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Top 10 des clichés anti prolos dangereux pour la lutte des classes dans les fictions.

 

 

 

 

 

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Livres, films, séries télés ou encore jeux vidéos quelque soit la forme d’une fiction en général ces créateurs ne sont pas des prolos et son histoire tourne autour des hautes classes sociales et de leur glorification, Dallas fait un feuilleton des richissimes américains et leurs histoires de famille, James Bond héroïse un agent secret blindé de thune, Iron Man et Bat Man transforme des hommes fortunés en Super Héros et bien des œuvres de Fantasy  ou des fictions pour enfants du Roi Lion au Seigneur des  Anneaux lient le retour de l’ordre et de l’harmonie au retour du roi et tendent à peindre les monarchies comme des utopies idylliques. Bref, les mondes fictifs célèbres et populaires le plus souvent mettent en scène et dépeignent sous un beau jour exclusivement des personnes riches. Parfois des prolos sont présents, généralement au second plan dans les personnages secondaires comme par exemple la servante ou la bonne à tout faire dans bien des œuvres littéraires notamment les classiques appris à l’école comme Racine, Molière et tout ça (oui je sais c’est ancien mais le présenter comme on le fait souvent à l’école sans contextualiser la pièce et analyser le point de vue de classe qui s’y exprime ça revient à éviter d’apprendre aux enfants à comprendre comment fonctionne les classes sociales et c’est clairement un choix des programmes de l’éducation nationale). Encore plus rarement il arrive que des personnages prolos soient mis au devant de la scène dans les personnages principaux, ce n’est pas fréquent qu’ils soient plusieurs. Deux schémas principaux existent, le plus souvent on a un prolo perdu au milieu d’un tas de riches et quelques fois on a une fiction sur des prolos et leur milieu de prolos faite à 100% par des gens qui n’en sont pas. Les œuvres par des prolos, sur des prolos sont généralement des œuvres indépendantes au succès de niche et dont le public n’est le plus souvent pas le grand public et bien sûr il existe aussi des œuvres faites par des prolos, sur des prolos et pour des prolos à grand succès mais ça c’est un cas de figure bien plus rare sur lequel je m’attarderais dans un autre article. Ici je veux juste analyser les dix pires clichés à mon avis sur les prolos dans les fictions à grand succès et en quoi ils sont utiles aux classes sociales élevées pour maintenir les prolos dans une conscience de classe faible et donc éviter que les prolos servent leurs propres intérêts et les pousser à servir ceux des classes possédantes c’est à dire à se tirer une balle dans le pied vu que leurs intérêts sont directement antagonistes à ceux des classes possédantes.

Top 10 des pires clichés de fiction dangereux pour nous les pauvres et utiles à la propagande bourgeoise :

10- Classes laborieuses, classes dangereuses : Ce cliché montre la puissance du prolétariat et la peur que les riches en ont mais il montre aussi les pauvres comme naturellement viciés, mauvais et tendant toujours vers le mal et associe donc dans la tête de plein de gens l’idée de lutter contre le système capitaliste et la propriété à quelque chose de mal quand on est pauvre. D’ailleurs à votre avis pourquoi les couleurs de la lutte des classes le rouge et le noir sont celles des méchants hollywoodiens? Ce n’est pas un hasard le but est d’associer lutte des classes : le mal, l’extrémisme dans l’esprit des gens. Le rouge du communisme qui représente le sang des prolos tués par le capitalisme devient le rouge du sang des supposées victimes des très méchants anticapitalistes et le noir de l’anarchie qui représente le refus des partis politiques et de l’autorité et la mort en hommage aux défunts anarchistes morts pour leurs idées émancipatrices devient le noir du mal absolu et du chaos, du désordre qui y sont associés et paf grâçe à la narration des fictions capitalistes les prolos et les courants politiques anarchistes et communistes deviennent la représentation d’un mal violent, sanguinaire, fanatique et chaotique qui plonge le monde dans le désordre et plus personne ne veut y être associé. Ça a l’air de rien mais vu le nombre de prolos aux idées progressistes qui refusent de devenir révolutionnaires car ça leur paraît trop extrême, violent et fanatique clairement ce type de propagande contre la résistance au capitalisme est efficace.

9-Les prolos sont cons dans les fictions capitalistes, rares sont les pauvres qui brillent par leur culture, leur réussite scolaire, leur capacité d’analyse, leur aptitude à voir au-delà des apparences et des clichés, leur sagessse, leurs connaissances dans un domaine précis non manuel ou tout autre caractéristique associée de façon stéréotypée à la notion d’intelligence. Les bourgeois qui pondent ces fictions montrant des prolos de cette façon démontrent clairement qu’ils pensent les pauvres comme leur étant génétiquement inférieurs en terme de force et d’intelligence. Le darwinisme social n’a jamais disparu de la conception bourgeoise du monde où il reste une idéologie marquée et majoritaire. Cet article par exemple l’illustre bien :

http://www.slate.com/articles/health_and_science/science/2014/01/social_darwinism_and_class_essentialism_the_rich_think_they_are_superior.html

L’essentialisme de classe comme le nomme les chercheurs est bien pratique pour les bourgeois mais les prolos n’ont aucun intérêt à se croire faibles et bêtes par rapport à leurs patrons, cependant le cliché est tellement répandu par la propagande bourgeoise que même eux y croient. Moi même j’ai bien du mal à ne pas me sentir inférieure en force et en intelligence à ceux qui réussissent dans les études et le travail au point d’être ou de devenir bourgeois et une partie de moi leur envie cette capacité que je n’ai pas. Il semble d’après cette étude que les pauvres croient moins que les riches que la richesse est liée à la force et à l’intelligence mais semblent y croire trois fois  plus que ce n’est vraiment le cas selon les études génétiques à ce sujet (qui exagère sans doute le lien entre richesse et force physique et intelligence comptée en points de QI en omettant ouvertement que le QI a été créé selon des critères d’intelligence détérminés par la bourgeoisie et que les divergences d’accès aux soins entre riches et pauvres semblent une meilleure explication de différences physiques entre les deux que la génétique qui n’en est probablement que le reflet. De plus on notera qu’il est pratique au bourgeois de se croire physiquement supérieurs aux pauvres dans l’absolu mais que dès qu’on parle de travaux manuels d’un coup ils deviennent trop frêles et de faible constitution pour les effectuer et les prolos deviennent des colosses surhumains à la force invincible qui s’en charge donc puisqu’ils y sont seuls aptes dans les discours bourgeois. C’est le fameux coup vieux comme le monde de les pauvres sont le corps sans la tête et les riches la tête sans le corps et donc ils ont besoin l’un de l’autre pour vivre, c’est un non sens mais presque tout le monde y croit un peu tant cela nous a été dit et répété par les moyens de diffusion de l’idéologie bourgeoise. C’est utile de défaire cette idée pour lutter contre le capitalisme vu que forcément on est plus efficaces dans le combat quand on se pense égal à son adversaire que lorsqu’on croit qu’ils nous est très supérieur physiquement comme intellectuellement. C’est pourquoi tout cliché qui entretient l’essentialisme de classe sociale est dangereux pour les prolos.

8-Les clichés des fictions créés par les bourgeois font souvent de tout les prolos des tarés irrationnels et incohérents, imprévisibles et incompréhensibles, au-delà même de la psychophobie de cette vision des prolos ce que ça a de dangereux c’est que ça revient à faire diffuser l’idée que toute action ou parole d’un prolo n’a aucun sens et donc à dépolitiser toute initiative ne provenant pas d’un bourgeois. Excuse parfaite de pour quelle raison 70% du temps de parole en espace public est réservé aux CSP+ donc aux bourgeois en France et de pourquoi le travail des pauvres est invisible et payée une misère sans que ça révolte, sans qu’on se demande pourquoi être ouvrier fait gagner moins qu’être patron en travaillant autant et même généralement plus que le patron. Cela lié à l’essentialisme de classe sociale empêche des révoltes collectives de prolos contre le capitalisme en empêchant l’accès à des groupes de prolos politisés aux espaces de paroles et d’actions publiques. Voilà pourquoi ce cliché est utile aux riches et néfaste aux pauvres.

7-L’ouvrier dans les médias produits par des bourgeois quasi tout le temps c’est le même cliché, le même homme blanc cisgenre hétérosexuel occidental, chrétien ou à la limite non croyant parfois, valide physiquement, psychologiquement (oui car la folie des ouvriers dans la propagande bourgeoise est naturelle à leur biologie et les rend violent sans raison contre les bourgeois elle est gênante pour les bourgeois jamais pour les ouvriers eux mêmes qui sont « mystérieusement » immunisés dans les fictions bourgeoises contre toute psychoatypie susceptible de rendre leur travail plus dur) et neurologiquement, adulte d’âge moyen (car montrer que les enfants et vieux prolos sont nombreux à vivre dans la misère et même à travailler horriblement dur pour une somme d’argent ridicule ça le fait moyen dans une fiction bourgeoise bien que ce soit vrai IRL dans de nombreux endroits du monde oú généralement les fictions bourgeoises s’attardent peu), d’apparence banale mais costaud et l’air benêt (il ne doit pas être beau car ça dans la fiction bourgeoise c’est réservé aux riches mais qu’ils soient tous moches risquerait d’être vexant pour une majorité de la population alors dans la fiction bourgeoise les seuls ouvriers moches sont les méchants prolos se rebellant contre l’ordre bourgeois histoire de renforcer l’association  dans l’inconscient collectif entre être moche et méchant), le plus souvent cet ouvrier est pauvre mais ne manque miraculeusement de rien et s’en contente du fait d’une sagesse épicurienne bien pratique et ne se plaint jamais de sa situation, il a plein d’amis qui lui ressemblent, il n’est surtout pas syndiqué et ne fait pas grève sinon il est méchant (sauf dans les fictions écrites par des bourgeois de gauche mais c’est moins fréquent que celles écrites par des bourgeois de droite), il est apolitique, respecte les valeurs style travail, famille, patrie, travaille systématiquement dans une usine car c’est le seul métier de prolo existant et comme il est sympa la bonté divine le récompense et comme par magie il s’enrichit et s’embourgeoise à la fin de l’histoire sans avoir rien fait qui le permette IRL. Le problème avec ce cliché c’est que c’est loin d’être représentatif du prolétariat ni en France ni dans le monde, en vrai plein de prolos sont non occidentaux, racisés, sont des femmes, sont LGBT+, sont handicapés, sont des enfants et des vieux (bien des enfants et des vieux en France et dans le monde vivent sous le seuil de pauvreté), ont des apparences, des capacités physiques et des capacités intellectuelles variées dans des domaines divers, des opinions politiques, philosophiques et morales diverses, un capital social variable, des opinions variées sur les notions de travail, famille et patrie, plein de métiers possibles( des métiers de prolo il y en a plusieurs milliers quand même et seul le tiers des prolos occidentaux font des métiers de la catégorie professionnelle ouvrier) et en Occident sont plus souvent employés de bureau qu’ouvrier d’usine en 2017, et le plus souvent IRL les prolos font tout ce qu’ils peuvent pour tenter de monter l’échelle sociale mais en vrai seul 1% y arrivent en moyenne et de nos jours les cas d’ascension sociale sont en raréfaction,les classes sociales se rigidifient et les rares prolos à pouvoir faire de l’ascension sociale sont des prolos avec de forts liens au monde bourgeois ce qui devient très rare vu que IRL les diverses classes sociales se côtoient de moins en moins. Le problème avec ce cliché c’est qu’il représente l’idéal bourgeois du prolo parfait selon eux et donc n’existe pas. Moins on y ressemble et moins on est visible et on a un poids politique comme prolo et la plupart des prolos n’y ressemblent en rien et ont zéro poids politique.

6-Le cliché des fictions bourgeoises dépeignant systématiquement la vie des prolos comme ennuyeuse, misérable, désespérante et pas intéressante est très violent car il renvoie aux prolos une image négative d’eux même et les frustre de tout ce que les riches peuvent faire et pas eux.

5-Le cliché des familles de fiction pauvres en théorie mais vivant comme des bourgeois avec une belle maison, une grosse voiture, des fêtes fréquentes et des vacances chères régulières est dangereux car à force d’y croire les gens pensent que tout le monde sauf eux mène ce train de vie là ce qui est faux et évaluent mal leur place sur l’échelle sociale. Or avant d’aller à l’école primaire les enfants ont tous conscience de leur statut social exact selon plusieurs études, la conscience de classe est naturelle et spontanée et il faut des années de propagande bourgeoise pour la diluer et faire en sorte qu’une majorité de prolos adhérent à l’idéologie bourgeoise. En primaire les enfants socialisent principalement dans des groupes de même classe sociale plus que dans des groupes d’une même ethnie au Royaume Uni  http://www.bbc.com/news/education-33329575 et il y a fort à parier me basant sur mon expérience personnelle que c’est le cas aussi en France, ces tendances apprises à l’âge du CP continuent et se renforcent à l’âge adulte. Classe scolaire et classe sociale sont très liées, il a été démontré que le principal facteur de réussite scolaire loin devant tout les autres et très loin devant les techniques parentales de bonne éducation est la classe sociale, l’école n’apprend rien elle ne sert qu’à rendre l’essentialisme de classe sociale biologisant plus discret et plus pernicieux en simulant un système qui donnerait des positions sociales en fonction des efforts, du travail et du mérite alors qu’en vrai l’école ne fait que justifier bancalement les inégalités sociales et économiques sur la base du degré d’adhérence aux valeurs bourgeoises mesuré par les diplômes obtenus qui sont comme cela a été analysé avant tout des badges en récompense de la soumission à l’ordre bourgeois. Une étude londonienne a même montré pour un million d’élèves que connaître le revenu de leurs parents permet presque systématiquement de connaître leur moyenne scolaire. En bref classe scolaire et classe sociale ne font qu’un. Du coup ce cliché est très dangereux car il pousse les gens à individualiser les raisons de leurs échecs qui sont en fait prioritairement sociales.

4-Dans les fictions bourgeoises un prolo ne peut être le personnage principal que dans deux types de contextes, le moins commun c’est dans un milieu 100% prolo et dans ce cas la fiction est en général une propagande de bourgeois de gauche pour rallier des prolos à leurs idées politiques et le cas le plus commun est celui où le prolo devient intéressant car il vit un scénario interclassistes en devenant l´ami ou la conquête amoureuse d’une personne de la haute société, le problème avec ces scénarios c’est qu’ils ont tendance à se baser sur une réalité rare et à la glorifier et l’idéaliser complètement comme si l’ascension sociale était le seul moyen pour un prolo d’être un protagoniste intéressant ça revient à sous entendre que la vie des prolos qui ne font pas d’ascension sociale n’a pas d’intérêt, dur pour les 99% de prolos qui n’ont pas d’ascension sociale au cours de leur vie.

3-Le cliché qui veut que les pauvres sont de sales assistés est dangereux car faux, permettant aux bourgois de couper les aides aux gens qui en ont besoin et aussi et surtout car il invisibilise le fait qu’on fait pas plus assisté qu’un bourgeois.

2-L’idée que pauvre : paresseux est très pernicieuse aussi car presque tout le monde y croit en çe qui concerne les plus pauvres que soi et en particulier les personnes très pauvres hors le plus souvent ces personnes sont atypiques, la plupart des personnes sans logis, en prison, en HP ou au chômage sont des prolos tout en bas de l’échelle sociale et atypiques, reprocher à des groupes principalement constituer d’handicapés pauvres et le plus souvent racisés de l’être c’est le sommet d’un système capitaliste, raciste et validiste, pour infos les riches bourgeois sont en France pour plus des deux tiers d’entre eux des personnes valides blanches issues de familles riches, ne me dites plus jamais que le déterminisme sociologique n’explique pas tout je n’y crois plus.

1-Le rêve américain, dans le même genre est pour les mêmes raisons le scénario de la personne qui réussit à s’élever socialement par le travail est dangereux car c’est le mythe anti prolo le plus répandu vu que c’est celui auquel on veut le plus croire quand on est pauvre et qu’on travaille dur mais aussi le plus létal, de nos jours la majorité des personnes pauvres se suicidant ont pour raison majeure de le faire de n’avoir pas pu incarner ce rêve, moi même sincèrement j’en suis très atteinte et si un jour je me tue ce sera sans doute principalement car je n’ai pas été en mesure de l’incarner. Dans le monde une personne se suicide toutes les 40 secondes la plupart le font pour cette raison principalement, ne me dites plus jamais que le capitalisme est le système économique et politique le moins meurtrier à avoir exister entre l’état dans lequel il a mis la faune et la flore, le nombre de guerres qui a jamais été aussi important que depuis que ce système existe (et qui sont meurtrières en masse depuis qu’il existe) et les suicides de masse qu’il a inventé, les répressions sanglantes de ceux qui luttent contre lui ainsi que les morts de faim, de soif, de maladies curables et de pauvreté qu’il n’a jamais empêché tout prouve l’inverse.

 

 

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Pourquoi la domination des milieux militants par les petits bourgeois détruit les luttes.

100% garanti en pur haine jouissive anti bobo, parceque j’avais vraiment besoin de me lâcher, ne m’en excusez surtout pas 😊.

Article pour dire que j’ai trouvé un lien fort intéressant https://www.theguardian.com/global-development-professionals-network/2016/jun/08/burnout-activism-working-class-organising-with-middle-class-comrades écrit par une femme prolo psychoatypique qui a eu l’idée (que j’ai du mal à comprendre mais bon) de militer en milieu végan antispéciste et s’est donc logiquement retrouvé dans le milieu militant le plus bobo qui soit et en a eu ras le bol. Cet article exprime tout les trucs crevants et agaçants qui vont avec être prolo et militer dans un milieu à majorité bourgeoise, la fin me convaint pas déja car c’est pas demain que le véganisme et l’antispécisme me convaincront mais aussi et surtout car je pense pas qu’une lutte interclassiste ait un quelqu’oncque avenir pour moi la lutte dit être menée par des prolos sur tout les axes d’oppression où elle aboutira à rien.

Sauf que c’est le contraire qui se passe en fait. Déja en moyenne à la louche mais aussi au souvenir de Statistiques lues mais que je parviens pas à retrouver mais qui correspondaient à mon vécu 70% du milieu militant dans son ensemble est bourgeois particulièrement la majorité sont des petits bourgeois de culture bobo. Un truc insupportable entre tout avec eux c’est leur critique constante des prolos qui refusent de cautionner leurs mouvements de merde, franchement ils passent presque toute leur vie à cracher sur les prolos pas assez de gauche, pas assez militants et pas assez conscientisés à leur goût bref pas assez d’accord avec eux pour maintenir leur illusion qu’ils parlent au nom du prolétariat dont ils ne font PAS partie. En clair ils luttent plus contre les prolos que pour eux et la plupart des prolos l’ont pigé très vite et fuient ces milieux militants comme la peste. Mais il y a toujours des prolos naïfs/suicidaires et/ou manquant de conscience de classe qui pensent pouvoir retourner la situation et récupérer les mouvements militants pour leur classe sociale à eux tout seuls, je sais j’en ai fait parti en traînant douze années en milieu militant « de gauche » et le pire c’est que je continue à essayer de nous réappproprier nos luttes autant que je puisse y contribuer car je supporte pas de voir ces foutus bobos de merdes nous voler nos espaces de paroles et de luttes historique et mettre bien des nôtres directement en danger de mort de ce fait.

Brève revu de la cata actuelle des milieux militants

1- Médaille d’or : Milieu écolo en général et en particulier milieu autour de la question animale, champions toutes catgéorie du taux de bobos au centimètre carré, quelques rares et isolés prolos comme l’auteure de l’article en question tentent désespérément d’y faire entendre leur voix mais elles sont étouffés presque entièrement par le fait que ce milieu militant c’est Boboland. Dommage l’écologie est trop importante pour la laisser à ce genre de militants mais se réapproporier cette lutte c’est aussi vital que hardcore vu à quel point ils se la sont acccaparés. Ils se rendent même pas compte d’être un des pires dangers pour l’écologie, comme l’auteure le souligne les études scientifiques sur le sujet prouvent que les bobos écolos antispécistes sont bien plus dangereux de part leur niveau de vie pour l’environnement, la faune et la flore que les prolos n’en ayant rien à foutre vu qu’ils polluent bien plus que les pauvres qui n’ont pas autant de moyens qu’eux pour le faire. Tout est dit je crois.

2-Médaille d’argent : Le milieu féministe principalement classique mais le milieu féministe plus ouvert à la diversité des luttes c’est pas mieux côté voix des prolos, dans les deux cas 10% ou moins des féministe sont prolos et celles ci se reconnaisssent bien sûr absolument pas dans ces féministes bourgeoises et comme je l’avais dit précédemment 100% des femmes prolos considèrent que le féminisme en sa majorité ne les représentent pas. J’ai beau être féministe prolo j’en fais partie c’est devenu impossible d’écouter des féministes n’étant pas prolos pour moi ça donne trop envie de les finir à la dynamite.

3-Médaille de bronze : Un peu meme style le milieu pacifiste et antimilitariste et aussi ce que je connais du militantisme anti prison très rarement autogéré bien plus souvent mené par des anarchistes  bobos style charité. En fait ces mouvements sont majoritairement caritatifs et non violents et à écrasante majorité bobo et donc pas efficaces pour un sou. Ce qui est très con vu que les prolos avec des convictions similaires sont nombreux mais cette façon de militer est une vraie blague donc presque aucuns y participent.

4-Milieu LGBT+ : Pareil nettement dominé par les mecs blancs cis gays bourgeois, les bis et trans bobos ont déja du mal à y être entendus alors les LGBT prolos, même les mecs prolos blancs cis gays ne s’y reconnaissent pas, les gouines prolos surtout celles racisées prolos y ont beaucoup de mal et y sont encore plus rares et les bies, transgenres et autres minorités de genre et d’orientation sexuelle prolos y sont rarrissimes. Pourtant les prolos’LGBT+ ça manque pas mais ces mouvements ne les représentent pas du tout.

5-Luttes invisibles : antivalidisme antipsychiatrie notamment, anti agisme, anti aphrodisme, body positive, fat positive, contre l’oppression des minorités religieuses, antixénophobie, Sex positive, pro BDSM, pro polyamour etc… sont particuliers car très fortement dominés par des bourgeois mais des bourgeois un peu spéciaux et minoritaires face aux bobos que leurs préoccupations n’intéresssent pas en général, certains sont bobos eux mêmes beaucoup même mais pas presque tous comme dans les milieux précédents, il faut dire que ces milieux sont si petits qu’en terme de militants ils prennent tout ceux qu’ils trouvent, du coup on y trouve plus de grands bourgeois qu’ailleurs’en milieu militant mais aussi quelques prolos venus du haut prolétariat et avec un fort capital culturel et/ou social, bref ce sont souvent des milieux plus interclassistes mais toujours très dominés par les bourgeois et accessibles seulement à une miniscule partie du prolétariat.

6-Le milieu antiraciste et le milieu anti violences policières allant avec sont assez logiquement parmi les milieux militants les plus prolétarisés même si là encore c’est compliqué, la majorité reste petite bourgeoise même si rarement  bobo et la majorité sont des enfants de prolos parvenus à s’embourgeoiser et ont donc la mémoire des questions sociales et de la lutte de classes dans leur histoire familiale et sont donc bien plus supportables à écouter que les militants bourgeois blancs. Sauf que l’écart entre eux et les prolos avec beaucoup de privilèges comme moi ou meme juste les prolos blancs est plus faible qu’entre les bourgeois racisés et les prolos racisés et beaucoup plus faible que l’écart entre prolos blancs et prolos racisés. Du coup des alliances interclassistes entre petit bourgeois racisés et ouvriers blancs c’est plus aisés à créer que des alliances interclassistes entre racisés encore plus faciles à créer que les alliances entre prolos racisés et prolos blancs.  Les problemes principaux y sont le mépris de classe de la plupart des bourgeois racisés et d’abord et surtout le racisme d’une grande majorité de prolos blancs qui invisibilise les luttes des prolos racisés.

7-La lutte des travailleuses du sexe est un cas particulier c’est le seul mouvement avec celui des femmes voilées à ma connaissance à être majoritairement dirigé mondialement par des femmes racisées même si les orgas les plus connus sont blanches, et les militants les plus connus sont des hommes ou des femmes blancs à fort capital culturel et social même si rarement économique.

D’ailleurs le milieu militant est vraiment rempli de bac+5/+8 alors que la plupart des gens ont un bac+3, oui la majorité des prolos n’ont pas fait de longues études du coup les discussions permanentes de militants autour de x bouquin universitaire militant super long cher et jargonnant qui vient de sortir, x conférences ou la dernière sortie de x intellos militant que personne connaît hors milieu bobo militant c’est franchement relou et insupportable. Même moi qui me suis longtemps forcée à me politiser comme ça pour m’intégrer socialement dans ces milieux et qui aiment beaucoup lire et théoriser des trucs complexes j’ai horreur de ça c’est dire.

Enfin il y a la gauche politique militante classique, anarchistes, trotskistes et communistes autoritaires de nos jours très majoritairement en France en tout cas des bobos avec tout juste le tiers d’ouvriers alors que la majorité des gens votant pour des partis s’affichant comme ouvriers sont toujours des prolos même si la majorité des prolos sont bah très divisés politiquement de nos jours mais toujours plutôt conservateurs, plutôt à droite et plutôt procapitaliste. Bon en même temps plus on est bas dans l’échelle sociale plus on risque de dégringoler encore plus en cas de bouleversement social donc c’est pas si étonnant que ça en fait surtout quand la gauche prolo est inexistante ou en tout cas très invisibilisée. Bref tant que militer sera dangereux les prolos le feront pas et tant qu’il n y aura pas de lutte autonome des prolos militer ce sera militer pour les intérêts de la petite bourgeoisie bobo au détriment de ceux des prolos donc ce sera dangereux.

Heureusement des mouvements de prolos existent et n’appartiennent pas qu’à l’histoire et je compte profiter de ce blog pour visibiliser ces derniers comme j’ai commencé à le faire en faisant un article historique sur le mouvement des chômeurs. Bref pour moi un prolo qui survit au quotidien est un milliard de fois plus militant et anticapitaliste que tout ces bobos de merde qui m’ont fait perdre beaucoup de pouvoir d’action au final et ont fait la même chose au prolétariat en général.

