant. Ce n’est pas si simple que « juste cela » mais être borderline c’est aussi le résultat des traumas et du stress au cours de son développement enfant. Et quand un ou une borderline se confronte aux attentes de la culture occidentale sur la femme et au contexte historique qui a crée les idées des gens sur ce trouble ça part mal. Hormis une légère possible et controversée composante de sensibilité génétique à déclencher ce trouble qui peut expliquer les légères douteuses et tout aussi controversées différences neurobiologiques constatées, les facteurs environnementaux sont ce qu’on invoque le plus comme explication du trouble borderline « facteurs environnementaux » qui sont les fameux événements arrivés tôt dans la vie incluant beaucoup de stress et/ou trauma qui eux se retrouvent presque toujours chez les personnes dites borderlines quelque soit leur genre.

De tout les troubles reconnus comme ayant un lien avec être la conséquence de psychotraumatisme borderline est celui où c’est le plus évident c’est presque toujours le cas pour les gens qui le sont. Alors après comme tout les gens qui ont des psychotraumas ne deviennent pas borderlines, que beaucoup d’autres pathologies psys ont la même origine en s’exprimant pourtant différemment et qu’un nombre non négligeable de maladies physiques sont aussi de façon par contre nettement plus controversée sur le pourquoi du comment considérées comme reliées à des conséquences de psychotraumatisme au moins partiellement par exemple on dit souvent ça vrai ou faux de la fibromyalgie donc face à tout ça il faut voir que même en affinant les critères comme expliquer que borderline fait partie du sous type de pathologie où généralement est impliqué une série de psychotraumatisme importante dans l’enfance pour développer cette réaction toujours est t’il que reste qu’on a une petite minorité de gens qui ont tout les facteurs pour devenir borderline sans le devenir et une petite minorité de gens qui deviennent borderline en ayant rien de tout ça dans leur histoire personnelle. On sait que ces tendances sont humaines et intergenres mais par contre comment et pourquoi elles se manifestent ou pas chez les gens dans ces cas là demeure énigmatique et insuffisamment expliqué par les aspects biologiques précités. En clair on sait pas pourquoi les gens deviennent borderline en dehors de ces quelques pistes quoi. Toujours est t’il qu’en attendant le système de santé mentale participe du blâme de la victime au lieu de l’aider en stigmatisant à ce point la réaction borderline de nombreuses victimes de violences pédocriminelles, de maltraitances ou plus largement de traumas même plus mineurs ou du moins moins évidents comme par exemple le trauma de vivre dans un monde violent pour des gens hypersensibles un profil peu rare chez les borderlines…et pourtant même dans les « groupes de soutien entre malades mentaux », les trucs de neurodivergence excepté quelques groupes plus radicaux que la majorité (et les seuls que j’arrive à supporter à vrai dire pour tout admettre) ou les trucs antipsychiatriques (de même sauf la seule minorité que j’arrive à lire)…le stigma discriminatoire des borderlines persiste encore et toujours (et je parle même pas de ce que ça donne contre les gens avec un autre trouble de la personnalité du cluster B)…résultat beaucoup de borderlines se demandent si ce ne serait pas mieux pour leur sécurité d’éviter le système de santé mentale tout court pour la plupart des gens avec leur diagnostic ainsi qu’à vrai dire toutes ces communautés et je les comprends. En règle générale le diagnostic clinique de « borderline » étant souvent vite fait mal fait avec une vraie signification derrière bien misogyne du genre « cette patiente quelle chieuse » c’est assez ironique de comprendre qu’une profession apte à faire communément ça a des femmes qui ont une longue histoire traumatisante reproche à ces dernières de manquer d’empathie c’est vrai que c’est un peu le comble.

Résultat cette connerie fait penser à plein de ces femmes qu’elles sont l’incarnation du mal et des personnes maltraitantes alors que bah euh non déjà car personne n’est l’incarnation du mal et ensuite car dans l’immense majorité des cas les femmes borderlines se font du mal mais n’en font pas aux autres n’étant pas maltraitantes. Borderline dit plus d’une psy féministe rebelle cela dit n’est pas grand chose de plus qu’une insulte d’apparence faussement sophistiquée avec laquelle on refourgue une claque supplémentaire à des personnes parmi lesquelles recevant le diagnostic en pratique clinique courante se trouve une majorité de femmes donc déjà fragiles à cause de leurs blessures passées qu’au lieu d’aider la déclaration « elle est borderline » met encore plus mal ajoutant l’injure aux cicatrices d’autrefois. Au vu de ce que c’est l’inverse de ce qu’elles ont besoin pour la plupart que recevoir ce traitement de la part des gens supposés les aider qu’elles perçoivent comme leur dernier recours n’expliquerait pas une bonne partie de leur suicidalité forte au moment de la réception du diagnostic? Il y a au moins de quoi s’interroger de si ce ne serait pas que ce serait une pathologie terriblement rendant prompt au suicide mais plutôt une société où qui à un profil avec ces symptômes se fait diagnostiquer d’un label insultant et diabolisé par tout les gens qui rend qui a le diagnostic aisément suicidaire en fait surtout juste après l’avoir reçu. Borderline is the new hysteria (Borderline est la nouvelle hystérie) on semble toujours avoir besoin d’un diagnostic pour dire aux femmes comme elles sont endommagées et endommagent autrui comme disent les féministes critiques de ce diagnostic. Et oui il y a bien des diagnostics actuels parmi les plus féminisés qu’on connaissent beaucoup ont une histoire qui remonte au concept aussi fascinant que tragique d’hystérie ce qui y est directement visé davantage que « borderline » est ce qui tient des dits « troubles de la conversion » (mes problèmes quoi) et tout ce qui touche aux troubles de la somatisation/somatoformes, ainsi que les maladies liées aux hormones féminines et de l’utérus, mais aussi les femmes avec des syndromes post traumatiques de façon pas forcément spécifique à la réaction borderline. Aussi l’homme hystérique est aussi un concept avec une certaine histoire derrière lui. Ainsi que toutes les maladies qui font peur et toute l’hystérie collective/hystérie des foules qui a encore pour elle une longue histoire de dénigrement par les élites des foules de classe populaire derrière elle. Toutes les affections féminines. Hypnose, psychodynamique et anciennement psychanalyse ont une triste histoire avec ça qui hélas a encore de lourds effets sur le présent. Maladies psychogènes…sociogènes…mythiques…hantise? Quoi qu’il en soit tout ça est jugé horrible et faisant peur. Les mythes et réalités autour de l’hystérie de la répression sexuelle des femmes et des sex toys ainsi que de l’ère victorienne tout ça arrive bien avant les borderlines quand les gens pensent à ce qu’il nous reste de l’hystérie mais la théorie psychosomatique aussi en tient et bien d’autre choses inclus les troubles dissociatifs, l’extase, tout ça à une sombre histoire être femme et/ou lgbt etc…est le diagnostic et toute la maladie finalement bien trop souvent. L' »hystérie autour de l’emploi de l’énergie nucléaire et du changement climatique » et salem la sorcellerie en toile de fond. On y parle aussi d’anxiété, de dépression, hypocondrie, mais globalement c’est pas sous l’angle trouble de la conversion que « borderline » est le plus relié à « hystérique » mais plus lié à celui des troubles de la somatisation…et là on retombe très vite sur des histoires de borderlines qu’on qualifie d’hystériques, on parle aussi de trouble douloureux, de syndrome de Bricquet, de maladies chroniques avec des douleurs chroniques et de troubles fonctionnels somatiques. Bref oui borderline est une des nouvelles hystéries si on veut mais c’est hélas loin d’être le seul phénomène de société que les sexistes psyvalidistes perçoivent sous cet angle dans le monde contemporain.

Si être borderline résulte de maltraitance forcément les psychiatres pour la plupart maltraitants au quotidien prétendant que c’est pour le bien des patients et part entière de leur travail sont les dernières personnes à aller voir pour leur demander quoi faire des conséquences et comment les soigner. Il faut dire que la dynamique générale patriarcale où l’homme psychiatre soigne la patiente c’est pas ouf pour ne pas reproduire de misogynie médicale. Tout ça ressemble à une sinistre farce et trop souvent on fait l’expérience de psys qui nous engueulent et crient dessus à chaque désaccord qu’on a avec eux leur tendance coercitive n’aidant pas d’autant plus que beaucoup sont des putains d’hypocrites qui te baisent avec le sourire. Et aussi la plupart se foutent de faire quoi que ce soit pour les survivants de traumatismes qu’ils se contentent de bourrer de médicaments pour les droguer anesthésier histoire qu’ils fassent plus chier et l’ouvrent pas trop fort c’est triste mais c’est le « traitement » auquel tout ces gens ont droit en effet en une majorité de cas et c’est vrai que c’est grave révoltant. Est ce que le processus même du diagnostic psychiatrique en règle générale ou a tout le moins de celui conduisant à être étiqueté de borderline ne serait pas en lui même une maltraitance? Ils nous insultent nous, nos familles essayent de nous faire croire que nos amis ne sont pas vraiment nos amis etc…, de dire aux borderlines que ce sont des gens narcissiques et sans empathie…surtout quand ces personnes refusent de se conformer à la case diagnostic où ils veulent les foutre, et une fois déçus de ça comment des patients peuvent l’oser ajoutent « oppositionnel » et « antagoniste » et quelques autres adjectifs du genre au dossier psychiatrique sans se douter que ce comportement leur est spécifique car on ne croit pas en eux et ne leur fait pas la moindre confiance ce qui rend nerveux près d’eux le mieux qu’on peut en tirer est une fois qu’on a compris comment ça marche de devenir fièrement antipsychiatrie. Le jugement et la peur dominent les gens qui se laissent faire donc il ne faut pas.

Dans la thèse intitulée «Elle doit être folle: le discours psychiatrique, les troubles de la personnalité et la régulation des femmes subversives» Jennifer L. Reimer a beaucoup de très bonnes remarques à faire sur le sujet du sexisme du diagnostic de borderline. Déjà le fait en effet que c’est un trouble dont le diagnostic comme le titre l’indique sert à pathologiser des femmes qui subvertissent les normes dominantes de la féminité. Pour cela ciblant des femmes marginalisées et vulnérables qu’on considère comme déviantes. On y parle aussi de beaucoup d’aspects qu’on a déjà précédemment évoqués. Après je suis moins convaincue sur l’analyse de « borderline » comme signifiant « sorcière » car que ce soit dans les cas historiques ou dans le milieu contemporain de la sorcellerie on ne trouve pas tant de femmes que ça qui ont les caractéristiques qu’on dit propres aux borderlines ce n’est qu’au sens insultant du mot « sorcière » que le portrait stéréotypé de la borderline y ressemble et semble être une version modernisée en effet de cette insulte misogyne plutôt générique je pense. Après j’ai vu des témoignages de femmes borderlines et sorcière au sens wiccanes ou autre mais elles étaient généralement dans une situation où elles trouvaient difficile et contradictoire d’être les deux à la fois et la sorcellerie ne leur apportait pas de solutions spécifiques originales les renvoyant aux thérapies comportementales dialectiques classiquement recommandées. Les sorcières n’ont donc pas l’air de mieux comprendre globalement les borderlines que les femmes banales. Je vais passer sur les analyses qui comprennent le diagnostic de borderline comme issu de réelles différences genrées des symptômes des femmes et des hommes vu que c’est daté la recherche récente nous apprenant que ce n’est pas le cas pour rester sur celles qui portent sur comment le regard psychiatrique fabrique entre hommes et femmes borderlines une différence n’existant nul part ailleurs que dans ses yeux, par quels biais ça se génère bien sur ça ne peut arriver que dans une société de domination masculine où la psychiatrie est une institution patriarcale mais ça semble un peu court de se contenter de le dire pour expliquer le pourquoi du comment. Une société où des comportements en effet dits « dramatiques, émotionnels et erratiques » sont jugés féminins de même que les comportements anxieux et craintifs pathologisant une femme jugée excessivement émotive. En effet le contrôle et la répression émotionnelle sont selon des modalités différentes exigées des femmes aussi il n’y a pas qu’aux hommes qu’on disent de ne pas frémir et ne pas pleurer quand ça n’arrange pas les normes et leur reproduction. Dans la catégorie borderline elle note aussi une condamnation pathologisante des femmes qui aiment le sexe, ont beaucoup de relations purement plan cul ou bien ont un corps très sexualisé. On constate en effet par exemple un nombre disproportionnée de polyamoureuses parmi les femmes étiquetées par les psychiatres comme étant borderlines. Aussi comme elle dit bien sur que pathologiser de façon décontextualisée les gens coute bien moins cher comme soin aux capitalistes que de vraiment s’en occuper même si c’est bien moins efficace le but du système est en effet comme elle le dit très simple rendre ses pions productifs et reproductifs les faire retourner au taf et se reproduire pour créer les pions dominés des générations suivantes. Faire taire la colère contre la maltraitance au lieu de lui laisser libre cours sur ça sur que c’est plus pratique mais pour les gens que ça concerne c’est pas émancipateur bien sur. La thérapie de film où on prend le temps de se découvrir soi même et voit ses souffrances écoutées et s’en trouve profondément apaisé voir mieux que ça qui est carrément magique et révolutionne une vie en bien pour la plupart des gens c’est tout à fait inaccessibles ailleurs que dans les films c’est réservé aux bourgeois c’est un rêve illusoire. J’avoue avoir longtemps été frustrée et amère qu’on m’ait vendue ce rêve et trompée totalement sur la marchandise et c’est un léger réconfort quoi qu’un peu cruel certes de voir que je suis loin d’être la seule au moins à avoir eu l’idiotie de me faire arnaquer si naïvement je me sens un peu moins conne un peu plus simplement prise dans un système en le voyant ainsi.

La femme dit t’elle serait une altérité par rapport à une norme psychiatrique rationnelle ou du moins prétendue telle implicitement masculine en effet ça parait le cas. Elle dit que c’est le produit d’une culture binaire fondée sur le dualisme cartésien et ses hiérarchies et là aussi dur de ne pas partager le constat. Par contre justement je trouve que dire on valorise la pensée plus que les sentiments d’une part n’est pas vrai pour être une femme régulièrement accusée de trop penser et trop peu ressentir clairement on est tout aussi mis à l’écart si on est pas assez que trop dans l’émotion et vu comment l’on traite les hommes à faible empathie pire que tout j’ai vraiment pas l’impression qu’on pardonne davantage d’être « trop peu sentimental » aux hommes qu’aux femmes à vrai dire c’est juste que ces « trop/pas assez » rationnel.émotif sont une fausse dichotomie et ce qu’on veut vraiment derrière est forcer les gens dans des moules de rôles sociaux genrés précis dont on punit toute déviance de qui qu’elle vienne. Par contre pour considérer que les réactions des femmes borderlines sont adaptatives et normales considérant leur situation d’oppression je la rejoint pleinement. Bien sur les femmes borderlines sont psychiatrisées mais aussi une part très considérable sont faites prisonnières dans l’institution carcérale notamment après des faits de prostitution ou suite à avoir eu une violente vengeance contre un homme les ayant maltraitées. C’est aussi en cela que la prison aussi patriarcale que la psychiatrie on ne peut rien en espérer de libérateur pour les femmes. Pour toutes ces raisons qu’il soit fait par un psy ou relève de l’autodiagnostic l’étiquetage d’une personne et d’autant plus d’une femme comme borderline quand bien même elle en manifesterait tout les symptômes peu légitimement être craint comme plus contraignant qu’émancipateur. Elle a probablement bien visé aussi ciblant le rôle des magazines féminins pour pousser les femmes à mieux connaitre par les tests de personnalité et rubriques psycho la psychothérapie et y avoir recours de façon plus banalisée avec moins de honte que les hommes car c’est un produit de consommation majoritairement féminine et donc à plus aisément finir pour tout ça avec le diagnostic borderline donné à tort et à travers que les hommes qui tendent même quand ils correspondent aux critères à ne pas le recevoir car fuyant l’aspect dévirilisant de tout ça. D’ailleurs de même elle vise bien quand elle dit que l’autodiagnostic est une pratique féminine que ce soit sur borderline ou autre chose autodiagnostic et communautés neurodivergentes même justement dans les diagnostics à forte prédominance masculine comme antisocial et/ou narcissique en milieu clinique sont en milieu de questionnement dans des groupes de soutien de ce type toujours à nette prédominance féminine. Après tout les magazines féminins ont appris à tout le monde que l’introspection psy style qui suis je ou vais je dans quelle étagère c’est féminin. Par là comme elle souligne tout le monde devient obsédé d’être ou sembler normal et s’auto contrôle en ce sens car l’institution psy à convaincu tout les gens ou quasi que l’inverse de normal est exclusivement pathologique et c’est un piège terriblement efficace pour pousser tout les gens à se conformer aux normes en vigueurs. En vrai au fond dans les critères de l’anormalité borderline comme elle le souligne tout est soumis à un arbitraire total des psys. Sans compter qu’en plus en effet correspondre à la norme statistique d’une société de merde n’est pas ce qu’on fait de plus sain pour sa santé au sens de sa capacité de vivre sans douleur psychique ou physique même si ça monte la possibilité que les psychiatres nous jugent « normales » donc « saines » selon ces critères. J’ai longtemps douté qu’il existe des gens que la psychiatrie déclarent sains d’esprit vu qu’elle a toujours des diagnostics psychiatriques pour tellement de trucs et leurs contraires que j’ai longtemps cru que personne ne pouvait être évalué par un psychiatre sans ressortir avec au moins un diagnostic sur la petite centaine qu’ils ont à disposition…je me trompais c’est rare mais j’ai trouvé plusieurs témoignages d’hommes déclarés n’avoir aucun trouble psy après une évaluation psychiatrique donc apparemment ils existent mais ça m’interroge que tout les rares témoignages de ce type que j’ai pu trouver (on m’a dit que 10% des gens qui vont voir un psychiatre sont déclarés sans problème psychiatrique et que si il y a un vrai sens de s’interroger de si ils ne déclarent pas la majorité de leurs patients malades bien trop vite quand ils composent simplement avec les aléas de la vie et les souffrances que ça peut engendrer ils se sentent obligés de donner un diagnostic dans la plupart des cas car cela leur semble la réponse attendu à la souffrance des gens venant les voir bien que dans une majorité de cas le diagnostic sera un truc genre anxiodépression modérée qui effectivement n’a pas vraiment besoin de traitement psychiatrique plus d’une écoute, d’encouragement et de soutien) de personne déclarées psychiatriquement parfaitement saines d’esprits…sont tous jusqu’ici des témoignages masculins…cela me remémore les nombreuses critiques de féministes comme quoi la folie serait féminine et les femmes et la féminité définiraient la folie selon les critères de la psychiatrie qui serait en cela une discipline misogyne en cherchant d’ailleurs la première chose sur laquelle je suis tombée est une fiction où d’abord la femme est déclarée borderline puis déclarée plus tard totalement saine d’esprit car guérie dans le même film. J’ai trouvé des preuves que dans la réalité les femmes rebelles contre ce que leur disent les docteurs et psys sont déclarées folles par ces derniers très très vite la plupart du temps. Que l’hystérie et ses nombreux petits enfants diagnostics qu’on a brièvement évoqué plus haut dont « borderline » est part entière psychopathologisent tellement tout des femmes que c’est très dur voir impossible qu’une femme ne soit pas jugée folle dans ce genre de cadre. De même une femme qui n’est pas amoureuse ou défie autrement les attentes est quasi toujours déclarée folle. Apparemment « toutes les femmes sont folles » est un proverbe populaire misogyne à la mentalité au quel jusqu’ici ce que j’ai pu percevoir du fonctionnement de la psychiatrie semble montrer que cette discipline semble montrer qu’elle est fondée sur le même type d’idées sexistes drapées derrière de la pseudo science. Au passage cela m’a rendu curieuse de voir ne trouver aucun témoignage d’ouvrière d’usine même blanche déclarée borderline il semble que ce diagnostic pathologise le plus souvent surtout une forme de féminité accessible seulement de femmes qui quand elles ont un métier en ont un très genré on m’a donné des témoignages sur Internet de borderlines chômeuses longue durée pour beaucoup certes mais pour celles qui travaillent j’ai surtout trouvé des personnes travaillant dans des professions très féminisées comme le travail du sexe, l’enseignement en primaire, le travail en crèche ou auprès de petits enfants, les soins infirmiers, le travail avec les animaux, la boulangerie ou autre profession du genre, des métiers liés à l’écologie ou bien diverses professions artistiques ou pour les plus diplômées des sociologues, des psychologues et des médecins. Remarque les hommes borderline qui ont un métier témoignent d’avoir généralement le même type de professions je suppose que ça fait partie de ce qui donne l’impression chez eux d’un côté féminin fort prononcé. On peut dire que les caractéristiques de personnalité l’explique mais je pense aussi que le diagnostic vise des déviances de féminités au sein de catégories socio-professionnelles particulières au moins partiellement. D’ailleurs avec le travail du sexe que déclarer un maximum de prostituées borderline sert d’argument aux psys abolos de la prostitution qui y voient une déviance à pathologiser et carcéraliser surtout chez les femmes qui aiment ce métier et l’exercent longuement saute aux yeux assez rapidement je trouve. Si j’y réfléchis une prof borderline risque de faire sauter le mécanisme de reproduction des inégalités sociales de l’école en repérant et aidant les enfants maltraités assez vite c’est sans doute la déviance du système qu’on en craint vu que l’éducation nationale dans les formations de professeurs les encouragent très vivement pour « avancer sur les programmes » à faire comme si ils n’avaient rien vu dans ces situations là, de la même façon une borderline travaillant en animalerie peut dévier de ce qui y est attendu en faisant plus attention du bien être animal que de la vente par identification aux souffrances des animaux bref vous avez saisi l’idée.

Quand elle explique l’historique de la notion de borderline c’est assez parlant aussi elle décrit que le mot inventé par Freud dans sa vision de la psychanalyse signifiait état limite entre névrose (anxiodépresssion quoi en termes modernes) et psychose (états compris dans les troubles du spectre psychotique en termes modernes) ce qui n’est pas du tout la définition actuelle du mot borderline qui a complètement changé de sens à partir en effet comme elle l’explique des années 1970 quand Otto Kernberg décida de changer le sens du mot pour élaborer en gros le fond de base des critères actuels de ce trouble devenus dix ans plus tard inscrits dans le DSM pour la première fois en 1980 donc. Les troubles narcissiques et borderlines ont été définit encore comme on les comprend maintenant surtout sur la base des théories de cet homme. Apparemment le trouble antisocial a une histoire plus ancienne et si il y a contribué il ne saurait en être tenu responsable car avant comme après d’autres ont élaboré dessus. De même histrionique a beau ne plus être pris au sérieux par une majorité de psys qui le considèrent comme un héritage sexiste de l’hystérie plus que comme un réel diagnostic toujours est t’il que là aussi cette notion a une longue histoire avant et après ce monsieur bien qu’aujourd’hui elle appartiennent plus au passé qu’au présent idem le trouble de la personnalité dit dépendante, dans l’élaboration des critères du cluster A il n’a visiblement en rien participé elles semblent lui avoir pré existé et il les rangeaient dans des sous type de borderline mais au sens ancien d’à mi chemin entre névrose et schizophrénie et pour les troubles de la personnalité évitants et obsessionel compulsif il ne semble pas avoir participé de leur élaboration néanmoins comme les deux troubles de la personnalité les plus populaires et les seuls dont l’ascension de diagnostics crève le plafond en ce moment, narcissique et borderline, sont largement de son élaboration on ne peut donc pas dire que l’héritage des idées de ce monsieur maintienne en vie la notion de trouble de la personnalité mais elles demeurent bel et bien en son centre comme on les comprend encore maintenant. Des millions de personnes ont par là leur vie et leur compréhension de la personnalité des gens changées par les idées d’un seul homme. De 93 ans. Qui a élaboré ces notions dans sa jeunesse. Avec ça qu’il y ait un ample sexisme derrière la façon qu’il a encouragé de diagnostiquer les femmes borderlines n’a rien d’étonnant. On nous dit qu’en clinique ce trouble borderline surtout face aux patientes est par les cliniciens mal utilisé, usé à l’excès, et que les patientes borderlines trop souvent en reçoivent hélas plus de maltraitances que de soins et les héritiers directs même des idées de Kernberg partagent ce malheureux constat en leurs écrits à ce propos. Il est également tristement manifeste que c’est aussi un diagnostic poubelle en pratique où bien trop de cliniciens fichent toutes les patientes qu’ils ne savent pas trop où placer de plus une situation qui fait autant de mal aux femmes non borderlines qu’on déclare l’être par paresse intellectuelle de chercher leur vrai problème comme c’est par exemple hélas arrivé à de nombreuses femmes autistes comme pour les femmes pour qui borderline correspond bien car évidemment cette situation provoque un fort rejet de leurs témoignages vu qu’elles sont minoritaires par rapport aux femmes sur qui ce diagnostic fut posé n’importe comment par n’importe qui considérant qu’il est entièrement ni fait ni à faire et bon pour la poubelle car il ne reflète en effet pas l’expérience de la majorité des femmes l’ayant reçu mais souvent on constate que celles pour qui ça correspond autant ou plus qu’à mon mari qui du coup comme lui y sont attachées ont du mal à se faire entendre aussi et sont perçues par les autres femmes rejetant le diagnostic comme des aliénées soumises à la misogynie l’ayant intériorisée alors que bon dans le cas de femmes qui correspondent vraiment comme mon homme à la plupart des critères elles ont beau être minoritaires pour leur vécu ça fait sens et les balayer d’un revers de main est assez injuste. Je suis la première à trouver que dans ce qui tourne autour de la notion de borderline vous l’aurez compris énormément d’éléments sont d’un sexisme terrible mais c’est délicat de ce fait de le critiquer sans jeter le bébé avec l’eau du bain pour le coup. Après c’est vrai que si 90% des femmes correspondant aux critères pour de bon se retrouvent en ce que Marsha Linehan a élaboré comme compréhension et thérapie des borderlines avec sa thérapie comportementale dialectique les 10% restant en sont hyper critiques et ont trouvé que ça les mettaient encore plus mal qu’avant de s’y plier car elles aussi jugent tout ça d’un sexisme révoltant notamment car forçant l’apaisement de la colère de ces femmes contre qui les a fait subir des maltraitances et quasi toujours des violences sexuelles enfants et à lire les unes et les autres personnellement je me retrouve pas mal dans leur opinion que ce processus est en effet assez scandaleux je conçois que la majorité s’y plie « par pragmatisme » mais je trouve la révolte contre ça de celles qui ont la possibilité de se révolter là dessus assez essentielle et probablement la plus clef de celles qui peuvent exister en contexte blanc occidental pour les avancées du féminisme réellement émancipateur. Ce sont des combats que je me sent tout à fait de soutenir les leurs pour le coup. Surtout quand on lit des trucs de ce Kernberg comme que le trouble borderline résulterait d’un maternage inadéquat…oui clairement je rejoins l’avis de cette chercheuse n’importe quoi comme ça on pathologise les femmes doublement y en a pour la fille borderline et la mère toujours coupable des troubles psys et/ou cognitifs des gosses (soupir de lassitude). Effectivement comme elle remarque vu que l’éducation est quasi toujours maternelle c’est bien sexiste d’y placer la cause de l’émergence des troubles psys les pères se dédouanent ainsi de toute responsabilité du bien être mental des gosses quand les mères dont les gosses ne vont pas bien culpabilisent à mort…super. Non que les parents soient jamais cause de ça mais concernant les borderlines les violences sexuelles et les maltraitances ce sont généralement les pères qui les exercent alors tout mettre de la culpabilisation sur la mère le plus souvent plus faible physiquement, coincée et battue aussi c’est lourd. De plus dans une minorité de cas les parents n’y sont pour rien et soit le trauma est extérieur à eux par exemple du harcèlement scolaire soit le trouble borderline est apparu sans trauma apparent donc la famille n’est pas toujours en cause et parfois ça arrive et vraiment personne ne sait pourquoi ni comment mais c’est présent quand même rien n’est simple concernant ce genre de souci. Elle fait aussi une critique partagée de la plupart des borderlines que je connais des films de merde encensés par les psychiatres et prétendus représenter le trouble borderline aux personnages féminins drama queen manipulatrices et dont le pouvoir fait peur aux hommes jusqu’à ce que les troubles psys les en rendent dépendantes comme Liaison Fatale. Je rejoins tout à fait son analyse comme quoi il n’y a à en retenir rien hormis que les hommes ont peur des femmes de pouvoir, indépendantes, riches, avec une bonne carrière, séduisantes et/ou célibataires. On voit de suite l’antiféminisme que la formation sur ce qu’est une borderline enseigne aux futurs psys avec des exemples pareils. La borderline est une figure mythique irrésistiblement séductrice et experte manipulatrice dont les hommes sont généralement les victimes…oh wait on parlait pas initialement de victimes de maltraitances patriarcales et de violences sexuelles subies dans l’enfance? Belle inversion patriarcale bravo. Dans ce film la femme saine est une femme au foyer mariée qui aime son époux et lui est fidèle et la folle borderline est dangereuse, prédatrice et même carrément directement diabolisée. Cela en effet ressemble plus à un classique stéréotype de maman vs putain qu’à un diagnostic servant à aider des femmes en souffrance psychique. Aussi un jour va vraiment falloir que les psychiatres arrêtent de prendre des personnages de méchants de films d’horreur comme exemples de « cas typiques » de troubles de la personnalité du cluster B genre vraiment à quel moment activer deux neurones fonctionnels ensemble suffit pas à voir que c’est stigmatisant pour qui reçoit vraiment ces diagnostics? Franchement. Dans ce film et trop d’autres on justifie de pouvoir arrêter des fous types cluster B ici en l’occurrence une folle borderline mais en masculin pour le fou antisocial et/ou narcissique l’on a généralement un schéma similaire dans le même genre de cinéma qu’en les tuant ces films étant américains pour la plupart ça justifie du maintien de la peine de mort c’est donc d’autant plus glauque. Ici avec la dimension négative supplémentaire que c’est une femme qu’on tue en prime. Je rejoins son avis que dans les films de folle borderline de ce genre le fond est de supposer qu’une femme sans homme est forcément au désespoir d’en avoir un, dangereuse, indigne de confiance, et probablement une malade mentale…bon on est loin du slogan féministe à base d’une femme sans homme c’est comme un poisson sans bicyclette on voit que ça défend une conception des rapports homme femme très traditionnelle et sert à pathologiser les femmes qui en dépareillent la façon dont les psys sont formés à poser ce diagnostic de borderline. Elle parle de JF, de Basic Instinct, des Sopranos et remarque que le sommet de ce genre de fiction stigmatisant les borderlines date justement des années 1980-90. C’est vrai que c’est passé de mode depuis néanmoins ça a une histoire plus ancienne…l’histoire de la femme hystérique comme une vampire psychique pour son entourage « sain de corps et d’esprit ». Sur ça elle me semble viser très juste mais elle ne développe pas. Je trouve ça dommage car sur l’aspect mythique il y a plus à en dire je crois. Pour tout dire « vampire psychique » me semble plus dit des narcissiques que des borderlines de nos jours…ce qu’une rapide recherche sur le net confirme c’est plus fréquent d’en faire un stigma masculin (il y a des gens qui s’auto définissent ainsi et s’en revendiquent fièrement cela dit mais c’est clairement un retournement après l’avoir reçu en stigma initialement). Cela dit en effet au XIXème siècle on le disait des « hystériques » donc de façon similaire à borderline dans son fonctionnement de nouvelle hystérie de n’importe quelle femme jugée chiante et on sait qu’avec le degré de misogynie de l’époque on était jugée telle très vite par exemple en étant suffragette et on le disait aussi de femmes épileptiques dont on était persuadé qu’elles crisaient en simulatrices pour bouffer psychiquement leur entourage donc vous voyez l’histoire dangereuse du concept pour les femmes. Aujourd’hui encore même si pour le coup c’est idem avec les diagnostics masculins du cluster B…qui est dessus est dans la plupart de ce qu’on dit à ce sujet moins considéré comme une personne en souffrance psychique à soigner que comme une menace, un danger, un porte malheur dont croiser le chemin est dangereux. Pourtant il est clair dans la conception de la majorité des psychiatres qu’il n’y a pas de maladie mentale si le sujet sur qui on pose le diagnostic n’est pas en souffrance à cause des symptômes décrits. Pourtant quand on lit ce que les gens et ça c’est une spécificité des diagnostics de cluster B non retrouvée par rapport aux gens qui ont un autre trouble psy ou l’accent est mis sur leur propre souffrance…on parle surtout d’en quoi ils font chier les autres. Rien que sur la première page du net si je tape les troubles de la personnalités « narcissique », « antisocial », « borderline », « histrionique » et « dépendant » (ce dernier est dans le cluster C mais traité de même j’ai hésité sur les deux derniers vu leur qualité de diagnostics en voie de disparition et état mourant avancé évident mais ça reste posé par quelques vieux croutons donc tout de même je me suis dit que ce serait éclairant) ça donne ceci en terme de qualificatifs négatifs vis à vis de ce que les autres les trouvent chieurs :

-dépendante : besoin excessif omniprésent d’être prise en charge, comportement soumis, collant et extrême, incapables de fonctionner sans une aide importante des autres.

