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Top 10 des clichés anti prolos dangereux pour la lutte des classes dans les fictions.

 

 

 

 

 

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Livres, films, séries télés ou encore jeux vidéos quelque soit la forme d’une fiction en général ces créateurs ne sont pas des prolos et son histoire tourne autour des hautes classes sociales et de leur glorification, Dallas fait un feuilleton des richissimes américains et leurs histoires de famille, James Bond héroïse un agent secret blindé de thune, Iron Man et Bat Man transforme des hommes fortunés en Super Héros et bien des œuvres de Fantasy  ou des fictions pour enfants du Roi Lion au Seigneur des  Anneaux lient le retour de l’ordre et de l’harmonie au retour du roi et tendent à peindre les monarchies comme des utopies idylliques. Bref, les mondes fictifs célèbres et populaires le plus souvent mettent en scène et dépeignent sous un beau jour exclusivement des personnes riches. Parfois des prolos sont présents, généralement au second plan dans les personnages secondaires comme par exemple la servante ou la bonne à tout faire dans bien des œuvres littéraires notamment les classiques appris à l’école comme Racine, Molière et tout ça (oui je sais c’est ancien mais le présenter comme on le fait souvent à l’école sans contextualiser la pièce et analyser le point de vue de classe qui s’y exprime ça revient à éviter d’apprendre aux enfants à comprendre comment fonctionne les classes sociales et c’est clairement un choix des programmes de l’éducation nationale). Encore plus rarement il arrive que des personnages prolos soient mis au devant de la scène dans les personnages principaux, ce n’est pas fréquent qu’ils soient plusieurs. Deux schémas principaux existent, le plus souvent on a un prolo perdu au milieu d’un tas de riches et quelques fois on a une fiction sur des prolos et leur milieu de prolos faite à 100% par des gens qui n’en sont pas. Les œuvres par des prolos, sur des prolos sont généralement des œuvres indépendantes au succès de niche et dont le public n’est le plus souvent pas le grand public et bien sûr il existe aussi des œuvres faites par des prolos, sur des prolos et pour des prolos à grand succès mais ça c’est un cas de figure bien plus rare sur lequel je m’attarderais dans un autre article. Ici je veux juste analyser les dix pires clichés à mon avis sur les prolos dans les fictions à grand succès et en quoi ils sont utiles aux classes sociales élevées pour maintenir les prolos dans une conscience de classe faible et donc éviter que les prolos servent leurs propres intérêts et les pousser à servir ceux des classes possédantes c’est à dire à se tirer une balle dans le pied vu que leurs intérêts sont directement antagonistes à ceux des classes possédantes.

Top 10 des pires clichés de fiction dangereux pour nous les pauvres et utiles à la propagande bourgeoise :

10- Classes laborieuses, classes dangereuses : Ce cliché montre la puissance du prolétariat et la peur que les riches en ont mais il montre aussi les pauvres comme naturellement viciés, mauvais et tendant toujours vers le mal et associe donc dans la tête de plein de gens l’idée de lutter contre le système capitaliste et la propriété à quelque chose de mal quand on est pauvre. D’ailleurs à votre avis pourquoi les couleurs de la lutte des classes le rouge et le noir sont celles des méchants hollywoodiens? Ce n’est pas un hasard le but est d’associer lutte des classes : le mal, l’extrémisme dans l’esprit des gens. Le rouge du communisme qui représente le sang des prolos tués par le capitalisme devient le rouge du sang des supposées victimes des très méchants anticapitalistes et le noir de l’anarchie qui représente le refus des partis politiques et de l’autorité et la mort en hommage aux défunts anarchistes morts pour leurs idées émancipatrices devient le noir du mal absolu et du chaos, du désordre qui y sont associés et paf grâçe à la narration des fictions capitalistes les prolos et les courants politiques anarchistes et communistes deviennent la représentation d’un mal violent, sanguinaire, fanatique et chaotique qui plonge le monde dans le désordre et plus personne ne veut y être associé. Ça a l’air de rien mais vu le nombre de prolos aux idées progressistes qui refusent de devenir révolutionnaires car ça leur paraît trop extrême, violent et fanatique clairement ce type de propagande contre la résistance au capitalisme est efficace.

9-Les prolos sont cons dans les fictions capitalistes, rares sont les pauvres qui brillent par leur culture, leur réussite scolaire, leur capacité d’analyse, leur aptitude à voir au-delà des apparences et des clichés, leur sagessse, leurs connaissances dans un domaine précis non manuel ou tout autre caractéristique associée de façon stéréotypée à la notion d’intelligence. Les bourgeois qui pondent ces fictions montrant des prolos de cette façon démontrent clairement qu’ils pensent les pauvres comme leur étant génétiquement inférieurs en terme de force et d’intelligence. Le darwinisme social n’a jamais disparu de la conception bourgeoise du monde où il reste une idéologie marquée et majoritaire. Cet article par exemple l’illustre bien :

http://www.slate.com/articles/health_and_science/science/2014/01/social_darwinism_and_class_essentialism_the_rich_think_they_are_superior.html

L’essentialisme de classe comme le nomme les chercheurs est bien pratique pour les bourgeois mais les prolos n’ont aucun intérêt à se croire faibles et bêtes par rapport à leurs patrons, cependant le cliché est tellement répandu par la propagande bourgeoise que même eux y croient. Moi même j’ai bien du mal à ne pas me sentir inférieure en force et en intelligence à ceux qui réussissent dans les études et le travail au point d’être ou de devenir bourgeois et une partie de moi leur envie cette capacité que je n’ai pas. Il semble d’après cette étude que les pauvres croient moins que les riches que la richesse est liée à la force et à l’intelligence mais semblent y croire trois fois  plus que ce n’est vraiment le cas selon les études génétiques à ce sujet (qui exagère sans doute le lien entre richesse et force physique et intelligence comptée en points de QI en omettant ouvertement que le QI a été créé selon des critères d’intelligence détérminés par la bourgeoisie et que les divergences d’accès aux soins entre riches et pauvres semblent une meilleure explication de différences physiques entre les deux que la génétique qui n’en est probablement que le reflet. De plus on notera qu’il est pratique au bourgeois de se croire physiquement supérieurs aux pauvres dans l’absolu mais que dès qu’on parle de travaux manuels d’un coup ils deviennent trop frêles et de faible constitution pour les effectuer et les prolos deviennent des colosses surhumains à la force invincible qui s’en charge donc puisqu’ils y sont seuls aptes dans les discours bourgeois. C’est le fameux coup vieux comme le monde de les pauvres sont le corps sans la tête et les riches la tête sans le corps et donc ils ont besoin l’un de l’autre pour vivre, c’est un non sens mais presque tout le monde y croit un peu tant cela nous a été dit et répété par les moyens de diffusion de l’idéologie bourgeoise. C’est utile de défaire cette idée pour lutter contre le capitalisme vu que forcément on est plus efficaces dans le combat quand on se pense égal à son adversaire que lorsqu’on croit qu’ils nous est très supérieur physiquement comme intellectuellement. C’est pourquoi tout cliché qui entretient l’essentialisme de classe sociale est dangereux pour les prolos.

8-Les clichés des fictions créés par les bourgeois font souvent de tout les prolos des tarés irrationnels et incohérents, imprévisibles et incompréhensibles, au-delà même de la psychophobie de cette vision des prolos ce que ça a de dangereux c’est que ça revient à faire diffuser l’idée que toute action ou parole d’un prolo n’a aucun sens et donc à dépolitiser toute initiative ne provenant pas d’un bourgeois. Excuse parfaite de pour quelle raison 70% du temps de parole en espace public est réservé aux CSP+ donc aux bourgeois en France et de pourquoi le travail des pauvres est invisible et payée une misère sans que ça révolte, sans qu’on se demande pourquoi être ouvrier fait gagner moins qu’être patron en travaillant autant et même généralement plus que le patron. Cela lié à l’essentialisme de classe sociale empêche des révoltes collectives de prolos contre le capitalisme en empêchant l’accès à des groupes de prolos politisés aux espaces de paroles et d’actions publiques. Voilà pourquoi ce cliché est utile aux riches et néfaste aux pauvres.

7-L’ouvrier dans les médias produits par des bourgeois quasi tout le temps c’est le même cliché, le même homme blanc cisgenre hétérosexuel occidental, chrétien ou à la limite non croyant parfois, valide physiquement, psychologiquement (oui car la folie des ouvriers dans la propagande bourgeoise est naturelle à leur biologie et les rend violent sans raison contre les bourgeois elle est gênante pour les bourgeois jamais pour les ouvriers eux mêmes qui sont « mystérieusement » immunisés dans les fictions bourgeoises contre toute psychoatypie susceptible de rendre leur travail plus dur) et neurologiquement, adulte d’âge moyen (car montrer que les enfants et vieux prolos sont nombreux à vivre dans la misère et même à travailler horriblement dur pour une somme d’argent ridicule ça le fait moyen dans une fiction bourgeoise bien que ce soit vrai IRL dans de nombreux endroits du monde oú généralement les fictions bourgeoises s’attardent peu), d’apparence banale mais costaud et l’air benêt (il ne doit pas être beau car ça dans la fiction bourgeoise c’est réservé aux riches mais qu’ils soient tous moches risquerait d’être vexant pour une majorité de la population alors dans la fiction bourgeoise les seuls ouvriers moches sont les méchants prolos se rebellant contre l’ordre bourgeois histoire de renforcer l’association  dans l’inconscient collectif entre être moche et méchant), le plus souvent cet ouvrier est pauvre mais ne manque miraculeusement de rien et s’en contente du fait d’une sagesse épicurienne bien pratique et ne se plaint jamais de sa situation, il a plein d’amis qui lui ressemblent, il n’est surtout pas syndiqué et ne fait pas grève sinon il est méchant (sauf dans les fictions écrites par des bourgeois de gauche mais c’est moins fréquent que celles écrites par des bourgeois de droite), il est apolitique, respecte les valeurs style travail, famille, patrie, travaille systématiquement dans une usine car c’est le seul métier de prolo existant et comme il est sympa la bonté divine le récompense et comme par magie il s’enrichit et s’embourgeoise à la fin de l’histoire sans avoir rien fait qui le permette IRL. Le problème avec ce cliché c’est que c’est loin d’être représentatif du prolétariat ni en France ni dans le monde, en vrai plein de prolos sont non occidentaux, racisés, sont des femmes, sont LGBT+, sont handicapés, sont des enfants et des vieux (bien des enfants et des vieux en France et dans le monde vivent sous le seuil de pauvreté), ont des apparences, des capacités physiques et des capacités intellectuelles variées dans des domaines divers, des opinions politiques, philosophiques et morales diverses, un capital social variable, des opinions variées sur les notions de travail, famille et patrie, plein de métiers possibles( des métiers de prolo il y en a plusieurs milliers quand même et seul le tiers des prolos occidentaux font des métiers de la catégorie professionnelle ouvrier) et en Occident sont plus souvent employés de bureau qu’ouvrier d’usine en 2017, et le plus souvent IRL les prolos font tout ce qu’ils peuvent pour tenter de monter l’échelle sociale mais en vrai seul 1% y arrivent en moyenne et de nos jours les cas d’ascension sociale sont en raréfaction,les classes sociales se rigidifient et les rares prolos à pouvoir faire de l’ascension sociale sont des prolos avec de forts liens au monde bourgeois ce qui devient très rare vu que IRL les diverses classes sociales se côtoient de moins en moins. Le problème avec ce cliché c’est qu’il représente l’idéal bourgeois du prolo parfait selon eux et donc n’existe pas. Moins on y ressemble et moins on est visible et on a un poids politique comme prolo et la plupart des prolos n’y ressemblent en rien et ont zéro poids politique.

6-Le cliché des fictions bourgeoises dépeignant systématiquement la vie des prolos comme ennuyeuse, misérable, désespérante et pas intéressante est très violent car il renvoie aux prolos une image négative d’eux même et les frustre de tout ce que les riches peuvent faire et pas eux.

5-Le cliché des familles de fiction pauvres en théorie mais vivant comme des bourgeois avec une belle maison, une grosse voiture, des fêtes fréquentes et des vacances chères régulières est dangereux car à force d’y croire les gens pensent que tout le monde sauf eux mène ce train de vie là ce qui est faux et évaluent mal leur place sur l’échelle sociale. Or avant d’aller à l’école primaire les enfants ont tous conscience de leur statut social exact selon plusieurs études, la conscience de classe est naturelle et spontanée et il faut des années de propagande bourgeoise pour la diluer et faire en sorte qu’une majorité de prolos adhérent à l’idéologie bourgeoise. En primaire les enfants socialisent principalement dans des groupes de même classe sociale plus que dans des groupes d’une même ethnie au Royaume Uni  http://www.bbc.com/news/education-33329575 et il y a fort à parier me basant sur mon expérience personnelle que c’est le cas aussi en France, ces tendances apprises à l’âge du CP continuent et se renforcent à l’âge adulte. Classe scolaire et classe sociale sont très liées, il a été démontré que le principal facteur de réussite scolaire loin devant tout les autres et très loin devant les techniques parentales de bonne éducation est la classe sociale, l’école n’apprend rien elle ne sert qu’à rendre l’essentialisme de classe sociale biologisant plus discret et plus pernicieux en simulant un système qui donnerait des positions sociales en fonction des efforts, du travail et du mérite alors qu’en vrai l’école ne fait que justifier bancalement les inégalités sociales et économiques sur la base du degré d’adhérence aux valeurs bourgeoises mesuré par les diplômes obtenus qui sont comme cela a été analysé avant tout des badges en récompense de la soumission à l’ordre bourgeois. Une étude londonienne a même montré pour un million d’élèves que connaître le revenu de leurs parents permet presque systématiquement de connaître leur moyenne scolaire. En bref classe scolaire et classe sociale ne font qu’un. Du coup ce cliché est très dangereux car il pousse les gens à individualiser les raisons de leurs échecs qui sont en fait prioritairement sociales.

4-Dans les fictions bourgeoises un prolo ne peut être le personnage principal que dans deux types de contextes, le moins commun c’est dans un milieu 100% prolo et dans ce cas la fiction est en général une propagande de bourgeois de gauche pour rallier des prolos à leurs idées politiques et le cas le plus commun est celui où le prolo devient intéressant car il vit un scénario interclassistes en devenant l´ami ou la conquête amoureuse d’une personne de la haute société, le problème avec ces scénarios c’est qu’ils ont tendance à se baser sur une réalité rare et à la glorifier et l’idéaliser complètement comme si l’ascension sociale était le seul moyen pour un prolo d’être un protagoniste intéressant ça revient à sous entendre que la vie des prolos qui ne font pas d’ascension sociale n’a pas d’intérêt, dur pour les 99% de prolos qui n’ont pas d’ascension sociale au cours de leur vie.

3-Le cliché qui veut que les pauvres sont de sales assistés est dangereux car faux, permettant aux bourgois de couper les aides aux gens qui en ont besoin et aussi et surtout car il invisibilise le fait qu’on fait pas plus assisté qu’un bourgeois.

2-L’idée que pauvre : paresseux est très pernicieuse aussi car presque tout le monde y croit en çe qui concerne les plus pauvres que soi et en particulier les personnes très pauvres hors le plus souvent ces personnes sont atypiques, la plupart des personnes sans logis, en prison, en HP ou au chômage sont des prolos tout en bas de l’échelle sociale et atypiques, reprocher à des groupes principalement constituer d’handicapés pauvres et le plus souvent racisés de l’être c’est le sommet d’un système capitaliste, raciste et validiste, pour infos les riches bourgeois sont en France pour plus des deux tiers d’entre eux des personnes valides blanches issues de familles riches, ne me dites plus jamais que le déterminisme sociologique n’explique pas tout je n’y crois plus.

1-Le rêve américain, dans le même genre est pour les mêmes raisons le scénario de la personne qui réussit à s’élever socialement par le travail est dangereux car c’est le mythe anti prolo le plus répandu vu que c’est celui auquel on veut le plus croire quand on est pauvre et qu’on travaille dur mais aussi le plus létal, de nos jours la majorité des personnes pauvres se suicidant ont pour raison majeure de le faire de n’avoir pas pu incarner ce rêve, moi même sincèrement j’en suis très atteinte et si un jour je me tue ce sera sans doute principalement car je n’ai pas été en mesure de l’incarner. Dans le monde une personne se suicide toutes les 40 secondes la plupart le font pour cette raison principalement, ne me dites plus jamais que le capitalisme est le système économique et politique le moins meurtrier à avoir exister entre l’état dans lequel il a mis la faune et la flore, le nombre de guerres qui a jamais été aussi important que depuis que ce système existe (et qui sont meurtrières en masse depuis qu’il existe) et les suicides de masse qu’il a inventé, les répressions sanglantes de ceux qui luttent contre lui ainsi que les morts de faim, de soif, de maladies curables et de pauvreté qu’il n’a jamais empêché tout prouve l’inverse.

 

 

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Pourquoi la domination des milieux militants par les petits bourgeois détruit les luttes.

100% garanti en pur haine jouissive anti bobo, parceque j’avais vraiment besoin de me lâcher, ne m’en excusez surtout pas 😊.

Article pour dire que j’ai trouvé un lien fort intéressant https://www.theguardian.com/global-development-professionals-network/2016/jun/08/burnout-activism-working-class-organising-with-middle-class-comrades écrit par une femme prolo psychoatypique qui a eu l’idée (que j’ai du mal à comprendre mais bon) de militer en milieu végan antispéciste et s’est donc logiquement retrouvé dans le milieu militant le plus bobo qui soit et en a eu ras le bol. Cet article exprime tout les trucs crevants et agaçants qui vont avec être prolo et militer dans un milieu à majorité bourgeoise, la fin me convaint pas déja car c’est pas demain que le véganisme et l’antispécisme me convaincront mais aussi et surtout car je pense pas qu’une lutte interclassiste ait un quelqu’oncque avenir pour moi la lutte dit être menée par des prolos sur tout les axes d’oppression où elle aboutira à rien.

Sauf que c’est le contraire qui se passe en fait. Déja en moyenne à la louche mais aussi au souvenir de Statistiques lues mais que je parviens pas à retrouver mais qui correspondaient à mon vécu 70% du milieu militant dans son ensemble est bourgeois particulièrement la majorité sont des petits bourgeois de culture bobo. Un truc insupportable entre tout avec eux c’est leur critique constante des prolos qui refusent de cautionner leurs mouvements de merde, franchement ils passent presque toute leur vie à cracher sur les prolos pas assez de gauche, pas assez militants et pas assez conscientisés à leur goût bref pas assez d’accord avec eux pour maintenir leur illusion qu’ils parlent au nom du prolétariat dont ils ne font PAS partie. En clair ils luttent plus contre les prolos que pour eux et la plupart des prolos l’ont pigé très vite et fuient ces milieux militants comme la peste. Mais il y a toujours des prolos naïfs/suicidaires et/ou manquant de conscience de classe qui pensent pouvoir retourner la situation et récupérer les mouvements militants pour leur classe sociale à eux tout seuls, je sais j’en ai fait parti en traînant douze années en milieu militant « de gauche » et le pire c’est que je continue à essayer de nous réappproprier nos luttes autant que je puisse y contribuer car je supporte pas de voir ces foutus bobos de merdes nous voler nos espaces de paroles et de luttes historique et mettre bien des nôtres directement en danger de mort de ce fait.

Brève revu de la cata actuelle des milieux militants

1- Médaille d’or : Milieu écolo en général et en particulier milieu autour de la question animale, champions toutes catgéorie du taux de bobos au centimètre carré, quelques rares et isolés prolos comme l’auteure de l’article en question tentent désespérément d’y faire entendre leur voix mais elles sont étouffés presque entièrement par le fait que ce milieu militant c’est Boboland. Dommage l’écologie est trop importante pour la laisser à ce genre de militants mais se réapproporier cette lutte c’est aussi vital que hardcore vu à quel point ils se la sont acccaparés. Ils se rendent même pas compte d’être un des pires dangers pour l’écologie, comme l’auteure le souligne les études scientifiques sur le sujet prouvent que les bobos écolos antispécistes sont bien plus dangereux de part leur niveau de vie pour l’environnement, la faune et la flore que les prolos n’en ayant rien à foutre vu qu’ils polluent bien plus que les pauvres qui n’ont pas autant de moyens qu’eux pour le faire. Tout est dit je crois.

2-Médaille d’argent : Le milieu féministe principalement classique mais le milieu féministe plus ouvert à la diversité des luttes c’est pas mieux côté voix des prolos, dans les deux cas 10% ou moins des féministe sont prolos et celles ci se reconnaisssent bien sûr absolument pas dans ces féministes bourgeoises et comme je l’avais dit précédemment 100% des femmes prolos considèrent que le féminisme en sa majorité ne les représentent pas. J’ai beau être féministe prolo j’en fais partie c’est devenu impossible d’écouter des féministes n’étant pas prolos pour moi ça donne trop envie de les finir à la dynamite.

3-Médaille de bronze : Un peu meme style le milieu pacifiste et antimilitariste et aussi ce que je connais du militantisme anti prison très rarement autogéré bien plus souvent mené par des anarchistes  bobos style charité. En fait ces mouvements sont majoritairement caritatifs et non violents et à écrasante majorité bobo et donc pas efficaces pour un sou. Ce qui est très con vu que les prolos avec des convictions similaires sont nombreux mais cette façon de militer est une vraie blague donc presque aucuns y participent.

4-Milieu LGBT+ : Pareil nettement dominé par les mecs blancs cis gays bourgeois, les bis et trans bobos ont déja du mal à y être entendus alors les LGBT prolos, même les mecs prolos blancs cis gays ne s’y reconnaissent pas, les gouines prolos surtout celles racisées prolos y ont beaucoup de mal et y sont encore plus rares et les bies, transgenres et autres minorités de genre et d’orientation sexuelle prolos y sont rarrissimes. Pourtant les prolos’LGBT+ ça manque pas mais ces mouvements ne les représentent pas du tout.

5-Luttes invisibles : antivalidisme antipsychiatrie notamment, anti agisme, anti aphrodisme, body positive, fat positive, contre l’oppression des minorités religieuses, antixénophobie, Sex positive, pro BDSM, pro polyamour etc… sont particuliers car très fortement dominés par des bourgeois mais des bourgeois un peu spéciaux et minoritaires face aux bobos que leurs préoccupations n’intéresssent pas en général, certains sont bobos eux mêmes beaucoup même mais pas presque tous comme dans les milieux précédents, il faut dire que ces milieux sont si petits qu’en terme de militants ils prennent tout ceux qu’ils trouvent, du coup on y trouve plus de grands bourgeois qu’ailleurs’en milieu militant mais aussi quelques prolos venus du haut prolétariat et avec un fort capital culturel et/ou social, bref ce sont souvent des milieux plus interclassistes mais toujours très dominés par les bourgeois et accessibles seulement à une miniscule partie du prolétariat.

6-Le milieu antiraciste et le milieu anti violences policières allant avec sont assez logiquement parmi les milieux militants les plus prolétarisés même si là encore c’est compliqué, la majorité reste petite bourgeoise même si rarement  bobo et la majorité sont des enfants de prolos parvenus à s’embourgeoiser et ont donc la mémoire des questions sociales et de la lutte de classes dans leur histoire familiale et sont donc bien plus supportables à écouter que les militants bourgeois blancs. Sauf que l’écart entre eux et les prolos avec beaucoup de privilèges comme moi ou meme juste les prolos blancs est plus faible qu’entre les bourgeois racisés et les prolos racisés et beaucoup plus faible que l’écart entre prolos blancs et prolos racisés. Du coup des alliances interclassistes entre petit bourgeois racisés et ouvriers blancs c’est plus aisés à créer que des alliances interclassistes entre racisés encore plus faciles à créer que les alliances entre prolos racisés et prolos blancs.  Les problemes principaux y sont le mépris de classe de la plupart des bourgeois racisés et d’abord et surtout le racisme d’une grande majorité de prolos blancs qui invisibilise les luttes des prolos racisés.

7-La lutte des travailleuses du sexe est un cas particulier c’est le seul mouvement avec celui des femmes voilées à ma connaissance à être majoritairement dirigé mondialement par des femmes racisées même si les orgas les plus connus sont blanches, et les militants les plus connus sont des hommes ou des femmes blancs à fort capital culturel et social même si rarement économique.

D’ailleurs le milieu militant est vraiment rempli de bac+5/+8 alors que la plupart des gens ont un bac+3, oui la majorité des prolos n’ont pas fait de longues études du coup les discussions permanentes de militants autour de x bouquin universitaire militant super long cher et jargonnant qui vient de sortir, x conférences ou la dernière sortie de x intellos militant que personne connaît hors milieu bobo militant c’est franchement relou et insupportable. Même moi qui me suis longtemps forcée à me politiser comme ça pour m’intégrer socialement dans ces milieux et qui aiment beaucoup lire et théoriser des trucs complexes j’ai horreur de ça c’est dire.

Enfin il y a la gauche politique militante classique, anarchistes, trotskistes et communistes autoritaires de nos jours très majoritairement en France en tout cas des bobos avec tout juste le tiers d’ouvriers alors que la majorité des gens votant pour des partis s’affichant comme ouvriers sont toujours des prolos même si la majorité des prolos sont bah très divisés politiquement de nos jours mais toujours plutôt conservateurs, plutôt à droite et plutôt procapitaliste. Bon en même temps plus on est bas dans l’échelle sociale plus on risque de dégringoler encore plus en cas de bouleversement social donc c’est pas si étonnant que ça en fait surtout quand la gauche prolo est inexistante ou en tout cas très invisibilisée. Bref tant que militer sera dangereux les prolos le feront pas et tant qu’il n y aura pas de lutte autonome des prolos militer ce sera militer pour les intérêts de la petite bourgeoisie bobo au détriment de ceux des prolos donc ce sera dangereux.

Heureusement des mouvements de prolos existent et n’appartiennent pas qu’à l’histoire et je compte profiter de ce blog pour visibiliser ces derniers comme j’ai commencé à le faire en faisant un article historique sur le mouvement des chômeurs. Bref pour moi un prolo qui survit au quotidien est un milliard de fois plus militant et anticapitaliste que tout ces bobos de merde qui m’ont fait perdre beaucoup de pouvoir d’action au final et ont fait la même chose au prolétariat en général.

En gros si vous vous demandez en tant que militants si vous êtes un petit bourgeois ou un prolo la réponse est simple si comme moi et cette fille (plus ou moins traduction de son article avec quelques  ajouts perso) :vous avez horreur de la tendance des militants bourgeois à considérer les prolos comme un bloc uniforme alors que de toutes les classes sociales forcément c’est la plus nombreuse et la plus variée, des stéréotypes sur les prolos que les militants bourgeois ressortent constamment, de leur militantisme élitisme de merde, de leur façon de considérer les prolos comme de la merde, des moutons ou des gens qui ont pas de cerveau, de leur façon de nous traiter constamment comme leur caution prolo, de leur romantisation de la pauvreté, du fait qu’ils squattent chez vous et nomment ça du tourisme social, du fait d’être méprisés pour vouloir manger, se loger et espérer un peu d’ascension sociale le permettant et d’être à la limite de se voir cracher au visage’pour ça, d’entendre toujours parler des prolos par des gens qui n’en sont pas et n’y connaissent rien et en parlent en se posant en experts en la matière oubliant alllegrement qu’ils passent leur vie à silencer les rares qui se coltinent de les fréquenter et supportent de les écouter en pouvant se retenir de leur foutre un pain avant la fin de leur blabla, leur façon de considérer les prolos comme à l’origine de toutes les oppressions et de tout les malheurs du monde (oui le capitalisme selon eux c’est à cause de la masse prolo pas assez de gauche pour vouloir changer le système), être regardée par vos camarades bourgeois comme une curiosité sur laquelle faire une thèse car vous êtes en milieu militant mais n’avez ni doctorat ni famille militante depuis la nuit des temps, être mal vu car on a d’autres trucs à foutre que militer comme survivre par exemple, être jugés et méprisés constamment du fait de sa classe sociale clairement perçue comme inférieure et de nos goûts vus comme beaufs, en avez marre d’entendre parler d’expériences qui seront toujours trop chères pour vous comme les voyages internationaux, le fait d’acheter une propriété ou les activités extra scolaire genre théâtre, golf et équitation comme si c’était universel alors que c’est méga cher impossible à envisager pour vous et qu’il vous est très dur de socialiser dans ces milieux là, marre que comme vous faisiez rien de tout ça et n’allait pas dans plein de restos et cafés mais au Lidl pour vous nourrir on vous juge directement et en vous le disant comme ennuyeux et ayant une vie ennuyeuse, marre que dès que la lutte prennent une forme un peu énervée organisée par des prolos elles est censurée par les camarades alors que lorsqu’elle est organisée violemment par les militants bourgeois mettant en danger des prolos elle est glorifiée, marre que ce soit impossible pour des prolos de parler de leurs vies de prolos sans être silencés en milieu militant, marre de la police du langage qui empêche tout les gens qui parlent normalement et refusent à juste titre de se coltiner une LV2 jargon militant politiquement correct pour pouvoir participer aux luttes soient systématiquement virés des milieux militants au point que vous pensez ce langage est plus un signe de reconnaissance pour exclure les prolos et rester entre bobos qu’un truc qui à quoi que ce soit de « safe »(traduction : sécurisant en langue militante bobo), comme l’athéisme obligatoire rebutant beaucoup de prolos cathos, juifs et musulmans voulant s’engager dans les luttes, marre que les gens au comportement et/ou aux habits trop marqués prolos soient toujours rejetés de ces milieux (c’est particulièrement vrai de certains banlieusards au look caillera et au langage téci authentique que j’ai vu très vite rejetés de ces milieux militants car leur simple existence ridiculisait les prétentions des militants bobos à savoir quoi que ce soit sur les banlieues étant inaptes à même comprendre la façon dont certaines personnes y parlent et aussi encore plus de comprendre la variété sociale, de comportements, de vêtements, d’origines, de cultures, de façon d’être racisés ou pas d’ailleurs car il y a aussi plein de blancs dans les banlieues pauvres, d’idéaux et d’opinions politiques des gens vivant dans les banlieues françaises pauvres pour de vrai et pas dans des clips de rap clichés), marre que toutes nos erreurs de français soient toujours soulignés par les militants bobos qui en font eux même plus que nous mais qu’on est pas en position de souligner, marre qu’on considère qu’on maîtrise forcément l’anglais à la perfection (d’ailleurs promis je traduit tout les articles et liens avec des choses écrites en anglais, supprime un Max de jargon militant et corrige toutes les erreurs politiques causées par le mépris de classe intériorisé sur ce blog des que j’atteins les 100 articles), marre qu’on nous engeule si on veut pas apprendre des langues étrangères car pour bien des prolos c’est plus une perte de temps qu’autre chose, marre aussi qu’on nous empêche de parler nos langues régionales qui ne sont pas des patois et n’étaient pas minoritaires avant que les bourgeois nous oppressent pour oser les parler, marre que les luttes pour préserver nos cultures régionales, les luttes indépendantistes et tout ce qui globalement sert à préserver, transmettre et faire prospérer nos cultures de prolos soit méprisé et taxer de raciste et nationaliste par des bourgeois militants quasi systématiquement blancs en prime, marre que les militants bobos parlent toujours aux militants prolos comme si ils avaient cinq ans, marre que notre diplôme et notre travail plus ils sont prestigieux socialement aux yeux des bobos plus ils nous donnent de crédit en milieu militant et qu’être chômeur ou pas très diplômé ou encore plus si on est sdf fait qu’on est vite très très méprisé comme si on était pas humain, marre d’être encouragé à faire des actions illégales dangereuse pour les prolos glorifiées par les militants bobos et d’y être fortement incités car les autres militants nous méprisent ouvertement si on y participe pas pour se retrouver en taule, en GAV ou avec les conséquences psychologiques de ça sans les moyens de payer quelqu’un pour nous aider avec ça tandis qu’eux ils ont un avocat qui les empêchent de risquer ça sans compter que vivre ces expériences est très différent selon la classe à laquelle on appartient (ce qui est encore plus vrai pour les prolos racisés d’ailleurs), mais marre aussi qu’ils nous méprisent quand on fait des choses illégales pour gagner de la thune même si c’est juste bosser comme baby Sitter au noir sans compter qu’en plus côté drogues et putes c’est les premiers consommateurs mais jamais ils ne laissent d’espace aux travailleuses du sexe ou au dealers dans leurs rangs d’ailleurs leur critique constante de la passion des prolos en particulier d’une catégorie très spécifique de prolos banlieusard racisés exerçant des métiers illégaux et donc criminalisés sur lesquels leur haine se concentre au prétexte que ceux ci auraient une passion du capitalisme et glorifierait l’argent facile, l’ascension sociale par le crime et la culture bling bling du fric avant tout c’est la preuve qu’ils ne pigent rien aux prolos, la fascination de l’argent et du pouvoir formidable qu’il confère c’est facile à critiquer quand on en a toujours eu mais si ils y étaient si étrangers qu’ils se le prétendre lutter avec eux coûterait moins cher et du fric ils en filerait pour aider les luttes des prolos qui leur en demandent au lieu de les dénigrer car ils en demandent (ok ça leur arrive de se la jouer charité mais ils ont une fâcheuse tendance à faire ça que quand les prolos leur ont rien demandé et que ça les met plus dans la merde qu’autre chose d’accepter la thune en question et surtout si ça les endettent), marre que nos réactions de prolos à leurs conneries soient censurés qu’on est passé le droit de se foutre d’eux ouvertement par exemple quand ils disent des trucs ridicules, marre de leur incapacité à écouter une critique aussi simple et légère qu’elle soit sans y mettre les forme pendant 3000 ans pour pas les offusquer, marre qu’ils sont infichus de parler clairement, simplement et directement mais toujours dans des longs discours fleuves  alignants les mots compliqués pour masquer la connerie du fond de leur pensée et les idées vagues, floues, sous entendues et référencés pour éviter que les prolos pigent qu’ils sont en train de lutter contre eux, marre de devoir parler en morse pour être compris par eux, marre qu’ils aient réussi à nous faire intégrer leurs codes de langage et penser en partie comme eux à cause du mépris de classe intériorisé colossal qu’ils nous ont instillé à force de les fréquenter en milieu militant, marre de pas pouvoir les secouer un peu violemment quand ils le méritent à cause de leurs privilèges de classe qui rend le fait de tenter de leur coller une droite dangereux pour moi même quand c’est pas l’envie qui m’en manque et marre qu’ils nous trouvent pas assez rebelles contre les bourgeois alors que ce sont nos patrons et leurs parents.

En gros test : Si tu te reconnais dans ce ras le bol tu es prolo, si ce n’est pas le cas et surtout si tu es outré par mon article et/où celui de cette fille, tu es un bourgeois militant, à en juger par les commentaires sous l’article de cette fille c’est flagrant. Deux exceptions à cette règle les gens qui vivent dans des pays où le militantisme prend des formes différentes de celles que j’ai décrites ici en termes de classe sociale et les quelques prolos tellement aliéné à la pensée bobo bourgeoise qu’ils ont intériorisé le mépris de classe au point de ne plus penser par eux même mais comme les bourgeois militants le leur ont appris, si vous avez encore un doute sur votre classe sociale maintenant demandez vous tout connement si vous avez le même capital économique que le militant moyen ou pas, si vous êtes aussi ou plus riche qu’eux vous êtes un bourgeois militant si ce n’est pas le cas vous êtes un prolo.

Et bien sûr ce test n’est applicable qu’aux gens ayant connu un tant soit peu un milieu militant de l’intérieur.

MAINTENANT les bourgeois militants faites un truc vraiment révolutionnaire pour une fois dans votre vie quand des prolos essayent de s’auto organiser sans vous FERMEZ VOS GEULES UNE BONNE FOIS POUR TOUTE ET LAISSER LES FAIRE MERCI D’AVANCE. Comme ça la révolution que vous vous impatientez tant de voir viendra beaucoup plus vite.

Cette fille et moi si on a connu le burn out c’est en grande partie à cause du taux abracadabrant de mépris de classe subi dans nos vies, mon burn out est complètement à cause de ça en fait personnellement et j’ai connu plein de militants prolos qui ont eu des dépressions, troubles anxieux et burn out militants pour les mêmes raisons, bon moi en plus je me suis coltinés les bourges pendant mes études aussi et c’était d’une violence qu’on peut pas imaginer sans la vivre. Bref j’ai choisi mon camp toute ma vie je lutterai pour les prolos et contre les bobos et si aux yeux des militants bobos ça fait de moi une gonzesse beauf réac facho et attardée tant mieux ça veut dire que je leur fait peur et donc que la lutte est efficace. Tremblez bobos l’heure de la fin de votre honteuse récupération politique et réappropriation culturelle des luttes et de l’histoire des prolos va bientôt sonner MOUHAHAHA 😈!

Et pour se moquer un peu des bobos car c’est gratuit et ça fait du bien :

 

 

 

 

à la Une

Comment qu’on se débarrasse donc des oppressions internalisées?

IMG_0942.JPGOppression internalisée c’est du jargon de militant qui se la raconte mais en vrai ça désigne une réalité assez simple : des groupes de personnes qui ont une position sociale inférieure dans notre société inégalitaire comme les femmes rapport aux hommes ou les pauvres par rapport aux riches par exemple ont un certain nombre de stéréotypes négatifs qui circulent sur eux, par exemple « les chômeurs sont des parasites sociaux », « les ouvriers sont bêtes », « les femmes sont nulles en maths » et j’en passe, on a tous déjà entendus ces phrases, quelqu’un qui internalise une oppression finit par croire consciemment ou non à une partie de ses clichés et agir en fonction de ceux ci que ce soit pour les contrer ou pour s’y conformer. Ces clichés sont diffusés et entretenus par les groupes sociaux dominants pour maintenir leur pouvoir sur les groupes sociaux dominés. Tout est fait pour qu’un maximum de gens considèrent qu’une personne dominée agit immoralement si elle agit d’une façon qui conteste sa domination et moralement si elle s’y soumet. Par exemple une fille qui joue au foot sera plus mal perçue moralement qu’une fille qui joue à la poupée car perçue comme pas féminine c’est à dire en train de contester l’ordre patriarcal et les normes de genre.