En gros si vous vous demandez en tant que militants si vous êtes un petit bourgeois ou un prolo la réponse est simple si comme moi et cette fille (plus ou moins traduction de son article avec quelques  ajouts perso) :vous avez horreur de la tendance des militants bourgeois à considérer les prolos comme un bloc uniforme alors que de toutes les classes sociales forcément c’est la plus nombreuse et la plus variée, des stéréotypes sur les prolos que les militants bourgeois ressortent constamment, de leur militantisme élitisme de merde, de leur façon de considérer les prolos comme de la merde, des moutons ou des gens qui ont pas de cerveau, de leur façon de nous traiter constamment comme leur caution prolo, de leur romantisation de la pauvreté, du fait qu’ils squattent chez vous et nomment ça du tourisme social, du fait d’être méprisés pour vouloir manger, se loger et espérer un peu d’ascension sociale le permettant et d’être à la limite de se voir cracher au visage’pour ça, d’entendre toujours parler des prolos par des gens qui n’en sont pas et n’y connaissent rien et en parlent en se posant en experts en la matière oubliant alllegrement qu’ils passent leur vie à silencer les rares qui se coltinent de les fréquenter et supportent de les écouter en pouvant se retenir de leur foutre un pain avant la fin de leur blabla, leur façon de considérer les prolos comme à l’origine de toutes les oppressions et de tout les malheurs du monde (oui le capitalisme selon eux c’est à cause de la masse prolo pas assez de gauche pour vouloir changer le système), être regardée par vos camarades bourgeois comme une curiosité sur laquelle faire une thèse car vous êtes en milieu militant mais n’avez ni doctorat ni famille militante depuis la nuit des temps, être mal vu car on a d’autres trucs à foutre que militer comme survivre par exemple, être jugés et méprisés constamment du fait de sa classe sociale clairement perçue comme inférieure et de nos goûts vus comme beaufs, en avez marre d’entendre parler d’expériences qui seront toujours trop chères pour vous comme les voyages internationaux, le fait d’acheter une propriété ou les activités extra scolaire genre théâtre, golf et équitation comme si c’était universel alors que c’est méga cher impossible à envisager pour vous et qu’il vous est très dur de socialiser dans ces milieux là, marre que comme vous faisiez rien de tout ça et n’allait pas dans plein de restos et cafés mais au Lidl pour vous nourrir on vous juge directement et en vous le disant comme ennuyeux et ayant une vie ennuyeuse, marre que dès que la lutte prennent une forme un peu énervée organisée par des prolos elles est censurée par les camarades alors que lorsqu’elle est organisée violemment par les militants bourgeois mettant en danger des prolos elle est glorifiée, marre que ce soit impossible pour des prolos de parler de leurs vies de prolos sans être silencés en milieu militant, marre de la police du langage qui empêche tout les gens qui parlent normalement et refusent à juste titre de se coltiner une LV2 jargon militant politiquement correct pour pouvoir participer aux luttes soient systématiquement virés des milieux militants au point que vous pensez ce langage est plus un signe de reconnaissance pour exclure les prolos et rester entre bobos qu’un truc qui à quoi que ce soit de « safe »(traduction : sécurisant en langue militante bobo), comme l’athéisme obligatoire rebutant beaucoup de prolos cathos, juifs et musulmans voulant s’engager dans les luttes, marre que les gens au comportement et/ou aux habits trop marqués prolos soient toujours rejetés de ces milieux (c’est particulièrement vrai de certains banlieusards au look caillera et au langage téci authentique que j’ai vu très vite rejetés de ces milieux militants car leur simple existence ridiculisait les prétentions des militants bobos à savoir quoi que ce soit sur les banlieues étant inaptes à même comprendre la façon dont certaines personnes y parlent et aussi encore plus de comprendre la variété sociale, de comportements, de vêtements, d’origines, de cultures, de façon d’être racisés ou pas d’ailleurs car il y a aussi plein de blancs dans les banlieues pauvres, d’idéaux et d’opinions politiques des gens vivant dans les banlieues françaises pauvres pour de vrai et pas dans des clips de rap clichés), marre que toutes nos erreurs de français soient toujours soulignés par les militants bobos qui en font eux même plus que nous mais qu’on est pas en position de souligner, marre qu’on considère qu’on maîtrise forcément l’anglais à la perfection (d’ailleurs promis je traduit tout les articles et liens avec des choses écrites en anglais, supprime un Max de jargon militant et corrige toutes les erreurs politiques causées par le mépris de classe intériorisé sur ce blog des que j’atteins les 100 articles), marre qu’on nous engeule si on veut pas apprendre des langues étrangères car pour bien des prolos c’est plus une perte de temps qu’autre chose, marre aussi qu’on nous empêche de parler nos langues régionales qui ne sont pas des patois et n’étaient pas minoritaires avant que les bourgeois nous oppressent pour oser les parler, marre que les luttes pour préserver nos cultures régionales, les luttes indépendantistes et tout ce qui globalement sert à préserver, transmettre et faire prospérer nos cultures de prolos soit méprisé et taxer de raciste et nationaliste par des bourgeois militants quasi systématiquement blancs en prime, marre que les militants bobos parlent toujours aux militants prolos comme si ils avaient cinq ans, marre que notre diplôme et notre travail plus ils sont prestigieux socialement aux yeux des bobos plus ils nous donnent de crédit en milieu militant et qu’être chômeur ou pas très diplômé ou encore plus si on est sdf fait qu’on est vite très très méprisé comme si on était pas humain, marre d’être encouragé à faire des actions illégales dangereuse pour les prolos glorifiées par les militants bobos et d’y être fortement incités car les autres militants nous méprisent ouvertement si on y participe pas pour se retrouver en taule, en GAV ou avec les conséquences psychologiques de ça sans les moyens de payer quelqu’un pour nous aider avec ça tandis qu’eux ils ont un avocat qui les empêchent de risquer ça sans compter que vivre ces expériences est très différent selon la classe à laquelle on appartient (ce qui est encore plus vrai pour les prolos racisés d’ailleurs), mais marre aussi qu’ils nous méprisent quand on fait des choses illégales pour gagner de la thune même si c’est juste bosser comme baby Sitter au noir sans compter qu’en plus côté drogues et putes c’est les premiers consommateurs mais jamais ils ne laissent d’espace aux travailleuses du sexe ou au dealers dans leurs rangs d’ailleurs leur critique constante de la passion des prolos en particulier d’une catégorie très spécifique de prolos banlieusard racisés exerçant des métiers illégaux et donc criminalisés sur lesquels leur haine se concentre au prétexte que ceux ci auraient une passion du capitalisme et glorifierait l’argent facile, l’ascension sociale par le crime et la culture bling bling du fric avant tout c’est la preuve qu’ils ne pigent rien aux prolos, la fascination de l’argent et du pouvoir formidable qu’il confère c’est facile à critiquer quand on en a toujours eu mais si ils y étaient si étrangers qu’ils se le prétendre lutter avec eux coûterait moins cher et du fric ils en filerait pour aider les luttes des prolos qui leur en demandent au lieu de les dénigrer car ils en demandent (ok ça leur arrive de se la jouer charité mais ils ont une fâcheuse tendance à faire ça que quand les prolos leur ont rien demandé et que ça les met plus dans la merde qu’autre chose d’accepter la thune en question et surtout si ça les endettent), marre que nos réactions de prolos à leurs conneries soient censurés qu’on est passé le droit de se foutre d’eux ouvertement par exemple quand ils disent des trucs ridicules, marre de leur incapacité à écouter une critique aussi simple et légère qu’elle soit sans y mettre les forme pendant 3000 ans pour pas les offusquer, marre qu’ils sont infichus de parler clairement, simplement et directement mais toujours dans des longs discours fleuves  alignants les mots compliqués pour masquer la connerie du fond de leur pensée et les idées vagues, floues, sous entendues et référencés pour éviter que les prolos pigent qu’ils sont en train de lutter contre eux, marre de devoir parler en morse pour être compris par eux, marre qu’ils aient réussi à nous faire intégrer leurs codes de langage et penser en partie comme eux à cause du mépris de classe intériorisé colossal qu’ils nous ont instillé à force de les fréquenter en milieu militant, marre de pas pouvoir les secouer un peu violemment quand ils le méritent à cause de leurs privilèges de classe qui rend le fait de tenter de leur coller une droite dangereux pour moi même quand c’est pas l’envie qui m’en manque et marre qu’ils nous trouvent pas assez rebelles contre les bourgeois alors que ce sont nos patrons et leurs parents.

En gros test : Si tu te reconnais dans ce ras le bol tu es prolo, si ce n’est pas le cas et surtout si tu es outré par mon article et/où celui de cette fille, tu es un bourgeois militant, à en juger par les commentaires sous l’article de cette fille c’est flagrant. Deux exceptions à cette règle les gens qui vivent dans des pays où le militantisme prend des formes différentes de celles que j’ai décrites ici en termes de classe sociale et les quelques prolos tellement aliéné à la pensée bobo bourgeoise qu’ils ont intériorisé le mépris de classe au point de ne plus penser par eux même mais comme les bourgeois militants le leur ont appris, si vous avez encore un doute sur votre classe sociale maintenant demandez vous tout connement si vous avez le même capital économique que le militant moyen ou pas, si vous êtes aussi ou plus riche qu’eux vous êtes un bourgeois militant si ce n’est pas le cas vous êtes un prolo.

Et bien sûr ce test n’est applicable qu’aux gens ayant connu un tant soit peu un milieu militant de l’intérieur.

MAINTENANT les bourgeois militants faites un truc vraiment révolutionnaire pour une fois dans votre vie quand des prolos essayent de s’auto organiser sans vous FERMEZ VOS GEULES UNE BONNE FOIS POUR TOUTE ET LAISSER LES FAIRE MERCI D’AVANCE. Comme ça la révolution que vous vous impatientez tant de voir viendra beaucoup plus vite.

Cette fille et moi si on a connu le burn out c’est en grande partie à cause du taux abracadabrant de mépris de classe subi dans nos vies, mon burn out est complètement à cause de ça en fait personnellement et j’ai connu plein de militants prolos qui ont eu des dépressions, troubles anxieux et burn out militants pour les mêmes raisons, bon moi en plus je me suis coltinés les bourges pendant mes études aussi et c’était d’une violence qu’on peut pas imaginer sans la vivre. Bref j’ai choisi mon camp toute ma vie je lutterai pour les prolos et contre les bobos et si aux yeux des militants bobos ça fait de moi une gonzesse beauf réac facho et attardée tant mieux ça veut dire que je leur fait peur et donc que la lutte est efficace. Tremblez bobos l’heure de la fin de votre honteuse récupération politique et réappropriation culturelle des luttes et de l’histoire des prolos va bientôt sonner MOUHAHAHA 😈!

Et pour se moquer un peu des bobos car c’est gratuit et ça fait du bien :

 

 

 

 

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Comment qu’on se débarrasse donc des oppressions internalisées?

IMG_0942.JPGOppression internalisée c’est du jargon de militant qui se la raconte mais en vrai ça désigne une réalité assez simple : des groupes de personnes qui ont une position sociale inférieure dans notre société inégalitaire comme les femmes rapport aux hommes ou les pauvres par rapport aux riches par exemple ont un certain nombre de stéréotypes négatifs qui circulent sur eux, par exemple « les chômeurs sont des parasites sociaux », « les ouvriers sont bêtes », « les femmes sont nulles en maths » et j’en passe, on a tous déjà entendus ces phrases, quelqu’un qui internalise une oppression finit par croire consciemment ou non à une partie de ses clichés et agir en fonction de ceux ci que ce soit pour les contrer ou pour s’y conformer. Ces clichés sont diffusés et entretenus par les groupes sociaux dominants pour maintenir leur pouvoir sur les groupes sociaux dominés. Tout est fait pour qu’un maximum de gens considèrent qu’une personne dominée agit immoralement si elle agit d’une façon qui conteste sa domination et moralement si elle s’y soumet. Par exemple une fille qui joue au foot sera plus mal perçue moralement qu’une fille qui joue à la poupée car perçue comme pas féminine c’est à dire en train de contester l’ordre patriarcal et les normes de genre.

Tout ça c’est pas juste du blabla de militant, ça a des conséquences graves sur les individus et les groupes sociaux concernés que cela affaibli considérablement. La majorité des gens sur Terre appartiennent à au moins un groupe oppressé et il est impossible d’en être sans avoir internalisé partiellement ces oppressions. Mais comment ce débarrasser collectivement de ce problème qui fait que nous n’avons pas assez de force pour nous libérer collectivement des oppressions que nous subissons et qui a des conséquences directes sur nos vies?

En effet comme ça cela parait très abstrait mais au niveau des individus les oppressions internalisées ont des conséquences directes sur la santé physique et mentale des individus.

Il a été démontré par un nombre conséquent de recherches en sciences sociales, psychologie et médecine que les oppressions internalisées augmentent physiquement les risques de dysfonctionnement sexuel, de séropositivité et d’hypertension https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/15359074 (cette étude montre que la sévérité de l’hypertension, la difficulté des personnes oppressées à percevoir leur oppression et le degré d’oppression internalisés sont corrélés).

De même psychologiquement il est prouvé que les oppressions internalisées sont la cause principale des psychoatypies suivantes : dépendance/ et addictions en tout genres, trouble dysmorphique corporel, troubles du comportement alimentaires (anorexie, boulimie et orthorexie), troubles anxieux (phobies, trouble panique, anxiété sociale, trouble de l’anxiété généralisée, trouble obsessionnel compulsif et trouble post traumatique) et dépression et que les envies suicidaires, tentatives de suicides et suicides effectifs y sont presque systématiquement reliés.

Cela veut donc dire que une des psychoatypies que j’ai eu et deux de celles que j’ai encore ont pour origine des oppressions internalisées.

Sur les groupes sociaux il y a également des effets délétères et il a été démontré que les oppressions internalisées sont la source principale des problèmes sociaux suivants : la peur de l’intimité, les conflits internes aux groupes opprimés, la détention d’un capital culturel, social et économique trop faible pour permettre la satisfaction des besoins premiers, les problèmes de couple, le déficit d’éducation sexuelle, les comportements à risques, le fait d’accepter de faire n’importe quoi au détriment de tout ce qui peut être important pour nous juste pour un travail salarié ou une autre source de revenus, l’acculturation, l’isolation sociale, les violences conjuguales, la croyance en des stéréotypes négatifs et avec leur transmission et leur perpétuation, la violence et les crimes violents meurtres inclus.

En résumé le monde serait bien plus agréable à vivre pour tous sans les oppressions internalisées et les gens seraient plus heureux si ils s’en débarrassaient. Oui mais comment? Bon déja il faudrait que les gens des groupes sociaux dominants arrêtent d’oppresser ceux des groupes dominés d’après ces recherches ça passe par trois étapes déjà accepter qu’être dans un groupe de dominant fait de nous des oppresseurs potentiels du fait de notre socialisation sur ces points. Par exemple en tant que blanche je peux avoir des comportements racistes sans m’en rendre compte du fait de ma socialisation dans le groupe dominant sur ce point, s’en rendre compte c’est la première étape pour l’éviter.

La seconde étape est d’éviter de culpabiliser individuellement les dominants de leur position sociale car cela a été démontré comme largement contre productif, les braquant et donc les rendant plus oppressifs. Ainsi par exemple dire à une personne qu’une phrase qu’elle à prononcé est sexiste fonctionne mieux pour la faire réfléchir à cela et devenir moins sexiste que de dire à cette personne qu’elle est oppressive envers les femmes car alors la personne va voir son image d’elle même mise en danger par vos accusations et pour se protéger se percevoir comme gentille et vous percevoir comme méchant et amalgamer ce que vous lui avait reproché avec ce que vous êtes, une femme, et du coup va devenir plus sexiste qu’avant.

Enfin quand une personne dominante n’ignore plus l’être et arrête de le prendre personnellement quand on lui reproche des comportements dominants car elle a compris que c’est sa socialisation qui la rend ainsi et que ça n’en fait pas une personne mauvaise pour autant sur un plan moral elle est prête pour entendre les conséquences des comportements dominants sur les personnes dominées et donc à vouloir supprimer les siens. La troisième étape arrive donc quand la personne dominante commence à devenir une sympathisante des causes des dominées et apprend petit à petit à les considérer et à les traiter de plus en plus autant qu’il lui est possible comme ses égaux.

Il faut bien se rendre compte qu’on est presque tous dominants sur certains plans et  dominés sur d’autres. On a donc tous avantage objectivement sympathisants des groupes sociaux dominés auxquels on n’appartient pas car ces solidarités interoppression accéléreront l’effet des luttes anti oppressives de chaque groupe dans un cercle vertueux.

Mais si lutter contre les oppressions qu’on perpétue comme dominant est le plus efficace pour les luttes collectives, lutter contre les oppressions internalisées que nous avons du fait d’appartenir aussi en général à des groupes sociaux dominés c’est important pour le bien être et la santé individuelles. C’est fondamental, en effet ce n’est pas égoïste de vous occupez d’abord de vous sur ce plan là car les oppressions internalisées c’est très dangereux et vu qu’elles sont la cause principale des suicides qui tuent environ une personne toutes les 40 secondes sur notre planète http://www.bbc.co.uk/news/health-29060238., qu’importe vos échecs, vos erreurs et leur gravité si vous voulez lutter à votre échelle contre les oppressions qu’importe à quel point votre action vous semble dérisoire, votre utilité sociale sera toujours plus forte si vous êtes vivants que morts. Du coup il faut s’en occuper et prendre ça au sérieux.

Mais comment? 13 moyens efficaces de lutter contre on étés identifiés :

1/Éviter le perfectionnisme autant que faire se peut. En effet essayer d’être le militant anti oppression absolu et se flageller à chaque fois qu’on y échoue c’est contre-productif et d’autant plus problématique que plus on est concerné par un nombre important d’oppressions plus on a de risque d’être éloigné de l’idéal du parfait petit militant car pour être un super-militant qui ne fait jamais d’erreurs politiques il faut beaucoup de privilèges en vrai. Et puis surtout car un trop grand écart entre qui on est et qui on aimerait être entretien une image négative de soi même et est donc dangereuse pour notre santé. Bien sur tout le monde n’a pas les mêmes capacités à éviter le perfectionnisme et si vous y tendez naturellement et avez du mal à vous en défaire bah la première étape c’est de ne pas vous autoflageller car vous n’êtes pas assez parfaitement antiperfectionniste à votre goût.

2/ Eviter autant que faire se peut le moralisme dans la lutte contre les oppressions intériorisées, arriver ou ne pas arriver à vous en défaire ne fait pas de vous une personne bonne ou mauvaise et si c’est dur pour vous que ça vous prend du temps cela ne signifie rien de plus que le fait que vous avez probablement subit beaucoup d’oppressions au cours de votre vie et ça vous n’y êtes pour rien. Vous réagissez comme vous pouvez. L’accepter c’est la première étape pour vous sentir bien par rapport à ça.

3/Ensuite il convient d’identifier les stéréotypes négatifs sur vous même et votre groupe social et ceux qui ont été intériorisés par vous et qui vous font le plus de mal car après tout autant vous débarrassez des plus dangereux pour vous en premier. Par exemple moi j’ai eu l’idée de cet article car j’ai passé une très mauvaise nuit hier à cauchemarder en me répétant en boucle dans ma tête des clichés et stéréotypes négatifs que j’ai interiorisés sur ma déficience empathique et mes traits autistiques donc c’est ça qui me fait le plus mal en ce moment et que je dois le plus vite faire sortir de mon cerveau pour mon bien être personnel.

4/ Une fois qu’on sait quels sont les stéréotypes qui nous font le plus mal il nous faut apprendre à identifier les comportements oppressifs causés par ses clichés ce qui fait reculer les oppressions internalisées car on perçoit mieux le fait que ce n’est pas nous qui sommes en tort d’agir comme on le fait mais l’autre personne qui a des préjugés sur un des groupes sociaux auxquels on n’appartient. Du coup on prend ces commentaires négatifs moins personnellement et on peut les mettre plus à distance. Par exemple si une personne pense que je ne l’écoutes pas car je ne la regarde pas dans les yeux, plutôt que de culpabiliser de n’avoir pas su respecter ce code social je me rendrais compte que cette personne ne comprend pas que comme un certain nombre de neuroatypiques je fais ça car ne pas la regarder dans les yeux m’aide à mieux réfléchir à ce qu’elle me dit et donc je l’écoute et si j’en ai l’énergie je le lui expliquerai au mieux que je puisse et j’aurais ainsi transformé un moment négatif pour nous deux en un moment positif pour nous deux.

5/Si ce qui est probable notre apparence n’est pas celle de la beauté incarnée et fait partie des choses qui nous complexe, essayer de trouver des personnes que l’on trouve belles et qui partagent certains de ce que nous percevons comme nos défauts physique. Moi par exemple qui suis en surpoids et donc visiblement grosse écoutez des chanteuses rondes et/ou grosses que je trouve belles me fait du bien sur ce plan là et m’aide à moins complexer sur mon poids.

6/Trouver des sources d’éducation/de culture sexuelle aussi inclusive que possible si besoin est. Par exemple je suis une femme handicapée polyamoureuse et j’aime le BDSM de temps à autre ça me fait donc du bien de lire des choses sur la sexualité écrites par des femmes, encore plus par des femmes handicapées quand je trouve ce type de ressources et de temps en temps ça me fait du bien de trouver des portraits positifs du polyamour et du BDSM. Pour les personnes qui contrairement à moi appartiennent à des minorités sexuelles oppressées ce point est encore plus important car avoir du soutien sur ce point peut beaucoup vous aider à lutter contre les oppressions intériorisées.

7/Apprendre la véritable histoire des groupes oppressés auxquels on appartient, par exemple j’ai été beaucoup plus à l’aise avec le fait d’être une femme quand j’ai découvert tout ce que nous autres femmes avons fait et à quel point notre rôle à été central et non secondaire dans l’histoire de l’humanité, cela a été pour moi une grande source de confiance sur ce point.

8/Pour moi et les adultes ça c’est trop tard mais si vous connaissez des enfants redoublez de vigilance vis à vis d’eux et dites/faites le moins de choses potentiellement oppressives devant eux car plus les stéréotypes négatifs sont intégrés jeunes plus ils sont difficiles à défaire. La seule chose qu’on puisse en faire une fois adulte c’est de se souvenir si on le peut de comment on à intégrer ces stéréotypes étant jeunes. Par exemple je sais que j’ai intégré les stéréotypes négatifs qui m’ont pourri ma nuit sur les traits autistiques et le déficit empathique de deux sources principales mes parents très validistes sur ce point et aussi et surtout les élèves qui me harcelaient à cause de ça au collège et au lycée, je voudrais bien que ce passé devienne un passé lointain qui n’a plus de conséquences sur mon estime de moi présente mais savoir que ce n’est pas le cas c’est déja une première étape pour allez vers ce but. Et si vous êtes mineurs et lisez ça n’écoutez surtout pas les gens qui se moque de votre physique, de votre culture ou de votre caractère, vous êtes vous et vous êtes très bien comme vous êtes.

9/Trouver des moyens de percevoir ses traits en vous qu’on vous à appris à détester car ils étaient liés aux groupes sociaux dominés auxquels vous appartenez comme positifs, cela peut passer par beaucoup de moyens mais les plus efficaces sont ceux qui sont ritualisés semble t’il. C’est à dire que trouver un moyen régulier de fêter votre appartenance à ces groupes dominés et la fierté qu’elle vous fait ressentir c’est très utile à la fois pour vous redonner de la force et en redonnez à ces groupes sociaux dans leur ensemble en les unifiant autour d’un événement qui les rend plus visibles, plus puissants et donc plus fiers. Prenons le fait d’être une femme par exemple comment le ritualiser? Cela peut être un événement annuel comme la journée des femmes du 8 Mars, une chose qui a lieu mensuellement, le fait de consacrer un jour qui vous semble signifiant dans le mois pour célébrer les femmes à votre façon comme je sais pas moi la pleine Lune par exemple (évidemment les évènements sociaux auxquels tous participent comme les fêtes sont plus efficaces mais on a pas tous la capacité d’y participer et je suis court sur ce point donc je fais comme je peux en inventant des rituels à ma façon, et tant qu’on y est on parle pas d’une chose religieuse plus de genres de célébrations style mini anniversaires), un jour de la semaine que vous y consacrer le Vendredi par exemple et/ou un moment de chaque journée bref pendant lequel vous faisez un geste quelquoncque qui signifie que vous y pensez par exemple dessiner un symbole féminin sur une feuille, vous collez un pins féministe sur la veste, écoutez une chanson qui vous parle enfin ce que vous voulez de court et de symboliquement signifiant qui vous connecte à cette expérience d’une façon qui vous donne de la fierté. Vous êtes pas obligé de faire tout ça un seul truc suffit si vous n’en voulez pas plus et vous pouvez en faire encore plus si ça vous amuse. L’idée c’est avant tout que ça vous corresponde, que ça vous parle et que ça vous donne de la force. Tout ce cirque doit par contre être très symbolique et imagé pour frapper votre « inconscient » et donc y imprégner cette fierté qui y remplacera progressivement la honte d’être d’un groupe dominé par de la confiance et de la sûreté. C’est le but de cela.

10/Se reconnecter avec les pans de notre identité dominés qui nous ont été arrachés par nos oppresseurs, par exemple je suis en partie d’origine Corse mais j’ai vécu loin de ma terre familiale et j’ai perdu énormément de cette culture par acculturation à la vie du continent, à chaque fois que je découvre quelque chose qui me permet de mieux comprendre ce qu’est la culture corse ça me fait du bien car ça me reconnecte avec mes racines et me renforce. Tout les groupes dominés ont leur culture propre par exemple lire des shojos, mangas pour filles, comme Fruits Basket par exemple ça m’a fait beaucoup de bien car ça m’a fait redécouvrir les forces féminines et les côtés positifs de la féminité et m’a beaucoup aidé à accepter cette part de moi que notre monde macho rejette à la période délicate de l’adolescence.

11/Prévention politiquement conscientisée des comportements suicidaires. C’est à dire que si vous ou quelqu’un d’autre est en proie à ce genre de sentiment vous devez essayer de mêler votre connaissance de la personne et des causes politiques du suicide et des envies suicidaires pour l’aider au mieux et chaque fois que vous en avez la capacité fissurez le tabou autour de ce sujet. Cela peut sauver des vies.