-histrionique : émotivité excessive, recherche d’attention par tout les moyens séduction et manipulation.

-borderline : colère inapproprié, relation amoureuse instable et peu durable, envahissante et hypersensible.

-antisocial : mépris envers les autres et la loi et destruction de leurs biens, harcèlement, violation de leurs limites, manque d’empathie, immoralité, cynisme, difficile pour les proches, conflictuel avec autrui et la société, comportement déviant (et bien sur l’insulte psychopathe qui revient évidemment car apparemment insulter les gens avec un diagnostic psy est part de leur « soin »).

-narcissique : manque d’empathie, besoin excessif d’être admiré, dégradant envers autrui, pervers, se trouve plus beau qu’il n’est, manipulateur, se sent supérieur, agit toujours et agissent tous de la même façon comme des automates (vraiment dans le titre d’un reportage prétendument consacré à décrire la maladie), dominent la conversation, aiment à parler d’eux mêmes et de leurs exploits en arrangeant la vérité pour coller avec leur envie d’être vus de façon flatteuse, recherche d’attention, rancunier, pousse à bout, et ne prend pas ses responsabilités.

Vous voyez les portraits extrêmement positifs et pas du tout plus centré sur se plaindre que les « malades » en question sont de gros casse couilles que sur porter attention à la souffrance à priori censée être présente derrière vu que ce sont des diagnostics de troubles mentaux en théorie. On a même une minorité de psys qui sont pour donner un diagnostic du cluster B à quelqu’un qui fait chier les autres avec ces caractéristiques sans pourtant souffrir d’être ainsi en ce qui le/la concerne c’est vrai pour les borderlines mais aussi pour les quatre autres troubles précités et quelque soit le genre de la personne en question du moment que son entourage ne peut plus la blairer et supplie un psychiatre de la débarrasser des caractéristiques casse burnes en question chez ce/cette proche. Une excuse commune mais très bancale et rejetée par la plupart des professionnels de santé mentale pour ça est le prétexte du « déni » que ces gens seraient troublés sans se l’admettre et donc mériteraient quand même le diagnostic cela dit l’idée de la plupart est assez proche ils souffriraient sans s’en rendre compte…bah voyons. Encore que bon les dépendantes et les histrioniques aujourd’hui c’est généralement reclassé borderlines donc tout le monde s’en fout et les borderlines sont plus considérées « résistantes » aux traitements que réellement dangereuse donc on trouve quand même relativement vite de la littérature portant plus sur leur souffrance surtout quand on parle de femmes borderlines que sur leur « menace » pour les autres même si il faut lire un flot de conneries stigmatisantes avant d’y arriver au bout d’une dizaine d’articles on trouve des choses qui sympathisent avec leurs difficultés et les mettent en avant. Il faut bosser trois fois plus pour trouver quelque chose de similaire à propos des antisociaux et des narcissiques. Qui rappelle bien que ce sont des diagnostics plus donnés aux hommes en cadre clinique sont faits à des personnes de tout les genres…hélas trop souvent les féministes ont un schéma très simpliste à base de « je veux bien aider la borderline devenue comme ça car victime d’un pervers narcissique probablement mais lui qu’il se démerde ce connard sexiste je refuse de le traiter »…et bon déjà tout les hommes antisociaux et/ou narcissiques ne sont pas maltraitants donc bonjour la diffamation et pour ceux qui le sont trop souvent on entend des bêtises psychophobes envers eux comme quoi ils simuleraient un trouble pour recevoir de la pitié et des soins au lieu de la taule…bon déjà beaucoup quand ils ont commis réellement des maltraitances reçoivent ces diagnostics en taule justement après une expertise psychiatrique et rarement de leur plein gré donc raté et ensuite…bah il y a des tas d’hommes maltraitants qui n’ont pas de trouble psy s’en est même la très large majorité mais ceux qui en ont un qui leur a été diagnostiqué généralement ils en ont vraiment un et les accuser de mentir dessus ne les aident pas de s’en faire aider surtout des diagnostics aussi stigmatisés que ceux là…(par exemple un homme maltraitant traumatisé qui reproduit les violences qu’il a subit enfant de façon relativement classique les gens vont à la fois le trouver monstrueux et avoir de la peine pour lui lui souhaiter qu’il trouve comment cesser la violence et se soigner du trauma subi pour cesser de le reproduire et aller mieux ils vont avoir une empathie relative…par contre si on leur parle d’hommes du cluster B d’autant plus si ce ne sont pas des borderlines mais des antisociaux et/ou des narcissiques malgré que dans l’immense majorité des cas à de rares exceptions près ces hommes sont comme ça à cause de maltraitances subies extraordinairement fortes envers eux au cours de leur enfance et que du coup ils comptent parmi les victimes des violences même pour ceux qui les reproduisent aucune sympathie similaire ne s’observe car on en fait un portrait trop diabolisé pour que ça arrive même chez les féministes qui croient ainsi protéger les femmes de leur violence sans comprendre que pour ceux d’entre eux qui sont en effet violents c’est probablement si on veut aider leurs victimes eux qu’ils faut aider en priorité car ils font beaucoup de victimes le but n’est pas de dire oh le pauvre et de faire câlin à des gens qui ont eu des comportements atroces mais de comprendre que si on ne les aide pas au delà du fait que pour la plupart eux mêmes victimes ils y ont droit et besoin on aide pas non plus les victimes vu qu’en fait ce que beaucoup craignent c’est que soutenus ils s’empirent mais l’inverse est vrai donc les diaboliser est complètement contreproductif pour protéger qui souffre de maltraitances commises par eux dans exactement la même logique que celle concernant les hommes auteurs de maltraitances ayant des troubles psys moins diabolisés comme l’exemple ci dessus du trauma pour lesquels généralement la plupart des féministes comprennent ça et sont d’accord avec cette logique…pourquoi ça leur échappe d’un coup quand on parle d’hommes avec un diagnostic du cluster B me semble ne pouvoir donc s’expliquer que par du psyvalidisme sexiste la preuve étant d’ailleurs que quand on leur parle de femmes maltraitantes avec les mêmes problèmes d’un coup elles retrouvent les comportements qui sont ceux que je viens de décrire de condamner la violence tout en étant en soutien et empathie avec la souffrance qui a mené ces femmes à devenir ainsi et chercher à les en sortir). Cela dit pour avoir lu des témoignages de personnes qui l’étaient leur réponse tombe sous le sens la plupart disent que c’est complètement validiste d’imaginer que la majorité d’entre eux ne se rendent pas compte de leur trouble la plupart des borderlines se rendent vite compte de s’automutiler par exemple ce n’est pas exactement aisé à nier, la plupart des antisociaux se rendent bien vite compte d’avoir tout de même bien des problèmes légaux et la plupart des narcissiques auraient bien du mal à ne pas se rendre compte qu’à la moindre critique leur estime d’eux même plonge dans le néant vu le nombre de critiques que les gens reçoivent en une vie tout de même. C’est faux qu’ils souffrent pas ou ne se rendent pas compte de leur souffrance en une majorité de cas…après qu’ils ne l’avouent pas face à un psy généralement pour ne pas perdre la face est assez probable d’où sans doute l’élaboration de ce mythe. Maintenant les gens pas doués pour se rendre compte de leurs problèmes existent mais ça varie plus d’un individu à un autre que selon les diagnostics et il y a des gens sans trouble psy aucun très doués pour ne pas voir leurs problèmes quand ils en ont aussi. Toute cette légende noire fait cependant beaucoup à la stigmatisation des gens avec des troubles du cluster B hélas.

Concernant le cas particulier des femmes jugées borderlines comme tout les diagnostics psychiatriques je la rejoins de remarquer qu’on les donnent bien vite aux femmes jugées « trop » fortes au franc-parler et qui osent transgresser les limites de la féminité socialement acceptable et à celles qui sont jugées ne pas l’être assez ce qui ne laisse pas des masses de place pour ne pas finir avec cette étiquette je conviens de ça. Pourtant des femmes qui se retrouvent face à un psychiatre dont moi et pourtant j’ai pas été de main morte sur la « résistance » ne reçoivent jamais cette étiquette bon en même temps je me suis jamais automutilée, me faire abandonner n’a jamais été une grosse crainte (honnêtement même un rêve/fantasme/espoir parfois vu la famille étouffante que j’ai) pour moi et je n’ai tenté le suicide qu’une seule fois je rentre vraiment pas dans assez de critères…est ce que je rentre même dans un seul à vrai dire? Hormis la colère mal gérée et le sentiment de persécution/dissociation mais pas assez fort pour rentrer dans le critère car pas non plus intense juste très fort sans non plus me dépasser entièrement jamais bah en fait non…donc oui je correspond à zéro des critères donc qu’on ne m’ait jamais donné ce diagnostic n’a rien d’étonnant. On peut être une chieuse antipsychiatrique et résistante avec un diagnostic non cluster B hein. Néanmoins oui dur de critiquer en tant que femme sans finir psychopathologisée. Bonnie Burstow a ma connaissance par exemple est une psychologue qui a lutté toute sa vie contre ce que la psychiatrie faisait subir aux gens qu’elle tentait d’aider mais qui ne fut jamais elle même diagnostiquée d’une pathologie psychiatrique ou du moins en tout cas jamais d’une que ses adversaires ont médiatisé pour la décrédibiliser ce qui n’aurait pas manqué d’être le cas contre son discours si elle en avait eu une assez stigmatisée pour que ça puisse arriver à priori donc il semblerait qu’elle était tout à fait « saine d’esprit » selon les critères psychiatriques tout en étant une militante anti psychiatrie reconnue comme quoi c’est possible donc…mais c’était aussi une prof de fac donc bon ce statut universitaire la bourgeoisie académique quoi l’a probablement sauvée en partie du destin des femmes moins économiquement favorisées qu’elle qui sont tout aussi antipsychiatrie. J’ai cherché si il existait des femmes pauvres ou au moins de classe sociale prolétaire jugées saines d’esprit connues pour avoir des positions antipsychiatriques et aucune n’est personnellement connue mais on évoque le cas des mouvements féministes antipsychiatriques assez massifs pour qu’y ait forcément participé des femmes de classe populaire qui en effet comprennent beaucoup de femmes n’ayant elles mêmes pas reçu de diagnostic psychiatrique mais révoltées contre la misogynie psychiatrique et luttant contre en ce nom. Notamment par exemple des femmes que la psychiatrie actuelle jugent saines d’esprit mais qui comme lesbiennes, bisexuelles ou transgenres n’ont pas omis la triste histoire de la psychopathologisation de leurs identités par le passé par la psychiatrie et donc soutiennent vite les femmes qui se disent psychopathologisées de façon sexiste par la psychiatrie actuelle. Toutes ne vont pas contre tout ce qu’on dit des borderlines mais la plupart sont assez vite critiques des aspects les plus stigmatisants et diabolisants qu’on prête à ces femmes qu’on dit avoir une trouble personnalité. Il faut dire que les femmes pas attirées par les hommes tout comme les femmes attirées par plus d’un homme que leur mari soit compris dedans ou pas savent bien la lourde histoire de la psychopathologisation sexiste des femmes dont le désir n’est pas purement conjugal et tourné vers un homme. « Frigide », « femme infidèle, « malsaine échangiste libertine », toutes traitées de « frigo » ou de « putes » dès que leur désir est moins ou plus intense que celui de monsieur. La psychiatrie est patriarcale et ne laisse pas assez de pouvoir aux patients d’autant moins aux patientes sur ça les féministes non elles mêmes concernées ont rejoint et soutenu les mouvements d’antipsychiatrie féministes mais que ces derniers soit menés par des survivantes de la psychiatrie ne peut que tomber sous le sens et être légitime. Donc oui pour ces luttes là les voix des folles sont celles qu’on écoute en premier lieu ça parait logique. On a longtemps essayé les sachant « folles » de pathologiser la cause de leur résistance à la médicalisation de la souffrance psychique mais de nos jours c’est considéré heureusement comme ne tenant pas comme excuse pour ne rien écouter de ce qu’elles ont à en dire. D’autant plus que dans ces groupes le « trouble psy » le plus commun est un syndrome post traumatique réactivé par des soins psys retraumatisants au lieu d’avoir été aidants. Des patientes pas écoutées ailleurs d’où qu’elles s’y radicalisent souvent assez fermement. Elle explique qu’hystérie et trouble de la personnalité hystérique sont restés dans le DSM jusqu’en 1980 donc qu’en 1979 on y croyait encore. Dans ces versions les plus récentes avant la disparition du diagnostic (le féminisme pro sexe étant entre temps passé par là il faut bien heureusement dire) le trait majeur définissant l’hystérique était sa sollicitation affective et sexuelle sans honte de rapports sexuels avec de multiples hommes perçue comme immorale. Pourtant dans les versions précédentes de l’hystérie on centrait son explication contradictoire de ce portrait dit elle sur la difficulté d’une femme à éprouver du plaisir sexuel mais dans les classifications récentes sans doute par volonté de cohérence et car à choisir lequel pathologiser trop peu de désir sexuel paraissait toujours à ces sexistes rédigeant le manuel bien moins fou chez une femme que qu’elle en est trop ce qui la rend bien plus aisément perceptible d’être déviante et crainte par les hommes sur qui ça lui donne un pouvoir. Histrionique est le trouble le plus directement tiré de l’ancienne hystérie mais justement à partir du milieu des années 1990 son diagnostic devient rarissime car personne n’y croit plus vraiment ou quasi. Dépendante trouble inventé en 1980 justement probablement pour pathologiser la femme soumise accrochée au modèle de féminité à l’ancienne et inadaptée à son reformatage modernisé est légèrement plus donné mais globalement depuis qu’il existe on en parle que pour le critiquer ou quasi donc si jamais cette dame a raison que les deux ont été inventé pour faire trio de contraintes pesant sur une féminité normée à jour des changements des années 1980 en gros pour mettre fin à la révolution féministe et aux acquis progressant de la liberté féminine et c’est assez probable en effet il faut croire que le milieu des années 1990 fut un nouveau tournant où les deux autres ont été globalement oubliés car on pouvait tout et son contraire mettre dans borderline pour parler des femmes les plus jugées pathologiquement « excessives » dans leurs émotions…surtout dans leurs colères contre le sexisme et les violences sexuelles évidemment. Notons aussi la proximité sexuelle « autodestructrice » qui a été transféré de « hystérique » sur « borderline » de façon quasi directe. En cela effectivement son analyse confirme bel et bien que borderline est la nouvelle hystérie. Elle explique que le trouble borderline a 93 combinaisons possibles de critères d’évaluation auxquels s’ajoute l’arbitraire du jugement clinique sur la base de descriptions assez ambiguës est hautement sujettes à l’interprétation des symptômes par exemple qui et quoi hors l’arbitraire thérapeutique décide si oui ou non la colère d’une femme est inappropriée? Comme elle le fait remarquer en général un monsieur psychiatre qui ne sait pas ce qu’est la rage féminine face à l’injustice misogyne donc quelqu’un de très déplacé d’en juger. Voir pire encore des mecs lambdas qui ont décidé de consacrer des sites internet entiers à leur haine misogyne et psyvalidiste des femmes borderlines. On trouve encore bien trop de sites de ce genre même si heureusement lentement mais surement vu que le trouble devient mieux connu ce genre de sites diabolisants et stigmatisants déclinent de succès et deviennent progressivement moins nombreux d’années en années. Heureusement face à la lutte des patientes borderlines et de leurs thérapeutes contre la stigmatisation ça tend à disparaitre doucement enfin. Bon le ton des sites thérapeutiques reste très négatif mais ce genre de sites qui interdisaient aux femmes borderlines de simplement exister sans se le voir reprocher, disaient qu’elles feraient mieux de réussir de se suicider et propageait la haine contre les femmes s’automutilant dépeintes comme tout à fait écœurantes est fort heureusement en voie de disparition du coup tant mieux il y a quelques années à peine c’était la norme quand on tapait « borderline » sur le net de tomber sur ça. J’y ai cru plus jeune en plus…beaucoup de femmes n’aimant pas d’autres femmes qui avaient ces caractéristiques étaient par ce genre de sites pour le coup vraiment psychotoxiques encouragées de détester les femmes avec ces traits là. On y encourageait même à leur pourrir la vie de tout les moyens possibles en en dressant un portrait diabolisant…je suppose que si je ne supporte pas de voir les gens faire pareil avec les antisociaux et/ou les narcissiques encore de nos jours c’est en repensant à la connerie que j’avais eu ado de croire à tout ça…comme énormément de non borderlines cela dit mais ça n’excuse rien. Parce que oui pour ces deux derniers troubles dans les sites non cliniques les sites anti de ce type qui veulent interdire aux gens qui existent et les ont de continuer de respirer c’est toujours hélas la norme par contre. On trouve de plus en plus d’articles pour parler de réduire le stigma autour mais après une quarantaine d’articles les incitant à se suicider pour dépolluer l’air des autres ce n’est hélas pas le dernier qui parle de déstigmatiser leur trouble qu’on retient le plus et le mieux.

Tout les diagnostics du cluster B ont une connotation si négative qu’on en fait des insultes (remarque autiste aussi c’est triste) pire on les déshumanisent, diabolise et perçoit comme toujours 100% fait de mauvaises intentions permanentes envers tout et tout le monde qui en souffre (ce sont des humains ça n’existe pas quelqu’un d’à ce point « le Mal ») et comme inaptes à la moindre « rédemption ». Le but est pas de s’écraser que trouble du cluster B il y ait ou pas personne n’a le droit de vous rabaissez, humiliez et exploitez mais pour sortir du psyvalidisme au lieu de supposer que qui vous fait ça est atteint de trouble du cluster B le plus souvent sans que ce soit assuré (et ce qui est généralement prouvé faux dans les études sur les gens qui accusaient d’autres de cela le plus souvent ça cible en fait des maltraitances perpétrées par des NT…en plus) et dire « elle est borderline qu’elle aille se faire soigner » ce serait plus aidant pour tout le monde de dire plutôt « elle me rabaisse et m’humilie et j’en ai assez » bref de décrire directement l’attitude qui pose problème plutôt que de la psychopathologiser gratuitement.

Elle remarque aussi fort judicieusement que par rapport à l’ancienne notion d’hystérie le trouble borderline a été débiologisé. De même qu’il est devenu prioritairement psychologique on omet souvent du trouble la dimension culturelle assez spécifique peu présent en d’autres cultures où une féminité différente est valorisée ce qui permet de ne pas interroger le rôle de la socialisation féminine contemporaine occidentale dans ce qui le crée et perpétue ce même alors que les patientes borderlines sont nombreuses à citer parmi les causes de leurs souffrances toutes les normes de beauté, vestimentaires, alimentaires, sexuelles et amoureuses (et j’en oublie peut être d’autres) auxquelles les femmes sont soumises. Bien des études ont par ailleurs montré que de mauvais diagnostics faisaient très vite par biais genré considérer comme « antisociaux » des hommes auxquels « borderline » si le but était de les aider aurait mieux convenu et vice versa des femmes qui trouvent plus de sens à être dites « narcissiques » et/ou « antisociales » sont très souvent par biais sexiste vues comme impossiblement l’étant notamment car elles retournent l’agressivité contre elles mêmes avec les automutilations et les tentatives de suicides plus que contre autrui comme les hommes avec les mêmes troubles assez souvent mais pour tout les autres critères ressemblant plus selon elles aux antisociaux et/ou narcissiques qu’aux borderlines. C’est minoritaire et peu le revendique logiquement vu que c’est encore plus stigmatisé mais vu que certaines disent n’avoir reçu le type de soutien qui était leur besoin qu’après ce changement vers ces diagnostics pourtant plus socialement honnis ça interroge tout de même. De l’autre côté des femmes à qui d’autres diagnostics moins stigmatisés que borderline notamment « trauma complexe », « autisme » ou même simplement encore une « sévère dépression » correspondent mieux en leur cas en réalité et les aident davantage sont bien plus nombreuses. Les professionnels eux mêmes l’admettent aisément « borderline » est si souvent mal diagnostiqué que c’est à se demander si il y a le moindre sens à y donner une supposée prévalence chiffrée. Il n’est apparemment pas rare non plus qu’une femme simplement anxieuse soit jugée borderline par un psy mal luné et cela lui laisse des séquelles à vie, enfin pour terminer sur les femmes mal diagnostiquées borderline qui se sont senties mieux comprises et aidées par un changement de diagnostic on trouve aussi parfois des bipolaires et des femmes sur le spectre des troubles psychotiques mais là c’est surtout car ça fait plus sens face à leurs symptômes et comment les soulager car quand on demande aux gens quels sont les troubles psys les plus mal vu narcissique vient en médaille d’or et antisocial en médaille d’argent avec borderline on suppose en médaille de bronze…sauf que c’est débattable par rapport à ce genre de troubles lesquels des deux sont les plus mal vu…on a plus pitié de « la psychotique » car on voit bien que celle ci n’a pas contrôle sur ses symptômes donc on la diabolise moins mais est ce qu’on la traite mieux que la borderline c’est plus débattable. Apparemment la plupart des femmes ayant eu droit au deux diagnostics semblent toutefois juger que « bipolaire » quoi que hautement stigmatisé également l’est globalement légèrement moins que « borderline » (même si bien sur individuellement quelqu’un de jugé « légèrement borderline » sera probablement moins mal vu que quelqu’un de jugé « sévèrement bipolaire » donc ça varie individuellement selon les situations évidemment ce sont ici juste des généralités ce n’est pas non plus un Olympique de l’oppression le but est juste d’avoir une idée de ce que sont les troubles globalement les moins bien vus pour être mieux à même de tenter de centrer dessus ce qu’on peut de mieux d’intervention contre la stigmatisation psyvalidiste vu que c’est là qu’il y en a le plus besoin). Et les plus rares femmes dites à la fois borderline avec des troubles dits du spectre psychotique en jugent de même…donc borderline est bien la médaille de bronze du diagnostic psy encore fréquemment utilisé de nos jours le plus stigmatisé et la médaille d’or en la matière concernant les diagnostics psys surtout portés sur des femmes. Les bien connus recoupement entre antisocial et borderline ont néanmoins fait s’interroger certains de si un homme antisocial au fond n’est pas un borderline…et apparemment ce n’est pas le cas ils sont bien distinguables des hommes borderlines pour la plupart mais des mauvais diagnostics d’hommes borderlines comme antisociaux quand ils ne l’étaient pas l’ont longtemps fait croire d’une part et d’autre part il s’agit bien de troubles fréquemment comorbides les hommes antisociaux étant fréquemment antisociaux+borderline quoi que des hommes antisociaux sans traits borderlines apparemment existent aussi. Sans surprise ensuite les gens disent pour revenir brièvement sur les troubles les plus stigmatisés qu’en 4ème on trouve les troubles du spectre psychotique, en cinquième la bipolarité, en sixième l’autisme, en septième le trauma complexe en huitième les troubles post traumatiques simples, en neuvième les états dépressifs et en dixième car les plus communs et mieux tolérés les troubles anxieux. Le stigma des TCA est aussi très fort mais ne semble pas avoir fait objet d’un consensus concernant son degré par rapport aux autres troubles. Attention on parle de la sévérité de la stigmatisation ici pas de la gravité du trouble en lui même c’est différent. Enfin bon dire qu’être borderline est encore plus mal vu qu’être schizophrène suffira pour tous je suppose à laisser voir l’ampleur du stigma autour. Pour revenir aux hommes apparemment les hommes que borderline sans traits antisociaux ne sont pas très différents des femmes borderlines et généralement passent inaperçus car seulement sous diagnostiqués de syndromes post traumatiques exclusivement, les hommes borderlines et antisociaux à la fois sont l’antisocial type galérant à réguler ses émotions et laissent à penser qu’antisocial est en effet une version sous stéroïdes d’être borderline (un Dracofeu holographique quoi si je reste sur ma métaphore à base d’évolutions de Pokémon) avec en particulier une différence majeure d’habileté de gestion de la colère elle probablement due à ce que l’on aide beaucoup moins les hommes que les femmes à la gérer et contrôler…au moins partiellement. Quoi qu’il en soit en effet sans se recouper totalement les similarités sont fortes les deux troubles sont proches. Chez les antisociaux sans traits borderlines toutefois à la place de la dérégulation émotionnelle on observe une situation qu’on pourrait métaphoriquement qualifier d’émotionogramme plat en gros quoi et en fait à vrai dire ce sont souvent ce type d’antisociaux qui ont le plus de comportements néfastes pour eux mêmes comme pour autrui et ont le plus de difficultés fonctionnelles apparemment. On trouve autant d’hommes que de femmes classiquement antisociaux que classiquement borderlines dans les études où on fait gaffe aux biais genrés cela dit elles concernent une moyenne…peut être il y aurait t’il en effet plus d’hommes dans cette catégorie d’antisociaux semblant sans émotions davantage qu’ils n’ont de mal de réguler leur colère…on ne sait pas vraiment mais à en juger par les études carcérales sans y mettre sa main à couper non plus ce semble à priori le cas et l’explication de pourquoi « plus fonctionnelles » les femmes antisociales passent pour borderlines et n’ont pas le même parcours carcéral que les hommes antisociaux à faible émotion et empathie affective galérant le plus avec les limites légales. Est ce qu’à un moment quelqu’un peut être si submergé d’émotions négatives tout le temps que pendant la majorité de sa vie il n’en enregistre plus la moindre toutes les émotions lui glissent dessus? Je l’ignore mais ce serait une explication possible.

Le débat 25 eme en popularité dans les critiques de la psychiatrie actuelles n’est donc pas spécifiquement sur le trouble borderline mais sur la pertinence d’une catégorie de troubles de la personnalité tout court. Toutes ces catégories comme elle le souligne ne font que décrire des comportements ne correspondant pas aux normes sociales elle note que sont sous entendus derrière la description anormale d’une personnalité borderline pour les femmes ou antisociale pour les hommes la personnalité normée et normative attendue des femmes (belle qui sait l’être sans trop s’en flatter confiante mais pas arrogante et amoureuse en relation stable avec son époux) et des hommes (protégeant autrui et se défendant lui même au besoin, capable de conserver un travail stable et à même de répondre à ses obligations financières) on voit poindre derrière l’obligation sous entendu de vivre idéalement aussi près que possible du schéma familial patriarcal à l’ancienne dans le temps présent. Elle développe aussi longuement sur le fait que la colère des hommes du cluster B est vue comme normale et même pas soulignée quand celle des femmes borderlines est ce qu’on leur reproche le plus violemment dans une longue tradition de pathologisation des colères féminines visant à les délégitimer. Elle vise tout à fait juste c’est le versant le plus extrême de l’habituelle dans nos sociétés suppression exigée des colères de femmes. Cela dit je n’irais pas si loin que de dire que là se résume tout le trouble borderline car comme le disait une psy féministe critique mais nuancée là dessus quelque soit le diagnostic on pourrait écrire « colère légitime qui n’a pas lieu d’être pathologisée contre le sexisme qu’elle a subi » dans le dossier de 90% des patientes psys quelque soit leur diagnostic ce n’est pas exclusif aux femmes borderlines. Néanmoins les autres symptômes restent et il leur faut bien du soutien dessus. Cela dit c’est assez révélateur de ce que la société et les hommes psys attendent des « soins » des borderlines faire taire les colères justes des femmes. Après contre la suicidalité chronique et les automutilations répétées c’est compréhensible de vouloir spécifiquement faire quelque chose tout de même je pense. En tout cas c’est surtout pour ça que malgré tout ça mon mari semble trouver du sens en son diagnostic. La colère et les cris des femmes sont de plus en plus réclamés par les féministes et davantage légitimés que par le passé on ne les perçoit plus systématiquement comme « hystériques » mais quand ces cris de colère sont après un homme un compagnon par exemple au mieux elle est « autoritaire » ou bien très vite « folle » toujours aujourd’hui crier contre le sexisme de façon générique on nous applaudit on nous trouve puissantes tout ça gueuler sur notre partenaire quand individuellement il fait son sexiste par contre hop c’est bon madame est givrée. Bien entendu cette idée perpétue et facilite les violences misogynes dans le couple. Bien sur pas que quand un homme macho banal traite sa copine de folle hystérique pour qu’elle arrête de le souler il ne soit susceptible en une majorité de cas de la tabasser si il s’énerve heureusement que non d’ailleurs mais que quand monsieur évite la conversation et de bosser sur un problème de sexisme que madame souligne de cette façon il participe indirectement d’un flot d’attitudes misogynes qui sont de ce qui fait que certains hommes croient normal de taper une femme qui leur a crié dessus. Comme elle le remarque fort judicieusement à mon sens cela dépolitise la colère féminine de façon très pratique pour la reproduction du sexisme que de la renvoyer aussi systématiquement à la psychopathologie. Pourtant la colère des hommes est vue comme positive le double standard comme elle le dit saute aux yeux tout comme son vrai sens de fond à savoir faire taire la colère légitime des femmes contre leur oppression. C’est à cela que les borderlines les moins convaincues par les thèses de Marsha Linehan résistent et à lire et considérer tout ça je me sens encline de le faire avec elles. Hélas elle a parfaitement raison de remarquer que la colère d’une femme qui refuse d’être laissée face aux hommes en un rôle passif et soumis est systématiquement interprétée psychopathologiquement sur le ton de quelque chose ne va pas chez elle. Et la conclusion qu’elle en tire va de soi aussi si on suit son raisonnement jusqu’au bout ce que je ferais vu qu’il se tient…elle en déduit que implicitement le sens que ça donne a tout cela est que pour être une femme adulte normale il faut se satisfaire d’une position subordonnée et soumise dans la société ou au minimum supporter de simuler de l’être. Elle évoque ensuite le fait que plus ce trouble est devenu connu même hors de la psychiatrie plus les féministes s’y sont penchées et ont critiqué le concept venant toutes en gros à une conclusion principale comme quoi le concept de ce trouble borderline et la façon dont il est diagnostiqué trace des normes oppressives de ce que doit être la féminité. Et après tout cela dur de contrer leur argumentation en ce sens. Néanmoins force est de partager son constat que ces études féministes du concept de borderline ne trouvent place et légitimité qu’en dehors du champ psychiatrique qui refuse en bloc toute critique féministe de ses catégories et tout particulièrement fort celles existantes contre le trouble borderline et les troubles de la personnalité plus largement. Ceci dit plus vieilles ou plus récentes là dessus j’ai pas trouvé de synthèse meilleure que la sienne d’où que cette seconde partie se base quasi complètement sur ses travaux.

Ensuite elle s’attarde plus avant de façon nécessaire sur la question de la diabolisation il faut dire en même temps que « cluster B », « troubles du spectre psychotique », « bipolaire », « autiste » et probablement même si bien sur ça n’avait alors pas de nom « trauma complexe » et même « syndrome post traumatique » ont été par le passé historiquement assimilés à de la sorcellerie et de l’influence démoniaque dont il faudrait extraire le diable par un exorcisme. Et à vrai dire la thérapie a changé pour les traumas mais ABA pour les autistes et les thérapies pour les antisociaux et narcissiques bref les thérapies pour les troubles qu’on prétend caractérisés par un manque d’empathie supposé bah en vrai leurs thérapies sont toujours directement historiquement inspirées des anciens exorcistes comme l’étaient les thérapies de conversion pour les gays par le passé d’ailleurs. Avec la même idée derrière au fond en prime le but étant d’espérer changer par là ces personnes en neurotypiques. Pour les borderlines c’était d’ailleurs idem avant que Marsha Linehan elle même borderline n’élabore une thérapie neuve pour ça on comprend donc que la plupart en soient soulagées car en fait c’est la première qui existe pour les borderlines avec un but plus thérapeutique que répressif du coup ça peut être attendu bien que les réticences des plus critiques des dites borderlines à tout ça me semblent tout à fait pertinentes (et j’ai à la fois espoir pour mon homme et peur qu’il se fasse avoir du coup quand il me dit vouloir réessayer ça avec quelqu’un de vraiment bien formé pour). Tout ça est plus ou moins vivement diabolisé encore dans comme on en parle aujourd’hui mais probablement en effet la femme diabolique dans l’imaginaire collectif contemporain est à l’image d’une borderline. C’est aussi là qu’on a un parallèle avec la sorcière qu’on disait être la putain du diable. D’ailleurs quand je faisais des recherches sur la sorcellerie historique j’ai été bien dépitée de ne pas trouver de livre accessible aux non chercheurs qui traite de ce que les gens d’alors jugeaient le plus important et caractéristique concernant ces dernières qui fait que ceci demeurant tabou on passe toujours à côté du sujet quand on parle de sorcellerie historique à mon sens à savoir cette histoire de femmes couchant avec des démons. Quelque part quand on nous parle du couple maudit de la littérature pop psy actuelle entre « le narcissique » et « la borderline »…c’est bien proche ce qu’on nous en dit « elle est une victime consentante et perverse qui par sa relation volontaire avec le diable…euh le PN pardon…mérite probablement une exclusion sociale ». Ou bien c’est comme elle dit une femme dénaturée qui par son incapacité de suivre sa nature de femme subit une vie d’angoisse et de misère.