Tout ça c’est pas juste du blabla de militant, ça a des conséquences graves sur les individus et les groupes sociaux concernés que cela affaibli considérablement. La majorité des gens sur Terre appartiennent à au moins un groupe oppressé et il est impossible d’en être sans avoir internalisé partiellement ces oppressions. Mais comment ce débarrasser collectivement de ce problème qui fait que nous n’avons pas assez de force pour nous libérer collectivement des oppressions que nous subissons et qui a des conséquences directes sur nos vies?

En effet comme ça cela parait très abstrait mais au niveau des individus les oppressions internalisées ont des conséquences directes sur la santé physique et mentale des individus.

Il a été démontré par un nombre conséquent de recherches en sciences sociales, psychologie et médecine que les oppressions internalisées augmentent physiquement les risques de dysfonctionnement sexuel, de séropositivité et d’hypertension https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/15359074 (cette étude montre que la sévérité de l’hypertension, la difficulté des personnes oppressées à percevoir leur oppression et le degré d’oppression internalisés sont corrélés).

De même psychologiquement il est prouvé que les oppressions internalisées sont la cause principale des psychoatypies suivantes : dépendance/ et addictions en tout genres, trouble dysmorphique corporel, troubles du comportement alimentaires (anorexie, boulimie et orthorexie), troubles anxieux (phobies, trouble panique, anxiété sociale, trouble de l’anxiété généralisée, trouble obsessionnel compulsif et trouble post traumatique) et dépression et que les envies suicidaires, tentatives de suicides et suicides effectifs y sont presque systématiquement reliés.

Cela veut donc dire que une des psychoatypies que j’ai eu et deux de celles que j’ai encore ont pour origine des oppressions internalisées.

Sur les groupes sociaux il y a également des effets délétères et il a été démontré que les oppressions internalisées sont la source principale des problèmes sociaux suivants : la peur de l’intimité, les conflits internes aux groupes opprimés, la détention d’un capital culturel, social et économique trop faible pour permettre la satisfaction des besoins premiers, les problèmes de couple, le déficit d’éducation sexuelle, les comportements à risques, le fait d’accepter de faire n’importe quoi au détriment de tout ce qui peut être important pour nous juste pour un travail salarié ou une autre source de revenus, l’acculturation, l’isolation sociale, les violences conjuguales, la croyance en des stéréotypes négatifs et avec leur transmission et leur perpétuation, la violence et les crimes violents meurtres inclus.

En résumé le monde serait bien plus agréable à vivre pour tous sans les oppressions internalisées et les gens seraient plus heureux si ils s’en débarrassaient. Oui mais comment? Bon déja il faudrait que les gens des groupes sociaux dominants arrêtent d’oppresser ceux des groupes dominés d’après ces recherches ça passe par trois étapes déjà accepter qu’être dans un groupe de dominant fait de nous des oppresseurs potentiels du fait de notre socialisation sur ces points. Par exemple en tant que blanche je peux avoir des comportements racistes sans m’en rendre compte du fait de ma socialisation dans le groupe dominant sur ce point, s’en rendre compte c’est la première étape pour l’éviter.

La seconde étape est d’éviter de culpabiliser individuellement les dominants de leur position sociale car cela a été démontré comme largement contre productif, les braquant et donc les rendant plus oppressifs. Ainsi par exemple dire à une personne qu’une phrase qu’elle à prononcé est sexiste fonctionne mieux pour la faire réfléchir à cela et devenir moins sexiste que de dire à cette personne qu’elle est oppressive envers les femmes car alors la personne va voir son image d’elle même mise en danger par vos accusations et pour se protéger se percevoir comme gentille et vous percevoir comme méchant et amalgamer ce que vous lui avait reproché avec ce que vous êtes, une femme, et du coup va devenir plus sexiste qu’avant.

Enfin quand une personne dominante n’ignore plus l’être et arrête de le prendre personnellement quand on lui reproche des comportements dominants car elle a compris que c’est sa socialisation qui la rend ainsi et que ça n’en fait pas une personne mauvaise pour autant sur un plan moral elle est prête pour entendre les conséquences des comportements dominants sur les personnes dominées et donc à vouloir supprimer les siens. La troisième étape arrive donc quand la personne dominante commence à devenir une sympathisante des causes des dominées et apprend petit à petit à les considérer et à les traiter de plus en plus autant qu’il lui est possible comme ses égaux.

Il faut bien se rendre compte qu’on est presque tous dominants sur certains plans et  dominés sur d’autres. On a donc tous avantage objectivement sympathisants des groupes sociaux dominés auxquels on n’appartient pas car ces solidarités interoppression accéléreront l’effet des luttes anti oppressives de chaque groupe dans un cercle vertueux.

Mais si lutter contre les oppressions qu’on perpétue comme dominant est le plus efficace pour les luttes collectives, lutter contre les oppressions internalisées que nous avons du fait d’appartenir aussi en général à des groupes sociaux dominés c’est important pour le bien être et la santé individuelles. C’est fondamental, en effet ce n’est pas égoïste de vous occupez d’abord de vous sur ce plan là car les oppressions internalisées c’est très dangereux et vu qu’elles sont la cause principale des suicides qui tuent environ une personne toutes les 40 secondes sur notre planète http://www.bbc.co.uk/news/health-29060238., qu’importe vos échecs, vos erreurs et leur gravité si vous voulez lutter à votre échelle contre les oppressions qu’importe à quel point votre action vous semble dérisoire, votre utilité sociale sera toujours plus forte si vous êtes vivants que morts. Du coup il faut s’en occuper et prendre ça au sérieux.

Mais comment? 13 moyens efficaces de lutter contre on étés identifiés :

1/Éviter le perfectionnisme autant que faire se peut. En effet essayer d’être le militant anti oppression absolu et se flageller à chaque fois qu’on y échoue c’est contre-productif et d’autant plus problématique que plus on est concerné par un nombre important d’oppressions plus on a de risque d’être éloigné de l’idéal du parfait petit militant car pour être un super-militant qui ne fait jamais d’erreurs politiques il faut beaucoup de privilèges en vrai. Et puis surtout car un trop grand écart entre qui on est et qui on aimerait être entretien une image négative de soi même et est donc dangereuse pour notre santé. Bien sur tout le monde n’a pas les mêmes capacités à éviter le perfectionnisme et si vous y tendez naturellement et avez du mal à vous en défaire bah la première étape c’est de ne pas vous autoflageller car vous n’êtes pas assez parfaitement antiperfectionniste à votre goût.

2/ Eviter autant que faire se peut le moralisme dans la lutte contre les oppressions intériorisées, arriver ou ne pas arriver à vous en défaire ne fait pas de vous une personne bonne ou mauvaise et si c’est dur pour vous que ça vous prend du temps cela ne signifie rien de plus que le fait que vous avez probablement subit beaucoup d’oppressions au cours de votre vie et ça vous n’y êtes pour rien. Vous réagissez comme vous pouvez. L’accepter c’est la première étape pour vous sentir bien par rapport à ça.

3/Ensuite il convient d’identifier les stéréotypes négatifs sur vous même et votre groupe social et ceux qui ont été intériorisés par vous et qui vous font le plus de mal car après tout autant vous débarrassez des plus dangereux pour vous en premier. Par exemple moi j’ai eu l’idée de cet article car j’ai passé une très mauvaise nuit hier à cauchemarder en me répétant en boucle dans ma tête des clichés et stéréotypes négatifs que j’ai interiorisés sur ma déficience empathique et mes traits autistiques donc c’est ça qui me fait le plus mal en ce moment et que je dois le plus vite faire sortir de mon cerveau pour mon bien être personnel.

4/ Une fois qu’on sait quels sont les stéréotypes qui nous font le plus mal il nous faut apprendre à identifier les comportements oppressifs causés par ses clichés ce qui fait reculer les oppressions internalisées car on perçoit mieux le fait que ce n’est pas nous qui sommes en tort d’agir comme on le fait mais l’autre personne qui a des préjugés sur un des groupes sociaux auxquels on n’appartient. Du coup on prend ces commentaires négatifs moins personnellement et on peut les mettre plus à distance. Par exemple si une personne pense que je ne l’écoutes pas car je ne la regarde pas dans les yeux, plutôt que de culpabiliser de n’avoir pas su respecter ce code social je me rendrais compte que cette personne ne comprend pas que comme un certain nombre de neuroatypiques je fais ça car ne pas la regarder dans les yeux m’aide à mieux réfléchir à ce qu’elle me dit et donc je l’écoute et si j’en ai l’énergie je le lui expliquerai au mieux que je puisse et j’aurais ainsi transformé un moment négatif pour nous deux en un moment positif pour nous deux.

5/Si ce qui est probable notre apparence n’est pas celle de la beauté incarnée et fait partie des choses qui nous complexe, essayer de trouver des personnes que l’on trouve belles et qui partagent certains de ce que nous percevons comme nos défauts physique. Moi par exemple qui suis en surpoids et donc visiblement grosse écoutez des chanteuses rondes et/ou grosses que je trouve belles me fait du bien sur ce plan là et m’aide à moins complexer sur mon poids.

6/Trouver des sources d’éducation/de culture sexuelle aussi inclusive que possible si besoin est. Par exemple je suis une femme handicapée polyamoureuse et j’aime le BDSM de temps à autre ça me fait donc du bien de lire des choses sur la sexualité écrites par des femmes, encore plus par des femmes handicapées quand je trouve ce type de ressources et de temps en temps ça me fait du bien de trouver des portraits positifs du polyamour et du BDSM. Pour les personnes qui contrairement à moi appartiennent à des minorités sexuelles oppressées ce point est encore plus important car avoir du soutien sur ce point peut beaucoup vous aider à lutter contre les oppressions intériorisées.

7/Apprendre la véritable histoire des groupes oppressés auxquels on appartient, par exemple j’ai été beaucoup plus à l’aise avec le fait d’être une femme quand j’ai découvert tout ce que nous autres femmes avons fait et à quel point notre rôle à été central et non secondaire dans l’histoire de l’humanité, cela a été pour moi une grande source de confiance sur ce point.

8/Pour moi et les adultes ça c’est trop tard mais si vous connaissez des enfants redoublez de vigilance vis à vis d’eux et dites/faites le moins de choses potentiellement oppressives devant eux car plus les stéréotypes négatifs sont intégrés jeunes plus ils sont difficiles à défaire. La seule chose qu’on puisse en faire une fois adulte c’est de se souvenir si on le peut de comment on à intégrer ces stéréotypes étant jeunes. Par exemple je sais que j’ai intégré les stéréotypes négatifs qui m’ont pourri ma nuit sur les traits autistiques et le déficit empathique de deux sources principales mes parents très validistes sur ce point et aussi et surtout les élèves qui me harcelaient à cause de ça au collège et au lycée, je voudrais bien que ce passé devienne un passé lointain qui n’a plus de conséquences sur mon estime de moi présente mais savoir que ce n’est pas le cas c’est déja une première étape pour allez vers ce but. Et si vous êtes mineurs et lisez ça n’écoutez surtout pas les gens qui se moque de votre physique, de votre culture ou de votre caractère, vous êtes vous et vous êtes très bien comme vous êtes.

9/Trouver des moyens de percevoir ses traits en vous qu’on vous à appris à détester car ils étaient liés aux groupes sociaux dominés auxquels vous appartenez comme positifs, cela peut passer par beaucoup de moyens mais les plus efficaces sont ceux qui sont ritualisés semble t’il. C’est à dire que trouver un moyen régulier de fêter votre appartenance à ces groupes dominés et la fierté qu’elle vous fait ressentir c’est très utile à la fois pour vous redonner de la force et en redonnez à ces groupes sociaux dans leur ensemble en les unifiant autour d’un événement qui les rend plus visibles, plus puissants et donc plus fiers. Prenons le fait d’être une femme par exemple comment le ritualiser? Cela peut être un événement annuel comme la journée des femmes du 8 Mars, une chose qui a lieu mensuellement, le fait de consacrer un jour qui vous semble signifiant dans le mois pour célébrer les femmes à votre façon comme je sais pas moi la pleine Lune par exemple (évidemment les évènements sociaux auxquels tous participent comme les fêtes sont plus efficaces mais on a pas tous la capacité d’y participer et je suis court sur ce point donc je fais comme je peux en inventant des rituels à ma façon, et tant qu’on y est on parle pas d’une chose religieuse plus de genres de célébrations style mini anniversaires), un jour de la semaine que vous y consacrer le Vendredi par exemple et/ou un moment de chaque journée bref pendant lequel vous faisez un geste quelquoncque qui signifie que vous y pensez par exemple dessiner un symbole féminin sur une feuille, vous collez un pins féministe sur la veste, écoutez une chanson qui vous parle enfin ce que vous voulez de court et de symboliquement signifiant qui vous connecte à cette expérience d’une façon qui vous donne de la fierté. Vous êtes pas obligé de faire tout ça un seul truc suffit si vous n’en voulez pas plus et vous pouvez en faire encore plus si ça vous amuse. L’idée c’est avant tout que ça vous corresponde, que ça vous parle et que ça vous donne de la force. Tout ce cirque doit par contre être très symbolique et imagé pour frapper votre « inconscient » et donc y imprégner cette fierté qui y remplacera progressivement la honte d’être d’un groupe dominé par de la confiance et de la sûreté. C’est le but de cela.

10/Se reconnecter avec les pans de notre identité dominés qui nous ont été arrachés par nos oppresseurs, par exemple je suis en partie d’origine Corse mais j’ai vécu loin de ma terre familiale et j’ai perdu énormément de cette culture par acculturation à la vie du continent, à chaque fois que je découvre quelque chose qui me permet de mieux comprendre ce qu’est la culture corse ça me fait du bien car ça me reconnecte avec mes racines et me renforce. Tout les groupes dominés ont leur culture propre par exemple lire des shojos, mangas pour filles, comme Fruits Basket par exemple ça m’a fait beaucoup de bien car ça m’a fait redécouvrir les forces féminines et les côtés positifs de la féminité et m’a beaucoup aidé à accepter cette part de moi que notre monde macho rejette à la période délicate de l’adolescence.

11/Prévention politiquement conscientisée des comportements suicidaires. C’est à dire que si vous ou quelqu’un d’autre est en proie à ce genre de sentiment vous devez essayer de mêler votre connaissance de la personne et des causes politiques du suicide et des envies suicidaires pour l’aider au mieux et chaque fois que vous en avez la capacité fissurez le tabou autour de ce sujet. Cela peut sauver des vies.

12/Pas de hiérarchie officielle, les groupes non officiellement hiérarchisés contrairement à ce qu’on pense d’ordinaire le sont moins que ceux ou les statuts hiérarchique de chacun sont clairs et il est démontré qu’une forte hiérarchisation des rapports sociaux augmente les oppressions internalisées. Alors passé autant de temps que possible dans les lieux non hiérarchisés fait du bien.

13.N’utilisez la non mixité qu’en cas où l’on est trop oppressé pour avoir accès à ses besoins autrement, cela car ne dépendre que d’un groupe restreint de personnes rend plus fragile surtout quand on n’a pas beaucoup de capital social, culturel et économique. Au début  ça m’avait étonné car la non mixité, fait de se retrouver seul avec d’autres personnes du même groupe social dominé que nous sans personne du groupe social dominant, soirée entre meufs par exemple, peut être un outil politique puissant contre les oppressions internalisées mais son utilité et ses risques varient beaucoup d’une personne à l’autre en fonction de notre statut social. Par exemple beaucoup de gens sont dépendants pour leur survie de personnes qui sur certains points les dominent socialement, une dame âgée dépendante de son fils par exemple. Donc là non mixité seulement si vous pouvez, quand vous pouvez et si ça vous est personnellement bénéfique.

Bien sur tout ça est diversement accessible d’une personne à l’autre alors ne suivez pas forcément tout, faites votre tambouille perso en vous aidant ou pas comme vous le sentez de ces conseils dont j’espère qu’ils seront utiles à quelqu’un et surtout prenez bien soin de vous et je souhaite que vous parveniez à surmonter les épreuves qui vous attendent, courage.

Dernier point important pourquoi certains ont plus de mal que d’autres à se débarrasser des oppressions internalisées? D’abord ce n’est pas une question d’efforts ou de force mentale, ceux qui n’y arrive pas ne sont pas feignants ni faibles, leurs difficultés ont de vraies explications. Souvent plus on est oppressé sur plusieurs plans on intériorise d’oppressions car elles se nourrissent des mêmes mécanismes et donc elles s’amplifient et se nourrissent les unes des autres. C’est pour ça que plus on est bas dans l’échelle sociale plus monter est difficile alors qu’il est nettement plus aisé d’en descendre. Votre statut social n’est pas une chose qui se change aisément, s’en vouloir de ne pas arriver à s’élever socialement autant qu’on le voudrait fait plus de mal que de bien. Comme on l’a vu les protections possibles contre ces effets d’oppressions intériorisées sont diversement accessibles à chacun ce qui est aussi lié au capital social, économique et culturel de chacun, basiquement plus on en a besoin moins on peut y avoir accès. Donc si vous le pouvez diffusez tout ce qui vous parait potentiellement utile pour ça à un maximum de gens c’est encore le plus utile.

En conclusion n’oubliez jamais de vous aimer autant que vous le pouvez car vous êtes quelqu’un qui a droit à l’amour (au sens large) puisque vous êtes une personne et ce droit est inaliénable pour toute personne, je sais que certains sont très seuls même si plus souvent on se croit seul mais on n’oublie qu’on est aimé de beaucoup. On est toujours important pour quelqu’un, vous n’imaginez probablement pas votre force et le nombre de vies que vos avez pu changer en bien au cours de la votre, nous autres humains sommes tous membres d’une même société et apportons tous notre pierre à cet édifice, ce n’est qu’ensemble qu’on peut construire la suite de cette histoire. Ne croyez pas qu’apprendre à vous aimez fera de vous une personne égocentrique, ne vous l’interdisez pas en croyant erronément cela, la plupart des humains sous estiment la force qu’ils ont, la redécouvrir vous rendra plus indulgent envers vous même et par la même envers autrui, vous comprendre et vous aidez à la mesure de vos moyens ne peut que vous rendre plus gentil avec tout le monde et donc plus à même de convaincre les autres de vous suivre sur ce chemin et de changer ce monde en un endroit meilleur ensemble. Vous êtes ceux qui porte en eux la lumière des lendemains qui chanteront puisque vous êtes là pour les construire. Cela parait mystique comme ça mais en fait ça se résume en une seule idée très simple, vous êtes tous formidables, ne l’oubliez jamais.

 

 

 

 

 

 

Pourquoi la politique de la représentation à mon avis c’est de la merde (mais pas la chaine Youtube dont est issue la vidéo insérée ici qui est trop bien).

La représentation, dans la bouche de pas mal de gens sur Youtube, dans les milieux militants et même plus largement chez tout les artistes ou acteurs culturels quelques peu engagés et de plus en plus désormais jusque dans les conversations les plus courantes on nous en rebat les oreilles sans arrêt. Pas forcément sous ce terme là mais en gros l’idée c’est qu’il existe des dominants et des dominés dans une société, clairement identifiés à des catégories sociales variées, par exemple homme dominant et femme dominée car la société est sexiste ou blancs dominants et noirs dominés dans une société raciste avec des analyses parfois de positions plus ambiguës, celle d’une femme blanche ou d’un homme noir dans une société raciste, ou des positions de gens qui cumulent pas mal de désavantages par rapport à la norme sociale comme les femmes noires par exemple, et donc la représentation en ce sens là c’est l’observation de la place donnée aux gens situées sociologiquement selon ce schéma à diverses positions politiques et sociales dans notre société et d’analyser comment celle ci est présentée dans les fictions et le plus souvent dans les divertissements populaires de masse récents principalement les films à grand succès dont les gens parlent beaucoup et qu’ils ont énormément appréciés. Jusque là ok pourquoi pas ça peut être intéressant. Après pourquoi les fictions analysées en question sont à ce point ciblées sur le présent et qu’on a très rarement ce type de réaction face à des grands classiques issus d’époques révolues mais qui continuent d’être des références maintenant, pourquoi on cible plus certaines formes de divertissements ou d’arts que d’autres et surtout pourquoi on s’acharne toujours contre ce qui est populaire auprès d’un public de prolos dans ce type d’analyse, toute œuvre plus ou moins liée à la hip hop et au rap par exemple se faisant terriblement aisément accuser de sexisme, ou tout ce qui parle de prolos ruraux blancs étant très souvent résumé par ce type d’analyse à des trucs de beaufs racistes tandis que ce qu’aime la bourgeoisie là curieusement…personne ou presque n’ose le descendre en règle avec le même type d’angles d’attaques alors que pourtant sur la misogynie des films, même récents, d’un Godard ou sur la difficulté des personnes noires à percer dans le monde de la musique classique en France à cause du racisme omniprésent qui y règne il y a beaucoup à dire, après ça gêne plus et ça fait moins le buzz et j’ai l’impression que ce genre d’analyses c’est quand même bien souvent plus fait dans le but de faire un buzz bruyant qu’autre chose donc dans cette perspective là au fond qu’on fasse le choix de ne jamais parler de trucs très peu connus dont le grand public se bat les couilles je peux comprendre ça fait sens même si ça m’embête un peu car du coup ça participe de la tendance à traiter les fictions et arts aimés principalement de la bourgeoisie comme des chefs d’œuvres intemporels et intouchables et celles aimées principalement des prolos comme du divertissement de masse vide, abrutissant et réactionnaire ce qui est quand même très caricatural et fortement éloigné de la réalité je pense car des œuvres avec du fond ou vides, progressistes ou réactionnaires il en existe autant parmi les grands classiques admirés de l’élite que parmi les œuvres au public plus populaire. Aussi je pense qu’aucune fiction, aucun art n’est intouchable et encore moins intemporel ou universel et quelles s’inscrivent toutes dans un contexte historique, géographique, culturel, religieux, sociologique etc…qui fait qu’on y sera personnellement plus ou moins réceptif ou pas et qu’on la percevra avec un regard différent selon notre propre position sociale, le bagage culturel et artistique qu’on a eu avant d’y être exposé, les échos de notre vie et de nos souvenirs qu’on y retrouvera ou pas et des tas d’autres raisons. Donc oui je suis une grosse relativiste du gout en art et je pense qu’en la matière la perception de chacun se vaut et n’est jamais rien d’autre que son avis propre sur telle ou telle œuvre. Et oui je dis œuvre pour tout type de film ou autre production dans un domaine généralement considéré comme artistique je ne distingue pas entre les films d’arts et les films supposés ne pas en être car commerciaux, de genre ou adressés à un public cible particulier et non point d’auteur car franchement je me fous complètement de ces distinctions pour moi à partir du moment où une objet à but esthétique produit un impact émotionnel vif sur des gens c’est de l’art et si c’en est du grand ou pas on ne le sait pas si c’est récent car c’est sa capacité à résister à l’épreuve du temps et donc à résonner émotionnellement longtemps avec des gens vivant dans des contextes les plus divergents possibles qui en décidera à mon sens mais le petit art à sa place aussi.  J’ai compris ça le jour où j’ai lu une fanfiction très courte, sans aucune prétention, bourrée de clichés sur l’anorexie que je jugée très mal écrite et bourrée de fautes tant en terme d’écriture scénaristique que d’orthographe et que je voulais critiquer assez vivement…jusqu’à la lecture d’un commentaire fait par une ado de 12 ans qui était anorexique et qui se sentait seule au monde et était sur le point de se tuer qui remerciait l’auteur de lui avoir appris qu’elle n’était pas la seule au monde à vivre ce problème qui s’était beaucoup reconnue dans ce que cette histoire racontée et disait très émue que lire cela lui avait sauvé la vie. Depuis ce jour j’essaye, même si c’est difficile pour moi dans certains cas car j’admets être assez fermée à certains genres fictionnels ou artistiques et être une casse burne exigeante pour rien aux critères d’appréciation tout personnels assez facilement en la matière, de faire mon maximum pour ne pas mal juger les gens qui aiment ce que je n’aime pas et vice versa ou qui perçoivent très différemment de moi des œuvres. Ces histoires de représentations jusqu’alors ça parait cohérent avec tout ça vu que ça permet de déplacer le curseur des points de vue de dominants et de s’intéresser à ceux des dominés et à leurs diverses productions culturelles le plus souvent fort riches et trop sous estimées. Jusque là ok. Sauf que partant de ces analyses là trop de militants et de gens en général en arrive à évaluer des contenus fictifs en terme de trucs appréciés par les militants d’une cause = bien, trucs pas appréciés par les militants d’une cause = mal, trucs faisant débat entre militants d’une cause = je botte en touche à propos de mon avis sur ce contenu jusqu’à ce que le débat soit tranché et à mon avis c’est la que ce genre de politique ça commence à devenir vraiment n’importe quoi, quand ça devient une instance de décision normative, de la censure, bref du politiquement correct. Et c’est triste à dire mais l’immense majorité du militantisme que je vois se faire aujourd’hui sur d’autres causes que la lutte des classes…bah ça se résume peu ou prou à ça. Alors je sais on me dira que ces luttes sont importantes aussi et que toujours prioriser les questions de classe est périlleux mais il me semble quand même assez clairement qu’être une minorité au sein de la bourgeoisie est nettement moins dangereux qu’être une minorité au sein du prolétariat déjà de base, et que les prolos issus d’une ou plusieurs minorités eux ils ont pas le choix ils doivent se battre sur tout ces fronts et que pour en faire partie le front de la lutte des classes je peux vous assurer que c’est celui où se situent 95% de mes problèmes réels. Et oui je comprends la tendance à se centrer sur changer des trucs anecdotiques comme l’avis des gens sur un film connu et à quel point il est progressiste ou pas en terme de féminisme pour en être aisément moi même victime, quand on a l’impression de ne rien pouvoir changer que de cosmétique on se centre sur les aspects signes extérieurs de la domination qu’on essaye d’effacer plutôt que sur le système économique qui est la cause du fait qu’il se perpétue, système certes capitaliste mais aussi sexiste, raciste et validiste mais je reste persuadée que sur les causes antisexistes, antiracistes et antivalidistes aussi on avancera beaucoup plus en priorisant l’analyse de leur production, reproduction et consommation dans le circuit économique du capitalisme et en les révélant de façon aussi pédagogique et compréhensible de tous que faire se peut qu’en débattant sur si le prochain film Marvel passera ou pas le test de Bechdel par exemple. Bon je dis ça mais ce genre d’analyse peut être fait dans une perspective d’analyser l’aspect consommation du sexisme donc pourquoi pas à la limite mais je reste souvent sur ma faim quand j’y cherche la moindre perspective économique ou de lutte des classes. Du coup je trouve que ça ressemble quand même nettement plus à des tentatives pathétiques d’ailleurs de divertissement des gens des énormes problèmes de casse sociale du néolibéralisme effréné façon gouvernement Macron et ces prédécesseurs qu’à une politique qui peut vraiment changer quoi que ce soit en profondeur. Se centrer à ce point sur des broutilles ça diminue la force de frappe de notre classe sociale, c’est de la stratégie politique de base de la bourgeoisie, du diviser pour mieux régner je crois. Mais c’est facile de se faire prendre au piège car les débats politiques économiques c’est chiant, parler ciné c’est nettement plus intéressant, surtout quand il s’agit de défendre des films et personnages auxquels on est très attachés ou au contraire de descendre ceux qu’on ne peut pas saquer. C’est jouissif certes, mais c’est plus du loisir de critique de cinéma amateur que du militantisme, alors à ce stade autant l’assumer jusqu’au bout et faire de la critique ciné sur tout les angles, en gardant le politique pourquoi pas mais aussi et surtout sous l’angle artistique parce que bon faire la sociologie politique d’un film ne nous apprends rien de rien sur sa réalisation, ses musiques, ses décors, comment il s’inscrit dans un genre précis ou pas etc…bref ça ajoute un angle d’analyse à la critique de cinéma qui était négligé jusqu’alors mais trop souvent ceux qui l’ont en font leur spectre d’analyse unique de tout ce qu’ils voient et ça devient n’importe quoi oubliant totalement les angles d’analyses classiques d’un film et n’en essayant pas de nouveau, plaquant éternellement ce schéma unique et cette seule lecture du monde tout le temps sur tout même quand ça a une pertinence plutôt douteuse, comme se scandaliser qu’un film de guerre se passant principalement au front lors d’une des deux guerres mondiales est, fidèlement à ce qu’était l’armée à l’époque, un casting principalement masculin et des chances de réussir ce fameux test de Bechdel assez faibles du coup ou qu’un film épique à thème médiéval se passant en Scandinavie montre un nombre de noirs relativement faible, ok il y en avait surement même à l’époque dans les contrées nordiques mais même aujourd’hui ces pays ne sont pas des pays où le nombre de migrants et descendants de migrants issus d’ex colonies est fort vu que bah ils ont beaucoup moins participé à la colonisation du coup ce genre de choix est plutôt logique en fait, après en soit si quelqu’un veut absolument faire un film de fantasy épique médiévale avec un casting 100% composé de femmes vikings noires badass pour moi pas de problème si c’est bien foutu ça peut même être assez mémorable mais seulement à partir du moment où le film assume d’être de la pure fantasy voire de la SF pourquoi pas en imaginant par exemple que cette situation soit le résultat d’un voyage dans le temps ou d’une uchronie mais dans un film qui se veut avoir un degré plus fort de réalisme historique ce genre de prises de liberté par contre ça me gêne, principalement car il y a déjà suffisamment de conneries sur l’histoire et d’anachronismes dans ces genres de films là pour ne pas en rajouter une couche d’autant plus que trop de gens en grandissant oublient très vite leurs cours d’histoire et considèrent les films de ce type comme des descriptions relativement fidèle du passé, et là pour le coup ça donne à l’inverse des horreurs dont je comprends bien qu’elles scandalisent des gens dans le portrait qui est fait de leur minorité et qui est retenu dans les mémoires comme cette vidéo le montre bien avec le cas des Premières Nations d’Amérique du Nord, d’ailleurs globalement la chaine de ce gars je l’aime bien, ce sont principalement de courtes parodies de l’actualité politique par le biais de détournement de films connus qui font un peu penser aux sketchs des Guignols de l’Info du temps de leur gloire je trouve donc si ça vous parle jetez y un œil je vous le conseille vivement  :

Bon là Ok quand les scénaristes chient carrément sur l’histoire de tout un pays pour faire de la merde colonialiste au point où l’ont été quasiment tout les films américains avec des « indiens » dedans je comprends qu’on gueule sur les gros problèmes de représentation car ça a vraiment pour conséquence d’inverser l’histoire en la réecrivant à l’envers pour correspondre à la vision du monde des colons et du coup la plupart des gens ne savent rien des cultures des premiers habitants de l’Amérique et en ont une vision totalement faussée car ils ne les connaissent qu’à travers les films américains…et ce même aux États Unis là où c’est évidemment le plus gênant. Après quand les libertés prises sur l’histoire pour mieux coller à l’univers fictifs ne détourne pas gravement son sens, comme dans ce cas où la plupart du temps c’est juste du négationnisme du génocide vécu par ces premiers peuples sur les terres américaines, par exemple quand on se retrouve avec une femme protagoniste dans un univers médiéval prenant des libertés qu’il eut été très peu probable qu’elles s’autorisent à l’époque sans risquer sa vie et que ça passe crème car on veut moderniser et aseptiser un peu le conte sur lequel on se base ou quand on décide d’adapter un film asiatique avec des acteurs français en le tournant à Paris en vrai si c’est bien fait je vais pinailler car je suis casse couille mais en vrai je trouve pas ça dramatique et je comprends pas les scandales qu’on fait dans un sens ou dans l’autre sur ce genre de détails. Je veux dire je connais quand même des gens qui s’interdisent de voir des films de droite, c’est à dire des qui ne correspondent pas à leurs idéaux de militants anarco communiste de l’extrême champion de toutes les causes et qui se retrouvent à n’en voir que des indépendants tournés dans des cinémas militants ou n’en regarder aucun il y en a qui en sont là côté fermeture d’esprit quand même, bon après si tu n’aimes pas le cinéma ou si tu n’aimes que ce cinéma ne rien regarder ou ne regardez que ça après tout c’est tout droit à titre individuel même si je trouve ça dommage par contre quand ce genre de gens ce qui arrive très souvent essayent de forcer les autres à n’aimer que ce qu’eux ils aiment ça devient une police du bon gout et là j’avoue que je trouve ça super chiant quand ils s’y mettent. Et le problème c’est que ça influence les politiques autour des films, pire parfois dans les films, à un point absurde, l’exemple typique c’est le pays qui a foutu une indication positive sur les DVD des films qui passent le test de Bechdel pour encourager le cinéma à faire des représentations de femmes moins misogynes…à la base ce test c’était une blague dans une BD ça a jamais été un évaluateur de degré de féminisme dans un film, juste de si il y a deux persos féminins dedans qui parle au moins une fois d’autre chose que d’un mec et…c’est tout. Voilà. Avec cette vision si on la pousse à l’absurde ce dont pas mal de gens sont assez proches hélas si ton film a des persos au genre indéterminé, si c’est un film centré sur des hommes même des hommes gays, trans, efféminés ou juste qui rompent un peu les codes de la masculinité traditionnelle, si ton film il est muet, si ta protagoniste elle est un peu seule à avoir un rôle majeur dans le film ou si elle a un rôle classe à mort et plutôt viril mais qu’elle est seule femme dans un milieu masculin ton film sera jugé misogyne, si ton film a une conversation entre deux nanas qui dure quelques secondes, qui parle d’un sujet tout aussi cliché de conversations de filles comme je sais pas les enfants, le shopping ou le ménage, si c’est un film à casting entièrement féminin blindé de blagues sexistes à ras bord, si ton film est super féministe mais tellement chiant et mal foutu car genre indépendant militant sans budget que personne ou presque ne le verra au cinéma donc il n’aura pas le moindre impact dans la culture populaire et ne fera que prêcher des convaincus et c’est tout, si ton film est féministe mais super homophobe, transphobe, raciste ou validiste en même temps, si ton film nous ressort des clichés genre la femme forte indépendante parfaitement Mary Sue de service qui parle avec une autre nana deux trois secondes, si ton film raconte l’histoire de deux nanas dont l’une est immonde avec l’autre tout au long du film et lui pourrit la vie et plein d’autre cas dans ce genre il sera jugé antisexiste et progressiste sur la base de cet unique critère par beaucoup trop de gens qui l’utilisent pour se dispenser de réfléchir par eux même. Et là on a un gros souci parce que ce genre d’outil c’est censé être ça un outil d’analyse pas le début et la fin de ton analyse. En plus bon là je reprends l’exemple du féminisme car c’est le mouvement militant qui fait le plus ce genre de trucs mais bien souvent on a des analyses d’une pauvreté abyssale se résumant comme suit :

1-Si il y a un personnage masculin dans le film c’est mal parce que quoi qu’il fasse, pense ou dise c’est un mâle dominant donc c’est le mâle donc il ne devrait pas exister.

2-Si il y a un personnage féminin dans le film c’est mal parce que quoi qu’il fasse, pense ou dise c’est une pauvre fille soumise donc elle ne devrait pas exister… sauf si elle correspond à nos critères à savoir les suivants.

3-Avoir un corps de femme qui plait aux genres de mouvements féministes qui font ce style de critique, c’est à dire ne surtout pas être sexy ou aguicheuse, ne surtout pas faire pute et ne surtout pas avoir une apparence pensée pour attirer les hommes, en clair une fille moche, normal ou au look un peu masculine butch ok une fille dont le corps va faire fantasmer le public masculin surtout pas…les filles dont c’est le cas IRL car elles sont belles et sexy apprécieront que leur existence soit ainsi invalidée par des gens censés défendre la cause de toutes les femmes j’imagine. Notamment les actrices qui jouent ces personnages dont c’est quand même dans le cas de films en live action le corps que ces filles là insultent, paye ta sororité.

4-Avoir un corps de femme d’âge mur car elles trouvent toujours à redire sur les personnages de petites filles qu’elles les jugent niaises et trop candides ou fantasmes hypersexualisées pour homme pédophile je ne les aient juste jamais vu apprécier un seul personnage de gamine donc je me dis qu’elles aiment juste pas les personnages immatures je vois pas trop d’autre explication possible là dessus.

5-Avoir un personnage dont l’esprit, c’est à dire la volonté, les rêves, les goûts, le caractère, les buts, la personnalité etc…ne soient surtout pas associés à des façon classiques d’être féminine car la féminité elles sont en guerre contre.