12/Pas de hiérarchie officielle, les groupes non officiellement hiérarchisés contrairement à ce qu’on pense d’ordinaire le sont moins que ceux ou les statuts hiérarchique de chacun sont clairs et il est démontré qu’une forte hiérarchisation des rapports sociaux augmente les oppressions internalisées. Alors passé autant de temps que possible dans les lieux non hiérarchisés fait du bien.

13.N’utilisez la non mixité qu’en cas où l’on est trop oppressé pour avoir accès à ses besoins autrement, cela car ne dépendre que d’un groupe restreint de personnes rend plus fragile surtout quand on n’a pas beaucoup de capital social, culturel et économique. Au début  ça m’avait étonné car la non mixité, fait de se retrouver seul avec d’autres personnes du même groupe social dominé que nous sans personne du groupe social dominant, soirée entre meufs par exemple, peut être un outil politique puissant contre les oppressions internalisées mais son utilité et ses risques varient beaucoup d’une personne à l’autre en fonction de notre statut social. Par exemple beaucoup de gens sont dépendants pour leur survie de personnes qui sur certains points les dominent socialement, une dame âgée dépendante de son fils par exemple. Donc là non mixité seulement si vous pouvez, quand vous pouvez et si ça vous est personnellement bénéfique.

Bien sur tout ça est diversement accessible d’une personne à l’autre alors ne suivez pas forcément tout, faites votre tambouille perso en vous aidant ou pas comme vous le sentez de ces conseils dont j’espère qu’ils seront utiles à quelqu’un et surtout prenez bien soin de vous et je souhaite que vous parveniez à surmonter les épreuves qui vous attendent, courage.

Dernier point important pourquoi certains ont plus de mal que d’autres à se débarrasser des oppressions internalisées? D’abord ce n’est pas une question d’efforts ou de force mentale, ceux qui n’y arrive pas ne sont pas feignants ni faibles, leurs difficultés ont de vraies explications. Souvent plus on est oppressé sur plusieurs plans on intériorise d’oppressions car elles se nourrissent des mêmes mécanismes et donc elles s’amplifient et se nourrissent les unes des autres. C’est pour ça que plus on est bas dans l’échelle sociale plus monter est difficile alors qu’il est nettement plus aisé d’en descendre. Votre statut social n’est pas une chose qui se change aisément, s’en vouloir de ne pas arriver à s’élever socialement autant qu’on le voudrait fait plus de mal que de bien. Comme on l’a vu les protections possibles contre ces effets d’oppressions intériorisées sont diversement accessibles à chacun ce qui est aussi lié au capital social, économique et culturel de chacun, basiquement plus on en a besoin moins on peut y avoir accès. Donc si vous le pouvez diffusez tout ce qui vous parait potentiellement utile pour ça à un maximum de gens c’est encore le plus utile.

En conclusion n’oubliez jamais de vous aimer autant que vous le pouvez car vous êtes quelqu’un qui a droit à l’amour (au sens large) puisque vous êtes une personne et ce droit est inaliénable pour toute personne, je sais que certains sont très seuls même si plus souvent on se croit seul mais on n’oublie qu’on est aimé de beaucoup. On est toujours important pour quelqu’un, vous n’imaginez probablement pas votre force et le nombre de vies que vos avez pu changer en bien au cours de la votre, nous autres humains sommes tous membres d’une même société et apportons tous notre pierre à cet édifice, ce n’est qu’ensemble qu’on peut construire la suite de cette histoire. Ne croyez pas qu’apprendre à vous aimez fera de vous une personne égocentrique, ne vous l’interdisez pas en croyant erronément cela, la plupart des humains sous estiment la force qu’ils ont, la redécouvrir vous rendra plus indulgent envers vous même et par la même envers autrui, vous comprendre et vous aidez à la mesure de vos moyens ne peut que vous rendre plus gentil avec tout le monde et donc plus à même de convaincre les autres de vous suivre sur ce chemin et de changer ce monde en un endroit meilleur ensemble. Vous êtes ceux qui porte en eux la lumière des lendemains qui chanteront puisque vous êtes là pour les construire. Cela parait mystique comme ça mais en fait ça se résume en une seule idée très simple, vous êtes tous formidables, ne l’oubliez jamais.

 

 

 

 

 

 

Dossier : Personnages de fous dangereux de fiction 1/10 La Yandere, Yuno Gasai.

Yuno Gasai | Anime Amino

« ton futur m’appartiens »

Me confrontant au mythe du fou dangereux et voyant à quel point il est influencé par la fiction (et ça joue en terme de conséquences sur nos propres vies comme « fous » toujours plus ou moins perçus comme « potentiellement dangereux » et privés de droits humains basiques de façon très concrète à cause de ça) je me suis dit qu’on en sortirait pas sans repartir des univers fictifs où ces personnages s’incarnent et réinterpréter qui ils sont de façon alternative à leur interprétation la plus commune généralement psyvalidiste. Bref rien de révolutionnaire en soi dans la méthode l’interprétation alternative de méchants appartenant à des minorités par les dites minorités ça a rien d’un scoop international ça se fait depuis très longtemps mais dans le domaine j’ai encore jamais vu alors je me suis dit histoire de voir ce que ça donne pourquoi pas essayer de test vu qu’on me demande de plus en plus de davantage parler fiction ici parce qu’elle joue un rôle majeur dans nos vies qu’apparemment j’ai sous estimé jusqu’alors de l’avis de beaucoup de lecteurs. Attention spoilers en masse. Lisez que si vous avez déjà vu les œuvres abordées ou vous vous foutez qu’on vous les spoilent.

Du coup j’ai fait la feignasse j’ai pris mes proches je les aient appelés/interrogés sur divers forums…je leur ait demandé qui c’est les persos qui d’après eux (puisque la plupart sont hélas pro carcéraux/pro HP de force « hors les vraiment très très proches les vrais de vrais potos quoi), est le genre de personne qui devrait être enfermée pour son propre bien et celui de la société et ils m’ont sorti vl’à les noms un sacret paquet…mais cette expérience m’a fait un premier bug, je m’attendais à ce qu’ils me nomment des gens genre tueurs en série réels mais pas mal entrés dans le domaine légendaire genre l’inévitable Jack L’Eventreur (le seul homme ayant réellement existé qu’on m’a cité et que deux fois de prime soit un des noms qui en fait sont les moins revenus)…mais à peine…ils m’ont quasi tous donner que des noms de persos totalement fictifs. Déjà ça en dit long. Après mes potes sont des geeks et otakus et moi plus encore donc ça a un peu limité l’échantillon aux persos que je connaissais car ils m’ont aussi sorti des tas de noms de divers psychopathes de séries policières que je regarde jamais donc que j’ai pas retenues. Mes excuses analyser le validisme dans le genre policier ce serait intéressant mais ça doit être fait par quelqu’un qui connait ça mieux que moi.

Bref ayant renoncé à les écouter me parler de « vrais gens » j’ai simplement listé les persos fictifs que je connais revenant le plus souvent dans ceux cité et fait le top 10 des « fous dangereux » de fiction que je connais que les gens me citaient le plus (et comme j’ai aucune culture c’est rapidement les mêmes qui sont revenus…ceci dit sans que je force trop donc visiblement c’est les mêmes qui viennent à un peu tout le monde) et décidé d’en faire ma base de réflexion sur ce cliché fictif du « fou dangereux ». Et donc voici la grande gagnante donc : Yuno Gasai on applaudit bien fort celle que les gens de mon entourage ont élu médaille d’or de la folie dangereuse toutes catégories confondues pour sa victoire. Yuno est jugée par toute la communauté otaku comme incarnant un type de personnage qui y est fréquent et dont elle est la meilleure représentante : la yandere.

Définition chopée ici pour qui connait pas : https://otaku.fandom.com/wiki/Yandere, une yandere (techniquement un yandere se dit et on en trouve de tout les genres mais vu que la proportion c’est genre 80% de personnages de yandere sont des femmes c’est clairement un type de personnage plus généralement féminin alors je vais dire « elles » pour parler des yandere de façon générique tout au long de cet article). Leur nom est un porte manteau de deux mots japonais, « yanderu » (être malade) et « deredere » être amoureux gaga en gros quoi, en clair une folle obsessivement amoureuse à l’extrême qui en agit de façon extrêmement bizarre pouvant aller jusqu’à la violence. Alors je précise pour tout ceux qui sont en train de penser « cliché de borderline »…c’est assez commun qu’elles soient jugées ainsi de l’extérieur en effet plus commun qu’aucun autre diagnostic du DSM mais en vrai…aucun ne correspond à toutes les yandere, déjà car comme c’est un personnage type elles sont loin d’être toutes assez développées pour avoir une psychologie assez crédible pour que des gens s’amusent à les étiqueter ainsi avec une étiquette psychiatrique du monde réel, beaucoup de yandere sont juste de bons gros clichés sur pattes, ensuite car des yandere à qui « borderline » n’est pas considéré comme allant du tout il y en a quand même un certain nombre et vice versa dans les animés (exemple plein de gens disent Asuka d’Evangelion est borderline mais c’est pas un perso jugé yandere son amour de Shinji étant loin de la rendre aveuglée et prête à tout pour lui car elle se rapproche plus d’un autre personnage type la tsundere (en gros la fille le genre un coup « t’es qu’un crétin! » un coup « je t’aime » quoi…personnage qui peut prendre de nombreuses variantes dont des NT d’ailleurs là où la yandere est toujours « une folle » bien que des fois au sens très vague du terme) vu que le terme recouvre un panel de personnages tout de même assez vaste et enfin parce que la définition est pas toujours hyper stricte et beaucoup en oublie une partie pour y caser des persos ne correspondant qu’à une partie du cliché « folles/fou » et/ou « amoureux/passionnés » sans forcément rentrer dans toutes les cases auquel « yandere » ramène…bref « yandere » est un type de perso d’animés majoritairement féminin et cinglé mais ne correspond pas vraiment à un diagnostic précis ou à une théorie psy quelque ce soit existant vraiment c’est plus l’incarnation d’un fantasme d’otaku masculin : une folle dingue de toi prête à tout pour ta petite gueule sans que tu fasse rien pour ça. Sauf que la yandere surtout si on parle de Yuno étant « folle » et « dangereuse » peut t’éliminer à sa fantaisie selon l’humeur du moment dans d’atroces souffrances dès lors que tu lui auras déplu aussi. Forcément du coup l’excitation ressentie par les mecs à suivre des histoires montrant ce genre de fille est puissante vu que ça parle de cul et de mort, suspense et érotisme au programme font que beaucoup restent scotchés. Mon mari a un gros kif sur les yandere d’animés je suis très jalouse. En dehors de ça j’osais pas mater ce genre d’animés avant qu’il m’en parle car tout le monde me disait « c’est des trucs pour faire fantasmer les mecs c’est totalement sexiste » donc ça me donnait pas envie du tout et puis dans le genre il a insisté pour que j’essaye d’en mater avec lui alors j’en ai vu un, puis deux, puis trois…je surkiffe ce genre d’animés maintenant il a gagné. Et en y repensant je me suis dit…sexiste ça? Elles ont déjà regardé au moins avant de le décréter? Je veux dire je vois d’où l’idée vient la dépendance de ce type de perso à un homme et tout ça mais…c’est presque que des nanas fortes qui envoient du lourd super intéressantes à suivre les plus connues loin des caricatures que je craignais. Et donc oui forcément la plus citée c’est la plus emblématique, elle :

Choose Me And Live
« Choisis moi et vis ou choisi là elle et meurt! »

…au moins elle sait ce qu’elle veut et c’est une fille qui s’affirme. Bon avec des sorties comme celle là ça n’a rien d’étonnant ce que la plupart des gens disent d’elle est « cette fille quelle psychopathe, le perso le plus taré que j’ai jamais vu ». Néanmoins malgré qu’elle fait flipper tout le monde elle est quand même assez populaire et marquante en tant que personnage. La raison en est simple les gens s’en foutent qu’un personnage n’est pas très moral ni très saint d’esprit tant qu’il est puissamment bien écrit et intéressant à suivre ainsi que toujours dans l’action et Yuno est tout ça. Donc elle marque les esprits.

Après concrètement dans les réactions des gens au personnage tu vois l’amalgame dangereuse = folle battre son plein vu que ce qu’en disent les gens en gros c’est « elle est trop folle elle bute trop de gens »…ouais sauf que tuer à soi seul n’est pas systématiquement en rapport avec la folie en fait…mais ça c’est une fausse idée que la fiction a énormément ancrée. Cependant qui est le personnage « le plus fou dangereux » selon la majorité des gens que j’ai questionné c’est pas simplement joué au body count, elle a une trentaine de morts à son actif…juste en deuz j’ai un mec qui en a des centaines de milliers. Clairement être une femme violente fait qualifier en « le personnage le plus fou » nettement plus rapidement qu’être un homme bien davantage violent du coup en fait. Après tout dans le couple Yuki/Yuno c’est elle qui est violente contre lui ça inverse le schéma classique de la relation malsaine. Et donc c’est visiblement vu comme plus flippant que quand c’est dans le sens un homme qui maltraite une femme dans sa relation de couple…surement car c’est plus inattendu. J’en déduis donc que ce qui est plus rare et prend par surprise chez quelqu’un donne l’impression d’une « folie » et d’un « danger » plus grands du fait de son côté imprévisible. Parce que c’est vu comme impossible et impensable là où l’inverse est plutôt attendu. Et même au delà de ça globalement chaque fois pour des actions de moindre dangerosité ou d’ordinaire associées à des formes de « folies » jugées moins « graves » les personnages féminins sélectionnés (7 sur 10 personnages je m’y attendait…large majorité féminine on revient sur le classique des personnages féminins comme les femmes réelles plus étiquettés folles aisément que les hommes d’autant plus quand la folie en question est jugée dangereuse) avaient toujours de gens pour en dire « elle est folle » ou « elle est dangereuse » que pour dire ça de personnages masculins ayant des traits « fous » et actions « dangereuses » similaires ou même très nettement plus marqués par rapport aux leurs. J’en conclus que l’on juge à la fois folle et dangereuse plus facilement une femme qu’un homme.

Bon après Yuno l’a pas vraiment volé d’être perçue comme ça :

The 10+ Best Yuno Gasai Quotes That Prove She's A Super ...
Là c’est dans un passage où elle appelle Yuki pour lui faire croire qu’elle est en danger et le manipuler afin de faire en sorte que ce dernier tue l’ensemble de ses propres amis…probablement le truc le plus immoral qu’elle a fait mais il y en a eu un sacré paquet d’autres. Séquestrer Yuki, tuer puis enterrer ses propres parents dans son jardin, buter un gosse…que de la joie et de l’amour à revendre cette fille une vraie crème.

Bon après…si autant de gens pardonnent à Yuno comment elle est c’est aussi que dans le genre perso pas gâtée par la vie et ultra traumatisée elle se pose là. Aussi un truc intéressant que j’ai appris là : https://reelrundown.com/animation/What-is-a-Yandere-Character-Type-Overview est que quand le personnage de la yandere a émergé (avec Haman Khan de Zeta Gundam en 1985 même si elle diffère considérablement de ce qu’est devenu « la yandere type » depuis ayant l’amour bien plus vengeur et les préoccupations de politicienne machiavéliques bien plus au premier plan que la yandere actuelle), les yandere à la base ont été crées comme une réaction féministe au type féminin le plus commun jusqu’alors dans les animés la fille façon éternellement sereine mettant toujours les besoins de sa famille et surtout de son homme avant les siens propres…la yandere en étant un peu l’opposé exact vu que toute aimante qu’elle soit elle se préoccupe très peu du désir de son homme et fait que ce qu’elle veut dans un amour à sens parfois unique ou du moins quand c’est réciproque qui donne au protagoniste masculin au mieux des sentiments mêlés à la Yuki en mode « Yuno est mignonne j’en ai marre d’être puceau et elle est si invitante je tenterais bien de faire l’amour avec elle…mais est ce qu’elle va me découper à la hache après? »…au fond jusque dans sa façon d’aimer la yandere c’est une fille fondamentalement égoïste et égocentrique qui fait que qu’est ce qui lui plait. Du coup ce fantasme a amené aux filles japonaises une certaine liberté, un imaginaire échappatoire où elles pouvaient rêver hors de la légalité et de la contrainte d’être une gentille épouse et se dire comme résumé dans le lien ci dessus « pourquoi me prendre la tête à cuisiner des sushis rien que pour lui alors que je peux simplement tuer toutes mes camarades de classes osant lui emprunter un stylo? ». L’auteure du lien explique que la yandere a un peu été crée à la base comme une critique de la société japonaise poussant les femmes a tout abandonner pour l’amour et y perdre leur identité personnelle. C’est sur que c’est un peu une version extrême de ça mais d’un autre côté Yuno elle est plus que présente même si elle fait tout par rapport à lui c’est Yuki qui fait totalement effacé et qu’on oublie à côté d’elle…il finit par plus être guère retenu que comme « le prénom que l’autre folle a tout le temps à la bouche » le pauvre tant il est passif en comparaison de sa compagne. Je reviens à mon sujet : la vie de merde de Yuno.

Alors au programme :https://futurediary.fandom.com/wiki/Yuno_Gasai, abandonnée par ses parents biologiques, foutue à l’orphelinat, elle est adoptée et heureuse quelques années puis ses parents commencent à avoir des soucis financiers qui leur créent des troubles psys importants, son père se met à bosser tard tout les soirs interagissant tout juste avec elle et sa mère qui devient « malade dans sa tête »…bon la façon dont les troubles psys sont présentés dans cet animé maintient l’amalgame fou = dangereux à fond on nous dit juste que sa mère est dépressive mais c’est un peu léger pour expliquer tout ce qu’elle va lui faire subir à savoir (le tout quand Yuno est une petite fille genre grand max en primaire quoi) qu’elle va décider de faire de Yuno « la citoyenne parfaite » en la maltraitant, l’enfermant dans une cage et contrôlant chrono en main le temps qu’elle met pour tout ne lui en laissant qu’un temps limité pour par exemple dormir ou manger puis elle est passée le cran au dessus obligeant Yuno a crever de faim et la forçant en même temps à bouffer des trucs qui se mangent pas…il est sous entendu alors que Yuno finit par bouffer les nutriments dans des trucs pas censés être comestibles car c’est tout ce qu’on lui donnait et qu’elle a l’instinct de survie ultra prononcé. Le père de Yuno critiquait ce traitement mais faisait rien pour l’arrêter. Alors on nous dit « la mère du Yuno était malade et croyait être une horrible épouse et mère mais pensait que son seul moyen d’être heureuse était de punir Yuno »…c’est euh léger léger comme excuse pour faire ça à une toute petite fille encore innocente alors :

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Un jour Yuno trouve le moyen de s’évader de sa cage et y fout ses parents pour les punir de tout ça.

Featured Anime Character: Gasai Yuno (Mirai Nikki ...

Sauf que (et là c’est gros mais bon on est censé y croire) comme elle est élevée comme ça depuis toute petite elle n’est pas au courant que les gens qui bouffent rien crèvent et omet de donner à bouffer à ses parents qui en meurent tout deux de faim. Les deux premiers homicides de Yuno étant donc involontaires et la laissant perdue sans famille ni repère, aucun. Elle a gardé les cadavres dans son jardin et continué de leur parler comme si ils étaient toujours en vie à ses deux parents puis elle a vécu comme elle a pu jusqu’à ce que l’électricité lui soit coupée à cause des factures impayées ce qui l’a prise de court entre ça et la peur de se faire cramer comme meurtrière par la police Yuno balise à mort c’est là que la prof à la bonne idée de forcer les gamins de sa classe à faire une rédaction sur le thème de comment ils voient leur futur…Yuno pourtant bonne élève nous a t’on dit à un moment…est bloquée peut rien écrire craignant d’en avoir aucun d’avenir et se retrouve donc en retenue jusqu’à ce qu’elle rédige un truc. Là elle se tourne vers le retardataire de la classe si je me souviens bien qui finit sa rédac en dernier seul avec elle. Yuki bien sûr, et lui demande c’est quoi son rêve à lui, il explique qu’il veut regarder les étoiles avec ses parents qui le lui avait promis mais ne peut pas car ils sont divorcés. Elle lui demande si il veut pas y aller avec elle plutôt, il refuse, alors Yuno lui dit « est ce que tu voudrais qu’on se marie? » croyant que Yuno plaisante il lui répond en rigolant « oui bien sûr si tu veux quand on sera plus grands »…fatal error. Yuno le croit sérieux et décide que son avenir sera qu’elle se consacrera pleinement entièrement à Yuki. Et commence son obsession amoureuse pour lui alors. Parce que dans sa tête il est le seul futur qu’elle a.

Un truc un peu dommage souligné dans le lien plus haut avec les personnages qui tuent c’est que les personnages masculins qui tuent le font pour une large variété de motifs tandis que les personnages féminins qui tuent 9 fois sur 10 c’est pour l’amour ou le sexe généralement l’amour, et Yuno pour le coup n’échappe pas vraiment à la règle car même si c’est aussi par volonté de survie la très grosse majorité de ses meurtres ont pour but de garder son mec en vie car elle l’aime. Et ils se retrouvent coincés dans un genre de Battle Royal alors tout les participants devant s’entretuer pour être les derniers survivants elle a du boulot pour le garder vivant surtout que son gars est une mauviette qui sait rien faire tout seul surtout pas se battre. Du coup entre le passé de Yuno qui explique qu’elle soit aussi violente vu que bah…c’est la seule façon de prouver son amour que ses parents lui ont appris et qu’ils ont clairement pas été les plus à même de lui prodiguer une éducation morale classique ce qui explique qu’elle explose beaucoup de limites de ce côté là…et le fait que tout ça l’affecte encore visiblement beaucoup vu qu’elle en est quand même sur la fin quand Yuki finit par lui retourner son amour à se suicider pour être sure que son dernier instant soit bien…voilà quoi. Difficile de critiquer sa façon de réagir ça en tête sans se sentir un gros connard. Certains disent « ouais elle représente mal les traumatisés l’être rend pas forcément violent »…pas forcément oui mais ça peut je l’ai suffisamment vécu pour ne pas avaler cette couleuvre là. Il y a pas une seule façon de réagir à un trauma et devenir violente est celle de certains aussi IRL c’est plutôt en le niant totalement qu’on manque de réalisme ce me semble. De plus…la série s’inscrit clairement pas dans une volonté de réalisme je crois qu’avec la divinité qui lance un Battle Royal dans l’épisode 1 c’est clair dès le début qu’au contraire elle a pour but de s’inscrire dans un genre de mythe. Beaucoup se plaignent que Yuno a pas des « pathologies mentales » très identifiables et claires mais…perso en vrai les gens NA que j’ai connu étaient bien plus souvent en ce cas qu’avec un profil copié collé du DSM donc je vois vraiment pas ça comme un problème. Yuno est nommée ainsi d’après Juno (Junon la déesse romaine en anglais…prénom japonais phonétiquement similaire) la déesse de l’amour, du mariage, et des femmes/du féminisme, jalouse, possessive et surtout enragée et vindicative.

De quoi tirer de la puissance en tant que femme à travers ce personnage. J’irais peut être pas jusqu’à dire du féminisme parce que Yuno bon…euh…voilà elle reste jugée monstrueuse à raison du fait de ses nombreuses terribles actions et de plus elle est loin de la politique au sens classique vu que tout ce qu’elle fait est au fond assez individualiste et intéressé quelque part mais ça fait du bien cathartiquement de passer toute ses frustrations de femme « folle » à travers elle après tout quelle femme frustrée et enragée par les hommes n’a pas de petit plaisir sadique à penser à un personnage féminin dont rien que le prénom évoque à la plupart des garçons qui ont maté l’œuvre d’où elle est tirée cette réaction là :

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Bon ok j’admets pauvre Yuki c’est peut être un des mecs qui méritent le moins d’être terrorisé ainsi (et globalement le tas d’emmerdes qu’il récolte dans cet animé à peu près aussi vernis que Yuno le pauvre entre sa copine violente et son père qui bute sa mère et s’intéresse à lui que pour lui monter une escroquerie lui permettant de payer sa dette finit en taule puis buté par un des participants du jeu de survie, Yuki se retrouve à croire les mythos de Yuno comme quoi sauf elle tout le monde l’a trahi du coup et en conséquence buter lui même ses propres amis manipulé par Yuno pour le faire et se retrouver vraiment avec plus que elle) mais bon hé on passe outre tout les fantasmes misogynes des mecs sur le ton de « c’est de la fantaisie » alors je m’estime en droit d’avoir mon petit fantasme misandre quand je vois les gars otakus IRL tirer cette tronche là quand on leur parle de Yuno c’est toujours marrant.

D’ailleurs concrètement bien qu’en dépit de son côté « malsain » l’amour entre Yuki et Yuno finisse par devenir réel au bout du compte, je rappelle qu’il s’est en grande partie fondé sur le fait que Yuki a par inadvertance sauvé Yuno en lui donnant un futur, un espoir auquel elle s’accroche comme à une bouteille à la mer pour ne pas sombrer et perdre ce qu’il lui reste d’équilibre mental…donc en vrai elle l’objectifie pas mal avant de lui être un amant elle s’en sert comme d’une bouée de secours, elle le dit elle même « si Yuki disparait alors je me trouverai un autre Yuki » (au sens d’une autre personne à qui s’accrocher comme raison de vivre)…ce qui donne un aspect relatif à l’attachement de Yuno pour ce dernier et à jusqu’où va la sincérité de cette dernière dans son engagement amoureux envers lui. La fin lève l’ambivalence elle se met à l’aimer vraiment pour qui il est (après qu’il ait eu le choix entre elle et une Yuno d’un monde où sa vie se serait mieux passé et elle serait psychologiquement stable et pas une meurtrière en série…mais il choisit la Yuno folle dangereuse car c’est elle qui l’a sauvé et d’elle qu’il est tombé amoureux au fil de l’histoire au bout du compte ce à quoi elle lui renvoie la pareille).