Elle dit regretter qu’on ne fasse pas de lien du tout non plus entre la création culturelle du trouble borderline et la représentation des femmes dans les médias de masse. C’est vrai et un peu étrange même quand on parle d’anorexie on ne parle presque que de ça et quand on parle de borderline les gens sont choqués « allons c’est un trouble mental ça ne peut pas se créer ainsi »…les mêmes te diront que les femmes deviennent anorexiques en suivant les normes de beauté des magazines la seconde suivante pas à une contradiction près…je pense clairement que ce serait niais et insuffisant de résumer ça à « les médias de masses rendent les femmes borderlines » (ni anorexiques) sinon elles le seraient toutes mais ce vide d’analyse de leur influence comme facteur contributeur potentiel me parait comme à elle et à bien d’autres femmes ici fort suspicieux.

Elle retrace ensuite la longue lignée des manuels qui dictent leurs comportements aux femmes depuis le Marteau des Sorcières en passant par les manuels de conduites des bonnes filles du XIXème siècle jusqu’au DSM actuel. Ce n’est pas exagéré que de dire que le moindre inconfort féminin qu’il soit physique ou mental menait à un diagnostic d’hystérie au XIXème siècle rappelle t’elle et en effet. Et je la rejoins aussi quand elle remarque que les troubles de la personnalité sont conceptualisés par une logique circulaire similaire par exemple un des critères dit t’elle d’être borderline est d’avoir des relations instables…qu’on dit leur être causées par les autres symptômes donc au final la conclusion est elles sont borderlines car elles le sont et le problème est le même avec les autres troubles de la personnalité sur ce point qui sont par conséquent jugés à juste titre et ce n’est pas rien la catégorie conceptuelle la plus mal branlée de toute la psychiatrie et de toutes les disciplines médicales confondues à vrai dire. D’où que beaucoup voudraient qu’on y mette terme. Bien sur par mon côté antipsy prononcé j’en suis…mais je vois aussi qu’il y a des gens à qui ces diagnostics même les pires en terme de stigma font du bien donc comment réconcilier leur intérêt et ceux des gens qui ne se sentent compris et soutenus qu’hors de ces modèles psychiatriques? Nos perspectives entre quelqu’un qui accepte ou refuse le modèle il faut dire sont si opposées que c’est à se demander si un vrai dialogue est même possible j’admets malgré que je me bats contre moi même pour m’y forcer voir quelqu’un qui se laisse avoir par le modèle médical autrement que comme une lavette aliénée qui a intériorisé entièrement la psychophobie m’est très difficile même quand c’est mon mari je l’accepte très à contre cœur et avec de gros doutes que ce ne soit pas le cas nos opinions divergentes là dessus j’admets. De même les partisans de ce modèle psychopathologique ni lui ni mes amis heureusement mais les NA auto pathologisants que je peux lire des fois nom de Dieu que ça m’énerve semblent rigoureusement incapables pour au moins les deux tiers d’entre eux de comprendre et accepter qu’on peut avoir une perspective contraire à la leur sans être un fou dans le déni bon à enfermer et à médiquer de force qu’ils me gavent. A un moment leur perspective est dangereuse pour moi donc je lutte contre pour préserver mes droits en fait. Je suppose que nos intérêts divergent trop pour qu’on puisse réellement s’entendre à part avec les plus critiques d’entre eux qui font un peu le pont. La lutte contre la stigmatisation est nécessaire et sans aucun doute la plus consensuelle mais elle ne peut pas suffire. Et avec les plus mous et pro psychiatrie dire ça c’est déjà être antipsychiatrie alors j’admets comment on peut ne pas l’être m’échappe. J’adore mon chéri mais j’admets j’ai de la peine quand il me dit vraiment y croire quand ils lui disent qu’il est malade et borderline surtout considéré tout ce que je viens de dire de ce diagnostic précis. Je vois bien que lui et d’autres ont des difficultés particulières qui se rangent là dedans faute de mieux et que malgré tout leurs défauts jusqu’ici les troubles de la personnalité servent encore à ça…mais j’ai envie de voir les choses autrement. D’innover quelque chose. Seulement les perspectives dépathologisantes qui réfutent tout diagnostic sont trop souvent un peu courtes sur ce qu’on fait on demande à l’individu de savoir ce qu’il veut en somme. Et comme on est souvent ambivalents dans la plupart des cas le sois libre fait ce que tu veux coince en fait. On a besoin de contraintes et de guidage pour la plupart pour faire au mieux. Cela dit ce que fait le DSM part bien plus loin que ça dans le coercitif et donc est inacceptable. Les soins forcés sont un non sens total d’autant plus concernant les borderlines quand on sait que ce sont pour beaucoup des femmes maltraitées par les hommes de leur famille qui prennent de concert avec des hommes psychiatres la décision de les faire enfermer contre leur gré en psychiatrie ce que beaucoup vivent de leurs propres mots comme du viol mental. Y a pas d’autre mot il faut bien dire pour expliquer l’horreur que c’est de le vivre en même temps. Concernant le diagnostic…le mot et la liste ne sont pas tant le problème en eux mêmes c’est le regard psychiatrique dessus à sa pause le fond du souci. Tout les sous entendus qu’ils portent derrière que par exemple concernant les borderlines on vient de longuement détailler. Difficile de ne pas s’opposer radicalement à un mot qui vous fait traiter comme un démon j’admets ne pas saisir ce qui fait qu’on peut l’accepter mon homme me dit que c’est pour qu’on (on ici = les gens, la société en général pas juste les proches) l’apprécie plus et qu’on le traite mieux qu’il nous fasse plus souvent plaisir et moins souvent peur mais je trouve que c’est cher payé pour ça quoi que je peux comprendre plus ou moins ce qu’il veut dire par là. Peut être que c’est me foutre d’être appréciée ou pas qui m’y rend peu sensible. Bref…quoi qu’il en soit…un des aspects de tout ça est la débiologisation de pathologies organiques prétendues hystériques et psychogènes comme le syndrome de fatigue chronique, la fibromyalgie ou les ulcères gastriques avec les conséquences catastrophiques que l’on sait. C’est une histoire d’équilibre cela dit je pense à l’inverse refuser une cause psychogène quand il y en a une peut entrainer des opérations inutiles et dangereuses ou un emploi excessif et néfaste de médicaments dont on a pas besoin certes mais globalement aujourd’hui la tendance générale et évidente cas du covid long l’ayant encore récemment hélas illustré est à un psychologisme médical excessif plus qu’à une trop forte biologisation des troubles surtout concernant les affections féminines. De même les conséquences des troubles sociaux sont très fréquemment psychopathologisé…par exemple ici on nous dit « les borderlines sont des femmes rendues malades mentales par avoir été victimes de traumas de type le plus souvent viol pédocriminel et autres formes d’agressions et maltraitances au caractère misogyne souvent prononcé dans la violence de l’agresseur »…voir le résultat en termes de symptômes vu les dégâts en terme de souffrance physique comme mentale se comprend mais gros mais…le plus « malade » socialement du moins des deux n’est t’il pas l’agresseur dans l’histoire en fait? C’est sans doute ne pas comprendre le mécanisme de la psychophobie qu’avoir cette réaction un peu niaise et oui je sais que la majorité des agresseurs sont sans trouble psy mais je ne peux pas m’empêcher de me dire que leurs critères ont été déterminés par de gros sexistes et que je serais prête à parier assez cher qu’un DSM écrit en non mixité féministe aurait (bon certes jamais existé les féministes en étant très critiques mais en mettant qu’elles seraient des psychiatres) dans ce qui y en est dit bien plus à dire sur la folie des violeurs que des violées hein que dans le vrai ce soit l’inverse est en soi assez révélateur de la misogynie avec laquelle il a été conçu. C’est là où je me retrouve pas trop dans toute l’aide psychopathologisée portée aux victimes de violences sexistes je veux dire…ce ne sont pas elles le problème à la base les traiter comme telles participe de la culture du viol et du blâme de la victime je pense et ça fait partie ça et le côté anticarcéral de ce que je n’y ait jamais trouvé de soutien me satisfaisant après avoir été violée pourtant si j’en crois du moins ce que le corps médical m’en dit mes problèmes neurogastriques sérieux et ma forte anxiété bref tout ce qui m’emmerde en somme en serait la conséquence directe. Cela dit j’ai peur qu’ils le disent un peu vite et trop facilement. Par automatisme plus que par assurance. Vu que le résultat de cette mentalité est comme elle l’explique que les femmes victimes d’agressions sexuelles et de viols notamment pendant leur enfance se voient contraintes et forcées de subir en prime le viol mental d’un HP qui quoi qu’on en dise est toujours aussi mal foutu et toujours autant l’asile j’en suis plus que méfiante. De plus les pires procédures psychiatriques les électrochocs notamment sont majoritairement faites contre des femmes. Je n’ai jamais vu ça recommandé pour un narcissique, une seule fois pour un antisocial dans un reportage sur les fous dangereux uniquement car on avait déclaré ça dernier espoir pour un homme qu’on avait qualifié de fou le plus dangereux de France (bonjour le freakshow j’ignore si il avait consenti au film mais perso je n’aurais pas du tout aimé être traitée ainsi encore moins face aux caméras de reportages télé grand public vus par un million de gens) mais c’est la seule fois où j’ai vu ça, fort heureusement pour mon cœur j’ai jamais entendu parlé de ça avec un homme borderline par contre on nous dit qu’en France des centaines de femmes borderline ont subi cela certaines de façon répétée. Or on sait que ce « traitement » est tellement inefficace et dangereux que des dizaines de pays l’ont déjà interdit. C’est enfin prohibé contre les psychotiques donc on ne le fait pas trop idem contre les bipolaires, que c’est scandaleusement arrivé de façon contre indiqué à quelques autistes femmes surtout mais aussi quelques hommes autistes à qui scoop mondial ça n’a fait aucun bien évidemment, quelques anorexiques y ont hélas eu droit, et surtout on le fait subir à des milliers de dépressives dites sévères (enfin dix pour cent d’hommes dans qui a eu à subir cela en France relativement récemment mais tout de même 90% de femmes on ne peut pas refuser de voir le sexisme derrière). Alors oui les borderlines ne sont pas les premières visées par le pire de tout les traitements psychiatriques (« que » les secondes) mais tout de même…en être là en 2021 soupir. Des centaines de femmes traumatisées par les violences sexuelles qu’on viole mentalement en les psychiatrisant de force (la majorité des traitements par éléctrochoc se passent du consentement des patientes) qui sont allés jusqu’à leur bousiller le cerveau et certaines en sont carrément mortes…qu’ajouter? C’est dégueulasse.

Comme elle l’explique la majorité des femmes avec un diagnostic de trouble de la personnalité l’ont reçu suite à des conséquences de violences sexuelles qu’elles ont eu à subir. La médicalisation de la morale dont elle remarque qu’elle est constitutive de la catégorie psychiatrique du cluster B et des troubles de la personnalité en général est déjà chaude pour les hommes qui y sont mis mais alors considérant cette dernière information pour les femmes que l’on considère comme ça c’est plus que glauque. En même temps parmi les « experts » ayant rédigé cette catégorie du DSM pas de femme du tout pas une, que c’est étonnant. Donc les experts de la santé mentale des femmes…sont des hommes? Ahem. C’est putain de ridicule. Aussi vu que les mêmes psys définissent toujours l’androgynie comme déviante sans surprise de façon similaire aux trans les non binaires ont longtemps été psychopathologisé je suis même pas vraiment sure qu’on en soi pleinement sortis à vrai dire. Sous entendu derrière ce sont les hommes cisgenres hétéros virils bourgeois et blancs qui définissent la norme de la santé mentale et ce que l’on considère psychopathologique. Et ça a des conséquences seul 1% des bourgeois apparemment dans les stats auraient des pathologies psys (ils existent cela dit), si le malade psy moyen est une femme prolétaire smicarde ordinaire modérément anxiodépréssive bref une névrosée banale par contre quand même 40% des malades psys sont sous le seuil de pauvreté et cela par un cercle vicieux dans les deux sens la pauvreté contribuant à la fois de la création des troubles psys et de leur perpétuation. Bon ça dit assez (même en comprenant le « ils sont moins stigmatisés et mieux soignés et les malades mentaux bourges cachés par leurs familles par honte ça compte quand même je suppose la réalité donnerait un chiffre légèrement plus élevé mais pas tant davantage de malades mentaux bourges que cette statistique)…quel pourcentage de troubles mentaux devenir riche ne règle pas 1%. C’est que ça veut tout dire. Mais c’est quand même la classe bourgeoise qui définit traite les fous puis les punit si ils n’adhèrent pas à ses « bons soins ». Outre cela tous savent que les femmes sont deux fois plus à risque de recevoir des diagnostics de troubles mentaux que les hommes. Principalement « anxiété » et « dépression ». C’est même assez dur de trouver une femme prolo à qui on aura pas fait le coup au moins une fois au cours de sa vie. Bien sur les gens de droite aiment mettre en avant des causes biologiques (à coup d’hormones notamment) mais elles ne sont pas convaincantes. Cela dit c’est tellement gros que même les psys eux mêmes pour la plupart admettent que la cause ici est prioritairement sociale et due aux rôles genrés. La cause plus logique donné par la plupart est simplement qu’on vit dans une société sexiste à tel point qu’elle est psychotoxique à la plupart des femmes et finit par en traumatiser tôt ou tard une majorité tant être femme y est hardcore c’est dur à voir mais vrai. Derrière tout ça au bout du compte l’influence d’un sexisme d’origine religieuse vieux de plus d’un millénaire. Et bien sur avec la résurgence des violences sexistes dans les familles du fait de la pandémie c’est pire qu’avant…faut pas oublier que comme les hommes eux en majorité ne voient pas de psys c’est elles sans rémunération et sans que ça se remarque qui les maintiennent eux en bonne santé mentale en y bousillant la leur et leur énergie sans réciproque mais ça on refuse de le voir sous prétexte d’aimer ces gros ingrats l’amour là il a trop bon dos je trouve. Concernant les LGBT etc…68% ont des troubles psys (surtout type anxiété généralisée chronique apparemment de devoir se cacher évidemment). Bien sur la notion même de trouble psy étant à la base occidentale et l’accès des non blancs aux services de santé mentale très complexe on a pas de stats fiables sur ce point. Bref la conclusion est la même que toujours en gros monde de merde.

Outre ça la psychiatrie rejoint l’école et son éducation sexuelle bien répressive et terrifiante pour présenter la sexualité féminine de femmes désirantes qui ont du plaisir comme une chose dangereuse et mauvaise tout en imposant aux femmes d’avoir quand même assez de plaisir pour rester avec monsieur mais pas autant ou plus que lui surtout des fois qu’il se vexe…euh bref.

On voit aussi les femmes des classes populaires tentant de s’improviser guérisseuses de diverses façons (celles rejetées du système médical et des formations classiques) dont on sait que malgré les défauts de ce qu’elles apprennent sans elles se serait pire sans leurs tentatives de soin des autres qu’avec être attaquées et psychopathologisées par le système pour essayer d’aider autrui avec d’autres méthodes d’ailleurs bon j’ai dit que les sorcières au sens ésotérique du terme aujourd’hui n’aidaient pas les femmes borderlines avec des trucs à elles mais au moins si tu vas les voir pour ça elles te proposent des thérapies dialectiques comportementales soit un truc de psy classique le plus recommandé mais pas la fin de non recevoir que proposent la majorité des psys donc c’est peut être pas très innovant mais dans le classique elles te conseillent au moins le moins pire donc en fait c’est mieux qu’aller voir le psy moyen pour ça encore aujourd’hui. D’ailleurs les sorcières avaient une conception holiste du soin hors du dualisme cartésien venu qu’après elles donc s’occupaient de la santé physique mais aussi mentale et spirituelle…de la chasse aux sorcières à la psychiatrie les hommes ont volé tout ces rôles dévolus traditionnellement aux femmes dans le temps antique par une extermination de centaines de milliers (voir millions selon les plus fortes estimations néanmoins historiquement controversées) de femmes qui voulaient perpétuer ces savoirs. Aujourd’hui encore si la médecine est de nouveau féminisée les chefs qu’il faut y suivre sont toujours des hommes les idées qu’on apprend à l’école médicale sont issues de cerveaux masculins et en cela la médecine demeure patriarcale. On est passés historiquement donc par ces siècles de domination masculine en médecine d’une médecine de femmes servant leurs intérêts à une médecine d’hommes servant leurs intérêts à eux. Si la thérapie ressemble comme elle l’explique au confessionnal chrétien c’est qu’elle en est directement inspirée (dur à supporter quand tu n’es pas chrétienne et n’a jamais été au confessionnal ça t’es très étranger il faut bien avouer comme mode de pensée je le constate). Résultat la plupart du temps un peu comme l’école prétend être là pour éduquer les gens mais sert vraiment à maintenir les inégalités la thérapie prétend servir à améliorer la vie des femmes mais sert surtout comme elle l’explique à les maintenir dans les rôles de genres qui leur ont été assignés et les empêcher de s’en émanciper. Dans le passé la femme non guérie de son vice moral par le prêtre on disait que c’était faute d’un démon récalcitrant à l’exorcisme explique t’elle plus tard scientificisé en apparence dans la psychiatrie la logique dit t’elle et en cela je la rejoins est la même quand la borderline est déclarée résistante à la thérapie par psychopathologie récalcitrante. Elle explique aussi que pendant longtemps les femmes qui ne se conformaient pas aux normes genrées étaient simplement tuées pour les en punir mais de nos jours et depuis longtemps ce n’est plus socialement acceptable parce que la peine de mort surtout pour ça est devenue inadmissible fort heureusement aux yeux des occidentaux avec les progrès du féminisme et des militants anti peine de mort et donc à la place on leur donne des médicaments. La plupart des borderlines en ont car on leur diagnostique d’autres troubles dits comorbides et en moyenne une borderline prend trois médicaments pour la plupart des antidépresseurs et anxiolytiques. D’autres prennent encore d’autres trucs mais c’est une minorité à besoins spécifiques. En attendant ces médicaments sont connus pour leurs dangers, leur côté addictif et ne pas être plus efficaces que des placebos. Et donc la non réponse du système à la détresse des borderlines est ça…alors que des thérapies non médicamenteuses efficaces dans 90% des cas existent qu’on ne propose pas juste car trop peu de gens sont bien formés pour les donner et qui coutent cher putain de monde de merde mon pauvre chéri…je comprends que cet espoir l’accroche vu comme ça cela dit si un jour il trouve l’accès à ça dans ses moyens. Ceci dit…toutes ces critiques pertinentes m’interrogent de si ça va vraiment l’aider ou juste le coincer dans un autre faux espoir que les médicaments.

Elle dit enfin que les psychiatres ont servi de pont entre la religion et la science et sont devenus comme les religieux moralistes avant eux ceux auxquels la société attribue l’exploit d’être experts en débauches de tout types sans jamais évidemment y participer eux mêmes…et donc scientificisent la morale car c’est là leur rôle et sa conclusion est que ce n’est jamais plus évident que dans le cas des diagnostics de trouble de la personnalité du cluster B et sur cette conclusion comme sur presque tout ce qu’elle a à en dire au fond nos constats se rejoignent.

Troisième Partie (et la dernière) :

Ce que veulent les borderlines? Qu’on les laissent être en colère et pleurer autant que c’est leur besoin. Que les hommes soient moins des connards aussi. Qu’ils arrêtent de maltraiter les femmes. Qu’on arrête de les faire se sentir comme un problème pour ne pas parvenir d’exprimer leurs ressentis. Les techniques pour ne pas trop ressasser ses pensées, garder sa joie et sa clarté d’esprit sont trouvées utiles par la plupart. Les borderlines jugent la déstigmatisation des borderlines essentielle à leur bien être et si vous avez suivi jusque là vous aurez compris pourquoi de vous même j’imagine. Il faut aussi les écouter car les borderlines le sont trop peu. Le journal, l’art et écrire ses pensées crachées directement par l’ancre les aident pas mal aussi. Bloguer de même. Elles veulent juste cesser de souffrir sans avoir pour ça à mourir. De la part des gens tactiles les borderlines apprécient les câlins, bisous, cadeaux et mots d’amour…oui même de la part des relations platoniques (concernant mon homme au début j’ai mis du temps à comprendre et accepter cet aspect), tout ça les aidant à trouver volonté de survivre en dépit des envies suicidaires chroniques qui les assaillent fréquemment. Souvent ce sont des gens fatigués qui aiment bien qu’on les aident contre la fatigue aussi. Coincés comme beaucoup entre besoin d’aide et savoir que finir à l’hosto est un un risque et que là elles n’iront que plus mal pas mieux bien des borderlines souffrent de cette situation. Tout ça dit quand on écoute les borderlines non hostiles et résistants des soins psys on apprend rien que jusqu’ici je n’ai pas évoqué plus haut concernant ce trouble seules les borderlines critiques m’ont encore donné quelques autres pistes d’explication leur étant plus personnelles que je n’ai pas retrouvées ailleurs qui vont donc servir de matière à cette conclusion. Borderline décrit une personne dépendante que ce soit financièrement, émotionnellement et/ou physiquement ou bien les trois à la fois de gens qui ne l’aiment pas ou même sont vicieux contre elle que ces gens soient leur famille, leurs gardiens ou la société. Elles ne peuvent que se déchainer car elles sont coincées. Hors du piège avec un bon travail, des relations saines, la fin de l’exploitation et/ou d’une situation où elles servent de boucs émissaires seulement on met une personne en cette situation et là elle va pouvoir guérir et changer. Le suicide n’a rien d’illégal pourtant on finit enfermé comme un criminel quand on essaie. Dire que la vie est moche ou ne vaut pas la peine d’être vécue est apparemment implicitement criminalisé. C’est comme ça qu’on réduit une personne et son mécontentement au silence. La souveraineté sur son propre corps est un droit ancien et sacré jusqu’au bout ce qui signifie qu’on en fait ce qu’on veut inclut le suicide si c’est ce qu’on désire réellement. Beaucoup de figures historiques aujourd’hui adulées d’écrivains notamment ont affirmé que la mort par suicide vaut mieux qu’une vie de servitude à une tyrannie ou qu’une vie sans qualités quoi que cela signifie pour l’individu. Les professions « aidantes » sont des flics. Les gens se retrouvant coincés dans des situations où leurs besoins ne sont pas remplis et/ou ils sont maltraités et ne trouvent pas de voie en dehors de ça deviennent fous de rages. Quelque soit la forme prise par la folie c’est une situation qui rend fou. Aucun lien à la chimie du cerveau. En plus de tout ça le label « borderline » est filé dès que le clinicien est irrité par un patient. Du moins si c’est une femme. Si c’est un homme on partira sur du « narcissique » ou « antisocial » mais pour le même effet derrière au final presque les mêmes symptômes mais quand même des diagnostics donnés par la majorité des psys de façon totalement genrée c’est un sexisme si voyant que ça brûle les yeux. Et c’est aussi des codes pour « cas désespéré » ou « personne que je n’aime pas » bien trop souvent. Cela devient même très absurde quand on diagnostique une maladie supposée du cerveau dont on se demande même si elle existe mais refuse de diagnostiquer des maladies pourtant prouvées exister d’ordre médical souvent type douleur chronique plutôt féminines qui peuvent être à l’origine de ces réactions. Puis on achève les gens avec des drogues qui leur altèrent le cerveau en permanence sans aucun effet thérapeutique démontré et on ose appeler ça du soin et des médicaments. En psychothérapie les psys prétendent mieux faire mais leur « technique » c’est de faire parler les gens jusqu’à ce qu’ils soient bleus sauf que « parler guérit des traumas »…a dit qui? Et si il y avait plein de façons de s’en guérir? Des millénaires d’histoire semblent pourtant avoir montré que pour se remettre de traumas les humains et leurs communautés ont inventé plein de trucs pour retisser des liens par exemple après les famines, les guerres et les pestes on s’en est sortis sans psys de même l’ont fait les peuples qui ont survécu par le passé aux génocides, à l’esclavage et à la colonisation. Certains pensent que ça tient de la dimension spirituelle derrière, que ça a lien avec des histoires d’archétypes féminins et masculins selon certains le cœur du problème avec le trouble de la personnalité borderline serait une attaque culturelle à la fois contre le Féminin et le Masculin matures qu’on retrouveraient partout inclus en psycho, menant à des maltraitances nombreuses et absurdes. La violation et la persécution du Féminin dont la nature est de croitre et flotter hors des structures et des restrictions. Le Féminin n’a pas besoin de contenant il veut flotter en chacun de nous mais on en a damné le cours. Résister contre la contention, l’emprisonnement, l’enfermement et le contrôle comme le fait dans le mythe ancien l’utérus se baladant dans le corps partout librement comme un animal sauvage déchainé qui courre joyeux partout sans but dans la nature pour le plaisir de courir sans chaines parce qu’il est libre max (y en a même qui disent qu’ils l’ont vu voler), résister aux ordres, injonctions et normes sociales m’a t’on dit tout cela ferait des borderlines les sujets les plus à même de détruire le dsm et la psychiatrie. Selon cette théorie trop genrée à mon gout et celui d’autres mais néanmoins intéressante les borderlines représenteraient le Féminin mature tandis que les gens à trouble de l’opposition (les anarchistes en clair) seraient le Masculin mature dont la psychopathologisation psychiatrique seraient une attaque contre car ils menaceraient les structures traumatisantes de nos sociétés d’effondrement. Selon cette théorie quand le Masculin mature est attaqué par une culture ça engendre une structure sociale violemment patriarcale managée par des hommes infantilisés qui instaure une culture violente et violeuse avec la culture du viol et le contrôle du Féminin. Pour qui suit cette idée les diagnostics psychiatriques, le modèle médical en psychiatrie et les STEM en règle générale se ligueraient pour être en première ligne d’un front assiégeant Psyché elle même ici comprise comme une facette du Féminin qui espèrent, invite et contraint à la profondeur et à pénétrer l’Ombre (ici au sens jungien du terme bien entendu) car une telle profondeur de perception mènerait forcément à un murissement culturel qui entrainerait la fin d’un État de la Police et de la Surveillance. On ne peut que se rebeller contre qui nous dit comment penser et se comporter et en cela être jugé « borderline » vu que ça tient en partie de cette rébellion est plutôt sain. Ne pas omettre de localiser la cause d’être borderline dans le trauma est très aidant en soi car le trauma est mieux reçu et engendre la compassion d’autrui nécessaire à une guérison c’est à dire à se bouger et passer à l’action au service des gens coincés dans le trauma. Ce n’est pas important seulement pour aider à prévenir et guérir le trauma mais aussi pour l’aspect spirituel que ça peut avoir vu que le trauma en a ouvert plus d’un à ce genre de questionnement. C’est comme dans l’idée de Krishnamurti au fond en le sens que l’on doit se suivre soi même directement pour trouver sa propre vérité qu’aucune autorité ne peut nous révéler car il n’est ni dieu ni maitre en matière de recherche de la vérité. Aucun sauveur à attendre. Si on est très clair avec soi si on tourne la lumière à l’intérieur de soi on aura jamais à suivre personne. Ces concepts de Féminin et de Masculin au sens des archétypes sont mal compris très souvent, il ne s’agit pas de corps mâle ou femelle ni des rôles sociaux genrés des hommes et des femmes et moins encore surtout pas de se conformer à des stéréotypes genrés prétendus nature spirituelle des hommes et des femmes mais de deux énergies principes de l’univers que l’on nomme « masculine » et « féminine » par euh par appropriation culturelle du concept de yin yang il faut bien le dire dont c’est à la base une occidentalisation mais malgré cela et les gens qui les comprennent mal et emploient de façon sexiste bien trop nombreux il semblerait qu’en dépit de tout ces défauts ces concepts malgré tout émancipent plus de gens qu’ils n’en aliènent alors du coup je décide de quand même leur laisser une chance même si je n’ai jamais écrit d’article complet dessus car je n’ai pour le moment pas l’impression de les saisir assez pour le faire bien. Selon cette idée intégrer ces deux pôles pour une androgynie spirituelle en quelque sorte pour obtenir clarté et guidance intérieure en soi. En laissant tomber le jugement pour le remplacer par la compassion et la confiance. Ce serait supposé permettre d’atteindre l’évolution spirituelle. Ce n’est plus ésotérique comme antan mais de là à dire que c’est accessible à tous…pour le moment ça ne m’a pas été accessible comme notions en tout cas. Pour autant au cas où ça parle à quelqu’un et ça l’émancipe j’évoque la théorie.