6-Et dernier point avoir un personnage qui prouve être libre,forte et indépendante chaque fois que le scénario le lui permet, ce qui un idéal complètement libéral, validiste et occidental vu que l’indépendance des un par rapport aux autres est une illusion de privilégié, dans la vie quand on en a vraiment chié on sait qu’on ne peut pas s’en sortir tout seul et que c’est l’interaction entre les gens, la solidarité qui permet à tout le monde d’exister et que ne jamais en avoir connue ça ne rend pas fort et libre mais cynique, désillusionné, triste et désabusé. On ne se libère pas seule ça n’a pas de sens c’est totalement individualiste comme idéal de féminisme. D’ailleurs je suppose que les test genre Bechdel si il y a le critère d’au moins deux nanas qui servent à quelque chose dans le film c’est justement censé être à la base pour aller dans ce trip de solidarité féminine à encourager ou au minimum pour essayer d’inciter à la diversification des personnages féminins et de leurs interactions et que plus de films avec plusieurs persos féminins divergents les uns des autres existent. Mais au final plein de films qui le passe de justesse parce qu’une protagoniste badass parle cinq minutes à un cliché de maman à peine esquissée et tout juste nommée qui ne sert à rien qu’elle va sauver ou un truc dans ce genre là sont acclamés comme ultra féministes et j’ai envie de dire conneries quoi. Et puis justement si on a un féminisme conscient des luttes sociales une demi minute on le sait que la liberté on ne l’a pas et qu’elle reste à conquérir pour les femmes et qu’elles ne pourront y parvenir qu’unies ensemble dans un combat en ce but malgré leurs divergences car elles sont de vraies personnes donc fatalement elles ont entre elles des conflits, des désaccords et des inimitiés et dans son film on le montre putain de bordel de merde. Non pas dans l’idée que les femmes s’écharpent tout le temps entre elles bien sur on montre aussi leurs amitiés, leurs amours lesbiens quand c’est pertinent aussi pourquoi pas et leurs moments de partage de façon beaucoup plus large c’est juste que souvent dans des fictions se voulant pro féministe pour contrer l’image des nanas se crêpant tout le temps le chignon on l’inverse par une insupportable niaiserie doucereuse où au contraire elles sont encore plus tout le temps en harmonie que pourrait l’être une foutue conscience collective de film de SF et ça en devient pas crédible du tout et même risible tellement ça devient à côté de ce qu’on vit vraiment, c’est une représentation justement tellement lissée et aplatie par le politiquement correct que ça en devient gênant et limite insultant en fait. Alors que merde IRL des nanas qui en tuent, en esclavagise, en viol, en harcèle d’autres et plein d’autres horreurs du genre ok c’est rare mais ça existe, encore que les harceleuse c’est vraiment pas si rare que ça, des nanas qui médisent les unes sur les autres, persiflent, font les petites pestes ce n’est pas un hasard qu’on en trouve au moins une par film pour ado, demandez à vos amies autour de vous quand elles été au collège ou au lycée la plupart en auront connue au moins une vraie de fille un peu comme ça, les clichés exagèrent ces portraits en les changeant en caricatures mais une caricature c’est pas totalement détaché de la réalité c’est un miroir grossissant et déformé car exagéré et simplifié d’une réalité, alors prétendre que ces nanas là n’existent pas juste pour rester dans l’illusion d’une sororité parfaite juste c’est hypocrite, et puis même sans ça quelle fille n’a jamais rencontré dans sa fille une autre femme avec qui le courant passait très mal et qu’elle considérait à tort ou à raison comme une connasse franchement? Et puis même sans ça des personnalités qui collent moyennement l’une avec l’autre, des valeurs qui ne sont pas compatibles, des buts qui divergent, des préjugés sur les unes ou les autres, des différences culturelles ou des désaccords de philosophie de vie il y a plein de raisons pour que les filles soit pas tout le temps dans une bulle de bisounours quand elles sont entre elles IRL alors pourquoi ce serait le cas dans des films censés être féministes c’est absurde. Et puis imaginez deux minutes à quel point des films populaires à grand succès deviendraient chiant si les personnages masculins recevaient ce même traitement, un Seigneur des Anneaux, un Star Wars sans conflit entre les membres de l’équipe des « gentils » ce serait pas vide, plat et chiant au possible quand même? Bon après je sais c’est aussi une habitude narrative très hollywoodienne d’écriture scénaristique de penser ne pouvoir faire avancer des histoires que par le conflit et plein d’animés tranches de vie ou d’histoires à public enfantin ou féminin ciblé ont des récits qui s’en passent relativement bien sans y perdre leur intérêt mais c’est pas parce que c’est une meilleure forme d’écriture par principe, c’est car ils ont été pensé pour et ça colle à ce qu’ils sont, forcer ça dans des histoires pas prévues pour ça donne un truc bancal et mal foutu. Après que beaucoup de filles soit attachée à cette narration moins bagarreuse je le conçois mais dans ce cas pourquoi ne parler que de la représentation des personnages et oublier d’analyser tout les autres éléments des films si une des choses qu’on a le plus envie de faire diversifier c’est l’écriture car on trouve le côté forcé des persos qui se tapent dessus pour se taper dessus et prouver leur virilité dans le film ricain moyen de base un peu niais à sa façon et qu’on veut proposer une autre façon de faire du cinéma après tout pourquoi pas. Sauf que dans ce cas là faut sortir de Twitter et prendre une caméra et commencer à tourner les films qu’on veut voir. Sauf qu’évidemment on va se heurter à plein d’obstacles parce que c’est beaucoup plus dur, je le sais pour l’avoir tenter, de créer et encore ça c’est rien, la vrai difficulté, celle que je n’ai jamais surmontée encore, de créer des productions qui soit de nature à convaincre un milieu artistique assez pour qu’ils t’achètent ce que tu leur propose et te paye pour ce que tu as crée. Je parle même pas d’être payer correctement dans le milieu artistique clairement ne pas être payé au lance pierre n’arrive qu’aux bourges. Et encore même les bobos galèrent à y parvenir parfois. Cela n’arrive qu’aux bourges de droite et parfois aux gens dont la réputation n’est plus à faire et qui sont déjà des monstres sacrés de leur milieu, les débutants lol. En plus en France c’est pas un secret si on veut tourner dans des films de genre ou en fait tout autre film que du cinéma d’auteur chiant où un couple de bobo s’emmerde et te dit qu’il s’emmerde dans sa chambre d’appart parisien tout gris pendant une heure trente c’est la merde on trouve aucun financement à moins de s’expatrier pour y arriver ce qui n’est pas donné à tout le monde ou de le faire avec des moyens tout petits, en gros ta caméra, tes potes et ton appart, et du coup ça a aucune chance d’être retenu un jour à moins d’un scénario et d’une mise en scène en acier trempé face à l’énorme tas de films de ce type à gros succès qui sortent tout les ans comparées auxquelles ton film sera complètement cheap et fera bien pitié aux gens dans le meilleur des cas. Autre problème le dernier que j’ai avec cette façon d’aborder le féminisme dans les films, c’est quoi cette obsession de merde pour les personnages forts? Déjà en général ça veut clairement dire forts physiquement donc fatalement c’est validiste et puis même ça encourage à produire des Action Heroes féminines à la chaîne sur un même moule et c’est complètement con en fait car c’est un style de personnage mais heureusement quand même il y en a d’autres. Regardez le top 100 des meilleurs films de tout les temps sur Allociné il y a plein de persos dont c’est pas du tout le cas et que tout le monde a trouvé intéressants dedans, ok dans Batman le Joker il est fort mais c’est clairement son charisme machiavélique qui fascine les gens pas sa puissance physique, dans Full Metal Jacket le film a énormément marché car il détruit complètement cette idéal militarisé qui fait de la force masculine militarisée la seule chose qui compte justement, alors pourquoi tenter d’imiter en tant que « féministes » un modèle de masculinité qui de l’avis même des hommes eux mêmes est dépassé?, dans Indiana Jones il y a plein d’action et il est fort ok mais c’est l’aventurier intrépide que les gens aiment, dans le Voyage de Chihiro on suit une enfant relativement ordinaire à qui il arrive des aventures extraordinaires et c’est ce qui la rend si attachante, dans Ready Player One on suit les aventures d’un loser nolife qui s’évade dans son jeu préféré pour oublier sa vie de merde IRL et ont est complètement pris dans son aventure car on est nombreux à se reconnaitre en lui, dans le Tombeau des lucioles on suit une famille innocente qui vit l’horreur de la guerre dans toute sa noirceur et sa tragédie et c’est pour ça qu’on est touché, dans Ame et Yuki les enfants loup on suit l’histoire d’une mère qui élève des enfants différents car ils ont un secret, ils se changent en loup et le film étant plein de tendresse et d’émotion il a touché énormément de gens alors que là pour le coup on est à des kilomètres de la version féminine d’un Action Hero, c’est pas Action Man, c’est une maman pauvre dans la merde sans aucune particularité hormis son amour sans bornes pour ses gosses et son courage de les éduquer, et on s’identifie parfaitement à elle car tout est pensé dans le film pour qu’on se sentent impliqué dans son histoire et comme c’est bien fait ça marche, le Roi Lion c’est l’histoire d’un gamin lionceau qui apprend à devenir adulte en surmontant la mort terrible de son père pour devenir un bon souverain, on s’y identifie car on a tous été enfant un jour et on a pas besoin d’être des lions pour se reconnaitre en Simba que je sache, dernier exemple films le plus cité sur Allociné comme le meilleur film Forest Gump, l’histoire d’un jeune homme avec un handicap mental léger qui sait courir très vite mais est quand même très loin d’être une montagne de muscle qui tatane tout le monde et dont le parcours a touché plein de gens car il vit une vie pleine de retournements de situation dans une période très particulière de l’histoire qui est fort bien décrite dans le film. Bordel même les films de Super Héros, l’archétype du film d’Action Hero de nos jours ça reste des films où en général, saga X Men c’est de toi que je parle tout particulièrement, les personnages sont plus intéressants pour leur côté on est différent des autres et c’est notre secret et on est mal accepté et on doit se cacher du coup comment on gère avec ça chacun à notre façon que pour leur capacité de baston même si elle n’enlève rien à leur charme et j’aime bien les films d’actions avec deux lignes de scénario et plein de gens qui se tapent dessus même ceux là si tes persos ils sont pas attachants ou du moins intéressants et que ta bagarre elle est vide d’enjeu ils sont nuls car avant tout un bon film c’est un film prenant où on se sent investi dedans. Et comment tu voudrais pouvoir te sentir investie dans l’histoire d’une Action Hero Mary Sue sans aucun défaut?  Au mieux si c’est fait de façon très cheap et à un degré lunaire de fanatisme idéologique ça peut donner un nanard marrant mais c’est tout ce que tu pourras espérer d’un film comme ça.

Bon heureusement en général quand même les gens qui font ce genre d’analyses veulent quand même voir des films donc ils acceptent des films avec des persos masculins du moment que ceux ci ne sont pas centraux et n’ont que des défauts relativement mineurs et sont ok avec n’importe quel perso féminin à physique moche, normal ou « masculin », à personnalité masculine et forte, libre et indépendante. Résultat en 1979 le seul film qu’elles approuvaient c’était…Alien, Ellen Ripley. Donc bien une femme Action Hero…d’ailleurs à la base le rôle avait été pensé pour un homme et ce début du cinéma d’action à personnage central féminin fort c’est fait car l’actrice s’est battue pour avoir ce rôle qui lui plaisait mais ils en ont pas changé une ligne, elle eut été un homme ce serait exactement le même film en fait. Par contre la réception aurait sans doute été nettement moins percutante, les gens se seraient dit ah ce film d’action de SF est génial et point barre là ça a été le début d’un modèle de personnage féminin reproduit à la chaîne et devenu un cliché en soi depuis. Et ça reste un peu le seul genre de films qu’elles approuvent en fait. Sauf bien sur les films militants féministes qui existent depuis les années 1980 et peuvent être intéressants pour certains d’entre eux, esthétiquement comme sur le fond, mais qui restent le plus souvent des films très peu connus qui ne prêchent que des convaincues, les films lesbiens bien sur en règle générale car je rappelle quand même que la BD d’où on sort ce fameux Bechdel Test c’était clairement une histoire d’amour entre deux gouines et celle qui se plaignait de pas trouver de film qui l’intéresse au cinéma le faisait clairement dans l’optique de critiquer l’inexistence d’un cinéma lesbien grand public qui depuis existe, et quand elles sont relativement souples elles acceptent aussi les biopics de femmes célèbres, les films avec des persos centraux LGBT qui ne sont pas automatiquement des femmes, les films d’auteur à oscar qui choisissent une voie relativement simple de militantisme modéré en se centrant sur des histoires de relations entre femmes pour pas trop se mouiller histoire d’avoir leur récompense, tendance existant quand même depuis la fin des années 1990 qui est une preuve de l’institutionnalisation nette du féminisme cinématographique, ah oui et bien sur j’ai déjà eu un mini espoir d’ouvrir ce genre de meuf à d’autres cinémas, au moins d’autres cinéma militants qui parlent de lutte antiraciste (exemple : Black Panther), antivalidiste (exemple : Temple Grandin, c’est un biopic d’une femme autiste qui a en gros lancé le militantisme pour la neurodiversité donc ça devrait leur plaire mais clairement elles s’en foutent) ou des films avec des prolos en héros dedans (exemple : Rocky évidemment, oui je sais c’est un peu l’homme seul qui triomphe mais bon osef il y a tellement peu de films de prolos héros que je prend volontiers)…sauf que clairement elles s’en foutaient. Après des militants sur d’autres causes que l’antisexisme qui ne regardent que des films militants j’en ai connu mais c’est plus rare quand même je trouve et en général ils regardent des films militants multicauses donc c’est moins pire et surtout ils sont minoritaires dans leurs milieux militants à s’interdire de regarder autre chose et n’essayent pas de forcer les autres à faire pareil donc osef ils font bien ce qu’ils veulent après tout.  Quand aux polémiques infinies sur qui a droit de jouer quel rôle mon avis c’est qu’être acteur le principe de base du métier c’est d’incarner quelqu’un que tu n’est pas donc pareil osef tant que c’est fait de façon respectueuse tu peut être n’importe qui et jouer le rôle de n’importe qui d’autre et pareil pour les déguisements d’ailleurs en ce qui me concerne. Oui je sais ça enlève de bons rôles potentiels à des acteurs de minorités qui en ont déjà pas beaucoup mais dans ce cas bah faut en recruter plus et les faire jouer dans plus de films dans tout types de rôles, le problème de discrimination ici est dans l’entretien d’embauche plus que dans les films aboutis à mon sens. Bah oui et je vais finir là dessus parce qu’au fond mon vrai problème avec la politique de la représentation c’est que c’est l’arbre qui cache la forêt, si les films sont aussi conservateur en moyenne sur à peu près tout les sujets existants c’est car ils sont faits par des gens qui le sont et qui s’arrangent pour donner le plus de postes possibles à des gens qui leur ressemblent et le moins de postes possibles à des gens qui risqueraient de changer l’ordre des choses. Face à ça il y a deux solutions, celle des sœurs Wachowski de donner une portée révolutionnaire à leur cinéma grand public de façon métaphorique comme avec Matrix ce qui a fort bien marché ou celle de faire des films plus variés que ça à l’image de leurs auteurs sur le circuit indé que ce soit sur le web ou ailleurs ce qui est pas aussi connu, très difficile à réaliser et donne une ouverture toute relative car rares sont ceux qui y arrivent et la plupart ont un profil sociologique assez peu différent de celui des gens du milieu du cinéma classique et font des films qui leur ressemblent donc qui ressemblent à ce qu’on a déjà au final. Pourtant en musique indé on trouve vraiment de tout à l’image de tout le monde, je pense que la raison en est évidente c’est une question de budget pour faire une zik de qualité il est pas nécessaire d’investir très cher (je dirais 100 balles le matos maximum sauf à vraiment vouloir faire des trucs hyper techniques ça suffit amplement), c’est déjà pas trouvable pour tout le monde mais bon si t’es passionné et fauché tu trouve toujours un moyen d’y arriver de ce côté là quitte à chanter dans le métro si il le faut. Un film de base en production ça coute 1000 balle même si t’es hyper économe et pour un budget pareil t’es obligé d’engager ta bande de potes qui tournent bénévolement car ce qui coute le plus cher dans un film généralement (sauf blockbuster aux grands décors et effets spéciaux de ouf évidemment) bah c’est payer tes acteurs et si t’as pas toi même l’équivalent de plusieurs salaires moyen pour toi tout seul, bref si tu es pas blindé d’oseille tu peux pas, être réalisateur professionnel de cinéma dans le modèle actuel nécessite d’être riche et d’avoir un capital social et culturel conséquent, bref le cinéma est bourgeois car son mode de production  l’est. Et si on veut changer le cinéma et le rendre accessible à tout le monde c’est ce mode de production qu’il va falloir changer et rendre 10 fois plus accessible pour que tout le monde puisse en faire, car en vrai on a tous quelque chose à dire donc en apprenant comment faire on serait tous capables de faire des films que d’autres gens apprécient il est temps de démystifier les stars du cinéma et de la chanson et de se mettre à tous faire ce qu’elles font, si on fait tous de l’art et des fictions à notre façon qui nous ressemblent la représentation elle viendra d’elle même sans forcer. Dernier point qui me gêne vraiment, souvent les gens qui font passer en force des politiques de représentations dans les films ça donne des personnages collés de force dans l’univers de base, à la personnalité totalement inversée sans raison autre que de coller à ce que les SJW aiment, et résultat souvent une énorme perte de sens qui appauvrit beaucoup la qualité et la diversité de ce qui existe au cinéma dans le fond et est donc complètement contre productif par rapport à son but officiel affiché, la preuve ça fait 30 ans que ce genre de politique influence le cinéma, trente ans qu’à part rajouter une caution diversité par ci par là ce qui suffit à contenter la plupart des SJW ça ne change rien du tout aux représentations globales qui restent conservatrices et très largement fondés sur les mêmes clichés dans leur ensemble donc même sur ce que c’est supposé changer en profondeur ça donne quelque chose de totalement contraire à ce que c’est sensé rechercher à la base. Voilà pourquoi j’en ai marre de ce genre de conneries qui constitue en gros 95% du pseudo militantisme actuel, et pourtant j’en ai participé aussi car c’est facile, c’est une valeur refuge, et je m’en veux un peu maintenant car à bien y réfléchir je vois pas ce qu’on peut faire de plus réactionnaire que d’attaquer sans cesse la forme de la domination sans jamais mettre les mains dans le cambouis et en détruire le fond, les mécanismes sociaux qui la perpétuent. C’est comme si au lieu de lutter par la grève pour leurs conditions de travail les prolos avaient passé leur vie à ne faire qu’analyser comment les romans les représentaient, franchement ils n’en avaient rien à foutre et tant mieux car sans ça leurs luttes auraient été beaucoup moins efficaces sur la durée et ne se serait pas perpétuer jusqu’à maintenant. Tu veux détruire le système alors arrête de déconstruire des conneries et commence à détruire le système, voilà ce que j’en pense. Désolée c’était sans doute long, chiant et pas très intéressant et pas mal radoteur mais il fallait vraiment que ça sorte.

De l’utilité de faire des points Godwin.

Et oui j’ai décidé de faire un peu de provocation gratuite pour revenir en fanfare parce que ça me fait plaisir voilà pourquoi. Alors voici dix bonnes raisons d’en faire à volonté :

Raison numéro 1 : C’est pertinent assez souvent en fait.

Trop de gens oublient que l’idée du point Godwin c’est qu’une discussion cesse d’être intéressante et se condamne à mourir d’elle même quand on parle d’Hitler ou des nazis de façon non pertinente dans le débat pour arrêter de plus en plus tout débat où le sujet est évoqué, et ça c’est n’importe quoi donc oui n’hésitez pas à parler d’Hitler et des nazis chaque fois que cela vous semble réellement avoir du sens dans la conversation et si l’interlocuteur n’est pas d’accord avec vous sur ce point il vaut mieux récolter un point Godwin et essayer de comprendre pourquoi cela vous a paru avoir sens et pas à lui, nettement plus intéressant comme discussion que de finir l’échange sur l’acquisition d’un point Godwin pas forcément mérité.

Raison numéro 2 : Il y a des gens qui ont des points communs avec Hitler

Du coup souligner à quelqu’un qu’il a des attitudes, comportements etc…qui remémore le souvenir de cette figure historique c’est pas automatiquement sorti de nulle part en fait et ça vaut le coup de se questionner sur ce qui est sensé ou ne l’est pas dans la comparaison donc du coup oui si il y a une bonne raison de le faire il ne faut pas hésiter à comparer quelqu’un à Hitler, Hitler et les nazis ce n’est pas qu’on parle trop ou qu’on en parle pas assez c’est qu’on en parle généralement que quand c’est à côté du sujet de fond et du coup ne plus en parler en tapant à côté du sujet ce serait dangereux car pour plein de gens ça reviendrait à ne plus en parler tout court et du coup à oublier ce qui serait bien pire que d’en avoir un souvenir très déformé et simplifié comme c’est le cas actuellement dans la mémoire collective.

Raison numéro 3 : Ce n’est pas toujours une attaque personnelle.

Le point Godwin est souvent disqualifié en attaque personnelle mais ce n’en est pas forcément une si on part du principe qu’il s’agit de parler de nazis ou de Hitler dans un contexte où ça n’a pas de pertinence est un point Godwin les possibilités d’en faire sont bien plus larges que le seul cas de l’attaque personnelle alors il faut toujours réfléchir quand on en récolte un à si c’est car on a jouer petit en attaquant l’adversaire auquel cas on a droit à assumer le point Godwin obtenu ou si c’est un amalgame de mauvaise foi de votre adversaire pour vous disqualifier ce qui est signe que vous avez de très bons arguments.

Raison numéro 4 : Le devoir de mémoire.
Car l’existence de ce genre de mèmes dans la culture collective participe du fait que le souvenir des tragiques événements de la Seconde Guerre Mondiale et du génocide orchestré principalement contre les Juifs mais aussi contre plein d’autres gens eux hélas que trop oubliés Rroms, homosexuels, handicapés et autres reste connu de tous et surtout des jeunes qui sont les plus nombreux à avoir cette expression dans leur vocabulaire et ça c’est important.

Raison numéro 5 : la sociologie de comptoir qu’on peut faire autour.

Le point Godwin est un bon révélateur des thématiques qui agitent notre société, de celles qui l’obsèdent et de celles qu’elle passe discrètement sous silence donc se demander quand une discussion aboutit au point Godwin ce qui dans l’ensemble est très vivement à l’esprit des gens et ce qu’ils oublient un peu trop convenablement c’est utile pour comprendre mieux comment notre société contemporaine fonctionne et les débats qui la traverse.

Raison numéro 6 : La qualité des discussions.

Nul doute que la connaissance de la loi de Godwin et d’autres règles de rhétorique et de bonne argumentation diffusées massivement sur Internet ont énormément aidé à la qualité de tout les débats depuis qu’elles sont de plus en plus connues dans toute la société et ça c’est cool.

Raison numéro 7 : Donner un impact plus fort émotionnellement à son discours.

J’aimerais croire qu’un débat est fait de logique pure et que ce qu’en retienne les gens se joue uniquement à la qualité argumentative des exposés mais c’est purement idéaliste et j’ai abandonné depuis longtemps l’espoir de parvenir à faire en sorte que cela devienne un jour le cas,  convaincre est important bien sur mais sans jouer sur le facteur émotionnel on ne convainc jamais personne de rien. Cela ne signifie pas emporter l’adhésion en les manipulant mais simplement ne pas hésiter à dire sa vérité en se laissant porter par ses émotions quand elles nous débordent, cas dans lequel les arguments ne sont pas toujours accessibles et les comparaisons faciles amenant à un point Godwin par exemple sont assez vite arrivées en règle générale. Et tant mieux que cela arrive car si on privilégiait en tout débat le point de vue du plus apte à la maitrise de ses émotions cela aboutirait à des injustices fort grandes, en effet cela sera toujours jugé par des critères extérieurs les gens n’ayant en général qu’une capacité à deviner les bouillonnements émotionnels intérieurs des autres fort limitée et à la limite de l’inexistant cela se jouerait alors en réalité sur du pur arbitraire en fonction de qui est le meilleur acteur simulant l’image sociale clichée que l’on peut avoir de la maitrise de lui même le mieux. En plus ne pas s’emporter lorsqu’on est pas touché par une cause est plus aisé pour la plupart des gens que pour ceux qui sont directement impliqués et avec un fort attachement émotionnel dedans, par exemple dans un discours sur l’esclavage le maitre d’esclave esclavagiste sera surement plus apte à se donner des airs faussement objectifs et rationnels que l’esclave abolitionniste qui parlera surement en général avec plus d’émotion de sa cause mais il serait absurde et injuste sur cette base de juger que l’esclavagiste qui parle plus calmement à raison et l’esclave qui s’emporte tort, c’est pourtant un biais cognitif qui dans d’autres discussions où s’est moins évident fait souvent commettre des erreurs similaires à une majorité de gens. Du coup quand on en arrive au point Godwin ou à toute autre situation de débat à l’émotion vive juger que celui qui s’emporte à tort est dangereux et le plus utile et efficace c’est plutôt de chercher à savoir d’où vient l’émotion de la personne qui s’emporte plutôt que de la faire taire juste car c’est arrangeant.

Raison numéro 8 : Refuser le point Godwin est une forme de censure dans le fond.
En effet je suis pour une liberté d’expression totale dans laquelle tout le monde peut tout dire du coup de base je considère qu’interdire à quelqu’un de faire des amalgames faciles sur les nazis et Hitler au fond c’est de la censure et ce n’est jamais une bonne chose, ce qui n’empêche pas que je pense qu’il faut aussi remarquer quand l’excès inverse de ne pas interdire de parler de ces sujets  à tout va mais au contraire de répéter « facho » à longueur de journée à ces problèmes plus grave encore en terme de conséquences mais j’en avais déjà parlé dans un plus vieil article donc je ne pense pas utile que j’y revienne mais on peut en parler tranquillement ou même moins tranquillement sans pour autant faire taire des gens juste car leur discours ne nous semble pas convenable ce qui est la pire des formes de conformisme.

Raison numéro 9 : Le troll

C’est vieux comme le monde et j’aimerais croire qu’on peut avoir une vie sociale sans jamais troller mais l’expérience m’a fait bien vite comprendre que ce n’est pas vrai et que les gens aiment beaucoup trop polémiquer pour la plupart d’entre eux pour accepter de discuter avec ceux qui se refusent à cette pratique. Il m’a fallu de longues années pour l’accepter et m’y mettre aussi vu que je suis du genre à rester dans le rationnel chaque fois que le faire m’est accessible mais il faut bien l’admettre être toujours dans la réaction rationnelle ou émotionnelle à vif pour diffuser ses idées ça ne marche juste pas, alimenter régulièrement la faim de polémique des gens est essentiel pour y arriver. Et ce pour deux raisons, la première et que cela occupe les gens et les divertit et ils ne s’intéressent pas du tout aux idées qui les ennuient, cela ne veut pas dire qu’il soit nécessaire de les abrutir pour remporter leur adhésion à des convictions qui nous sont chères car le divertissement avec une émotion sincère et de réels arguments de fond derrière il en existe à foison et c’est en ce cas là ce que l’on doit rechercher je pense car la triste vérité et que sans cet artifice qui spectacularise l’argumentaire aussi bonne soit la logique et aussi réelle soit l’émotion qui pousse à avoir l’idée que l’on défend elle ne sera écoutée que par les gens qui en sont déjà proches et prêcher uniquement les convaincus est parfaitement vain. C’est d’ailleurs il me semble un fonctionnement essentiel de l’humain qu’énormément de militants pour des causes variées n’ont pas compris ce pourquoi ils ont condamné leurs idées à n’avoir aucun poids dans la société et c’est parfois dommage car certains, souvent ceux qui l’ouvrent le moins malheureusement, ont des idées intéressantes à faire passer. C’est cependant à risque de se retrouver avec que des débats entre experts de la rhétorique que de juger des discours sur le respect de l’ensemble de ces critères et on arrivera à une vrai démocratie que si l’on laisse un maximum de gens parler à un maximum de monde et suivre leur propre chemin, aussi troller c’est marrant mais je pense qu’il faut savoir choisir ses cibles de polémiques (autrement dit troller toujours les plus troll que soit sinon c’est s’attaquer à un adversaire plus faible que soit et c’est déshonorant) et être plus indulgent avec les gens qui maitrise de toute évidence moins bien la prise de parole, les règles de logiques du discours et leurs propres émotions de façon à ce qu’ils s’emparent de la parole plus aisément. Hélas c’est trop souvent exactement l’inverse qui est fait. Ah et aussi un troll bien fait ne franchit jamais la ligne rouge du harcèlement, on trolle pour faire réagir les gens à nos idées, les y faire réfléchir en les présentant sous un jour provoquant par pour s’acharner contre des pauvres hères moutons noirs d’une communauté dont ce sont surtout les chefaillons de service que l’on souhaite réellement viser. Et évidemment pour un bon troll les « arguments » de mauvaise foi et la provocation gratuite à base de point Godwin c’est de l’or en barre, leur retirer le droit à l’utiliser ce serait beaucoup appauvrir les débats et la société en réalité car le troll bien fait c’est comme un coup de pied au cul, ça fait mal et c’est énervant mais pour faire bouger les lignes c’est parfois une nécessité. C’est triste à dire mais vu comment fonctionne l’humanité socialement les trolls sont dans les communautés humaines parmi les meilleurs garants de la liberté d’expression.

Raison numéro 10 : Le point Godwin c’est une tradition geek qui s’est diffusée dans l’ensemble de la société qui ne s’en est que mieux portée.

Et ça c’est une fierté à célébrer et ça fait partie un peu des meubles, bon c’est pas la meilleure raison du monde mais la disparition du point Godwin ce serait la fin d’une époque et ça en rendrait plus d’un nostalgique vu qu’on s’y est fait et beaucoup d’entre nous y sont affectivement attachés et ok c’est plutôt anecdotique ce dernier point mais n’empêche que ça y fait mine de rien.

Alors bons points Godwins à tous et à toutes.

La mode pour dyspraxiques (et autres atypiques mais ce sera surtout sur ça) : 12 astuces. Plus quelques nouvelles sur ma vie perso vite fait au début.

Mes noces de paillettes (1 mois de mariage) ce sont super bien passée et mon chéri et moi on est en mode total love et on fait un peu que ça en ce moment d’où que je traine plus beaucoup ici ces temps ci je n’en ai plus vraiment le temps pour mon plus grand bonheur. J’écris juste ça histoire de vous rassurez si jamais certains d’entre vous s’inquiète pour moi, pas de nouvelles = bonnes nouvelles ;).

Ceci dit à force d’entendre mon amour me rendre absolument toutes ses passions super intéressantes en l’écoutant en parler des jours entiers même des sujets dont je me fous totalement quand quelqu’un d’autre m’en parle du genre la mode par exemple (enfin les looks alternatifs vu que la mode style commerciale et que tout le monde suit il en est très loin et moi encore plus).

D’ailleurs puisqu’on y est j’ai fait quelques recherches et je me suis rendue compte qu’en magasin il n’y a pas que la disposition des lieux qui soit conçues pour les seuls valides et donc validiste, l’offre de vêtements l’est aussi. Devinez combien il y a de marque en France spécialisée dans les vêtements « pour handicapés » tout handicap confondus? 1. Et encore elle reste centrée que sur la mode pour gens en fauteuil roulant ce qui est déjà nécessaire mais ne représente que 8% des atypiques et est déjà le type de personnes atypiques auxquelles le plus d’accessibilité est permise (même si ça reste tout pourri et scandaleux le peu qu’ils en ont eux aussi comme nous tous), les autres…rêvez même pas, enfin si j’ai déjà vu ça et là des accessoires stylés pour aveugles, bornes ou sourds ou quelques autres physioatypies moins connues mais ça court  vraiment pas les rues et les modes spécialisées pour personne hors de la norme mentale de façon explicite c’est inexistant en France contrairement à d’autres pays comme au Japon avec le Yami Kawaii par exemple qui est une mode complexe mais dont un des aspects est de permettre aux personnes psychoatypiques, aux dépressifs notamment d’afficher leur mal être de façon esthétique avec un mélange de sincérité et de performance, bien sur c’est une mode très méconnue et alternative mais elle y existe, bon en France on a des modes du monde anglophones importées qui peuvent satisfaire ce but car y exprimer ce type de sentiments y est autorisé comme avec la si mal réputée mode emo par exemple qui est très souvent rejeté de façon explicitement validiste car il lui est reproché de parler souvent de dépression, de suicide et d’automutilation…reproche venant du fait qu’elle serait supposée y inciter. Alors comment dire moi qui aime écouter du Depressive Black Metal sous genre de Black Métal qui justement reprend souvent les thèmes de la dépression et du suicide aussi, je peux vous l’assurer : 1-En écouter peut être juste par gout esthétique et ne signifie pas automatiquement qu’on ait ces envies là. 2-Personne n’est jamais mort à cause d’une mode portée ou d’une musique écoutée quel qu’en soit le style. Si quelqu’un se tue les causes sont toujours plus profondes que cela. 3-Pour 99,99999999999% des gens qui portent des vêtements sombres ou écoutent des musiques sombres où bref font des trucs liés à une contre culture aux thèmes un peu dark ou de toute évidence atypiques si c’est par esthétique mais aussi et surtout si c’est du fait de s’y reconnaitre dans son atypie ce qui certes arrive très souvent même si c’est pas automatique et que des gens 100% valides dans ce type de contre culture c’est minoritaire (même si ils y passent leur vie à gueuler plus fort que tout le monde qu’on peut être valide et en faire partie en silençant la majorité en faisant partie dont ce n’est pas le cas et s’y retrouvant en grande partie, même si jamais uniquement pour cette raison, car y trouvant de quoi exprimer leur atypie, ce qui est lassant à la longue) mais ça existe, ça leur fait plus de bien que de mal là je parle d’expérience, c’est même l’une des choses les plus efficaces qui soit pour vivre bien avec des atypies je le conseille à tout atypique qui en a envie et peut se le permettre. Mais aucune de ces modes alternatives n’a été faite à 100% et surtout de façon explicite pour les personnes pas valides en France et en Occident du moins à ma connaissance même si souvent pour nous elles sont de grands bols d’air frais.

Et puis même en les comptant ce sont des modes alternatives donc difficiles à assumer de porter tout les jours au travail entre autres par exemple. Et quand on veut des fringues passe partout ou du moins portables à un entretien d’embauche en ayant la moindre chance même minime d’être recruté…et là je me dis qu’il y a une inversion validiste dans les commentaires négatifs envers les gens portant des modes alternatives, toute personne goth, emo, punk, métalleuse etc…j’en passe plein, bref toute personne avec un look peu commun qui tape un peu à l’oeil en gros quoi va forcément entendre au moins une fois dans sa vie et en général au moins une fois par jour si elle sort dans la rue « Non mais c’est fini Hallloween », « Tu vas à un bal masqué », « en qui est tu déguisé? » dit de façon ironique et méprisante volontairement blessante et non pas comme une question sincère, pour avoir droit à ce traitement de défaveur il suffit de sortir d’un style portable en entretien d’embauche et pourtant les gens qui portent des styles alternatifs sont généralement sincères et se sentent eux mêmes dans ces vêtements qui ont été durs à trouver, qu’ils ont souvent customisés eux mêmes voir fabriqués entièrement seuls en mode DIY, et qui correspondent à leurs gouts et leurs univers personnels, bref ils y mettent énormément d’eux mêmes d’où leur forte affection et leur grand attachement à leur style qu’ils portent fièrement et se battent régulièrement pour avoir le droit de conserver dans l’espace public, donc du coup c’est bien quand ils sont obligés de porter une tenue de travail qu’ils sont déguisés et tout ces gens qui le leur reproche de ne pas coller dans le moule…au fond je crois que c’est de la jalousie même si je peux me tromper, ils voient des personnes qui osent des looks forts et originaux et ça les énervent de ne pas pouvoir se permettre de faire pareil alors ils se vengent par des remarques désobligeantes.

Donc pour revenir à mon histoire de vêtements adaptés qu’aux valides si on veut des vêtements pour pouvoir travailler car trouver un taf qui accepte les looks alternatifs ou le négligé ou juste s’en foutre de pas avoir un taf n’est pas accessible à toutes les personnes atypiques on est en général obligé de ce déguisé en habit portable en entretien d’embauche, c’est à dire soyons cash de se déguiser en valide. Oh ça on sait bien le faire mais que ça peut être agaçant et épuisant bon sang.

La marque Selfia celle qui vend des vêtements spécialisés pour handicapés a fait un sondage auprès de personnes l’étant sur leurs avis sur les vêtements disponibles et le résultat est sans appel 91% d’entre elles se disent déçues par l’offre inexistante en terme de choix de vêtements leur convenant. Et là on parle juste d’être des vêtements portables les rares vraiment adaptés étant généralement penser pour être pratiques et pas esthétiques et le plus souvent jugés par les personnes obligés de les porter très moyennement beau voir franchement presque moches le plus souvent et même parfois les seuls disponibles pour ces derniers ils les trouvent carrément laids. La plupart 76% se forcent à acheter ce type de fringues aussi souvent que les valides le font avec les leurs et 24% ne le font que jamais ou rarement quasiment personne car il s’en fout, la plupart car ils ne trouvent rien d’adapté à leur handicap. 31% des atypiques ont besoin qu’une personne les aident à s’habiller pour y parvenir et le refuser est validiste mais au prétexte que « vous êtes des adultes plus des gosses soyez plus indépendants merde » on y est très souvent confronté sans pouvoir protester et 59% s’habillent tout seuls.