Ah et oui c’est vrai aussi que pour trouver le moyen de voir Yuno sous un angle antisexiste le fait qu’elle ait buté un mec juste car celui ci craquait pour Yuki et lui a roulé une pelle aide pas non plus hein cependant il y a une chose qu’elle est en revanche c’est une femme puissante, armée et dangereuse « bonne qu’à tuer les gens » comme elle le dit elle même…bref elle est la pour faire la méchante oui mais bordel qu’est ce qu’elle le fait bien. Et puis on s’en prend plein la gueule pour oser dire qu’on retrouve un peu de l’écho de nos luttes de femmes perçues comme folles en son personnage mais en quoi c’est incohérent? Yuno subit la maltraitance, une tentative de viol, la contrainte de voir son avenir restreint uniquement au mariage avec un homme…et c’est précisément cet ensemble qui l’a rendue folle…et lui a fait subir toute la stigmatisation réservée aux femmes folles comment ne pas la voir un peu comme un symbole de tout ce qui nous déchire quand c’est à cause de tout ça qu’elle devient monstrueuse? Je veux dire le dernier film du Joker a fait de lui un symbole radical pour plein de gens réinterprétant ce méchant fou dangereux en le réintégrant au tissu social pour dire ce gars est une victime de la société capitaliste et nous sommes tous lui…si c’est ça alors est ce que comme symbole c’est pas tout aussi pertinent Yuno est une victime de la société misogyne et nous sommes toutes elle?

Ah oui c’est vrai « Yuno est pas une victime ni même une survivante elle a rendu ce qu’elle a subi, cette fille est un bourreau (ou une bourelle mais le féminin est de longtemps en français tombé en désuétude) »…ouais d’accord si on veut mais en ce cas va falloir m’expliquer en quoi le Joker le serait moins qu’elle, Yuno s’est contenté de foutre la misère à qui touchait son homme elle a pas terrorisé une ville entière sur des décennies que je sache. Et pourtant on la trouve davantage folle, dangereuse et inacceptable que ce dernier alors qu’il représente tout de même une des références internationales les plus citées du personnage de fou dangereux masculin fictif dans la culture populaire.

Sinon pas mal de gens disent « Yuno est bipolaire »…juste pour parler du fait que celle ci a un côté folle dangereuse et un côté amoureuse mimi…euh c’est pas ça être bipolaire…bon après je sais les gens disent ça surtout comme « elle a deux facettes » pas en mode le diag du DSM mais certains si et du coup ça rentre dans le schéma classique de la grosse confusion autour de la bipolarité et du stigma rattaché mais vu que ça me concerne pas et que je connais relativement peu de bipolaires je vais pas trop rentrer dans le détail je risquerai de rajouter des conneries. Juste de ce que j’ai pigé entre la perception populaire de la bipolarité et celle des gens qui la vivent il semble bien qu’il y ait un monde.

Rien à voir mais je me dis aussi…Yuno est une méchante qui fait peur c’est aussi là sa force. Dit comme ça cela parait con mais tellement de « méchantes » de fiction sont juste là pour faire fantasmer et être jolies/mignonnes/sexys…Yuno a cette facette mais elle flanque vraiment la frousse comme un méchant de film d’horreur masculin peut le faire. La scène où elle séquestre Yuki étant particulièrement glauque et réussie sur ce point. Cependant j’ai pas trouvé les images alors à la place je vous met la pose toute kawaii et enthousiaste avec laquelle elle massacre des gens à la chaîne…pour être glaçant tout en étant bizarrement choupi y a pas à dire c’est très efficace et l’effet de confusion qui s’en suit renforce la forte impression que ça donne :

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« La plus mimi des meurtrières harceleuses que vous rencontrerez jamais »

Et c’est pas si commun pour un perso féminin. Surtout qu’outre le décalage quand elle s’énerve vraiment :

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« Une fois que tu m’auras mise en colère… » « Tu te retrouveras à souhaiter d’être en Enfer à la place de ce que je te ferais subir… »

Cependant il lui ont aussi fait un côté très gamin…genre elle est morte de trouille dans les maisons hantées mais elle défonce des crânes de zombies revenants à la hache sourire au lèvre avec un enthousiasme tout aussi puéril et elle adore les parc d’attraction, oui je sais elle a 14 piges mais même pour cet âge c’est gamin, le décalage donne un effet « femme enfant » psychologiquement instable très prononcé à ce personnage. Et du coup lui offre aussi paradoxalement entre ça et son côté tout doux avec Yuki un fort côté innocent ne disparaissant jamais malgré tout. Forcément plus d’un pense « borderline » alors…et techniquement c’est un des persos fictifs les plus cités par des psychiatres pour illustrer ce trouble…oui généralement les gens considèrent que Yuno en est…après vu que c’est un perso particulièrement violent ça flatte une partie des borderlines qui la trouvent stylée mais bien d’autres s’en offusquent jugeant qu’elle leur donne une mauvaise image. Mon homme (qui est borderline) la surkiffe mais après ouais c’est sur que de la prendre comme exemple type de la borderline fictive je comprends que ce soit pas idéal et perçu comme diabolisant pour beaucoup. C’est vrai de la plupart des yandere et des personnages de « la petite copine folle de l’enfer » qui sont leur plus proche équivalent occidental en même temps…après j’ai aussi connu des filles qui m’ont dit « le portrait n’est pas flatteur mais ça m’a réveillée de me rendre compte par ce genre de perso que je suis/j’étais en train de devenir ce genre de meuf et ça m’a évité de dégringoler sur cette pente plus loin et/ou « mais en même temps c’est en m’y reconnaissant et voyant que des gens en disait « elle est borderline » que j’ai grillé l’être aussi et heureusement car ça m’a aidé d’en prendre conscience »…donc comme quoi avec les histoires de réception des persos fictifs rien n’est simple.

Après on dit souvent « le diag de borderline c’est la nouvelle hystérie une connerie pour diaboliser les femmes féminines traumatisées en colère et agressives »…et dans le cas de Yuno cette vision semble coller. Ainsi que le psyvalidisme qui lui est renvoyée qui est celui anti borderline, tout au long de la série on lui reproche de pas canaliser sa très forte émotivité, d’être totalement extrême et complètement incontrôlable de par sa très forte impulsivité. Cependant Yuki finit par sauver le monde et Yuno en acceptant de la prendre pour qui elle est sans essayer de la guérir, de la contrôler ou de ne pas regarder l’ensemble de qui elle est en face au final. Au bout du compte ils se sont bien trouvés :

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Happy End par le pouvoir de l’Amour avec un grand A…une fin bien trop niaise pour être crédible mais osef on voulait tous y croire que ces deux là seraient heureux pour toujours après tout ce qu’ils se sont pris dans la gueule. Au moins on aura regardé un animé très romantique avec mon chéri (ahem pourquoi les mecs que j’accroche me montrent aussi souvent des films « de psychopathe »? Mystère…mais au moins ça fait des soirées intéressantes…et oui forcément du coup que c’est l’animé dont on a le plus parlé avec mon mari j’y ait un attachement fort malgré ses très nombreux défauts).

Autre particularité de la « folle dangereuse »…dans les 5 exemples qu’on m’a donné pour cette série sur les personnages que les gens jugent fous dangereux…que des persos de femmes belles et séduisantes. Alors bon les personnages masculins qu’on m’a donné ont tous un certain charisme, de la prestance à divers degrés…en ce sens une « séduction » si on veut c’est assez normal vu que c’est lié à l’idée des apparences trompeuses et au principe que les « fous dangereux » sont généralement vus comme « narcissiques » et/ou « antisociaux », Yuno plus antisociale en l’occurrence (présent quoi que moins évident que « borderline » dans ce que les psys étiquettent le plus souvent chez ce perso), et donc comme présentant une façade charmeuse de prime abord vu que c’est dans les critères mais…c’est de séduction dans un tout autre sens qu’on dote les folles dangereuses…c’est sans doute lié au cliché de la femme fatale et à l’idée qu’une bad girl doit forcément être un peu pute mais les personnages de folles dangereuses sont presque toute hyper sexy et sensuelles en plus d’être canon là où tout ça en revanche pour les personnages de fous dangereux est loin d’être une obligation.

Quand j’y pense cela me fait penser à un type qui me faisait remarquer que les persos de fous dangereux que je lui avais cité dans la liste de tout les noms donnés par les gens étaient à 90% des persos qui avaient au moins les critères d’ un diagnostic du cluster B « narcissique », « antisocial » ou « borderline » ou donnait au moins la vague impression de pouvoir coller avec, que c’était quasi inévitable chez les personnages de méchants fous fictifs. Et euh…en effet ce qui est d’autant plus malaisant que dans le DSM c’est cluster B pour « Bad » littéralement « mauvais », entre ça et l’habitude des psys de référer leurs diags à des persos fictifs…la frontière entre les patients étiquetés ainsi IRL et le persos de méchants de films dans la tête de plein de gens mais surtout des psys eux mêmes semble floue à un point perturbant.

Il y en a beaucoup qui s’en indigne trouvant que c’est déshumanisant et certains autres qui se font un plaisir d’être le pire cauchemar de leurs tourmenteurs et en rajoutent en jouant les démons volontiers pour vous servir les frissons que vous êtes venus en eux rechercher…bref les réactions varient.

Donc Yuno est « méchante » et Yuno est « malade mentale » les deux visions se mêlent et s’embrouillent. Dans tout les cas Yuno elle gène. Elle dérange. Elle perturbe. Alors dérangée ou dérangeante? Perturbée ou perturbante? Ou bien un peu des deux?

En tout cas tout ces diagnostics du cluster B+la plus ou moins tombée en désuétude « hystérie » qui en fit longtemps partie aussi…ont une particularité face à tout les autres diags du DSM…c’est qu’en gros ils décrivent de l’extérieur des gens dont les comportements sont jugés chiants et à réguler par autrui…là où les autres tendent à plus mettre en avant la souffrance psychique de l’individu à qui on les colle ici c’est dans le cluster B…bref le « coin des méchants », des « fous dangereux » la souffrance psychique infligée aux autres par leur « pathologie mentale » qui est avant tout évoquée dans la littérature psy à leur sujet. En clair pour pas mal de psys qui se gênent rarement pour le dire tout haut d’ailleurs surtout si ils parlent de borderlines…en un mot comme en cent c’est le coin des cas difficile notamment celles là, les « personnalités difficile, les « borderlines », qui poussent leur entourage à ses limites, les chieuses, des emmerdeuses et autres casses couilles.

Yuno est pas un modèle de vertu ni de conscience politique certes mais avec environ 30 meurtres au compteur, dont des de terribles adversaires à qui elle inflige les pires tortures dans la joie et la bonne humeur en faisant gicler du sang de façon bien gore et euphorique partout dans la pièce, elle est définitivement une femme forte. Revenant régulièrement dans les persos cités sur les top d’otakus genre « top 10 des filles les plus fortes dans les animés »…ce serait une héroïne d’action tout le monde serait à fond derrière elle. Je rappelle quand même que ses premières meurtres c’était ses parents car c’était eux ou elle et encore c’était deux homicides involontaires, et ensuite elle a tué quasi que des gens du Battle Royal essayant de la buter elle et de buter son mec…en clair la majorité des meurtres de Yuno sont en situation de légitime défense même si c’est évident qu’à les commettre elle s’est éclatée et ça tend à faire gerber pas mal de gens du coup il demeure que des protagonistes psyvalides ordinaires pris dans le même jeu auraient eu plus de mal mais aurait buté leurs adversaires aussi pour le même motif « tuer histoire de ne pas être tué le premier » dans cette situation. Tuer reste tuer mais les seuls meurtres pour lesquelles Yuno a pas vraiment de circonstances atténuantes c’est celui des amis de Yuki et du type qui a roulé une pelle à ce dernier dont elle a fait voler la tête en représailles parce que de son point de vue à elle c’est « le mien, pas touche »…en clair Yuno a tué les 5,6 gens restant dans l’entourage de Yuki…par pure jalousie. C’est monstrueux certes…mais enfin quand c’est un homme qui fait un truc comme ça même dans la réalité tout le monde minimise « oh c’était un crime passionnel » alors pourquoi quand c’est une femme dont ce sont les seuls meurtres pas motivés en priorité d’un impératif de survie (encore que vu ce que Yuki représente symboliquement dans la tête de Yuno ça se discute), d’un coup ça devient encore plus caractéristique de la folie dangereuse qu’un personnage masculin qui bute plus de 100 000 personnes à lui tout seul? Là le deux poids deux mesures parait très gros. Pourtant dans la façon de voir les choses de la plupart des gens autour de moi il n’y a pas de doute elle est preums, bien plus cinglée que lui le deuz du classement des « fous dangereux fictifs » qu’on a fait. J’ai beau chercher une autre explication que la misogynie j’en vois pas. Dites moi si vous en trouvez une.

Puissante, féroce, guerrière redoutable au combat rapprocher, la fille si tu l’as énervée tu sais que tu vas atrocement trépasser et que ça va pas tarder, qui en plus n’a pas sa langue dans sa poche, pas sure qu’elle soit subversive mais aucun doute, Yuno est transgressive. Et ça joue plus que sa cruauté sur à quel point elle est jugée folle et dangereuse au final d’être une femme qui ne rentre pas dans les cases de la féminité attendue (enfin hormis pour le physique de petite canon kawaii toute rose mais ce contraste entre son extérieur et son intérieur est part entière de ce qui fait qu’elle horrifie autant). On reproche beaucoup à Yuno d’être une castratrice et plus encore à Yuki de s’en laisser castrer. Résultat certaines apprécient qu’elle « porte le pantalon » dans leur couple mais d’autres trouvent insupportable son homme qu’ils jugent passif et mou…sachant que le pauvre gamin est si stressé de la vie que c’est pas juste sortir de chez lui mais faire quoi que ce soit tout court tout seul qui lui parait insurmontable c’est cruel envers lui quand même. Comme si vous auriez pas les jetons à sa place.

Certains disent « les moralistes pourront bien détester les personnages de yandere autant qu’ils veulent, vu que ce type de personnages évoquent à la fois le sexe, l’amour et la mort ils fascinent et risquent pas de disparaitre de si tôt »…et je crois qu’ils ont raison. Et puis après tout ça se comprend ça fait des personnages forts en sensations, intriguant sur comment ils sont devenus comme ça et un thème sur lequel sans lasser on peut construire bien des variantes…alors autant s’en emparer à notre tour pour les voir à notre sauce plutôt que de s’acharner à tenter d’éliminer un type de personnage que tant veulent voir juste en leur disant « c’est pas bien d’aimer ça » et créant une panique morale autour…ça n’a jamais donné du bon de censurer des œuvres j’aimerais autant qu’on évite de le faire au nom du militantisme en se prenant pour des ligues de vertu ça n’a historiquement jamais rien donné de trop émancipateur ce genre d’attitude face à la culture ce me semble. Après c’est sur vu le lien troublant entre les caricatures de folles cinglées dans les médias de masse et les diags « hyperféminins » du DSM basés finalement basés eux aussi sur des représentations à leur façon hyper fictive de la féminité décrivant une patiente abstraite à travers l’impression qu’en ont eut divers psychiatres hommes pour la plupart dont l’esprit a lui même été nourris des images de folles dangereuses des médias depuis l’enfance comme celui de tous et bien…si j’étais un peu provocante je dirais au fond quand on dit « les petites amies de l’Enfer » sont une caricature médiatique de borderlines » est ce qu’on est si sur que ça que ce n’est pas à l’inverse le diagnostic de borderline qui est une caricature de la « petite amie de l’Enfer »? Après tout quand l’auteur de Mirai Nikki te dit littéralement « pour Yuno je me suis inspiré de Junon de la mythologie grecque » et derrière des psys vont dire tranquilles « Yuno est un exemple fictif de borderline assez réaliste »….je veux dire wtf…clairement ici le mangaka a l’air plus à même que le psy de séparer la réalité de la fiction en ce cas précis. Bon après bien sûr la yandere par rapport à la « petite amie de l’enfer » a aussi la particularité d’appartenir à une société non occidentale ce qui fait qu’on la commente pas autant d’ici vu qu’elle est une réaction à un idéal féminin normé d’une culture japonaise qu’on méconnait donc de peur de dire trop de conneries on évite de trop rentrer dans le détail les concernant du coup j’ai bien trouvé un ou deux commentateur militant pour les évoquer vis à vis du psyvalidisme jusqu’à présent mais c’est plutôt rare.

Jusqu’à présent je me disais je vois pas trop le rapport entre Yuno et une contestation de la société patriarcale au sens du pouvoir des pères mais…je suis vraiment con, elle bute son propre père parce qu’à cause de problèmes financiers il a été négligent et laissé sa femme devenir une mère maltraitante (même si euh…n’avoir rien fait pour sa fille littéralement affamée jusqu’à risquer de la faire crever par sa mère c’est assez pour faire de lui un père maltraitant je suppose d’un certain point de vue)…elle était symboliquement en cage et a volé des somnifères de ses parents pour leur en foutre dans leur bouffe à eux histoire de les endormir afin de s’évader de la cage et de les y mettre à sa place jusqu’à ce qu’ils meurent d’avoir essayer de la tuer lorsque petite fille. C’est ni gentil ni mignon mais c’est pas totalement dépourvu de sens d’y voir une vengeance anti-patriarcale assez littérale. Avant de dire « non c’est pas féministe je désapprouve la méthode »…rappelez vous bien personne vous a demandé de dire que sa méthode est juste seulement on essaye d’évaluer le motif et l’analyser comme ça…bah ça se tient.

Yuno se retrouve aussi juste après l’avoir déniaisé à un moment à simuler de vouloir faire un suicide d’amants avec Yuki à la fin du jeu pour ne pas qu’ils aient à s’entretuer vu qu’ils sont les deux seuls survivants…donc il avale l’overdose de médocs psys fatale en croyant le faire avec elle tandis qu’elle les dissimule simulant de les avaler pour ensuite les jeter et gagner, en tuant son amant à la hache, le jeu dont l’enjeu est de formater le monde à son propre désir se disant que si elle le fait elle pourra créer un nouveau monde avec un équivalent de Yuki pour elle dedans. Du coup elle gagne, c’est une version très ironique de « la dernière survivante » d’une certaine façon. Je suppose que si les psys s’accordent avec la masse pour dire « ce perso est la fille la plus malade mentale de fiction qu’on ait jamais vu elle est hyper dangereuse » c’est aussi en partie pour à quel point elle retourne les médocs censés la « calmer » à son avantage aussi. D’autant plus qu’on la voit jamais à l’hôpital psychiatrique et vu qu’elle a dit à Yuki «  »c’est égoiste je sais mais je ferais tout pour que tu reste mien, j’irais jusqu’où je dois aller pour ça et ce même si c’est illégal » on peut supposer qu’elle a volé les médocs en question aussi ce qui serait tout à fait dans ses cordes vu qu’on l’a déjà vu faire nettement plus illégal notre meurtrière en série kawaii tout plein.

Pour que Yuno ne tue pas suffirait déjà de lui avoir offert les conditions d’une autre enfance c’est même montré dans l’animé vu que la Yuno de l’autre dimension élevée par une famille aimante est normale mentale et non violente…mais le choix de Yuki qui se retrouve face aux deux et décide de garder la Yuno folle qui a connu toutes ces souffrances et tué tout ces gens et lui en a fait voir de toutes les couleurs questionne d’une autre façon comme il le dit « je l’aime elle, c’est elle qui m’a protégé (et buté aussi) c’est vrai qu’elle est un peu folle mais au fond c’est pour elle que mes sentiments sont vrais » (en gros)… donc est ce que même dans ces conditions c’est vraiment moral de reformater Yuno de vouloir absolument l’aseptiser? Au fond je ne sais. Bon c’est sur à chaque fois ce sera simple de défendre les personnages de fous dangereux comme ils sont avec l’argument de « mais si ils étaient pas comme ça y aurait plus d’histoire ou bien ce serait pas aussi intéressant » mais IRL personne n’aurait envie de frôler accidentellement les lèvres de Yuki en se cognant contre lui si Yuno est dans les parages on tient tous à notre tête.

Alors dans la réalité qu’est ce qui arrive aux Yuno de ce monde? Rubrique fait divers :

https://www.20min.ch/fr/story/cecile-b-possede-une-personnalite-borderline-715458971975

Histoire d’une femme jugée borderline par une psychiatrie qui essaye de diminuer sa peine de moitié de ce fait contre une justice qui la condamne pour meurtre, difficile de savoir comment ça s’est terminé vu qu’aujourd’hui tout le monde semble se foutre éperdument de cette histoire mais c’est intéressant de voir comment la presse en a traité :

https://www.letemps.ch/suisse/cecile-b-vrai-visage-revelations

On nous y explique que la pauvre avait eu droit à des unes aux titres de journaux collectors genre : « «Femme fragile ou Mata Hari diabolique?» questionne L’Illustré« , un surnom de « la «pute poétesse» » tandis que l’assassiné lui était qualifié au calme de « Mozart de la finance »…bah oui forcément ça s’est passé dans les hautes sphères les médias n’en auraient rien eu à cirer si le mort n’était pas banquier, « une des plus grosses fortunes de France, ami de Nicolas Sarkozy, de ministres et de people. » ok je sais ça se fait pas de juger les gens sur leurs fréquentations mais quand j’entends « ami de Sarkozy » j’ai rarement en tête l’image d’un ange de vertu au vu du nombre de ses amis trainant dans les pires magouilles, le journal continue avec des propos édifiants :

« En face, Cécile B., petite Française moyenne, sortie du néant et cabossée par la vie, souvent présentée comme une escort girl de haut vol, boulimique d’amants de passage et d’étreintes charnelles.» En témoignent, enchaîne L’Illustré, «certains des 700 messages laissés par Stern sur le répondeur de sa maîtresse. Extraits choisis: «Tu aurais fait partie des salopes dans un camp de concentration»; «Tu es une merde, je vomis sur toi, tu n’existes pas. Je t’emmerde et je vais te faire du mal»…» »

Donc on parle bien d’une pute de luxe nouvellement riche de ce que j’en comprends avec une vie de merde comme passé dont l’amant banquier ne disait que du mal? Qui semblait très maltraitant émotionnellement et insultant avec elle? Je serais elle j’aurais rien regretté du tout et je me serais taillée avec tout le blé oui. On a dit d’elle « «meurtrière qui fascine les hommes», » parce que « «en prison, elle a réclamé un matelas pour Edouard. Elle parle avec son nounours en croyant que c’est Doudou. Elle vit avec lui, lui écrit.» Elle écrit beaucoup, «décorant ses lettres de petits anges et signant «Cecilou». Manipulatrice?» » donc…elle délire qu’il est toujours là mais est en taule quand même et je peux pas m’empêcher de me demander si elle avait été froide et calculatrice aurait t’elle était plus insultée? Oui je crois bien ce qui les a touchés là dedans c’est le côté « passionnel »…mais ça a pas empêché que sa peine soit pas divisée par deux mais triplée elle écopait de 15 ans de taule normalement (et Sarkozy de combien dites? Ah non? Toujours pas…justice de classe de merde). Ah et aussi ce con avait une collec d’armes chez lui a sa disposition qu’il lui montrait et a un moment a énervé son amante en lui disant : « Un million, c’est cher payé pour une pute!», oui c’est le témoignage de la meurtrière peut être pas 100% lucide alors mais bon vu qu’on sait qu’il lui en a fait voir de toutes les couleurs avant ça parait plausible et l’insistance des médias pour excuser toutes les violences qu’elle a subi du mec qu’elle a finit par achever d’une balle de ses pistolets assez gerbante. Visiblement elle serait pas d’accord avec moi mais je pense qu’elle a bien fait en vrai (bon ok c’est un banquier proche de Sarkozy déjà de base vu mes idées politiques d’anticapitaliste radicale à partir de là si c’est à moi qu’on demande son sort est déjà réglé d’avance faut aussi avouer). Ah et en France la justice est si peu corrompue qu’au procès les avocats des deux partis se connaissaient et étaient potes entre eux et ex pote du cadavre. Justice impartiale donc.

Cela a été dur pour moi de retrouver la suite vu que ce que cette pauvre femme est devenue après « la presse généraliste » qui est une presse masculine s’en branlait totalement mais quand même on l’aura appris de Elle, dans un…magazine féminin donc entre la recette pour être le coup de sa vie et celle pour perdre 15 kilos en deux semaines avec le régime Dukon j’imagine…ça en dit long sur la valeur accordée à la vie de cette femme par la presse masculine au delà des femmes qu’elle incarnait à ses yeux, https://www.elle.fr/Societe/News/Cecile-Brossard-la-meurtriere-d-Edouard-Stern-liberee-1415274, elle finit par être libérée en 2011 donc sous ces conditions :

« La Française a bénéficié d’une libération conditionnelle après avoir effectué 5 ans et 8 mois de prison, soit les deux tiers de sa peine. Elle a donc pu quitter la maison d’arrêt pour femmes de Riant-Parc (Suisse) ce matin avant d’être reconduite à la frontière dans la foulée, sous le coup d’une interdiction de séjour sur le territoire suisse d’une durée de dix ans, décidée par Berne. C’est accompagnée de sa sœur, chez qui elle devrait résider en région parisienne, qu’elle a quitté la Suisse, selon LeParisien.fr. Cécile Brossard, 41 ans, vit désormais sous un régime de liberté conditionnelle. Elle était par ailleurs en semi-liberté depuis le printemps. » Bref ils l’ont relâchée quand ils ont vu qu’en taule elle se tenait à carreau et on achève le portrait en nous disant :

« Le jury avait souligné le caractère « particulièrement lâche » du geste de Cécile Brossard, mais avait tenu compte des profonds regrets de la jeune femme. Cette dernière avait eu une enfance difficile et entretenait une relation « tumultueuse » avec Edouard Stern, qui n’hésitait pas à avoir un comportement « humiliant, harcelant et cruel » avec elle. » Donc assassiner flingue en main de plusieurs balles dans le corps un homme qu’on aime car on est excédée de son comportement humiliant, harcelant et cruel bref de sa maltraitance à son égard (j’ose le dire contrairement à ces jurys je n’ai pas peur des mots) est « particulièrement lâche »…laissez moi deviner…100% des jurys étaient des hommes? Ouais…sans blague. Euh attendez une minute ça s’est une vengeance pour humiliation et maltraitance subie…il y a quoi de « passionnel » ou d’amoureux là dedans? Et en quoi c’est « borderline » de se défendre en étant attaquée? Oui bon ok il la pas tuée elle d’accord mais…ça devrait au moins valoir circonstances atténuantes avoir subi sa maltraitance mais pas une fois dans ces compte rendus du moins le mot n’est clairement prononcé…où on voit le patriarcat incarné en la psychiatrie et la justice nous faire un bon combo de psychopathologisation/criminalisation extrêmement genrée face à un meurtre réel de « borderline ».