En attendant quand on prend un homme dont l’entourage suppose qu’il a un trouble psychologique et l’incite à consulter un psychologue et qui refuse cela il y a des sites de psys consacrés à convaincre les hommes de faire des psychothérapies qui tentent de changer les choses et les y pousser vont analyser ça comme des excuses masculines de merde en gros par virilisme toujours est t’il que que ce soit le cas ou non les hommes résistent bien plus aux incitations à la psychothérapie que les femmes simplement car si on leur demande d’y aller et qu’ils répondent « non j’ai pas envie » simplement l’entourage va les écouter tandis qu’une femme dans la même situation qui refuse c’est vu comme impensable et on la pousse bien davantage à y céder ce qui font que la plupart finissent par en effet y aller même si elles s’y sentent contraintes et forcées. Toujours est t’il que c’est très frappant que l’immense majorité des patients en psychothérapie sont des femmes. Et il arrive très facilement et très rapidement qu’une femme qui refuse de voir un psy et ne lui parle pas car on l’a forcée à y aller se voit taxée d’un diagnostic punitif mal branlé de « borderline » sans en avoir le moindre symptôme par les psys les plus cons pour qui une femme résistant à leurs techniques thérapeutiques serait forcément borderline (scoop : non). L’analyse comme quoi c’est surtout un label fiché sur les femmes qui sont jugées chiantes par leur thérapeute mais qui ne semblent pas psychotiques pour médicaliser un jugement morale misogyne à base de « qu’elle est difficile cette pouffiasse » qui est trop souvent le vrai fond derrière le surdiagnostic de borderlines se tient hélas. D’autres disent que dans certains cas des patientes initialement dites borderlines se sont révélées bien plus améliorées par l’aide d’un nutritionniste que d’un psychologue donc si rien ne marche c’est à penser que le fond du souci peu avoir un lien avec l’alimentation aussi. Idem pour d’autres dont la solution était le contact avec la nature ou bien le sport. D’autres ont trouvé que la religion et/ou la mythologie leur ont en les étudiant donné les réponses recherchées…bref pas de solution universelle forcément avec un diagnostic où on place un peu toutes les filles rebelles leur vrai problème si elles en ont réellement un comme sa solution forcément c’est hyper varié. D’où le questionnement de la pertinence de les regrouper par symptômes de psychopathologie au lieu de selon le vrai problème de fond. Le souci étant que dans la plupart des cas celui ci est flou. Et oui aussi il y a des gens pour qui le mieux est de ne rien faire et c’est le plus rapide pour la guérison spontanée. Certaines conseillent aussi la « thérapie géographique » par le voyage ou la fuite des gens qui agissent envers ces personnes en tourmenteurs quand elle est possible. Aussi comme elles disent faut pas se leurrer les borderlines sont une cash cow pour Big Pharma qui arrosent un max les psychiatres pour qu’ils y réagissent par le tout médoc et les psychothérapeutes pour qu’ils refusent de suivre les borderlines refusant les médocs. Les rares critiques qui sortent du modèle sont harcelés par leurs collègues pour y retourner d’où la persistance de ce système inefficace. Pourquoi les troubles de la personnalité en particulier ceux du cluster B sont conservés et la clé de la maintenance de la psychiatrie comme elle est en priorité alors même qu’ils en sont au niveau de la scientificité la part la plus faiblement crédible? Une théorie partagée par qui les a subit en se faisant ainsi étiqueté (notamment par de nombreuses femmes dites borderlines) et en est critique est que simplement leur force est de donner de la validation psychiatrique autoritaire à l’hostilité qu’on a envers les gens qu’on aime pas qu’on suppose avoir un diagnostic du cluster B en raison de leurs comportements nous insupportant. Il y a tous des gens qui nous donnent des sentiments très négatifs à leur égard qu’on déteste et on est tous détesté par quelqu’un, si on laissait les suppositions arbitraire de untel et unetelle sur qui est « narcissique », « sociopathe », « psychopathe » « borderline », « hystérique » ou trop « dépendante »…(pour reprendre les équivalents les plus proches des diagnostics du cluster B dans le langage courant) très vite 100% de l’humanité serait les malades mentaux à la personnalité troublée d’au moins une personne qui ne les comprend et ne les souffrent pas. Considérant que ces diagnostics aident une part des gens qui les reçoivent mais qu’ils sont excessivement donnés à tout les gens que les psys n’aiment pas ou trouvent difficiles c’est pour ça que c’est très dur de faire comprendre aux gens et même aux types qui posent les diagnostics psychiatriques bien trop souvent que « narcissique » ne signifie pas « connard que je n’aime pas » mais est supposé être posé exclusivement sur des gens à qui ces traits pourrissent la vie, une chieuse n’est pas toujours borderline et vice versa (clé le long développement plus haut concernant ce cas précis), une femme désirant un homme qui n’en veut pas n’est pas forcément hystérique (de même) et enfin même les criminels et tueurs en séries ne sont pas tous des « sociopathes/psychopathes » diagnostics qui en vrai de nos jours n’existent même plus et la majorité des antisociaux (le diagnostic auquel on pense quand on en parle en règle générale) à l’inverse n’ont généralement pas un parcours carcéral réellement terrifiant en vrai mais beaucoup de difficultés sociales notamment avec l’addiction pour une grosse part là aussi souvent du à une enfance très traumatique. C’est pourquoi il faut déjà se méfier de ces diagnostics quand des pros de la santé mentale les sortent car ils sont trop souvent plus diabolisants qu’aidant pour qui les reçoit en plus de souvent pas tant que cela leur correspondent mais alors quand c’est le diagnostic sauvage sur les gens qu’on aime pas par des non professionnels les études ont montré que ça se plante neuf fois sur dix donc vraiment faut arrêter avec ça c’est stigmatisant pour les gens à qui ça correspond et que ça aide et c’est n’importe quoi pour les gens à qui ça correspond pas que ça sert juste à insulter gratuitement bref ça dessert tout le monde ce truc. Et si après tout ça vous voulez toujours diagnostiquer sauvagement les gens juste par haine envers ces personnes vous êtes probablement le connard ou la connasse de l’histoire à vrai dire. Maintenant autant dans les cas où la personne qui se retrouve avec un diagnostic du cluster B qu’il lui soit aidant ou qu’un autre lui conviendrait en vérité mieux (le plus commun comme erreur de ce genre étant des gens qu’on prétend borderline quand le bon diagnostic est trauma complexe très fait à beaucoup de femmes hélas) quand souffrance évidente il y a derrière reconnue de la personne c’est assez clair…reste la minorité de cas pour lesquels on est sur un terrain glissant car la personne ne pense pas avoir de souci mais le psy croit que la diagnostiquer c’est l’aider car lui y voit une personne en souffrance…outre que c’est très délicat à cause du fait que l’injonction thérapeutique ça ne marche pas et ça n’a pas de sens et bref vous savez que je suis hostile aux soins forcés ce n’est pas neuf je m’interroge de comment des gens déterminent ou pas que quelqu’un qui souffre de ce genre de trouble bah en souffre justement quand ce n’est pas ce que la personne déclare au juste d’autant plus que dans la plupart des cas cela semble une belle connerie mais avec certaines personnes elles disent avoir réagit hostilement au début puis trouvé sens à tout ça et vu la souffrance des traumas derrière après avoir reçu ce type d’aide et je peux pas juste bloquer l’info totalement non plus mais je ne comprends pas comment ça peut arriver? Apparemment j’ai cherché pour le savoir la réponse à la question « comment distinguer un simple connard d’un homme qui souffre d’un trouble de la personnalité narcissique? » et leur réponse est que même les psys professionnels dont la spécialité est de soigner les narcissiques (il y en a…bonne chance de les trouver en France cela dit) admettent être souvent en difficulté pour ça. Apparemment la réponse plus précise est que le narcissisme au sens du trouble psychiatrique se manifeste quand une personne ne supporte pas la critique et est addict aux flatteries ce qui peut se manifester de façon très variées au niveau des comportements extérieurs et n’est pas toujours très visible par exemple il en existe qui sont dits vulnérables et dans l’autocritique et autoflagellation en permanence en défense de ces tendances et j’ai pas tout pigé mais en gros le narcissique qui est comme ça n’est pas très repérable face à l’imaginaire collectif où il s’envoie toujours des fleurs mais est celui qui cherche le plus l’aide psy et la trouve le plus utile de tout les profils de narcissiques loin des clichés dessus donc, et plus précisément encore la réponse est que le narcissisme pathologique réel est une psychopathologie de la honte qui la leur rend impossible à gérer au niveau cognitif avec pour résultat en très résumé et un peu caricatural un genre d’allergie à la critique et leur allergie à la honte et la critique leur pourrit la vie dans toutes leurs relations personnelles le problème étant qu’ils ne s’en rendent pas compte car ils ont la fausse impression que tout le monde a aisément de « tout le monde pense comme moi je suis la norme ». C’est là que les gens qui défendent la psychiatrie généralement nous parlent de l’utilité des tests calibrés sur des normes statistiques pour voir qui est dedans ou pas mais justement la psychométrie ça parait plus scientifique comme ça d’apparence mais si c’est un des aspects les plus critiques des courants de la psychologie cognitive ce n’est pas pour des prunes, je m’explique plus avant : Du coup le critère le moins pire même si aussi très critiquable pour l’atroce côté capitaliste de management des émotions dans ces cas là est encore le « fonctionnement » (eurk rien que le mot pour parler d’êtres humains déjà) c’est à dire si la personne en ce cas bousille ses relations, sa carrière et/ou sa santé et qu’il semble que la comprendre comme ayant un trouble du cluster B car les trucs pour aider les gens qui en ont un semblent marcher pour cette personne pour que sa vie et celle de son entourage soit moins un naufrage alors ça peut éventuellement faire sens mais faut quand même faire très gaffe autant proposer à la personne non pas un diagnostic mais les outils de soutien qui vont avec et si elle et son entourage trouvent que c’est aidant les lui laisser sans en faire des tonnes sur l’étiquette collée ou pas. D’ailleurs les gens qui pensent ces troubles sous cet angle là se disent souvent 90% de réussites des thérapies comportementales dialectiques pour les borderlines et si cela pouvait aussi être le cas pour les narcissiques et antisociaux vu que ce sont des problèmes proches symptomatiquement et la réponse à cette question dans les essais cliniques expérimentaux récent est que ça à l’air de mieux fonctionner que tout ce qui a été tenté jusque là et légèrement mieux que le placebo donc mais que même léger le gain est encourageant donc pour qui cherche ça cela peut se tester et aussi que ça semble très encourageant comme essais thérapeutiques expérimentaux lorsque c’est modifié pour être adapté à chaque trouble spécifique auquel cas dans les essais expérimentaux entrepris jusqu’ici ça fonctionne pour les trois quarts des antisociaux et des narcissiques comme soin…donc en gros il semblerait qu’une thérapie comportementale dialectique modifiée pour être adapté plus à chacun de ces troubles spécifiques qu’au trouble borderline pourrait aider la plupart des personnes souffrant de ces deux troubles et leurs proches…donc voilà le stigma contre les borderlines a freiné cette avancée pour qui l’est comme son accessibilité mais la freinée aussi pour tout les gens sur le cluster B…et pour tout leurs proches. C’est très dommageable. Après je pense néanmoins que malgré les bons côtés il faut aussi écouter la minorité de borderlines critiques de ces thérapies à qui cela n’a pas fait de bien.

D’autant plus que leur critique vaut pour la majorité des gens qui ont un diagnostic du cluster B à savoir qu’elle se centre sur la question des traumas suite à des maltraitances qu’elle trouve trop contournée par les approches conventionnelles des thérapies pour borderlines. C’est quelque chose d’autour de 95% de borderlines qui le sont devenus suite à des traumas de maltraitances subies ou traumas divers…pour les narcissiques et antisociaux pas de stat à ce point claire mais on sait que c’est aussi la majorité qui ont souffert enfants d’êtres victimes de maltraitances similaires que dans une majorité de cas ce sont des réactions adaptatives aux traumas semblables le cœur réel du problème. Par contre les violences sexuelles subies notamment dans l’enfance c’est la spécificité entre ces trois diagnostics de borderline…ou alors des femmes avec ces trois diagnostics la question demeure en suspend d’en avoir presque toutes subies. En fait…considérant tout ça comment ce peut être pour les gens et d’autant plus les femmes sur le cluster B vu qu’on sait que leur entourage est le plus souvent maltraitant avec ces personnes la norme du système de santé mentale d’autoriser l’entourage à les faire enfermer contre leur consentement en psychiatrie au prétexte que ce serait pour leur bien au juste? Il y a vraiment un problème de fond qui reproduit les maltraitances subies et contribue de les rendre cycliques avec cette mentalité du système. On nous scandalise de reportage sur la psychiatrie en Chine avec les familles qui en abusent pour piquer les sous de patients enfermés très vite ou juste pour se débarrasser des membres de la famille jugés les plus gênants mais aussi vu que les psychiatres maltraitent des patients au quotidien et que les psys trop souvent soutiennent les familles dans la violence maltraitante et les violences sexuelles envers les patientes quand ils ne les reproduisent pas carrément ce qui arrive bien trop fréquemment comment s’y fier quand ils disent de femmes maltraitées, violées et humiliées quand ils disent qu’elles sont irréparablement folles car borderline quand souvent c’est le comportement des psys et des proches envers elles qui a dépassé les limites? Est ce si désordonné qu’elles soient folles de rage contre ça? Et pour ceux qui me diront tout les psys et la majorité ne sont pas comme ça oui mais la plupart laissent faire attentistes les pires de leurs collègues par suivisme et carriérisme au détriment des patients et les rares qui luttent contre pour le bien des patients et patientes au sein du système se font vite exclure, ou au mieux minorisés par la majorité de la profession donc ce métier est le problème pas la solution et les gens qui y résistent de l’intérieur sont des réformistes et je n’ai jamais cru au réformisme car l’histoire a montré qu’on en avait jamais tiré grand chose en terme d’émancipation. De même certaines ont proposé des actions légales contre l’existence de ce diagnostic de borderline voir des manifs contre vu qu’après tout pour retirer la transidentité du DSM par exemple ces mouvements d’action populaire ça a fonctionné et tout un tas de propositions d’actions de ce genre contre le stigma infamant de borderline mais ça n’a pas marché parce que trop peu de gens trop isolés les uns des autres étaient pour et la majorité des personnes dites borderlines adhèrent au discours psychiatriques sur elles pour le moment. Néanmoins quand de telles tentatives sont faites concernant un diagnostic c’est que celui ci a vraiment d’énormes défauts.

Certaines ont aussi proposé de changer le nom du trouble en un plus neutre par crainte que ce nom très mal venu de trouble de la personnalité outre le côté diabolisant et stigmatisant n’entraine un cercle vicieux de prophétie auto réalisatrice handicapant les changements de la personne et de l’entourage en les condamnant médicalement par pessimisme thérapeutique au domaine de l’impossible. Changer le nom de la catégorie pour enlever cette horrible histoire de personnalité troublée plus d’un y a pensé et en fait ça fait consensus parmi les gens qui traitent des personnes avec des troubles de la personnalité car clairement ce nom est réducteur et dévastateur c’est pourquoi par exemple la neurolobiologiste Antonia New pousse pour que l’on change le nom des troubles de la personnalité car dire de la personnalité entière d’une personne qu’elle est pathologique non seulement ça fait très mal aux patients qui intègrent l’idée mais en plus c’est très faux visiblement le souci dans les troubles de la personnalité est aux données récentes plus de l’ordre du trouble des interactions sociales que du coup d’ailleurs on a failli supprimer du DSM 5 si les pontes avaient pas poussé pour que ça reste, cela dit à la place avait été proposé de créer une catégorie « troubles de l’intimité et de l’empathie » et je suis pas tellement sure vu tout le validisme autour de la notion d’empathie que s’eut été réellement mieux cela dit. D’ailleurs comme elle le dit le fond du souci de redéfinir ainsi les troubles de la personnalité en plus de cela est que c’est trop flou vu que « trouble des interactions sociales, de l’intimité et de l’empathie »…bah c’est une définition trop large qui correspond aussi à d’autres troubles sans grand lien direct avec les troubles de la personnalité comme l’autisme et la schizophrénie et qu’en plus c’est une définition correspondant plus à borderline qu’aux autres troubles de la personnalité donc ça colle pas trop ils l’admettent eux mêmes ce n’est pas qu’ils n’ont pas envie de renommer la catégorie troubles de la personnalité c’est juste que concernant le nouveau meilleur nom à lui donner les psychiatres sont confus, débattent entre eux s’écharpent et ne trouvent aucun consensus qui leur va pour l’instant à cause de tout ça. Le nom finira par changer c’est presque sur mais on ne sait pas encore pour quoi à la place. Concernant renommer non la catégorie mais le trouble spécifique borderline c’est très demandé par qui l’a et à la place le nom le plus retenu et apprécié du plus de patientes est provisoirement syndrome de Linehan puisqu’elle l’avait et en a révolutionné le soin et la compréhension mais si le changement n’a pas été effectué pour le moment c’est car les gens qui s’occupent de la nomenclature ont fait des études qui ont montré que pour la plupart des troubles psychiatriques changer le nom n’a pas comme l’espère qui s’en fait l’avocat diminué le stigma. Cela dit, cela a beau être vrai comme dans la majorité des cas de militantisme sémantique car cela s’attaque à la forme de la domination et pas à son fond toujours est t’il que dans certains cas il est avéré que des changements de noms de troubles psys ont été très positifs contre la stigmatisation le cas le plus connu est la schizophrénie renommée trouble de l’intégration au Japon qui y a mené à une vraie amélioration de la façon dont les gens qui ont le trouble et leur famille sont vus là bas à point tel qu’on discute de le renommer de même façon ou par un autre nom au niveau international du coup et je suis d’accord avec elles sur ce point les borderlines luttant pour cela arguent que sur les troubles les plus violemment stigmatisés comme ces deux là ça fait une vraie différence et donc il faut le faire et je serais pour.

D’autres borderlines disent que celles qui trouvent ce diagnostic utile pour elles et donc en défendent le maintien ça se voit qu’elles ont jamais connu les pires conséquences qu’il peut avoir et en fait…c’est vrai et faux à la fois…vrai au sens que plus une personne en a reçu de stigma et de mauvais traitements plus elle refuse cette étiquette faux au sens ou certaines minoritaires le juge utile et bon pour elles même après être passé par les pires traitements qui soient comme les éléctrochocs totalement non recommandés pourtant pour les borderlines donc voilà aussi se méfier du ça a marché pour moi comme argument pour le maintien de trucs délétères à la plupart des gens qui ont à les subir. Considérer à la fois ça et les gens que ça aide peint une peinture très complexe et assez paralysante du problème à propos de que faire il faut bien l’admettre…sans doute pour ça que c’est plus simple aussi pour la majorité des acteurs de ces débats de se ranger sur des positions tranchées qui seront toujours simplistes et lésant une minorité mais permettent des changements globaux dans le bon sens là où trop nuancer rend incapable de faire bouger les choses du coup à choisir je vais voter pour me ranger du côté de celles qui veulent la destruction du DSM car ce sont les plus lésées par le système qui ont le plus besoin qu’il change quand celles déjà partiellement ou pleinement satisfaites du statut quo qui le défendent…bah sont dans une posture de droite en fait si les choses leur vont telles quelles tant mieux pour elles mais elles oublient les autres (j’espère réussir à convaincre mon chéri de cet aspect du problème mais c’est pas gagné).

Certaines en disent que ce n’est pas mieux que les psys qui refusent les cluster B ceux qui disent se spécialisés dans leur traitement des troubles de la personnalité c’est toujours paternaliste…j’admets je comprends d’où elle parte mais je ne suis pas d’accord que ce ne soit pas mieux qu’il y en ait plutôt que pas des spécialistes si je m’en réfère aux spécialistes (de qualité s’entend hein quand ils sont mauvais ça peut vite tourner à la cata) de l’autisme clairement c’était le jour et la nuit par rapport aux psys ordinaires qui ne sont vraiment pas recommandables à une personne autiste avis que la majorité des autistes partagent avec moi quand ils ont eu la chance d’avoir droit aux deux et je suppose que c’est moins qu’il n’y ait pas besoin de spécialiste pour les troubles dits de la personnalité faute d’un meilleur terme jusque là que ceux ci à vrai dire sont rares voir inexistants à l’heure actuelle je pense le fond du souci. Après oui c’est qu’un mot pas un destin et trop de gens enferment les gens avec des diagnostics du cluster B dans ces diagnostics et ne les voient plus que par ce prisme et ça par contre en effet je confirme ça craint. Et oui idéalement se débarrasser des diagnostics serait pas mal mais pour le moment j’ai l’impression qu’on a pas trouvé mieux que de faire avec même si j’aime presque aussi peu qu’elles le mien d’autiste pour des raisons semblables.

En revanche celles qui disent que toute personne ayant des difficultés dans sa vie reçoit un diagnostic de trouble de la personnalité vu que 90% des gens qui vont voir un psychiatre ne sont pas diagnostiqués de trouble de la personnalité tout comme je ne l’ai pas été simplement car ils sont jugés ne pas correspondre aux symptômes en dépit du fait que si ils vont consulter un psychiatre c’est bien que tous qu’ils aient un trouble psychiatrique ou pas sont là à se demander si c’est possible dans leur cas car ils ont des difficultés de vie hein…il en existe de diverses formes qui peuvent ou pas mener à un diagnostic de dit trouble de la personnalité de pertinence variable selon ce qui y mène comme longuement détaillé plus haut ici.

Maintenant…justement le dernier et plus fortement à prendre en compte à mon sens des arguments des borderlines qui refusent les traitements comme ils sont est hostile et polémique justement vis à vis des travaux de Marsha Linehan et de la thérapie comportementale dialectique pour la très importante raison qu’elles sont des 10% de borderlines à qui cela n’a pas fait de bien du tout et même pour certaines qui a considérablement empirer leur souffrance. J’ai cherché dans la littérature médicale sur Pubmed ce qu’ils avaient à dire de que faire pour les borderlines réagissant de cette façon aux thérapies comportementales dialectiques et on trouve rien se retrouvant à culpabiliser les patientes pour des échecs thérapeutiques qui ne sont pas les leur…qu’on soit clair un psy qui accuse son patient de ne pas aller mieux parce qu’il ne veut pas guérir est un mauvais psy car même si c’était vrai que le patient était ambivalent et « résistant » on ne résiste pas à des choses qu’on ressent nous aider réellement donc c’est qu’il y a un souci avec la thérapie comme elle est menée…la faute revient donc au professionnel. Alors, le souci c’est que la notion de résistance est très mal comprise par énormément de psys qui la prennent comme « mon patient ne veut pas guérir si il obéit pas à tout ce que je dis comme si j’étais son chef militaire sans l’ouvrir une seule fois à part pour dire chef oui chef d’un air motivé façon comme dans Full Metal Jacket » quand en réalité la résistance est une dynamique relationnelle si il y a résistance c’est qu’il y a interaction sociale elle n’est pas du côté du patient chiant mais situé entre deux dans un problème de communication vu que visiblement le patient trouve le psy tout aussi chiant sans quoi il ne réagirait pas de cette façon là. Repenser la résistance dans un sens digne du XXIème siècle me semble nécessaire pour vraiment faire progresser l’aide aux patients psys et notamment pour en finir avec l’infantilisation des patients qui doit vraiment disparaitre pour un rapport plus égalitaire et sans l’autoritarisme gratuit présent dans trop de psychothérapies toujours est t’il que dans l’idéal le but c’est que le patient ait le plus de contrôle et de choix possible au cours de sa thérapie. En fait la résistance au changement on en oublie à cause de cette vieille tradition tout les aspects positifs pourtant nombreux dans notre monde où tout se transforme à une vitesse effarante. Pour tout ça et en raison des motivations complexes et souvent ambivalentes de la plupart des gens dont bien des aspects échappent à tous autant au psy qu’au patient si ce n’est davantage vu que c’est lui qui est en position dominante ce qui est une position d’où on a une vision généralement davantage pourvue en angles morts et pour tout ça en fait à vrai dire dans la psychologie internationale on a dans la plupart des psychothérapies laissé tombé cette notion de résistance beaucoup trop stigmatisante, infériorisante et stéréotypée qui bloquait plus de compréhension qu’elle n’en créait depuis l’an 2000. Si c’est toujours des histoires de résistances en France quelque soit le diagnostic et partout quand on parle de cluster B c’est à cause de l’héritage douteux en la matière de la psychanalyse. La France et la psychanalyse bordel…enfin c’est un autre sujet mais les gens dits avec des troubles de la personnalité font vraiment partie par ça des gens pas aidés. Concernant les thérapies comportementales dialectiques ce qui en est critiqué par les dites borderlines à qui ça n’a pas apporté de soutien et d’aide mais une retraumatisation sévère au contraire est que ce type de thérapie implique des psychiatres, est fondée sur le modèle médical sans aucun recul critique sur ce diagnostic qui pourtant dans la majorité des cas enfin bon la plupart des gens savent que la psychanalyse il n’y a rien à en tirer aujourd’hui mais malheureusement ça reste pour les thérapies majoritaires et les moins chères la seule formation en France aujourd’hui c’est aussi pour ça que le monde psy français est aussi mauvais mais par contre le sérieux de la chose n’est plus considéré par personne hormis les gens eux mêmes psychanalystes donc bon on va laisser leur secte mourir tranquillement dans son coin lentement mais surement, mais pour le reste oui je la rejoins totalement de dire que comme la majorité des thérapies comportementales celle ci à le gros défaut d’être biobiobio…avec une part ridicule laissée au social avec la thérapie comportementale dialectique l’aspect sociopolitique des souffrances qui mènent la plupart des personnes qui reçoivent le diagnostic à se faire qualifier de borderline est presque entièrement négligé disons le clairement par manque de courage politique de la part des psys qui n’osent pas se mettre à s’inscrire directement en opposition avec certains mécanismes de la société qui mènent autant de personnes parmi lesquelles une majorité de femmes à recevoir ce diagnostic de borderlines car si on écoute les plus critiques de leur pathologisation ce qu’elles veulent c’est qu’on considère leurs difficultés spécifiques pour ce qu’elles sont le résultat traumatique de maltraitances misogynes fortes subies de façon chroniques depuis l’enfance…ça marche pas pour 5% des dites borderlines c’est donc pas englobant pour tout les gens qui sont regroupés par ces critères diagnostics autour de symptômes semblables mais c’est une autre façon de penser la thérapie qui sort du diagnostic de toutes les façons. Aussi comme elles disent que ces psys qui font de la thérapie dialectique comportementale osent se dire non jugeants quand ils prétendent que ces femmes qu’ils suivent ont une personnalité troublée est une grosse blague pas drôle et très hypocrite de plus on les y encourage à cesser de juger négativement leurs familles et leurs psys pour les avoir maltraitées ce qui n’est pas ce dont ces personnes ont besoin comme leur colère le leur indique bien. Après peut être aussi que ces femmes qui disent la thérapie comportementale dialectique ça n’a fait que me retraumatiser je ne suis allée mieux qu’après avoir suivi un traitement différent focalisé sur se remettre de psychotraumatismes si elles ont cette expérience si négative des thérapies visant les borderlines c’est tout simplement qu’elles ont été mal diagnostiquée et que dans leur cas personnel il s’agissait bien de trauma complexe ou même de simple syndrome post traumatique suite à avoir subi des violences sexuelles tandis que celles que ça aide sont vraiment borderlines c’est possible aussi mais ça me semble un peu délicat de juger à posteriori selon les succès et échecs des thérapeutiques lesquelles avaient vraiment quoi. Cela dit pour les prétendues borderlines dont les problèmes ont été aggravés au lieu d’être amélioré par les thérapies comportementales dialectiques contrairement à la vision usuelle la situation n’est pas sans espoir et la plupart de celles qui s’en sont bien tirées ont employé une autre modalité et bon je vais le dire cash été envoyées en thérapie féministe dont elles ont retiré un traitement à succès.

Pour expliquer le concept je vais reprendre ce qu’en dit une thérapeute féministe dont le site a du succès Estelle Bayon qui en dit ceci sur son site à son nom :

« Dans cet accompagnement, il s’agit de conscientiser et de déstabiliser les réalités patriarcales qui sont conçues comme l’une des causes principales de la détresse humaine et peuvent amoindrir voire briser la croissance et le pouvoir personnel des êtres humains, quel que soit leur sexe ou leur genre. Ainsi la thérapie féministe n’est pas réservée aux femmes, cisgenres ou transgenres, les hommes cisgenres pouvant y trouver un bénéfice, parler des souffrances liées à l’injonction à une virilité » « qui ne correspond pas forcément à l’identité de chaque personne se désignant au masculin. »

Après j’admets ça a l’air très bien mais pose des problèmes d’accessibilité importants…je préférerais que mon homme test ça plutôt que la thérapie de Linehan pour lui vu tout ce que je viens de lire et il n’était pas contre mais on a simplement pas trouvé de thérapeute qui pouvait le prendre avec ce genre d’orientation…c’est bombé parce qu’il y en a très peu par rapport à la demande et logiquement il préfère laisser passer les femmes devant lui se disant elles en ont plus besoin et que la classique lui conviendrait sans doute version bien faite mais ça aussi pour le moment on galère à trouver car il n’y a que des psychanalystes patriarcaux partout…soupir la France quoi. Résultat sur les thérapies féministes j’ai rien trouvé hormis des articles de thérapeutes féministes sur leurs blogs à propos de divers sujets pertinents c’est le plus souvent intéressant à lire quoi que j’ai souvent des désaccords de perspectives mais ça change et c’est vraiment rafraichissant de lire des psys avec de l’esprit critique pour une fois face au sexisme évident des pratiques courantes actuelles dans leur discipline. Selon ce que je peux lire de ces approches qui sont les dernières à aborder pour avoir fait le tour satisfaisant je pense de cette question de comment aider les gens que les psys considèrent borderline avec un angle antisexiste, le fond du problème avec les prétendus borderlines n’est pas situé dans les individus qui ne sont pas malades mais dans le patriarcat qui les fait souffrir. Sur ce premier point mon homme quand je lui ai lu c’est dit ouvert à ce qu’on lui en détaille plus mais pas convaincu en tout cas concernant comment lui il est devenu « borderline » du moins quoi qu’il suppose que pour beaucoup de femmes qui le sont devenues ça peut avoir sens par rapport à leurs traumas à elles. Il dit aussi que peut être que certains hommes borderlines se sentent contraints par les injonctions à la virilité mais que dans son cas ce n’a à son avis rien à voir avec ses symptômes. Et aussi que cette notion souvent mise en avant de masculinité toxique est plus délétère qu’aidante pour les hommes borderlines que ça tend plus à stigmatiser davantage pour leurs réactions qu’autres choses critique qu’il semble partager avec de nombreux hommes borderlines bref en effet la version féministe de la thérapie pour borderline visiblement c’est pas hyper adapté pour les hommes avec ce trouble…bon au moins ça l’est pour les femmes qu’on a dite telles qu’est ce donc hormis leur dire qu’elles sont saines c’est le patriarcat la maladie sociale et de l’aide à découvrir les théories féministes qu’y trouvent t’elles qui les aident particulièrement bien? Elles y trouvent une critique du modèle médical et psychiatrique et une désignation du patriarcat comme l’origine de leur détresse et le soutien de thérapeutes féministes qui encouragent leur colère légitime comme les maltraitances et violences sexuelles dont elles ont été victime et force leur entourage à accepter la dite fureur avec sa légitimité et ses implications. Elles y trouvent aussi du soutien contre les traumas leur ayant été laissé par des ex sexistes voir violeurs et/ou maltraitants. Et très vite ça se confirme c’est la focalisation sur les traumas qui est jugée bénéfique (ce qui au mieux prouve que les femmes en question qui ne répondent pas aux thérapies comportementales dialectiques et répondent aux thérapies féministes centrées sur le trauma des violences patriarcales subies et comment s’en réparer sont simplement mal diagnostiquées et mieux comprises comme souffrant de syndromes post traumatiques simples ou le plus souvent complexes au pire ça veut vraiment dire que « borderline » est une catégorie mal foutue qui ne correspond à personne et que ce type d’interventions seraient mieux bénéfique à la plupart des gens qu’on y case…mais connaitre mon mari m’empêche de l’affirmer vu que ça n’est pas son cas ni celui d’une partie des personnes qu’on dit borderline non négligeable). Aussi ces thérapies de soutien de féministes aident les femmes considérées comme borderline qui craignent à cause de cela de ne pas être de bonnes mères car en vrai c’est pas du tout inenvisageable de l’être en étant prétendue borderline du coup en fait beaucoup de ce travail va être sur les sortir de la stigmatisation que le diagnostic leur aura fait subir même si une part sera aussi sur gérer les émotions sans faire mal aux enfants mais ça c’est un truc que les parents NT ont du mal aussi hein. Après en thérapie féministe sans surprise on a droit à des féministes bourgeoises américanisées qui te recrachent le même par cœur que les féministes militantes ont appris en gender studies. On peut aussi légitimement s’interroger de leur façon de se faire du fric sur la souffrance féminine vu qu’après tout leur proposition de thérapies féministes est jamais qu’une des milliers de diverses formes de thérapies qui restent des marchandises qu’on vend et markete en partie comme des nouveaux parfums de glaces. Néanmoins en omettant cet aspect je suppose qu’une thérapie féministe axé sur ça peut être fructueuse pour des personnes dont la souffrance psychique s’enracine dans des problèmes causés par le sexisme. Du moins quand ceux ci sont le problème unique car dans mon cas et celui de beaucoup d’autres ça c’est relever insuffisant et à côté de la plaque de ce que j’avais besoin les théories féministes du moins ce n’était pas le fond de ce que je manquais et bien d’autres de même mais visiblement il y a des gens pour qui c’est bien le fond majeur de leur souci dont de nombreuses femmes prétendues borderlines pour qui c’est donc un peu, beaucoup voir totalement réparateur donc en dépit des défauts de fort dogmatisme et de côté marketeux de bas étage ça a néanmoins pour ces gens une légitimité à être et prospérer. D’autant plus que la majorité des offres thérapeutiques alternatives non psychanalytiques sont américaines et inexistantes en France. Aussi…faut bien choisir car si la plupart des thérapeutes d’orientations féministes sont critiques du trouble de la personnalité borderline et ont pour comprendre et aider les femmes qu’on en a diagnostiqué une approche de soin des psychotraumatismes causés par le patriarcat en revanche une minorité est stigmatisante des borderlines comme le sont les gens ordinaires et à de quoi beaucoup vous décevoir donc mieux vaut les interviewer avant de vous y fier sur leur vision des borderlines pour ne pas être très déçues. Aussi parmi les « borderlines » qui répondent mal à la thérapie comportementale dialectique il n’y a pas que des femmes féministes et celles qui ne le sont pas bien sur ces thérapies là ne vont ni les convaincre ni les aider à part à devoir souffrir un discours imposé auquel elles ne sont pas adhérentes et qui donc va les frustrer. D’ailleurs un certain nombre de féministes critiques ces approches aussi jugeant que c’est illusoire de penser qu’une thérapie peut être un lieu d’émancipation je ne serais pas si dure visiblement ça arrive à des gens d’y trouver une libération mais oui c’est anecdotique par rapport au nombre de gens que le dogmatisme des diverses psychothérapies aliène plus qu’autre chose je pense. Plus d’une féministe est très critique en effet de la thérapie de façon générale. Leur première critique que je rejoins est que ces thérapies face au discours féministe gratuit qu’on peut trouver partout n’apportent rien de vraiment neuf donc faire payer les gens pour l’obtenir je suis de celles qui trouvent ça limite justement. Ici Stépahnie Pache dans sa thèse détaille longuement le pourquoi de son scepticisme face à cette stratégie : https://www.academia.edu/5851358/L_%C3%A9mancipation_par_la_th%C3%A9rapie_analyse_critique_d_une_proposition_f%C3%A9ministe (même si elle s’est faite avoir par le discours marketing sur le « PN » comme bien trop de féministes mais bon ça…j’en ai vraiment marre mais heureusement les femmes avec un trouble de la personnalité narcissique et féministes recadrent ces discours stigmatisants pour ce qu’ils sont une forme de confusionnisme dépolitisant et psychophobe entre les gens qui ont ce trouble et les personnes maltraitantes) que vu que je ne peux pas le copier coller j’invite à lire qui veut en savoir plus sur ses arguments en cliquant sur le lien. En très résumé cependant sa thèse que je partage est que sanitariser les enjeux politiques revient à les dépolitiser ce qui fait que j’ai jamais tant que ça accroché à ce type d’approche ce dont voir que je ne suis pas la seule femme dont c’est le cas et que d’autres ont consacré des thèses entières à expliquer le souci que je sentais confusément avec ce genre d’approche m’a fait énormément déculpabilisé de n’en avoir jamais rien tiré de très concluant pour moi. Du coup je pense qu’elles survendent totalement en disant la psychothérapie féministe aide tout le monde mais je suppose que pour des personnes ça peut être un recours utile si ça les convainc ce genre d’approche. Pour moi je suis des femmes qui trouvent que quand on parle de condition féminine une approche purement psychique est très insuffisante omettant les paramètres économiques (d’ailleurs bizarrement les thérapies féministes sont toutes hors de prix donc réservées à des femmes assez bourgeoises comme principal public cible). Après quand je vois que les blogs de psys féministes les plus connus ils ont genre à peine trois fois plus de vues que le mien donc leur influence bien qu’elle existe est tout de même toute relative et probablement les seules qui vont les voir sont des féministes convaincues donc ça ne devrait à priori pour la plupart pas leur faire trop de mal. Ceci étant dit si le contenu n’est audible que par des déjà convaincues est ce si sain que ça de se retrouver en petits groupes aux idées semblables pour les renforcer et ne pas côtoyer qui n’a pas les mêmes? Globalement sur la question des traumas je pense il y a autant de façon d’en sortir que d’individus. Bref je vais terminer sans donner aucune consigne. Ma conclusion sera simplement que j’espère que mon chéri finira par trouver une aide lui correspondant et les autres gens mis dans cette catégorie de borderline avec lui aussi quelque soit ensuite leur chemin.