Ce résultat m’a laissée songeuse, moi aussi j’ai toujours trouvé la quasi totalité des vêtements disponibles inadaptés pour moi car inconfortables, pas pratiques et en plus en effet à mon goût la quasi totalité de ce qu’on trouve en grand magasin est ultra moche. D’où que faire les boutiques me passionne vraiment pas. J’en achète donc presque jamais, que quand mes parents m’y forcent en fait car je déteste les grands magasins pas du tout adaptés à mon hypersensibilité sensorielle et leur choix de vêtements me donne envie de gerber esthétiquement en plus d’être hors de prix. Limite je préférerais les faire moi même mais justement en ce qui me concerne mon handicap fait que j’ai deux mains gauches et je ne peux donc pas coudre. J’ai pas besoin d’aide pour mettre des habits du moins quand ils sont simples mais j’en ai besoin pour trois raisons : 1-Je ne sais pas ranger mon placard à vêtements et retrouver mais fringues dedans du fait d’être aveugle à l’espace donc si je le range seule il ressemble vite à un champ de bataille après un conflit même en y mettant tout mon coeur pour l’ordonner convenablement et y consacrant une dose d’énergie monstrueuse donc j’ai laissé tombé. 2-J’ai énormément de mal à me motiver pour aller en chercher des neufs donc pour ça j’ai besoin de ne pas être seule, enfin je pourrais être seule et peut être même je préférerais mais seule l’idée d’aller en chercher dans cette antichambre de l’enfer que sont pour moi les magasins de vêtements ordinaires me viendra jamais à l’esprit…même si avec mes parents comme j’y vais le plus souvent c’est immonde aussi notamment car je peux jamais mettre ce qui me fait vraiment envie ils me forcent toujours leurs choix vestimentaires, chaque fois que j’essaye de prendre une chose qui me plait vraiment ils me gueulent dessus que c’est moche, m’insultent très vivement et me tirent de force vers leurs choix à eux et j’ai bien l’impression que si je luttais davantage ils me frapperaient, donc je laisse tomber, et après ça ils vont dire « non mais aussi t’as qu’à apprendre à te choisir tes vêtements seule »…ouais le jour où j’en aurais vraiment le droit c’est à dire quand je serais plus chez vous ce sera enfin possible sans doute. 3-J’ai aucune idée de ce qui est jugé portable ou pas par la majorité des gens vu que j’ai pas du tout les mêmes gouts qu’eux et une capacité faible à me projeter et essayer de penser à leur façon sur ce point car j’ai beau essayer de la piger leur mentalité côté fringues m’échappe complètement et ce qu’ils jugent esthétique ou inesthétique me semble relever du pifomètre le plus total.

De ce que j’ai compris d’après eux est esthétique : 1-Ce qui se porte au travail. 2-Ce que tout le monde porte. 3-La mode actuelle de ce mois ci qui ne le sera plus le mois d’après les trucs d’avant sont inesthétiques même si ils étaient le top de l’esthétisme le mois d’avant. 4-Ce qui esthétique ou pas est jugé par les grands industriels de la mode en fonction d’intérêts marketing et ne pas s’y plier est mal vu…ceci dit s’y plier trop c’est à dire au point d’y consacrer plus de temps qu’à son travail est mal vu aussi. 5-Porter des vêtements où un souci de fabrication éthique a été manifeste dans leur production, des vêtements pas fabriqué par le travail d’enfants des pays pauvres dans des conditions de travail honteuses par exemple, est très cher et très mal perçu car ça fait gauchiste. 6-D’ailleurs globalement est jugé esthétique le type de look conservateur/ de droite et inesthétique les looks alternatifs/de gauche souvent taxés d’adolescents ou d’immatures. 7-Avoir des looks classés hommes quand on est une femme ou vice versa est très mal perçu et fait risquer d’être frappée et tabassée comme ça a failli m’arriver plusieurs fois ayant déjà reçu plusieurs menace de le subir pour cette raison. 8-Partant de tout ces constats être bien dans mes vêtements et être dans la norme esthétique n’est pour moi pas compatible c’est soit l’un soit l’autre. 9-Donc travailler nécessitera pour moi sauf à être dans le type de travail rarissimes où on se fringue comme on vu dans une douleur permanente du fait de me sentir terriblement laide, ridicule, et mal déguisée en valide et de ne pas me reconnaitre tout le temps dans le cadre du lieu de travail. 10-C’est un des trucs qui m’a fait péter un câble au point d’être psychiatrisée une fois que d’avoir tenté cette esthétique normée donc je ne réessaye pas surtout qu’en plus j’y ai échoué même en tentant d’y corresponde au mieux de mon habileté à le faire qui s’avère être inexistante. J’ai envie de pleurer je dois travailler sinon je finis dans la rue mais c’est tellement impossible pour moi que ça me rends folle purée, heureusement que mon amour me tient solidement dans ses bras sinon j’aurais craqué et finit enfermée en asile à vie depuis longtemps je pense tellement on exige de moi ce qui m’est l’impossible de ce côté ci. Enfin bon chercher à correspondre à une esthétique normée pour moi c’est clairement vain c’est inaccessible. Autrement dit ce ne sera jamais mon style car il est trop compliqué à comprendre pour moi avec trop de règles incohérentes, illogiques et se mouvant sans cesse, changeantes, ultra précises et sans rien d’explicite. Du coup je suis totalement incapable même en ayant compris ces quelques règles générales de regarder un fringue et de savoir seule si la majorité le jugera portable ou non et à quel degré de déviance de la norme esthétique ce dernier est.

Et pourtant j’ai pas vraiment de style mais j’aimerais bien en avoir un surtout quand je vois la classe dévastatrice de mon chéri je me dis que j’ai envie de m’en trouver un pour être à la hauteur et pas être aussi dépareillé et négligé en mode osef avec un tel canon dans les bras, bon lui il s’en fout que je sois comme ça, il est pas dérangé par ça mais moi j’aimerais vraiment qu’on soit mieux assortis car je vois sa beauté et son style comme un grand cadeau qu’il fait aux autres, et à moi bien sur, même si évidemment elle lui vient de lui même et de ses envies avant tout, et j’ai envie de lui faire un don de même nature. C’est peut être juste moi qui ait des idées tordues mais bon voilà c’est ce que je ressens là de suite. Bon ceci dit il a beau être très mignon il est aussi peu dans la norme esthétique que moi vu que son style est très alternatif. Du coup lui aussi en magasin normal il y a rien quasiment qui puisse lui plaire et qui lui soit portable vu que comme il trouve leurs choix très moches mettre ce qui y est disponible sur lui le déprimerait très profondément le connaissant. Donc il le fait pas. Lui non plus il n’y achète rien mais lui il sait coudre donc il se fait ses propres vêtements en mode DIY et du coup il arrive à avoir la classe comme ça. Par contre ça et le fait même de les enfiler c’est dur seul pour lui donc il a toujours besoin d’aide pour y arriver ceci dit lui n’a pas trop de mal à trouver des gens l’y aidant. En fait si je pouvais échapper au contrôle de mes parents et du monde du travail je pourrais sans doute trouver le temps de faire pareil. Je pourrais lui demander de me faire des fringues aussi mais ça collerait pas on a pas vraiment les mêmes styles et puis j’ai vraiment envie que mes fringues viennent de moi comme les siens viennent de lui et plus généralement dans l’idée des modes alternatifs que les vêtements sont un moyen d’expression personnelle avant tout. Aussi lui esthétiquement il assume d’être complètement hors de la norme et ne cherche pas à y rentrer du tout moi j’ai nettement plus de mal à faire de même.

Aussi un placard à tenues ordinaires dans la norme esthétique à ce qu’il parait ça vaut un SMIC, un mois de salaire autrement dit, les gens aux looks alternatifs en vrai souvent dépensent nettement moins cher pour des tenues beaucoup plus originales, personnelles et nombreuses. La reine de l’éco + de l’alternatif de mes connaissances lointaines est une nana goth d’Internet reine de couture et de bricolage qui dépense jamais plus de 5 euros par tenue et en est fière, elle a une dizaine de tenues un peu customisées et très adaptables qui lui on donc couté 50 balles au total, soit 30 fois moins chères que les tenues d’une Madame Tout Le Monde en plus des avantages précités. Aussi comme le disent tout les gens dans ce genre de milieu qui savent faire leurs fringues eux mêmes ça met plus de temps donc si c’est une envie passagère tu l’abandonnes et il te coute rien le  vêtement car tu t’es pas faite avoir par le marketing. Ah tiens d’ailleurs un petit truc au passage pour les gens qui aiment les corsets : achetez les en sex shop c’est deux fois moins cher qu’en magasin ordinaire. Ah et ça je crois ça devrait tomber sous le sens mais le principe d’une mode alternative c’est d’être rebelle et pas un pigeon donc de ne pas achetez de vêtements de marques même de marques pseudo alternatives mais créer ses propres vêtements avec de la débrouille si on y parvient. Les marques hors de prix de soit disant fringues de modes alternatives ne le sont guère que de nom. Ne vous faites pas avoir par ces arnaques. Aussi en France ça se perd de plus en plus mais ce genre de contre cultures esthétiques sont basées sur l’échange et le don notamment en termes de fringues entre gens qui les partagent normalement donc les gens qui ont des amis avec un style similaire au leur ou même très éloigné du leur mais avec une mentalité similaire ont la chance de pouvoir avoir des conseils en ces domaines, j’ai mon chéri et d’autres amis dont c’est le cas ça maintenant, ça ne m’étais jamais vraiment arrivé avant en fait depuis l’époque de l’adolescence, retrouver cet état d’esprit me fait un bien fou, donc non je grandirais jamais aux yeux de la majorité mais j’ai envie de dire tant mieux si « grandir » ça veut dire payer trente fois plus cher des fringues que je détesterais et qui me seront une torture à aller chercher.

Le pavé en intro purée…désolée j’avais besoin de me lâcher. Donc bref même en alternatif et DIY les fringues quand on est dyspraxique c’est galère à faire mais j’ai 12 bonnes astuces auxquelles j’ai pensée aujourd’hui en parlant chiffons avec mon amour donc je vous les partagent, ils me conviennent et ne sont pas forcément adaptés à tout les gens dans cette situation mais le sont à la plupart d’entre nous je pense donc je vous les livrent tels que je les aient pensés :

1 ère astuce : Les habits simples à enfiler et à enlever.

Le plus important quand on est dyspraxique à mon avis, surtout quand comme moi on a une hypersensibilité sensorielle, pour être bien dans ses vêtements on a besoin que ces derniers soient simples, confortables et pratiques avant même tout souci esthétique donc je ne peut mettre que des vêtements très simples à enfiler. Sinon c’est l’enfer pendant l’habillage et le déshabillage et seuls ceux qui sont simples à mettre et enlever (évidemment si c’est facile à mettre mais après c’est impossible d’en sortir sans aide ça craint) me permettent vraiment plus d’indépendance et de liberté les complexes impliquent que quelqu’un me les mettent à ma place et je n’en ai pas envie, en plus étant inconfortables ils me sont souffrir et j’ai pas envie d’avoir mal à cause de mes vêtements, j’en ai marre de ça. Je ne l’accepterais plus à partir de maintenant. Enfin pour un déguisement occasionnel c’est ok mais c’est tout et encore si j’avais la capacité de le faire je prendrais des habits aussi simples que possibles qui font illusion d’imiter une tenue compliquée lors d’un cosplay par exemple plutôt que d’imiter la tenue complexe sans l’adapter désormais. En plus simple, confortable et pratique c’est ce que sont la majorité des choses que j’aime je suppose donc que ça me correspond en vrai. Aussi néanmoins un détail la plupart des vêtements de ce type disponible en magasin ordinaire ne sont pas beaux donc ça nécessite de se les faire offrir ou de les créer soi même que d’en avoir assez. Les 4/5 ème de mon placard sont des fringues qui correspondent à cette description comme 100% de ce que je mets au quotidien mais qui viennent des bas prix de magasins ordinaires et sont donc ultra laids. Il faut que je change ça. J’ai tellement l’habitude d’avoir des habits que je n’aime pas et qui ne me correspondent pas que je m’en rendais même plus compte avant de vivre avec un garçon qui porte toujours des fringues qui correspondent à ses émotions et à sa façon d’être du moment (oui je suis grave fada de lui désolée si c’est gavant).

2ème astuce : Les habits identiques devant derrière

Comme ça même si on se trompe de sens ça se verra pas et ça restera discret. Hélas c’est que trop rare d’en trouver, j’en ai quelques uns mais j’aimerais bien que ce soit la majorité de mes vêtements de tout les jours ça m’éviterait bien des déboires surtout quand je stresse. Justement puisqu’on parle d’entretien d’embauche j’arrive quasiment jamais à mettre mes fringues dans le bon sens ce jour là tellement je stresse inutile de vous expliquer à quel point on se moque de moi et je vois mes chances d’être embauchée baisser drastiquement. Ah point intéressant la dessus que j’ai découvert aujourd’hui en faisant une recherche sur le sujet apparemment certaines tenues traditionnelles africaines comme les boubous, tuniques et foulards africains ont généralement des motifs identiques devant derrière, pour une personne dyspraxique africaine portant des vêtements de ce style je suppose que c’est bien pratique et en plus c’est très joli et relativement peu cher et aisé à trouver. Après n’étant pas africaine je me vois très mal porter ça personnellement mais si un style correspondant plus à mes cultures ou un style à l’occidental existait qui avait ce côté devant derrière identique existait ça me plairait beaucoup. Apparemment en Afrique ce style de vêtements est surtout porté en Afrique de l’Ouest et existe depuis l’Antiquité c’est la forme du vêtement traditionnel de la région le plus fréquent et connu, les différents motifs les ornant ont surtout dans leurs versions à l’ancienne des sens précis liés au rang social, à la profession, à l’ethnie et à la région de leur porteur, il en existe de nos jours une très grande variété et c’est considéré comme une mode spécifique que le port de ce style, il y en a même qui sont des créations de stylistes et grands couturiers africains internationalement reconnus et à notre époque il en existe aussi une très grande diversité plus moderne et fantaisie particulièrement appréciés des personnes avec ces origines culturelles souhaitant mêler tradition et modernité dans leur style vestimentaire, aussi si j’ai bien compris c’est un vêtement unisexe donc mixte ce qui est un type de vêtements que je sais que la plupart des neuroatypiques apprécient. Du coup si vous êtes neuroatypique et afrodescendant je suppose que cette mode vaut le coup pour vous. Et pour les autres comme moi dont ce n’est pas le cas on a plus qu’à se créer nos propres fringues identiques devant derrière.

3 ème astuce : comment faire pour que nos vêtements ne descendent pas.

J’ai horriblement du mal à ce qu’ils ne descendent pas et donc ces astuces sont indispensables pour que je ne me balade pas involontairement le cul à l’air. Idéalement des habits à velcro, petite je n’avais pas ce problème car tout mes habits étaient comme ça. Plus grande je n’y ait plus eu le droit quand je regarde sur Internet pour les adultes à part les habits à velcro fort rares spécial pour personnes handicapées et qui coutent une blinde il y a rien du tout, pour les gens de 17 ans non plus, à entre 12 et 16 ans à part des habits de travail, des déguisements, et des manteaux et blousons qui eux sont uniquement pour garçons il y a rien du tout je me souviens d’avoir jalousée les garçons toute mon adolescence de ce fait surtout que j’aimais mieux leurs habits que les habits de filles mais mes parents étaient horribles avec moi quand j’essayais d’aller rayon garçon en magasin de vêtements du coup j’y renonçais. A onze ans à part des ceintures à Velcro ou autre gadgets de ce type il me restait rien du tout c’était les derniers habits de ce type qu’on m’autorisait et je me souviens avoir pleuré quand on m’a interdit m’a ceinture a Velcro au prétexte de « t’as 12 ans tu dois savoir faire tenir ton pantalon sans ça maintenant tu es grande t’as pas honte d’être aussi ridicule ». Et depuis que je n’en ai plus j’ai jamais pu avoir de pantalon qui ne tombe pas. Je vais m’en faire moi même si il le faut, discrète si besoin est mais j’en veux de nouveau ce sera la fin des problèmes de pantalons qui descendent qui m’ont ruiné la vie pendant 14 années maudites. Enfant comme je le disais j’avais que des vêtements à Velcro donc pas de souci. Ceci dit depuis ça a changé semble t’il vu que les 8-10 ans n’ont maintenant de Velcro que sur des fringues spécial enfant handicapé, donc l’âge où c’est jugé normal d’en porter à encore reculé, pauvres gosses dyspraxiques, apparemment désormais il n’est plus jugé normal de porter du Velcro que quand on a 7 ans ou moins. Pas grave ça fait gamine mais sur certains points je le suis donc ça me correspond aussi là encore. Sans Velcro le mieux c’est les pantalons à élastiques ça j’ai besoin de les remonter mais seulement quelques fois par jour, hélas j’en ai pas beaucoup à part mes pyjamas, sans doute pour ça que je ne quitte plus ces derniers, il s’en vend plein semble t’il c’est juste mes parents qui trouvent ça inesthétique, tant pis pour eux je prends. Je préfère ça que rien. Sinon il y a les vêtements à cordons mais moi pour que ça descende pas je dois les remonter toutes les heures voir deux heures dans le meilleur des cas. Les fringues normales comme la majorité de mon placard c’est soit je suis le cul à l’air en dépit du bon sens et de ma volonté par intense épuisement de devoir toujours les remonter soit je doit littéralement les remettre toutes les cinq minutes en place, ce n’est pas vraiment possible. Du coup ça doit vraiment changer. Idéalement j’aurais que du Velcro, mais avoir surtout de l’élastique, du Velcro quand j’ai de la chance et des cordons quand c’est pas faisable autrement avec que de très rares fringues que j’aime bien sans rien de tout ça ça semble réalistement faisable. Et oui côté possibilité d’embauche ce sera toujours plus approprié. Et vu que 90% de ce qui est fait qu’on est employé ou pas c’est notre apparence je vous laisse devinez si la mienne avec le pantalon qui descend et les fringues négligés à l’envers m’offrent comme chances de trouver un boulot. Il faut que je remédie à cela. D’autant que même sans cela socialement d’après mon amour et toutes les statistiques existantes c’est con mais c’est vrai plus on est jugé belle/beau stylé et mimi plus les gens nous aiment et nous refilent des trucs. C’est cynique mais très vrai et je suppose que du coup que l’état actuel de quasi totale impossibilité de fringues mettables pour dyspraxiques et personnes autistes qui sont très souvent dyspraxiques elles aussi qui puissent faire cet effet là, est une des raisons majeures du fait que les deux ont beaucoup de mal à réussir à se faire embaucher et les autistes ratent 99% de leurs entretiens d’embauches et ont nettement moins d’amis et de liens sociaux que la moyenne. Désolée pour les gens qui croyaient ce monde capable de moins de superficialité mais ce n’est pas le cas.

4 ème astuce : Les chaussures simples et qui tiennent bien au pied et ne font pas mal aux pieds.

Moi je trouve que c’est indispensable quitte à y mettre le prix qu’elles soient de qualité car sinon bah juste ça me tient pas aux pieds et je les perds sans arrêts et c’est très agaçant. J’aime les baskets par dessus tout, je déteste les talons comme mes pires ennemis, et en fait j’en mets presque jamais mais mes rares tentatives m’ont violemment choquées et saignent encore dans ma mémoire comme mes genoux après le nombre de fois ou je mettais péter la gueule avec et j’aime pas les sandales qui serre le derrière de mes pieds qui finissent toujours écorchés quand j’en mets ou les tongs qui font la même chose entre mes doigts de pieds voire d’horribles cloques chaque fois que j’en mets mais ceci dit avec des chaussettes à l’allemande ça passe sans problème mais mes parents hurlent que ça fait horriblement moche et qu’on dirait une touriste allemande et que c’est ringard et que ça fait grand père et sont encore une fois à la limite de me frapper quand j’en mets…mon père a fini par piger après des années que j’ai pas les pieds pour ça et par m’autoriser de mettre chaussettes+baskets l’été mais je refuse d’aller en vacances avec ma mère car elle préfère me voir à la limite de plus pouvoir utiliser mes pieds plutôt que dans des fringues qu’elle juge inesthétiques donc je ne la supporte plus dans ces cadres là et ça fait des années heureusement que je réussis à éviter d’être en vacances avec elle à la mer à mon grand soulagement tellement j’ai toujours détesté les vacances familiales où rien n’était jamais fait à mon rythme quel grand bonheur pour moi que d’être « punie » de ne pas être capable d’indépendance économique par le fait que ma mère parte en vacances seule désormais. C’est quoi l’intérêt de chaussures qui sont moins confortables que de marcher pieds nus sérieux? Ensuite j’aime bien les bottes de temps en temps c’est un peu moins pratique mais je trouve ça stylé. Les chaussures d’hommes très classiques sont aussi souvent bien plus agréables et confortables que celles de femmes à mes pieds. D’ailleurs vestimentairement être une femme je trouve ça affreux on a le droit qu’à des fringues que je trouve personnellement immondes esthétiquement et en plus tout les fringues qui nous sont proposés sont inconfortables, pas pratiques et conçus pour que les hommes puissent nous mater dans des positions inconfortables en grand magasin, c’est fou ce que ça peut me faire rager. Soupçon d’autant plus grand que les chaussures qui ont un look poupée ou petite fille ça fait un peu mal au pied mais je trouve ça joli par contre et pas du tout désagréable à porter enfin moins agréable que celles pour hommes mais ça reste sympathique là où celles pour adolescentes et femmes adultes quand on sort des baskets et des bottes ou bottines c’est l’inmettable pour moi j’ai mal avec en permanence avec. Bon en vrai je passe 100% de mon temps hors de chez moi dans la même paire de basket noires et rouges des plus simples confortables mais vieille et usée et je vais bientôt devoir en changer je pense mais cette fois je prendrais ce que je veux quoi qu’en disent mes parents. Enfin j’adore les chaussures à l’ancienne genre vieux sabots c’est infiniment plus confortable que celles de maintenant mais je ne peux pas me permettre d’en porter en ville ce n’est pas très pratique et un peu trop incongru. Donc ma prochaine paire de chaussures ce sera sans doute des baskets de même type mais un peu mieux côté qualité et confort pour qu’elles durent plus longtemps et me tiennent mieux au pied. Ceci dit celles que je portes comme chaussures depuis le début de ma vie d’adulte je les choisis à peu près et elles me semblent correctes c’est rare que je puisse dire ça d’un de mes types de fringues.

5ème astuce : Se choisir un style ou s’en crée un qui accepte le dépareillé. Les punks ont fait accepter cette esthétique dans les années 1970 et depuis toutes les contre cultures plus récentes que je connais le permette sans souci et trouvent ça joli. J’ai même été accidentellement féliciter d’avoir dépareillé mes vêtements la première fois que j’ai été à un concert punk, ayant plus l’habitude d’au contraire manquer de me faire frapper pour cela quand on me fait cette remarque je me suis par réflexe empressée de mettre mes habits de façon plus conventionnelle et je me suis fait moquer et traitée de bourgeoise pour ça…sans commentaire. L’alternorme ça peut être validiste aussi parfois comme quoi. Ceci dit j’aime quand même beaucoup ce côté volontairement dépareillé que je trouve très esthétique, tout comme son insistance sur le fait de ne pas porter de vêtements de marque, de privilégiés les habits d’occasions, donnés, faits maisons ou du moins les moins chers possibles et les habits démodés volontairement portés même si le rétro c’est devenu très mainstream depuis, ça change rien j’aime bien me moquer de l’époque dont date le vêtement que je porte vu que si je le trouve beau qu’importe à mes yeux et les vêtements usés recyclés. Après personnellement le port de vêtements élimés ou troués volontairement je suis nettement moins fan mais chacun ses goûts après tout. Bon c’est assez évident que soit je crée mon propre style soit je m’inscris dans un style mais que fatalement je vais vers des modes alternatives puisque ça me plait bien plus tant côté pratique que valeurs et esthétiques et donc me va nettement mieux que les habits ordinaires. Voilà deux journées presque entière à parler fringue avec mon amour et je me retrouve à avoir un style vestimentaire pour la première fois de ma vie, bon apparemment la plupart des filles en développent un vers onze ans au tout début de l’adolescence moi c’est à 26 ans mais bon je suis handicapée du style comme on la vu alors c’est normal je pense. Bon je suis loin d’elles qui savent en général nommé leur style précisément mais bon j’ai déjà réussi à me décider pour un style disons alternatif même si je sais pas encore lequel. Ah aussi je me verrais pas à titre personnel porter au quotidien des tenues venues de styles datant d’avant les années 1970 ça me dit trop rien j’aime la modernité côté fringue, j’ai rien contre une touche de rétro datant de la génération parentale mais ressembler à mes grands parents ou à des gens qui sont morts depuis des lustres ça me branche pas trop même si j’ai rien contre le faire de temps à autres et je juge pas mal ceux qui le font la majorité du temps ou en permanence j’ai toujours apprécié tout ceux qui ont un style marginal. Par contre je sais que certains se sont fait pscychiatriser de force sans autre raison que de vivre dans un style façon XVIIIème ou XIXème siècle en permanence et se prendre pour une figure historique ou juste une personne ordinaire vivant à ces époques donc j’avoue que porter ce type de fringues en dehors de lieux geeks ou d’occasions genre Halloween où je sais qu’on ne me jugera pas pour cela personnellement je préfère éviter du fait entre autres de ce risque et aussi que la reconstitution historique esthétiquement je trouve ça ludique et sympa de temps à autre mais ça me passionne pas à ce point là. Enfin ceci dit j’ai peut être toujours eu un style alternatif en un certain sens vu que ça se définit comme « tout type de style marginal qui ne correspond pas à la masse, aux normes vestimentaires établies comme tendance.« , je me suis pris toutes les remarques que ce subissent les gens qui sont dans ce cas de façon très régulière donc oui mon style est surement déjà alternatif sans même que je l’ai remarqué, le style c’est pas que les fringues ça se voit surement dans mon apparence sinon les gens repéreraient pas si vite que mes parents me forcent à porter des fringues qui me déplaisent. En mettre qui me plaisent ce serait juste m’affirmer contre eux en fait. J’appréhende de me prendre des coups ou des remarques hyper blessantes en le faisant mais sans ça j’avancerais jamais je pense, je réalise que c’est hyper important pour moi en fait. On m’a déjà dit que je me fais trop remarquer alors que je suis juste moi même rien de plus, traitée d’ado attardée un nombre incalculable de fois…les gens à 26 la crise d’ado est passée depuis longtemps si je suis toujours telle que je suis je le resterais toute ma vie à priori. On m’a dit que mes habits étaient moches ou ne m’allaient pas on m’a dit que personne ne voulait des sapes que moi j’aimais. Très régulièrement. En fait ceci dit enfant on ne me faisait pas ce coup là ce n’est qu’à partir de onze ans et de mes premiers choix vestimentaires que ça donnait ça mes parents choisissent pas de remarques, je choisis je manque de me faire frapper, tellement souvent c’était usant à la longue. On me reproche très régulièrement et ce même avant que je sois en surpoids d’être habillée « comme une grosse ». L’insulte pute que beaucoup se prennent sauf les rares fois où j’étais en effet habillé de la façon qu’on associe le plus à cette profession dans les clichés on ne me l’a jamais sortie tant que cela pour ma tenue car je n’aime pas être habillé féminine ou sexy tant que cela en fait au quotidien mais je pense que les personne qui aime devrait y être autorisée et être laissées tranquilles pas se subir des relous tout le temps, le nombre de filles qui aiment ça qui témoignent d’avoir subit des violences sexuelles est proprement sidérant même si tristement attendu en même temps aussi. On vit vraiment dans une société de merde où même se fringuer comme on veut on peut pas c’est la dictature complète de ce côté là en France. Je suis un garçon manqué donc on essaye souvent de m’insulter de cela mais vu que je le revendique je le prends comme un compliment, on me fait aussi des remarques lesbophobes assez régulièrement vu que d’après trop de gens à mon gout famille incluse dans mon style j’ai « l’air d’une gouine ». N’importe quoi je vous jure. Bien sur chaque fois qu’on me sort ça c’est à mon style alternatif de fille masculine qu’on s’en prend. Et oui la raison de l’hostilité est mon (inexistante) homosexualité supposée du fait de ma façon d’être, ma tenue et ma coupe de cheveux qui font très virago. Et alors? C’est très bien moi je trouve. Je m’aime comme ça. C’est vraiment moi et ça ne changera pas. Intello ça aussi c’est une insulte que j’ai toujours pris comme un compliment et qui vient clairement du fait que les gens grillent vite que je suis dyssynchrone. Je ne compte plus non plus les fois où on m’a reproché un sérieux jugé excessif. En clair j’ai une tête de nerd girl parce que je le suis (une vraie hein pas le genre récupération commerciale des clichés dessus). Je sais pas si c’est vraiment lié aux vêtements ceci dit vu que c’est un style alternatif mais plus dans le comportement en soi que dans les vêtements un nerd étant souvent vêtu d’une certaine façon dans les clichés mais en vrai les nerds d’IRL n’ont pas de fringues précises car c’est pas sur la sape que cette contre culture est basée, genre pas du tout quoi. Cependant ça se voit quand même semble t’il. Le nombre de fois où j’ai eu des remarques du genre mets des fringues genre Véra dans Scooby Doo ça c’est toi ça ressemble à ce que t’es au fond est assez impressionnant. Et c’est vrai que j’avais même envisagé le cosplay j’aime beaucoup son style mais le mien pour tout dire si il en est proche il en reste assez différent sur certains points, notamment car j’aime des couleurs plus froides et les jupes c’est pas fait pour moi mais pour le reste oui ça m’irait en effet. Aussi comme je les dits mes habits m’ont fait risquer de subir de violence à de nombreuse reprise même si principalement car jugés trop masculins pour une fille au gout des gens qui m’en ont menacé. D’ailleurs mes vêtements les plus masculins sont ceux que je porte le plus discrètement et le plus en cachette. Les moqueries vestimentaires j’y ai droit aussi. Je me suis aussi retrouvée avec des gens qui m’insultaient en disant « va te rhabiller on dirait Mercredi Adams » ou « sale gothique cassse toi » les rares fois où j’ai porté du noir dans ma vie en faisant la tronche car je suis très pâle de peau donc en fait un mauvais jour il me suffit de tirer la tronche et avoir genre mes baskets noires et rouges, un blue jean et un tshirt noir des plus simple pour que les gens me prennent pour une goth en fait, bon ça arrive rarement car je me fringue peu souvent en noir notamment de ce fait, car ça fait chier ma famille surtout ma grand mère chrétienne qui trouve ça satanique quand je le fais, et aussi car même sans tout ça c’est pas une couleur qui me va tant que ça physiquement je suis plus faite pour le bleu qui est la dominante que je veux pour ma garde robe car je sais que c’est ma couleur. J’avoue ils ont du bol les gens qui ont une couleur dominante qui leur plait en vêtements qui a une mode lui étant entièrement consacrée. Si je prends les couleurs qui existent :

1-Pour les gens qui aiment en dominante l’argenté ou le doré, ils ont pas des masses de trucs mais en fouillant du côté du disco et des costumes de fêtes ils trouvent leur bonheur.

2-Pour les gens qui aiment en dominante le marron je sais pas comment ils font pour la trouver.

3-Pour les gens qui aiment en dominante le jaune ils ont de la chance avec la mode du style jaune vitaminé qui est prégnante depuis deux trois ans ils sont servis c’est super simple à trouver même en grand magasin des plus classiques.

4-Pour les gens qui aiment une dominante grise je sais pas trop comment ils font pour la trouver non plus.

5-Pour les gens qui aiment la dominante rouge vu que c’est jugé la couleur la plus sexy dans tout les fringues ayant un but de séduction c’est très simple à trouver par contre si on aime cette couleur et qu’on est du genre pudique ça doit être moins évident à trouver mais bon vu la popularité des vêtements de cette couleur ça reste faisable.

6-Pour les gens qui aiment une dominante blanche comment ils trouvent leurs habits et comment ils les maintiennent propres et immaculés je l’avoue me dépasse totalement.

7-Pour les personnes qui aiment la dominante orange je sais que dans les modes africaines elle est souvent très populaires donc dans les tenues traditionnelles d’afrodescendant de mon quartier j’en vois assez souvent et souvent avec leur teint ça va très bien, par contre dans les modes occidentales les gens à peau blanche ayant un teint qui en général même si c’est pas automatique va nettement moins bien avec et jugée être celle qui sied le plus mal à ce type de peau hors de ce genre de milieux spécialisés en vêtements à destination de minorités culturelles trouver cela en France c’est pas évident.

8-Les gens qui aiment la dominante verte se trouve facilement des costumes de travail y correspondant apparemment, en trouvent beaucoup dans les habits de grands parents vu qu’il semble que cette couleur était populaire dans leur génération, qui est à la mode en ce moment semble t’il car couleur de l’espoir et les gens ont besoin d’espoir donc assez facile à trouver en magasins, évidemment qui est parmi les plus aisément trouvable du côté des modes écolos c’est un cliché mais c’est vrai vu que c’est une marque de repérage facile pour ce type de fringues et d’idéologie ce code couleur vert, qui est commune en robe de fête, qui est toujours une couleur mise en avant par la mode mainstream quand elle loue des looks « naturels » et qui est aussi une des couleurs favorites des gens qui adoptent le style minimaliste. Donc là il y a l’embarras du choix.

9-Les gens qui aiment une dominante violette vu l’association dans notre culture entre cette couleur et la magie en fait quand ce ne sont plus enfants que ce soit des personnes aimant la sorcellerie et/ou des gothiques ou non elles passent souvent pour telles et c’est souvent dans les styles alternatifs liés à une de ces deux contre cultures qu’elles trouvent leur bonheur de ce que j’en ai vu.

10-Les gens qui aiment une dominante rose la réaction sera très genrée, ils sont très vites mal jugés si ils sont perçus comme/sont des garçons du fait de leur homosexualité supposée à cause de clichés surannés comme quoi le rose fait gay, et pour les femmes adultes souvent les gens critiquent ça comme immature et faisant petite fille, bref à moins d’être une fillette de 10 ans ou moins auquel cas il est obligatoire d’en porter sinon on est mal jugée et nos parents avec ça reste une couleur qu’il est difficile d’assumer aimer à ce point là et toujours un peu rebelle sur les bords l’air de rien. Les gens l’associent à la jeunesse, à la féminité et lumineuse ce qui dans une société comme la notre si faites par et pour de vieux mecs moroses et ennuyeux ne peut que détonner. Elle est aussi associée à un côté virginal, innocent, modeste, chaste et pudique qui dans cette société est plutôt découragé même si « faire pute » l’est encore plus paradoxalement c’est un entre deux très dur à atteindre qui est exigé des femmes. Cependant dans la mode pour femme elle reste populaire et toujours trouvable même en magasin ordinaire. Par contre la mode masculine elle si elle si ouvre de plus en plus en reste relativement dépourvu donc un homme qui veut une garde robe à dominante rose il a souvent pas tellement d’autres choix que de fouiller côté féminin du magasin avec les préjugés que ça entraine. Mon chéri lui en porte de temps en temps même si c’est loin d’être sa couleur dominante mais vu qui les fait lui même il a pas vraiment ce problème d’autant que dans sa culture d’origine la perception de cette couleur est bien moins genrée donc ses proches ne lui en font pas reproche, et quand des gens qu’il connait peu en font ils les ignorent et ça passe. D’ailleurs astuce pour prendre des tissus à dominante rose nette en magasin de tissus en étant un homme sans subir de remarques désobligeantes mytho que vous aimez faire des surprises à votre amoureuse qui adore cette couleur ça peut passer comme une lettre à la poste si vous allez pas trop souvent dans le même magasin, vous passerez de « ce mec est gay » à « quel grand romantique » dans la tête de la vendeuse (en général ce sont des vendeuses) et si vous avez peur du regard d’autrui ce sera sans doute moins dur à porter ainsi.

11-Les gens qui aiment la dominante noire, en fait c’est la très large majorité des gens dont c’est la dominante de garde robe car c’est jugé être la couleur qui fait le plus professionnel et ambitieux. Trouver des vêtements noirs masculins, féminins ou mixtes en magasin ordinaire est donc plutôt aisé. Du coup que ce soit aussi la dominante la plus commune des modes alternatives est un peu paradoxal mais les gouts sont influencés par l’environnement où on vit après tout donc qu’une majorité de gens aiment porter cette couleur en vêtements qu’ils soit dans la norme esthétique ou dans des styles alternatifs ne m’étonne pas trop en fait. Et puis les contrastes sont souvent jugés beaux donc qu’en Occident on juge qu’un teint blanc se met en valeur par un costume noir parait attendu même si bien sur on peu avoir toutes les teintes de peaux et être mis en valeur par toutes les couleurs avec le bon vêtement c’est juste une vague généralité. Le noir à l’avantage d’être un classique qui ne se démode pas côté vestimentaire depuis 2000 ans en Occident donc à priori ne se démodera pas avant bien longtemps. D’ailleurs comme je disais moi qui ait un teint de rousse ça me va pas trop en vrai je suis trop pâle pour bien le porter bien habillée je sais être jolie avec mais on me trouve toujours pâle et je peut pas porter ça sans avoir l’air d’être dans une culture alternative et « faire gothique » de loin ce que je ne suis pas étant plus métal que goth et ne me fringuant pas en adéquation avec mes gouts musicaux de toutes les façons. Enfin bon pour débuter le gothique de façon très cheap c’est simple mettez au moins un habit noir et si possible que du noir dans votre tenue et tirez une gueule d’enterrement…la majorité des gens vous prendront pour une personne gothique. Bon ok ça ne trompera pas les gens vraiment gothiques ou qui savent ce que le gothique est mais ce sera un début. En soi ça me dérange pas tant que ça même c’est plutôt plaisant à sa façon mais du coup le mythe d’en petite robe noire tu pécho tout ce qui passe comme mecs pour moi ça marche pas je fais peur au contraire habillée comme ça ce qui me déplait pas en général sauf si c’est pas le but recherché, la robe rouge pour le coup me va beaucoup mieux en terme de robe sexy pour séduire un homme. Et sur moi ça marche vraiment pour le coup. Il parait que le noir donne selon la majorité des gens l’air intelligent, fiable et sérieux et est celle portée le plus souvent à un entretien d’embauche réussi, certes mais y aller habiller comme un mec du groupe Gorgoroth même si c’est à dominante noire comme type de vêtements donne pas du tout cet effet dans ce contexte je suppose du moins oh ça y est j’ai pigé pourquoi la France est le pays le plus validiste du monde envers les autistes…c’est qu’on est jamais à la mode et la France est partout vu comme le pays de la mode donc on est vu comme la honte du pays en fait c’est pour ça…enfin du moins en grande partie. C’était tellement con que j’y aurais jamais pensé alors que c’était juste sous mon nez durant toutes ces années, il est donc là le souci, bon il doit aussi il y en avoir bien d’autres plus profondes mais celui là il est central et trop négligé au prétexte que l’apparence est superficielle. Bref donc je disais le noir oui mais je suppose que pour que ça fonctionne dans ce contexte il faut aussi le style vestimentaire costard cravate ou son équivalent féminin sinon ça passe pas. Ceci dit l’avantage dans un look alternatif à dominante noire c’est que pour rebricoler à sa sauce de vieilles sapes ordinaires noires et les recycler avec style il y a l’embarras du choix. J’ai une peau très pale et comme la plupart des gens dont c’est le cas on m’a déjà insultée à cause de ça « tu as l’air d’un fantôme/cadavre », « tu bronzes jamais », et comme je crame et prends des coups de soleil aux moindres rayon d’été le fameux « arrêtes de te couvrir pour pas bronzer derrière ton parasol t’es raciste de chercher à préserver ta blancheur » wtf non je cherche juste à ne pas devenir rouge tomate de coups de soleil de partout en fait. Et en fait je réalise que sortir du noir comme ton majoritaire de tenue si on est pas branchée par l’idée d’en porter majoritairement ce n’est pas simple. Moi j’aime bien le noir de temps en temps par petites touches mais je veux une dominante bleue.