En fait la réalité…est indiscernable de la fiction pour beaucoup avec ça visiblement. C’est surtout ça qui est perturbant là dedans en fait. Bon je reviens à Yuno et à l’imaginaire c’est plus simple à comprendre et tellement plus logique. Ceci dit une caractéristique aussi des grands courageux défenseurs du patriarcat qui fustigent Yuki de sa « lâcheté » face à elle et flippent de Yuno en même temps jugeant que ce serait à lui de la contrôler en lui foutant plus de claques c’est que concrètement aussi « folle dangereuse meurtrière implacable » qu’elle soit…Yuno n’en a pas moins que 14 ans. Ok c’est un âge d’animés et aucune gamine réelle de son âge ne réagit comme elle…autant par certains côtés elle fait petite fille autant par d’autres elle est terriblement adulte. Toujours est t’il que les mecs qui flippent de Yuno « au secours à l’aide c’est une…petite fille imaginaire »…c’est assez pathétique. Remarque la fiction patriarcale nous fait souvent le coup, les petites filles fantômes terrifiantes des films d’horreurs par exemple. Les gens ont peur d’une nana qui est à peine une adolescente…et après à cause que 27 années de maltraitances parentales constantes t’on rendue anxieuse ils te traitent de « couarde » sont gonflés les « normaux mentaux ». Ils tiendraient pas deux secondes dans nos vies en ce moment ils le prouvent par millions d’ailleurs et j’admets j’en rigole c’est pas empathique mais je me dis « ché vous l’avez bien cherché alors rira bien qui rira la dernière d’un grand rire jouisseur de foldingue ». Oui je suis revencharde mais franchement les NT j’en ai marre de m’empêcher et m’interdire de les détester quand eux pour le contraire ils s’en sont jamais privés de nous haïr et n’ont de cesse de de plus en plus s’en revendiquer…au bout d’un moment faut renvoyer la balle pour pas se faire tuer c’est ce que j’en retiens alors oui je les hais désormais ils ont gâché leur dernière chance. Parfois se battre vaut la peine.

Pour en revenir à Yuno…donc dans Mirai Nikki que Yuno devient folle et dangereuse d’être trop maltraitée de façon sexiste depuis l’enfance est on ne peut plus explicite c’est ce qui la rend « méchante », le second générique est plus que limpide à ce propos d’ailleurs.

« The girl with the sharp thorn in her flesh
I meet you at your story
Behind the hatred there lies a murderous love

Do you kill your friends, if you can fulfill your wish ?
Can you die for someone ?
They are synonymous words

Life is a game. It’s a survival. That’s right ! How do you start ?
Time and Space, It’s a crossroad through a gate ! Where do you go ?

You seek eternal breath
Why do you need to live ?
We don’t know when this world came into being
We are the timeleaper

Nothing’s gonna change with you in the world
Everything will be decided by the rules
Oh, We are traveling the past and the future through love

Break out !
Let’s dial back all the pains and we be will born again
I wanna see the stars with you
Over the miracle
It’s not a Dead END »

Traduit ça donne :

La fille avec l’épine affilée dans sa chair
Je t’ai rencontrée dans ton histoire
Derrière la haine se trouve un amour assassin

Tuerais-tu tes amis, si ça pouvait satisfaire tes souhaits ?
Pourrais-tu mourir pour quelqu’un ?
Ce sont des termes synonymes

La vie est un jeu, une véritable survie. C’est ça ! Comment veux-tu commencer ?
Le temps et l’espace, ce sont des carrefours à travers un portail ! Où veux-tu aller ?

Tu recherches un souffle éternel
Pourquoi as-tu besoin de vivre ?
Nous ne savons pas quand ce monde a vu le jour
Nous sommes les faucheurs du temps.

Ta présence ne changera rien à ce monde
Tout sera régi par des règles
Oh, nous parcourons le passé et le futur grâce à l’amour

Ça suffit !
Effaçons toute notre peine
Et recommençons de nouveau
Je veux contempler les étoiles avec toi
Par delà le miracle
Ce n’est pas un Dead End

(Dead = fatality en clair quoi, ce n’est pas une fatalité).

Bien sûr la fille avec l’épine dans la chair c’est une métaphore du poids des souffrances que Yuno endure, « tuerais tu tes amis pour satisfaire ton souhait? » c’est référence à ce que Yuki fera en espérant ainsi parce que Yuno l’a mytho que c’était possible qu’en échange il pourrait faire revivre ses parents, « pourrais tu mourir pour quelqu’un? » c’est pour marquer l’évolution de Yuno qui finit par se sacrifier pour lui par amour alors qu’au début elle voulait faire exactement le contraire le sacrifier à ses envies…mais bon le sacrifice étant mutuel c’est pas non plus vraiment un « l’amour rend les femmes apaisées » plus un ça y est ils sont quittes. En clair toutes les horreurs qu’ils subissent et font n’ont rien d’une fatalité mais faut bien survivre c’est pour ça qu’ils l’ont fait juste pour rester en vie au final. Et oui dans d’autres conditions ils auraient pu ne pas le devoir. C’est évident que pas pris dans ce jeu Yuki aurait tué personne et on a vu qu’en fait…Yuno non plus. Et à la place on aurait eu un shojo ou un shonen romantique plus probablement à peu près classique.

En attendant ce que ça montre c’est qu’on fait pas plus psychopathologisé, diabolisé et perçu comme romantiquement et sexuellement dangereux dans nos sociétés patriarcales…qu’une adolescente passionnée aux sentiments intenses qu’on s’imagine volontiers aptes à tout les extrêmes…pourtant j’ai regardé la liste des tueurs en série mineurs IRL…y a quasiment que des garçons les exceptions sont hyper rares et toutes des gamines ayant subi les pires maltraitances puis s’en étant vengées parfois cruellement parfois indirectement…ce qui rend ça d’autant plus cruel qu’alors elles pouvaient cibler d’autres filles violentées par haine de qui elles avaient été plutôt que des hommes maltraitants mais jamais sans réaction à la maltraitance dans le motif de fond de la violence infligée. C’était loin d’être toujours aussi évident pour les crimes de même gravité d’adolescents masculins.

Au fond je tourne et retourne la question dans tout les sens, un des truc les plus jugés dangereux à propos de Yuno plus que tout le reste peut être c’est son apparence extérieure de femme parfaite idéale :

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Après tout sent ton corps Eve, sors de la boite tout les malheurs du monde Pandore, dans toutes les cultures le corps féminins et le mal se trouvent plus ou moins associés. Yuki-onna par exemple au Japon est dangereuse incarnation féminine de l’hiver saison pouvant se relever d’un froid mortel et puis on y a une tradition prenant en compte le Yin Yang et sa catégorisation fréquente de Bien/Mal associée à Homme/Femme. Bref « Le diable est une femme, les femmes c’est le diable » comme disait une chanson célébrant ce fait joyeusement dont les paroles me parlent particulièrement ça a pas grand chose à voir c’est vrai mais je voulais en reparler parce que pour évoquer la diabolisation des femmes je trouve qu’elle a tout dit : https://www.paroles.net/juliette/paroles-l-eternel-feminin

Paroles de la chanson L’eternel feminin par Juliette

Dans mon sous-sol crasseux où brûlent mes fourneaux
Où les âmes damnées grillent de bas en haut
Regardez qui est là qui attise les flammes
Régnant sur les Enfers, le Diable est une femme !

Rien d’étonnant à ça ! Des brunes jusqu’aux blondes
Par elles sont advenus tous les malheurs du monde !
Le Diable est une femme et vous vous en doutiez :
La place d’une femme n’est elle pas au foyer ?

Sur mon lit calciné
Lascive et si cruelle
Comment pour m’invoquer
Faut-il que l’on m’appelle ?
Mes diables et mes hommes
Et Dieu même en personne
Tout simplement me nomment :
« Patronne »

Depuis tant de prophètes, de savants vertueux
L’équation est logique, c’est la preuve par deux !
On l’a tant proclamé sur un ton formidable
Le diable est une femme, les femmes c’est le diable

Et qu’elles soient victimes ou qu’elles soient complices
De leurs mâles et fils et de leurs maléfices,
Frappez donc les premiers, talibans ordinaires
Ces démons adorés car il faut les faire taire !

Sur mon lit calciné
Lascive et si cruelle
Messieurs, venez m’aider
A ôter mes dentelles
Dans vos brûlants émois
Ainsi que je l’ordonne
Allez appelez moi
« Patronne »

Quelque soit le brigand il y a corruptrice
Conscience du pouvoir qui dort entre ses cuisses.
Qui susurre les ordres et les avis funestes ?
Vous, mes sœurs les salopes, les putains et les pestes !

Derrière chaque type sans foi, ni loi, ni âme
Si vous cherchez le diable, vous trouverez la femme :
La gueuse la traîtresse la garde la sorcière
La fille de Borgia et la maman d’Hitler…

Sur mon lit calciné
Lascive et si cruelle
Je vous attends, venez
Mes belles demoiselles
Que votre dernier mot
Que la vie abandonne
Soit dans un soubresaut
« Patronne »

En attendant, je compte vos crimes et vos bassesses
Tous vos pieux mensonges et vos histoires de fesses
J’encourage le vice, je provoque des guerres
Je dirige le monde et Dieu me laisse faire !

Parce que Dieu se fout bien de vos petits tourments
Avec ses anges blancs dans son blanc firmament
Dieu est tellement belle, c’est une femme généreuse!
Mais ne vous y fiez pas, ça n’est qu’une allumeuse!

Sur mon lit calciné
Lascive et si cruelle
Pour fêter vos péchés
Je réponds à l’appel

Et pour me faire venir
D’une voix qui frissonne
Il suffit de redire
« Patronne ».

Vous allez me dire oui ça c’est pour le côté « méchante »/ »dangereuse » qu’on continue de toujours fortement associer aux femmes « folles » toujours perçues comme démoniaques plus ou moins dans l’imaginaire collectif…d’ailleurs les personnages féminins sont pour la plupart davantage cités que les personnages masculins dans les noms qu’on m’a filés de personnages de « fous dangereux » ce qui me parait pas être le hasard non plus vu tout ce qu’on a dit avant mais vous me direz…tout ça…c’est un peu les restes dans le présent d’une mentalité médiévale. La folie ne se réduit pas à ça…la « maladie mentale » représentée comme on l’a voit maintenant a un côté résolument moderne parfois même technocratique assez loin de tout ça. Les instruments de torture et de coercition se sont certes sophistiqués avec l’évolution technologique mais des bûchers médiévaux aux éléctrochocs toujours actuels c’est…au fond toujours le contrôle des femmes qui est recherché, Dworkin a au moins raison sur un truc « l’idéal féminin de nos sociétés c’est une femme morte ou aussi proche que possible de l’être »…et Yuno clairement c’est ce qu’elle refuse à tout prix d’être. Cependant même en prenant d’elle l’approche psychiatrique on dit « la maladie mentale », la folie est toujours vue comme ayant une part féminine, elle féminise tout comme la « méchanceté ». Le mal et la femme ça va dans l’énergie Yin après tout et dans la société japonaise l’influence d’un sexisme confucéen encore aujourd’hui demeure très forte. C’est sur que subir le sexisme rend être femme dangereux pour la santé mentale au sens de plus susceptible de subir toutes sortes de souffrances psychiques mais aussi que les femmes sont plus vues comme tarées car l’expérience féminine est jugée de regard extérieur par une psychiatrie masculine qui ne la comprend pas et donc la psychopathologise, d’autant plus quand c’est celle d’une femme pauvre…on oublie un peu vite que si Yuno tue c’est surtout car c’est sa seule façon d’assurer son avenir en partie aussi car elle n’a pas un rond (enfin si j’ai bien capté toute l’histoire, elle était une riche princesse dans un autre univers où ses parents étaient aimants avec elle mais ça a mal tourné, tout un symbole là aussi forcément). C’est un peu comme une mercenaire quoi. Au fond tout les problèmes de Yuno commencent quand son père a plus assez de sous…pauvreté…tout est encore de la faute du capitalisme en somme quoi. Trop la faute à la société en très résumé. Et Yuno est d’autant plus folle et dangereuse ou du moins socialement jugée telle qu’elle l’a très bien compris je lui laisse donc le mot de la fin vu que Yuki la traite de dangereuse tarée dans l’animé et que voilà ce qu’elle a à répondre à ça de ses propres mots :

« Je suis folle? Ce qui est fou c’est que ce monde refuse de me laisser être avec toi. »

On peut trouver cette façon d’être manipulatrice mais avec tout ça dur de nier que les yandere sont des personnages intéressants quand comme Yuno ils sont bien conçus. Il y a beaucoup à critiquer c’est sur mais en attendant Yuno elle a essayé de changer le monde selon son souhait et y est parvenu, c’est ça la puissance des yandere :

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Allez on achève sur le premier opening histoire de garder le meilleur pour la fin :

Pourquoi les rêves ont mauvaise réputation.

Dans toutes les cultures ils tiennent une place centrale…sauf en Occident alors qu’à t’on contre eux exactement? Souvent les mêmes clichés typiques qu’on a contre la SFFF et donc l’intérêt qu’on a pour tout ce qui relève de l’imaginaire, on trouve ça infantile et irresponsable de donner une place aux rêves dans nos sociétés. On nous dit toujours qu’il faut jeter ses rêves d’enfance à la poubelle pour devenir un vrai adulte responsable, je sais je joue sur le double sens du mot rêve ici comme ambition d’avenir radieux et comme production onirique du sommeil mais je pense pas qu’on nomme les deux de la même façon de manière totalement fortuite. Exiger des adultes qu’ils oublient ce à quoi ils pensent la nuit c’est de l’aliénation quelque part c’est une version nocturne de la politique tatchérienne de faire croire qu’il n’y a pas ou plutôt ne doit pas y avoir d’alternative au monde tel qu’il est et pour ça faut oublier qu’on en rencontre une toutes les nuits en fait. Heureusement pour les politicards le rêve est très sensible à sa réputation sociale dans les sociétés où il est méprisé il se cache et se laisse oublier d’où que la mémoire onirique soit bien plus forte dans les sociétés qui laissent au rêve une bien plus grande place que la notre. On dit qu’on ne doit pas se réfugier dans les rêves pour fuir la réalité mais la réalité ce n’est jamais que la convention sociale partagée par la majorité à propos de ce que le monde est vraiment. C’est à dire un monde en crise autour d’une pandémie terrible ou on se force à écouter de la musique de merde parce que c’est ce qui passe à la radio et c’est la honte auprès des potes de pas connaître la dernière bouse musicale à la mode, où le complotisme va bon train car il y a de bonnes raisons de douter de bien des choses mais au final c’est toujours à l’avis de la télé que les gens vont se ranger même si ils savent bien que les journalistes leur mentent doutant fort que les récits alternatifs qu’on leur propose soit autre chose que des mensonges de plus un peu moins crédibles encore, le tout dans une atmosphère de montée de l’extrême droite où tout le monde se méfie de plus en plus d’autrui et tout encourage le cyber refuge dans des paradis artificiels numériques qui font bien les affaires des GAFAM et au final on demeure tous sous leur contrôle…sous la société de la technosurveillance de masse. Le tout sous fond de crise écologique massive et autres diverses raisons type guerres ou nucléaire entre autres qui font que la plupart des scientifiques tirent la sonnette d’alarme nous expliquant que sérieux au train où on va c’est un miracle si on est toujours là dans 100 piges nous l’humanité (ou un désastre pour les autres espèces vivantes peut être après tout ce n’est qu’une histoire de point de vue) on se bouffe tellement d’apocalypses en série en ce moment à en écouter les experts politiques qu’on en devient blasés même de ça. Le tout dans un monde d’après ayant sérieusement l’odeur rance du monde d’antan surtout pour les femmes dont les droits reculent à vitesse grand v (on avait jamais été aussi mal placées socialement depuis 1985 en France parait t’il encore un peu et on va se retrouver à perdre le droit d’avorter si ça continue au train où ça va). Le tout avec un terrorisme n’ayant pas tout à fait disparu qui pourrait profiter de la situation pour passer au bioterrorisme…et les teubés qui nous gouvernent qui s’imaginent dans un jeu vidéo et croient pouvoir réinitialiser notre monde mais les mecs dans la réalité quand on est mort y a pas de seconde vie, de seconde chance. Ils ont pas l’air de l’avoir pigé. C’est surtout ça qui fait peur à se croire éternels ils nous emmènent tous au fond du gouffre. Tout ça pour préserver leur capitalisme de merde, leur économie moisie fondée sur la misère du plus grand nombre. Qu’ils veulent encore empirer en la numérisant. Société du contrôle généralisé au point que nos « démocraties » sont si antidémocratiques qu’on se demande si la Chine de Xi Jinping fait pas mieux que la France de Macron sur ce terrain démocratique en politique de gestion de la pandémie…on en est là quand même. Les gars croyaient que les vaccins suffiraient à endiguer l’épidémie et achever la crise fallait être d’une connerie quand même…en attendant les manifestants surtout dans les luttes antiracistes se bouffent des violences policières de plus en plus ample ça devient clair que les « élites » autoproclamées cherchent avant tout à sauver leurs fesses du peuple en colère contre elles dans le monde entier et près à la moindre goutte d’eau faisant déborder le vase à passer en mode révolution mais au fond côté leur boulot à savoir mettre fin à la situation de merde où l’on est il est limpide qu’y a plus de pilote dans l’avion, l’OMS, l’ONU, les États ne sont pas fiables, guère plus que les médias, Raoult et la complosphère peut être même encore moins qu’eux, au vu de la masse de conneries qu’on s’y échange et du peu de vérités qui dérangent qui en émergent véritablement, et les technoscientistes qui continue à prier le progrès techno médical voir Internet en désespoir de cause de nous tirer de là comme si c’était nos blogs tout pourris qui allaient changer quelque chose à tout ça…sans commentaire si on compte vraiment sur ma gueule de bloggeuse au chômage pour arranger tout c’est qu’il y a clairement plus d’espoir d’amélioration de la situation enfin bref le tout dans une atmosphère où on trouve toujours « facho » » de juste pouvoir protéger les peuples par leur souveraineté nationale des dégâts du capitalisme mondialisé…qui serait assez demeuré pour ne pas vouloir fuir cette « réalité »? Oh pour sur on le comprend, l’accepte et nous laisse encore heureux le droit de chercher des alternatives désormais mais on sélectionne sciemment pour nous où les trouver d’avance. Dans des réflexions intellos nobles genre la philo des vieux grecs par exemple, bref des solutions rationnelles à des kilomètres de l’irrationalité du rêve. Heureusement pour la philosophie populaire cela dit on a des diseurs de vérités nettement plus drôles et morts depuis bien moins de temps :

On nous autorise aussi à rêver et à penser le sens du monde à partir de beaux livres comme celui là par exemple :

Sans ça on nous demande de nous contenter de se fier à la science pour nous tirer de là. Même si c’est visiblement plus ou moins de sa faute si on en croit les suspicions autour du P4 :

qu’on ne peut plus voyager ailleurs que dans sa tête (ça heureusement ils ne savent pas nous le retirer encore), il faudrait la croire quand elle dit qu’elle va tout réparer mais c’est déjà ce qu’elle dit du réchauffement climatique et on a bien vu à quel point elle n’en a rien fait….non pas qu’il faille tout rejeter de la science c’est par elle qu’on a eu bien des avancées comme l’IVG, Internet ou encore une meilleure compréhension du monde par la physique quantique et tout ça mais il faut la prendre pour ce qu’elle est une société de gens qui essayent d’accumuler des savoirs avec plein d’imperfections toutes humaines pas le remplacement de Dieu sur Terre apte à des miracles.