Révolution, militantisme, colère et anxiété.

On a tous très peur en ce moment et pour les plus exploités des prolétaires depuis sacrément longtemps la précarité de nos vies laissent beaucoup de gens en un état d’angoisses chroniques assez fortes on voit la destruction de l’environnement, la montée du racisme et du fascisme, l’écrasement et l’exploitation économique de la majorité des gens et ont veut se révolter, on milite en préparant la révolution et rêvant du grand soir, on se sent porté par une colère qui nous fait nous sentir puissants et pour l’avancée des luttes en effet on la constate très efficace surtout nos colères féminines notamment dans les combats spécifiques à l’émancipation des femmes seulement voilà être tout le temps stressé, en colère et énervé contre tout et tout le monde comme militer au quotidien y encourage bah c’est épuisant c’est la source de ce que pas mal de gens qui lâchent temporairement ou pour de bon l’affaire disent être en burn out militant par exemple et dans notre monde apocalyptique ou toutes les structures militantes ont bien du mal a perduré autant que tout le reste face à une crise covidienne massive qui nous soulent et usent tous depuis bien trop longtemps maintenant et nous confrontent aux incertitudes la fragilité des acquis et des luttes pour conserver ce qui en reste encore est flagrante. On ne se sent même plus coupables de rien faire simplement écrasés de la révélation de notre profonde impuissance à changer les choses à notre petit niveau tout le monde sait bien que la solution est de faire communauté mais on ne voit plus comment. Trop de distance sociale maintenue entre les gens depuis bien avant le covid et ça n’a fait que s’aggraver depuis lors. Forcément. Combattre fougueusement bien des jeunes à côté militant n’en ont aujourd’hui plus la force. Leur casser du sucre sur le dos à base de et les militants communistes juifs pendant la seconde guerre tu crois qu’ils avaient le temps de chouiner et faire les victimes comme toi aller retourne au front est toute fois une réponse quoi que partiellement vraie tout de même un peu courte je pense vu que on vit des enjeux biens différents quoi que oui fort heureusement de gravité moindre qu’alors. J’ai été surprise de ma force je l’admets comme d’autre ont été surpris de leur fragilité au cours de l’actuelle période mais on a pas arrêté de me demander d’être moins puissante, moins dragonne plus douce et moins mégère en clair quoi calme toi on adore me le dire et répéter…je m’adoucis pourtant j’ai essayé des tonnes de techniques pour par exemple je me suis tapé contre personne pendant 3 mois avant de rechuter mais je suis fière d’avoir tenu sur le court terme assez longtemps et j’espère pouvoir finir par devenir assez calme pour me tape avec personne mais maintenant que je me suis calmée sur la bagarre on me dit qu’il faut aussi me calmer sur les insultes…je vois c’est pas faux mais sérieux chaque chose en son temps je peux pas tout faire en même temps déjà que ça c’était pas évident il me faut bien des trucs pour canaliser mes emportements et frustrations sinon ça va juste me détruire la santé physique j’ai test c’est ce qui arrive quand je m’en empêche trop et trop vite. Et je veux bien négocier pour le confort d’autrui mais pas au détriment de ma santé. On me dira turbulente et de tempérament acariâtre, vindicative, austère et farouche et bien soit. On me dit que j’ai l’humeur flamboyante et que je joue un rôle me prenant pour un homme en fait pas vraiment je n’y peux rien si ma personnalité s’est forgée sur un modèle trop viril pour une femme au gout de certains mais c’est pas un personnage c’est moi réellement que ça plaise ou pas. Oui ça me rend folle de rien pouvoir faire de concret et oui en ce moment mon stress est devenu plus gérable qu’avant trouble anxieux repassé à un niveau modéré disons mais oui trop passer de temps ici à parler de/penser à tout les trucs militants, être addict du net, pas assez et pas assez bien coucher avec mon homme parce qu’en ce moment la situation globale m’en coupe non pas l’envie mais disons qu’elle l’éteint à demi assez là pour qu’on fasse l’amour mais le stress chronique de toute cette merde de situation globale pourrie qui n’en finit pas j’y pense trop tout le temps pas de façon bouffante mais en toile de fond et jusque là ça me pourrit le plaisir ça aide pas. Je me sens moins seule d’apprendre que la moitié des gens sont en ce cas mais quand même c’est bien chiant. J’ai l’impression de devoir écrire un max ici pour tout les gens qui galèrent je sais bien que c’est pas si lu et pas si utile que ça pourtant mais rien à faire c’est une impression à la con de devoir à rendre impossible de m’en empêcher. Aussi que je m’occupe des autres pour éviter de parler de l’état de ma santé physique car ça va me faire bader car autant l’anxiété j’apprends à regérer mieux lentement avec des rechutes et des moments mieux mais globalement en ce moment sur une pente qui va vers le bon sens autant les douleurs chroniques suivent pas du tout et demeurent sans cesse à empirer au niveau gastrique. Et j’ai pas envie de communiquer que ça sur j’aimerais transmettre du positif et de la joie se serait militer d’une autre façon mais le forçage sur non tu dois parler des sujets lourds importants vu que t’as les cuillères encore pour j’admets dans mon entourage c’est une pression trop forte pour que je n’y cède pas. Pourtant ça met dans une colère extrême permanente militer sans pause (et sur le clavier encore pire pour constater son impuissance fondamentale à y changer quoi que ce soit) contre toutes les horreurs de ce monde qui se compte par milliers de combats à mener y a un moment c’est plus possible je suis un être humain ça me stresse trop ça va finir si c’est pas déjà le cas par s’avérer contre productif. User de notre colère pour faire avancer les luttes oui se laisser bouffer par la colère et motivé plus que par elle et les envies de vengeance comme ça arrive à trop de militants à bout qui ne tiennent plus que sur elle non sérieux quoi non. Disons que la lutte tient moins de la course de vitesse que d’endurance donc oui les pauses pour prendre soin de soi bah ça a son importance et sa nécessité je le dis et je sais que je le ferais pas mais je sais pas ce qui m’en empêche je sais que c’est idiot pourtant. D’autant plus étant donné la toute relative efficacité de ce que je fais ici. Je suis pas en burn out j’ai encore de l’énergie mais je me pollue seule à tout en dépenser ici et je sais pas pourquoi j’ai la connerie de continuer malgré que je le perçois le côté néfaste et ça me gave. J’ai pas envie que ma vie sois uniquement ça cela me fatigue pas que j’ai plus envie d’écrire du tout ici c’est pas ça mais je veux trouver une solution pour que ça bouffe moins de place dedans ma vie. Je continue de trouver que ces combats ont leur sens et raison d’être sans quoi comme ça m’arrive d’y songer j’aurais tourné pour de bon la page pour me consacrer à autre chose…mais ça bloque comme si passer 5 secondes à autre chose allait tuer quelqu’un…bordel que mon cerveau est con. Aussi je me demande si voir toutes les injustices avec une vue toujours plus acérée de les repérer est toujours bon…dans Matrix pour tenir je crois bien que la pilule bleue est nécessaire parfois mais oser le dire te fait passer pour un gros mouton conformiste…mais je pense qu’il faut bien assumer qu’on en a tous un côté comme ça qu’il faut satisfaire parfois sinon on s’en sort pas. On nous dit que quand on pause le collectif prend la relève mais vu les sujets que j’aborde autant c’est vrai sur certains autant sur beaucoup quand j’en parle pas personne me relaie et vu le succès de popularité des dits articles pourtant c’est souvent peut être de leur originalité je ne sais pas ceux que les gens apprécient le plus de lire et aiment le plus donc ceux dont ils s’avèrent le plus être en besoin…le côté parole directe pas sortie d’un discours rapporté peut être je ne sais pas ou plus probablement vu qu’on a jamais d’idée purement originale la nécessité d’aborder des thèmes l’étant simplement trop peu je l’ignore. J’écris et en plus des gens lisent cette partie là sera toujours le grand mystère pour moi pourquoi ils le font mais ils continuent alors apparemment ça les satisfait pour une raison ou une autre. Aussi c’est bien de penser à l’auto critique, la critique d’autrui, le bilan des échecs les choses restantes à faire mais si les non militants sont trop positifs niais les militants par contre coup sont souvent bien trop négatifs on a l’impression de devoir être dans la colère tout le temps sans quoi on serait un militant de merde si ça nous arrive de penser à conter fleurette, à baiser, à regarder des séries qui nous plaisent et à la couleur des roses enfin bref comme si on tentait de nous interdire la joie et les loisirs dans le cadre militant tout en nous critiquant pour les trouver du coup en son extérieur par exemple avec des productions culturelles qu’on nous reprochera d’aimer en nous soulant de longs articles critiques détaillant tout leurs aspects non correspondant à une forme de moralisme militant que rien ne satisfait jamais (pour éviter ça je ne parle que quand j’écris sur la représentation de ce que j’aime du coup ça reste critique tout en restant bienveillant je vois pas d’intérêt d’user du militantisme pour trasher ce qui m’insupporte au détriment des gens qui n’ont pas les mêmes gouts que moi). On dirait qu’on se sent une obligation militante d’être toujours les râleurs de service que si on a l’air content deux trois secondes quand le monde va mal s’est le scandale on est pas de dignes soldats des bonnes causes. Comme disait Emma Goldman “Si je ne peux pas danser, je ne veux pas faire partie de votre révolution !” fort heureusement danser je le fait tout les jours mais si je prends le total de mes journées non consacrées à écrire ici ou préparer des trucs à écrire ici bah ces derniers temps c’est deux heures et demi par jour si je compte pas la nuit quand je dors. C’est trop c’est parce que j’ai pondu récemment un très gros article en phase de relecture avant publication certes mais il m’a crevé je n’en peux plus. Du coup je pense vous laissez un bout de temps après que je l’ai publié. Tout ça c’est important mais pas autant que la vie j’ai appris à ne pas l’oublier et j’espère que vous ne l’oublierez pas vous aussi.

Les émotions ne sont pas l’inverse de la rationalité.

Notre culture à ce truc bizarre qui fait qu’elle considère qu’il y aurait une dichotomie radicale entre deux catégories de choses qui seraient d’un côté une rationalité valorisée et de l’autre des émotions dénigrées. Les études sur les émotions sont peu nombreuses et le travail dessus toujours relativement dévalorisé par rapport à la recherche à propos de sujets jugés plus rationnels comme par exemple la mathématique. C’est car dans un monde scientifique le chiffre fait tout dans la rationalité capitaliste, mesurable il en devient considéré parfois bien trop aisément comme objectif tandis que l’émotion toujours personnelle emmerde tout le monde quand on essaye d’établir des faits scientifiques sur quelque chose avec sa saloperie de subjectivité qui fait qu’elle échappe à l’objectivable. C’est en ce qu’elle est hors du contrôle et de la mesure « savante » qu’elle est jugée irrationnelle. Malheureusement pour l’objectivité des sciences tout les savoirs scientifiques sont hypothétiques vu qu’ils ont tous été produits par des gens avec des émotions et l’objectivité même si diverses méthodes existent pour y tendre au maximum demeure pour toujours relative. Ces faits désagréables sont une réalité avec laquelle il faut pourtant bien composer elle a même été « scientifiquement prouvée » vu que tout les humains ont des émotions. Les émotions influent les autres processus cognitifs par exemple l’attention, la mémoire ou le processus de décision en plus. Bref on ne peut vraiment pas y échapper. Donc il va bien falloir faire avec. Alors voilà aussi le souci comment donc qu’il peut bien y avoir une étude scientifique de choses aussi subjectives et irrationnelles que les émotions, l’humeur, la motivation, les préférences blablabla bref comment la psychologie peut oser exister et se prétendre une science? La plupart des psychologues répondent par un très insatisfaisant argument d’autorité pur et dur à base de « ça s’étudie à la fac donc c’est une science une science sociale » mais c’est bien trop court. Surtout que toutes les autres sciences sociales ont des résultats jugés plus objectifs que ceux de la psychologie vu qu’elles s’intéressent aux groupes sociaux tandis que la psychologie a pour focus l’individu. Individu qui est un concept occidental et peut être mythique en lui même de plus. En psycho quasi rien n’est reproductible, testable et prévisible il n’y a pas de faits au sens scientifique classique du terme…non ce n’est pas une science pas même une science sociale mais alors qu’est ce au juste? Le seul moyen d’y voir une science c’est de l’en considérer comme un savoir au sens pré Popper du terme comme une accumulation de connaissances sur quelque chose. Parce qu’au fond la psycho en est presque rendue au niveau de l’ufologie elle aussi prétendue plus respectable à en point commun majeur avec ce qui est considéré comme des pseudo science que le fond de sa méthode est d’accumuler le plus de témoignages possibles et prier pour qu’ils soient fiables et euh…c’est le mieux qu’elle puisse faire par conséquent au mieux elle peut dire qu’une chose est très probable mais jamais elle n’aura par exemple l’assurance même de l’histoire qui peut dire à quelle date est mort Napoléon ça en psychologie c’est un degré de certitude qui n’existera jamais. Le seul moyen de prétendre la psychologie scientifique est de considérer qu’étudier un truc fait automatiquement un scientifique de qui l’étudie mais dans tout les autres domaines de la science même sciences « douces » incluses ça fait un siècle qu’on ne définit plus faire une science ainsi. Alors c’est peut être la preuve que la psychologie serait ce qu’il est le plus dur d’étudier mais souvent c’est surtout la preuve de psys à l’égo très aisément satisfait peu autocritiques à qui il faut vraiment pas grand chose pour se sentir savants. Autrefois on était plus honnête et faisait de la psycho une sous branche de la philo vu qu’elle s’attaque à des questions insolubles. Et d’ailleurs souvent ceux qui ne l’admettent pas font dans la voyance et te promettent qu’un jour lointain qu’on a jusqu’ici jamais vu venir les théories psys seront assez solides (ils le promettent là pareil depuis un siècle donc on a le temps de le voir venir) pour être prouvé au niveau de certitude des vraies sciences. En attendant non seulement la psycho ce n’est pas des neurosciences mais même les neurosciences sont très fréquemment extraordinaires de subjectivisme derrière leur scientisme de façade bref il faut garder l’esprit critique et toujours faire gaffe. Pour le moment le mieux qu’on puisse dire pour décrire l’émotion est qu’il ne s’agit pas d’un état mais d’un processus dynamique. Contrairement à une humeur, il est toujours déclenché par un événement, un objet. On a peur de quelque chose, on est en colère contre quelqu’un. Et pas n’importe quel objet, seulement ceux qui sont jugés importants par un processus d’évaluation basé sur vos buts, vos besoins ou votre humeur du moment. Résultat bien que les émotions de base de peur, colère, tristesse et joie chez l’Homo Sapiens sont universelles les réponses émotionnelles varient considérablement d’un individu à l’autre mais aussi chez le même individu en fonction des changements dynamiques de tout ces facteurs. On dit que la réponse émotionnelle se décompose en quatre parties : L’expression de l’émotion sur le visage, dans la voix, la posture. La réaction du système nerveux périphérique: nœud dans l’estomac, transpiration, rythme cardiaque. La tendance à l’action face à l’événement déclencheur. Et enfin, le sentiment subjectif, la partie consciente de l’émotion, comme lorsque quelqu’un vous dit qu’il a peur d’une araignée. Ok mais tout ça est bien compliqué…perso apparemment j’aurais depuis toujours (bon je suis autiste hein) une expression émotionnelle que la plupart trouveraient figée, une voix monocorde et trop de stéréotypies au niveau des gestes au gout des gens ordinaires bref « bonjour comment ça va »…il suffit de ce degré là de conversation pour que les gens voient que je suis différente de la norme en vrai. Et même pour une autiste je suis très alexythimique parait t’il c’est à dire que je n’ai foutrement aucune idée de ce qu’est l’émotion que je ressens si j’en ressent une la plupart du temps et des fois j’ai vécu jusqu’à trois semaines entières en mode neutre sans pouvoir identifier une émotion particulière que j’aurais ressenti je l’admets. Donc voilà…l’étrange pour les autres chez moi est souvent là…apparemment la majorité des gens ce qui m’est un mystère complet saurait ce qu’ils ressentent au moment où ils le ressentent assez pour le verbaliser précisément je l’admets ça me semble tellement improbable un truc pareil que j’ai du mal à y croire mais vu que tout semble aller dans ce sens dans ce qu’en disent ceux qui étudient cela admettons. Question : il y a des gens qui parlent pas si on admet que la méthode totalement subjective pour déterminer les émotions de quelqu’un consiste à lui faire parler de celles ci dans la recherche sur les émotions comment donc alors qu’on fait pour déterminer celles de quelqu’un qui ne parle pas par exemple? Je suppose que si la plupart des gens ne protestent pas contre les résultats de recherche sur les émotions qu’ils trouvent dans les grands médias populaires c’est qu’ils leur semble correspondre à leur réalité et que le fait que cela ne m’est jamais paru crédible et sensé signifie que j’ai en effet toujours eu des réponses émotionnelles situées hors de la norme statistique pour une raison ou une autre. Apparemment les chercheurs en émotions expliquent qu’en laboratoire on les déterminent pas uniquement verbalement mais pour les corroborer aussi avec le psychophysiologique, on mesure la réaction du système nerveux périphérique: la résistance électrique de la peau – qui est une mesure indirecte de la sueur –, la température de la peau, le tonus musculaire, la respiration, la pression ou l’activité cardiaque. On place aussi des capteurs sur les muscles du visage, comme les zygomatiques, pour détecter les sourires. Et puis l’imagerie cérébrale. Alors bon ces méthodes d’études sur le sujet des émotions sont très critiquables et critiquées mais mettons que si on a pas trop le choix ok mais si on est pas dans un labo…comment on jauge les émotions d’une personne non verbale ou d’une personne alexythimique comme moi qui n’a pas ou que peu un accès verbal ordinaire à ces dernières? Parce qu’autant tout ça me convainc que pour jauger les émotions des neurotypiques la psychologie peut se tenir à peu près ou du moins pour le moment on a pas trouver moins nul autant pour jauger des émotions des gens qui sortent de ce schéma là j’en doute nettement davantage. Les émotions sont une réponse rationnelle soit ça je veux bien j’ai compris que la peur sert à fuir face à une menace donc est une réponse rationnelle de survie, la colère est une réaction rationnelle de violence contre qui nous menace donc là aussi une réponse rationnelle de survie, la tristesse indique une déception donc informe le corps de besoins insatisfaits réponse rationnelle de survie et la joie indique que tout va bien donc réponse rationnelle de survie qui dit détend toi tout est calme ok ça jusqu’ici je suis et j’arrive à peu près à identifier. Cependant ça c’est les émotions humaines universelles, les émotions humaines socialement situées comme la surprise, le dégout, la haine et la plus culturelle de toutes l’amour j’admets avoir plus de mal à les saisir. Prenons le dégout la plus générale de celles qui ne sont pas universelles visiblement c’est l’émotion socioculturelle humaine la plus répandue et probablement la plus ancienne donc elle est probablement un produit de l’évolution socioculturelle assez daté. Ce phénomène a des racines à la fois biologiques et culturelles. Le dégout est bioculturel en ce qu’il est issu d’une réaction naturelle gustative à un gout qu’on aime pas qui elle est une réponse biologique servant à se protéger contre un poison potentiel dans la nourriture mais qu’on a visiblement réactivé par la suite de l’évolution socioculturelle des sociétés humaines car il a toujours eu une forte composante de charge émotionnelle derrière la réaction du « beurk » quand on parle du dégout pour autre chose que la nourriture on vient à l’émotion culturelle…par exemple le dégout pour une odeur d’animaux morts, de caca ou de pisse n’est pas universel et a une origine culturelle liée à la mémoire olfactive apparemment. La génétique influe sur les odeurs qu’on soit ou pas avec une intensité plus ou moins forte mais pour ce qui est de les apprécier ou non c’est du socioculturel, de l’acquis transmis par l’éducation quand on est bébé. On a du mal à y croire avec ces exemples très ancrés mais tout le monde acquiesce si on explique que le fromage qui sent fort à une odeur délicieuse pour un français tandis que pour un thaïlandais cette odeur est rebutante tandis que c’est l’inverse face au durian fruit bizarre et exotique puant pour un français, délice adoré du thaïlandais. C’est depuis la théorie pastorienne des microbes popularisée qu’on est devenu culturellement très dégoutés des odeurs de crotte, de pisse et d’animaux morts par crainte des maladies que ça transmet ce pourquoi on pense aisément que c’est une réaction naturelle issue de l’évolution biologique mais non et chez nos ancêtres des siècles précédant l’hygiénisme la réaction négative émotionnelle dégoutée à ces odeurs était bien moindre. C’est pour ça que les odeurs peuvent avoir une histoire. Même si le dégout gustatif est plus universel il demeure bioculturel…ce ne sont pas les mêmes aliments qui le déclenche selon les gens et de mauvais souvenirs peuvent en être la source. Bien entendu au niveau visuel le dégout d’ordre esthétique par exemple il parait que le marron est la couleur qui dégoute le plus de gens mais c’est totalement subjectif et aucune couleur n’est vraiment marquée comme détestée au point de dégouter par beaucoup de gens c’est simplement lié à l’histoire personnelle des gens avec les couleurs en question. Quelle colère déclenche quelle émotion varie totalement d’une personne à l’autre. De même la réaction aux personnes il est évident que si une personne est ou pas dégoutée par Emmanuel Macron par exemple dépend de son propre bord politique et de ses propres opinions. De même concernant les positions à adopter certains trouveraient écœurant de nettoyer une scène de crime d’autres passionnant selon leurs propres dispositions par exemple si l’un trouve l’odeur du sang insupportable et l’autre est passionné de série policière et a l’impression d’en vivre une en nettoyant la scène de crime donc est hypé sur le moment sans attention à l’odeur du sang. Quand une personne est jugée dégoutante parce que sale vu que les normes d’hygiène varient selon l’histoire, les sociétés et les cultures là aussi on est sur du socioculturel de base. De même concernant les propos des gens jugés écœurants étant donné qu’aucune règle morale n’est universelle. Idem le dégout face aux gens malades et/ou âgés est une réaction culturelle concernant les malades à cause de ces mêmes normes d’hygiénisme concernant les vieux c’est directement lié à l’histoire de l’âgisme plus celui ci imprègne une société plus les vieux y sont jugés écœurants par un nombre important de gens. Certaines situations interpersonnelles comme l’inceste par exemple déclenchent chez beaucoup de gens à leur simple évocation un fort dégout d’origine socioculturelle car c’est une norme morale très fort imprégnée chez pas mal de monde que l’inceste est mauvais. Idem le dégout face à quelqu’un comme par exemple un alcoolique ou un psychotique est d’origine socio culturelle et trouve directement son origine dans la psychophobie. D’ailleurs on m’en a fait subir beaucoup pour être dure à dégouter avec ce genre de choses que je viens d’évoquer d’autant plus que le dégout est une éducation socioculturelle genrée et les femmes dures à dégouter sont jugées anormales par rapport aux normes sexistes et mal jugées pour ça. Comme si c’était non naturel alors que bon…c’est dur de ne pas voir en quoi que tout les jeux crados sont pour les gamins et tout les jeux hygiéniques pour les gamines à Noël crée cet écart de dégout entre hommes et femmes au bout du compte. On remarque aussi que spontanément quelqu’un de forcé à faire une chose qu’il ne veut pas pour la première fois par exemple un enfant réduit pour la première fois au silence par une claque de son père va protester et ressentir un vif dégout de cela tandis que chez les enfants battus de façon répétée ils sont socialisés de façon à l’accepter et le croire bénéfique pour eux en bien des cas et donc le dégout initial disparait progressivement jusqu’à s’éteindre tout à fait en de telles situations…néanmoins dans les deux cas il s’agit non de biologie mais de culture même la réaction de départ de dégout chez un enfant peu habitué aux claques vient de ce que la norme de nos sociétés dit que c’est une forme dégoutante de maltraitance tandis que dans les années 60 où une éducation « à la dure » était banale ça ne perturbait pas les enfants car cela leur semblait juste et non hors norme vu que c’était la « discipline » imposée par tout les pères à tout leurs gosses non car alors tout les pères étaient maltraitants mais car la norme était une discipline plus rigide tandis qu’aujourd’hui on juge que c’est à éviter et mauvais pour les enfants donc la norme est devenu celle d’une éducation aux normes plus souples. Enfin la souillure réel se faire salir pour des raisons hygiéniques et morales dégoute beaucoup de monde mais là aussi ce n’est du coup pas un universel et la plus culturelle des réactions de dégouts est celle face à une souillure d’ordre symbolique comme celle que les règles jugées impures par tabou religieux provoquent chez bien des gens par exemple. Chez certaines personnes les troubles psys et/ou cognitifs rendent le dégout inexistant, plus faible ou plus fort voir très envahissant par rapport à la norme et ça par exemple si tu veux unir des gens dans une même pièce pour lutter contre un même validisme subi quand ils ont des problèmes incompatible par exemple un alcoolique crade qui n’a pas pris une douche depuis des lustres et ne ressent plus aucun dégout de rien et une toquée du ménage et de la propreté qui a besoin que tout soit propre et brillant à l’extrême et chez qui une simple poussière provoque un vit dégout…bah en fait c’est pas possible de mettre les deux dans la même pièce ou de juger l’un validiste avec l’autre pour chercher un compromis leur étant inaccessible. Néanmoins reste vrai que les deux vont être jugés très mal de façon très psyvalidiste pour être hors normes. Bref le dégout je capte et peut le ressentir par exemple si je pense à mon viol ça me vient assez vite mais je fais partie des gens qui le ressentent assez faiblement. Enfin je crois. Bon la surprise ça c’est simple à comprendre…c’est quand on a une réaction émotionnelle de courte stupeur car il arrive un truc inattendu, en ce sens s’est universelle et trouvé aussi chez les animaux par contre il y a beaucoup d’aspects des surprises purement socioculturels auxquels on m’a toujours reproché d’être insensible ou de mal les simuler par exemple et ça c’est assez typique parait t’il de ce qu’un autiste ne comprend pas les parents tendent à attendre implicitement apparemment des enfants qu’ils aient une réaction de surprise face à un cadeau à Noël par exemple que j’ai mis longtemps à comprendre être supposée socialement simulée et n’ait jamais réussi à feindre correctement pour satisfaire les miens…je veux dire c’est attendu qu’on ait un cadeau alors pourquoi serait on surpris? J’admets que ça m’échappe entièrement. Apparemment les études en disent que ce serait car la surprise est interprétée par les dits parents comme une réponse affective une marque que le cadeau plait…mais si c’est artificiel c’est pas de l’hypocrisie? Bref ça m’échappe de la même façon le jumpscare et les blagues à base de bouh surprise m’ont toujours laissée de marbre d’une façon qui a toujours déçu les gens je ne comprends juste pas ça. Du coup j’essayais un temps de faire semblant d’être surprise pour faire plaisir mais ça ne marchait pas bien ça se voyait que ce n’était pas sincère et donc c’était apparemment pire que garder une expression neutre car alors les gens espèrent et comme ils le désirent interprètent que tu reste stoïque pour faire genre mais aime bien la « surprise » donc bon je les laisse le croire d’autant plus que simuler la surprise est fatiguant. Je peux être surprise par exemple si je me penche à la fenêtre et voit un ovni je serais étonnée comme tout le monde mais pour me surprendre il faut que ce soit réellement comme les animaux face à une chose vraiment inattendue je n’arrive pas à simuler une surprise socioculturellement attendue face à une situation. Cela fait échouer sur moi la majorité des films d’horreur autre écart aux normes genrées que surtout à l’adolescence on me pardonnait difficilement les filles jugeant que je les trahissais de ne pas réagir les garçons me trouvant pas drôles et frustrante de ne pas avoir peur car impossible à draguer en réconfortant du coup et aussi eux étaient écœurées quand ils avaient peur et pas moi pour des raisons d’inversion du rapport genré usuellement attendu par norme sexiste je suppose. J’ai été j’admets par contre très surprise d’apprendre qu’haine et amour n’ont pas de base biologique universelle et sont des sentiments d’origine culturelle. Le sentiment est apparemment un état affectif composé de plusieurs émotions. Superficiellement ça j’ai compris mais j’avoue avoir bien du mal à distinguer émotions et sentiments. Apparemment ça c’est normal dans le langage courant ce n’est pas distinct c’est du baratin de psy de les distinguer. ok. Les sentiments haine, amour et mépris par exemple ok je vois. Personne ne sait combien il y a de sentiments on en trouve des tas qui sont tous sociaux, culturels et historiquement situés dans leurs origines. Cela n’empêche pas que comme l’émotion il met la raison en échec et la frustre donc lui est souvent superficiellement opposé bien qu’en vrai il ait sa propre logique non biologique (enfin initialement avec un aspect de biologie vu qu’il provient des émotions de base mais où celui ci est depuis longtemps par sophistication à prédominante culturelle dans ce qui l’enclenche et le fait vivre si j’ai bien tout pigé). Certains autistes seraient t’ils nés comme ça? En tout cas ma mère confirme que des mes premiers jours j’étais comme ça. Vu que 85% des autistes sont alexythimiques et que c’est un trouble génétique de naissance pour le coup ce serait assez probable à mon avis vu que j’échoue totalement à me souvenir d’une époque où j’eus été autrement et de même tout mes proches même ceux qui me connaissent depuis la naissance il y a pas dans mon cas de trauma à chercher derrière je suis née ainsi. Je pense que la haine est le sentiment que j’ai ressenti le plus souvent dans ma vie et que j’ai compris le plus vite. L’hostilité que j’ai envers certaines choses ou surtout personnes me semble si naturelle qu’apprendre que c’est pas biologique m’a beaucoup surprise là pour le coup. L’envie de tuer quelqu’un me semblait la chose la plus naturelle du monde je pensais que c’était un sentiment banal de prédateur que tout le monde ressentait très souvent mais apparemment non. Les autres ne mentent pas il y en a vraiment pour qui avoir des envies de Columbine toutes les demi heures n’est pas dans leur quotidien. On dit que c’est un sentiment plus lié aux actes qu’à la parole sans doute que ça explique pourquoi quelqu’un de très alexythimique même par rapport à la moyenne des autistes peut le ressentir très vite et très souvent je suppose. Le problème c’est que la haine fait peur donc quand on te demande d’élaborer sur tes sentiments et que tu pars là dessus bah en fait les gens ils ont peur et ils se barrent pour pas se faire cogner dessus malgré que tu te retiens tout les jours donc sait le faire ils craignent quand même et se tirent donc il y a rien à en tirer. Quand on lit les définitions psycho de la haine on sent que ça a été écrit par des gros privilégiés qui ont jamais eu à tenir dessus pour survivre c’est entièrement négatif. C’est les fameux films de bobos sur « la haine » des prolos afrodescendants des quartiers populaires contre qui les oppressent et la vie de merde en général comme si la haine psy ou travailleurs sociaux fallait toujours en faire un tabou social et lutter contre. N’importe quoi je vous jure faut bien la libérer s’unir contre la haine…ça a aussi peu de sens que s’unir contre l’amour enfin c’est mon avis. On nous parle de fascisme comme si le résultat de toute haine était forcément ça cela se peut mais c’est pas systématique non plus à chaque haine collective là on sent la peur des bourges de la colère des foules derrière de tels jugements. Bien sur une certaine gauche pacifiste antimilitariste genre non violence qui protège l’Etat est contre la haine aussi ça n’arrange rien sur la haine les religieux n’en parlent pas mieux que les psys pas même les satanistes souvent c’est parodique et assez décevant, l’haineux est méchant c’est mal ou c’est stylé qu’importe comment on le prend la réaction des gens face à la haine est rarement plus mature que face à un antagoniste Disney. Etre haineuse c’est encore plus mal vue ça te rend mégère et furie…en fait heureusement que la Grèce ancienne avait des mythes faisant plus de sens que tout ça et voyaient en quoi la haine est une partie du monde nécessaire à son ordre social et souvent liée à une juste colère surtout chez les femmes. Est t’il si anormal et pathologique que ça d’être envahie par l’envie de punir les crimes de sang des hommes et de s’en retenir bien difficilement de leur faire payer de la même façon? Une fonction de justice – certes appliquée de façon particulièrement violente – qui, contrairement à leur image négative, n’a pas traversé l’histoire. Reste la caricature d’une femme vengeresse et malfaisante dont on a oublié les raisons de la colère. En fait je me rends compte qu’au lieu de m’aider à verbaliser mes sentiments on m’a plus souvent en contexte clinique fait taire là dessus comme si il fallait surtout discipliner la mégère qui pour tant ne fait que peu de mal physiquement mais dont les simples paroles sont jugées diaboliques pour au fond refuser de rentrer dans le moule du patriarcat biologiquement inconfortable voir dangereux pour moi de m’y conformer vu mes particularités combien de fois après tout (bien trop) comme mes parents les psys pour le coup ont complètement d’ailleurs peut être avec l’idée stigmatisante sur les méditerannéennes « difficiles » et « explosives » je ne sais pas qui me rendrait comme Catharina peut être « indomptable » se plaignant sans cesse au mot exact de mon impossible « dressage »…me « soigner » de mes « angoisses » en me changeant en « mégère apprivoisée » c’est ça le plan? Non. La « mégère » s’est bien souvent l’insoumise et là je crois que ça en tient. D’ailleurs le nombre de fois où le « soutien » était sexualisé et séducteur dans le rapport tenté du côté des « médecins » mâle de façon glauque beurk ces neuneus sont inaptes de voir le lien entre ça et que leur « aide » soit peu appropriée à une femme violée qu’est ce tu veux en faire à ce stade? Pour s’opposer à la haine on arrête pas de me sortir la douceur et l’amour et oui je veux bien mais c’est le moins naturel et le plus culturelle des sentiments. Le plus artificiel, en somme. Et en effet le plus dur de tous à ressentir. J’y suis parvenu même si j’ai découvert à 19 ans le sentiment de l’amour (au sens romantique hein ici s’entend) avant j’y arrivais pas du tout à aimer en ce sens. J’essayais pas et m’en foutais totalement donc ça ne me dérangeait pas mais les autres semblaient être dérangés par ça « trop logique, trop froide, trop sans émotions t’es sur que t’es une femme et pas un robot? » l’habituelle rengaine. J’ai finit par répondre que je suis un fembot et apparemment les gens ont l’air de le croire plus ou moins car ça les satisfait plus comme réponse que quand je disais que non et je suis une femme…apparemment pourtant les gens ne saisissent pas dans mon entourage que c’est une blague. Au fond ça veut juste dire que pour les gens autour comme un robot androïde dont on hésite à savoir si c’est un humain ou pas mais dans le sens inverse je suis dans la vallée de l’étrange apparemment pour une majorité de NT du fait de ressentir les choses comme ça. Pour tout le monde ça à l’air plus confortable de me voir comme une androide allez savoir comment et pourquoi. L’amour s’est un sentiment intense d’apprécier quelqu’un pour moi ça ressemble à un intérêt spé sur une personne qui m’attire sexuellement et à laquelle je suis émotionnellement très attachée. Je ne pleure jamais quasiment…même au niveau physique les larmes ne me viennent pas aisément. Si j’étais un mec personne ne me ferait chier là dessus hélas une femme comme ça on la juge froide et figée bizarrement. Après j’ai des ressentis forts voir intense assez souvent mais c’est tout à fait extraordinairement dur pour moi à distinguer des sensations physiques. En fait je devine toujours (souvent en me foirant) mes émotions par rapport à mes sensations physiques en jouant aux devinettes avec en fait. En vrai j’ai un ami autiste qui est bien plus alexythimique que moi tout à fait incapable de comprendre la différence entre la colère et la peur par exemple même au niveau de la définition intellectuelle moins encore au niveau de ce que lui ou les autres ressentent et personne pas même les psys ne l’a fait chier là dessus une seule fois de sa vie et n’a jugé cet aspect de lui anormal jamais. Personne ne lui a jamais reproché….on me casse les couilles au quotidien avec…énorme écart selon les normes genrés d’attente là dessus donc. Surement pour ça que ça intéresse peu les gens autistes pas nés en corps féminins ces histoires. C’est le genre de moment où je regrette de pas être né un homme temporairement j’admets. Surtout quand en te parlant au quotidien on te traite de psychopathe (même si en vrai les études ont montré que c’est inversement corrélé à être antisocial et que de base « psychopathe » est toujours un terme validiste) et quand t’as des maladies physiques à forte douleur on te traite d’hystérique si t’y réagis fort super. Je comprends à peu près mes émotions si j’y réfléchis (genre 24 heures après…plus jeune c’était des mois après je progresse lentement)…mais jamais sur le coup…on a finit par m’interdire les psychothérapies voyant bien que c’était ultra contreproductif pour moi mais j’ai eu des excuses que c’était pas fait pour moi et le signalement et jetage de la profession des pires ceux qui m’avaient crée des traumas médicaux tant ils m’avaient maltraitée (hélas les premiers psys que j’ai rencontré) mais…rien de mieux…ils savent pas quoi faire donc ils m’ont renvoyée avec un bonne chance et démerde toi au final. Au moins cet aveu d’impuissance est claire mais en attendant en effet je me démerde comme je peux « c’est notre échec pas le votre » ok mais les conséquences c’est moi qui les payent hein. D’ailleurs on m’a jamais remboursé toutes ces conneries. Le mépris c’est un sentiment que je peux saisir à peu près c’est trouver pitoyable quelqu’un qui se déshonore l’honneur je le ressens sans le dégout fort que les gens en ont ordinairement et assez peu mais quoi que le dégout de voir quelqu’un se comporter de façon indigne si je peux le ressentir pourtant c’est des histoires de règles sociales complexes l’honneur tout ça mais rien à faire dans ma tête c’est bien ancré le code d’honneur. Trop rigidement de l’avis de la plupart de mes proches d’ailleurs. De façon un peu à l’ancienne. On me dit « trop fière ». Cela dit si on essaye de me déshonorer sur mon manque de vertu féminine supposée du fait d’aimer le cul ça marche pas du tout là aussi écart du rôle genré classique je pense et vit l’honneur comme un garçon et même par rapport à d’autres femmes autistes je sent que ma masculinité détonne. Ce sentiment quand on te promet que dans un groupe de gens « comme toi » tu te sentiras comme les autres et découvrira ce que ça fait mais tu t’y sens autant voir plus différente qu’ailleurs à te demander si c’est vraiment ta place et qu’on s’est pas planté quelque part au diagnostic….la solitude oui voilà celui là je connais aussi. Bref j’admets face à tout ça comment ne pas préférer la rationalité aux émotions elle m’a été tellement plus utile tant et tant de fois…je sais rationnellement justement que je suis bien obligée d’avoir des émotions et qu’elles sont supposément adaptatives et nécessaires pas l’inverse de la rationalité mais j’admets…je sais pas si je serais contre m’en débarrasser si c’était possible des fois les fembots et les « psychopathes » les « vraies » je veux dire je les envient ces veinardes même si en vrai je sais qu’il y a pas de quoi et que c’est des façon d’être encore plus galère et stigmatisées que la mienne mais qu’est ce que c’est lourd cette injonction permanente à l’émotionnalité NT qui ne m’est de toute façon pas atteignable et ce refus jusqu’en milieu thérapeutique d’admettre que oui des gens sont nés comme moi sans trauma spécial et ont été et seront même avec des améliorations possibles puisque je vois que je progresse lentement mais surement ainsi toute leur vie. On me dit que l’hypnose et la musique la méditation aident puisque ce sont des accès non verbaux à l’émotion je le vois c’est vrai (de toutes les façons j’ai toujours vécu la parole comme une contrainte à laquelle je me force j’ai le sentiment que si j’avais vécu dans un monde sans validisme où les autistes étaient libres d’être qui ils sont sans qu’on les fassent chier je ne m’y serais jamais contrainte et serait probablement restée ma vie entière non verbale que c’était mon vrai désir au fond du moins mutique sauf avec de rares gens de confiance dans l’idéal) mais ça aide un peu ça n’a rien d’extraordinaire non plus. Il parait que se faire injecter de l’oxytocine aiderait ça me branche pas dit comme ça les injections hormonales chelous j’aime pas faire le cobaye d’expérience bizarre surtout quand c’est pas rénuméré même si le résultat me rend curieuse je trouve que l’idée craint. On peut pas juste me respecter et s’accommoder de ce que je suis au lieu de vouloir m' »améliorer » au sens de me faire devenir plus « humaine » c’est à dire NT dans la bouche de qui dit ça? Parce que c’est vraiment usant. Reconnecter mon corps et ma tête, ma raison et mes émotions moi je veux bien même si je sens à vrai dire moins de coupure qu’une naturelle et de toujours plus grande distance que chez la moyenne des gens entre les deux chez moi dont une part est potentiellement (encore que j’en doute) d’origine traumatique et/ou éducative et récupérable par l’entrainement émotionnel intense mais tout ça pour quoi…pour tenter de faire des douleurs et des angoisses du passé oui certes mais à quel prix c’est tellement éreintant pour un résultat si peu perceptible…est ce que ça en vaut vraiment la peine? Ou est ce une autre connerie qui s’avérera contre productive au final? Je sais pas mais j’en ai ras le cul de « travailler sur moi » pour m’accommoder à des crevards de NT qui eux font zéro effort de leur côté pour m’accepter et me comprendre laisser tomber et leur dire de tous aller se faire enculer serait très tentant s’y j’étais pas dépendante d’eux pour vivre ce manque de choix est très usant. Néanmoins oui même moi depuis ma position je le vois que l’émotion et la rationalité ne sont pas des contraires donc au final vu le nombre de NT qui trouvent le moyen d’en douter je doute hautement qu’ils soient tellement meilleurs que moi pour comprendre leurs propres émotions il parait mais je sais pas ça bugue ça sent l’enfumage quelque part je trouve…on me dit qu’en effet ils sont pas tellement plus doués que nous pour le repérage de leurs propres émotions mais qu’entre eux simplement ils se comprennent mieux en intellectualisant autant que nous mais en échouant moins à piger les émotions des NT car leur neurologie des émotions leur est identique quand nous on doit deviner ça tiendrait cela dit si les études montrait pas qu’entre autistes la difficulté de perception émotionnelle demeure identique juste comme on le sait on n’a plus de patience pour se comprendre intellectuellement mutuellement en moyenne. C’est surtout qu’apparemment les NT ont une bonne habileté à piger les émotions…entre eux exclusivement mais bien du mal à comprendre et accepter l’existence de gens qui ne sont pas NT et pensent et ressentent différemment d’eux ce pourquoi ils nous anormalisent et pathologisent car apparemment dans leur tête un humain sans ressenti et pensée de NT c’est aussi bizarre qu’un centaure et donc c’est de cette impression que vient qu’ils nous déshumanisent.