12-Les gens qui aiment la dominante bleue : En vrai c’est plutôt facile à trouver surtout en bleu marine dans des magasins même tout ce qu’il y a de plus ordinaire car cette couleur est très populaire en vêtements, c’est la couleur préférée de beaucoup de gens mais justement comme c’est assez ordinaire et que la plupart des gens portent une dominante noire avec quelques touches bleues ou blanches bah ça a un style trop ordinaire pour démarquer seul je suppose d’où qu’en mode alternative ce soit une couleur peu populaire à mon grand désespoir. Quand je regarde les looks alternatifs existants sur Internet la couleur noire est dominante dans 9 tenues sur 10. Voyons les autres couleurs. Les couleurs les plus rares sont or et argent précieux, chers et réservés aux fêtes et grandes occasions autant dans les modes alternatives que dans la norme esthétique je suppose moi ça m’arrange j’aime occasionnellement mais je porterais pas ça tout les jours. L’orange on en voit très rarement et encore une fois je constate que c’est une couleur que je trouve surtout arborer par des afrodescendants ou du moins des gens aux teints très foncés moi quand j’en mets ça peut m’aller parfois mais c’est souvent trop vif par rapport à ma peau pale j’ai porté que deux tenues orange une robe et une salopette qui m’allaient vraiment au cours de mon existence donc oui une ou deux tenues comme ça je veux bien en avoir mais pas plus donc cet aspect des looks alternatifs me heurte pas spécialement non plus à titre individuel. Le marron même constat c’est fort rare dans la plupart des styles alternatifs encore que dans certains comme le steampunk pour n’en citer qu’un c’est pas dur à trouver moi j’en mets pas tellement plus que du orange j’ai eu une robe et un pantalon de cette couleur qui m’allaient point stop donc une ou deux tenues de cette couleur me suffirait largement. Le vert j’en vois dans environ une tenue alternative sur huit c’est peu commun mais reste assez populaire moi j’aimerais en trouver plus souvent que ça car j’aime beaucoup cette couleur et elle me va bien ceci dit, pareil pour le violet.  Le jaune dans les styles alternatifs j’en vois dans une tenue sur dix souvent pourtant ça me plait pas beaucoup c’est comme le orange trop vif pour m’aller vraiment j’ai maximum une ou deux tenues de cette couleur qui peuvent m’aller et encore deux là je suis optimiste. Ah le beige que j’oubliais me va bien mais je ne l’aime pas particulièrement je ne le déprécie pas non plus je le trouve juste très neutre. Il est fort peu présent en style alternatif car il fait très banal j’ai rien contre si je trouve des belles tenues dans cette couleur mais je courre pas derrière non plus. Le gris est plus commun dans les looks alternatifs c’est la cinquième couleur que je vois le plus généralement pour contraster avec la couleur dominante ceci dit. En même temps gris et noir ça va de paire. Moi j’ai quelques rares fringues gris qui me vont et que j’aime bien mais voilà quoi j’ai environ 70 tenues dans ma garde robe dont une vingtaine qui sont plus à ma mère qu’à moi et que je mets quasiment jamais donc en vrai j’en ai 50 couramment portées.  Ce qui est d’après les statistiques le nombre de tenues de la garde robe d’un homme ordinaire et 4 fois moins que dans celle d’une femme. j’ai assez de fringues en terme de quantité pour me plaire cependant le nombre idéal, 50 tenues ça me va très bien. C’est qualitativement qu’elles me déplaisent. Bref toute cette digression pour dire que le gris ça me va très bien de l’avoir sur mettons 5 tenues mais pas davantage. J’aime bien ce qui est gris et blanc et d’allure neigeuse ceci dit et mon pyjama gris à mouton blanc dessus je l’adore. Sixième couleur la plus portée présente dans une tenue alternative sur sept le rose est de plus en plus populaire et talonne même le rouge l’ayant pourtant longtemps de loin devancé dans ce monde là mais franchement c’est pas une couleur qui me va tellement en porter de la tête au pied me dérange pas je l’ai fait plein de fois mais juste c’est pas une couleur qui me va à mort je me sens déguisée avec de temps en temps ça va mais je lui préfère le violet et le vert même si j’aime mieux sur moi porter du rose que du gris mais pareil 10% de mes tenues de couleur rose me suffirait amplement j’en ai bien trop à mon gout dans mon placard contrainte par ma mère de m’y plier forcément j’en veux deux fois moins que je n’en ai. Le rouge est présent dans une tenue alternative sur cinq noir et rouge étant un combo très fameux rendant ce type de style reconnaissable de loin un grand classique que j’adore même si sur moi ça rend pas tellement bien pour avoir déjà tenté le coup. Encore que si en fait ça me va du tonnerre si je le porte au masculin c’est plus les jupes ou robes de ces tons là qui me vont pas. Du coup oui moi aussi en fait une tenue sur cinq avec du rouge ça me va comme taux. L’alternatif donc passe sans souci pour moi de ce côté là que ce soit la quatrième couleur la plus appréciée par les gens de look alternatif vu que du coup ça me fait pas mal de tenues susceptibles de m’aller et me plaire. Le bleu n’est pas si impopulaire que ça dans les modes alternatives il est médaille de bronze on le retrouve dans le tiers des tenues juste souvent porté dans des look alternatif trop doux à mon gout qui me vont pas ou trop secondaire dans les looks alternatifs qui me plaisent portée en mineure pour rehausser une tenue à dominante noire le plus souvent quand je voudrais l’inverse…ceci dit j’ai qu’à m’en inspirer et inverser le coloris dominant et le coloris minoritaire. Le blanc médaille d’argent de la couleur alternative mais quasiment toujours en coloris minoritaire face à une dominante noir même si parfois c’est l’inverse ou équilibre entre les deux. Faire pareil avec le blanc me va parfaitement en petites touches ça me va très bien c’est si tout le vêtement l’est que je peux pas. Trop risqué quand on fait facilement des taches comme c’est mon cas d’où que je lui préfère souvent des couleurs plus foncées même si à petites doses il me va aussi très bien.

1 marrons 1 jaunes 1 orange 3 gris 3 rose 4 violet 4 vert 5 rouges + 28 bleues = 50 tenues et l’idéal pour moi, noir blanc je veux bien en mettre mais par petites touches je veux pas que toute ma tenue soit de ces couleurs et du doré ou de l’argenté que pour les occasions particulières. Mon style donc est plutôt en monochrome bleu en général si je m’écoutes et choisit ce que j’aime vraiment. Vu que les gens qui ont un style en dominante autre que noir en alternatif c’est 1/10ème du lot et pas tellement plus genre un tiers dans des styles d’esthétique plus ordinaire ça me rend les choses un peu plus difficiles. Ceci dit c’est pas infaisable. Je sais que par contraste le second style le plus commun en alternatif c’est de porter du blanc comme dans la tendance ice goth de gothiques vêtus que en blanc par exemple, j’ai aussi déjà vu des gens avec des looks genre futuristes porter du blanc en dominante de leur garde robe, ainsi que certaines personnes portant des tenues traditionnelles de leur culture ou des vêtements de style inspiré de l’antiquité ou d’autres périodes historiques ou le blanc était la dominante majeure des tenues bon disons que ça fait environ 6% des dominantes de garde robe alternative que je connais, je trouve ça très joli mais pas portable pour moi vu que me connaissant la robe d’un blanc de neige finira grise et multicolore de taches en deux temps trois mouvements à la limite le noir ce serait mieux ça m’éviterait les taches qui se voient trop. Je suppose que le fait que ça se voit moins quand c’est sale ou taché est aussi une des raisons qui font le succès du noir dans toutes les modes et notamment celles beaucoup portées par des personnes atypiques pas seulement j’imagine mais je suis sure que ça joue. Le bleu en dominante je l’ai vu dans des gardes robes de gens alternatifs avec des look hippie, rock soft, médiéval fantasy, style sorcière et chez quelques punks ou goths ou cyber ou steampunks et quelques originaux dans tout les styles un peu comme le rouge en fait. Cependant ça fait environ je dirais 3% des gens avec un look alternatif qui porte une de ces deux couleurs en dominante de ce que j’en ai vu. Après comme je disais j’aime pas le côté trop doux de la plupart de ces tenues à dominante bleue qui me va pas et pour celles dans la norme esthétique c’est pire évidemment. Je veux pas terroriser les gens en passant dans la rue mais je veux pas avoir l’air totalement innocente et mimi non plus, je veux impressionner un minimum quoi être respectée bref faire le même effet que celui qu’inspire la plupart des tenues masculines et trop peu de tenues féminines (genre le 10ème des tenues féminines à mes yeux). Et puis c’est un secret pour personne que j’aime plutôt des styles assez sombres et hard en bonne métalleuse que je suis. Bon c’est pas extraordinaire de porter de la dominante bleue et d’être fan de métal même de métal extrême comme c’est mon cas mais j’ai pas envie de porter mon style musical dans mes vêtements non plus comme je disais je veux que les deux soient dissociés mais en fait j’aime bien qu’ils aient des points communs plus que des divergences je veux juste qu’ils soient pas 100% identiques donc je peux m’inspirer de certains aspects de ces tenues sans les reprendre complètement en fait. Par exemple si je prends mon style favori le black métal et ses tenues les plus communes j’adore les bottes de métalleux donc j’en mettrais surement, j’aime les vêtements à piques et à clous ça fait ultra cliché mais j’apprécie, les chaines pareil et les vêtements qui semblent sortir plus d’une section BDSM d’un sex shop qu’autre chose j’adore aussi mais j’oserais pas porter ça en public, par contre je veux pas faire une tête d’enterrement, avoir des univers que liés tout le temps à des choses sombres ou morbides de temps en temps pourquoi pas mais la majorité du temps je m’y retrouve pas vestimentairement même si en musique c’est en effet ce qui me parle le plus, rasée je trouve que ça m’irait bien mais j’ose pas comme pas mal de style dont j’ai peur qu’ils soient très mal pris car vus comme des clichés de looks d’extrême droite ce qui est pas du tout l’image que j’ai envie de renvoyer, au contraire je suppose que de toutes les façons même si je veux pas porter mes vêtements de façon politique vu leur originalité comme tout les gens qui portent des tenues originales auprès des gens normaux « meuf bizarre d’extrême gauche » sera marqué sur ma gueule mais bon je suis communiste alors ça me dérange pas que ça se voit dans mes tenues même si c’est pas le but d’y porter un message politique. Tout comme le fait que ça se voit déjà quoi que je mette comme vêtements de toutes les façons que je suis atypique et geek en fait c’est la même idée. Ceci dit je me retrouve aussi dans les valeurs de gens aux looks alternatifs qui se disent défendre une certaine liberté vestimentaire par leurs looks de marginaux assumés et être des militants de l’originalité. Je me retrouve aussi dans le côté artiste qu’ont très souvent ces gens créatifs dans leur tenues, je dessine, j’écris, je chante, je compose des chansons et je fais de la poésie assez régulièrement à vrai dire même si bon pour ce qui est de la qualité de ces créations c’est amateur encore que pour mes dessins je sais que les meilleurs peuvent se vendre sur le marché mais genre maximum 5 euros quoi il faudrait que moi niveau s’améliore énormément pour que j’en vive et dans le reste c’est un peu pareil en fait. Je suppose ceci dit que quand on fait plusieurs créations artistiques par jour même d’une qualité douteuse on peut être considéré à juste titre en tant qu’artiste amateur. Peut être à vrai dire que c’est car je veux me créer mon style personnel que je ne me sens représentée totalement par aucun des styles vestimentaires déjà existants même ceux qui me plaisent le plus en fait. Sinon les blousons de cuir j’avoue c’est un de mes plaisirs coupables. En dehors des looks faisant trop extrême droite les deux seules choses qui me gênent dans les looks black métalleux classiques en fait c’est le côté porter que du noir et du blanc même si j’ai déjà vu des black métalleux en monochrome bleu mais c’est ultra rare et aussi je me passerais des symboles satanistes vu que je ne le suis pas et j’ai passé l’âge adolescent de la provocation gratuite depuis longtemps, je juge pas les gens qui en portent car c’est leur religion ou en lien avec des convictions personnelles mais ceux qui en portent juste pour choquer les mamies j’avoue je trouve ça un peu ridicule et gamin. Après c’est pas bien grave mais c’est pas l’impression que je veux donner donc je ne ferais pas ça. Sinon dans les gens fringués en cyberpunk monochrome bleu j’adore leur utilisation de la couleur et ce qu’elle y représente un style futuriste, froid, moderne, logique, technologique et pas naturel c’est bien en partie l’impression que j’aime renvoyer en bleu même si je le porte aussi plus poétiquement en évocation d’univers aquatiques et avec sa symbolique de rêve, de calme et de paix n’étant pas une grande violente du moment qu’on ne me fait pas trop chier, quand je suis dans une passade d’humeur plus sombre il m’arrive aussi d’en porter dans un style dark pour symboliser ma tristesse comme beaucoup le font avec le noir ce qui dans ces moments là m’arrivent aussi mais c’est vraiment pas tout les jours et de temps à autres soit pour la même raison soit pour  ajouter une touche de mystère et de magie j’aime des bleus renvoyant à l’ombre et au monde de la nuit ou le bleu du ciel étoilé évoquant tout ce qui va avec l’astronomie, les teintes violettes, blanches ou grises qui font neige ou glace donc eau solidifiée j’aime beaucoup aussi. Cependant je pense porter des styles avec un côté dark plus souvent par esthétisme que par volonté d’afficher une humeur noire même si les deux m’arrivent, aussi je le fais mais c’est genre 10 tenues sur 50 que je veux avoir dans ce style sombre vu que c’est environ 20% du temps que j’ai envie de porter ce genre de tenues là. En règle général mes envies côtés looks sont plus joyeuses que ça même si pareil des couleurs vraiment vives et joyeuses j’en porterais que 20% du temps idéalement, celles qui correspondent à mon humeur la plus fréquente sont plutôt entre deux à vrai dire des couleurs douces mais froides. 60% du temps donc la majorité de ma vie c’est ça que je veux porter. Sinon j’aime aussi beaucoup la mentalité liée au looks alternatifs du OSEF des tendances porte ce qui te fais envie et t’exprime toi personnellement, te forces pas à rentrer dans le moule des morphologies promues par la mode qui te correspondent pas adaptent tes tenues à ta morphologie ne fait pas l’inverse, le truc d’aimer quand des gens expriment vraiment leur style et leur personnalité avec leurs vêtements même si le style ne nous plait pas à nous ça j’apprécie, ce côté ouvert et tolérant ou du moment que les tenues des gens leurs correspondent et leur plaisent vraiment osef de ce que nous on en pense c’est que eux ils les aiment qui est important ça me parle énormément, comme l’idée générale de sortir de la dictature de ce qui est bien de porter ou pas, le côté arrêtons de tous nous ressembler comme des clones j’apprécie beaucoup également moi j’en mets pas car ça me ressemble pas mes les gens qui mettent plein de couleurs très vives et ressemblent à des arcs en ciel pour lutter contre la fadeur d’un monde urbain d’une tristesse monochrome j’aime beaucoup aussi, le côté décalé des looks alternatifs ça me ressemble également, leur aspect festif et osé et leur côté ludique et créatif qui aux yeux des gens normaux font déguisement est une chose que j’apprécie aussi et où je me retrouve énormément. Comme la plupart des gens avec ces looks là je me sens caché et déguisée quand je dois trouver du taf ou que je suis habillée normalement. Et comme eux c’est pas pour me faire remarquer ou être différente que je fais ça, en fait j’ai pas besoin de ça j’ai toujours été remarquée pour ma différence c’est juste pour être en phase avec ce que je suis vraiment rien de plus et arrêtez de vivre et de m’habiller pour les autres plus que pour moi même comme je disais en m’y forçant j’ai finit internée en psychiatrie c’est juste pas accessible pour moi d’avoir l’air normale le coup que ça a pour ma santé mentale est nettement trop intense. Le côté basé plus sur l’échange, le don, l’amitié et l’anti marketing de ces modes alternatives c’est aussi une chose qui y compte énormément pour moi et à laquelle j’adhère complètement. Aussi j’aime le côté j’échange avec toi des conseils pour que tu trouves comment toi tu veux t’habiller de ces modes très loin des injonctions à deux balles de parents, petits amis (un seul à essayer de me faire le coup le premier heureusement je ne suis plus avec sérieux les gens si votre partenaire vous dicte vos choix de vêtements je serais à votre place je le quitterais ce genre de connards m’insupportant vraiment) ou potes qui te dictent comment tu dois t’habiller. Comme la plupart des gens dans des looks alternatifs je trouve les looks normaux synonymes d’ennui et nécessaire que mes vêtements aient une touche de fantaisie. Oser être soi même côté look ça peut qui plus est que me faire sentir plus forte et me faire gagner en assurance et confiance en moi j’imagine, exprimer sa personnalité par ce qu’on porte c’est dangereux en fait mais ça permet de faire le tri entre les gens qui ont des clichés et ne viennent pas vers toi juste du fait de comment tu es habillée qui n’en valent pas la peine et les gens que ça n’arrête pas généralement nettement plus intéressants. Porter ses émotions et sa vie sur soi c’est pas évident car en rejetant ta tenue les gens te rejettent mais bon même pendant toute cette période de ma vie presque pas terminée ou j’étais en mode osef du look je me néglige autant que j’en ai envie fuck les apparences qui a durée 15 années je le faisais déjà en fait être looké de façon alternative sera plutôt moins dur côté réception que d’être pas looké du tout de ce que j’en ai expérimenté donc c’est stupide de ma part d’avoir peur des réactions. De toute façon d’après les gens pour l’instant j’ai un look de SDF avoir un look d’artiste fauchée sera donc une légère amélioration dans l’esprit des gens normaux j’imagine. Les clichés tout les gens qui ont un look alternatif y font face de toutes les façons alors je m’en fous un peu comme la plupart d’entre eux même si c’est lourd parfois. Une certaine fierté dans son look ça m’a toujours caractérisé aussi donc le mettre plus en valeur ça m’irait aussi oui voilà c’est ça que je voulais dire je veux pas faire peur aux gens mais je veux plus leur faire pitié je veux avoir l’air digne, fière et honorable. Aussi je veux oser m’affirmer et ne plus vivre dans la honte et la peur d’être ce que je suis. Être ce que j’aime être tout simplement c’est vital pour moi je le réalise maintenant grâce à mon amoureux. La haine et le mépris des gens normaux envers moi je les sent tout le temps de toutes les façons comme c’est le cas de la plupart des gens avec un look alternatif donc modifier ma garde robe pour qu’elle me convienne mieux n’y changera pas grand chose. Elle diminuera probablement un peu même du fait que j’ai l’air d' »enfin » m’intéresser à ma tenue.  Aussi j’aime les valeurs d’anticonformisme, d’imagination, de caractère, de personnalité et d’oser porter des vêtements en liens avec les valeurs, concepts, convictions et idées qui nous tiennent à cœur des mentalités que je trouve dans les milieux de gens aux looks alternatifs. Et comme eux je sens souvent que si l’extrême droite catho le pouvait elle me ferait brûler comme sorcière (ça m’a déjà été dit explicitement plusieurs fois par ce genre de gens d’ailleurs). Je me retrouve aussi dans leurs références en matière de pop culture que je partage très souvent et qui m’amusent, en clair j’aime l’humour des communautés autour de looks alternatifs en général, et ça aussi osez de temps à autre les vêtements au côté rigolo comique j’apprécie même si je le ferais pas tout les jours étant rarement d’humeur à porter ça les gens dont c’est le style et qui font toujours volontairement rire par leur tenue ils illuminent la vie et je les admire pour ça. L’excentricité assumée et prônée c’est aussi un aspect de moi que je retrouve dans ces styles là. L’importance donné au rapport qualité prix plutôt que de consommer tout et n’importe quoi et a d’autres valeurs que le travail également. Le côté on produit plus qu’on ne consomme aussi. Le côté misanthrope qu’on y trouve souvent me ressemble aussi il faut bien l’admettre. Et aussi le plaisir coupable de regarder des émissions de merde dont le but est de normaliser la personne au look excentrique et de l’humilier surtout pour m’inspirer du look de la dite personne et en m’extasiant quand elle réussit à foutre en l’air le but de l’émission en restant affirmée dans son choix vestimentaire ce que je trouve très courageux. Sinon j’ai remarqué des trucs qui reviennent souvent dans les styles alternatifs, dans ceux qui sont féminins du Lolita ou des looks en étant sur certains aspects inspirés de façon évidente avec plein de paillettes, de peps, de côté bisounours, tout choupi tout mignon, des noeuds, des rubans, des corsets et des habits enfantins souvent à dominante rose, ce style ça me semble être environ 1% des gens avec un style alternatif qui l’ont j’aime ce look et la mentalité qui va avec chez les autres je l’admire beaucoup mais à moi il m’irait pas du tout. Cela ne me ressemble guère j’aime juste bien trainer avec des gens à qui ça ressemble car j’aime bien la mentalité qu’il y a souvent derrière. Les couleurs plus rares j’ai jamais vu de gens baser leur look alternatif dessus mais ça existe peut être mais si c’est le cas c’est moins de 1 personne sur mille et comme des gens aux looks alternatifs sortant de l’alternorme j’en ai déjà vu des centaines mais pas des milliers bah j’en connais pas. Ou du moins ils m’ont pas spécialement marqués. Ah aussi parmi les tendances classiques chez les métalleux qui me vont pas des tonnes porter des Tshirt de groupes c’est pas mon délire vu que j’aime pas que mon style soit inséparable de mes gouts d’une part et d’autres part que les groupes qu’on voit dessus sont toujours les plus connus, si c’est pas pour faire de la pub de qualité à des groupes bons mais pas assez connus je vois pas en quoi c’est autre chose qu’une tendance marketing et du coup j’adhère pas des masses et les groupes méconnus les gens qui en portent des tshirts de fans sont souvent hélas totalement ignorés de ce que j’en ai vu donc ça marche même pas comme stratégie commerciale, bref ce côté là je m’y retrouve pas même si certains de ces tshirts sont je le reconnais très stylés je trouve parfois.  Sinon j’aime beaucoup aussi le fait qu’étant une fille dans un look alternatif le maquillage est optionnel mais absolument pas obligatoire là où dans la norme esthétique c’est le cas. J’aime beaucoup le style des gens qui se teintent les cheveux en couleurs pas naturels ou mettent des perruques avec le même genre d’effets ou qui mettent des lentilles couleurs pas naturelles voir carrément fantaisies mais étant horriblement nulle pour mettre des lentilles et pas fan de voir ce genre de choses sur moi hors perruque le temps d’un cosplay ou d’un déguisement occasionnel le faire tout les jours ne m’irait pas mais les gens qui assument que leur couleur de cheveux qui leur va le mieux est pas naturelle et restent avec tout le temps j’admire beaucoup ça. Par exemple j’ai entendu parler d’une coiffeuse punkette genre la trentaine que toutes ses clientes trouvaient très sympa dont les gens trouvaient que ça lui allait tellement bien avec sa personnalité d’avoir les cheveux rose fluo que des gens étaient persuadés que c’était sa couleur naturelle l’ayant toujours vu avec et jurant qu’elle était née comme ça franchement je la crois une personne qui me dit ça si ça lui va vraiment très bien pas dans le sens où je crois littéralement qu’elle est sortie du ventre de sa mère avec les cheveux roses mais car je sens que c’est sa couleur quoi qu’elle est faite pour porter ça et que le caractère allant avec lui est venu rapidement bien avant qu’elle ait cette teinture, bien sur les gens qui sont en mode moins identitaire et portent ce genre de couleurs par envie de changer ou de faire des expériences c’est sympa aussi de mon point de vue tout comme les gens qui se font des pointes colorés d’une autre couleurs que leurs cheveux en gardant leur couleur de cheveux principale j’aime bien chez les autres mais je me vois pas avec ce look là ça m’irait pas. Après le seul point négatif que j’y vois c’est quand ça devient une alternorme et que des gens essayent d’en forcer d’autre à faire leur cheveux de ces couleurs pas naturelles là, ça à mon avis par contre c’est n’importe quoi et j’accepte pas. Aussi c’est si évident que j’oubliais mais l’aspect contre culturel et opposé aux cultures bourgeoises des looks alternatifs j’adhère à 100%. Les tatouages et les piercings j’ai rien contre les gens qui en mettent en mode vivre et laisser vivre mais ça m’a jamais trop parlé j’ai déjà même pas de boucles d’oreilles alors non merci mais je trouve toujours très relous le nombre de connards qui se permettent de critiquer les gens qui en ont car ils aiment ça, du coup vu que c’est souvent l’expression d’un look alternatif  ou d’une culture traditionnelle de minorité ethnique je me sens toujours solidaire des gens qui en portent. Sinon j’avoue que j’oserais jamais mais les gens qui ont assez d’assurance pour se trimballer avec des fringues de nuit genre chaussons pyjama dans la rue parce qu’ils trouvent ça confortable c’est fou ce que je les envient. Les trucs kitsch ça revient souvent dans les looks alternatifs à ce qu’il parait mais étant incapable de savoir ce qui est jugé de bon ou de mauvais gout je ne peux pas baser ma garde robe sur un bon ou un mauvais gout volontaire donc ce ne sera jamais mon style. Aussi j’ai remarqué que tout homme qui adopte un style « féminin » même si la seule chose qu’il en a est une longue chevelure est sacrément courageux de porter et d’assumer son style vu à quel point les normaux sont horribles avec ce genre de mecs, ça a toujours été le style de garçon que je trouvais le plus craquant principalement du fait de leur grand courage justement. Comme mon chéri hé hé. Autre style maintenant que j’y pense qui est particulièrement mal vu les automutilations à but esthétique, je ne ferais jamais ça car c’est pas du tout mon truc mais vu que c’est très clairement par validisme que les gens rejettent ce genre de styles alternatifs je suis 100% avec les gens qui ont ces styles en mode solidarité de marginaux quoi surtout vu à quel point même en milieu alternatif ils s’en prennent plein la gueule à cause des préjugés sur leur style. Aussi tout ceux qui assument un style qui les fait passer pour des gays, des gouines ou des travelos ou qui le sont et l’assument par leurs choix de vêtements et le rende visible soutien total vestimentairement parlant c’est très courageux et même carrément dangereux donc limite héroïque. Sinon il y a cinq trucs que je retrouve très souvent en mode alternative qui me parlent beaucoup, chaussettes surtout longues et collants ça fait peut être gamine, poupée ou déguisement mais j’adore porter ça donc OSEF et je vois autour de moi que c’est aussi le cas de la plupart des nanas dans des looks alternatifs notamment particulièrement de celles qui sont Lolita ou fortement influencées par ce style là. D’ailleurs j’adore les vêtements rayés plus généralement et heureusement dans le milieu des looks alternatifs il y en a plein plein plein, le seul truc que je trouve dommage c’est qu’ils soient presque toujours noir et rouge ce qui a la grande classe mais plein d’autres combo de couleurs claquent aussi mais hélas on les trouve bien moins. Alors j’ai trouvé un article intéressant celui là : http://wunderbardirk.com/2015/03/20/rayure/ c’est sur l’histoire des vêtements rayés il y est dit qu’ils ont en Occident très longtemps été un symbole de transgression réservé aux exclus et au réprouvés de la société à ère médiévale c’était même jugé diabolique d’être un homme portant des vêtements à rayures. Au XVIème siècle elle change de signification et devient marque d’une position sociale inférieure et de servitude voir d’être un esclave. Ceci dit ça c’est pour les rayures horizontales (celles que j’aime le plus) là où les rayures verticales elles étaient à la mode dans l’aristocratie. Bon bah j’ai des gouts de pauvre et de roturière apparemment mais ça j’étais déjà au courant. Lors de la fin du XVIIIème siècle la rayure est devenue en vêtement le signe distinctif des révolutionnaires et des romantiques. C’est resté depuis et cet aspect là me va fort bien aussi. Même si la connotation négative reste jusqu’à nos jours vu que ça fait tenue de prisonnier. Et bien sur les rayures bleues et blanches qui font marin j’adore ça. Et oui parfois les rayures ça mincit mais je m’en fous en général c’est pour leur côté transgressif, marque de fierté d’exclus et de réprouvé, associé aux classes sociales pauvres et roturières et à un côté romantique, révolutionnaire et alternatif/contre culturel et pour les bleus et blanches à des univers aquatiques que je les adorent. J’aime aussi le côté classe et sophistiqué des vêtements à carreaux et les combos de couleurs qu’on peut faire avec comme avec les rayures. Et j’adore les kilts mais vu que je ne suis pas un homme et que ça reste dans la culture celte un vêtement traditionnellement masculin je trouverais pas très respectueux de ma part de me permettre d’en porter donc je ne le ferais pas. Je suis pas la seule et je sais que ça fait très cliché mais j’adore les bérets. Surtout les bonnets style gavroche parisien. C’est probablement le seul truc qui fait un peu look bobo des fois que je peux parfois apprécier en fait avec les foulards ceci dit je me vois pas porter ça autrement qu’occasionnellement et certainement pas les deux en même temps notamment pour éviter d’être confondue avec une bobo ce qui me soulerait beaucoup. Après comme je les toujours dit les bobos ne m’énervent que politiquement leur look j’aime pas mais je juge pas ils en font bien ce qu’ils veulent je ne suis pas du genre à me mettre à critiquer les gens qui ont des tenues plus normées que  moi je me suis pris suffisamment ce genre de remarques à la con pour ne les faire subir pas même à mes pires ennemis. J’aime aussi tout les styles inspirés de l’univers des pirates et de celui du cirque. Bon porter ça tout le temps ce serait pas pour moi mais j’aimerais avoir plusieurs tenues inspirées de ces univers là. Aussi le bleu est la couleur la moins appétissante car celle du plus de plantes pas comestibles pour l’homme et j’avoue en mettre dans des tenues avec un look de plante vénéneuse parfois ça me plairait aussi. Et puis j’aime aussi l’association bleu =  pas humain qu’on trouve pas mal en SF et dans les vieux mangas et j’aime bien mettre en avant des bleus qui vont avec des tenues qui font pas être humain dans mon look. On me dit souvent que j’ai l’air venue d’ailleurs ou d’avoir des looks d’OVNI donc je suppose que ça rehausserait mon style aussi de m’inspirer d’aliens de SF et de leur ressembler et de persos de fantasy ou de manga parfois aussi un peu même si j’ai pas envie d’être habillée comme ça en permanence non plus. La plupart du temps je veux avoir l’air d’une humaine ordinaire avec un look très à elle. Bon ça c’est déjà le cas en fait mais dans une version plus jolie que maintenant.

Bref toute cette digression d’une taille affligeante d’énorme pavé pour dire que le dépareillé c’est cool et les looks alternatifs les permettant souvent je pense qu’ils vont mieux à la plupart des dyspraxiques et autres neuroatypiques que les looks dans la norme esthétique à priori et que de façon générale ils sont plus accessibles.

6ème astuce : Pas d’habits serrés.

Tout simplement parce qu’avec une hypersensibilité sensorielle c’est juste insupportable et pas du tout accessible.

7ème astuce : Pas de lacets.

Je rêve de remettre des baskets à velcro et d’arrêter de devoir me baisser toutes les cinq minutes pour refaire mes lacets au prétexte que ça ne fait pas adulte d’avoir des velcros non mais sérieusement quoi, n’importe quoi, quand j’avais des velcros je devais jamais me baisser pour les refaire et je rêve de revenir à mon confort de cette époque là d’autant que les pantalons glissent moins quand on est pas en train de refaire ses lacets chaque fois qu’on change de trottoir. Le validisme de la mode normative je le hais.

8ème astuce :  Pas de boutons.

Bon si vraiment j’ai pas le choix je préfère ça que des lacets sur mes hauts de vêtements (heureusement j’ai quasiment pas de vêtements avec l’un ou l’autre) c’est moins difficile à mettre mais ça reste dure et il s’en décolle toujours un ou deux, c’est dur de pas les dépareiller involontairement et les commentaires relous sur le fait d’avoir mis dimanche avec lundi sont difficilement supportables. Bref le seul truc un peu dommage c’est que bien des tenues que j’aime sont avec des boutons et que je les trouves esthétiques surtout quand fantaisie mais bon je peux pas avoir le beurre et l’argent du beurre. Sinon je ne suis pas nudiste mais je trouve que c’est la mode la plus accessible qui existe et des fois j’aimerais bien l’être surtout les jours de canicules où j’ai envie d’enlever ma peau tellement il fait chaud alors mes vêtements plus encore bien sur. Si j’avais le choix et que c’était légal je me trimballerais 100% à poil ces jours là chez moi et dehors comme à la plage en mode maillot de bain et méduses en me protégeant du soleil en m’enroulant dans une serviette mouillée point stop même au cœur des grosses villes. Hélas c’est pas autorisé. Ceci dit une robe est pas désagréable non plus à porter dans ces cas là c’est juste un peu plus chaud et moins frais. Ah oui et la robe d’hiver ce concept machiavélique il y a toujours une connasse (ma mère en général) pour vouloir me forcer à en mettre une au moins une fois par hiver les « jours des fêtes » là aussi bénédiction d’avoir été « punie » de pas avoir su trouver de boulot en étant « privée » de cela quand c’est arrivé j’avais enfin de pleurer des larmes de joie (ma mère est vraiment à l’ouest dans ces « punitions » bien souvent elle s’en fout de ce que j’aime ou pas elle raisonne que par rapport à elle dans ses récompenses et ses punitions et c’est absurde d’en avoir à 26 ans mais dans sa tête tant que je vivrais chez elle et pas chez moi je ne serais qu’un gosse d’où qu’elle se l’autorise par envie explicite de m’humilier comme elle me l’a dit à plusieurs reprises dans l’espoir que ça me donne envie de me tirer d’ici…j’ai pas besoin de ça j’en ai déjà très envie je n’en ai pas la capacité c’est fort différent mais ça elle refuse de l’entendre). Bref évidemment choisir mes tenues imposent que je ne mettrais jamais d’habits légers l’hiver la logique ça me parait une part essentielle de la garde robe de tout un chacun. Cependant les pyjama mon dieu que c’est agréable à porter pourquoi je peux pas me trimballer partout en ville avec mes pyjamas et des chaussons ;-;. En vrai si c’était faisable je ferais ça 100% du temps comme chez moi mais hélas « ça fait nolife » donc les gens normaux sont immondes avec moi quand je le fais chez moi et dehors je me ferais probablement arrêtez pour « tenue indécente » en sortant en pyjama. Dommage car après être à poil ça me semble être les tenues les plus accessible et que côté pyjama je trouve bien plus aisément mon bonheur esthétiquement que côté fringues de jours bizarrement. En fait j’aime tellement ça que limite je fétichise sur les pyjamas. Dit comme ça je dois vraiment avoir l’air cheloue mais c’est un peu vrai XD. Euh…au moins je suis facile à contenter je suppose. D’ailleurs j’ai fait un cosplay d’officier scientifique de Star Fleet anonyme dans Star Trek la série originale une fois et on se moque souvent du côté gens en pyjama dans l’espace de la série mais justement leurs looks font partie de ce que je trouve fascinant dedans et je trouve fort dommage que ces looks de pyjama aux couleurs de bonbons haribos ne soit pas vraiment à la mode, hélas si seulement on était au XXIIIème siècle…ou dans les années 1960 on avait l’air nettement moins jugeant sur les habits des gens en fait même si ça peut être une illusion donnée par le fait que les vieux se souviennent de cette période avec les lunettes roses de la nostalgie vestimentaire quand ils en parlent. Bref j’arrête de digresser. Juste tout ça pour dire que les boutons c’est beau mais pas indispensable j’en ai que sur de rares tenues que je mets presque jamais notamment car elles sont compliquées pour moi à enfiler et à enlever. Mais heureusement si les valides s’acharne à fiche des trucs inmettables pour les dyspraxiques partout dans leurs offres de vêtements les lacets, boutons toutes ces choses qui nous pourrissent la vie n’ont rien d’indispensable. D’ailleurs mon chéri m’a déjà montré qu’il peut avoir des tenues d’une beauté à faire s’arrêter le temps qui ne comprennent aucun des éléments contre lesquels je râle ici et si je voulais lui emprunter me serait 100% accessibles. Vraiment dommage qu’on ait pas du tout le même style sinon ce serait déjà fait depuis longtemps. Simple ne signifie pas moche avec de l’imagination. Ah et avant de passer au point suivant rien à voir mais vu que j’y pense maintenant avant d’oublier je vais le noter vu le style que j’espère me créer qui fera probablement OVNI il est fort probable que les gens le décrivant diront elle a un look atypique comme ils le font déjà avec le mien de maintenant de toutes les façons en fait et en effet ce sera vrai autant au sens de fort divergent de la norme esthétique qu’au sens de rendant très visible le fait que je suis neuroatypique mais bon c’est déjà le cas ça ne se verra ni plus ni moins. Probablement même légèrement moins à vrai dire. Mais bon tant pis enfin j’ai un peu peur d’avoir l’air plus valide que je ne le suis car ça peut avoir des conséquences reloues en terme de capacités qu’on me supposeraient posséder et que je n’aurais toujours pas. Réflexion faite vaut mieux faire aussi atypique que maintenant si possible voir davantage pour correspondre au point où je le suis vraiment et en mode fierté neuroatypique ça me parait plus cohérent et plus logique et plus accessible, plus convenable plus confortable et plus pratique. Oui je vais faire ça.