En dehors de tout ça on le sait pour connaitre la vérité comme dit un proverbe africain il faut écouter les fous mais ça c’est trop dur pour beaucoup manifestement. Pourtant quand ils parlent des problèmes de ce monde ils expliquent quand même en priorité que la violence émotionnelle, sexuelles et physiques au niveau des interactions directes entre les gens est la base sur laquelle se fonde celle politique, la violence familiale oui mais plus largement celle des guerres entre les pays bref qu’en gros c’est par là qu’on crée tout les malheurs du monde du moins ceux qui dépendent de notre volonté. Ils parlent aussi de repenser l’accessibilité des personnes handicapées pour intégrer les personnes avec des handicaps émotionnels, intellectuel et/ou cognitifs car clairement de ce côté là il y a des manques. Pour les intégrer dans la société ces personnes ont besoin d’outils disponibles partout pour déstresser au besoin et pour faciliter la communication de leurs besoins. Ainsi que de plus d’information qualitative auprès du grand public sur leur vécu évidemment. Cependant ce militantisme de la déstigmatisation des « fous » et de l’intégrationisme social par l’accessibilité reste très modéré et ancré dans l’idée de la plupart des « fous » militants qu’en gros leur but est le droit à l’indifférence en quelque sorte, la possibilité d’être assez acceptés socialement pour devenir invisibles. Et puis…comme on a aussi un corps pas séparé de notre esprit et généralement en tout aussi sale état la plupart d’entre nous souffrants surtout chez les « folles » de service de maladies chroniques douloureuses on fait aussi beaucoup de lutte épuisante contre et pour en trouver des remèdes ou a défauts des trucs pour les apaiser ainsi que pour lutter contre le sexisme, le validisme et la psychophobie du milieu médico psy ordinaire qui fait qu’il prend tout ça très insuffisamment en compte changeant nos vies en enfer quotidien. On s’encourage entre nous, on se démerde pour créer des contre sociétés principalement sur le net, s’échanger des trucs et astuces parce que bah faut bien être un peu dans le concret pragmatique aussi notre politique ne peut pas être que théorique autour de sujets pareils, et aussi car se sentir moins isolés, avoir un écho à nos voix qui sont trop souvent celles à qui ne répond aucun écho dans une profonde solitude ça nous fait du bien en fait, et sans surprise quand on prend en compte tout ça…la misogynie est un problème fondamental qu’on voit forcément déjà parce que bon subir les violences sexistes est une des explications majeures du pourquoi des problèmes de santé mentale et de maladie chronique plus fort chez les femmes que les hommes. On me dit souvent et visiblement c’est vrai que je prends insuffisamment en compte cet aspect dans mes analyses mais j’admets je ne sais ni pourquoi ni donc comment améliorer ça est ce que c’est car je ne parle pas suffisamment de sujets importants aux yeux de la majorité des femmes parce que j’ai des gouts plutôt masculins donc la majorité à vrai dire des thèmes ancrés dans les stéréotypes féminins me font juste bailler d’ennui ce qui expliquerait que plus de mecs que de nanas (légèrement plus c’est quasi la parité mais bon ça compte tout de même) me lisent? Je ne pense pas car même quand j’aborde des sujets typiquement féminins genre la sexualité féminine ça reste pareil. C’est pas juste le thème abordé qui résonne moins avec les femmes dans ce que j’écris visiblement. Quand je les écoute c’est surtout mes articles styles sorcellerie qui résonnent le plus en elles mais j’ai un blog secondaire pour le côté croyances car je tiens à garder celui ci relativement laïc vu que c’est plus militant et politique d’où la relative faiblesse du nombre de mes articles sur ce sujet…me reproche t’on alors de parler trop peu de féminisme et de me sentir trop distante et ambivalente face à ce mouvement qui parle très rarement d’une façon avec laquelle je me sens d’accord? Peut être sans doute mais ça va pas changer le fait que sous sa forme MeToo etc…je continue de le trouver en majorité très réactionnaire en terme de théorie, de pratique et de résultats je vais pas inventer un mensonge comme quoi je m’y retrouve juste pour faire plaisir à celles qui voudraient être mes sœurs soi disant tout en effaçant mon opinion et ma voix car elles leur déplaisent. Est ce que je devrais être un mec trans ce que je ne suis pas pour qu’on m’autorise à avoir des goûts et un parler qui font mec juste car c’est ma nature je suis comme ça sans qu’on vienne juger que mon « virilisme » supposé nuirait à la cause des femmes en fait? On me reproche parfois de trop rentrer dans le tas sur les sujets tabous et difficiles et d’y avoir des opinions trop tranchées…faudrait être molle et consensuelle pour intéresser un lectorat féminin c’est ça…vous êtes vraiment sures de pas être misogynes plus que moi avec des conseils comme ça les gens qui me disent ça? En gros on veut que je parle plus des injustices de la condition féminine que je ne le fais déjà je crois j’ai pourtant l’impression de l’aborder pas mal mais apparemment pour une majorité de mes lectrices c’est encore insuffisant ce thème les obsèdent et emmerdent plus que moi dans leur vie visiblement. Parfois ce qu’on me reproche c’est d’être une folle dangereuse, en clair une qui fait bouger les lignes qui refuse de faire la mimi pour faire plaisir aux validistes et qui les mord au besoin en prétendant que ça ferait de moi un mauvais modèle qui rentre dans la case « folle dangereuse » et en tire profit au dépend des antivalidistes modérés qui veulent rester de miel mais depuis quand un mouvement dites moi a déjà réussi politiquement à améliorer la condition d’une population stigmatisée sans employée la contre violence face à ceux qui l’exploite? C’est peut être parce qu’on est les seules à pas se le permettre que la cause antivalidiste avance pas des masses à mon point de vue. Ah et aussi le top : les nanas qui me reprochent de pas être douée en communication dans les conversations avec elle…je…je…je suis autiste putain connasse c’est compris dans le prix de vente en fait! Et non ne me faites pas le coup de ah misogyne tu as insulté des femmes…j’insulte tout autant les hommes quand je juge qu’ils le méritent et rares sont ceux à l’avoir totalement volé notamment en matière de comportements de connards misogynes justement j’ai jamais prétendu l’inverse. On me reproche aussi parfois mon antipsychiatrie…même si c’est un courant en majorité féministe et tenue par des femmes militantes qui ont subi la psychiatrie et décidé de lutter contre car elle les a mises en danger et leur a été nuisible et que la psychiatrie est une chose sexiste en soi. Plus misogyne que la psychiatrie dans nos sociétés modernes c’est dur à trouver tout de même. Le mouvement des survivants de la psychiatrie est à large domination féminine et on sait tous que ça n’a rien d’un hasard. En même temps c’est souvent les mêmes qui me reprochent une approche prônant la révolution armée face au capitalisme qui me disent ça bref des personnes qui ont un intérêt que je n’ai pas à la préservation du statut quo. Je pense au contraire que si les femmes s’autorisaient un peu plus à envoyer se faire foutre la non violence dans leurs luttes pour leurs droits ceux ci avanceraient plus vite. Y en a aussi pour me reprocher d’aimer mon mari et d’en parler trop en mode gaga…je l’aime que voulez vous je peux pas m’en empêcher je sais pas quoi dire de plus que ça je vois. Y a des pro carcérales pour trouver que c’est misogyne d’être anti carcéral mais bon suffit de comprendre que la prison est une institution de reproduction des violences patriarcales pour piger qu’en fait non. Peut être en effet que mon approche trop neutre sur le genre de la follie quand on sait tous que les femmes sont plus vite étiquettées folles que les hommes elle serait misogyne du fait de ne pas être gynocentrée…je l’ignore. Est ce que le gynocentrisme est toujours plus féministe que l’attention tentant d’être portée à égalité à tout les genres, que la mixité quoi? Je n’en suis pas sûre. On dit généralement les femmes sont plus susceptibles de craquer mentalement car elles ont trop de taf et personne peut ne pas craquer sur ce plan avec la charge mentale de leur travail invisible et sous ou pas payé c’est sans doute vrai. La pauvreté des femmes les exposent à subir plus de violences sans pouvoir riposter et devenir folles de douleurs de leurs séquelles traumatiques en tentant tant bien que mal d’y survivre avec souvent peu d’accès à des moyens d’aide pour s’en tirer oui ça aussi je le dis, on voudrait que je simule de croire que toutes les femmes pauvres jugées folles et sorcières ont été brûlées à égalité sur les buchers mais pardon être juive m’empêche d’omettre que là dedans la diversité ethnique des femmes non blanches les a particulièrement marginalisées encore davantage ce n’est pas de la misogynie divisant nos luttes que de le remémorer, c’est juste du féminisme intersectionnel. C’est pas non plus parce que je ne critiquerait pas la misogynie psy et médicale je m’en suis jamais privée. Non on me reproche de faire plus de trucs sur les diagnostics d »antisocial » et de « narcissisme » et les borderlines au masculin que sur les femmes dites borderlines que beaucoup d’entre elles voient comme plus stigmatisées que les mecs en question ce avec quoi je ne suis pas d’accord surtout que quand j’écoute le fond des arguments on me dit rarement que ces types ne s’en prennent pas plein la gueule côté stigmatisation bien plus souvent on me dit qu’eux s’en prennent car ils l’auraient mérité et les femmes avec les mêmes diagnostics elles non pourquoi car elles seraient en quasi totalité soit non violentes soit violentes par reproduction de la violence misogyne dont elles mêmes ont été victimes avant de la perpétrée à leur tour…là où ces hommes eux seraient certes pas tous violent et en général pour les non violents parmi eux les antivalidistes me reprochent pas de les défendre, de même ceux qui furent violents par le passé ou le sont encore mais tentent de changer en général on me reproche pas de les défendre non plus on me dit plutôt la majorité de ces types sont violents et misogynes sans se remettre en question donc les protéger sur le plan de l’antivalidisme est dangereux pour les droits des femmes…en clair on tente de me dire que si ce sont des connards misogynes être validiste avec eux est un droit. Non. De même qu’être misogyne avec une femme parce qu’elle est validiste non plus si on tiens à demeurer cohérent avec ses idées politiques sur ce plan là en fait. L’histoire du lien fait entre féminité et folie je l’ai longuement évoquée elle aussi. Ce n’est pas une chose qu’on peut me reprocher je crois. Me reproche t’on d’être hostile à la féminité en soi alors? Ce n’est pas car on ne s’y retrouve pas qu’on est globalement soi même peu féminine et a peu de gout des activités traditionnellement féminine qu’on déteste automatiquement celles qui aiment ça ce n’est pas mon cas, il ne me semble pas les mépriser non plus. De pas assez critiquer le validisme misogyne des diagnostics psys? Sur « borderline = nouvelle hystérie? » il me semble que je me suis pas privée pourtant. De prendre les non binaires insuffisamment en compte? Vu le nombre que j’en ai dans mon lectorat et mes proches potes qui me l’ont jamais dit je crois pas non plus. De trop essentialiser masculin et féminin? Non plus on me le reproche pas c’est donc pas ça le souci. De parler de domination masculine mais pas vraiment considérer la société française actuelle comme patriarcale par le fait que les responsabilités y sont partagées entre hommes et femmes à égalité au plan de l’autorité parentale de par la loi? Non c’est pas ça non plus mon analyse là dessus semble assez partagée. Non plus. Je crois qu’on me reproche surtout de pas être féministe revendiquée sous ce terme et de défendre les droits des femmes par une autre façon mais bon pour en revenir à la question du féminisme intersectionnel c’est un truc que plein de femmes non blanches font à cause du féminisme blanc qui ne les représentent pas et c’est bien compris alors pourquoi les femmes subissant un antisémitisme ethnique n’aurait pas aussi en fait ce droit? Me reproche t’on une approche pas assez académique et trop populo de ces questions? Idem. Depuis quand le féminisme devrait t’il toujours être intello bourge pour avoir une crédibilité et une audience? Est ce que ça l’enferme pas en milieu clos au contraire? Le colonialisme du développement personnel et son poids sur les femmes non blanches j’en ai aussi parlé. La dépolitisation de la condition des femmes par sa psychopathologisation idem. Les médocs psy majoritairement subis par des femmes, crées par des hommes pour des hommes, la même. La dénonciation de la médicalisation des émotions féminines surtout quand il s’agit de la colère des femmes face à l’injustice de la misogynie qu’elles subissent? Oui j’ai déjà parlé de ça aussi. La psychophobie du féminisme mainstream idem. La misogynie psychophobe de la psychanalyse ça aussi je l’ai évoqué longuement…si on a toutes les mêmes conclusions ce n’est pas un hasard, ça révèle bien un système de domination. Les éléctrochocs j’en ai parlé, oui certes suffit pas de faire le constat et de s’indigner faut agir d’avantage et j’ai pas trop pu en faire plus pour le moment à mon grand regret mais c’est pas par manque de volonté mais d’énergie et de possibilités à ma dispositions pour agir plus contre tout ça. Ah oui c’est vrai j’ai pas encore parlé dépendance affective, c’est pas vraiment un truc que je vis au niveau du sens psychopathologique du terme donc je me sens marcher sur des œufs de l’aborder mais ça viendra, c’est prévu au programme. Ah on veut que je me lance sur les analyses fictionnelles de femmes folles dangereuses? Ok j’y vais c’était ce qui allait venir justement de suite. C’est donc ça vos rêves politiques et fictifs pour la suite ici ok je comprends je les partagent soyez rassurées. Maintenant, oui ok j’essayerais de parler sorcellerie, bouffe et écologie plus promis. Et donc d’onirisme au sens strict aussi un peu aussi c’est obligé.

Ce qu’est vraiment le yoga.

On m’a trop de fois demandez ce qu’est vraiment le yoga si ce n’est pas la caricature qu’on en a en Occident pour que je ne réponde pas à cette question. Alors le yoga n’est pas d’abord cette horreur d’appropriation culturelle dépourvue de sens qu’on nous vend partout comme étant le yoga en Occident qui en gros consiste à de l’exercice physique pour feignasse avec quelques postures vite et mal faites sous le cadrage d’un prof mal et trop vite formé plus dangereux qu’autre chose si tu te plantes pendant ton exercice et que lui sait pas réparer le souci au niveau médical comme c’est arrivé plusieurs fois vu qu’on a changé ça ici en un business irresponsable (ce en quoi vous allez me dire ici on change à peu près tout ce qui peut exister, certes mais c’est pas le sujet), pitié arrêtez de réduire ça à une méthode minceur. Ce n’est pas non plus juste réductible à une méthode pour se relaxer même si c’est déjà moins insultant d’en user de cette façon. Et oui je vous vois venir y a des trucs bien dans le yoga pourquoi on ne pourrait pas le laïciser c’est pas car c’est une pratique spirituelle à la base ancrée dans l’hindouisme que les gens qui sont d’une autre religion ou non religieux auraient pas le droit d’en profiter vu que ça a des bénéfices prouvés (faut quand même un certain scepticisme sur la qualité des études qui attribue au yoga toutes les vertus imaginables, surtout que pas mal sont suspicieusement financées par la droite hindoue en Inde qui en tire un bénéfice économique très concret, mais oui certes il y a des études prouvant au niveau scientifique les bénéfices potentiels du yoga en effet ça existe et ce n’est pas à négliger)…mais en fait même si je trouve qu’on se prive de quelque chose en ôtant sa part de spiritualité (pas forcément de religion quoi que ça pourrait) à la discipline je suis d’accord avec l’idée de la rendre adaptable aux non religieux/gens qui s’en foutent de la spiritualité c’est pas le problème le plus central. Le vrai fond du souci avec l’approche commune du yoga ici au delà de son ridicule aspect productivisme et apprentissage de la soumission du corps et de l’esprit à l’ordre social tel qu’il est ce qui est juste l’inverse du but du yoga à l’origine c’est une philosophie de vie comme l’épicurisme dans le monde hellénique ancien par exemple, ça va donc beaucoup plus loin que se prélasser sur la plage en espérant perdre trois kilos je vous jure. Hélas trouver des profs de yoga qui connaissent cet aspect philosophique du yoga (et le côté spirituel et religieux j’en parle même pas) en France c’est vraiment la croix et la bannière. Vider une pratique culturelle hindoue à l’origine de tout son sens pour la changer en loisir pour la bourgeoisie blanche c’est…écœurant, c’est probablement le pire exemple d’appropriation culturelle de la culture indienne qu’on peut observer ici. Oui de même le yoga peut servir de psychothérapie mais ce n’en est qu’un aspect. Il ne peut pas être résumer à une pratique médicale, encore une fois c’est une façon de penser et de vivre toute son existence. On y trouve pas l’individualisme forcené du yoga vendu ici, c’est une philosophie issue d’un peuple qui a un grand sens du collectif et de la communauté et surtout qui a été colonisé et continue de subir le racisme elle n’a rien d’apolitique et a servi et sert encore à ce peuple pour lutter contre cela dans sa compréhension authentique loin très loin du genre de cours de yoga où on voit que des petites bourges blanches. Tout comme le zen dont il est assez proche et pour lequel on l’a heureusement pas oublié c’est avant tout de la philo le yoga. Bon une fois dit ça quelle philosophie? C’est une des six écoles de philosophie orthodoxes de la philosophie indienne hindouiste à la base même si bien sur elle a progressivement essaimé partout dans le monde s’adaptant aux besoins de chaque contexte local, le problème n’est pas de faire une pratique venue d’un autre pays non occidental mais d’en avoir repris la forme en la vidant totalement du fond, de l’avoir totalement dénaturée ainsi. Le but du yoga est la recherche de la libération soit le contraire de l’aliénation totale au capitalisme que prônent la majorité de ses promoteurs dans notre pays. Il s’agit d’une pratique visant l’union harmonieuse du corps, de l’esprit, et bien sur dans sa version d’origine religieuse de l’âme dans un tout en équilibre. Aussi évidemment comme tout ce qui est d’origine religieuse il faut faire gaffe à certains types d’événements autour du yoga qui tiennent plus du mouvement sectaire qu’autre chose certes mais ça se repère assez vite et face à l’avalanche de yoga publicitaire bon chic bon teint vendu par et pour des gourdes au cerveau lavé par la télé avec trop d’argent à dépenser c’est plutôt un problème de nettement moindre ampleur en terme de nombre de gens qui s’y font avoir. C’est entre le -IIème et le Vème siècle de notre ère qu’est codifiée la philosophie du yoga pour la première fois dans les Yoga sūtra texte lisible là :

Cliquer pour accéder à Yoga-Sutras-Patanjali.pdf

C’est la base du yoga donc l’apprendre commence par le lire. C’est hélas pas automatique de l’inclure dans les 200 heures de formation (quand c’est censé être le travail de toute une vie à la base) des professeurs de yoga en Occident dont on tend de plus à speeder bien trop les cours d’anatomie et de médecine pourtant essentiels voir vitaux parfois si les élèves se blessent lors du cours. Là c’est carrément dangereux mais on s’en fout ça fait du fric. Vous sentez mieux le souci là comment ils osent se dirent profs d’un truc dont une part non négligeable, possiblement la majorité ne connaissent pas le texte fondateur de base? C’est comme si ton prof de philo de Terminale avait jamais ouvert un bouquin de Platon qui oserait? Mais quand c’est pour les cultures de « l’orient » ça passe crème, ça mérite des baffes ce saccage surtout quand le lire en ligne et gratuitement ne demande que l’effort de 6 heures de concentration que sur les 200 heures (oui un mois quoi) de formation au yoga qu’on demande pour être prof de yoga après en France et dans la majorité des pays occidentaux devrait pouvoir tenir tout de même enfin bref. Bien entendu le lire suffit pas à le comprendre faut la pratique pour ça mais l’un ne peut pas aller sans l’autre en fait sinon c’est du grand n’importe quoi.

L’introduction corrige heureusement le tir la voici :

« depuis des millénaires, la pratique du Yoga
a pour but la liberté : se libérer de la loi du Karma ou
loi de la cause et de l’effet, se délivrer des entraves de la
condition humaine, devenir un Jivan Mukta, un éveillé
vivant. »…on est donc très loin de l’espèce de soupe de contrefaçon qu’on nous vend partout et qui m’énerve au plus haut point.

La première chose qu’on y apprend bien sur est à accepter l’impermanence de la vie. Ce n’est pas qu’une notion « orientale » notre tradition la comprend fort bien aussi ça veut simplement dire que tout change et tout passe c’est la première réalité à regarder en face pour espérer mener une vie apaisée. Il y a pour ça le poème de Baudelaire une charogne dans notre propre tradition littéraire qui en parle fort bien par exemple :

Charles Baudelaire

Une charogne

« Rappelez-vous l’objet que nous vîmes, mon âme,
Ce beau matin d’été si doux:
Au détour d’un sentier une charogne infâme
Sur un lit semé de cailloux,

Le ventre en l’air, comme une femme lubrique,
Brûlante et suant les poisons,
Ouvrait d’une façon nonchalante et cynique
Son ventre plein d’exhalaisons.

Le soleil rayonnait sur cette pourriture,
Comme afin de la cuire à point,
Et de rendre au centuple à la grande Nature
Tout ce qu’ensemble elle avait joint;

Et le ciel regardait la carcasse superbe
Comme une fleur s’épanouir.
La puanteur était si forte, que sur l’herbe
Vous crûtes vous évanouir.

Les mouches bourdonnaient sur ce ventre putride,
D’où sortaient de noirs bataillons
De larves, qui coulaient comme un épais liquide
Le long de ces vivants haillons.

Tout cela descendait, montait comme une vague
Ou s’élançait en pétillant
On eût dit que le corps, enflé d’un souffle vague,
Vivait en se multipliant.

Et ce monde rendait une étrange musique,
Comme l’eau courante et le vent,
Ou le grain qu’un vanneur d’un mouvement rythmique
Agite et tourne dans son van.

Les formes s’effaçaient et n’étaient plus qu’un rêve,
Une ébauche lente à venir
Sur la toile oubliée, et que l’artiste achève
Seulement par le souvenir.

Derrière les rochers une chienne inquiète
Nous regardait d’un œil fâché,
épiant le moment de reprendre au squelette
Le morceau qu’elle avait lâché.

– Et pourtant vous serez semblable à cette ordure,
A cette horrible infection,
Étoile de mes yeux, soleil de ma nature,
Vous, mon ange et ma passion!

Oui! telle vous serez, ô la reine des grâces,
Après les derniers sacrements,
Quand vous irez, sous l’herbe et les floraisons grasses,
Moisir parmi les ossements.

Alors, ô ma beauté! dites à la vermine
Qui vous mangera de baisers,
Que j’ai gardé la forme et l’essence divine
De mes amours décomposés! »

Voilà l’impermanence au fond c’est simple c’est juste ça. Bon bien sûr l’impermanence ne résume pas toute la philosophie du yoga loin de là c’est juste un de ses concepts de base mais pour en connaitre les fondements bonne lecture du lien plus haut surtout vous pressez pas ça prend le temps de saisir en profondeur des vieux textes de sagesse :).

Conseils cul dernier épisode : Lisez des fanfics et même si vous osez écrivez en.

Oui, oui je m’attendais pas moi non plus à avoir ça comme dernier thème d’éducation sexuelle à aborder. Je rappelle le but de cette série d’articles c’était pour moi de donner des conseils aux filles qui cherchent comment s’épanouir plus dans leur sexualité en priorité et vu le nombre de témoignages de filles pour qui la fanfic en a été une clé, de filles hétéros certes mais aussi d’énormément de femmes bies (qui règnent clairement bien plus en maitresses absolues du monde de la fanfic que les femmes cis het contrairement à ce que veut la rumeur). Voici d’ailleurs une preuve scientifique que le lectorat des fanfictions n’est pas que féminin :