Hommes rationnels femmes émotives?

C’est ce que la plupart des gens croient apparemment on prétend l’homme plus porté sur l’action et la femme sur la communication mais ça n’est pas vrai. Il n’y a aucune différence de rationalité ou d’émotivité entre hommes et femmes ce sont des caractéristiques également partagées entre êtres humains sans différence marquée de genre. Les sexologes et psys sont pourtant pour la plupart toujours à propager des conneries neurosexistes prétendant ces clichés sexistes réels à base d’âneries issues d’études très mal branlées soutenues par le mythe du cerveau gauche et du cerveau droit que ce serait censé refléter les journalistes de la presse généraliste transmettent ces conneries dans des articles à buzz facile et ça se propage ainsi dans les croyances populaires mortel. D’ailleurs on sent le sexisme derrière assez facilement quand un homme lors d’une dispute avec une femme pour remporter la partie lui sort ce genre de conneries pour se prétendre plus rationnel qu’elle ça ne loupe généralement pas tôt ou tard si elle manifeste une émotion surtout si elle s’énerve ou pleure il va la qualifier d’hystérique. Les hommes entre eux s’autocongratulent de leur « science de la femme » de « savoir » toute ce tissu d’inepties misogynes et comme les grands médias « neutres » sont en réalité masculin on entend ça partout ça devient le « bon sens populaire » et les voix féminines sont réduites au silence par ces machinations de machos associés qui ensemble se liguent pour faire taire la colère et la tristesse des femmes des réactions qui en vérité signalent chez ces dernières notamment dans le couple des besoins insatisfaits auxquels ces messieurs refusent de laisser une écoute attentive parce que ce sont des sexistes. Pourtant les femmes ont des complaintes assez claires, au niveau social c’est d’avoir des salaires égaux à ceux des hommes pour un même travail et ne pas craindre en permanence de devenir les victimes de violences sexistes généralement perpétrées par des hommes leurs souhaits insatisfaits en la situation sociale présente que les hommes n’ont pas vu que eux ne subissent pas ces injustices spécifiques et au niveau du couple souvent à cause de la méconnaissance du plaisir féminin c’est madame qui souffre la vérité derrière est souvent que monsieur se contente de satisfaire ses besoins et pas ceux de sa femme en matière d’épanouissement sexuel car ça lui demande des efforts supplémentaires qu’il refuse de faire l’effort d’apprendre à fournir pour elle. De même qu’il refuse de participer de la cuisine et des tâches ménagères et réussit à se faire passer tout ça à coup d’acceptation de rôles sociaux genrés et surtout à coup de « je t’aime » bien piégeant qui empêche la femme d’exiger de ses besoins qu’il les remplissent sans culpabiliser et finir par s’en taire réprimant sa colère et sa tristesse avec pour résultat final qu' »étonnamment » la femme est plus stressée et triste chroniquement aisément que l’homme ce qu’après on ose considérer comme une « pathologie » marque de « folie féminine ». Une femme désirante et ouvertement sexuelle se fait dénigrer par les hommes comme les femmes qui prétendent qu’elle ne se respecte pas vu qu’apparemment s’emmerder en baisant rend la femme « respectable ». Comme dit le vieux slogan féministe les filles sages vont au paradis les autres vont où elles veulent. On dit que les femmes auraient moins d’estime d’elle même que les hommes et que cela serait encore plus vrai dans les pays occidentaux et d’autant plus concernant des adolescentes celles ci ayant nettement moins confiance en leur beauté physique et leurs habiletés intellectuelles que ces derniers. Les professionnels de santé mentale féministe critiques de la théorie la plus commune hélas à base de femmes émotives et d’hommes supposés plus rationnels en considèrent que c’est dans cet écart de confiance en soi entre hommes et femmes que réside l’explication la plus probable de pourquoi les femmes se suicident plus et se voient plus souvent attribué des diagnostics de troubles anxieux, dépressifs et de TCA que les hommes ce qui a été prouvé très largement être les conséquences néfastes sur la santé des femmes des rôles sociaux genrés sexistes et une des causes majeures de pourquoi il faut donc les changer. C’est d’autant plus évident que l’on observe pas de différence de confiance d’hommes et femmes en ce qui concerne leur habileté à accomplir des tâches non genrées tandis que la menace du stéréotype qui stresse les femmes et les fait sous performer dans les activités dites masculines comme les maths créant un cercle vicieux où le stéréotype « les femmes sont nulles en maths » quand il est assez répété devient une prophétie auto réalisatrice malheureusement est bien connu et mis en évidence de longue date. Tout ça contribue à reproduire la domination masculine d’autant plus qu’on apprend aux femmes à désirer des hommes au statut social et économique supérieur au leur. Et bien sur quand on à dit tout ça les hommes à court d’arguments répondent « oui mais euh on est plus fort donc c’est naturel qu’on domine les femmes aussi on y peut rien quoi »…déjà individuellement c’est faux sinon ils laisseraient les femmes athlètes les dominer et on vivrait dans des sociétés où le chef est celui qui a le plus de force physique parmi les messieurs et à juger par tout les vieux grabataires gros et/ou taillés comme des poulets parmi les politicards et capitalistes chefs d’entreprises qui dirigent le monde ce n’est clairement pas le cas d’une part et d’autre part je doute que qui que ce soit me dise sérieusement souhaiter que l’homme le plus fort du monde soit le prochain dirigeant du pays donc c’est bien là la preuve que la domination sociale n’a rien de lié à la force physique…néanmoins ça prouve que ces types sont des tyrans avec les femmes quand ils pensent ça au fond car en politique c’est l’argument de la tyrannie ça. Sans compter qu’en plus les recherches ont prouvé que ce dimorphisme sexuel en force physique genré n’a pas toujours existé chez Homo Sapiens et c’est justement développé il y a 10 000 ans avec la survenue du système patriarcal. D’ailleurs on voit assez aisément le découragement des femmes à entreprendre d’apprendre à se battre et à faire preuve de force physique en sport par exemple dès que ce n’est pas du sport joli, décoratif et féminisé comme la danse, la gym ou la natation synchronisée hein. Le tyran a bien entendu tout intérêt à pathologiser la révolte de sa sujette contre sa tyrannie voilà ce qu’on prétend une rationalité masculine. Les femmes intériorisent ce tissu de conneries hélas et la plupart les perroquettent. Bien évidemment y répondre de façon très énervée fait vite « prouver » la théorie à des gens qui y adhèrent déjà d’avance et ça invalide la révolte féministe c’est bien pratique. On minimise aisément la blessure et le rabaissement ressentis face à cela par les femmes et le délégitimise en de nombreux discours émis par la plupart des dames constat triste seules les féministes se rendent compte que c’est con et outrageant tout ça. Si vous osez allez contre on vous sortira que vous êtes une « féministe perverse et dégénérée » bah voyons. On dit très vite qu’une adolescente rebelle à vite fait d’être qualifié de peste. Bien entendu derrière ce prétendu « bon sens » le discours religieux n’est généralement pas loin. Bien entendu c’est utilisé comme argument pour naturaliser et banaliser la situation servile de la femme. Tout ça est bien sur gratuit et infondé mais à force de répéter des conneries ont leur donne une réalité car les gens finissent par jouer les rôles qu’on en attend…dès qu’une femme parait « froide, logique, rationnelle » donc on l’accuse aisément de vouloir devenir un homme. Et on nous sort que c’est la faute aux hormones…sérieux les sexistes sont caricaturaux de ridicule des fois. Vite un tour de l’histoire et des autres cultures infirment totalement pourtant la supposée naturalité de ce que les hommes ne pleureraient pas par exemple…au 18 ème siècle les grands philosophes de France comme Rousseau n’étaient pas dérangés et nullement dévirilisés de verser des torrents de larmes pour des amourettes de même les poètes romantiques du XIXème siècle mais c’est avec les deux guerres mondiales que la culture occidentale à formaté les hommes à ne pas pleurer parce qu’on jugeait que c’était une attitude indésirable chez un soldat et après avec l’éducation cette attitude s’est reproduite conservée dans les mentalités mais suffit de voir des productions culturelles issues de l’Asie pour voir des tas d’hommes très virils par exemple dans les films de samouraïs japonais, les clips musicaux sud coréens ou bien les reportages sur la Chine pour voir des hommes verser des larmes sans que l’entourage y réagisse de façon dévirilisante comme il le ferait ici chez nous ou du moins pas du tout avec la même intensité ni aussi vite. De même quand on lit les vieux textes grecs ou romains les personnages masculins même les guerriers et héros les plus virils n’hésitent pas à se laisser aller à une forte émotion par exemple Achille se lâche quand il pleure Patrocle et Ulysse verse des tonnes de larmes au cours de son voyage car sa femme lui manque sans que personne ne songe à critiquer leur masculinité pour ça. C’est vraiment une connerie très récente de notre culture mais sur ça fait bien des dégâts. Malheureusement c’est très simple de prendre une norme actuelle et circonscrite localement et comme elle est la norme faire croire à la majorité qu’elle est naturelle et universelle ayant toujours été de tout temps et en tout lieu mais c’est n’importe quoi…d’ailleurs si ils le lisaient vraiment leur livre prétendu préféré tout ces bondieusants ils sauraient que Jésus n’était pas le dernier à être émotif et faire place au cœur mais bon encore faudrait t’il qu’ils l’aient lu avant de souler tout le monde avec et hélas quand on l’a vraiment lu et on en discute avec ce genre de gens on constate qu’ils ont de la Bible pour la plupart une connaissance superficielle et s’en servent juste comme prétexte pour forcer les ignorants en tant que ce que Pascal aurait appelé des demi savants à se plier à leurs semi vérités ne servant qu’à renforcer les normes qui leur semble les arranger tandis qu’en vrai tout les passages bibliques gênants pour leur idéologie ils les écartent. Pourtant je vous met au défi de trouver une parole sexiste de Jésus vous aurez bien du mal. Bref c’est un mythe. Un mythe sexiste que cette histoire d’homme rationnel et de femme émotive qu’il est sérieusement tant d’aller bazarder à la poubelle d’où il n’aurait jamais du sortir parce qu’il est probablement un des stéréotypes sexistes les plus néfastes qui soient. D’ailleurs au passage émotionnel et rationnel ne sont pas des antonymes mais c’est un autre problème encore que cette fausse idée là.

La logique psychotique : la raison du plus fou.

Si la psychanalyse a énormément de défauts d’autant plus quand elle aborde la question de la psychose, il n’en demeure pas moins qu’on peut savoir gré à Freud et Lacan d’avoir été un peu les seuls à se rendre compte d’un truc pourtant qui saute aux yeux assez vite à fréquenter des psychotiques à savoir que la psychose n’a rien d’une déficience en quoi que ce soit. Elle a sa raison d’être, sa fonction. Une chose intrigante est que la psychose pourrait bien tenir du fameux « propre de l’homme » car même si bien sur comprenant mal les autres animaux on en demeure incertains il semblerait à priori selon toutes nos connaissances actuelles qu’elle soit spécifique aux Homo Sapiens et n’existe pas en les autres espèces. Les savants ont avancé que la psychose du coup existe peut être comme venant de l’évolution de la complexité du cerveau humain. Elle aurait eu au niveau de l’espèce par là sa valeur comme un prix à payer pour que l’humanité devienne l’humanité selon ces théories. Bon c’est bien beau au niveau des groupes pour les humains non psychotiques me direz vous mais ceux qui le sont eux les pauvres qu’est ce que ça peut bien leur apporter en dehors de des emmerdements? Et bien pour le comprendre faut faire un truc que trop peu de soignants souvent très insistants pour imposer le « réel » de la majorité des gens sont prêts à faire dans ces cas là…écouter la personne « psychotique » raconter sa version de la réalité…c’est toujours bien moins illogique quand on a la curiosité de comprendre comment quelqu’un pense…sans l’absence de compassion et d’humanité des gens qui font ça uniquement pour y voir d’intéressants « cas » à traiter comme des cobayes de laboratoire…il est plus que naturel et sain que les « psychotiques » se rebellent contre ceux qui veulent leur imposer de faire silence sur leur expérience spécifique du monde ou bien qui désirent en faire leurs souris blanches de labo psy. D’autant plus qu’on constate bien vite que dans trop de cas (mes trois exemples les plus tristes furent dans ceux qu’on m’a rapporté un adolescent simplement fermement attaché idéologiquement à son végétarisme militant, une personne animiste car païenne et une jeune femme transgenre) des gens qui ont un vécu en dehors de ce que comprend la majorité mais qui n’est pas une souffrance pour eux et en soi n’a rien de pathologique du tout bien au contraire ayant besoin de s’exprimer et d’être accepté par leur entourage pour les épanouir sont très vite enfermés et classés psychotiques sans réels symptômes psychotiques pas un seul par des soignants fermés d’esprit et empressés de faire dans le contrôle social tortionnaire dont ils sont coutumier. Cela fait réfléchir même quand on parle de gens avec de vrais symptômes psychotiques contrairement à ces trois exemples (qui ont hélas tout les trois connus pour cela la torture de soins forcés en psychiatrie qui avaient pour eux tout d’une punition de non conformité aux normes sociales et qui ont d’ailleurs crée un TCA de type anorexie non présent avant chez le jeune homme végétarien par réaction au traumatisme de l’enfermement ou autrement dit crée ce que c’était prétendu éviter), reste que au fond on les diagnostiquent psychotiques avant tout car la société en a peur et ne les comprend pas. Au niveau culturel et social ça se confirme d’ailleurs la psychose est présente en occident plus qu’ailleurs et dans son développement le trauma du racisme subi ici prend une large part chez de nombreuses personnes (beaucoup de gens classés psychotiques appartiennent à des minorités ethniques ayant subi un violent racisme), de plus l’environnement urbain et la pauvreté dans les pays riches sont des facteurs majeurs de développement des psychoses. Si les scientifiques et les philosophes débattent autant et se prennent tellement la tête sur la question de la psychose c’est surtout car son existence leur pose un problème majeur car ils recherchent une vérité universelle que l’existence des psychoses vient invalider. D’autant plus que l’expérience psychotique bien que prioritairement souffrance est complexe et tient partiellement bien des psychotiques tenant à certains aspects de leur psychose avec attachement d’un choix dont la subversion et l’originalité est souligné et loué par les psychanalystes depuis aussi loin que 1945 donc ça remonte cette possibilité de voir la psychose sous un angle avec des aspects positifs à cette condition si cela a tenu tout ce temps c’est que ça a son sens. Un sens que la logique d’exclusion des psychotiques de la société par l’institution psychiatrique et les institutions sociales comme le travail notamment qui rejettent la psychose et les psychotiques dans la précarité et les menacent sans cesse de perte de dignité et droits humains rend très difficilement accessible. Dans ces institutions se joue un enjeu politique : le contrôle social des psychotiques pour le confort de ceux qui ne s’estiment point l’être. Trop de fois…on arrive pas à saisir la logique des psychotiques simplement car on les a objectifiés et déshumanisés…quand ils sont les sujets de leurs propres discours indépendant des institutions ceux ci sont plus que nets et on en constate bien évidemment la pluralité avec singularité des opinions individuelles mais aussi quelques recoupements. Jamais quelque chose n’est vrai de tout les psychotiques mais dans la plupart des cas on constate chez ces derniers ce que eux mêmes confirment une grande créativité souvent exprimée en un domaine artistique, sont souvent des gens qui souffrent anxiodépression et traumatismes violents préalables n’étant pas rares et généralement ayant contribué au déclenchement ainsi qu’à la perpétuation de la psychose surtout le stress et les traumas, se plaignent de fatigue et de ressources très faibles en énergie, ont des problèmes d’argent vivant dans la pauvreté ce qui est à la fois cause et conséquence de la psychose qui forme bien souvent avec la pauvreté un cercle vicieux, en ont assez des discours pessimistes tragiques sur leur condition ayant besoin vital d’espoir et de positivité ce qui est exactement l’inverse de ce que trop de psys leur donnent, en ont assez de toutes les formes de violences qu’ils subissent par psychophobie de la part des gens non psychotiques qui à vrai dire pour que les psychotiques aillent mieux ont collectivement à faire la plus grosse part du taf de se montrer davantage acceptants, le ras le bol d’une éducation de masse et une désinformation médiatique massives qui maintiennent les gens non psychotiques dans la peur vis à vis des psychotiques se fait également entendre, presque tous sont hostiles aux soins forcés pour leur psychoses en particulier désirent l’abolition à long terme de la psychiatrie et souhaiteraient un traitement novateur et autant que possible non médicamenteux, certains souhaitant une approche plus proche de la neurodiversité au sens de les aider à gérer les côtés chiants sans pathologiser d’autres ne veulent pas de soin du tout ceux qui veulent des soins sont vraiment minoritaires d’autant plus les soins comme ils sont ordinairement dispensés aux psychotiques, d’ailleurs beaucoup aimeraient qu’en plus d’être mieux fondés et moins violents leurs soins soient gratuits, la majorité ont une tendance anti autoritaire prononcée s’accommodant fort mal de l’autoritarisme coutumier de la psychiatrie réagissant agressivement tout simplement car ils ne supportent pas les gens qui tentent de les contrôler, beaucoup sont cependant très confus et cherchent une aide mais plutôt que sous la forme de cette répression ce qu’ils souhaitent est qu’elle soit sous forme d’une explication de ce qu’ils vivent, l’isolation sociale leur est très souvent un problème central comme le besoin de se regrouper avec des gens qui partagent des vécus similaires au leur, ainsi que la lutte contre la fatigue le principal obstacle pour cela étant qu’ils n’ont généralement pas l’énergie pour sortir de chez eux. Parmi les choses dont ils font état pour la plupart une haute tendance à la rêverie et à l’imagination, des hallucinations aux contenus semblant onirique et bien souvent des problèmes avec les rêves, les cauchemars et les troubles du sommeil qui semblent de longue date indiquer un lien bien connu mais dont le mécanisme demeure mystérieux entre psychose et sommeil. Tous se plaignent qu’on juge trop vite les gens un peu différents de « cinglés » dans notre société et du rejet des « fous » par celle ci. Quasi aucun n’est favorable au capitalisme. Beaucoup ont très peur de ce qui leur arrive, de la psychose elle même mais aussi des maltraitances et abus dictatoriaux qu’ils ont été contraints de subir. Ils ne veulent pas cela mais des informations aussi positives, rassurantes et de bonne qualité informative que possible sur leurs états. Ainsi que de l’aide pour rendre leur environnement plus accessible vis à vis de leurs particularités afin de dévoiler tout leur potentiel. Et tous sont d’accord que personne n’a le droit de leur dire que croire considérant qu’ils pensent tous ce qu’ils pensent pour une raison, donc pour en revenir au sujet titre la raison du plus fou, la logique psychotique a son sens, sa valeur et peut être féconde. Quasi tous se sentent un besoin de garder un contact à la réalité le plus fort possible tout en gardant une certaine fascination pour leurs hallucinations qui même pour eux demeurent énigmatiques ce qui explique que beaucoup s’en passionnent voulant en percer l’énigme. Néanmoins malgré cette ambivalence la plupart ressentent leur état comme une torture qui vient avec beaucoup de douleurs cela dit ce qu’il ressort de tout ça est que ce sont des êtres humains et ils désirent d’être traités comme tels c’est ça leur logique…et elle est implacable.

La « psychose » et les sorcières historiques.