9ème astuce : Pas de ceinture.
Juste à cause de l’hypersensibilité sensorielle car c’est trop serré et que ça ne me permet pas d’empêcher mon pantalon de descendre donc ça ne m’est pas utile.

10ème astuce : Pas de bretelles.
Bon heureusement c’est très démodé presque plus personne en mets donc j’ai pas de mal à trouver des vêtements sans mais dans mes souvenirs j’ai eu des salopettes que j’adorais enfant et préadolescente car elles m’étaient très confortables le plus souvent…sauf pour aller pisser ou au moment de les mettre le matin et de les enlever le soir ça c’était l’horreur absolue. Bref plus j’écris plus je me rends compte que contrairement à ce que j’ai longtemps cru j’ai un style et des avis sur les vêtements et l’apparence physique c’est juste que les miens ma parole sur ce sujet c’est faite censurée si violemment et si longtemps que j’avais oublié en avoir une en fait. En fait c’est comme avec le reste de l’art mieux vaut que j’ai un style moche et amateur qui me corresponde qu’aucun comme mieux vaut que j’écrive des poèmes de qualité douteuses plutôt qu’aucun poème. Et en fait ça m’attriste de voir le peu de gens « créatifs » qu’il y a, c’est triste ce qu’est devenu cette société jusque dans les années 1960 finissantes les gens chantaient leurs propres chansons populaires, depuis les années 1970 avec la starification croissante des artistes dans tout les domaines de moins en moins de gens osent créer eux même des œuvres artistiques ou même de la simple déco et achète et consomment de plus en plus et avec le néolibéralisme des années 1990 il y a eu une triste accélération de cette tendance en plus hélas. Moi mon avis c’est qu’artiste devrait pas être un métier au sens où tout le monde devrait avoir le droit de s’exprimer par son art, bon tout le monde a le droit en pratique mais concrètement la sphère de la production artistique hors du monde bourge c’est la sphère de la pauvreté et c’est très découragé socialement « trouve toi un vrai métier tu es pas rentier » la rengaine constante de ma mère et des parents de beaucoup de gens à tendance artistique forte. En fait c’est au delà de la liberté vestimentaire que c’est important donc c’est carrément pour la liberté de création et contre la censure qu’oser porter son look au mépris du regard condescendant d’autrui est bon du coup j’ai encore plus envie de le faire. D’ailleurs évidemment si vous appréciez certains accessoires que je déconseille gardez les c’est plus pour les gens comme moi qui se sont forcés à les utiliser pour se normaliser mais ne les supportent pas et que je veux encourager à oser les enlever comme ils le souhaitent de leur garde robe sans tenir compte des commentaires condescendants et des violentes insultes des valides à leur égard pour oser vouloir un style leur étant adapté et accessible.

11ème astuce : Pas de fermeture éclair.

Bon ok si on a pas d’autres choix c’est mieux que les boutons et les lacets par exemple j’en ai toujours une sur mes manteaux mais en vrai à part mes manteaux et deux trois gilets 100% de ma garde robe est sans lacets, sans boutons et sans fermeture éclair du tissu à mettre sur soi tout simple pour des pantalons et tshirts+pull quand il fait froid très ordinaires.

12ème astuce : Pas de gants sauf en cas de nécessité.
Ok quand il fait froid on peut pas faire sans mais éviter d’en porter par pur esthétisme évite bien des galères inutiles ceci dit je dit ça mais moi ça m’embête car j’aime en porter et je trouve ça joli du coup quand j’en ai envie par esthétisme pur je mets des mitaines mon genre de gants plus pratique pour attraper des trucs et moins durs à enfiler et créables à partir de vieilles chaussettes trouées.

J’ai fait le tour des astuces que je voulais vraiment mettre mai je ne suis pas satisfaite et je suis un peu triste de voir que ce sont beaucoup de ne mets pas ci ou ne mets pas ça je pense que je devrais pouvoir dire que si ou ça nous va bien un peu plus aussi, bon je l’ai un peu dit quand même le simple, le pratique, le confortable, le DIY, l’alternatif, les habits traditionnels ou à l’ancienne et le dépareillé volontaire ainsi que les habits unis devant derrière ça va bien aux dyspraxiques et aux neuroatypiques de façon plus large en général. Mais j’ai l’impression qu’il manque quelques que remarques pour montrer comment on peut faire pour être joliment sapés. Certains dyspraxiques sont clairement de purs canons et des gens très stylés dans leur façon de se fringuer. Ah aussi rien à voir mais puisque j’y pense côté tendance fréquente de mode en milieu alternatif j’aime beaucoup porter des masques sur le côté occasionnellement. Je sais je pars en H.S tout le temps dans cet article mais j’essaye de me créer mon style et ma réflexion dessus ne fait que bourgeonner alors forcément ça donne ce résultat là qui part un peu dans tout les sens. D’ailleurs je veux pas spécialement avoir l’air d’un clown mais je crains de croiser tellement d’influences qui vont pas pas ensemble que je crains que ça ne finissent par pouvoir ressembler qu’à ça. H.S fini. Les habits enfantins ça nous va bien aussi, le style pyjama, les styles de plage et le nudisme également. Je crois que j’ai un peu fait le tour en fait et j’ai déjà expliqué pourquoi tout ça nous va mais j’ai le sentiment qu’il manque un dernier point essentiel à aborder ah oui s’inspirer de ces styles et astuces là si on en a un autre qui est plus difficile à mettre en adéquation avec tout ce que j’ai dit avant et enfin dernier point central ne jamais rien purement et simplement s’interdire vestimentairement on peut tout tenter il faut juste pas se forcer à mettre ce qu’on aime pas qui ne nous plais pas ou ne nous va pas juste pour plaire aux valides de notre entourage voilà c’est ça le fond du message et désolée du pavé énorme.

Noël et les différences culturelles.

J’ai toujours bien aimé Noël mais aujourd’hui pour la première fois c’est un peu dur pour moi de le fêter, la raison principale en est que je suis tiraillée entre deux traditions, je vous explique vite fait, dans ma famille comme dans toutes les familles issues en partie d’un milieu culturel chrétien c’est la plus grande fête annuelle, avant tout la fête familiale ultime à laquelle s’est pas trop possible d’échapper. Sauf que voilà mon chéri qui est d’une toute autre origine si il sait bien que c’est comme ça que le voit ma famille et la majorité de la France pour sa culture comme pour beaucoup de cultures asiatiques cette fête c’est en gros l’équivalent de la Saint Valentin, bien sur notre mariage et encore récent et toujours secret auprès de ma famille donc je peux pas l’emmener avec moi mais ça me fait bien chier de le laisser tout seul en un jour qu’il considère comme une fête des amoureux alors que j’avais très envie de le passer avec lui et…pas autant avec ma famille d’autant que je vais devoir leur mentir sur mes relations amoureuses et avoir droit comme chaque année à une infinité de questions reloues adressées aux femmes qu’on pense célibataires et faire comme si mon amour n’existait pas. C’est vraiment dur à vivre. Et puis laisser tout seul un gars aussi fleur bleu qui en plus est du genre à pas aimer la solitude et déprimer facilement en solo lors de ce qui est pour lui en gros la fête du romantisme…c’est chaud quoi. En plus là j’ai encore le temps de lui parler un peu par Internet mais dans quelques heures et jusqu’à après demain ce ne sera plus le cas tant je serais occupée avec ma famille, le pauvre ça va être tellement relou pour lui. Mais j’ai pas vraiment le choix si je laisse tomber ma famille pour aller ils savent pas où sans leur dire avec qui en un tel jour ils vont le prendre hyper mal. Et puis rien à voir mais je prie pour échapper aux questions lourdingues à base de « tu fais quoi dans la vie? » (sous entendu quand est ce que tu bosses enfin feignasse?) réservées aux chômeuses de longue durée. Enfin bref le reste de la fête devrait me plaire comme tout les ans mais ces côtés là c’est dur à endurer. Bon pour ce qui est de mon chéri on se rattrapera à la Saint Valentin mais cette organisation me donne un peu l’impression de prioriser ma culture sur la sienne ça me plait pas trop. J’espère que l’année prochaine la situation aura évoluée de façon à ce que je puisse fêter ce jour d’une façon qui satisfasse pleinement à la fois moi, mon chéri et ma famille mais j’arrive pas à imaginer comment faire pour y parvenir. Du coup ça me rend légèrement mélancolique. Ceci dit je pense qu’on arrivera quand même tous à passer des fêtes aussi bonnes que possible mais voilà juste c’est la première fois que je suis en couple avec quelqu’un dont la culture est vraiment très différente de la mienne et si vous êtes plus expérimentés que moi en ce domaine vous trouvez sans doute que je débarque en étant très niaise et que je découvre tout de ce type de relations et en effet mais j’admets que c’est le genre de difficulté à laquelle j’avais pas songer et que gérer est assez délicat. Du coup moi qui pensait ne pas tant que ça reparler du caractère interculturel de mon couple ici je me retrouve à le faire à nouveau parce que ça crée des défis nouveaux dans mon quotidien auxquels je m’étais pas vraiment préparée du tout en fait. Bon ceci dit heureusement on aime tout les deux cette période alors je pense que malgré ça tout ira bien pour cette fois du moins je l’espère.

Qu’est ce que la masculinité en 10 points.

1-La masculinité est le fait d’être le plus souvent un homme mais parfois une personne d’un autre genre ayant une expression de le genre qui est perçue comme ayant rapport avec le rôle social attribué historiquement aux hommes. Il existe de nombreuses formes de masculinités. Néanmoins quelques caractéristiques communes se dégagent.

2-Le plus souvent la masculinité est associée par la très grosse majorité des gens au fait de posséder un corps jugé « mâle » ce qui dans la plupart des cultures est assez récent et date du XIXème siècle et de l’intégration de la norme coloniale et pseudo scientifique blanche de la masculinité qui pseudo biologise sa définition reconnue dans toutes les cultures des époques précédentes quasiment partout comme étant avant tout sociale. Cependant c’est avant tout sur le mythe d’une masculinité supposée avant tout  biologique qui est la vision internationale du fait de la mondialisation de ce qu’est la masculinité depuis deux siècles, ce qui fait que la très grosse majorité des gens ont maintenant une vision terriblement réductrice et transphobe de ce qu’est la masculinité vu qu’à 80% leur principal critère de masculinité est la possession d’un corps de sexe jugé mâle. C’est à dire tout les attributs biologiques du masculin, chez l’humain car les contres exemples de mâles non humains ne fonctionnant pas du tout comme ça ne sont guère connus que de quelques biologistes sensibles aux questionnements sur le genre, chromosomes XY, spermatozoïdes, incapacité de porter un bébé mais possibilité de faire fertiliser l’ovule d’une femelle en le pénétrant, présence d’organes génitaux type pénis et testicules, production d’hormones dites « masculines » comme la testostérone et les androgènes et tout un tas de différences physiques entre mâles et femelles nommées « caractéristiques sexuelles secondaires » qui n’ont pas de lien avec la reproduction et sont fortement influencées par l’environnement comme la voix, la pilosité, la taille ou encore la force physique et la musculature. Ceci dit, il est peu étonnant que beaucoup croient que toute la masculinité se trouve en ces caractéristiques étant donné que seul 1% des hommes, les hommes trans, n’ont pas ce profil. Pourtant même dans le physique et la biologie du masculin le genre c’est à dire l’aspect environnemental, social et psychique de la masculinité prend énormément de part à sa construction même chez les hommes pas trans mais pour le démontrer en détail un article complet et très long sur cette question serait nécessaire.

3-La masculinité ce sont aussi des caractéristiques masculines supposées.

Et à ma grande surprise la plupart des gens ont de la masculinité une vision très négative ne l’appréciant pas mais la jugeant « naturelle » et donc obligatoire chez les hommes. La première caractéristique négative fréquente qui est attribuée au masculin par la majorité des gens est l’agressivité, et autant sur ce point on peut notamment pour des questions d’ordre hormonal liées à la testostérone s’interroger sur la possibilité que ce soit en partie du à des causes biologiques (et encore c’est là aussi un phénomène multidimensionnel complexe que caricaturer en la testo rend agressif c’est automatique est très simpliste et sexiste) autant sur les autres cela semble nettement plus douteux, la seconde caractéristique masculine la plus fréquemment cité, à savoir la compétitivité, étant bien entendu pure construction sociale, l’indiscipline, troisième plus citée de même. Néanmoins ce sont effectivement là des caractéristiques que l’on retrouve en moyenne plus chez les personnes masculines que chez celles qui ne le sont pas là où tout les autres traits conventionnellement attribués au masculin sont de l’ordre du cliché pur rien n’ayant jamais démontré que la majorité des personnes masculines aient ces attributs.

4-La virilité et la masculinité ce n’est pas la même chose. La masculinité est plus englobante que la virilité, parmi les personnes dont j’ai récolté les avis 90% considèrent la virilité comme une forme particulière que peut prendre la masculinité, une esthétique du corps masculin et les valeurs allant avec, mais 10% ont estimé que virilité et masculinité étaient des notions sans aucun rapport l’une avec l’autre. Au moins ça démontre assez incontestablement un fait qui est que les deux contrairement à ce qu’en disent les rétrogrades finis qui pondent certains dictionnaires ne sont nullement synonymes. Généralement ce sont les masculinistes et globalement les hommes les plus misogynes qui considèrent que virilité et masculinité sont sans rapport l’un avec l’autre. L’apprendre m’a surprise mais en creusant un peu plus j’ai compris que c’était dans l’idée de ces hommes réactionnaires une défense de la virilité que de la détacher de la masculinité et la présenter comme adoucissant la « nature » masculine des hommes en leur apprenant par le dressage sociale à une esthétique et des valeurs leur correspondant et leur permettant de contrôler leur agressivité, leur caractère compétitif et de s’inculquer par l’éducation la discipline et l’acceptation de l’ordre social. Ces personnes ont presque toujours une vision de la masculinité beaucoup plus biologisée que la moyenne et attribuent le plus souvent quasi tout les stéréotypes de genre masculin à la nature n’acceptant de percevoir leur aspect social car en gros dans leur idée la nature masculine est négative car « sauvage » et la culture virile permet de la « civiliser ». Évidemment ce sont le plus souvent des hommes blancs et racistes qui tiennent ce type de discours. Pour autant la façon la plus commune de voir le lien entre masculinité et virilité est du même ordre, c’est juste que la plupart des gens sont plus capables que les plus réactionnaires d’admettre la part de construction sociale et psychologiques dans les caractéristiques masculines précitées et arrêtent leur vision de ce qu’est le masculin à ce que l’imaginaire commun de ce qu’est supposé être le corps biologique d’un homme. Et en général autant sur ce qui est psychologique et social dans la construction du masculin, sur la virilité en somme, on peut avoir un débat complexe et nuancé autant sur sa part « biologique » les gens se crispent très vite, les plus réactionnaires bien sur insisteront sur l’idée que les corps masculins n’ont jamais changé en dépit du fait même que l’histoire porte de nombreux témoignages que si tout comme la génétique, l’évolution, l’anthropologie, l’archéologie et j’en passe, bon en même temps ce sont des fixistes généralement qui tiennent à leur illusion que le monde est stable et ne changera jamais où alors seulement de façon imperceptible et ont une vision assez complotiste des scientifiques dont ils jugent les études trop biaisées par leur « progressisme » supposé du fait que les scientifiques comme tout les gens qui ne sont pas eux sont en moyenne moins conservateurs qu’eux, cependant la plupart des hommes et des 3s en dehors des biologistes s’étant penchés sur les questions de genre avec intérêt, sont dans une idée tout aussi fixiste et révélatrice d’un manque flagrant de culture scientifique généralisé dans notre société ce qui vient à mon avis du fonctionnement non démocratique de la recherche scientifique en sciences dures telle qu’elle se pratique de nos jours en majorité qui fait que la vulgarisation de ce type de recherche est quasi inaccessible à presque tout le monde et de l’aura des sciences dures qui fait que presque personne n’ose remettre en question ce qu’il croit savoir que les biologistes disent des différences entre hommes et femmes là où tout un chacun se sent apte à poser son avis sur ce qui concerne le genre, donc ce que la sociologie dit de ces différences, en fait et sans doute pour la raison évidente de leurs parcours particuliers le seul groupe en dehors des biologistes que je connais qui a une vision nettement plus fine que cela de la biologie du masculin et en perçoit tout les aspects souples, fluides, la part d’environnemental, de psychologique et de social ce sont sans surprise les personnes trans, dans les deux cas, biologistes et/ou trans, des gens que leur parcours de vie à forcer à aborder ces questions dans toute leur complexité et leur profondeur là où la plupart des gens en percevant l’approche la plus commune comme une supposée évidence s’en contentent en général ne se rendant pas compte que leur idée du masculin souvent est assez cliché et réductrice et vivant somme toute pas trop mal avec ce fait. Les biologistes eux sont généralement clairs sur ce qu’est selon eux la masculinité : une idéologie qui attribue un ensemble de comportements et de rôles associés au masculin, et sur ce qu’ils en pensent à savoir « c’est pas mon rayon adressez plutôt vos questions à X ou Y collègue sociologue qui étudie le genre ». Autrement dit le masculin est autant une construction sociale que la virilité mais est beaucoup plus naturalisé par les gens qu’elle principalement car les gens ont à 99% énormément de mal à admettre l’idée que la biologie n’est pas un donné fixe mais tout comme la sociologie est une chose qui a son histoire et qui évolue en fonction de tas de facteurs environnementaux. Globalement j’ai l’impression qu’il y a une espèce de peur du vivant, de la nature et du changement assez générale chez les gens qui est à l’origine du fait qu’ils sont très attachés à des idéologies de ce qu’est supposé être la nature, notamment la nature masculine et la nature féminine ce dont on aura compris ici que c’est un non sens d’un point de vue biologique, qui dépeignent la biologie et son fonctionnement très différemment de ce qu’on en voit en effet quand on se penche vraiment dessus. Dit autrement, dans la « nature » en dehors des sociétés humaines malgré l’indéniable dimorphisme sexuel de certaines espèces les animaux n’ont aucun concept de virilité, ni de masculinité et ne conçoivent même pas qu’il est possible de s’interroger là dessus parce que ces concepts sont issus de la culture. Et de la culture récente car clairement la virilité on en trouve aucune trace avant l’Iliade et l’Odyssée, c’est à dire même pas 3000 ans avant nos jours ce qui à l’échelle de l’histoire évolutive des Homo Sapiens est vraiment que dalle et pour ce qui est de la masculinité c’est encore mieux, elle n’a été inventée que dans les années 1970 justement est née pendant la révolution féministe de réflexions d’hommes féministes souhaitant questionner le modèle social de la virilité car beaucoup ne s’y retrouvaient guère et étendre les définitions possibles de ce qu’est un homme raison pour laquelle la masculinité est un concept plus englobant et plus pluriel que celui de la virilité. Cependant ce féminisme était celui d’hommes cisgenre en une époque où la quasi totalité des féministes étaient transphobes et donc la définition qu’il a donné de ce qui fait un homme c’est très étendue sur le plan social mais est restée biologiquement très limitée. Pourtant depuis les années 1970 des hommes féministes étudient les masculinités pour tenter d’en élargir le champ d’horizon, depuis les années 1980 avec l’influence de l’idée de genre qui marque beaucoup le féminisme ces hommes vont construire l’idée que les masculinités sont le fruit d’un apprentissage social, une socialisation masculine qui fait que les personnes masculines le sont car elles jouent les rôles sociaux masculins, depuis le début du XXIème siècle jusqu’à maintenant les hommes féministes étudiant les masculinités sont surtout dans une phase où inspirés par le féminisme intersectionnel ils tentent de définir les masculinités marginalisées et de percevoir dans le détail ce qui les distinguent des masculinités dominantes. Du côté des hommes trans féministes ou pas leur vision est souvent celle ci et leurs masculinités ils les perçoivent tout simplement comme des formes de masculinités marginalisées, de fait comme elles peuvent être viriles certaines femmes ou personnes d’autres genres qu’hommes ou femmes peuvent être masculines sous des formes de masculinités marginalisées qui peuvent être viriles ou ne point l’être tout comme les masculinités d’hommes peuvent êtres viriles ou pas.

5-La masculinité c’est aussi la possession d’attributs masculins.

On est d’accord sur le fait qu’ici on parle d’une construction culturelle, donc d’une représentation mentale, et non de biologie, mais clairement si on s’interroge sur quel est l’attribut masculin principal la plupart des gens ont comme première image leur venant à l’esprit une bite, pas une bite physique, une bite mentale porteuse de tout un imaginaire social et psychique lui étant liée, à savoir ce que permet de se construire le fait d’en posséder une dans notre société, confiance en soi et charisme. La masculinité est aussi on l’a vu en premier associée à un certain physique, mais elle ne l’est pas que de façon biologique, on peut aussi avoir la masculinité en travaillant son corps et l’ensemble de son esthétique personnelle même sans avoir un physique de « mâle » biologiquement car la masculinité c’est aussi une esthétique, souvent assez rapprochée du corps masculin « biologique » mais pouvant aussi se manifester dans une esthétique agressive, compétitive et/ou de l’insoumission rebelle et révoltée face à la discipline et à l’ordre. Chez une personne masculine cela est souvent jugé beau. Cependant on le voit tout ce qui est physique et extérieur dans la masculinité singulière d’un individu ce trouve avoir de profondes racines culturelles, sociales et psychologiques que son aspect vu du dehors trahit.

6-La masculinité a une histoire et est politique.

On la vu la masculinité sous toutes ces formes est très contemporaine, datée seulement des années 1970 et le fruit de la remise en cause de l’idéal traditionnel de la virilité dans le but de l’étendre. Cependant du coup la masculinité si par son attention aux masculinités marginalisées elle comprend les façons d’être hommes non blanches contemporaines ne prend en compte les définitions précoloniales de ce qui fait qu’un homme est un homme que d’un pur point de vue historique rétrospectif. En clair « masculinité » est pas un mot super adapté en vrai pour parler des façons d’être homme du passé en Europe virilité est plus à propos et dans les autres pays les termes précoloniaux utilisés le sont avant les années 1970. Cependant cela fait tout de même quarante ans que la masculinité est une idée présente partout donc elle a une histoire et étant donné qu’elle est le résultat de la transformation du vieil idéal de virilité par le féminisme cette histoire est politique car c’est en questionnant la masculinité que celle ci a été perpétuellement redéfinie pendant quarante ans dans l’idée d’être le moins possible porteuse de stéréotypes, ce qui forcément a contribué à changer un peu les familles, et le rôle des pères, on le sait de source sure en général nous les jeunes voyant bien la différence de style de paternité assez radicale entre la paternité virile de nos pépés et la paternité masculine de nos papas. Depuis les années 1990 la prise en compte des masculinités trans, interesexe ou plus largement non conformes a largement contribué à la destruction de l’illusion d’une masculinité fondée sur le naturel biologique, et par conséquent a ouvert les yeux aux théoriciens de la masculinité sur le fait qu’elle n’est pas toujours celle d’êtres de genre masculin, pouvant être féminine ou d’un autre genre et que les hommes ne sont pas tous masculins, en fait un homme peut être viril et masculin (comme 75% des hommes), masculin mais pas viril (comme 14% des hommes), viril mais pas masculin (comme 10% des hommes) ou ni viril ni masculin (comme 1% des hommes), du côté des personnes qui ne sont pas de genre masculin, clairement moins d’1/1000 est à la fois masculine et virile ou virile mais pas masculine, 1/100 est virile et environ 1/4 est masculine. On le voit la masculinité et la virilité ont un spectre distinct même si il se recoupe et relativement large mais néanmoins limité.

7-La masculinité c’est aussi une image.

Une chose que souligne nettement l’histoire et la vision de ces deux concepts de masculinité et de virilité est que leur aspect est très visuel et que beaucoup plus que la féminité qui elle est souvent un concept très spirituel et éthéré, une rêverie presque informe. Comme ci depuis les années 1970 on s’était retrouvé avec l’idée que le féminin serait spirituel et le masculin matériel pour une raison obscure sans doute principalement liée à la dénaturalisation idéologique bien plus rapide du féminin que du masculin. De nos jours interroger les masculinités, leurs limites et leurs possibles extensions reste féministe et émancipateur pour beaucoup de gens.

8-La masculinité est le contraire de la féminité.

Ce qui signifie que quelques personnes ne sont ni masculines ni féminines comme une partie de celles qui sont de genres disons « non binaires », que la plupart des hommes sont masculins, que la plupart des femmes sont féminines, qu’il existe un nombre cependant relativement important de femmes masculines (le quart environ), un nombre assez restreint d’hommes féminins (10% environ) et quelques hommes ou femmes androgynes (1% en gros). Cependant si le masculin et le féminin sont vu comme deux polarités opposées de genres binaires ces variations prouvent qu’un peu des deux se trouve en chacun d’où l’idée fréquente que tout homme a une part féminine et toute femme une part masculine même si chez certains elle est très minime. Donc contraires oui et non c’est sans doute de cet état d’incapacité de beaucoup à penser en dehors de ces deux catégories que vient l’idée qu’on beaucoup d’essentialistes différentialistes fixistes du genre comme quoi il y aurait un masculin et un féminin « égaux mais complémentaires » là où socialement il y a un masculin dominant, un féminin dominé et un monde en dehors de ces deux catégories encore plus dominé et très invisibilisé.

9-La masculinité est aussi dans la tête d’énormément de gens le résultat de différences neurologiques entre hommes et femmes, le cerveau masculin serait supposément peu pourvu en intellect l’homme masculin tendant à s’auto caricaturer comme pensant avec sa bite. Caricature peu flatteuse mais que les gens ont beaucoup plus de mal à reconnaitre comme sexiste que son équivalent féminin. Pourtant le neurosexisme c’est un mythe contemporain mais c’est aussi sexiste et scientifiquement bidon quand c’est utilisé contre des hommes que contre des femmes : http://cellularscale.blogspot.com/2012/02/neurosexism-and-delusions-of-gender.html  . Et en plus c’est validiste attribuant un set de compétences et d’incompétences « naturelles » supposées aux hommes et aux femmes en terme de capacités neurologiques et en prime les femmes autistes comme moi sont carrément mises en danger par ces conneries sur leur supposé « cerveau hypermasculin », il y a ni cerveau rose ni cerveau bleu et tout tend à montrer que les différences entre capacités masculines et féminines dans divers domaines de compétences sont principalement déterminées par l’éducation sexiste et l’intégration de stéréotypes de genres qui en plus varient d’un pays et d’une époque à l’autre. Cela aussi mériterait d’amples démonstrations détaillées mais ce qui se perçoit d’emblée c’est à quel point prétendre que les femmes auraient des compétences naturelles dans les domaines socialement dévalorisés et mal payés et les hommes en auraient dans les domaines valorisés et bien payés est une méthode sexiste bien commode pour faire croire aux gens pseudo neuroscience à l’appui que la division sexuelle du travail et des activités serait naturelle par le biais des gens en faveur des sciences dures même de très mauvaise qualité qui prétendent confirmer des stéréotypes sexistes face à des travaux de sociologie du genre qui même de très haute qualité par rapport à ceux ci ne bénéficient pas d’une même adhésion loin s’en faut, les gens ne se méfient pas des études qui confirment leurs idées reçues seulement de celles qui les nient d’une part, les sciences humaines ont toujours la fausse réputation d’être plus biaisées que les sciences dures d’autre part et donc non il n’y a aucune différence radicale significative entre cerveau masculin et cerveau féminin, même pas sur la capacité ou l’incapacité à « penser avec ses organes génitaux » qui se révèle à la lumière de ces études : https://www.cbc.ca/news/technology/brain-sex-differences-1.3344954, qui ne montrent aucune différence significative sensible entre neurologies masculines et féminines, n’être qu’un stéréotype, de plus si ce stéréotype précis est le seul des stéréotypes neurosexistes auquel une très large majorité de gens de genre masculin semblent adhérer à propos de leurs propres cerveaux, alors que cela peut paraitre paradoxal vu à quel point ce stéréotype est peu flatteur les présentant comme cherchant une femme juste pour la baiser et point stop et les représentant comme bêtes, ne pensant qu’à leurs désirs sexuels et inaptes à se contrôller sur ce point, en plus même socialement ça ne se vérifie nullement la plupart des hommes préférant les relations romantiques de longue durée aux relations que sexuelles de courte durée, ce mythe cependant sert la domination masculine en ce qu’il sert d’excuse aux hommes violeurs pour violer au prétexte de leurs « pulsions » supposées et c’est très clairement son utilité pour maintenir la domination masculine qui fait que les hommes dominants voient intérêt à le maintenir même si il est sexiste et qu’il ne présente pas les hommes sont une belle lumière et les déshonorent. En plus il est très facile de glisser du neurosexisme au sexisme psychologique qui commence à être surnommé psychosexisme, très prégnant dans la pseudo psychologie du genre aux conclusions sexistes souvent défaillantes méthodologiquement et plus que douteuses qui mériteraient elles aussi des articles de fond détaillés pour les contrer et qui si en elles mêmes elles peinent généralement à convaincre vu qu’elles sont en général basées sur des argumentaires scientifiquement particulièrement faibles en qualité, encore plus que les « études » de neurosciences aux conclusions sexistes, elles tentent de renaturaliser les différences psychologiques qu’elles exagèrent par ailleurs considérablement, entre hommes et femmes en prétextant une pseudo base neurologique à leurs présupposés et cela a des conséquences directes sur le sexisme validiste du milieu psy envers les gens pas dans la norme mentale que cette façon de penser crée.