Results of the demographic survey!: FanFiction

Résultat d’un sondage sur le genre de qui lit des fanfics. Comme c’est fort visible majorité féminine mais quasi un quart de mecs tout de même et surtout 7% de non binaires en nette sureprésentation. Pourtant hors de très rares occasions où des fics spécialement prévues par et pour des personnes non binaires existent ces gens lisent les mêmes fics que la masse du lectorat soi principalement du yaoi. Souvent ces gens apprécient le yaoi car iels peuvent s’identifier à ces hommes réécrits par des femmes qui ont comme eux au final un genre assez ambivalent. Je retrouve plus le lien mais je me souviens d’un sondage de même style montrant que l’immense majorité des fans de yaoi et de slash (du yaoi à partir de productions occidentales comme Star Trek par exemple) sont des femmes bisexuelles d’ailleurs plus d’une s’énerve qu’on masque cette réalité et les invisibilisent en prétendant que le yaoi est hétérocentré…c’est faux c’est juste faux. De plus même si ils sont rares à oser l’avouer en public des hommes gays et/ou bis qui lisent du yaoi et kiffent j’en connais masse…surtout parmi ceux qui n’ont pas les goûts virilistes de la culture gay normative et aiment les trucs plus féminins, j’ai l’impression qu’ils s’en prennent encore plus plein la gueule que les fangirls de yaoi les fanboys de yaoi surtout quand ils ne sont pas eux mêmes hétéros…que dans la haine de certains gays contre le yaoi y a clairement plus de follophobie que de crainte d’une éventuelle homophobie du yaoi bien que les deux puissent coexister. Le principal argument évident pour dire que le yaoi n’est pas antigay est que cela n’a aucune vocation politique au sens fort du terme c’est juste du divertissement on sait bien que les relations homos représentées n’y sont pas réalistes du tout mais c’est pas leur but elles n’ont jamais prétendu l’être le yaoi assume complètement d’appartenir à la sphère du fantasme et de l’imaginaire (c’est pas pour rien que l’immense majorité est fait à partir d’univers SFFF c’est censé être une littérature d’évasion le yaoi/slash pas du réalisme militant). Cependant si ces arguments valent aussi pour autoriser les femmes hétéros a bien lire ce qui leur chante pour s’exciter nan mais oh surtout dans un monde où le yaoi c’est la pornographie la moins misogyne et que le porno hétéro mainstream est quand même très centré exclusivement sur le plaisir masculin et le porno chic féministe sur le plaisir lesbien ce qui donne pas beaucoup d’autre option que de se balader dans la sphère yaoiste aux femmes hétéros pour s’exciter selon la logique que deux beaux gosses qui baisent ensemble c’est un plaisir voyeuriste plus agréable que de devoir se jalouser une connasse qui se tape le beau gosse qu’on voudrait que pour soi, l’argument central reste si la majorité comme c’est bien connu des yaoistes sont bisexuelles elles mêmes elles savent ce que ça fait subir l’homophobie et d’ailleurs y a masse de récits de yaoi qui tournent autour de cette thématique à partir de leurs propres expériences vécues de ce stigmate…donc dire le yaoi est anti homo c’est totalement débile. Au contraire la majorité des femmes qui en écrivent le fond en partie pour soulager leur propre homophobie intériorisée de leur propre aveu. Et ce au Japon autant qu’en France. Et visiblement…ça marche. Les fangirls de yaoi qu’elles soient bies, hétéros ou lesbiennes (ça existe aussi et ce n’est pas rare justement car ces expériences d’homophobie qu’on y raconte font écho pour elles et que certains yaoi féminisent tellement les gars que c’est à peine différent de si c’était des filles déguisées et puis aussi le yuri (la même chose entre filles) c’est nettement moins populaire et aisé à trouver surtout en version plus faite pour les lesbiennes que pour les mecs qui veulent se palucher sur deux belles nanas se roulant des pelles donc fouiller dans le yaoi assure au lesbienne d’éviter ça quand elles ont une chance sur deux avec le yuri ce pourquoi la plupart des lesbiennes ont plus de gout du yaoi que du yuri bien que certaines soient logiquement d’avides fangirls de yuri)…sont excitées par la fanfic érotique/porno/romantique qu’elle soit hétéro (y’en a de très bonnes aussi par exemple dans le fandom de Naruto les fans du couple NarutoxHinata en ont produit beaucoup de qualité)/yuri ou yaoi…et voient leur vie sexuelle et satisfaction de ce côté améliorée par le fait d’en lire. Oui le monde de la fanfic est centré autour du plaisir sexuel féminin c’est la principale raison qui le rend si dénigré et qui fait que les « vrais auteurs » (les mecs à qui on autorise de publier leurs fantasmes sexuel même les plus glauques et/ou misogyne dans des livres édités sans souci voir même en prétendant que ça fait partie des qualités et du bon goût de leurs œuvres quand on fera honte à une fille d’avoir osé écrire un truc similaire autrement dit)…et la principale raison pour laquelle dénigrer les fanfics oui toutes les fanfics même celles qui brûlent les yeux écrites par ta petite sœur de 8 ans avec toutes les fautes de goûts possibles à l’intérieur et bien c’est antiféministe au fond. Le Hugo l’a compris et a filé un prix Hugo à toutes les fanfics existantes. Merci pour ça. Ah et autre question : est ce pas transphobe de dénigrer la fanfic vu le nombre de trans surtout de mecs trans d’ailleurs qui adorent les fanfics notamment justement car c’est un monde où des hommes à corps quasi de femmes sont présentés comme désirables ce qui en apaise plus d’un? Ok les femmes trans sont moins présentes dans ce fandom mais il y en a dont des qui écrivent des fanfics qui font de Shinji d’Evangelion ou de plein d’autres personnages des femmes trans, témoignages littéraires de leur expérience par ces réécritures qui leur donne un espace où elles peuvent exister. Bah oui la fiction officielle laisse peu de place aux identités marginalisées, pour les gens qui les ont le monde de la fic peut être une solution réparatrice pour se sentir exister quelque part vu que n’importe qui peut y écrire n’importe quoi qu’il a envie d’écrire et être reçu de façon assez tolérante. Alors oui faut bien avouer côté diversité des représentations si ça existe les fanfics qui tentent de mettre en valeur le vécu du handicap physique ou la neurodiversité ou de recréer des personnages de minorité ethnique dans des fandoms tout blancs à l’origine dans la version officielle c’est nettement plus rare que les fanfics centrées autour des questions de genre. Il y a pas de politique consciente dans l’immense majorité des fanfics mais le genre n’en est pas moins un thème et questionnement central dans la majorité de ces dernières. Un exemple en est l’immense popularité de la fanfic de type je change le genre d’un personnage pour voir ce que ça change à l’histoire par exemple. Je dis n’importe quoi mais bon par exemple tiens comment Twilight aurait été reçu par les fangirls si Bella avait été un homme et donc son couple avec Edward aurait été gay et dans une posture proche de celle appréciée des fans de yaoi du uke (soumis souvent efféminé) classique. Justement un reproche très commun aux communautés yaoi (ça existe aussi dans le yuri mais c’est moins courant et bah dans le hétéro c’est pas un secret que la division homme dominant femme dominée est très rarement remise en cause dans la romance et dans l’érotisme ou le porno encore moins qu’on soit en fanfic ou non mais malgré tout la fanfic est un des endroits où sont valorisés et fantasmés des couples hétéros plus égalitaires et ou un renversement de qui porte la culotte est possible et pas si rare aussi) c’est la persistance du schéma cliché seme dominant viril qui pénètre et uke dominé soumis et féminisé pénétré. C’est un schéma duquel les yaoi japonais ne sortent quasi jamais et qui ne reçoit de critiques qu’assez rares et plutôt venues d’en dehors de la communauté yaoiste au Japon vu que là bas l’idée que yaoi = univers de fantasme pour femmes est bien plus ancrée que chez nous (faut dire côté édition occidentale on classe les baras écrits par et pour des hommes gays au Japon en yaoi puis on mélange tout ça avec le slash bref ça donne une offre plus diversifiée ou davantage de gens se retrouvent et ou le schéma uke seme comme l’ont d’ailleurs remarqué les yaoistes japonaises en première différence majeure chez les yaoistes occidentales est pas forcément si automatique que ça l’est au Pays du Soleil Levant chez nous, ça existe mais c’est pas du tout autant prononcé et un passage obligatoire ici où au contraire beaucoup trouvent que le brouillage des genres, l’ambivalence androgyne du yaoi/slash est de ses attraits même si bon si on veut du uke tout féminin ou du seme bien viril voir du bear de bara on a en stock aussi). Dans le style fanfic centrée sur des interrogations autour du genre un paquet de fics sur Ranma 1/2 font avoir au protagoniste beaucoup plus d’interrogations existentielles limites métaphysiques du héros sur ses transformations en fille traitée de façon très légère et comique le plus souvent dans l’original…reflet des interrogations sur le genre de pas mal d’auteures de fanfic dans ce fandom là. Les histoires de viol dans le yaoi/slash relativement courantes idem c’est pas sexiste ça relève du fantasme de viol pas d’une volonté de voir de vrais viols homosexuels encore heureux. C’est simplement un truc des auteurs pour s’autoriser des fantasmes sexuels tout court et des fantasmes sexuels pas hétéros en tant que femmes bies dans l’immense majorité des cas…je lis aussi parfois la critique comme quoi le yaoi perpétuerait des stéréotypes comme quoi les gays ne penseraient qu’au cul mais clairement vu le peu de cul décrit en mode pucelle effarouchée qu’on trouve dans l’immense majorité des fanfics yaoi quand même bien plus orientée romance qu’autre chose ça parait la critique typique du gars qui est contre sans en avoir jamais lu un seul, mais alors pourquoi l’avalanche de misogynie dans les fanfics envers les personnages féminins que les auteurs de fanfics sont si souvent parmi les premières à rabaisser constamment? Cela à force de le lire ça renforce pas la misogynie intériorisée et ne castre pas le plaisir féminin au contraire? On pourrait en effet être en droit de s’en interroger. Parce que difficile de se mentir là dessus la fanfic moyenne est blindée de misogynie à hurler donc beaucoup se disent euh…vous êtes surs que c’est féministe compatible et de bonnes lectures pour des filles c’est trucs? Et cette inquiétude au vu de ce qui ressort à première vue en découvrant ses premières fics bah est compréhensible. Notamment dans pas mal de cas de filles qui se ruent sur le slash et dénigrent des fanfics hétéros (à qualité égale des fics en question en terme d’écriture et de sympathie globale des couples présentés auprès du fandom s’entend) en mode « beurk c’est hétéro ça m’intéresse pas »…alors que la seule différence est la présence d’une fille dans le couple central bah ça sonne très misogyne et venu d’une haine de soi en tant que femme quand même le plus fréquemment. D’autant plus que les personnages féminins plutôt rares a y être présents sont souvent réduits à des caricatures insipides de ce qu’elles sont dans la vraie histoire de base tout particulièrement quand elles sont perçues comme un obstacle gênant pour mettre Sasuke et Naruto, Heero et Duo ou encore L et Light. Cependant je remarque que d’autres couples hétéros sont plutôt populaires en fanfics par exemple Roy Mustang et Lisa Hawkeye de FMA sont plutôt appréciés et les fangirls aiment bien étendre le trop peu qu’on voit de leur relation dans l’anime, Sakura et Shao Lan de Card Captor Sakura ou encore Tohru et Kyo de Fruits Basket…bref des couples canons dans leur oeuvres d’origine et bien foutu…la réponse à pourquoi pas plus de fanfics hétéros me semblent simple : parce que y a déjà ce qu’il faut dans les œuvres officielles pour satisfaire les filles en matière de bons exemples de romances hétéros tout de même. Tout simplement. La fanfic comble un manque et on ne manque pas vraiment d’histoires bien fichues de ce style là à vrai dire (bon ok côté cul on peu plus discuter la romance hétéro typique étant souvent très chaste là aussi clairement visant la pucelle effarouchée et les histoires de cul même hétéros centrées sur le public féminin même en fanfic faut fouiller longtemps pour trouver mais y a que là qu’on les trouvent un tant soit peu en fait à vrai dire). De même y a des séries avec des couples yuri officiels très populaires auprès des fans lesbiennes qui en rajoutent un maximum dans leurs fanfics en étendant ces forts rares exemples, comme Sailor Neptune et Sailor Uranus dans Sailor Moon, le couple qui a donné naissance aux fandoms et fics yuri, et qui reste de loin le couple yuri le plus populaire en fanfic, bon dans Death Note y a du yuri officiel vu que Rem la shinigami est clairement amoureuse de Misa et se sacrifie pour elle mais c’est pas très exploité en fanfic vu que le scénar de l’histoire montre largement que c’est pas réciproque Misa n’ayant d’yeux que pour son Light ce qui rend dur de changer l’histoire en un sens qui finit en MisaxRem bien que des gens aient essayé parfois en fanfic, souvent les mêmes féministes qui tentent les fics du genre Takada et Misa deviennent BFF et se retournent contre Light en cramant qu’il s’est foutu de leur gueule par ailleurs mais souvent ça reste des fics à l’audience de niche de féministes militantes qui ne touchent pas vraiment un public large sans doute parce que c’est trop évident que cela change un truc central du caractère de Misa et de Takada en amoindrissant leur dévotion totale à Light donc la majorité du fandom adhère pas ne les y reconnaissant plus trop, bref pour la majorité du fandom de Death Note yuri ça reste surtout la meuf avec qui Light était dans le bus avant de buter Raye Penber et puis point stop, dans Card Captor Sakura que Tomoyo est lesbienne et a un kif sur Sakura est évident mais non réciproque donc autant les lesbiennes sont contentes d’avoir une représentation positive officielle avec Tomoyo autant elles font assez peu de yuri Sakura/Tomoyo en fanfic parce que c’est trop évident que Sakura n’a d’yeux que pour les garçons, y a des nanas pour lire la tension romantique entre Ranma et Akane quand Ranma est dans un corps de fille comme plus ou moins du yuri mais c’est clairement pas l’interprétation majoritaire vu qu’il est assez clair que quelque soit son corps la plupart du temps Ranma pense et agit comme un homme ce qui fait que la plupart des gens voient le coupe Ranma/Akane comme purement hétéro malgré que Ranma aient un corps moitié soleil et moitié pluie comme le dit si poétiquement le générique vf. Dans Evangelion y a du yuri officiel entre Ritsuko et Maya mais comme ce sont des personnages assez secondaires par rapport aux protagonistes centraux et qu’il est clair que Misato est hétéro et qu’Asuka et Rei ne peuvent pas s’encadrer le résultat c’est que le fandom yuri d’Eva est au final assez discret, bah oui hein quand 90% des personnages féminins ont des interactions quasi exclusivement avec des personnages masculin en fiction ça aide pas pour trouver matière à créer du yuri, ce qui est probablement l’explication numéro 1 de pourquoi le fandom yuri parait désertique face au fandom hét ou plus encore au fandom yaoi dans le monde des fanfics. Kouya et Yamato sont clairement officiellement lesbiennes dans Loveless et c’est sans doute notre second couple yuri avec un bon fandom…mais il faut souligner que ce sont des personnages secondaires d’un yaoi (Loveless est une œuvre où le yaoi est canon c’est à dire officiel pas issu de l’imaginaire des fans comme dans la grosse majorité du yaoi de fanfiction) donc d’une œuvre où les relations romantiques centrales sont gays, tout comme Sailor Neptune et Sailor Uranus sont des personnages secondaires d’un shojo où ce sont les romances hétéros qui sont centrales, ah et aussi dans Loveless elles sont des adversaires de combat du couple gay principal, clairement le fandom de yuri lesbien (et non de yuri fait pour un public masculin lui très simple à trouver) s’accroche à tout ce qu’il trouve car il n’a que des miettes. Dans Haruhi le yuri sert surtout à exciter les mecs et est pas super mis en avant face au couple HaruhixKyon assez net donc on est plus dans la romance hétéro, mais les ships yuri possibles y sont assez discrets et peu présents en fanfics, et bien sur on a l’éternel Utena x Anthy de Utena un yuri officiel dont l’histoire lesbienne entre les deux protagonistes est au centre de l’anime et est un grand classique de l’animation japonaise donc ok c’est peu mais les lesbiennes ont plein de couples officiels à partir desquels elles élaborent leur fandom…pour le yaoi c’est toujours nettement plus frileux hein. Je dis pas ça existe dans Card Captor Sakura le grand frère de Sakura est clairement gay et le couple TouyaxYukito est officiel, de même le couple trop bref et nettement pas aussi mis en avant que le ShinjixRei ou le ShinjixAsuka mais bien officiel de Shinji avec Kaworu dans Evangelion mais néanmoins présent et central dans l’histoire et on quelques mangas officiels comme Gravitation, Junjou Romantica ou encore Yami no Matsuei ou bien Loveless cité plus haut dont l’amour entre hommes est le thème central qui sont très populaires auprès du fandom des fanfics mais ça n’empêche pas que cela reste moins populaire que le yaoi inventé par les fans entre personnages notamment les trois couples que j’ai cité plus haut SasukexNaruto dans Naruto, HeeroxDuo dans Gundam Wing et LightxL dans Death Note ont la particularité d’être plus populaires que tout les couples officiels de yaoi ou de yuri existants (bon ok sauf le Sailor NeptunexSailor Uranus qui est plus populaire que le Lightx L et le Heero x Duo mais c’est la seule exception à cette règle)…et aussi d’être plus appréciés des gays que les couples yaoi officiels souvent…le SasuNaru, le HeeroxDuo et le LightxL en vrai y a pas mal d’homos qui adhèrent grave dans mon entourage au point que je sois pas sure du tout que (ah oui et on peut être un mec cis het et aimer des fanfics quelque soit leur contenu aussi juste car on aime les histoires bien écrites ou l’univers dont c’est tiré mais était t’il vraiment besoin de rappeler cette évidence?) ce soit des histoires plus lues par des meufs que par des mecs gays pour tout dire donc bon comme quoi c’est relatif mais le point commun c’est que Sakura (moins Hinata bien mieux perçue) de Naruto, Relena de Gundam Wing et Misa de Death Note dans le monde des fanfics s’en prennent plein la gueule surtout pour être vues comme empêchant l’officialisation de ces couples…pour Sakura je suppose que c’est car son écriture assez sexiste est antipathique à la plupart des fans sinon elles ne seraient pas beaucoup plus conciliantes avec Hinata qui en théorie devrait poser le même problème mais dans les faits leur est nettement plus sympathique, pour Relena je suppose que c’est en partie du à une opposition de la plupart des gens à ses idées de pacifisme total mais pour Misa…non vraiment à part la misogynie je vois pas pourquoi tant de fangirls la détestent à ce point (osez me dire que c’est à causes de ses crimes alors que dans le même temps vous adulez le personnage de Light et fantasmez dessus à fond bien essayé mais pas du tout crédible). Oui le monde des fanfics même si globalement il aide les femmes à mieux s’épanouir dans leur sexualité est bien pourvu en misogynie intériorisée…comme le cerveau des nanas qui écrivent ça et comme c’est des filles en général particulièrement marginalisées sur pas mal de plans dont le profil moyen est une jeune fille de classe populaire bisexuelle en train d’être en âge de découvrir sa sexualité (y a des vieilles ficeuses comme moi qui en ont marre des trucs mièvres et fleurs bleus et veulent du plus hot et mature ont leur site dédiés mais le gros des bataillons des auteurs de fics c’est des adolescentes chose à ne pas oublier quand on leur reproche si violemment d’écrire « mal » et des choses « de mauvais goût » « bleuettes sans intérêt » quand elles font des fanfics…bordel c’est normal que trop peu de femmes osent écrire si on réagit comme ça à leurs premières tentatives de s’y mettre grrrr le prochain qui tape sur une gamine qui écrit une fic de merde qui lui fait du bien à faire de sa propre plume je le mords c’est clair? Laissez les s’exprimer bon sang!) et lâcher toute cette misogynie intériorisée leur permet aussi de l’extérioriser par ce moyen de la fanfic.

C’est aussi pour ça que j’aime pas trop qu’on clashe le manque de conscience féministe dans pas mal de fanfics c’est pas toujours immérité c’est le moins qu’on puisse dire mais c’est souvent une attitude assez maternaliste vieille conne de fanficeuses plus âgées qui tapent sur les doigts des plus jeunes parce que ce qu’elles écrivent leur déplait et ça c’est pas cool ça peut restreindre leur expression personnelle c’est nul. La moyenne d’âge de l’auteur de fanfic est 16 piges en pleine découverte de la sexualité et du féminisme c’est normal que ce soit pas parfait en fait la plupart de ces filles sont vierges et découvrent le féminisme tout juste au moment où elles rédigent leurs premières fics idem c’est souvent leurs premiers essais littéraires donc pas la peine de rager sur la qualité d’écriture (ni d’être verte de jalousie quand c’est super mieux écrit que tes fanfics à toi, en général dans ce cas ce sont des auteures plus expérimentées ayant gardé le goût de la fanfic qui les écrivent).

Ah et aussi dernier point : il est interdit d’interdire quoi que ce soit comme type d’écrit en fanfiction encore heureux c’est un espace ludique et libre de totale liberté, ce serait bête de ne pas en profiter qui que vous soyez donc car ça n’a aucune limite hormis celles de votre imagination mais bon Fantasia est sans limites ;).

Les autistes et Star Trek.

Cette saga depuis le début de son existence a été un havre de paix pour les fans autistes qui s’y sont toujours retrouvés énormément et en ont reçu pas mal de tolérance. Au point qu’en fait les officiels de cette série comprenant et acceptant très bien le concept de headcanon autiste pour pallier au manque de représentation autiste officielle ont été loin déclarant que les autistes pouvaient headcanoner autiste n’importe quel perso de cette série selon leurs besoins et identifications personnelles sans que ça les dérange au contraire ils sont plutôt pour comprenant que c’est important pour bien d’entre nous. Donc en clair si t’as envies de dire « 100% de l’univers de Star Trek et de ses habitants sont autistes c’est officiel » bah t’as techniquement raison du coup. Cependant, quasi aucun fan de Star Trek autiste ne l’a fait en fait. On peut en déduire qu’il est donc faux que ceux et celles poussant pour plus de représentation autiste dans les médias et se faisant des headcanons autistes voient des autistes absolument partout vu que même lorsque les auteurs leur laisse terrain libre pour le faire ce n’est pas ce qu’ils font. La majorité des autistes autant que des non autistes proches d’autistes ou les soignants si on leur dit autisme+Star Trek = répondent Spock! en premier lieu à cette équation. Dans ma série d’articles sur les personnages interprétables comme autistes dont je fais ici le bilan avec un peu de recul de l’eau ayant coulé sous les ponts depuis me permettant d’analyser la réception globalement très positive de ces articles et la raison de celle ci outre les cas que j’ai précédemment évoqués de Newt Scamander et Hermione Granger de l’univers de JK Rowling et des personnages d’Evangelion Rei Ayanami, Kaworu Nagisa et Shinji Ikari les articles au plus de succès sont bien entendu ceux à propos de Star Trek et de ses nombreux personnages à succès à propos des quels une interprétation autiste peut être très fertile. Il a clairement été net que j’avais fait le tour sur JK Rowling et Evangelion et qu’il ne serait pas très utile d’en faire plus à ces sujets désormais sur ce blog mais voyons si c’est aussi le cas de Star Trek ou pas. En commençant évidemment par Spock mi humain mi vulcain qui suit une philosophie où la logique prime surtout et est en lutte permanente avec ses émotions pour faire triompher un raisonnement rationnel en toute circonstances afin d’incarner un strict mais au fond très respectable idéal de vie. Néanmoins dans l’univers de Star Trek l’incompréhension et la stigmatisation que Spock endure face à certains humains nombreux qui ne comprennent et n’acceptent pas la différence mentale entre eux et lui que cette conception divergente du monde impose et qui tentent de l’humaniser à tout prix contre sa volonté fait écho pour pas mal d’autistes et de militants de la neurodiversité aujourd’hui qui s’y retrouvent beaucoup. Néanmoins Spock fier de divers traits en lui qui font aussi écho avec des choses qui se retrouvent souvent chez les autistes comme une franchise brutale, un côté méthodique à en être parfois trop rigoureux et une tendance à l’hyper rationalisation en toutes circonstances est montré dans Star Trek comme tirant de ces particularités de quoi sauver l’équipage de justesse plus d’une fois. Comme il le dit lui même en dépit de ses difficultés de collaboration avec ses collègues il est tout à fait à l’aise et à sa place dans son métier sur le vaisseau car de son propre avis « je ne suis nul part plus indispensable que sur un vaisseau rempli d’humains illogiques », plus d’une fois c’est sa façon d’être qui sauve la peau de son ami humain héros de l’histoire, l’impulsif et caractériel capitaine Kirk aimant un peu trop les aventures périlleuses, la base d’une amitié solide se forgeant d’épisodes en épisodes. Et progressivement le personnel humain apprend non seulement à l’apprécier mais à l’accepter comme il est et aimer ces aspects de lui qui font « autistique » et que notre société a tendance à dénigrer qui du coup dans Star Trek à travers Spock se trouvent revalorisés ce qui fait a plein de fans de Star Trek eux mêmes autistes dans le monde entier une vraie bouffée d’air frais. Beaucoup croient que ça touche juste car Gene Roddenberry le concepteur de Star Trek qui concevait Spock comme l’incarnation de l’image idéalisée de la part logique de lui même au vu de ce qu’il déclarait que la philosophie vulcaine était proche de ses propres croyances et façon d’aborder la vie comme idéalement il souhaiterait de pouvoir le faire aurait pu être un autiste lui même mais bien sur vu qu’il est mort avant que les diagnostics actuels ne permettent de le savoir on ne le saura jamais vraiment. Néanmoins ce n’est pas seulement Spock en lequel énormément d’autistes voient un rapprochement (bien que pas une équivalence totale) avec eux mais l’espèce Vulcaine de Star Trek dans son ensemble, beaucoup moi comprise d’ailleurs explique plus facilement aux gens qui ils sont et leurs besoins en résumant par une plaisanterie du genre « je suis vulcain(e) » qu’en donnant leur diagnostic d’autisme bien plus flou et embrumé d’images erronées aux yeux des gens car finalement entre ce à quoi ressemble un autiste dans l’imaginaire collectif et ce à quoi ressemble un vulcain dans ce même imaginaire collectif le second cas est généralement plus proche que le premier de la réalité d’une majorité de vrais autistes paradoxalement…enfin du moins si tu parles à des gens qui ont un minimum de culture de Star Trek sinon ils vont te dire « non je suis autiste pas vulcain cette image est dégradante je ne suis pas dépourvu d’émotions au contraire j’en déborde et j’ai besoin de cette logique pour ne pas que ça explose »…sauf que c’est exactement le cas des Vulcains aussi et la base de la raison pour laquelle ils ont crée leur mode de vie reposant sur la philosophie logique de Surak afin d’éviter les catastrophes provoquées fréquemment par leurs débordements émotionnels (genre meltdowns autistiques) ayant mené à des guerres très violentes qui ont failli détruire leur planète avant que Surak n’apporte cet idéal de logique pacifique qui sert largement à canaliser cela. Dans le dernier film le discours de Sarek à son fils Spock le résume bien :

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« Les émotions sont profondes en notre espèce. Nous ressentons tout avec plus d’intensité que les humains et ce de multiples façons. La logique nous offrent une sérénité dont les humains font rarement l’expérience. Le contrôle des sentiments permet que nous ne soyons pas contrôlés par eux ».

Dans la conception d’à peu près tout les autistes de ma connaissance suffisamment pourvu en culture de Star Trek pour connaitre ce fait basique sur les vulcains, soit aujourd’hui la majorité des autistes de ma connaissance vu qu’on est nombreux parmi les autistes trekkies a corriger la perception erronée de « les vulcains n’ont pas d’émotions on ne leur ressemble donc pas » des autistes devenus minoritaires du coup aujourd’hui je crois en sachant trop peu sur Star Trek pour comprendre la nature du rapport vulcain aux émotions, il devient très net à partir de là que les Vulcains peuvent servir d’exemples et d’inspiration positive pour les jeunes autistes qui ne se sont jamais privé de s’y identifier passionnément du démarrage de Star Trek il y a plus de 50 ans jusqu’à aujourd’hui, plus d’un demi siècle que les Vulcains aident les autistes, surtout les plus jeunes parmi eux, à survivre dans un monde rempli d’humains neurotypiques illogiques on ne peut que les en remercier.

Bien sur contrairement aux Vulcains dont la biologie des organes internes est très différente de l’humaine, les autistes sont des humains de ce point de vue, bien que se sentant souvent un peu extraterrestres au sens métaphorique le plus fréquemment étant donné que la définition générale de ce qu’est être humain est fondée sur l’humain non autiste et donc les excluent. Néanmoins les Vulcains vont jusqu’à posséder des traits physiques proches de ceux des autistes, par exemple il a été observé que les autistes conservent un air juvénile plus longuement que les neurotypiques…en parallèle dans Star Trek le vieillissement vulcain est plus lent que le vieillissement humain. De plus la planète Vulcain elle même donne vachement envie d’y habiter quand on est autiste et qu’on la voit dans les épisodes de Star Trek pour la plupart d’entre nous on se sent transportés dans un genre de « maison chez nous » imaginaire il faut bien l’avouer. On a souvent le sentiment sur Terre quand on est autiste de venir d’une autre planète tant on se sent pas adapté sur Vulcain l’éducation est adaptée à chaque enfant et progresse à son propre rythme selon ses gouts et facilités personnelles, très jeune beaucoup ont accès à de quoi satisfaire des intérêts spécifiques très communs des autistes dans cette société hypertechnologique, très informatisée ou les simulateurs virtuels ont atteint un niveau hyper poussé et ou connaitre une quantité encyclopédique de choses à propos des sciences dures et des technologies est très valorisé et ou les échecs sont le plus grand sport planétaire développés à un point de sophistication extrême. Néanmoins je tiens à corriger deux clichés fréquents à propos des Vulcains, qu’ils n’auraient pas d’intérêt pour la nature rien n’est plus faux on parle d’une espèce de végétariens qui prône une éthique de la compassion proche du bouddhisme et fait une place importante aux animaux domestiques membres de la famille dans l’éducation de tout ses enfants c’est juste que Vulcain est une planète aride où la vie est difficile et peu d’espèces tiennent le coup qui donne de loin cette fausse impression qu’il n’y a pas beaucoup de nature et que les vulcains apprécient peu de sortir de leurs villes mais c’est faux, Vulcain est une planète très belle à sa façon dans sa splendeur minéral avec ses volcans, ses chaines de montagnes et ses déserts et les Vulcains ne se lassent pas d’en contempler la beauté, même si c’est moins mis en avant que leur amour des sciences dures, les Vulcains ne méprisent pas réellement les arts au contraire ils tiennent leurs artistes en haute estime même si ils ont un art aux concepts assez rigides pour un non vulcain car soumis toujours aux règles de la logique (pour l’art post Surak cela dit car l’art vulcain précédant cette période est plus passionnel et jugé généralement par les humains plus palpitant). Et en plus les politiques de ce monde sont plus occupés de découvrir de nouvelles choses en explorant des planètes inconnues de façon plus scientifique que conquérante que d’encourager la discrimination pour se faire réélire. C’est l’autre cliché commun que tout les Vulcains et tout les autistes seraient des matheux ou des programmeurs informatiques mais si c’est vrai que c’est commun d’où l’existence de ce cliché c’est loin d’être un automatisme pour les autistes…comme pour les Vulcains qui sur leur planète bien sur on besoin d’exercer toutes les professions qui peuvent exister. Il n’y a pas l’air d’avoir de métier vu comme méprisable sur Vulcain tant que tous se font dans les règles de la logique (et encore même ça n’est pas un absolu total vu que des vulcains les réforment, lutte contre ou en proposent des versions plus rigoristes bref c’est une philosophie en débats avec différents courants qui lui sont internes comme externes dans le monde vulcain). Les Vulcains ont de plus comme nous les sens notamment l’ouïe et la vue mais aussi le goût plus exacerbés ce qui fait par exemple qu’ils ont des tolérances alimentaires limitées préférant des gouts légers dont ils peuvent explorer la saveur plutôt que des gouts violents qui leur agresse les papilles par exemple encore une fois ça ne vous rappelle personne? Oui bon voilà. En plus bien des moments de communication ratée et quiproquos de la série entre humains et vulcains viennent de ce que les vulcains ont pris littéralement des phrases d’humains parlant par métaphore. Autre point important : sur Vulcain il y a autant d’hommes que de femmes forcément puisque c’est une planète toute entière. De plus même si autiste n’est pas une espèce on a bien une différence génétique avec les neurotypiques qui se transmet de génération en génération…et les vulcains deviennent vulcains physiquement en naissant dans des familles vulcaines et culturellement en étant éduqués dans les valeurs de leur planète. Bref plus on se renseigne en parallèle sur les caractéristiques commune des humains autistes d’un côté et des vulcains de l’autre plus on se rend compte qu’hormis deux trois détails parce que science fiction et alien oblige…ce sont les mêmes.

Comme expliqué ici en anglais par une autre fangirl autiste de Star Trek : https://www.womenatwarp.com/the-duality-of-spock/

« What do Vulcans and Autistics have in common? They are often perceived by Humans and neurotypicals to be cold, unemotional, without empathy, and often logical and literal to a fault. Yet Star Trek canon and the neurodiversity movement continue to prove is the opposite is often true, if one takes the time to look. » (Qu’il y a t’il de commun entre Vulcains et Autistes? Ils sont fréquemment perçus par les humains neurotypiques comme froids, sans émotions, dépourvus d’empathie, et très souvent logiques et littéralistes à l’excès. Pour autant quand on regarde l’ensemble des événements qui se sont déroulés autant dans les épisodes fictifs de Star Trek que dans la réalité du mouvement pour la neurodiversité…il semble continuellement prouvé que c’est souvent l’inverse qui est vrai si on prend le temps d’y regarder d’un peu plus près. »

Pour aller encore plus loin je rajoute quand même que Surak le fondateur de la philosophie Vulcaine est à un moment dans un roman officieux de Star Trek soupçonné par la psy de The Next Generation Deanna Troi d’avoir eu un genre de version vulcaine du syndrome d’Asperger ce qui expliquerait les parallèles entre la façon de penser des autistes et celle des Vulcains dont en gros la culture serait fondée depuis des millénaires sur la philosophie de vie d’un autiste.

La bien célèbre fascination de Spock pour les sujets qui le passionne pour lesquels sa curiosité scientifique va jusqu’à le mettre en péril mortel parfois tant elle l’emporte sur sa prudence par moments là aussi nous sort totalement du cliché des vulcains sans émotions issu de gens n’y connaissant que dalle à Star Trek de un et surtout de deux sonne drôlement proche des intérêts spécifiques autistiques ok ça par contre c’est plus un trait spécifique de Spock lui même que des vulcains en général mais ça rajoute de l’eau à notre moulin.