Forcément celle là on allait me la demander un jour. C’est un discours patriarcal très commun aujourd’hui de la part des supposés experts patriarcaux de la question de juger que ces pauvres femmes qu’on brûlait comme sorcières étaient folles au sens de psychotiques et que le progrès de la raison eut fait que depuis au lieu de les cramer on soignerait ces pauvres folles…outre que beaucoup de psychotiques actuels vu comment on les maltraitent toujours auraient de quoi se demander si c’est tellement différent aujourd’hui de l’époque où délirer signifiait être à haut risque de finir en merguez pour bons catholiques parce que mourir d’éléctrochocs, d’overdose de médicaments ou des problèmes de santé chroniques genre diabète par exemple fréquemment engendrés du fait de trop en prendre c’est pas exactement l’extase non plus…et le problème engendrer par le fait qu’en histoire ça pose un problème d’aborder les choses ainsi car c’est le travers fatal de l’historien le redouté anachronisme qu’on commet alors vu que « psychose » n’est pas une catégorie existante de mot pour parler d’une condition mentale à l’époque vu que psychose est un mot qui a été inventé en 1845 donc à part pour parler des toutes dernières brûlées du XIXème siècle on va avoir du mal à trouver des cas de gens accusés de sorcellerie déclarés psychotiques par qui que ce soit de leurs contemporains du coup forcément…quand on me demande si les sorcières étaient psychotiques je sais que la question est chargée…on me demande la preuve que la croyance en la magie est irrationnelle ou me somme de m’engager à en prouver la pertinence au delà du concept de folie. De prouver soit que les sorcières sont folles soit que leur expérience magique n’a de valeur que car elles ne sont pas folles. De stigmatiser ou bien la sorcellerie ou bien la folie comme expérience du monde non valable quoi en clair. J’ai envie de faire ni l’un ni l’autre d’où problème. J’ai envie de prendre au sérieux ce qu’ont à dire du monde les sorcières quand bien même se serait des psychotiques s’inventant des pouvoirs magiques. Néanmoins force est de constater que quand on invoque très vite chez les psys la psychose pour expliquer la sorcellerie du passé c’est enfoncé dans un amas de clichés et pris comme allant de soi que magie = psychose sans le prouver du tout donc dans la plupart des cas y a pas de vrai argument pour le dire la logique est totalement circulaire et vient de gens qui considèrent la magie comme psychose car ils ont décidé d’avance que ça ne pouvait ni exister ni être autre chose ce qui sort du cadre de leur rationalité capitaliste et ça c’est bien trop court. Après certains parlent de la chasse aux sorcières historiques comme d’une période de psychose collective mais vu que ce ne fut jamais observé nul part à de telles échelles que l’on assiste davantage à une panique collective à ce moment là qu’à une psychose collective à si vaste échelle dont la possibilité jusqu’ici ne fut jamais prouvée semble bien davantage probable. Donc non la réaction qui nous parait folle des puissants et de la foule dans leur acharnement à détruire les sorcières n’était pas relevant de la folie mais explicable dans le contexte de l’époque on a juste perdu celui ci et avec les clés pour le comprendre et en faire sens c’est pourquoi cela nous parait fou mais pour les gens d’alors cela semblait naturel et tout à fait le bon sens du temps. De plus quand on parle de « psychose » c’est généralement dans le cas des sorcières historiques aux histoires de possessions diaboliques qu’on pense et même en forçant l’anachronisme la possession bien qu’elle soit multiple pas nécessairement folle d’ailleurs et parfois mais rarement en effet tienne de la psychose quand elle est assimilable à un trouble psy dans la plupart des cas révèle plutôt du TDI (en gros le trouble de la personnalité multiple pour faire vite) et en ce cas là il s’agit davantage de réaction traumatique que de psychose, le TDI n’est pas considéré comme un état psychotique…de plus si un nombre non négligeable de sorcières historiques agissent comme des gens à qui aujourd’hui la psychiatrie jugeraient qu’un diagnostic de TDI serait pertinent à donner la majorité des sorcières historiques ce n’était nullement le cas, et c’est le même problème avec les états psychotiques…la plupart des sorcières historiques connues n’avaient de délires et d’hallucinations que sous substances…et une fois sorties de l’influence des substances en question se comportaient comme tout le monde…cela laisse à entendre qu’il s’agissait davantage si on tient absolument de les expliquer avec le nom d’un trouble d’aujourd’hui de toxicomanie que de psychose. En clair c’était plus des « droguées » que des « folles » pour le dire en mots ordinaires. En fait c’est plus aujourd’hui qu’hier que les psys voient en les sorcières des folles. Maintenant on a quelques cas en effet où la personne brûlée est une femme qui aujourd’hui remplirait tout les critères pour être qualifiée de psychotique…mais ce n’était pas les premières visées du tout. Maintenant on sait que les substances qu’utilisaient les sorcières pour leurs transes peuvent parfois engendrer des psychoses chez les personnes y étant sensibles donc il est assez probable que ce fut la conséquence arrivée par la suite à certaines de ces sorcières historiques mais aussi que du coup des psychotiques n’ayant jamais touché ces substances furent accusées de sorcellerie et brûlées par méprise du coup. Reste que la majorité des sorcières historiques n’ayant pas été des psychotiques passez par la psychose n’est valable que pour expliquer une minorité des cas de sorcellerie et n’est pas du tout suffisant pour comprendre la majorité des cas et donc ce que la sorcellerie historique fut réellement majoritairement qui n’avait pas de lien avec quoi que ce soit d’ordre psychotique donc. Le Malleus Maleficarum est d’ailleurs plus que clair les chasseurs de sorcières recherchent en priorité des femmes qui se mettent en de tels états de leur plein gré. Néanmoins les femmes psychotiques à l’époque pouvait être prise pour et se considérer comme des sorcières involontaires car c’est ainsi que les percevaient alors leur culture mais en général même alors on essayait d’épargner celles qu’on pensait accablée du diable contre leur gré donc la plupart des psychotiques alors comprises de cette façon là. Pour celles qui ont hélas finies brûlées l’imaginaire collectif de l’époque et la misogynie ambiante ayant fait le reste. Ce n’est pas du tout le sens de l’action de la majorité des sorcières mélange de croyances et pratiques populaires ancestrales leur magie est tout à fait consciente et volontaire même si la plupart voient cela comme sans contradiction avec le christianisme auquel elles croient par différence culturelle entre le leur et celui des villes qu’on les détruira pour forcer les campagnes à adopter. Au fond on les a juste punies d’avoir hérité d’un christianisme syncrétique qui conservait des éléments des paganismes préchrétiens qu’alors on voulait anéantir. Si vous voulez comprendre les raisons économiques de cela je vous conseille de vous intéressez à l’analyse matérialiste de la chasse aux sorcières comme condition prérequise à la fondation du capitalisme comme l’a décrit Silvia Federeci (que j’ai déjà vu participer à des entrevues avec des paiens marxistes contemporains avec engagement et fierté d’être à leurs côtés non qu’elle soit paienne elle même mais qu’elle comprend leur point de vue de résistance et partage cela avec eux). Non la sorcière n’est pas « psychotique » par contre dans l’imaginaire collectif sur « la folle » au sens de psychotique on a conservé bien de l’imaginaire stigmatisant noircissant la sorcellerie par exemple l’image stéréotypée bien connue de la vieille dame seule avec tout ses animaux dite « la folle à chats » qui ressemble quand même furieusement à s’y méprendre aux sorcières comme les chasseurs de sorcières d’autrefois les percevaient. La psychotique n’existe pas au temps de la chasse aux sorcières c’est une invention d’un XIXème siècle rationaliste où de telles idées ont disparu et la majorité de la population croit ne plus croire en la sorcellerie…mais pourtant dans ce que son imaginaire hanté par l’obsession pour le sexe et la sexualité des femmes psychotiques, leur isolement social et leur lien aux animaux…a gardé dans sa perception de ces dernières des réflexes d’imaginaires collectifs hérités de la peur des sorcières transmise par ce lourd passé. Aussi n’oublions pas que les aveux qui paraissent délirants et hallucinants aujourd’hui de la plupart des sorcières ont été arrachés sous des degrés de torture où on peut faire dire et croire n’importe quoi à n’importe qui. Il n’y a aucun récit de sorcières historiques à ma connaissance où il soit question de catatonie par exemple ce qui rend l’idée que l’on traitait généralement ainsi les femmes psychotiques hautement douteuse. Dans la plupart des cas les sorcières historiques ne montrent d’après les psys et historiens minoritaires s’étant réellement penchés avec attention réelle sur ces témoignages des procès en sorcellerie aucun signe de délire (hormis pendant la torture) autre signe qu’il ne s’agit pas de psychotiques généralement. Les chasseurs de sorcières d’alors semblent avoir d’ores et déjà distingué la sorcellerie du délire mystique et laissé la plupart des femmes délirantes psychotiques tranquilles à priori donc. En fait à tout prendre on traite davantage comme des sorcières les psychotiques aujourd’hui qu’en ces temps reculés…ça laisse rêveur sur le « progrès » que c’est supposé être et représenter. Sinon enfin oui la plupart des sorcières historiques hallucinent…exclusivement sous l’emprise de substances précises connues pour être hallucinogènes. Ou dans des phases du sommeil qu’on sait entrainer des hallucinations notamment liées aux paralysies du sommeil qui sont un phénomène ordinaire quoi que flippant de l’endormissement et n’ont en soi rien de psychotique. Ce n’est pas une psychose que l’expérience des sorcières mais une transe mystique sous psychédélique ou un voyage onirique le plus fréquemment. Ce n’est pas l’histoire mais le présent de la sorcellerie qui considère psychiatriquement la psychose comme relevant chez les femmes d’une affaire de sorcellerie…alors là dedans le plus irrationnel de tous est probablement le psychiatre qui le perçoit ainsi. Quoi qu’il en soit ce regard a crée une réalité et du coup de nos jours nombre de psychotiques se revendiquent sorciers et sorcières et c’est bien leur droit considérant que les sorcières du passé auraient des choses utiles à leur transmettre comme savoirs pour vivre avec leur condition si ces dernières n’avaient pas été brûlées et s’intéressant de leur histoire espérant d’en trouver des indices ou encore considérant la psychose comme un don magique dangereux et après tout peut être.

Qu’est t’il conseillé de manger ou pas pour la santé mentale?

Après le nettoyage rangement de début d’année notamment sur les vieux articles je vous prévient d’avance avant de passer au sujet de fond de celui ci même si je n’ai pas pu/su modifier les titres en conséquences car je ne sais pas pourquoi WordPress refuse de me laisser y modifier les chiffres toutes les anciennes séries d’articles sont terminées plus aucune n’est ouverte. J’ai répondu à toute ancienne demande à laquelle une possibilité de répondre c’est présentée pour moi. Et donc maintenant je vais répondre aux demandes récentes. On passe donc au thème très pragmatique de cet article.

On va être clair ici on va partir de conseils plutôt génériques applicables face à des gens aux états anxiodépressifs légers ou modérés bref on parle de conseils appliqués exclusivement face aux problèmes de santé mentale les plus communs. Et oui j’ai fouillé tout pubmed et les sites de diététique pour trouver les meilleurs conseils possibles et oui les études confirment toutes que l’alimentation joue un rôle dans le déclenchement, la durée et la sévérité des troubles de l’humeur, grosso merdo ça veut dire que si on mange mal on va mal sur le plan émotionnel et si on mange bien on va bien sur le plan émotionnel, on sait aussi que c’est plus vrai pour les femmes que les hommes en raison de certains facteurs sociaux, le plus connu étant que les femmes qui vont émotionnellement mal mangent leurs émotions et donc grossissent et finissent en surpoids plus aisément que les femmes qui vont émotionnellement bien en moyenne ce qui crée un cercle vicieux vu qu’à chaque kilo gagné tu découvre un aspect plus violent de la grossophobie et donc tu dois plus galérer pour te retenir de manger tes émotions donc ça te deviens quasi impossible de ne pas grossir encore plus et par conséquent t’en prendre encore plus plein la gueule…cela finit d’ailleurs très souvent par créer des troubles du comportement alimentaire chez des personnes ce qui explique pourquoi il est rare que quelqu’un d’obèse d’autant plus une femme obèse n’en ait pas. Forcément dans ces cas là ça devient beaucoup plus compliqué mais ce n’est pas ici un article calé sur les besoins spécifiques des gens avec TCA je m’y connais trop mal pour bien l’écrire. Idem on sait que l’alimentation à prouver avoir un rôle négatif pour la mauvaise et thérapeutique pour la bonne pour d’autres problèmes aussi comme la bipolarité par exemple mais comme c’est plutôt rare et un article que je ne saurais pas écrire je vais pas m’y attarder ici. Cependant même en prenant en gros que le cas des madames tout le monde avec des troubles émotionnels assez basique ça reste compliqué de donner des conseils alimentaires génériques car ces mêmes études s’accordant sur le fait que c’est important s’accordent aussi sur le fait que l’alimentation étant quelque chose de très personnel surtout concernant son aspect émotionnel il s’avèrent que les spécialistes sont unanimes sur le fait qu’idéalement pour en obtenir un effet optimal il faudrait des conseils personnalisés et non génériques…et qu’en plus aujourd’hui la plupart des psys sont pas ou peu formés à ces questions là et s’y connaissent encore moins que leurs patients moyens. En conséquence les conseils génériques en la matière ont une faible place mais néanmoins en une certaine mesure ils sont possibles à donner aux gens en bonne santé physique avec des troubles de l’humeur ordinaires. On va commencer par une liste des « bons » et « mauvais » aliments pour la santé mentale…sachant que c’est très caricatural et basique comme approche alimentaire et que trop d’une bonne chose peut vous tuer comme un bon Big Mac dégueu un jour de grosse déprime peut vous sauver la vie étant donné que c’est la dose et les circonstances qui font de l’alimentation un allié ou un poison mais l’idée ici n’étant pas de donner des conseils experts mais juste de faire un gros déblayage de terrain donnant une idée pratique de quoi manger pour être de meilleure humeur sans autre prétention. Et c’est un plus mais ce n’est pas magique, vous pouvez vous attendre par là à des améliorations pour la plupart d’entre vous à priori mais pas en une majorité de cas à part si avant vous mangiez particulièrement mal ou des choses ne vous correspondant réellement pas (par exemple le sans gluten m’aide vraiment mais c’est car je suis sévèrement intolérante au gluten et je l’ignorais avant de m’y mettre pour quelqu’un dont ce n’est pas le cas et qui n’est pas non plus cœliaque ça ne fera surement pas grand chose voir ça peut déprimer par privation) à un miracle.

Ce qu’il ne faut pas manger pour la santé mentale :

-Tout les experts en psychonutrition sont unanimes sur un point qui n’étonnera personne LE truc à bannir en terme de nourriture pour se sentir mieux émotionnellement c’est la malbouffe sans grande surprise poubelle les plats préparés, les nuggets, les pizzas indus, les céréales pour gosse au pt’it déj bourrées de sucre, le fast food, les plats en sauce, le kebab, les donuts et autres sucreries à la con et le Nutella bourré d’OGM et d’huile de palme. Sincèrement depuis que j’ai eu le problème qui m’a fait hospitalisée pour mon estomac à part les sucreries à la con ça j’y arrive pas j’ai jeté tout ça et la vérité ça me manque pas du tout on se sent tellement mieux sans qu’avec. Aussi souvent on croit que l’alimentation plus saine est à un budget décourageant…mais en vrai quand on vire tout ça le porte monnaie devient bien plus rempli d’une part et d’autre part vu les conséquences santé sur le long terme raquer maintenant sur ce qu’on met dans son corps tout les jours histoire que ce soit un minimum sain rend les frais d’hôpitaux à venir nettement plus légers. Donc cet argument contre la non malbouffe il est pas complètement faux si on pense de façon court termiste mais si on réfléchit à l’avenir il ne tient pas en fait. Il a d’ailleurs été prouvé que si les pauvres mangent plus mal c’est moins un problème de budget et de temps que d’accessibilité aux pauvres de l’information sur comment bien manger. Notamment car l’école de la République ne la fournit pas. Ce qui est un vrai problème majeur de santé publique.

-L’alcool aussi bien sûr est à exclure pour une santé mentale optimale dans l’idéal.

-Les boissons gazeuses et toutes les boissons douteuses genre Red Bull ou bien jus de fruits à la con bourrés de sucre aussi sont de préférence à bannir même si ils se prétendent healthy et énergétique en général il s’agit de gros pièges. Concernant les boissons « fantasy » dégueulasse dans ce genre on a même des études qui montrent qu’en boire monte le risque suicidaire donc vraiment ça c’est hors de question. Et bon aussi pour l’argument de la pauvreté y a un moment je suis à l’AAH mon père est au RSA à 400 balles le mois et on y arrive très bien, c’est donc assez fallacieux de le sortir en parlant de gens relativement ordinaires qui pour majorité sont bien moins pauvres que nous deux et expliquer qu’ils ne le fassent pas ça joue certes mais de façon indirecte pour des question de manque de sensibilisation accessible aux classes populaires ordinairement à ces questions. En vrai comme ça cela parait restrictif mais on découvre vite que vu l’énergie que ça donne d’arrêter de s’empoisonner avec toutes ces saloperies on le regrette pas, de plus on apprend à apprécier des gouts variés et agréables dont on ignorait tout également. On se retrouve avec une diversité alimentaire et un plaisir gustatif agrandis et non pas comme on pourrait le craindre amoindri quand on a effectué cette transition le plus souvent. En y allant doucement hein forcément si tu brusque tes habitudes alimentaires d’un coup ça va être un choc émotionnel négatif mais si tu y va doucement en quelques mois tu verra la différence et tu ne voudras pas revenir à ce que tu mangeais avant. De plus pas de crainte que ça te change en ermite souvent les gens sont plus ouverts que tu ne pense et quand ils découvrent curieux que ta nouvelle nourriture est pas mal dis donc en fait attends toi à ce qu’ils te la piquent assez vite et de retrouver des fois avec des paquets vidés par d’autres que toi de truc que t’as du acheté à Naturalia car tu pouvais pas les trouver ailleurs fini par tes amis qui conspuent le bio chaque fois qu’ils en trouvent une occas’ pour qui c’est ridicule tant qu’ils n’ont pas gouté à ce que t’avais dans le frigo et tout fini sans te prévenir (true story). Après le risque c’est de les faire involontairement culpabiliser (après vu que mon histoire c’était l’hosto puis j’ai changé pas trop dans mon cas car les gens comprenait logiquement ils rejettent plus trouvant ça plus moralisateur quand ça vient de gens qui leur disent ça car ils ont décider que manger sain c’était tendance et qu’ils voulaient rester branchés ça gave tout le monde ce genre de gens je capte). En vrai le seul moment où c’est chiant c’est les fêtes mais en gros je prépare mon repas et j’accepte exceptionnellement de légers écarts (et regrette après car mon estomac prend alors cher comme le champagne du réveillon par exemple ouch mauvais souvenir même si globalement j’ai réussi à être la seule du groupe réveillonnant à ne pas en ressortir l’estomac lourd mais satisfaite de la nourriture mangée le lendemain avec juste de légers troubles digestifs…sachant qu’ayant l’estomac fragile me nourrir comme le français moyen sans grands écarts avait de base suffit à me conduire à l’hosto car le français moyen mange trop mal pour un estomac comme le mien qui supporte pas grand chose, cela dit au final au réveillon j’ai mangé une entrée de canapés avec de la tapenade noir et verte pour varier un peu, un repas à base de lapin aux champignons et un smoothie à l’avocat en dessert…avec pour seul écart à la nourriture saine donc le champagne mais comme j’ai l’estomac fragile encore une fois ça a suffit à le perturber pour la journée suivante légèrement mais depuis je m’en suis parfaitement remise…donc voyez c’est léger mais c’est très bon au gout et ça reste un repas de fête…les autres d’ailleurs on mangé plus et diverses chose de la catégorie malbouffe en plus mais le cœur du repas car ils comprenaient et que c’était ma bouffe et mon invitation était le même que le mien et j’ai eu que des compliments comme quoi c’est plus que possible voyez après je me doute bien que c’est tellement addictif la malbouffe que sans passer par mes galères la plupart ne pourront pas s’empêcher d’y revenir et je leur en veut pas du tout mais ça me peine pour eux quand je vois le résultat après les lendemains de réveillon étant à cet égard assez édifiants avec tout le monde sauf moi qui se plaignait autour d’avoir trop mangé, trop lourd, fait trop d’excès, ne pas se sentir bien et ne pas avoir d’énergie pour se faire beau/belle et tout trop fatigué et tout le monde s’étant barré avec des commentaires genre « je crois que je vais faire comme toi » après m’avoir vu revenir comme une fleur quasi en forme…je pense que donner l’exemple est donc en la matière la meilleure pédagogie pour laisser les gens faire leurs propres conclusions et expériences plutôt que faire le donneur de leçon casse couilles c’est uniquement car on me l’a demandé que j’écris ça sinon je m’en serais abstenu pour cette raison là d’ailleurs) mais voilà dans l’ensemble je reste très respectueuse des consignes alimentaires car avec mon estomac j’ai pas le choix mais clairement tout ces trucs dégueu pour la santé et moins bons qu’ils ne sont addictifs que je mangeais avant ne me manquent pas le moins du monde.

Ce qu’il faut manger pour la santé mentale :

-Prendre de l’huile est conseillé dans ses repas, la cuisson à l’huile d’olive étant généralement assez idéale mais si vous pouvez varier vos huiles c’est mieux encore. De lin, de chanvre ou de noix de temps à autre ça ne fait pas de mal vraiment. Ah et tant que je suis sur l’huile bon je suis un peu spéciale depuis petite j’adore ça mais le must en matière d’huile à booster l’humeur (pas au gout pour une majorité de gens bizarre semble t’il mais après si même pour eux alors autant qu’ils le teste en considérant que c’est un médicament) la cuillère d’huile de foie de morue très recommandé.

-Toujours boire ses deux litres d’eau par jour consciencieusement une obligation pour l’énergie et de préférence éviter les autres boissons dans son alimentation quotidienne. Pour les gens qui travaillent concernant le café moi je peux pas c’est trop fort pour mon estomac donc pas recommandé en mon cas particulier mais pour la majorité des personnes deux cafés par jour est la dose idéale de ni pas assez ni trop pour une performance idéale sans qu’elle engendre de troubles du sommeil. Quand j’ai ce genre d’envie je prend plutôt du thé pour ma part et je le recommande aux gens à l’estomac fragile et à ceux qui n’aiment pas le café du coup en fait. Les bienfaits du thé à boire régulièrement pour la santé mentale sont bien connus. D’ailleurs conseil aussi : les tisanes phytothérapeutiques (à condition de faire gaffe aux interactions potentielles avec des médicaments si tu en prends parce que dans ces cas là ça peut être dangereux certains mélanges) sont prouvées globalement plus efficaces que les médicaments chimiques dans une majorité de cas pour les problèmes anxiodépressifs avec qui plus est bien moins d’effets secondaires donc surtout si tu es un cas relativement ordinaire dans le genre refuser les médicaments chimiques (dire oui oui au psychiatre puis pas y toucher) et y préférer des plantes anxiolytiques, contre la dépression ou contre les troubles du sommeil sera bien mieux efficace. Il y a plein de possibilités mais pour l’anxiété et les problèmes de sommeil mélisse, passiflore, valériane et aubépine sont les grands classiques. Perso valériane et aubépine m’ont sevrée à vie des benzo et des AD et pourtant j’étais censée être « anxieuse sévère » à soigner qu’avec les antipsychotiques et les éléctrochocs selon ces connards de psychiatres conseil ne les écoutez jamais il en va de votre survie, et possibilité de bien vivre…de puis que j’ai arrêté leurs saletés mon énergie est revenue puissance dix. Pourtant je suis censée être malade chronique avec des troubles digestifs graves mais la plupart des gens autour de moi semblent plus fatigués que je ne le suis…ça craint. Avec la tonne de gens à qui on a refilé ces saletés par besoin publicitaire de Big Pharma là dessus ces derniers temps (triste que les médecins s’y soient pliés mais pas complotisme malheureusement Big Pharma a avoué ça dans des communiqués récents vraiment pas merci eux) m’étonnerait pas qu’une grande part du problème soit là donc mon conseil sur ce genre de médocs ne commencez jamais si vous le pouvez et pour arrêter utilisés ce genre de plantes en transition c’est très efficace (en faisant gaffe à ce qui peut se faire ou pas pour vous en particulier bien sur). Et si vous trouvez que c’est un conseil d’elfe réfléchissez…les elfes ont t’il l’air d’aussi mal vivre que nous? Bah non voilà, leurs conseils ne sont donc peut être pas si mauvais. Au passage pour les gens qui ont des soucis de reflux acides pour le sevrage des IPP l’aloe vera c’est tip top je vous le recommande hautement. Clairement mes problèmes d’acidité je les aient beaucoup moins fort alors que j’ai un reflux chronique donc les gens dont ce n’est pas le cas sérieusement je vous conseille hautement ça pour les reflux du à des indigestions passagères ça fera le boulot très largement.

-Ah oui aussi, tout les experts sont unanimes…ne vous forcez pas à manger des aliments que vous n’aimez pas. Cela démoralise grandement. Bon après ça vaut pour les aliments individuels vu qu’il y en a aucun qui en soit est obligatoire à la santé et pour la plupart des catégories d’aliments en lesquels la majorité des gens trouvent assez aisément des aliments qui gustativement leur plaisent parmi les produits alimentaires les moins chers et plus couramment disponibles…sauf…les fruits et légumes. Donc je vous conseille cette vidéo qui explique bien comment faire avec ce problème là (je vais pas mentir moi aussi j’ai du mal là dessus et d’ailleurs je compte appliquer ce qu’il dit dans sa vidéo comme résolution du nouvel an) :

Aussi comment on prend le repas est important, idéalement à table sans distraction et en prenant le temps de bien tout mâcher, manger lentement et savourer.

Un exemple de repas standard de qualité :

-Petit déjeuner : Pain avec confiture de fruits et verre d’eau.

-Déjeuner : Légumes et viande (ou poisson)

Tiens d’ailleurs tant que j’y suis manger plus de poissons et fruits de mer est très hautement recommandé pour l’humeur. Bon en vrai il y a généralement pas de secret cosmique c’est assez logique les aliments sains pour la majorité des gens dans l’ensemble pour l’humeur ce sont les mêmes que les aliments sains pour la santé physique certes bon en même temps à quoi vous attendiez vous? Le corps et l’esprit ont besoin de se nourrir avec les mêmes éléments ils ne sont pas si séparés que ça. Sardines, saumon et thon pour rester dans les basiques sont vraiment de bons atouts pour la santé et l’humeur du coup. La viande de préférence blanche plutôt que rouge, du poulet, de la dinde et du jambon sont particulièrement recommandés. Qu’on soit végétarien ou pas cela dit en matières de protéines faisant du bien à la tête les légumineuses comme sont également un grand incontournable. Pas besoin d’aller chercher des trucs venus de contrées lointaines hors de prix, petits pois, haricots verts et surtout lentilles feront très bien l’affaire. Concernant les légumes les plus à privilégier pour la santé mentale les conseils donnés par les experts sont de privilégier de préférence les carottes, les salades diverses et variées de préférence à feuilles vert sombre même si apparemment la laitue est également en matière de salade bonne à la santé mentale particulièrement recommandée, ainsi que les concombres. Côté fruits les plus recommandés pour la santé mentales sont les pommes, les bananes, les raisins, les citrons et les kiwis et globalement les baies.

-Idéalement manger de saison et le plus bio possible respecte mieux le rythme du corps donc est à privilégier si possible.

Et bon ça moi j’y arrive pas trop l’habitude encore des diners lourds mais idéalement :

-Diner = 1/3 de légumes, 1/3 de fruits et 1/3 de protéines viande/poisson ou œufs.

-En effet manger des œufs plus régulièrement que la plupart ne le font est aussi bon pour la santé mentale selon les experts. Celle des riches est donc meilleure en grande partie car ils savent et peuvent mieux manger que les pauvres hélas c’est une inégalité malheureusement qui malgré tout ça demeure bien réelle.

Pour ce qui est des fruits de mers les meilleurs pour la santé mentale sont jugés être les crevettes, les crabes et les huitres notamment mais la plupart sont bons.

Enfin pour ce qui est des céréales les plus saines pour la santé mentale dans les produits courants sont le blé, le riz et l’orge, pour les produits laitiers en vrai on en mange un peu trop on ferait mieux de réduire notre consommation laitière pour la plupart des français et vient la délicate question du dessert une habitude dont moi même je n’arrive pas à être raisonnable sur la quantité même si je sais qu’idéalement on devrait. Donc comme les experts savent bien que c’est le cas de la plupart des français idéalement ils recommandent les produits suivants : le chocolat noir avec la plus haute teneur en cacao et la moins forte teneur en sucre possible, les salades de fruits et les petits gâteaux secs genre cookies.

Journée de repas idéal :

Petit déjeuner idéal :

Deux tranches de pain l’une avec du miel (très recommandé aussi plus le miel est foncé mieux c’est, je vous conseille le miel de châtaigner tout particulièrement), l’autre avec de la confiture de groseilles et verre d’eau.

Déjeuner idéal :

Riz cantonnais aux crevettes et au jambon.

Diner idéal (donc léger) : Salade de carottes et pommes râpées au chèvre. Puis un brownie au chocolat le plus noir possible en dessert avant d’aller se coucher.

Voilà…c’est loin d’être horrible comme vous pouvez le lire.

Concernant les légumes, les pommes de terre sont bonnes pour la santé mentale, de même les tomates. Vous savez quoi je vais aller sur Recette.De voir les recettes préférées des français avec leurs aliments favoris et vous dire quoi prendre qui est fait avec de bons aliments pour la santé comme exemples de recettes pour des repas :

Recettes de fruits et légumes (car je me doute bien que c’est avec ça que la plupart des gens ont le plus de mal) gouteuses et bonnes pour la santé, quelques exemples : Poulet, tomates et champignon/ Curry d’aubergine, tomates et pois chiches/Pommes de terre aux cornichons et tomates séchées/ Lapin au cidre (l’alcool culinaire ça passe) pommes et tomates/lotte aux tomates et aux olives/tarte au thon et à la tomate/soupe à la tomate/haricots aux tomates, à la fêta et à la basilic/tarte tomate et anchois marinés/salade de lentilles à la cannelle et à l’œuf mollet/endives à la salade d’avocat et de crabe/ salade litchis figues/ salade de lentilles au saumon fumé/ salade de chou rouge/salade de betteraves/ salade de carottes/ salade de mâche et pommes de terres/salade d’épinards, avocats et mandarines/ salade de choux de Bruxelles/ velouté de courgette à la coriandre/ tarte à l’oignon/soupe à l’oignon/ butternut, châtaigne et oignons rouges/ tarte aux poireaux, crabe et safran/ soupe aux poireaux et pommes de terre/ pavé de saumon sur fondue aux poireaux/ crème de chou fleur aux châtaignes/ compote banane kaki/ compote de pommes/compote d’abricot au miel/ abricots secs/ confiture de potimarron ou de potiron/ filet de truite, compote de groseilles et rhubarbe/riz aux carottes et chou chinois/ sardines, avocats et citron/ samoussas aux sardines et épinards/ mijote de thon et pois chiches/ sushis/bricks au thon/ quiche au thon et brocolis/ crème de cèpes et œufs pochés/ velouté de châtaigne/ bouillon de volaille, céleri rave et radis noir/Nems aux légumes/tarte aux champignons, fenouil confit et reblochon/soupe de lentilles/mousse d’avocat aux pistaches/bruschetta aux champignons et caviar d’aubergine/Gua Bao/tarte aux pommes/crème de céleri/ purée de patates douces au thym/houmous de betteraves/houmous de carottes/ houmous d’avocat ou enfin / tarte au citron.

Voilà…évidemment c’est les recettes favorites et récentes des gens donc beaucoup sont des repas pas donnés, donnés on sent les fêtes mais beaucoup sont tout à fait abordables aussi…c’est juste pour prouver que nourriture saine ne veut pas dire nécessairement nourriture pas bonne au gout même si on parle de légumes et que la qualité gustative des aliments étant importante pour l’humeur on ne peut qu’y faire attention si le but est de rendre les gens plus heureux et moins angoissés. Maintenant vous allez me dire « la version pas chère et de saison svp ».

Bien sur. Alors déjà la bonne nouvelle pour le de saison c’est que concernant tout ce qui n’est pas fruits et légumes ce n’est pas important donc tout le reste voilà pas la peine d’y faire attention, sur ce « reste » on considère de l’eau…c’est gratuit hein, au robinet où chez la plupart des français elle est tout à fait buvable. Le pain et le riz on parle d’aliments pas très couteux avec une image de plats de pauvres là. Donc côté céréales pour le français moyen les conseils ici restent tout à fait abordables. Prendre moins de produits laitiers ça fait des dépenses en moins pas en plus, idem pour les moins de desserts. Concernant l’huile culinaire si on prend de l’huile d’olive la plupart du temps ça change rien pour la majorité des gens ils le font déjà et pour ce qui est de varier occasionnellement les huiles oui c’est occasionnellement un peu plus cher mais ça va pas vous ruiner avec toutes ces dépenses précédentes en moins. Il y a la viande mais le poulet et le jambon les gens en mangent déjà pour la plupart c’est pas onéreux. Si on varie avec le poisson plus que d’ordinaire surtout si on prend du saumon c’est plus cher mais sincèrement si on prend du thon et des sardines c’est amplement abordable. Bien entendu la question de fond côté prix de changer son alimentation de cette façon le problème est que les fruits et légumes c’est pas donné bien sur. De moins en moins les prix explosent avec la crise alimentaire mondiale en ce moment avec la pandémie bon tout le monde l’a remarqué je suppose surtout chez les gens qui ont justement un budget ric rac. Du coup là je vous apprend rien c’est grave cher. Cependant si tu veux tes cinq fruits et légumes par jour de saison cet hiver il y en a de plus bons marchés que d’autres qui ont tout les bénéfices dont on parle depuis le début de l’article notamment tout particulièrement recommandables notamment comme expliqué dans ce bon article à ce sujet : https://www.radins.com/shopping/courses/les-fruits-et-legumes-a-consommer-en-janvier/1837 les suivants :

  • Citron : aux environs de 3 €.
  • Orange : moins de 2 €.
  • Pomme : aux alentours de 2,20 €.
  • Poire : 2,50 € en moyenne.
  • Carotte : 1,30 €.
  • Pomme de terre : un peu plus de 1,50 €.
  • Potiron : aux alentours de 3 €.
  • Poireau : moins de 2 €.
  • Endive : aux alentours de 2,50 €.
  • Topinambour : aux environs de 2,40 €.
  • Choux : aux alentours de 2 €.