10-La masculinité c’est aussi dans la tête de beaucoup de gens une identité supposément en crise, crise dont ils accusent le féminisme d’être cause en faisant douter de la pertinence du rôle traditionnel des hommes et le remettant en cause, cette idée ça fait 500 ans qu’on la sort sur tout les tons de pleurnicherie masculine chaque fois qu’une avancée même extrêmement minime des femmes vers plus de puissance et donc moins d’inégalités entre elles et les hommes a lieu. Généralement c’est de nos jours la révolution sexuelle de Mai 68 qui en est accusée et surtout son contrecoup de la révolution féministe des années 1970 qui a mené à une « libération sexuelle » toute relative de la femme par la contraception et l’avortement, des libertés encore très régulièrement menacées car la majorité des hommes n’ont clairement pas supporté ce changement de statut et tentent désespérément de revenir à l’ordre ancien, ce qui n’arrivera pas car la balle est de ce point de vue fort heureusement dans le camp des femmes désormais qui ne sont pas prêtes d’arrêter de lutter pour parvenir à leur égalité réelle avec les hommes. Et vu que les femmes sont toujours globalement pourvues de trois fois moins de pouvoir que les hommes dans notre société ce qui est clairement principalement du à la persistance de normes sociales misogynes elles ont tout à fait raison de le faire. Et malheureusement l’attitude de résistance antiféministe de la majorité des hommes (mais pas tous loin s’en faut heureusement environ 16% des hommes se disant féministes ce qui en fait quand même un sur huit) qui ne perçoivent les mouvements d’émancipation des femmes que comme une menace envers leur masculinité est bien présente et reste ce qui vu qu’ils sont en position dominante dans le rapport de force entre hommes et femmes est le principal obstacle à une réelle égalité entre hommes et femmes. Pourtant cette attitude est de courte vue car si elle leur est bénéfique à court terme au bout du compte elle fait reculer les droits humains de tout le monde, cependant hélas les hommes sont là dans un biais cognitif pour le coup humainement partagé de ne voir que ce qu’il y a devant le bout de leur nez de façon évidente et de pas trop élargir sa vision des choses ou réfléchir sur ces sujets, c’est aussi une protection psychologique naturelle de leurs égos vu qu’il y a clairement une part de mauvaise foi, ils ont forcément conscience que les aspects de la masculinité les plus contestés par ces mouvements sont ceux qui sont les plus oppressifs envers les femmes, meurtres, viols, harcèlements et agressions misogynes ce qu’un homme moyen ne cautionnera pas directement, mais aussi excuses trouvées à ces comportements dans des préjugés sur la masculinité et ce qui la constitue que la plupart d’entre eux partagent et qu’en défendant ils contribuent indirectement à permettre. D’où les très grosses exagérations qu’on entend souvent de type « les féministes prétendent que tout les hommes sont des violeurs », un cliché sexiste qu’ont une minorité de féministes mais clairement pas la majorité d’entre elles, cela permet en caricaturant ces mouvements et leurs contributrices et plus largement en caricaturant les femmes et les sources de leurs volontés de s’émanciper des formes les plus violentes de la domination masculine, aux hommes de défendre leur statut tout en ce sentant « des hommes biens » en majorité et rejetant la faute du sexisme sur une minorité d’hommes qui agressent physiquement les femmes. Autrement dit ils perçoivent le sexisme comme violent uniquement quand sa violence est directe et visible. En cela ils sont comme presque tout le monde la violence psychologique étant régulièrement niée par rapport à la violence physique dans les dégâts qu’elle peut causer par validisme envers les personnes en dehors de la norme mentale qui subissent le plus ce type de violences. C’est en effet sexiste, validiste, moraliste et simpliste de caser les agresseurs physiques de femmes en la catégorie « connard de macho violent avec un problème dans sa tête qui ferait bien de se faire soigner » d’un côté et de l’autre de dépolitiser ces attitudes de « sexisme extrême » en les dissociant de façon radicale des formes de sexisme plus ordinaires. Cependant les hommes sont pas les seuls à faire cette connerie les femmes même féministes pas antivalidistes la font généralement elles aussi. Mais du coup ça crée le statut quo des violences sexistes les plus physiques qui ont beau être dénoncées de façon vocale à l’extrême de plus en plus fort depuis quelques années ne reculent pas d’un poil voir s’aggravent parce que si on s’en indigne en milieu féministe à juste titre c’est cependant presque toujours en partant d’une analyse morale à base de « c’est pas bien » plus que d’une analyse politique des raisons de leur existence et aussi par la base d’un préjugé validiste comme quoi les violeurs et autres agresseurs de femmes seraient toujours des hommes « avec un problème dans leur tête » qui du coup amène à répondre à ces formes les plus visibles et décriées du sexisme en criminalisant et pathologisant leurs auteurs ce qui est la piste utilisée depuis des années et s’avèrent manifestement totalement inefficace pour réduire les violences sexistes car à côté de la plaque, 9 violeurs sur dix sont des hommes valides, physiquement mais aussi mentalement, un homme qui a des problèmes dans sa tête donc est environ dix fois moins susceptible de violer ou de commettre d’autres agressions physiques sexistes qu’un homme « bien dans sa tête », et aussi cela montre de toute évidence que ce genre d’actes n’étant pas commis pour des raisons de « psychopathologie », mettre leurs auteurs en soins psychothérapeutiques ou sous médication psy n’en réduira guère le risque, c’est l’environnement social et politique qu’il faut changer pour lutter contre ces actes, et vu le psychosexisme des présupposés sur lesquels sont fondés nombre de « thérapies » pour les auteurs de ce type de crime c’est certainement pas les suivre qui les empêchera de récidiver, généralement devenus plus sexistes encore avant qu’après au contraire ils sont encore plus prompt avant qu’après à commettre ce type d’actes. Donc oui on sera bien plus efficace contre le viol et les violences sexistes physiques en sapant la base idéologique de neurosexisme et de psychosexisme sur laquelle elles sont assises et détruisant pas mal de préjugés et présupposés sur les masculinités mais ça la plupart des hommes le refuse car ça mettrait en danger leur image d’eux mêmes en tant qu’hommes biens de se rendre compte de la continuité entre les visions sexistes de la masculinité auxquelles la majorité d’entre eux adhèrent et qu’ils tentent d’incarner et le sexisme physique agressif du « crétin macho » qui leur sert de repoussoir. C’est aussi du aux mentalités libérales plus généralement répandues qui refusent de considérer les responsabilités collectives et individualisent les problèmes particuliers de façon validisent en les pathologisant au cas par cas de façon complètement dépolitisante. D’ailleurs la tendance de beaucoup trop, les 2/3, des hommes féministes à passer leur vie à s’autoflageller et culpabiliser de leur prise de conscience du rôle qu’ils ont eu et continuent d’avoir dans la domination masculine car en ayant eu une éducation sexiste et vivant dans une société sexiste ne pas reproduire ce schéma c’est plus que pas évident surtout quand on doit beaucoup réfléchir pour pouvoir remettre en cause ce qui superficiellement semble nous avantager dans l’immédiat même si ça nous nuit à la longue est assez révélatrice de ce fait, c’est une inversion de position, ils passent par une phase de « les femmes c’est trop bien les hommes c’est trop nul », qui est visiblement nécessaire à beaucoup psychologiquement pour encaisser leur prise de conscience des problèmes causés par le sexisme et toute une éducation et une société qu’ils apprennent à contester fondée sur le principe contraire de « les hommes c’est trop bien les femmes c’est trop nul », d’ailleurs les femmes font généralement le même parcours, petites filles quand en maternelle elles découvrent que la société attend d’elle un rôle qui les infériorisent socialement elles se réunissent entre elles pour se créer des contre sociétés où elles se perçoivent comme mieux que les garçons puis une fois à l’âge où une relation sexuelle avec un garçon commence à en intéresser une majorité d’entre elles, elles se rendent comptent qu’inversion n’est pas subversion et qu’elles ne pourront devenir les égales des hommes dans la société quand reprenant du pouvoir et donc par une lutte contre les violences sexistes dans une perspective égalitaire et ce surtout dans le domaine sexuel vu que clairement la domination masculine repose aujourd’hui énormément sur la domination sociale des hommes pendant les rapports sexuels entre les hommes et les femmes et sur tout ce qui s’y rattache…passage que beaucoup trop d’hommes même féministes ont bien du mal à franchir bien trop souvent ils ne sortent pas de l’égocentrisme et continuent à ne penser qu’à leur égo c’est juste qu’ils sont passé de la fierté masculine à la honte de leur masculinité mais en fait ce qu’ils ressentent ou pas vis à vis de celle ci…ne change en soi que dalle à la condition féminine, pour le racisme ça fonctionne pareil d’ailleurs sur ce point d’où l’utilité souvent très minimaliste de « l’antiracisme » blanc comme de « l’antisexisme » masculin sous leurs formes majoritaires. Cependant certains hommes parviennent à dépasser ce stade pour passer à des revendications antisexistes égalitaires qui remettent en cause les points négatifs dans la construction du masculin et bah force est de constater qu’ils ne sont pas légion. Historiquement les hommes qui ont pris le parti de la supériorité féminine sur l’homme il y en a eu depuis…depuis aussi longtemps que la domination masculine existe, s’en est une contrepartie, ceux ci défendent une vision essentialistes de la femme mais sont ceci dit efficaces dans leur façon de contredire les pires formes de la misogynie et de les contester même si ils s’arrêtent aux plus évidentes et que souvent l’aspect misogyne des formes de sexisme pseudo bienveillant leur échappe, en même temps pendant très longtemps allez plus loin que ça et prôner l’égalité des sexes est tout aussi inaccessible aux femmes, cela commence à changer vers 1582 où on trouve en Marie de Gournay le plus ancien exemple que je connaisse d’une femme demandant l’égalité entre hommes et femmes, ce n’est qu’en 1673 soit 89 ans plus tard que François Poullain de la Barre est le premier a défendre, et encore de façon très ambiguë, à ce que j’en sais du moins, l’idée d’une égalité entre hommes et femmes parmi les hommes, et encore pour les hommes comme pour les femmes alors ce sont quelques individus qui ont ce type d’opinions, ce n’est en France qu’avec la Révolution Française que les femmes se mettent à revendiquer collectivement le droit à l’égalité politique dans des premiers groupes proto féministes dès 1789, on voit l’accélération révolutionnaire se manifester en ce que pour la première fois de l’histoire de France des hommes prennent collectivement le parti de défendre l’égalité politique entre hommes et femmes juste un an après en 1790, cependant hormis Condorcet il n’y eu pas à l’époque de figure d’homme féministe célèbre en France qui ait défendu cette cause avec force et on sait qu’il l’a fait car sa femme qui était féministe l’avait convaincu de la justice de cette cause. Chez les femmes comme chez les hommes cependant cette revendication devient minoritaire pendant la majorité du XIXème siècle, mais elle perdure chez de petit groupes d’hommes, de femmes ou mixtes, les hommes des groupes féministes vont alors mener les tendances de groupes pro émancipation féminine, socialistes, communistes, saint simoniens, fouriéristes, marxistes, aussi intéressantes et pertinentes que seront leurs analyses de la condition féminine on s’aperçoit que souvent ils restent dans la pure analyse théorique sans s’engager dans le militantisme concret et pratique pour changer la condition des femmes d’une part et de l’autre que leurs idées de comment les femmes doivent s’émanciper ou pas dominent largement les mouvements féministes d’alors qui sont dans la situation paradoxale qu’étant presque exclusivement composés de femmes ils continuent de se fonder sur des analyses et théories de la condition féminine principalement basées sur des théories d’hommes à ce sujet. Ceci dit voyons ce que ça donnait : de 1790 à 1829 le féminisme masculin ça se résume généralement à revendiquer l’égalité politique entre hommes et femmes, principalement par l’éducation et le droit de vote, exactement comme le féminisme féminin ceci dit en très grande majorité. Le Saint Simonisme tant féminin que masculin était un féminisme très différentialiste et essentialiste qui présentait le projet en son centre idéologique de créer une femme nouvelle, messie et mère de l’humanité, c’est le premier mouvement a revendiquer la liberté pour les femmes en plus de l’égalité, les hommes du mouvement le font plus timidement que les femmes mais les soutiennent en cela comme en leur volonté de sortir du foyer, de refuser le despotisme du mariage, de s’instruire, de travailler et de réformer le christianisme pour l’émanciper du conservatisme de l’Église concernant les rapports entre hommes et femmes. Il y aura ensuite le fouriérisme qui sera le premier mouvement féministe mixte où des hommes admettront que la nature a également pourvu hommes et femmes en talents pour les sciences et les arts, donc oui les neurosexistes « scientifiques » se croyant à la pointe du progrès social sur la question des compétences des femmes sont des gens qui non seulement n’écoutent pas les femmes mais en plus n’écoutent pas non plus les voix de 188 ans de féminisme masculin, en clair des gens qui croient ce qui les arrangent et osent après taxer les autres de biais subjectifs, bref, les fouriéristes parlent aussi de nécessaire émancipation des femmes, de celle ci comme mesure du progrès social, de son déclin comme mesure de la régression sociale, de besoin de cesser d’étouffer les ambitions des femmes et leurs caractères, on note cependant que si les fouriéristes veulent que les femmes soient autorisées à exercer des métiers d’hommes ils refusent que des hommes aient des métiers de femmes, ce qui prouve par ailleurs que certains hommes commencent alors à en revendiquer la possibilité, le fait que les hommes les plus féminins soient les hommes les plus féministes est par ailleurs le plus souvent une constante en globalité même si des exceptions en existent de cette époque jusqu’à nos jours, il souhaite aussi une éducation non genrée des enfants jusqu’à l’âge de trois ans pour développer chez les hommes les penchants féminins et chez les femmes les penchants masculins, et que les hommes apprennent à ne pas mépriser les femmes, Fourier lui même est celui qui lance l’idée que les hommes ont tout à gagner à accepter de laisser les femmes devenir leurs égales en ces termes : « Les deux sexes sont dupes car si on ne découvre pas la destinée sociale des femmes, on manque par contrecoup celle des hommes. », il va encore plus loin estimant que le mariage est absurde par sa monogamie exclusive obligée quelque soit les sentiments et l’impossibilité du divorce qui existe alors, pour lui la polygamie est naturelle et la servitude conjugale sert l’asservissement des femmes, ils prône la liberté sexuelle des jeunes filles et le droit au divorce enfin et surtout il idéalise le premier un monde où toutes les pratiques et orientations sexuelles sont acceptables, non hétérosexualités bien sur comprises, globalement les hommes « gays, bis et trans » comme on dirait actuellement sont eux aussi depuis cette époque parmi les hommes les plus aisément pro féministe. En fait depuis lors jusqu’à nos jours trouvé un homme ni gay, ni bi, ni trans, ni féminin que le féminisme intéresse et qui accepte de prendre le parti des femmes et de l’égalité des sexes c’est quasi impossible tout simplement car les gens voient leur intérêt direct en premier et la plupart des hommes cisgenres hétérosexuels masculins virils croient que le leur est de préserver leur domination sur les femmes. Ceci dit certains sont loin de cela même en étant dans ce cas et complètement antisexistes donc bon pas d’essentialisme non plus là dessus. Des marxistes comme Marx et Engels vont aussi critiquer la division sexuelle du travail les premiers, les premiers théoriser l’origine et l’histoire de la domination masculine, dénoncer l’appropriation des femmes par les maris en tant que leurs propriétés privées et la punition inégalitaire de l’adultère qui n’est guère reproché socialement qu’aux femmes, critiquer la violence des maris jaloux envers leurs femmes comme relevant de comportements de propriétaires, critiquer l’essentialisation divinisante des femmes en tant que mères nourricières comme sexiste, sont les premiers à intégrer les questions liées à la santé des femmes et à leurs conditions de travail, à qualifier la domination masculine d’oppression et comparer la situation du prolétaire face au bourgeois à celle de la femme par rapport à l’homme, à juger la galanterie comme sexiste et à encourager les femmes à refuser de se faire infantiliser par leurs maris, à les encourager aussi à quitter les hommes qui leur manque de respect et surtout à revendiquer l’égalité non pas uniquement aussi en droit mais en terme d’économie, en claire l’égalité salariale entre hommes et femmes. Cependant la présence des femmes en politique est loin de faire l’unanimité et même pas imaginée en 1864 par les fondateurs de l’AIT sauf deux des hommes présents qui vont essayer, en vain, de convaincre leurs camarades d’autoriser les femmes à participer à leurs réunions, en 1867 une première femme y entre, une seconde en 1868, c’est dès cette époque que sur conseil de ces pionnières Marx propose à l’AIT la création de syndicats et organisations prolétaires de femmes, n’interférant pas avec les mixtes alors en train de se créer et les masculins. Bien sur depuis les années 1870 environ certains hommes marxistes n’ont rien contre l’idée que les femmes prennent les armes contre la bourgeoisie et ce jusqu’à maintenant, c’est aussi depuis ces années là que des hommes féministes luttent contre les préjugés négatifs à l’encontre des mères et des veuves, c’est dès 1879 et la reprise des paroles d’Hubertine Auclert que des hommes féministes prolétaires commenceront à dénoncer l’exploitation des femmes, c’est aussi alors que des hommes anarchistes et féministes suivront les femmes qui sont les deux aussi dans leur critique de la misogynie d’État, que de façon général les préjugés misogynes des hommes prolétaires commencent à être critiqués par leurs camarades hommes féministes prolétaires, commencent à prôner la possibilité pour les hommes d’accéder à des métiers féminins, la répartition égalitaire entre hommes et femmes de l’éducation des enfants, critiquent les théories pseudo scientifiques prétendant que les femmes sont faibles et devraient par conséquent ne pas avoir de droits, aussi quand les femmes d’alors disent que les femmes ont rejoint les socialistes sans l’aide des hommes et le plus souvent contre eux ça correspond à une tendance générale mais ce n’est pas entièrement vrai et quelque peu essentialiste en ce que ça invisibilise la part, certes minime qui ont pris certains hommes pour faire accepter leurs droits et leurs présences en leurs mouvements à leurs camarades masculins. Lors de la veille de la Première Guerre Mondiale des femmes féministes prolétaires se préoccupent pour la première fois en masse de la remise en cause d’une norme sociale mettant en danger les hommes, ce sont surtout des mères portant les mouvements anti guerre car refusant de voir « les fils du prolétariat » c’est à dire leurs fils s’affronter en un conflit fratricide et inutile, hélas leur combat s’avère vain. En 1913 une mari camarade ouvrier bourré tabasse très violemment sa femme qui faisait grève choquant beaucoup d’hommes féministes syndiqués à la CGT qui condamnent le lendemain cette violence misogyne grave par la phrase suivante : « On boit pour oublier sa misère, on cogne sur la femme parce qu’on n’a pas le courage de s’en prendre au patron.», pendant toute la durée du conflit les femmes des mouvements féministes anti guerre continueront de s’inquiéter du sort des hommes au front et de le dénoncer par des formules comme « I did not raise my son to be a soldier » (je n’ai pas élevé mon fils pour faire de lui  un soldat » ou encore « Où sont vont fils? Où sont sont nos maris? » qu’elles ont pour slogans lors de leurs manifestations pacifistes sur les tracts qu’elles distribuent et dans les chansons militantes qu’elles chantent. Dans le mouvement qui a déclenché la Révolution Russe les femmes réclamaient la terre et le pain mais aussi le retour de leurs maris du front. Dès leur arrivée au pouvoir les hommes bolchéviks acceptent la mesure demandée par les femmes de mise en place du droit à l’avortement pour elles et d’inventer les services publics dont le but est initialement de permettre de socialiser les taches réalisées jusqu’alors par les femmes, de nommer une femme à un  poste de Commissaire du Peuple, équivalent soviétique de Ministre ce qui représente le plus haut degré de position politique alors atteint par des femmes dans des gouvernements qui ne sont pas des monarchies. Dans les années 1920 les hommes féministes communistes lancent de grandes campagnes, les premières d’hommes politiques à ma connaissance dans le but de rallier les femmes ouvrières à la cause du communisme et du féminisme et ce en leur direction. On y trouve les premiers appels d’hommes féministes à la participation aux journées de revendications féministes du 8 Mars par les hommes et les femmes, depuis il y a tout les ans donc depuis 98 années tout de même quelques hommes qui vont aux manifestations féministes de cette journée de lutte des femmes symbolique, ces hommes luttent aussi aux côtés des femmes dès lors pour soutenir la création de cantines et crèches pour collectiviser le travail domestique en le socialisant, bien sur il y aussi alors quelques hommes dans le mouvement des suffragettes qui participent aux actions, jusqu’à celles les plus violentes, que les femmes entreprennent alors pour faire en sorte d’obtenir le droit de vote, c’est ici en anglais pour plus de détail sur cette question : https://www.dailymail.co.uk/femail/article-3269732/The-MALE-suffragettes-100-men-named-list-1-300-protesters-arrested-fight-women-s-vote-alongside-Emmeline-Pankhurst.html, on y apprend entre autre qu’une centaine d’hommes féministes ont accepté de lutter pour la cause du droit de vote pour les femmes au point d’accepter d’être arrêtés par la police et d’aller en prison pour défendre le droit à l’égalité politique entre les hommes et les femmes. Par contre tout ça c’est vraiment le militantisme féministe d’une toute petite minorité d’hommes isolés même parmi les hommes les plus militants multicauses ils sont alors si peu nombreux qu’ils sont presque invisibles, clairement la majorité des hommes jusqu’alors est violemment antiféministe et la quasi totalité ces choses précitées exceptées du mouvement féministes et des droits des femmes conquis pendant cette période sont le fruit de luttes de femmes en des conditions très hostiles à leur genre. En clair dans les années 1920 on a en ce monde quelques centaines d’hommes féministes, quelques rares hommes ambivalents et un sacret paquet d’hommes misogynes qui constituent 99% des hommes et encore je suis gentille là. D’ailleurs ce qui est paradoxal c’est que dans les années 1930 cette situation empire gravement tout les hommes féministes ou quasi étant quasiment exclusivement centrés sur le fait de s’unir avec les femmes qui le sont dans un même combat antifascistes et quasi tout les hommes qui ne le sont pas étant dans des positions alors très réactionnaires sur la question de la place de la femme dans la société. Cependant dans la majorité du monde après la fin de la Seconde Guerre Mondiale les femmes féministes, dont beaucoup sont alors communistes, résistantes et armées, réussissent à obtenir le droit de vote et donc leur égalité politique avec les hommes se voit réalisée. Les hommes si ont en croit leurs discours ont alors rapidement et massivement changé d’opinion à ce point de vue en estimant que les femmes avaient prouvé mériter ce dernier par leur valeur pendant le conflit, si on est plus pratique et réaliste on se dit surtout qu’ils ont pas voulu contrarier des femmes armées. La preuve si ils ont accepté ce changement la plupart ne l’ont clairement acclamés que par une politesse plus que réservée. D’ailleurs en 1949 quand Simone de Beauvoir vient poser les bases de ce qui formera le mouvement féministe cherchant l’égalité sociale et l’accès au droit à l’avortement elle fera l’unanimité des hommes contre elle, ceux même qui étaient féministes étaient pour l’égalité entre hommes et femmes en droit et au niveau des salaires mais pas au niveau social et surtout pas sur sa revendication centrale de droit des femmes à s’émanciper par leur prise de contrôle de leur propre corps par la contraception et l’avortement. En fait à part sur les questions pas encore gagnée et déjà mises en avant dans le mouvement avant qu’ils continuent de défendre les hommes féministes des années 1950 et 1960 globalement ne soutiennent quasiment aucune des avancées nouvelles des femmes qui doivent alors tout faire toutes seules sans beaucoup de soutien pour leurs droits et leur émancipation. En 1970 en ayant ras le bol les femmes se décident à faire avancer le féminisme en non mixité dans le but d’autogérer leur émancipation de la domination masculine. Les hommes féministes qui les soutiennent, c’est à dire encore une fois quelques centaines d’hommes sur la planète commencent à s’organiser à leur imitation, en non mixité masculine dans le but de discuter de quelle contribution en tant qu’hommes ils peuvent apporter au mouvement de libération des femmes. Du côté des femmes féministes elles se parlent alors de lutte contre leur répression sexuelle, du rôle de la famille dans l’oppression des femmes, de leur art, de leur politique, du caractère systémique de leur oppression qu’elles commencent alors à théoriser, entrent dans une lutte contre le sexisme pseudo biologique, refusent le sexe obligatoire et commencent à réclamer la prise en compte de leur consentement, inventent le concept et la pratique de la sororité, affirment leur sexualité et leurs désirs, utilisent la grève du sexe qu’elles inventent alors comme arme politique, se font des cours d’éducation sexuelle féminine incluant des informations sur leurs organes génitaux, le fonctionnement de leur sexualité et le plaisir sexuel féminin, s’inventent une philosophie féministe et enfin se mettent d’accord sur le fait que le sexisme nuit surtout aux femmes mais aussi aux hommes et réfléchissent à ce qu’elles peuvent faire pour en libérer les hommes. Et du coup elles en concluent qu’ils devraient faire le même style de groupe dans le but de réfléchir à comment se libérer en tant qu’hommes du sexisme et de la domination masculine et quelques centaines d’hommes le font, ils inventent alors le concept de masculinité et se mettent à tenter d’élargir la définition de ce que peut être un homme au delà du modèle classique de l’homme viril. En 1971 le centre des discussions antisexistes entre femmes c’est la relation mère fille, la transmission par les femmes de l’éducation sexuelle à leurs filles, une analyse critique du sexisme dans les religions, des tentatives d’imposer autant que possible une mixité dans l’espace social en dehors des lieux de réunions féministes où celle ci est jugé impossible en l’état actuel des rapports hommes/femmes mais le but visé est qu’idéalement il devienne un jour possible d’aborder la question de sortir du sexisme en mixité de façon aussi rapide que ça se fait en non mixité, des analyses du sexisme du langage, nomment leurs groupes de paroles féministes non mixtes des groupes de prise de conscience, critique la norme masculine de la guerre, commencent à politiser la question du viol et du consentement, critiquent l’idée que l’homme soit « le premier sexe », critiquent les politiques de stérilisation forcée des femmes, critiquent la construction sociale du rôle des femmes, critiquent le sexisme du système judiciaire, critiquent l’emploi du mot mademoiselle, critiquent la misogynie médicale, les hommes eux restent au même point se contentant de profiter des avancées de la réflexion antisexiste féminine, en 1972 les femmes commencent à créer des études féministes de tout les champs scientifiques, à critiquer le sexisme dans leurs métiers, leurs associations, leurs syndicats et leurs partis politiques, à parler du sexisme autour de l’accouchement, commencent à remettre en cause leur fonctionnement politique en réunion non mixte supposé libre de toute domination où elles se rendent compte que la tyrannie de l’absence de structure les reproduit dans les faits à l’intérieur de ces espaces, à beaucoup s’entre interroger sur la maternité et à créer l’idée de regard féminin et tenter de créer ce regard sur la société ensemble, de leur côté les hommes féministes se contentent de bénéficier de ce travail là des femmes qui le sont et de théoriser la nécessité des hommes de s’émanciper des injonctions sexistes qui leurs sont imposées à leur tour, dès 1973 histoire de prouver qu’elles peuvent tout faire sans les hommes des femmes se créent des communautés de vies séparatistes non mixtes où en effet elles prouvent pouvoir tout faire sans eux du moins dans ce genre d’espaces communautaires qui font la taille de petits villages et donc certes mais bon comment douter qu’elles le peuvent et surtout quel intérêt dans la mesure où le monde ne deviendra jamais séparé en communautés non mixtes je vois pas trop mais bon si certaines en ont besoin après tout c’est leur affaire, elles passent leurs corps en revue tout entier dans tout les aspects du sexisme qu’il subit, commencent à se créer des groupes d’auto défense féministes où elles apprennent à se battre et commencent une interrogation sur le lien entre féminisme et sorcellerie qui n’a jamais cessé et est plus que jamais vive aujourd’hui, les hommes féministes eux ne font pas grand chose de plus que de les écouter et de bénéficier des réflexions des femmes féministes cette année là, en 1974 c’est sur la mort de femmes de violences sexistes que les débats entre femmes en non mixité se centre ainsi que sur le rapport qu’ont les femmes féministes ou pas avec leurs mères, le sexisme dans la façon de se représenter la nature et la culture et sur l’origine de la haine généralisée de la société envers les femmes, les hommes féministes eux continuent de se contenter de laisser les femmes bosser et de les soutenir vaguement et très lentement, en 1975 les femmes féministes de leur côté réfléchissent à l’imagination des femmes, à ce que c’est qu’être une femme et à comment élargir le champ des possibles des féminités, au problème des biais sexistes envers les victimes de viol, de la cause profonde à la racine de l’existence du sexisme, de l’économie politique du sexe et de la commercialisation des femmes en un monde sexiste, de la théorie du patriarcat qui nait alors et sur le sexisme dans la scolarité et les études, pareil les hommes ne font pas grand chose hormis les gays qui lient pendant cette décennie leurs combats aux combats féministes mais ceux ci restent plus en soutien parallèle et mutuels depuis qu’à vraiment s’entremêler et partager leurs analyses du sexisme, le sexisme envers les gays prenant une forme très différent de celui envers les femmes et ceux ci voulant principalement le droit d’aimer d’autres hommes tranquillement sans être rejetés de la société pour ça et étant qu’une minorité à pousser leur réflexion sur le sexisme plus loin que cette dimension là, en 1976 ce dont parlent le plus les femmes en non mixité critiquent le mythe de la femme forte qui peut tout faire qui vient d’apparaitre avec l’arrivée des femmes en masse sur le marché du travail, critiquent le sexisme des médias, le sexisme des visions communes sur l’amour, travaillent pas mal sur la politique du sang féminin, le sexisme dans les émotions qu’on autorise ou pas aux hommes et aux femmes, le sexisme dans l’économie et la distribution du pouvoir, sur la prise de parole des femmes et le sexisme oratoire qui commencent à être dès lors théoriser dans ce types de réunions comme des sujets centraux, et les hommes féministes continuent de pas fiche grand chose dans leurs travaux sur la masculinité, en 1977 dans ces réunions c’est surtout le sexisme dans la pornographie, la prostitution, et plus globalement l’industrie du sexe, les codes de lois, de la géographie et de l’urbanisme du sexisme, de la désexualisation des femmes, du sexisme des politiques capitalistes menant à la pauvreté et à la faim dans le monde et du sexisme dans la communication, les hommes féministes eux globalement continuent de glander, en 1978 les femmes féministes dans ce type de réunion critique le sexisme des normes de beauté et se centrent surtout là dessus en terme d’innovation politique, les hommes féministes continuent de pas faire grand chose, en 1979 c’est sur toutes les formes de violences sexistes que ce pose le débat ainsi que sur le sexisme lié à l’âge, le sexisme autour de la vie nocturne des femmes et le sexisme en écologie ou lié aux questions écologiques. Dans les années 1980 les questionnements sur le genre font que les hommes féministes deviennent plus engagés dans leur détermination de ce qu’est la construction social du rôle masculin dans leurs réflexions, dans les cercles de femmes féministes c’est surtout la question de comment les hommes apprennent à posséder les femmes qui se joue alors, même si on y parle aussi du psychosexisme, de l’invisibilisation des femmes, de la politique masculine de faire vivre les femmes dans la peur permanente, sur ce qui rend la minorité de femmes antiféministes hostiles à leur propre émancipation, sur le sexisme dans la philosophie et notamment dans des concepts comme celui de la réalité, même si ça commence dans les années 1970 c’est surtout à cette époque qu’on y laisse une place très centrale à l’histoire des femmes et du féminisme, du sexisme des conventions sociales et morales, de comment produire et transmettre les savoirs féministes. On a aussi des réunions mixtes de féministes qui commencent à pouvoir se tenir en avançant vraiment dedans cependant vu qu’elles restent plus lentes à la détente que les réunions non mixtes sur le sujet les deux systèmes sont maintenus en parallèle car c’est ce qui s’avère le plus efficace au final, de nos jours c’est pareil car ça n’a pas changé depuis, du côté des hommes féministes après avoir passé la première partie de la décennie à faire la sociologie du genre et du rôle social masculin, ils font l’histoire du masculin et l’analyse du lien entre corps masculin et sexisme dans la seconde, aussi forcément dans la lutte commune contre le SIDA féministes gays et lesbiennes vont alors lutter contre le sexisme envers hommes et femmes séropositifs. Même si c’est souvent de manière très sexiste envers ces personnes les féministes hommes comme femmes sont à cette époque en train de commencer à se rendre compte que des gens existent en dehors de la binarité homme/femme étant d’autres genres et à en tenir compte à cette époque. Vers la fin de la décennie les hommes féministes interrogent aussi beaucoup la paternité et sur le sexisme des religions autant envers les hommes que les femmes. Aussi une chose importante à noter est que depuis les années 1980 le féminisme c’est institutionnalisé en grande partie et est sinon vraiment une chose à laquelle ils participent activement globalement un principe théoriquement accepté par les hommes qui se disent pour l’égalité entre hommes et femmes…même si dans les faits ils font majoritairement tout pour empêcher qu’elle advienne et la retarder le plus possible. Dans les années 1990 le féminisme devient très pluriel et intersectionnel et la place des hommes dans ce combat ce fait donc plus évidente, ils partent d’une position de masculinités marginalisées le plus souvent et les décrivent sur la base de leur expérience de ces dernières, tout comme le féminisme des femmes celui des hommes se décline des lors en divers courants et les deux tiennent comptent de lien entre genres et sexualités, prennent en compte l’existence des trans, et intègrent le rapport entre tout cela et les classes sociales, le validisme et le racisme. Du côté des femmes féministes c’est surtout le sexisme des sciences dures qu’elles se mettent alors à analyser à tout va ainsi que celui du sport, du côté des hommes féministes la période va surtout être à la dénonciation économique de toutes les propriétés, tout particulièrement les propriétés intellectuelles dans le domaine scientifique, volées aux femmes par les hommes. Aussi dans cette période une partie des hommes bis et trans viennent au féminisme même si de façon général féminisme d’un côté et mouvement LGBT de l’autre ne se côtoient ni ne se comprennent aussi facilement qu’on pourrait s’y attendre quelque soit le genre des militants des deux côtés. Aussi alors les hommes féministes restent une infime minorité. Dans le début des années 2000 avec Internet et sa culture de masse populaire se répand l’idée que le féminisme c’est pour tout le monde et au XXIème siècle l’immense majorité des femmes sont des féministes pas forcément en se reconnaissant en ce terme mais en luttant pour leurs droits cependant constatant que la quasi totalité des hommes continuent de s’en foutre les féministes hommes comme femmes réfléchissent à comment engager garçons et hommes adultes dans le féminisme de façon majoritaire car aujourd’hui c’est surtout de leur côté que ça bloque, ensuite les gens ont aussi alors définit la masculinité hégémonique c’est à dire celle des hommes dominants sur tout les plans face aux masculinités d’hommes dominés, et là ça a marché…en partie du moins, une partie des hommes ont enfin compris le problème en comprenant que certains hommes avaient une forme de masculinité qui opprimaient la leur. Finalement dans la décennie où nous sommes c’est par le lien enfin réussit (ça a mis plus que le temps quand même) des féministes et des LGBT dans des causes communes sans trop se tirer dessus les uns contre les autres et du coup on a un homme sur huit (16%) en moyenne aujourd’hui qui est féministe et ce sont principalement les hommes LGBT qui font avancer l’antisexisme de nos jours du côté masculin, les hommes trans s’attaquant de plus à la cisnonormativité de la notion dominante de la masculinité, les hommes gays et bis à son hétéronormativité et les femmes masculines, hommes féminins et personnes androgynes et/ou de genres non binaires à sa dimension stéréotypante qui nient leurs vécus. On a l’air parti à en juger par les récentes évolutions du féminisme et des luttes LGBT pour qu’au cours de la prochaine décennie ce soit les hommes pas valides qui se rendent comptent du validisme de la vision dominante de la masculinité et rejoignent le féminisme, au fond restera alors guerre plus qu’à en convaincre aussi les hommes « racisés » et les hommes ouvriers en leur majorité et ce sera un combat gagné. On en est encore loin cependant, les travaux des hommes féministes sur la virilité et la paternité étant très rejetés de la plupart des hommes qui ont du mal à en voir des aspects critiqués telles qu’elles sont maintenant. On voit en cela que l’idéal viril s’est changé mais demeure pérenne et que la paternité définit encore grandement le rôle social masculin qui repose toujours beaucoup sur celui du père. La crise de la masculinité est un mythe antiféministe qui est aussi de nos jours le reflet d’une volonté de la majorité des hommes de nos jours de maintenir les personnes de genres ou non genres en dehors de la binarité de genre, toutes les femmes, les hommes trans, les hommes bis, les hommes gays, les hommes à l’expression de genre androgyne et les hommes féminins sous la domination de la masculinité hégémonique normative des hommes masculins hétéros cisgenres. Pourtant étendre la définition de la masculinité au delà de cette norme je pense qu’aujourd’hui c’est une des nécessités centrales pour l’antisexisme.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La virilité c’est quoi en 10 points.

Si vous aussi vous vous êtes déjà posé la question aujourd’hui on y répond ensemble ou du moins on s’y essaye. Je ne vais pas partir de définitions issus de dictionnaires universitaires car ça donnerait de celle ci des définitions un peu trop théoriques déconnectées de ce qu’en pensent vraiment la majorité des gens à l’heure actuelle donc pas super utiles socialement et d’un point de vue pratique. Au lieu de ça j’ai pris pour approche de juste voir quelles associations d’idées font la majorité des gens entre virilité et autres choses pour tenter d’en déterminer la nature dans les mentalités contemporaines de masse et les idées du quotidien.

1-La virilité c’est lié à l’homme au sens du genre masculin.

Bien sur il arrive que la possibilité d’une personne qui n’est pas de genre masculin d’être virile soit évoquée mais clairement c’est là l’exception et pas la norme et chez quelqu’un qui n’est pas perçu comme « un mec un vrai » la présence de virilité semble toujours interroger. Donc sont virils les hommes du moins la plupart d’entre eux et les personnes d’autres genres leur étant semblables sur le reste de ce qui est perçu comme de la virilité. C’est là qu’on atteint un point central : par défaut un homme est considéré généralement comme viril et une autre personne comme ne l’étant pas à moins que l’homme ne se marginalise en étant « pas viril » ou que les autres personnes se marginalisent en ayant trop de virilité pour leur genre aux yeux d’autrui. La conclusion évidente de ça est que si le rapport qu’on a à la virilité est en grande partie déterminé par notre genre il ne l’est pas totalement et que donc la virilité est liée au genre masculin mais n’en est pas synonyme exact. Mais à quoi d’autre donc est elle liée?

2-La virilité c’est aussi une apparence, un physique et une esthétique de masculinité particulière.

C’est même là sa principale caractéristique. En fait si elle n’avait pas une histoire multimillénaire on pourrait même la considérer comme une simple mode de l’esthétique masculine. Les images de virilité sont assez claires sur ce point vantant des hommes virils qu’on y voit le « physique de Dieu Grec » où les « Airs d’Apollon ». La virilité c’est cependant un modèle de culture du corps masculin qui même si il s’est exporté par tout dans le monde avec la colonisation et la mondialisation depuis le XIXème siècle est à la base loin d’être universel du moins sous sa représentation la plus courante. Elle est en fait comme le vocabulaire contemporain en témoigne directement issue de l’idéal masculin de la Grèce Antique. Un homme au physique viril est censé avoir le look d’un héros grec, fort et courageux comme un guerrier et pourvu d’une puissance sexuelle manifeste. Dans le monde grec être viril c’est aussi être mature, c’est à dire adulte et apte à exercer le vote et la citoyenneté donc le pouvoir politique et être un homme libre, être vigoureux et être prêt au don de soit jusqu’au sacrifice pour son peuple. Les Romains ont exactement le même modèle. Physiquement ça donne de gros muscles, des airs de guerriers qu’on aimerait pas défier au combat à main nus à moins d’être très fort soit même, et aussi un côté carrément « bestial » avec le plus de poils possibles sur le torse parfois une moustache et/ou une barbe et une énorme bite bien voyante même « habillé ». En gros ça quoi :

Hercule (modèle de virilité encore plus populaire qu’Apollon de nos jours car contrairement à lui pas entaché par sa récupération par les nazis ou du moins nettement moins) :

Chez les Grecs de l’Antiquité :

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Maintenant :

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Pas des tonnes de changement entre les deux il faut avouer. Pendant l’ère médiévale, la Renaissance et le XVIIème siècle face à ce modèle ancien les images de la virilité ne dérogent pas non plus des masses hormis que l’homme viril désormais c’est le chevalier et il est en armure, à cheval et se bat à l’épée, encore que le corps à corps reste jugé plus viril, Montaigne estime par exemple que les épées féminisent trop les guerriers et sont des « armes de femmes » :

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Une femme donc selon Montaigne.

Au XVIIIème siècle nait un idéal où l’homme viril doit chercher l’égalité avec les autres hommes mais il reste complètement patriarcal et à but de domination de la femme ce qui se voit bien sur dans les formes de virilités populaires de l’époque jusque dans les contre cultures sexuelles et politiques alternatives même parmi les plus radicale d’alors comme celle des libertins qui n’avaient pas volé leur réputation de Dom Juan et restaient des exemples très net de domination masculine eux aussi en général :

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Au XIXème siècle le modèle de la virilité est à l’apogée de sa popularité et connait l’extension la plus importante de ses variations d’esthétiques et de rôles sociaux et prend des milliers de formes dans toutes les classes sociales avec tout de même quatre points communs principaux, la continuité avec les normes d’esthétique de virilité précédentes  notamment dans la continuité de combats en duels malgré l’existence de technologies en permettant de bien plus efficaces à distance, le combat physique rapproché étant toujours jugé plus honorable et viril que le combat à distance avec armes de tirs à distance à l’appui, cependant on voit alors la maitrise de la technologie devenir un des appuis de la redéfinition de la virilité, et l’est resté de nos jours, un lien fait entre virilité et forces de l’ordre type police et armée qui se crée et un idéal de virilité désormais principalement incarné par le soldat et l’homme de guerre médaillé de sa bravoure :

Grand Portrait D’officier Militaire Du XIXème Siècle

Cependant malgré ces évolutions le modèle ancien de la virilité demeure proche en terme de canons esthétiques de beauté masculine anciens grecs et romains dans l’ensemble, comme la majorité des canons esthétiques occidentaux avant le XXème siècle en même temps, et bien sur l’aspect esthétique de domination patriarcale demeure. Bien entendu même si ça commence déjà avant c’est aussi l’époque où la virilité devient le plus un idéal masculin raciste avec un aspect colonial vu que cette esthétique est imposée par la force par les hommes colons blancs aux hommes colonisés au XIXème siècle et pendant la première moitié du XXème siècle. En dépit de ses reprises très marginales par des femmes isolées la virilité à l’époque demeure une esthétique quasiment totalement suivie volontairement par des hommes blancs exclusivement et marque de leur domination sur le monde.

Lors de la Première Guerre Mondiale apparait la dernière forme d’esthétique de virilité quasiment incontesté en celle suivies par les Poilus engagés dans le conflit qui incarne eux aussi de façon neuve mais néanmoins fidèle à la majorité de l’idéal de virilité ancien et assez proche de la virilité du XIXème siècle en même temps :

Dans les années 1920 cependant le désenchantement face à la guerre n’en finissant pas et aux horreurs qu’elle fait subir aux soldats qui en ont plus qu’assez et dont beaucoup reviennent du front défigurés comme les gueules cassés ou complètement traumatisés et sont délaissés par la société que voir ses anciens héros chuter ainsi perturbe et aussi les premières formes du chômage de masse couplée au souvenir des femmes qui ont remplacé les hommes dans des rôles autrefois jugés strictement virils pendant la guerre mettent fin à l’idée que pour que l’homme soit viril il faut absolument qu’il défende son foyer, sa femme et ses enfants et pourvoie aux besoins de sa famille car en ces temps de crise économique d’ampleur inédite les hommes si ils peuvent recevoir une aide économique de leur femme font moins les difficiles qu’auparavant, l’idéal de l’homme viril qui travail et est patriote et de la femme féminine au foyer qu’il protège demeure mais il s’assouplit.

Dans les années 1920 puis 1930 les femmes par la mode garçonne s’autorise pour la première fois massivement à adopter des esthétiques jusqu’alors jugées strictement viriles. Les rôles de genres sont bouleversés et les plus conservateurs sur ce point, c’est à dire la majorité des hommes hétéros blancs de l’époque sont furieux de cet état de fait et le font savoir sur tout les tons possibles et imaginables en mettant la faute de ce changement des mentalités sur le compte de supposés et fantasmatiques lobbys juifs ou gays de « perte de la fierté virile », si les esthétique nazies et fascistes de la Seconde Guerre Mondiale ont été viriliste au point où elles l’ont été c’était en grande partie dans l’idée que s’en faisait les gens qui la portaient dans le but de renouer avec les idéaux de virilité grecs et romains antiques.

Après guerre l’idéal de l’homme viril comme militaire est sérieusement mis à mal dans la majorité de la société et c’est sur la figure du sportif que l’idéal de virilité à partir des années 1950 se reporte. En général sur des athlètes de Jeux Olympiques qui sont les héritiers les plus évidents d’une forme de modèle de virilité inspirée de son équivalent grec ancien pas entaché de l’héritage nazi.

Dans les années 1960 pourtant ce modèle de virilité s’affaiblit du fait que de nombreuses masculinités et virilités alternatives en contestant la version hégémonique naissent chez les hommes décolonisés et chez les hommes contestataires de la jeunesse type contre culture hippie.