Voilà ça c’est local, de saison et pas cher.

Bon je sais… »hey Fina c’est pas qu’une histoire de sous tout le monde est pas au chômage longue durée comme toi on a pas tous ton temps »…et oui en effet. Du coup je vais tenter le résumé rapide des idées de repas pour ce mois de janvier.

Petit déjeuner : verre d’eau+une tartine de pain au miel de châtaigne+une tartine de pain à la confiture en alternant au cours du mois pour varier un peu confiture de pommes, de poires et d’oranges.

Déjeuner : Voici 31 idées de repas pour le déjeuner avec ces bases de légumes pas chères et appréciées de la plupart des gens sans le sou trouvées sur des sites culinaires de recettes simples et pas chères bonnes pour la santé à l’intention des étudiants qui ont la flemme et ne savent pas cuisiner donc largement abordables : 1-Lentilles aux carottes avec saucisses de porc 2-purée de carottes jambon 3-Quiche carottes, oignons, thon et cumin, 4-carottes lardons 5-quinoa au potimarron 6-soupe butternut chèvre et œufs 7-quiche potiron jambon 8-velouté de haricots blancs et potiron 9-lotte au four aux pommes de terres et fines herbes (au fait très important misez à fond sur les herbes aromatiques c’est très bon pour la santé mentale et oui si ça ressemble aux plats de ta grand mère c’est normal l’alimentation de nos grands parents y est pour beaucoup à ce que malgré la grande guerre ils étaient pas aussi anxieux qu’on l’est nous avec des épreuves bien moindre) 10-jambon purée de pommes de terres maison 11-Une bonne vieille tartiflette à la savoyarde 12-salade de pommes de terre et saumon. 13-oeufs cocottes à la fondue de poireaux 14-pâtes aux poireaux et au poulet 15-ragout de porc aux choux et aux poireaux 16-gratin de poireaux à l’échine de porc 17-saumon sur un lit de poireaux 18-couscous 19-velouté de topinambour à l’œuf poché 20-dos de cabillaud et son risotto de topinambour à l’orange 21-tartiflette aux topinambours 22-poulet rôti et poêlée de topinambours 23-endives au bacon (si tout ça vous rappelle les plats de la cantoche c’est normal aussi eux aussi ils avaient impératif de tenter de faire pas cher et équilibré bien qu’ils y parvenaient rarement) 24-endives au poulet et champignons 25-salade d’endives et œufs durs 26-endives à la sauce au thon 27-la bonne vieille choucroute à l’alsacienne (beaucoup de plats régionaux traditionnels locaux sont en vrai bons pour la santé physique et mentale donc y penser peu être opportun pour manger sainement sur ces deux plans) 28-Poelée de chou chinois au poulet 29-travers de porc au chou rouge compoté aux pommes 30-Riz cantonnais et chou fleur 31-La « chouflette » la tartiflette au chou fleur.

Voilà ça fait moins rêver que les plats de riche on va pas se mentir mais ça reste mangeable assez largement.

Diner (là aussi 31 idées) : 1-pot au feu 2-ratatouille 3-poelée de riz au poireau 4-champignons farcis aux lardons 5-lentilles au poulet, citron, orange et vin blanc 6-poulet au caramel sauce soja relevée au gingembre 7-salade de riz thon et haricots 8-soupe de haricots blancs 9-nems 10-samoussas 11-filets de truite 12-poulet mais 13-salade de thon et haricots blancs 14-morue citronnée 15-tagliatelles légères, lentilles, potiron et roquefort 16-tarte thon épinards 17-papillotes de merlan aux poivrons 18-ragout cramoisi de betteraves, chou rouge et bacon 19-omelette au saumon fumé avec salade de roquette 20-gratin de chou fleur persillé au comté 21-pommes de terres nouvelles à l’ail et au laurier avec un œuf 22-salade de pâtes pois chiches crevettes et parmesan 23-quiche à la mozarella et aux épinards 24-poulet au curry et lait de coco 25-salade de riz 26-salade de pommes de terres (concernant les deux précédentes recette soit en version classique soit sans hésiter à se faire plaisir sur les variations) 27-du bon vieux taboulé 28-carottes râpées aux raisins secs 29-salade verte au mais et fromage de chèvre en rondelles 30-rouleaux de printemps 31-poulet et petits pois carottes (bah oui il faut bien de temps en temps tout de même)…voilà.

Et le dessert post diner toujours à base de salades de fruits = là on est sur du sain, équilibré et pas cher pas dégueu du tout, simple à préparer et même pas bouffe temps max tu mets 30 minutes en plus de pas demander du tout de rouler sur l’or pour se l’offrir. Et oui j’ai surtout insisté sur le côté fruits et légumes mais pour avoir des idées seuls pour le reste la plupart des gens sèchent pas donc je vous fais confiance.

Note : Du moins c’est le genre d’idées que ça me donne quand j’essaie de manger sain au vu de tout ce que je peux en savoir je ne suis pas nutritionniste si vous voulez des conseils allant au delà de ça demandez les à un expert de l’alimentation car vu le degré auquel les industriels sont prêts à tout plus loin que ça c’est un vrai métier de s’engager à connaitre comment aider les gens à bien manger pour leur santé physique comme mentale. Idem les cas particuliers (en lesquels je mets les gens qui ont des régimes spéciaux genre par exemple les végétariens pour qui je veux pas dire de conneries je préfère qu’ils s’adressent à quelqu’un s’y connaissant mieux que moi donc). Et vu que je ne suis pas payée pour je ne le ferais pas.

Ah et avant de dire des conneries comme quoi ce serait de l’orthorexie je vous conseille très hautement cette vidéo (je trouve vraiment très bien ses vidéos elles m’ont aidée quand j’étais presque obèse il y a longtemps à perdre les 20 kilos que je devais perdre c’est très bien informé) :

Le validisme dans les critiques féministes des personnages de fiction 3/3 dernière partie : les personnages masculins.

Il est assez rare que la critique féministe parle tant que ça des personnages masculins quand j’y pense et sa théorie le justifie du fait qu’elle se conçoit généralement comme une théorie centrée sur les femmes ce qui en soit peu se tenir mais a ses défauts on l’a vu notamment invisibiliser les non binaires marginalisés par la binarité homme femme officielle où leur vécu ne se retrouve pas mais concernant les personnages masculins que leur genre ne met pas en situation d’être oppressés par la domination masculine bah car c’est la leur l’argument semble à priori davantage se tenir. De même qu’on pourra dire que les analyses de personnages quand elles ne se réclament pas du féminisme sont généralement par défaut des analyses de personnages masculins que la plupart jugent plus nombreux et plus intéressants. On pourrait en nuancer que les analyses classiques de personnages masculins les abordent rarement sous l’angle d’un prisme féministe ou d’analyse de genre cela dit et parfois c’est une critique retenue donc bien que ce soit marginal on trouve des critiques féministes des personnages masculins de fiction…et souvent ça coince et révèle des impasses classiques du moins je pense de l’imaginaire féministe contemporain mainstream concernant le genre masculin assez révélatrices d’un certain validisme. Bon ça n’est pas automatique plein de critiques féministes se contentent fort bien d’analyser d’un point de vue du rapport de force genré les relations hommes femmes fictives et peuvent en dire tout un tas de choses pertinentes sur lesquels vu que là je tente une critique de la critique je vois pas de raisons de m’attarder spécialement vu que ça c’est ce qui va bien donc pas besoin d’y revenir non là où ça casse c’est quand on analyse la misogynie des personnages masculins misogynes. En soit ce n’est pas une mauvaise idée c’est l’exécution que je trouve pour ma part très souvent flancher. Dénoncer le fait que les personnages masculins « stylés » homophobes et transphobes ont appris à toute une génération d’ados influençables à l’être aussi ça me va très bien…non comme à chaque fois qu’en milieu militant on arrête de réfléchir ça dérape du moment qu’on décide d’aborder le cas de gens et ici en l’occurrence comme c’est généralement le cas quand ces mots là sont lâchés d’hommes que l’on dit « problématiques ». En général en milieu militant c’est un de ces mots une fois qu’il est balancé l’exclusion n’est pas loin on s’est trouvé un bouc émissaire pratique et on pensera plus tard vous qui voulez éviter la réitération de ces dynamiques de harcèlement généralement validistes et visant une personne particulièrement en difficulté abandonnez tout espoir que le milieu militant fonctionne avec moins d’automatismes validistes que le collège là. Le problème c’est que le milieu militant est bourré de normes pour la plupart qui plus est implicites que toutes respecter est littéralement impossible à beaucoup de personnes pas valides qui sont validistes en elles mêmes et souvent la critique des hommes supposément problématiques s’en fait le reflet se mettant à désigner comme « sexistes » des comportements qui n’en sont pas par validisme. Dans la vie réelle ça peut donner des exemples comme un homme qui est dyslexique à qui on va reprocher de ne pas adopter une écriture « inclusive » si peu inclusive des dyslexiques que l’association des parents de dyslexiques a fait envoyer à l’école nationale des courriers officiels leur demandant de cesser de telles expérimentations validistes stigmatisants leurs enfants et les excluant car déjà qu’ils sont paumés avec les règles d’écriture normales si on change tout en plus voilà…hélas j’ai connu des hommes dyslexiques adultes virés des milieux militants pour les mêmes raisons validistes donc c’est chaud quoi, de la même façon comme les autistes ne comprennent pas les règles sociales implicites et que la plupart des règles sociales des communautés militantes qui font que tu restes ou tu sort le sont et de l’extérieur n’ont rien de plus évident que les règles d’une obscure secte comme ailleurs ils sont là les premiers harcelés et les premiers à se faire exclure et sortir de ces groupes aux moindres prétextes…hommes autistes notamment et pour donner un dernier exemple réel de marginalisation validiste d’hommes handicapés sous façade de pseudo militantisme antisexiste auquel j’ai pu assisté de mes propres yeux (bien contente d’avoir quitté ce trou à rats qu’était le milieu militant pour ce qui me concerne en me remémorant tout cela) et aussi par volonté de mettre les viols des femmes en avant j’ai vu un nombre non négligeable d’hommes violés qui pensaient pouvoir parler de ça en milieu militant se faire sèchement rembarrés par des féministes les enguirlandant d’avoir pris la parole là dessus à la place des femmes plus nombreuses à le subir, voir pire parfois se voir carrément minimiser voir nier ce vécu par certaines d’entre elles alors que je connaissais assez ces hommes en question pour savoir que c’était des souvenirs d’enfance traumatisants d’avoir été victimes de pédocriminels dont ils conservaient de lourdes séquelles de syndrome post traumatique même adultes…je vous laisse imaginez ce qu’une telle réaction a pu engendrer en eux. Mais bien sur au nom du sacro saint féminisme rien de tout ça n’était jugé critiquable…par des féministes valides et/ou ne partageant pas les mêmes neurodivergences que ces hommes là ou pas le même vécu du moins. Résultat on se retrouve face à un non sens où car ce sont des attitudes de féministes individuelles bien des hommes qui ont subi ce validisme réel de leur part se sentent coincés et n’osent pas la ramener face à elles de peur d’être trop « privilégiés » et de se montrer antiféministes en dénonçant le validisme qu’elles leur ont alors fait subir. Et c’est n’importe quoi. Donc si faut une femme pour oser le dire ce sera moi. J’en ai marre de voir des gens s’écraser là dessus pour des questions de genre. Personnellement je serais un homme je les remettrais en place sans hésiter une seconde respectueusement ça va de soi mais ce me semble nécessaire face à des personnes qui elles n’ont rien de respectueux envers vous pour ne pas se faire marcher sur les pieds non plus. La dynamique de pouvoir prédominante est le validisme pas le genre si ces hommes là comme ça a été le cas de beaucoup se sont sentis obligés de se taire et de le garder pour eux c’est que les femmes en question par rapport à eux exerçaient une domination sociale évidente je pense. Maintenant concernant les personnages masculins fictifs le principal validisme vient autant des œuvres de base que de leurs critiques…l’immense majorité des personnages masculins sont physiquement et mentalement valides. Voir pour une proportion non négligeable sur-valides et forts physiquement et résilients mentalement à toutes épreuves à un point ridicule sorte de fusion entre Rambo, Mac Gyver, Crom et Chuck Norris absolument imbattable face à laquelle même le valide neurotypique moyen se sent une grosse merde devant cette indépassable incarnation du héros mâle alpha, sans aller jusque là dans la romance occidentale destinées au public féminin en théorie le beau gosse sauf dans des sous genres un peu particulier est généralement sans aller jusque là un valide neurotypique aussi juste un peu plus homme du quotidien et prince charmant mais à part ça c’est en gros le même à peu près celui parodié par Charmant dans Shrek 2 (oui j’ai d’incroyables références culturelles tu peux pas test n’est ce pas? XD)…même si des fois la critique féministe est à la fois en partie justifiée mais vise exclusivement les personnages de « beauf macho » de l’imaginaire populaire genre Jacky tuning et sa 4L, Gaston dans la Belle et la Bête le plouc de service et la quantité d’abrutis machos sympathiques d’origine populaire dans les comédies françaises ou des fois on se demande si c’est pas aussi une façon de moquer la virilité populaire et/ou rurale aussi avec un certain mépris de classe le sexisme des bourgeois et/ou intellos urbains étant nettement moins souvent et autant critiqué en fiction ce qui donne l’impression que ces personnages sont sexistes car sans cervelle du fait de leur origine sociale ce qu’est assez proche d’un discours très limite quand on y pense des élites sur les classes populaires mais les mêmes médias tenus par des bourges pour la plupart taclent jamais le sexisme structurel en revanche et en plus se reflète dans leurs réflexes de classe face à des événements réels suffit de voir que c’était à peu près le portrait médiatique qui ressortait des Gilets Jaunes ce qui en disait long sur les représentations qu’ont ancrés dans leur tête les autoproclamées élites sur qui sont les hommes du peuple de province le français moyen…visiblement le respect avait piscine au moment des manifs dans les médias sans compter quand se rajoute le racisme quand pour parler du sexisme des hommes toujours vient bien vite le jeune de banlieue style racaille supposé le seul sexiste de France apparemment par les autres sexistes qui veulent se dédouaner de façon raciste en pointant du doigt les minorités ethniques quasi exclusivement là dessus…et en confondant allégrement une virilité afrodescendante défensive construite en résistance à des représentations coloniales et racistes imposées avec du sexisme par manque de compréhension de tout ces mécanismes sous-jacents je me sens mal placée pour en parler car je sens que des trucs m’en échappent aussi mais bon en clair le fémonationalisme n’est pas du féminisme quoi. Souvent elles n’ont pas tout à fait tort que le personnage masculin doit toujours prouver sa virilité par l’agression, la colère et la brutalité ce qui est épuisant, misogyne si ça implique de l’exercer contre des personnages féminins et pas le moins du monde accessible à des hommes handicapés/neurodivergents en bien des cas comme modèle de masculinité. Idem pour le personnage de Don Juan qui généralement a des performances séduction assez peu accessibles à ces hommes là donc où ils vont avoir du mal à s’identifier. Et de même pour ceux qui ne sont pas spécialement beaux ou dont la beauté a la malséance d’être un peu plus originale que celle un peu insipide des beautés masculines de magazines en papier glacé toujours si parfaitement…uniforme et attendue. Et qui pour une raison qui m’échappe est toujours censé être con…alors pas au point de constituer un vrai handicapé mental ça c’est réservé à une minorité de films à oscar comme « représentation » style Forrest Gump (dont le but est clairement plus de faire plaisir aux valides sur leur charité supposée de faire des films sur eux que de laisser ces personnes réellement se raconter hein même si ça crée de la représentation par accident limite et sans on aurait rien sur ce thème du handicap mental dans la culture populaire donc on fait avec), mais simplement rarement une lumière non par incapacité mais par désintérêt de tout ce qui est estampillé et dénigré comme « sujet d’intello » comme si le message était ne pas se cultiver est cool en gros quoi. On a des personnages masculins parfois qui sortent de ces modèles comme « le gay » de service par exemple qui est le plus souvent sympathique mais tourné à la caricature et à la dérision et si stéréotypé qu’on retient son individualité bien difficilement…et qui généralement est valide aussi d’ailleurs même quand il s’agit de représenter les communautés marginalisées y inclure des représentations d’hommes avec un handicap/neurodivergents la plupart des auteurs dans la majorité des fictions n’y pensent tout simplement pas. Comme si c’était plus facile et acceptable que l’handicapé de service soit un personnage féminin apparemment pour une raison ou une autre bien souvent même une petite fille histoire qu’elle serve de touche vulnérabilité. Comme si être handicapé était encore plus dévirilisant dans les normes de valeurs que ces fictions populaires transmettent que d’être gay encore au fond. Ou alors c’est car on entend beaucoup les femmes handicapées gueuler sur leur manque de représentation en fiction et les hommes handicapés semblent s’en foutre pour la plupart donc c’est peut être une question de réponse des auteurs à une demande? Cependant elles ont critiqué à juste titre le côté ridicule et délétère de montrer sans cesse des idéaux masculins d’hommes qui ne se reposent jamais comme si c’était possible même au plus robuste des guerriers qui engendre un idéal de faire passer la productivité au travail avant la santé. Après qu’on s’entende bien tout le monde a remarqué que tout ça c’était pour rêver et une idéalisation c’est juste que ce qu’on décide en tant que société d’idéaliser traduit et crée certaines attitudes politiques notamment vis à vis du genre qu’il est en effet pas inopportun d’analyser. D’ailleurs souvent les personnages handicapés se retrouvent confinés dans les mélos et les films sociaux réalistes chiants qui barbent tout le monde et que personne veut voir du coup c’est un peu triste. Ou dans les livres pour les enfants pour leur servir de leçons de tolérance comme si les adultes étaient en matière d’en donner vu que plus que les gamins les handicapés ils ne veulent pas les voir quand ils sont adultes et donc plus avec l’aura « oh le pauvre mignon petit garçon c’est tellement triste » et l’espoir qu’il deviendra valide une fois « guéri » autour. Et les rares films un peu populaires avec des personnages handicapés masculins en héros comme le biopic de Stephen Hawking, Forrest Gump ou encore bah même Avatar en fait dans un autre style à vrai dire…tout ou une part extrêmement importante de l’histoire tourne autour du handicap du protagoniste comme si c’était l’aspect unique ou de plus grande importance nécessairement dans sa vie…et c’est pas totalement impossible y a des gens en vrai aussi pour qui c’est le cas mais…ça laisse pas réellement de place à une vision du handicap plus banalisée où comme par exemple la féminité d’un personnage féminin ce serait juste un aspect de la vie du héros qu’on nous montrerait de façon plus complexe et diversifiée. C’est très visible dans le film sur Hawking alors que pour le coup sa vie était nettement plus remplie de sciences que de considérations sur son handicap dans le film s’est exactement l’inverse je conçois qu’il fallait une dose de vie quotidienne affective et de bons sentiments pour intéresser un public dont une bonne part se serait endormi si on avait parlé qu’équations mais bien des films avec des héros scientifiques parviennent à rendre leurs enjeux intéressants aux gens qui ont pas fait math sup quand leurs héros sont valides la science fiction est bourrée d’exemples qu’il suffit de se pencher pour ramasser en la matière mais quand il s’agit d’un héros handicapé toute cette inventivité disparait et quasi tout ne se concentre que sur le thème de son handicap comme si rien d’autre ne comptait…qui plus est le plus souvent traité de façon misérabiliste et même pas réaliste ce que par ailleurs les gens sentent et qui explique que si la plupart n’osent pas ne pas donner de succès d’estime aux films rares qui en parlent dont ils jugent qu’ils sont « courageux » (en mode courage hypocrite pour oscarisation) de parler de ces sujets tabous et importants au bout du compte rares sont les films réellement au dessus d’un niveau au mieux sympathique sur le sujet qui soient bons réellement bons assez pour marquer et donner envie de les revoir plusieurs fois du coup car au final trop souvent ce sont des espèces de biopics maladroits pas loin du documentaire Arte raté qui peinent à susciter l’intérêt et être mémorables. Quand c’est pas comme Rain Man des films applaudis par la critique…pour passer totalement à côté du sujet qu’ils sont supposés traiter qui en est simplement absent (ici l’autisme qui n’est pas le handicap du héros du tout mais qui continue d’être perçu ainsi par la majorité des gens à cause du manque de renseignements des auteurs du film). Même les enfants remarque…pas beaucoup d’hommes handicapés dans les Disney…Quasimodo le bossu de notre dame certes oui mais clairement il ne reçoit pas du tout le traitement des héros disney classiques tout tourne autour de son handicap et est fait pour ne pas faire rêver dans sa vie même son happy end est en demi teinte et à part lui…bah il y a le capitaine Crochet qui a une main de fer…oui voilà très vite pour trouver des personnages d’hommes handicapés…faut se tourner vers les méchants, c’est aussi le cas dans les fictions pour adultes les hommes handicapés et neurodivergents ne manquent pas…parmi les méchants de policier/enquête criminelles/thrillers/science fiction/horreur et fantastique (d’ailleurs en terme de stigmatisation diabolisante par la fiction Halloween étant hélas riche de production de films bien validistes dans le genre parmi les classiques du cinéma lié à cette fête pour ne donner qu’un seul exemple les méchants pas valides…quasi toujours des gens avec un trouble du cluster B ou du moins un truc vaguement censé y ressembler ou un trouble du spectre psychotiques ou ce qui est supposément censé être proche d’une « folie » bien mal comprise et représentée par les auteurs….un état de fait qui a des conséquences désastreuses sur le traitement des gens réels avec ces problèmes, ou bien un méchant « sympathique » au trauma qui l’emmène vers le mal souvent montré de façon fort peu réaliste ou un méchant au corps monstrueux car handicapé physique au handicap « qui fait peur » dans le body horror validiste…mais après on est très nombreux à avoir à ça surtout les gens dont le handicap ou la neurodivergence est jamais ou presque représentée ailleurs que chez les méchants car les valides la craignent un rapport assez paradoxal car c’est à la fois une représentation un peu merdique et la seule qu’ils aient dans les médias du coup elle provoque chez beaucoup un certain attachement relativement doux amer). Rappel de Freaks comme début des handicapés en film…vie des monstres de foire…en gros on reste dans une fiction qui traite très bien trop souvent ces personnages handicapés masculins ainsi. Ou alors on peut être héros…de comédie dont le but est de ridiculiser nos soucis genre Supercondriaque (j’ai rien contre en soi mais côté représentation ça fait un peu court de devoir s’en contenter). Heureusement les mangas rattrapent le coup diront beaucoup…et en effet et la culture geek plus largement avec des personnages comme Charles Xavier des X Men, Daredevil le super héros aveugle, Geordi de Star Trek qu’être noir et aveugle n’empêche pas d’avoir plein d’aventures dans The Next Generation, les frères Elric héros de Full Metal Alchemist dont Ed a perdu un bras et une jambe et Al tout son corps, Albator borgne, bref on a pas mal de héros handicapés bien fichus dans les histoires geeks même si ça demeure faible par rapport aux représentations de valides et au nombre d’handicapés/neurodivergents de la vrai vie et imparfaits en terme de représentations les héros masculins handicapés et/ou neurodivergents de la culture geek posant à la fois le problème qu’en restant confinés presque toujours à être la personne avec le super pouvoir bizarre ça contribue à faire de l’handicapé une figure de l’autre qui serait imaginaire/invisible et n’aurait que sa place en fantasy/sf et tout ça et pas ailleurs du coup (pas forcément l’aspect qui me gêne le plus car c’est ma came ces genres mais ça en gêne bien d’autres qui aiment plus d’autres genres dont ils sont à peu près absents en terme de représentation et je peux les comprendre de s’en plaindre du coup), et aussi et surtout que trop souvent quand les représentations de héros handicapés en sf et fantasy sont ratés c’est qu’on a trop vite changé leur handicap en super pouvoir stylé ce qui euh…a pas que des mauvais côté et est repris positivement par une minorité d’handicapés assez privilégiés genre Greta Thunberg par exemple en vrai comme discours…mais disons qu’en fait c’est un peu le problème inverse des films à mélo qui mettent bien trop l’accent quasi exclusif sur les problèmes causés par le handicap…là c’est l’inverse bien souvent ils sont totalement invisibilisés, oubliés ou du moins très minimisés au point que ça manque beaucoup de réalisme sur la condition représentée…et a des conséquences bien réelles quand ta famille te sort que ces héros là dépassent leur handicap donc fait le aussi sans réaliser qu’ils ne les « dépassent » que car ils ont été écrits de façon pas réalistes par des gens qui ne les avaient pas vécu et ne s’étaient pas trop renseignés dessus avant de les dépeindre dans leurs histoires. Genre par exemple le héros est Asperger…mais sans les difficultés qu’avec le côté cool et excentrique sinon on a peur que les valides y voient un repoussoir et ne s’y attachent pas….et le pire c’est que c’est vrai quand des auteurs handicapés tentent des représentations plus réalistes que celles dont les gens ont l’habitude ça leur est reproché et jugé comme manquant de réalisme par la majorité qui croit le portrait à l’ouest dont ils ont l’habitude en fiction plus vrai un comble mais plein d’auteurs handicapés ont rapporté ce problème qui leur rend très dur de vendre des histoires de personnages handicapés qui sortent de ces clichés là…qui en plus si ils sont trop réalistes sont également repoussés de façon validiste et rejetés par l’auditoire autant que les vrais handicapés qui les ont écrits dans la réalité ce qui…peut faire très mal à vivre pour beaucoup d’auteurs ayant passé une vie a être harcelés pour leur handicap…c’est là que la parade de la métaphore fantasy de conditions proches du handicap genre possession démoniaque pour parler d’un TDI, médiumnité pour parler d’un trouble du spectre psychotique ou encore intolérance d’une espèce face à un handicap qui peut pas exister dans la notre genre le personnage non télépathe dans une espèce censée l’être intervient…et finit souvent par être le seul échappatoire possible dans les grands médias pour parler de ces conditions en bout de course….de façon plus réaliste dans la complexité autorisée aux personnages et à leur vie et aventures et de handicap « fantasy » ni trop ni pas assez pris en compte au final que dans des œuvres qui se voudraient de style réaliste bien souvent en fait…oh ironie mais pourtant c’est vrai il y a de quoi sentir plus de soi en Cloud du jeu vidéo Final Fantasy 7 par exemple et son problème avec l’énergie Mako par exemple que dans à peu près tout les portraits supposément réalistes de la maladie mentale que j’ai pu voir tenté dans des fictions se voulant en théorie réalistes. Finalement dans tout ça le cas le plus flagrant de représentation bien validiste d’homme handicapé cela dit il vient de la science fiction hollywoodienne la plus connue qui soit…Anakin Skywalker/Dark Vador dans Star Wars on en fait un portrait qui ressemble méchamment à celui d’un homme perceptible comme borderline…pour le diaboliser littéralement vu qu’il est censé y être carrément incarnation du Mal avec un grand M sa représentation personnifiée surtout bien sur sous la forme de Dark Vador (qui d’ailleurs comme par hasard s’enlaidit et devient nettement plus visiblement handicapé physiquement sur un mode pas loin du body horror quand il rejoint pour de bon le côté obscur de la force selon la bonne vieille idée que moche à un point assez repoussant pour être stigmatisé et que ce soit un handicap en soi = forcément mauvais à l’intérieur et reflet d’une personnalité néfaste…pas merci la philosophie validiste depuis la Grèce Ancienne) ce qui a des conséquences jusqu’en cours où on apprend souvent le plus sérieusement du monde aux futurs psychiatres que le passage du côté obscur de la force de ce dernier serait une représentation réaliste du trouble borderline…genre sérieusement? Ils le voient pas le souci de stigmatisation derrière prendre pour ça un des méchants les plus iconiques de la pop culture quand les hommes borderlines sont déjà tellement stigmatisés comme étant « le mal » (les femmes borderlines aussi mais la pop culture en a un traitement assez différent en faisant souvent des méchantes sympathiques parce que quand même des femmes « rendues folles par l’amour » ce qui en est assez souvent le portrait fictif les normes le pardonnent un tout petit peu plus que des hommes qui se « laissent déborder par leurs sentiments » comme c’est généralement considéré par les psychophobes). Aussi le méchant est presque toujours un fou et/ou un handicapé physique ça en dit long sur la distance que les valides/NT mettent au delà de la diabolisation du handicap et/ou de la « folie le discours de fond derrière est « comme on est valides et neurotypique on ne peut pas être mauvais »…et ça a des conséquences par exemple que quasi tout ce qui existe contre les hommes maltraitants soit dirigé sur la minorité d’entre eux qui ont des troubles mentaux avérés quand 9 fois sur 10 l’homme maltraitant est neurotypique en plus de diaboliser certains troubles ceux du cluster B notamment empêche la mise en place de politiques vraiment efficaces contre la violence misogyne en laissant tranquilles 9 sur 10 de ceux qui la commettent et n’étant même efficace comme « traitement » qu’avec le tiers des hommes neurodivergents auteurs de maltraitances car la majorité sont comme la majorité des hommes maltraitants neurotypiques comme ça à cause d’une éducation misogyne légitimant la violence envers les femmes pas du fait de leur neurodivergence même si dans certains cas minoritaires celle ci en effet peut compliquer les choses, c’est totalement dépolitisant et ça sert autant la reproduction de la psychophobie que celle de la misogynie mais les féministes valides et beaucoup de féministes qui ne le sont pas tombent dans ce piège a pieds joints hélas. Suffit de voir ce qu’elles ont à dire du mythique homme supposé « toxique » pour en avoir un sacré florilège dans le genre. Un déluge de psychophobie envers des hommes dont le trouble provient généralement du fait qu’eux mêmes ont été victimes de violences très graves depuis tout petits automatiquement perçus à tort dans beaucoup de cas comme des auteurs de maltraitances potentiels du simple fait d’avoir subi cela et de ne pas en être sortis indemnes, un mythe psychophobe très dur à défaire qui fait des ravages et puis même quand l’homme en question est réellement maltraitant ce n’est pas nécessairement du au fait qu’il soit narcissique/borderline/traumatisé que sais je encore donc supposer automatiquement que c’est son trouble qui est responsable de ses comportements violents est psychophobe et quand bien même ça jouerait vraiment dedans car dans certains cas ça peut arriver la solution n’est pas de parler des hommes avec ces troubles de façon générale stigmatisante comme on parlait des communistes sous Mac Carthy à peu de choses près de les voir comme des monstres irrécupérables mais de comprendre le mécanisme qui les poussent à agir ainsi pour tenter de l’enrayer. Faudrait voir aussi à pas oublier que la plupart sont devenus ainsi car ils ont été victime de très graves violences aussi quoi. Au final ces représentations là sont déshumanisantes donc contraires à l’humanisme et n’ont par conséquent je trouve rien du tout de féministe en sont même l’exact inverse mais sont bien trop souvent dans trop de livres, de chansons et de films la seule représentation existante médiatiquement des hommes aux troubles très stigmatisés comme par exemple les borderlines et pour en avoir un comme mari devoir prouver qu’il me bat pas à chaque nouvelle rencontre je peux vous jurer c’est sacrément usant…surtout qu’il est bien plus vulnérable que moi en vrai c’est tout juste si il sait se battre contrairement à moi enfin bref voilà pourquoi je trouve qu’au final à bien y réfléchir mêlant genre et handicap les personnages masculins et les hommes qui ont certains troubles me semblent davantage stigmatisés de façon psychophobe que les femmes encore par ce fichu mythe ultra délétère du fou dangereux qu’on retrouve partout auquel il est plus que temps de tailler un sort parce que ça fait énormément de dégâts…genre ça tue ces représentations merdiques. Voilà.