Dans les années 1970 ce types de virilités alternatives ce multiplies avec la visibilisation des virilités LGBT qui commencent à devenir nette, la continuité des virilités décolonisés, les virilités alternatives de type mouvement contestataire genre punk et autres qui se multiplient et surtout l’adoption par bien des femmes de nombreux attributs anciennement purement considérés virils et la révolution féministe de cette décennie dans son ensemble qui redéfinit beaucoup les normes de genre et donc les esthétiques allant avec notamment l’esthétique de la virilité qui est devenu bien plus plurielle et si elle reste à dominante masculine cisgenre hétérosexuelle valide et blanche dans sa conception la plus commune et valorisée dans toutes les classes sociales elle se décline désormais en tout un tas de formes de virilités alternatives plus marginalisées. Cependant la virilité reste alors une norme le plus souvent patriarcale et se trouve alors une nouvelle incarnation en l’esthétique des stars masculines de porno mainstream et on voit clairement à leur physique que le modèle de virilité grec et romain ancien fait de la résistance à l’évolution des mentalités.

Dans les années 1980 et jusqu’à aujourd’hui la plupart des anciens attributs de virilité et de son esthétique purement masculins autrefois sont devenus accessibles à tout les genres, toutes les cultures et toutes les classes sociales qui souhaitent y correspondre du moins dans ces versions alternatives et loin d’être hégémonique dans la réalité quoi qu’elle le soit toujours en l’imaginaire où on la vu le vieil idéal de virilité à la grecque règne encore et toujours. Dans la réalité cette esthétique virile en dehors de milieux particulièrement machos, de certains domaines comme l’armée, la police ou le monde des sports masculins et du milieu gay qui y sont très attachés est devenue jugée « ringarde et rétrograde » voir alternative un attachement fort et pas principalement motivé par de l’utilitaire comme le fait d’avoir un métier y étant lié à cette esthétique faisant très vite soupçonner de non hétérosexualité la personne qui le manifeste. Cependant certains aspects de cette esthétique sont restés chez la plupart des hommes principalement le fait d’être plus poilus, musclés et forts que les femmes pour s’en distinguer, et en ce qui concerne la force physique clairement aussi pour les dominer encore de nos jours, et aussi bien sur la possession d’un corps de sexe mâle en général la virilité transgenre restant encore très en dehors des normes sociales.

Sources : https://fr.wikipedia.org/wiki/Virilit%C3%A9#cite_note-T%C3%A9l%C3%A9rama-10

et surtout cet article très détaillé, bien plus que celui ci, sur l’histoire des canons de beauté virile antique dans le body building que je conseille à toute personne s’intéressant à l’esthétique du bodybuilding, à son histoire, à l’histoire et aux valeurs de la virilité « à l’ancienne » et à l’influence du social dans la construction des esthétiques de beautés idéalisées des corps masculins : https://antiquipop.hypotheses.org/2750

Aussi et en dernier lieu je pense que la relative perte de concrétisation de l’esthétique virile chez les hommes dans leur majorité depuis les années 1980 est beaucoup du à la révolution informatique et à la bureaucratisation du travail qu’elle a emmené, être employé de bureau demandant bien moins de force physique que d’être ouvrier d’usine. Cependant la virilité n’a pas disparue elle s’est juste intellectualisée.

3-La virilité c’est aussi une mentalité.

Et pour le coup il est généralement limpide dans la tête de la plupart des hommes de maintenant qu’être viril c’est être dominateur et autoritaire principalement, une domination mentale des hommes sur les femmes, hommes qui s’accaparent toutes les professions jugées intellectuellement les plus prestigieuses c’est à dire liées aux domaines des sciences dures de près ou de loin, autorité est entendu plus largement, généralement cela signifie clairement avoir le pouvoir masculin et tenir à le conserver mais c’est aussi lié dans les mentalités de beaucoup à l’action et à la violence qui restent des domaines que les hommes se réservent renvoyant les femmes à la passivité, la douceur et la non violence le plus fréquemment ce qui est évidemment bien utile pour les dominer.

4-La virilité c’est aussi une sexualité.

Celle ci est caractérisé par quatre aspects principaux, assumer le rôle de père dans le cadre de la reproduction et de la cellule familiale, prouver sa performance masculine générale, ses compétences globales quoi, par ses performances sexuelles, la possession d’une bite aussi grosse et visible que faisable sans sortir des normes sociales et le fait de l’utiliser principalement et le plus souvent exclusivement pour pénétrer le vagin de la femme avec laquelle l’homme viril est marié.

5-L’idéal de virilité c’est aussi fortement lié à la puissance sexuelle.

En effet un homme impuissant c’est à dire inapte à être en érection ou pas capable de pénétrer le vagin d’une femme est jugé comme manquant de virilité, selon la définition la plus normative qu’on puisse avoir de la virilité bien sur qui dans ce cas là est perçue de façon validiste, homophobe et transphobe. Dans cette façon dominante d’envisager la virilité elle devient terriblement réductrice et normative pour la sexualité masculine.

6-La virilité est aussi sous sa forme dominante fortement liée à un idéal de vigueur.

En effet c’est là que la virilité sous sa forme dominante contemporaine se fait la plus validiste, étant une esthétique qui prône un idéal pour l’homme viril d’incarner un esprit sain dans un corps sain ainsi que l’énergie, la robustesse et l’efficacité, bref tout ce qu’un corps masculin pas valide aura bien du mal à atteindre en général.

7-La virilité c’est aussi un idéal de caractère.

Le caractère viril sous sa forme dominante c’est aussi manifester la capacité de se mettre en colère et s’emporter quitte à être d’une violence explosive quand le besoin de « s’affirmer » se fait sentir et qu’on reste dans la « maitrise de soi » c’est à dire la capacité à évaluer correctement le taux de violence masculine dominatrice acceptée par les normes sociales, sa façon normée de s’exercer et de pouvoir l’appliquer pour conserver l’autorité masculine, la virilité c’est aussi faire un peu la gueule et être sérieux pour conserver son statut, même si c’est aussi l’injonction au bonheur et aux sourires style pub pour dentifrice dans les situations professionnelles, sociales, romantiques et sexuelles l’exigeant et l’atrophie émotionnelle de s’interdire la peur, la tristesse et les larmes au prétexte simpliste que la peur se serait lâche donc pas courageux et pas viril et que la tristesse c’est pire encore « boys don’t cry » (les garçons ne pleurent pas) sans doute en lien avec le fait que notre culture fait de l’eau l’élément le plus lié à la féminité dans sa mythologie contemporaine du féminin et du masculin. Pourtant on voit aussi la dureté émotionnelle exigée des hommes, qui est un héritage de la Seconde Guerre Mondiale et de sa violence de masse qui nécessitait pour qu’elle s’accomplissent que les cœurs des hommes se ferment et s’assèchent face à la brutalisation des sociétés et est donc une refonte assez récente de la virilité en réalité, les virilités précédentes acceptant sans problème l’ensemble du spectre émotionnel chez les hommes, s’assouplir quelque peu l’idéal de l’homme sensible et attentionné malgré cela imposé par les femmes initialement commençant à devenir réalité, depuis les années 1970 en ce qui concerne l’homme sensible qui s’est révélé une fois la parole des femmes prises de façon révolutionnaire et massive à l’époque être un idéal commun partagé par celles ci auquel les hommes de la génération de nos parents ont rapidement adhéré eux mêmes le trouvant eux aussi libérateur et pratique d’autant qu’il rendait très facile de pécho, ce qu’elles entendaient et qu’ils entendent par là c’est un homme empathique et peu violent, et pour ce qui est de l’homme attentionné cet idéal à la même histoire que celui de l’homme sensible mais pas le même sens cela signifie un homme à l’écoute des besoins de sa femme et lui portant régulièrement des preuves de son amour, serviable et galant au sens de toujours en mesure de lui donner un coup de main, qui est responsable, qui prend soin d’elle et qui porte attention aux sentiments de cette dernière. C’est clairement un idéal masculin inatteignable avec certaines neuroatypies mais en même temps c’est l’idéal dominant donc qu’il corresponde surtout aux besoins d’hommes et femmes valides est peu étonnant. Enfin le caractère viril c’est aussi être entreprenant et prendre l’initiative en toutes situations.

8-La virilité c’est surtout un idéal esthétique construit par les hommes entre eux et pour eux mais les femmes participent aussi à sa construction par leurs expressions de leurs désirs.

Cela était moins vrai auparavant, pendant des siècles le seul moyen des femmes pour influer sur les normes de virilité et sa définition était la sélection sexuelle de leurs partenaires masculins selon ceux qui parvenaient à leur faire éprouver de l’attirance et du désir. Seulement l’attirance et le désir ayant une grande composante sociale et psychologique dans leur construction il était bien rare en des époques où la domination masculine était quasi totale que les femmes aient un idéal masculin différent de celui que les hommes patriarches leur imposait depuis l’enfance, à savoir l’idéal du bon père de famille bien viril comme il faut. C’est d’ailleurs inconcevable pour les femmes pendant une bonne partie du XXème siècle que de façonner en groupe leur idéal masculin là où les hommes eux ne se gênent pas pour leur imposer un idéal féminin depuis des millénaires. C’est la presse féminine de masse qui en interrogeant les femmes sur ce que serait leur idéal masculin en fait naitre l’idée au delà de cercles très restreints et dans l’esprit d’une majorité de femmes en partant du courrier de ses lectrices pour en faire un portrait synthétique. Pour les femmes d’alors l’homme viril idéal c’est avant tout un bon parti, un homme à marier car on sait qu’il est plus fortuné que soi et garantira notre propre ascension sociale, assurera notre sécurité et sera un bon mari. Bien sur on l’imagine généralement alors cisgenre hétérosexuel blanc et valide ainsi que correspondant aux canons de beauté hollywoodien du grand beau gosse aux yeux bleus qui avait un bon travail, participait aux taches ménagères et était bon danseur. Et aussi honnête, travailleur, athlétique et cultivé. Et surtout ne pas être un homme autoritaire, possessif, dominant, vulgaire, égoïste, radin ou asocial. En clair un homme très proche de l’idéal viril patriarcal sauf sur quatre points fondamentaux, les femmes dès cette époque sont dans un rêve collectif de voir les hommes ne plus leur imposer leur autorité, ne plus les dominer socialement, ne plus les posséder comme leurs propriétés et leur accorder plus de pouvoir économique qu’elles n’en avaient. Cependant ce rêve elles n’osaient alors en parler qu’entre elles et ne s’imaginaient pas qu’il devienne un jour possible ailleurs que dans l’échappatoire de leur fantaisie. Enfin néanmoins ce qui limitait considérablement l’aspect émancipateur de cet idéal naissant était que les femmes d’alors voyait à tel point leur valeur sociale toute entière résumée à leur mariage que se marier peu importe avec qui était leur préoccupation principale comme l’est aujourd’hui pour les femmes comme pour les hommes le travail qui a toujours était l’aliénation principale des hommes ouvriers depuis le début du capitalisme et est devenu celle principale des femmes aussi depuis le milieu des années 1970. Dans les années 1960 l’idéal masculin des femmes était exactement le même que dans la décennie précédente et ne restait guère qu’un rêve collectif que les femmes entre elles s’échangeaient dans la presse féminine pour s’échapper de leur quotidien en fantasmant dessus. On l’a vu dans les années 1970 les femmes acquière pour la première fois le pouvoir collectif d’imposer un idéal d’homme moderne dont la virilité serait reconstruite à leur gout et elles le veulent on l’a vu avant tout sensible et attentionné mais ce qui est révolutionnaire c’est que pour la première fois elles parviennent à imposer aux hommes de la génération de nos parents de devenir le type d’hommes qu’elles veulent qu’ils soient. Dès lors le problème n’est plus temps pour la fin de la domination masculine que les femmes n’aient pas pouvoir d’imposer leurs idéaux masculins mais que leurs idéaux masculins restent en eux mêmes en grande partie influencés par la structure patriarcale de la société donc les reproduisant. Dans les années 1980 cet idéal masculin de la virilité selon les femmes est identique à celui des années 1970 et c’est pareil jusqu’à la fin des années 2000. Cependant en notre décennie 2010 les femmes principalement par leurs discussions entre elles à ce sujet sur des forums se sont crées un nouvel idéal masculin de virilité qu’elles ne font que rêver pour le moment mais pourraient imposer dès lors qu’une situation de révolution féministe 2.0 se créerait dans l’avenir ce qui est loin d’être impossible. C’est un idéal assez proche des précédents mais avec comme nouveauté qu’elles tiennent à une égalité entre elle et l’homme dans l’éducation des enfants et les taches ménagères, elles sont aussi influencées par le marketing et préfèrent que les normes de beauté type minceur, de jeunesse et d’utilisation de produits hygiéniques et cosmétiques nombreux se généralisent et deviennent mixtes comme c’est en train de se faire plutôt que de s’en émanciper (en général il y a des marginales là dessus mais elles sont clairement pas majoritaires), elles les veulent leur étant fidèles pour de vrai, généralement sont clairement hostiles au fait qu’ils aient des intérêts spécifiques ni d’addiction à l’alcool, en même temps c’est un idéal majoritaire donc qu’il soit validiste car celui de femmes valides et soit assez explicite sur son hostilité plus particulières aux hommes autistes, dyssynchrones et/ou alcooliques n’a pas grand chose d’étonnant. Et aussi sur les émotions la plupart des femmes semblent clairement vouloir imposer aux hommes d’être encore plus restreint émotionnellement que maintenant plutôt que de se libérer sur ce point là en étant en gros toujours de bonne humeur surtout quand elles elles ne le sont pas, et toujours en forme physiquement, donc toujours valides mais à ce stade je crois qu’on avait compris, surtout quand elles elles sont fatiguées. En clair même si ce nouvel idéal masculin de virilité s’appliquait aux hommes de la génération de nos enfants à nous, bref à nos fils quoi, ça changerait pas les choses à fond dans le bon sens en fait les seuls côté positifs serait l’égalité dans l’éducation des enfants et la répartition des taches ménagères, ce serait déjà énorme mais j’avoue le reste du plan moi il me branche pas du tout et me semble plutôt parti pour empirer la situation que pour l’améliorer dans sa globalité. Cependant un nombre assez fort de femmes, le plus souvent conservatrices, sont dans la défense et l’éloge du modèle de virilité masculine actuel.

Source : http://www.elle.fr/Love-Sexe/News/Voici-l-homme-ideal-des-femmes-dans-les-annees-50-2949946

http://madame.lefigaro.fr/societe/lhomme-ideal-en-1956-pas-si-loin-que-celui-daujourdhui-180515-96607

9-La virilité c’est aussi un fantasme de la psychologie collective du masculin.

Ce fantasme c’est celui qu’on la plupart des hommes et que projettent sur eux la plupart des femmes celui de la virilité du guerrier conquérant. On trouve trois attitudes qui lui sont liées chez les hommes 1-La peur de la dévirilisation 2-Les angoisses liées à l’incapacité à se sentir viril 3-La honte d’être viril. Le troisième cependant je ne l’ai guère observé que chez des hommes eux mêmes féministes, par contre ce qui me fait un peu peur c’est que les 2/3 des hommes qui se disent féministes sont plus dans un rejet, une horreur et une détestation de leur masculinité et une idéalisation de la féminité comme étant supérieure à leur genre, et la je vais être clair je parle d’hommes cisgenres rebutés par leurs compères, la domination masculine, la masculinité, la virilité et tout ce qu’ils en portent en eux pas de dysphorie de genre chez les personnes trans, idéalisation du féminin qui plus est qui est beaucoup dans la vénération de la femme mythique et très peu dans le soutien concret aux luttes des femmes, (et encore j’ai volontairement rayé de l’équation les pseudo féministes opportunistes qui prétendre l’être juste pour pécho des femmes qui le sont) et c’est peut être une étape psychologique nécessaire pour faire le deuil de son statut de dominant « innocent » après la réalisation qu’on est dans une position qui a des conséquences négatives sur la vie des femmes mais c’est inutilement culpabilisateur et de mon point de vue sans intérêt que d’encourager les hommes féministes à être et rester dans cette attitude de haine de soi et d’autoflagellation que j’ai clairement vu les 2/3 des femmes féministes que je connais encourager chez eux, ça ne sert à rien c’est juste de la vengeance gratuite sur les seuls hommes qu’elles ont sous la main, je pense que quand cette étape sera passé et que la majorité des hommes et femmes féministes seront pas seulement dans la volonté de trouver une égalité des sexes mais aussi dans un état d’esprit qui le permette au lieu d’être pour la plupart constamment dans la guerre des sexes du côté des femmes sur ça on aura fait un grand pas. Pour les hommes angoissés par leur incapacité à réaliser cet idéal de virilité c’est quand même une toute petite minorité d’hommes le plus souvent fortement psychoatypiques qui le sont véritablement même si ils existent et c’est souvent du au validisme de l’idéal de virilité principalement. Par contre il y a clairement une majorité d’hommes aujourd’hui qui sont dans une position de râler que la société est trop dévirilisée à leur goût. Cela ne date pas d’hier et vient du fait que cet idéal est inatteignable comme tout idéal même pour ceux qui s’en rapproche le plus, à l’époque d’Homère, les hommes se plaignaient déjà de l’affaiblissement supposé de la force physique masculine, Aristote l’a fait aussi, les Romains critiquaient énormément ceux de leurs empereurs qu’ils jugeaient trop féminins et tout homme qu’ils jugeaient dévirilisé, l’amour courtois et l’esprit courtisan au Moyen Age ont été critiqués car jugés dévirilisants, à la Renaissance les nouveaux costumes masculins des hommes des hautes classes sociales leur vaudront d’être jugés dévirilisés et de faux hommes par les hommes du bas peuple tendance due à la différence entre les normes de virilité des riches et des pauvres qui est resté pérenne jusqu’à maintenant d’ailleurs, au XVIIème siècle la socialisation des hommes avec les femmes qui devient plus fréquente notamment lors de leurs danses communes dans les bals et le fait que les batailles se font de plus en plus souvent par une lutte des armes à distance que par une lutte des corps sont accusés de déviriliser les hommes, cependant avec le XVIIIème siècle et la remise en question des idéaux anciens par le progressismes les râleries sur la dévirilisation vont marquer une pause de deux siècles et demi avant de reprendre dans les années 1930 avec la montée du fascisme et du nazisme comme on l’a vu ce qui est surtout du au fait que le changement des rôles genrés des années 1920 a eu énormément de mal à passer pour la plupart des hommes, les années 1970 ont vu à leur tour leur lot de râleries à la dévirilisation des hommes par les féministes râleries qui n’ont d’ailleurs jamais cessé depuis, car depuis les hommes ont perdu du pouvoir sur les femmes vu que les deux sont devenus de moins en moins inégaux d’années en années et cette tendance semble refléter et traduire cela. Donc rien d’étonnant à ce que ces derniers temps avec les mouvements féministes qui reprennent du poil de la bête les hommes râlent beaucoup à la dévirilisation vu qu’ils sont en effet en train de perdre une partie de l’emprise de domination qu’ils avaient historiquement jusqu’alors sur les femmes et qu’ils en perde de façon de plus en plus accélérée, le seul moyen d’arrêter leurs complaintes c’est de leur faire comprendre qu’ils ont tout à gagner et rien à perdre à devenir les égaux des femmes socialement mais c’est sacrément pas gagné de le leur faire comprendre. Enfin ceci dit une minorité d’hommes l’ont déjà compris c’est à la majorité d’entre eux que la prise de conscience collective est nécessaire et tardive à venir. Bien sur ici je critique la forme dominante de la virilité, les formes de virilités alternatives qui existent par milliers demanderaient une analyse spécifique de gens en étant spécialistes que je ne me sens pas capable de faire en l’état actuel de mes connaissances sur le sujet. Bien sur la virilité ont l’a vu est un idéal complexe et si il faut clairement en jeter à mon avis tout ce qui y est de l’ordre de l’outil d’oppression je pense pas qu’il faille jeter le bébé avec l’eau du bain elle porte aussi pas mal de valeur comme le courage ou l’héroïsme qui me semble tout à fait positives donc je suis pas pour qu’elle n’existe plus, juste pour que les aspects oppressants que cette norme peut avoir disparaissent, ce qui est loin d’être pareil. Aussi psychologiquement la virilité les études sur celle ci l’ont montré c’est un idéal culturel, psychologique et social normatif imposé aux hommes et refusé aux femmes depuis l’enfance. On ne nait pas viril on le devient ou pas. Si on prend le cas de l’homme moyen en France l’apprentissage de la virilité commence généralement au berceau par le don au garçon né de jouets genrés le préparant à un rôle viril, type de jouets qu’il recevra pendant toute son enfance et qui faciliteront son devenir d’homme certes pas aussi viril que ses idéaux masculins guerriers et conquérants mais l’étant suffisamment pour être bien vu socialement par quasi tout le monde, dès 3 ans les garçons apprennent que leur futur rôle social sera de désirer les femmes et de rivaliser avec les autres hommes pour leur conquête quand ils en auront l’âge et baignent toute leur enfance dans un univers d’injonctions sociales qui se rattache à ce rôle là qu’ils doivent apprendre à leur âge à imiter en jouant le plus souvent à des jeux de compétition avec les autres garçons qui ne sont pas encore vraiment sexualisés au sens où ils se battent rarement pour des filles mais juste pour faire des « concours de bites » et essayer d’être les meilleurs et apprennent la virilité comme ça, à 10 ans en moyenne ils ont leur première histoire d’amour avec une fille et apprennent donc à les courtiser et vivre une romance avec elles, première romance généralement vite passée d’ailleurs mais qui fait passé l’enfant garçon du stade « les filles c’est caca » au stade de l’adolescence où plus il grandit plus il recherche les adolescentes, cependant à 11-12 ans en général c’est plutôt leur corps qui change et leur maitrise de leur corps d’adolescent qui est leur préoccupation virile centrale, aujourd’hui c’est dès 13 ans environ en moyenne que l’adolescent comprend les normes de virilité auxquelles il doit s’astreindre en parlant de celles ci avec les autres garçons et commençant à s’entrainer pour devenir suffisamment viril pour avoir l’air « d’un homme un vrai », à partir de 14 ans c’est la chasse aux filles qui commence pour les garçons, ils apprennent à draguer, et ils reçoivent leurs cours d’éducation sexuelle qui leurs expliquent les bases élémentaires de comment ne pas se choper des MST ou mettre malencontreusement une fille enceinte, à 15 ans en moyenne voyant que le seul vrai tabou sur leur sexualité auquel leurs parents et leurs profs n’ont pas donné de réponse est celui du plaisir sexuel et que le net est rempli de choses permettant à un garçon de savoir en donner de façon virile au lit ils se mettent à regarder des pornos car ils s’entrainent pour leur première fois au lit avec une fille, qui vient l’année d’après, dans leurs dernières années d’adolescence les garçons s’échangent entre eux des conseils sur comment se faire une virilité d’hommes adultes et une fois les 18 ans atteints voilà la plupart des hommes sont virils. Du coup ça donne une idée de qu’est ce qui se joue à chaque étape pour les aspects oppressant de la virilité et peut être éviter pour éduquer un garçon de façon à ce qu’il ne devienne pas un oppresseur à savoir : 1-Lui refiler le plus possible de jouets mixtes 2-Vers 13-15 faire de la sensibilisation au plaisir sexuel mixte ainsi qu’au fait que la sexualité est beaucoup plus diverse que ce qu’en montre les pornos classiques, avec une sensibilisation aux causes LGBT aussi tant qu’à faire et de prévention contre les aspects de l’idéal de virilité qui nuisent aux femmes sans le rejeter pleinement et enseigner aux garçons en gros l’histoire du féminisme et de l’émancipation des femmes et en quoi c’est important. 3-Dans les dernières années de leur adolescence essayer de leur rappeler ce qu’un homme adulte ne doit jamais faire subir aux autres comme formes de sexisme, et on devrait être à peu près bon en fait si c’était fait de façon collective.

10-La virilité c’est aussi une philosophie :

Quand elle est pleinement comprise c’est à dire quand les hommes s’éveillent à leur force intérieure et au meilleur d’eux même en comprenant que ne plus tirer leur pouvoir des femmes mais de leurs propres ressources leurs richesses intérieures propres se révèlent alors et ils ont accès à une forme de virilité accomplie, pour ceux qui sont virils et tiennent à le rester bien sur mais c’est la majorité des hommes, une virilité qui se vit pour elle même et est créatrice et individualisée, marque de l’homme singulier à laquelle elle appartient. Avec quelques points qui reviennent toujours cependant chez les trop rares hommes (je dirais environ 1/20) à l’avoir atteinte, déjà des attitudes sans aspect oppressif (enfin on est dans la réalité c’est un idéal dur à accomplir vu notre éducation et la société mais j’entends par là qui globalement sont clairement pas dans une recherche de domination sociale), ceci étant du à un certain aspect calme et tranquille le plus souvent donné par la confiance et l’estime de soi acquises en dehors du modèle du mâle dominant et par ses propres moyens personnels à sa façon qui représentent un accomplissement et font rayonner d’une manière particulière ce type d’homme là, un côté humble aussi souvent résultat de longs efforts entrepris pour parvenir à ce stade, une force physique assumée mais utilisée toujours dans un but protecteur, aussi connecté que possible à ses sensations physiques et à ses émotions et par conséquent souvent peu violent et très doux sauf en cas d’absolue nécessité de ne pas l’être pour se défendre et défendre les siens.  Encore une fois cette idéal est atteignable pour une majorité d’hommes à qui il peut convenir mais pas pour tous car la virilité va à la plupart des hommes mais pas à tous et si un homme fait partie de la minorité de ceux qui ne sont en rien viril c’est pas grave il y a d’autres formes de masculinité qui peuvent mieux lui convenir, et c’est inutile et méchant de le moquer pour cela, si une femme ou une personne d’un autre genre se retrouve dans cet idéal de virilité à un degré plus ou moins fort ce qui est très rare mais arrive pareil aucun souci à ce que quelqu’un qui n’est pas un homme soit apte à incarner un idéal de virilité aussi si cela lui correspond vraiment, par contre clairement c’est pas ce que veulent la très grosse majorité des gens qui ne sont pas des hommes donc il faut vraiment qu’on sorte de la tendance à vouloir inverser la norme en refusant la virilité aux hommes et l’imposant aux femmes dans les milieux « antisexistes » en carton et qu’on commence à la renverser vraiment en acceptant de regarder en face la variété des genres et de leurs expressions déjà existante et en aidant les gens à être eux même et à se découvrir plutôt qu’en essayant de les changer en nos idéaux militants abstraits souvent inatteignables ce qui fait plus de mal que de bien. Bon là vous allez me dire je suis bien marrante mais justement comment on met ces jolis idées de conclusion en pratique? Heureusement les hommes qui ont déjà accompli ce cheminement là avec réussite l’expliquent eux mêmes, c’est une voie personnelle longue et difficile mais elle peut être accomplie par la plupart des hommes d’autant que si elle l’est elle l’est moins que ne l’est le parcours que ceux ci ont généralement accompli vers une virilité dominante oppressive, la première étape c’est leur introspection sur ce qu’est pour eux l’identité masculine, cela demande un questionnement identitaire certes mais vu que la plupart des hommes sont en questionnement identitaire permanent depuis 30 piges ça change pas grand chose, la seule difficulté de cette étape est d’être sincère avec soi même sur ce qu’on pense de sa propre masculinité et de la masculinité en général, ensuite faire de même sur sa propre virilité et la virilité en général, en voir ce qu’on veut en garder ou pas et comment on peut le faire, s’entrainer à apprendre les part qu’on veut en apprendre et à en désapprendre celles qu’on veut désapprendre, cela met en moyenne trois mois comme tout les apprentissages, ensuite faire de même avec le rapport à la sexualité qui est généralement un point très sensible pour les hommes, cependant là aussi ça met trois mois environ en fait, après faire de même sur la question de l’amour ce qui dure le même temps, puis sur l’amitié avec même temps environ. En moyenne, si pour vous ça met moins ou plus longtemps c’est pas grave c’est votre rythme et c’est tout. Une fois arrivé là ce qui met donc un an après on arrive à l’étape suivante qui va durer trois mois aussi pour la plupart des hommes qui sont valides et beaucoup plus longtemps voir être totalement inaccessible pour la plupart des hommes atypiques d’où que beaucoup ne se retrouvent pas pleinement dans l’idéal de virilité même sans ses aspects oppressifs c’est de voir ce qui l’année d’avant a bloqué dans notre parcours qui nous bloque encore, et pour ça avoir un journal où on note ses progrès et quelqu’un qui a accomplit un tel chemin pour nous y initier c’est pas du luxe clairement mais bon c’est rarement disponible donc si on a pas on peut quand même faire sans même si c’est encore moins facile, et d’essayer de comprendre ce qui bloque en nous pour arriver à nos objectifs et en surmonter la plus grosse part qu’on puisse, une fois cette étape franchit l’étape suivante c’est de réfléchir à quel sens fait la vie pour nous et dans quelle direction on souhaite diriger la notre après le parcours qu’on a accomplit, cette étape met environ un an, elle est particulièrement dure mais particulièrement nécessaire car quelqu’un de viril c’est quelqu’un qui sait ce qu’il veut et comment se donner les moyens de le faire. L’étape suivante est la plus longue en gros c’est le parcours philosophique où on essaye année après année de revoir avec nos propres yeux d’un regard critique ce qu’on a appris et comment transformer nos vies en fonction de cela si on en ressent le besoin, la première année dans le domaine de l’esthétique et de l’apparence, la seconde plus largement dans celui de la créativité qu’elle soit artistique, artisanal ou plus généralement de l’ordre de l’expression de soi, la troisième dans celui de notre rapport aux sciences et savoirs, la quatrième dans notre rapport à nos croyances et à notre philosophie, la cinquième dans notre conception de la sagesse, la sixième dans notre vision du monde, la septième dans notre vision de nous même, la huitième dans notre vision des autres (au sens très large tout être vivant extérieur à soi compris), la neuvième notre rapport à la santé et au bien être et la dernière étant l’étape où on s’accomplit dans le quotidien en essayant de porter dans le notre les changements qu’on veut y faire auxquels on est pas parvenu avant jusqu’à être relativement satisfait du résultat, suffisamment pour qu’on estime soi même ou idéalement en commun accord avec son initiateur avoir atteint la virilité accomplie à laquelle on souhaitait parvenir de façon suffisamment forte pour pouvoir s’estimer être un homme viril réalisé. Donc on l’a vu cela met environ 12 ans, et ça c’est le parcours idéal faire quelque chose de nettement plus bancal est assez fréquent mais peut suffire pour certains hommes. Cependant apparemment les premières étapes la plupart y arrivent c’est surtout sur la sexualité que la majorité des hommes bloquent beaucoup ayant énormément d’angoisses sur ce point par peur de s’y découvrir une sexualité plus ouverte et moins rigide que celle qu’il se croient avoir et par crainte d’être bi ou gay sans se l’avouer, crainte peu réaliste le plus souvent mais qui en figent énormément dans une forme de virilité oppressive par peur de la différence inculquée depuis le début de la scolarité, la plupart ayant appris qu’être un PD efféminé c’est la pire chose qui puisse arriver à un homme avant même d’avoir vraiment compris ce que ces mots signifiait, et dans tout ce parcours le moins évident est de surmonter dix ans d’apprentissages du rejet de tout ce qui a un lien avec l’homosexualité masculine ou la féminité de près ou de loin voir même de très loin par temps de brouillard uniquement. Le reste passe tout seul pour la plupart des hommes même si on est pas trop rigide et qu’on suit pas le parcours totalement à la lettre. Pour les personnes d’autres genres tentées c’est généralement plus dur mais certaines y arrivent très bien.

Voilà j’ai fini ce que j’avais à dire sur ce sujet et j’admets ça me donne envie de tester le parcours initiatique de la virilité évoqué en conclusion pour voir de moi même ce que ça donne en essayant par travaux pratiques.

News rapides : Explication du retard des articles prévus sur les questions de l’Europe et de la mondialisation.

Pour ceux qui se demanderaient ce que deviennent mes dossiers prévus sur ces questions et pourquoi je fais plein d’autres articles avant ceux ci qui étaient prévus la réponse n’est pas que les sujets des dits articles sont plus importants, au contraire je pense, juste qu’ils sont bien plus simples à traiter et que je ne veux pas bâcler ces articles là dont le thème me semble majeur en les torchant trop rapidement surtout que ces questions sont complexes et que quand on les abordent on marche vraiment sur des œufs si on veut essayer de faire quelque chose de ni trop peu solide ni trop simpliste et ça m’intéresse pas de juste dire « je suis pour » ou « je suis contre », ceux qui me connaissent un peu savent que j’y suis plutôt opposée mais je tiens à ne pas masquer la complexité des enjeux et à donner avec ces articles de quoi pouvoir comprendre le mieux possible ces questions et les arguments des divers camps sur les multiples débats qui s’y rattachent afin qu’en me lisant chacun puisse se faire un avis dessus plus construit que « L’Europe/La mondialisation c’est la modernité et la tolérance c’est trop cool ta gueule sale facho de merde » ou « L’Europe/La mondialisation c’est trop de la merde d’ailleurs voter X qui est vachement anti Européen mais pas très contre fiche de la pub pour son parti anti Europe partout sur le web au point qu’on dirait des spams » (l’intéressé et son fandom se reconnaitront je pense). Et pour faire en gros de vrais articles reportages aussi objectifs que possibles sur ces questions comme les médias et les politiques le font jamais ça va me prendre du temps, beaucoup de temps, plus que prévu, un mois facile, sans doute davantage, d’où qu’ils vont venir dans plus longtemps et que je me centre sur les questions de genre en ce moment car c’est beaucoup plus facile à traiter pour moi vu que je connais le sujet depuis nettement plus longtemps histoire de pas vous laisser complètement sans contenu neuf tout en ne bousillant pas ma vie à côté en passant trop de temps sur ce blog car pour moi ils sont beaucoup plus rapides à écrire. D’ailleurs c’est aussi lié au fait que comme beaucoup de filles qui ont eu une formation politique je me suis pas mal cantonnée aux « questions de filles » qu’on m’autorisait à traiter longtemps car c’est beaucoup plus dur d’être sure de ses opinions sur des sujets politiques généralistes centraux complexes comme l’Europe ou la Mondialisation que sur des sujets comme le genre touchant à l’intime et à notre vie quotidienne. Voilà pourquoi vous allez avoir beaucoup d’articles tournant autour de ce thème en attendant que les deux que vous attendez le plus soit fini, je sais qu’il y a d’autres thèmes bien plus généraux, actuels et urgents à traiter mais je suis pas journaliste je suis juste blogueuse même si je m’interroge beaucoup sur des thèmes politiques ce que j’écris reste plus proche du journal intime ou du blog d’opinion que du média d’information même si ce qui fait peur c’est le nombre de médias supposés d’information qui sont encore moins objectifs que ce blog et vraiment dans la pure propagande au point que si la plupart de mon lectorat vient surtout ici pour m’écouter raconter ma vie et faire ma philo de comptoir et politique de bistrot sur les sujets qui me tiennent à cœur ou juste sur ce qui me vient à l’esprit quand ça me passe par la tête histoire de faire quelque chose il y a beaucoup de gens qui s’en servent de plus en plus en un but informatif, ça reste pas la majorité mais une très forte proportion du coup quand j’aborde des sujets dont je ne suis pas relativement sure de plus en plus je source et j’essaye de me mettre à un peu plus de rigueur même si c’est pas évident et ça demande une production d’articles nettement plus fouillés et longs à mettre en ligne ou d’articles sur des sujets que je maitrise relativement bien. J’ai plutôt pris l’option sujets que je maitrise relativement bien le plus souvent et articles de fond de temps à autres car j’estime que c’est le meilleur compris entre la majorité qui veut que je continue le 3615 my life un peu théorisé pseudo philosophique et assez teinté de militantisme et la forte minorité qui semble désirer de plus en plus que je me serve de ma plume pour écrire des choses plus de style reportage et documentaire ce qui me demanderait quand même une transition et un apprentissage d’une part et clairement si je me mettais à faire du blog d’information et de journalisme à proprement parler genre documents de fond sur les sujets centraux et réinformation ce que les médias ne font pas et bah ça me demanderait quand même nettement plus de professionnalisme que maintenant ou en gros j’écris juste ce qui me vient à l’esprit directement au fil de ma plume et aussi ça exigerait que le contenu devienne payant vu que ce serait plus possible de le produire par « loisir » ça exigerait toutes les compétences, documentations, recherches et tout les aspects professionnels de la pratique d’un véritable métier ce qui peut s’apprendre en le faisant et en indépendant certes mais pas en une seule journée et bien sur nécessiterait que je sorte du RSA et soit payée d’une façon ou d’une autre comme journaliste indépendante chose dont je vois pas trop comment ça pourrait m’arriver et que j’ai peur de pas savoir gérer suffisamment pour pouvoir être sure d’avoir toujours de quoi me nourrir au bout du mois surtout en refusant de faire le tapin pour Bouse FM TV, Elle ou d’autres journaux merdiques. Je sais pas pour les autres autistes mais moi ce qui m’empêche d’avoir un taf durable c’est clairement ce côté très rigide sur les principes que j’ai inflexible à en être dangereux pour ma survie et qui est pas vraiment un choix qui m’empêche d’être payée dans un monde du travail qui sur ce point de l’éthique du travail met toujours le laxisme et le cynisme élevés en valeurs et m’insupporte à cause de ça principalement même en oubliant tout ses très nombreux autres défauts. Je sais qu’ici aussi c’est ce qui m’est le plus souvent reproché et je tente d’en tenir compte mais on ne se refait pas en un jour. Bon bref, voilà pourquoi ces deux articles se font attendre et j’en écris beaucoup en ce moment sur des sujets qui semblent annexes à une majorité d’entre vous avant de publier ces derniers.