De plus la philosophie vulcaine de l’IDIC qui favorise d’infinies diversités en d’infinies combinaisons et très tolérante et laisse entendre que les vulcains sont tout à fait ok avec les LGBT et les minorités ethniques. D’ailleurs parmi les personnages vulcains principaux on a T’Pol qui est une femme ou encore Tuvok qui est noir de peau (bon après pour trouver des vulcains LGBT faut fouiller côté fanfiction mais bon plus de 50 ans de fanfictions Spock/Kirk nous contemplent et sont là pour assouvir ce besoin bien qu’elles n’aient rien d’officiel c’est presque une institution mal assumée dans l’univers de Star Trek depuis le temps que ça existe) comme toute sa famille et qui d’ailleurs a pas mal plaisanté sur le manque de diversité du physique de la plupart des acteurs principaux des Vulcains il est vrai presque toujours clairs de peau que ce n’est pas très logique vu que Vulcain est une planète désertique cramée par le Soleil et qu’en théorie si on était respectueux des sciences par rapport à la mélanine et tout sur l’immense majorité de Vulcains la quasi totalité des Vulcains devraient être aussi noirs que Tuvok et sa famille. Bon ça reste une série hollywoodienne très imparfaite hein. Bon après y a aussi que Vulcain semble très inspirée des cultures asiatiques comme cela a notamment été remarqué ici : https://apricot.wordpress.com/2009/11/24/a-logical-conclusion-vulcansasians/(outre que le côté froid, logique, sans émotion, surdoué des sciences et des maths mais ostracisés ça sonne très cliché de la minorité modèle subit par les asiatiques également, les vulcains sont aussi dépeints comme mystérieux ce qui ressemble beaucoup au fantasme occidental orientaliste sur l’Asie mystique surtout que le thème musical des vulcains dans le dernier film est joué à l’erhu un instrument de musique chinois traditionnel, le signe de longue vie et prospérité a été inspiré à Nimoy par sa culture juive (le cas juif est compliqué mais on nous renvoie parfois à l’occident et parfois à l’Asie avec beaucoup de clichés communs à ceux sur les asiatiques d’ailleurs…et on sait que dans la vraie vie ça conduit dans les pays occidentaux à un surdiagnostic d’autisme chez les juifs et les asiatiques par incompréhension des différences culturelles d’ailleurs je me suis souvent demandée si mon diagnostic signifiait vraiment que j’étais autiste ou juste mal comprise car juive mais vu que ma famille me capte pas davantage que les gens extérieurs les deux semblent t’il, je connais pas mal d’asiatiques et de juifs autistes partageant cette ambivalence et ses interrogations là par rapport à leur diagnostic d’ailleurs), les maisons des vulcains ont des airs de retraites zen japonaises, là aussi c’est typique de l’Asie dans le fantasme orientaliste où tout ce qui vient d’Asie est mélangé comme si tout ces peuples avaient la même culture…autre parallèle nettement plus douloureux par contre arrivé hélas dans le monde réel avec le « type mongol » prétendu à de nombreux autistes surtout ceux avec déficience intellectuelle et les théories racistes et validistes plus que douteuses qui en ont très longtemps suivi dont on sort tout juste qui ont fait autant de mal aux habitants de Mongolie qu’aux autistes, les cheveux noirs, la coupe au bol, les yeux noirs, les vêtements vulcains clairement inspirés des habits traditionnels de la dynastie Han clairement la Chine est l’inspiration principale au niveau culturel du style vulcain. Même la philosophie d’autodiscipline de Surak a des accents d’inspirations bouddhistes prononcés bien que cela reste une culture très différente et fictive que celle des vulcains. L’auteur de Star Trek était un anti religieux notoire et ne respectait pas davantage le bouddhisme que les autres religions mais bon entre ça la méditation style zen à laquelle pas mal de vulcains se livrent régulièrement, le pacifisme et l’éthique de la compassion et de la non violence des vulcains très proche de la notion d’ahimsa de la philosophie indienne et les points d’acupuncture vulcains…que l’auteur ait admis avoir fondé les vulcains en se basant sur les cultures d’Asie de l’Est n’étonnera personne. Pas sur toutes cela dit surtout la culture juive avec pas mal d’apports issus des idées de Nimoy, celle indienne aussi légèrement avec ce que j’ai cité plus des noms vulcains sonnant vaguement proche des noms indiens parfois, tout ce qu’on vient de dire sur la Chine bien que les Romuliens soit davantage que les Vulcains leurs cousins inspirés des chinois dans Star Trek surtout au niveau géopolitique, le Japon en fait surtout avec le mélange de toutes ces inspirations et le côté pro US, même si bien sûr avec le stoïcisme de la philosophie vulcaine on sent aussi des influences grecques et romaines évidentes. Voilà donc réglé le mystère de la peau claire des Vulcains, référence directe à celle des personnes issues de ces régions du monde. D’ailleurs dans un épisode où ils sont coincés dans le passé sur Terre quelqu’un dit à Kirk qui se balade avec Spock « votre ami a l’air bizarre il est étranger non d’où il vient? » (Spock cache ses oreilles d’alien sous un bonnet alors), ce à quoi Kirk répond « de toute évidence vous voyez bien qu’il est chinois » pour éviter que davantage de questions ne soient posé et ça semble satisfaire les humains américains des années d’avant guerre comme réponse. Ah oui et sur les bols chinois en céramique on écrit toujours 長命富貴 dont le « longue vie et prospérité » vulcain est l’exacte traduction. ‘存天理灭人欲’ en philosophie chinoise est une phrase très ancienne dont le sens est « retient la logique et les lois naturelles, annihile le désir humain ». Idée de Confucius vers -500. Les analectes de Surak reprennent directement le nom d’un livre célèbre de la philosophie confucéenne les analectes, au fond Confucius est même davantage proche de Surak que le Bouddha ne l’est dans sa philosophie. Tout ce patchwork multiculturaliste se retrouve dans la philosophie des Vulcains qui peut être résumée à un mix de bouddhisme, de confucianisme, de taoïsme et de stoïcisme mais malgré tout ce mélange qui par miracle a trouvé le moyen de produire un truc harmonieux et respectueux des cultures auxquelles il emprunte dans l’ensemble avec toutes ses singularités le monde vulcain, sa culture et sa philosophie demeurent dotés d’une grande part d’originalité issu d’inventions pures et n’est donc réductible ni à ça ni à ses emprunts à la culture autiste. En fait la C’htia vulcaine est assez développée pour que des fans aient crée des blogs entiers consacrés à tenter de faire vivre cette philosophie en vrai dans le monde humain :https://cthiakolinahrandsurak.wordpress.com/about/ …j’avais testé plus jeune de voir si je pouvais vivre autant comme un vulcain que faire se pouvait et j’avais tenu même pas trois mois mais il y avait peu de gens qui tentaient le coup à l’époque, pas autant qu’aujourd’hui faudrait que je vois ce que ça donne maintenant et que je réessaye avec les conseils de gens qui y ont mieux réussi que moi.

Autre côté pratique des Vulcains pour expliquer vite fait qui tu est sans te retrouver à entendre des conneries validistes sur l’autisme, « ah t’es autiste t’as pas d’empathie t’es comme une sociopathe narcissique quoi? », « euh non plutôt comme un vulcain en fait » rendra le manque d’empathie autistique bien mieux expliqué qui si je m’emmêle les pinceaux et lasse le valide à tenter de l’expliquer avec trop de références et détails scientifiques la différence d’empathie entre le neurotypique et moi, l’autiste du coin. Ici T’Pol l’explique mieux que moi :

« Vous pensez que la perte d’un collègue ou d’un ami ne nous affectent pas? Bien sur que si. Cependant, si nous nous laissons emporter par nos émotions elles nous submergent. Vous êtes ce qui êtes dans une situation enviable par rapport à nous sur ce plan ».

Bref pour beaucoup d’autistes, sans doute la majorité parmi ceux qui ont un intérêt spécifique sur Star Trek, le sentiment d’être sur la mauvaise planète sur Terre s’apaise un peu en se rappelant qu’on sait où est Vulcain notre vraie planète à nous.

Et là je mets E.T Phone Home du groupe S.P.O.C.K sans raison à part j’ai envie :

Un gamin harcelé parait t’il a calmé ses harceleurs en disant que son autisme n’était pas la preuve d’une maladie chez lui mais simplement la démonstration de ses origines vulcaines…il a totalement retourné la situation et ses anciens tourmenteurs l’ont regardé avec respect, admiration et même une pointe d’envie…GG le gosse. Scotty téléportez moi sur Vulcain svp je rentres à la maison. Plein d’autistes du monde entier se disent « vulcains » au lieu d’autistes entre eux c’est dépathologisant et déstigmatisant. Bref je serais plutôt de l’avis en matière de headcanon que Vulcain est la planète des autistes et tout les vulcains partagent notre neurotype en plus c’est une planète avec toute la diversité de gens, de cultures, de sociétés, d’opinions politiques etc…que ça suppose donc quoi de mieux pour nous représenter dans toute notre diversité d’autant plus que IDIC quoi.

Cela est au point tout de même ou des autistes face à des non autistes leur demandant des conseils pour écrire correctement un personnage autiste leur disent tu sais quoi écrit un vulcain à la base et transpose dans le monde humain et tu devrais y être, j’approuve si l’auteur connait et saisit assez la série Star Trek et a le talent littéraire pour ça passe.

Bref voilà sur Terre l’autisme est une pathologie, sur Vulcain c’est un idéal de vie.

Pas mal de femmes neurotypiques mariées à un homme autiste le surnomment Monsieur Spock y a même un bouquin écrit par l’une d’elle « aimer Mr Spock que ça s’appelle ». Les femmes autistes fans de Star Trek, Temple Grandin par exemple mais aussi bien d’autres plus anonymes elles s’identifient souvent très fort à Spock (pas toujours mais souvent), et beaucoup aussi veulent se marier à un homme semblable à Spock. Un homme autiste qui les comprendraient et accepteraient en clair quoi. Bon après comme les nombreux personnages féminins vulcains sont un peu moins connus et populaires en général ça va plus vite d’expliquer aux gens ce qu’est une femme autiste en disant…Spock en fille, voilà ça c’est nous (quand on cosplaye) :

live long and prosper | lady spock for comic con 2010 | Flickr

Longue vie et prospérité.

Les autistes et Evangelion.

De très loin dans ma série d’articles sur les potentiels personnages autistes de fiction les plus populaires après celui sur Hermione sont ceux sur les personnages d’Evangelion, avec en tête…Rei Ayanami bah oui forcément on cherche une alternative de personnage féminin autiste populaire pas venu d’une auteure comme JK Rowling aux déclarations directement hostiles aux femmes autistes malgré qu’elle ait crée des personnages comme Hermione Granger, Luna Lovegood et Newt Scamander qui résonnent avec la communauté autiste pas mal. Et dans le monde des mangas le plus pourvu en fans autistes c’est…Evangelion hein sans grande surprise vu qu’Hideaki Anno l’auteur a lui même déclaré qu’il pensait être potentiellement lui même autiste mais n’en était pas sur (tout simplement parce que il a eu des psys plutôt psychanalysants et à l’ancienne et d’ailleurs ça se sent dans toute son œuvre mais bon il est âgé aussi ce n’est pas trop étonnant). Parmi les 16 personnages que j’avais étudiés dans cette série donc il y avait Hermione Granger et Newt Scamander de l’univers de Rowling mais aussi trois des personnages majeurs de l’univers d’Evangelion, Rei Ayanami, Kaworu Nagisa et Shinji Ikari. Tous dans les gros succès de cette série d’articles. Bon il faut dire qu’Anno lui même dit d’Evangelion que c’est en partie un commentaire sur l’autisme donc bon en fait c’est un peu comme si avec ce genre de métadiscours il était canon que ces trois là sont autistes à vrai dire maintenant en fait vu qu’ils sont des personnages avec une forte composante autobiographique de la part du réalisateur la chose est bien connue. Par contre pourquoi Rei et Kaworu se sont retrouvés à être jugés plus proche de personnages autistes auxquels mon lectorat s’identifie que Shinji pourtant beaucoup plus ordinaire le gars? Je l’ignore. J’aurais pu penser que c’était du fait d’un lectorat à majorité féminin mais je sais que mon public est mixte à légère majorité masculine donc raté comme explication. Par contre malgré mon ambivalence personnelle sur le sujet la majorité de mon public tend à être de gauche et pro féministe et donc au courant des histoires de problèmes de représentations plus fort pour les personnages autistes féminins d’où sans doute une part de leur intérêt plus grand pour une interprétation autiste de Rei une femme et de Kaworu un ange de genre masculin certes mais au corps asexué comme les anges donc qui parle pas mal aux trans et non binaires autistes comme représentation populaire possible d’eux je pense vu que bah…elles se comptent sur les doigts et ce personnage est bien foutu et d’un autisme plus ou moins canon ce qui n’est pas commun, de plus c’est un personnage ouvertement homosexuel là où la bisexualité de Shinji est moins assumée et plus ambiguë. Bon les quelques neurodivergentes yaoistes hardcore de mon lectorat aident sans doute sa popularité aussi certes mais ça n’explique pas tout. Pour Rei c’est simple « je ne suis pas une poupée », elle réunit bonne représentation potentielle de l’autisme féminin, histoire féministe appuyé par les convictions politiques d’Anno en la matière (réalisateur comme Miyazaki dont il est proche par ailleurs dans la vraie vie plutôt style féminisme seconde vague en terme de positionnement politique face au sexisme)…et surtout pour les femmes autistes se reconnaissant en elle parce que Rei la solitaire différente, silencieuse et de santé fragile ça nous rappelle quelqu’un assez fréquemment…nous mêmes. On a tendance à s’y identifier beaucoup. Et puis tout le combat de Rei consistant à monter qu’elle est une vraie personne, un être humain avec sa pensée et ses désirs propres c’est aussi le notre donc ça aussi en nous ça réveille une corde sensible. Techniquement Anno a crée Rei sur le modèle de la description psy du trouble de la personnalité schizoïde pas de l’autisme mais on la voit de l’extérieur du point de vue de Shinji et extérieurement ça se ressemble assez pour que l’on s’y retrouve aussi bien chez celles IRL qui ont été étiquetées, l’un, l’autre ou les deux car elle est bien faite sur ces deux plans apparemment. En fouillant un peu je me suis aperçu que dans la communauté LGBT visiblement le personnage de Kaworu est un sujet d’identification encore plus important que dans la communauté autiste, pas étonnant bien davantage que sa maladresse sociale c’est son attrait net pour Shinji que l’histoire d’Evangelion met en avant. Cependant du coup qu’il soit un personnage très populaire auprès des gens cumulant autisme et identités LGBT plus qu’aucun autre cumulant les deux à ma connaissance (font dire y en a pas des masses) ne me parait pas étonnant. Kaworu étant un ange a qui a été fabriqué un corps humain à quoi ressemble exactement son corps et si il y a un sens à lui attribuer une sexualité ou non et si il l’envisage d’une façon proche de celle des humains ou pas du tout demeure mystérieux…du coup y a des trans, non binaires, intersexes et des asexuels pour s’y retrouver qu’ils soient autistes ou non et d’autant plus quand ils le sont. Néanmoins les informations officielles sont relativement claires qu’en terme de genre Kaworu est un homme et en terme d’orientation sexuelle il est 100% gay. Pour le coup il parait que ça ce n’est pas autobiographique de la part d’Anno pour le coup cet aspect de romance entre hommes entre Kaworu et Shinji. C’est sans doute plus qu’Anno a voulu porter ce message là de tolérance en mode allié un peu comme quand Kaji l’invétéré dragueur de femmes taquine Shinji :

« Le genre n’a rien à voir avec l’amour ».

Shinji qui cela dit lui même vu à quel point il est paumé dans le genre, ses difficultés relationnelles avec les femmes autant qu’avec les hommes et ses problèmes mentaux qui le rendent souvent un peu paumé aussi vis à vis de ce que normativement on norme « la réalité » c’est à dire avec des expériences de vécu très à l’ouest de ce que le consensus sur ce qu’est la réalité constitue a lui même une identité de genre au final assez ambigue surtout vers la fin où on a de plus en plus l’impression que les autres personnages centraux aux genres variables sont plus ou moins d’autres identités cohabitant dans la tête du même protagoniste une des raisons sans doute pour lesquelles pas mal de LGBT autistes ou pas se retrouvent aussi dans son personnage et Casey Monglio, acteurice trans non-binaire a été casté(e) par Netflix comme doubleuse anglais(e) de la rediffusion de la série Evangelion en lien avec les nombreux trans hommes, femmes et/ou non binaires qui se sont retrouvés dans des aspects de son personnage très fortement. La crise existentielle d’un ado qui ne sait pas qui il est et est paumé avec son genre, son orientation sexuelle, son fonctionnement cognitif et ses troubles psys dans un monde post apo à cause de plein de catastrophes environnementales visiblement entre ça et le 4ème film d’Evangelion qui doit sortir bientôt ailleurs qu’au Japon que je puisse enfin le mater j’espère forcément ça remet au gout du jour la série…et « étrangement » au vu de la situation mondiale ça résonne à nouveau fort avec les jeunes d’aujourd’hui malgré le contexte différent des années 1990 où l’animé est sorti de base. Shinji en même temps a été prévu pour être un personnage féminin à la base par Anno pour éviter que le côté autobiographique se voit trop en même temps et pour les nombreuses femmes trans qui s’y sont identifiées entre ce côté là qui doit être plus ou moins perceptible et le fait que Shinji se bat sans cesse contre un idéal masculin destructeur qu’il échoue d’incarner et s’en prend plein la gueule tout le temps notamment de son père qui voit en lui une femmelette pas à la hauteur de la tache qui l’attend dont il ressent avec grande honte la déception vis à vis de lui ce qui contribue au côté très sombre de la vision du monde de Shinji qui clairement est proche du suicide parfois dans l’histoire forcément ça a énormément fait écho au vécu de pas mal de fangirls trans d’Evangelion. Dont des autistes dans le lot probablement.

Kaworu pour Shinji c’est le bref et trop évanescent moment de lumière dans la nuit qui finit par un suicide sacrificiel tragique pour que Shinji puisse vivre ce qui achève de dévaster un protagoniste déjà pas mal au bout du rouleau peu avant la fin de l’histoire.

Tout ça cela dit ne suffit pas vraiment à expliquer le succès de tout ces personnages auprès de mon propre public à légère majorité d’hommes hétéros certes peu à l’aise avec les normes de genres car pour la plupart neurodivergent et/ou avec des troubles psys donc ne collant pas trop sur le plan mental à l’idéal normatif masculin viril validiste mais qui si ils peuvent avoir de la sympathie pour toutes ces luttes là car généralement eux mêmes de gauche et alliés des luttes féministes et LGBT n’en font pas directement partie. La plupart me dit on dans mes stats (qui valent ce qu’elles valent mais bon) sont trentenaires donc un peu plus âgés que moi même, pas mal ont aussi des handicaps ou soucis de santé physique, bon en même temps c’est un blog antivalidiste je m’y attendais tant mieux ça colle au moins sur ça, dans le lot y a masse de gens dans le BDSM (notamment énormément de soumis qui ont apprécié la pub que je leur ait faite apparemment) et de gauchistes plus ou moins païens ou en recherche spirituelle au sens large, pour la plupart blancs, pauvres au sens de sous le seuil de pauvreté et favorables à la lutte des classes avec une grosse majorité de chômeurs glandeurs comme moi dans le lot (mais qui d’autre à du temps à perdre à me lire en même temps?). Bon au moins j’aurais réussi à me faire l’écho de voix de prolos handis/fous/neurodivergents c’est déjà ça même si visiblement sur le sexisme et le racisme j’ai encore des angles morts pour parler à toutes celles d’en bas…pourtant j’chuis une fille en théorie…enfin il parait, cela semble me correspondre moins mal que les autres cases qui existent mais chais pas même avec les autres femmes autistes je me sens moins comprise qu’avec les mecs c’est systématique allez comprendre. Bon fin du HS 3615 my life tout ça pour me dire mais WTF pourquoi ces gars là se retrouvent encore plus en Rei et Kaworu qu’en Shinji au juste? Ah oui c’est tout con…on est nombreux à avoir assez expérimenté de déshumanisation pour ne pas se sentir totalement humain au moins métaphoriquement et donc se sentir plus proches de Rei et de Kaworu deux plus ou moins extraterrestres donc qui ne le sont pas non plus que de Shinji qui l’est et est mis en position de défenseur de l’humanité là où probablement comme la notre pour beaucoup de gens de mon lectorat notre position vis à vis de l’humanité est plus ambivalente. On est nombreux à se sentir un peu extraterrestres sur les bords et c’est sans doute en cela qu’on retrouve notre portrait encore plus chez Rei et Kaworu que chez Shinji même si bien sur il est un très bon miroir pour nous aussi.

Les autistes et JK Rowling.

Plein de gens sont fans de l’univers de l’auteure d’Harry Potter et des Animaux Fantastiques, dont plein de neurodivergents notamment qui sont nombreux à sentir un écho de leur situation dans certains personnages de ces univers tel notamment que Newt Scamander dans les Animaux Fantastiques qu’on se rejoint à peu près tous dans la communauté autiste pour en majorité juger que les personnages autistes crées et conçus par des non autistes pour l’être genre ceux d’Atypical ou de The Good Doctor sont généralement très mal joués par des non autistes (pris au casting contrairement à des autistes qui l’ont tenté ce qui est validistes en soi et montre bien qu’ils ne voulaient pas d’autistes mais de valides jouant la fiction que les valides espèrent reproduire dans leur imaginaire collectif sur les autistes) et à un niveau de clichés et stéréotypes sur l’autisme tel que limite même The Big Bang Theory qui est volontairement caricatural l’est pourtant moins c’est dire si ça craint, The Good Doctor change l’autisme en super pouvoir plus que handicap ce qui est quand même une façon hyper privilégiée de percevoir l’autisme, quand on est bourge comme Greta Thunberg peut être mais sans ça le juger ainsi avec 80% d’autistes au chômage de longue durée ça va quand même être difficile. The Good Doctor c’est moins pire mais bon y a 1% de docteurs autistes dans la réalité, l’immense majorité des autistes sont bien plus dans la merde que ça donc ça reste une série petite bourgeoise. Comme bien trop de séries vous me direz. Et puis aussi ces séries contribuent à l’image excluante d’un autisme exclusivement masculin. Bon Newt Scamander le protagoniste des Animaux Fantastiques est sans aucun doute le personnage conçu pour être autiste le mieux fichu dans la culture populaire, oui véto c’est pas si loin de docteur cependant on fait pas de ses traits autistiques le principal intérêt du personnage et le tout de sa personnalité ce qui est encore hélas trop rare dans les personnages fictifs d’autistes, il est joué par un valide certes mais qui sait à quoi ça ressemble un vrai autiste et ne les méprisent pas et ça se sent au jeu qu’il a et aussi il sauve le monde, pas qu’on le fasse tout le temps mais que bah c’est un héros avant tout dont il se trouve qu’il a également des traits autistiques mais c’est secondaire par rapport à son action et à sa personnalité tout en étant bien fait. Voilà c’est ça qu’on veut pas des séries validistes qui se félicitent toutes seules d’avoir créer des personnages autistes avec de l’empathie et une personnalité…bref des personnages autistes qui sont des vrais personnages tout court par des caricatures mal fichues. Encore heureux quoi. Ce serait mieux si c’était vrai en prime mais bon voilà c’est toujours mieux que Rain Man comme idée de l’autisme dans la tête des gens mais ça reste à des kilomètres d’à quoi on ressemble vraiment des trucs comme Atypical ou The Good Doctor, c’est pas immonde mais c’est très moyen. Face à cela un personnage comme Newt est bien plus un bol d’air frais. C’est le troisième plus cité aujourd’hui après les gens de ces deux séries comme personnage autiste par les autistes mais aussi par les psy et par les familles d’autistes et ça c’est tant mieux c’est lent mais ça commence à rentrer à quoi on ressemble vraiment donc. Seulement il y a un problème bien connu dans les représentations d’autistes auquel JK Rowling a succombé le sexisme. Ce n’est pas uniquement en rapport avec ses déclarations plus que nulles en matière de transphobie qui ont beaucoup blessé le nombre important d’autistes transgenres et/ou non binaires, mais aussi car dans sa tête les femmes neurodivergentes n’existent pas. Paradoxal quand elle même a fréquemment été soupçonnée d’en être au vu de ce que certains de ses personnages comme Hermione Granger ou Luna Lovegood en particulier résonnent particulièrement fort avec l’expérience des jeunes femmes autistes dont moi notamment qu’on a surnommée « Miss Granger » toute ma scolarité comme quoi c’est pas juste nous les proches aussi perçoivent cette ressemblance. Bon peut être qu’elle s’est sentie insultée d’être une valide soupçonnée d’être potentiellement une femme autiste à cause de ça cette auteure mais toujours est il que dans sa tête les femmes autistes ça n’existe pas. Ok super. Comme quoi on peut bien écrire un personnage masculin autiste et ne pas être fichue de comprendre l’autisme au féminin (ou de l’assumer) ça arrive. Après l’actrice qui joue Luna Lovegood a été bien plus bienveillante envers les headcanons autistiques sur son personnage, faut dire elle est pas autiste mais dyssynchrone donc la neurodivergence elle le vit normal que ce soit une bonne alliée pour ces combats, pour l’actrice d’Hermione Granger Emma Watson elle ne s’est à ma connaissance pas prononcée sur cette polémique donc on ignore son avis là dessus et si elle en a un. Les commentaires ignares de JK Rowling prétendant à l’inexistence de l’autisme au féminin ce sont diffusés et on fait beaucoup de mal dans une lignée à peu près similaires aux conneries tout aussi dépourvues de base solide de Josef Shovanec sur cette question comme quoi il y a d’autres problèmes spécifiques sur la question des représentations à la croisée de l’autisme et de la condition féminine. Pour info la moitié des autistes sont des femmes hein. Tout cela n’empêche pas que dans ma série des articles sur les personnages potentiellement autistes de fiction l’un des plus populaires et des mieux reçus de tout mes articles tout court propose une possible interprétation d’Hermione comme personnage autiste c’est un headcanon de loin plus populaire que n’importe quel autre chez les femmes autistes, la plupart de celles qu’on a diagnostiquées sont jeunes, ont grandi avec la série des Harry Potter et s’identifient à ce personnage très connu depuis l’adolescence voir l’enfance donc ce n’est pas étonnant que les propos méprisant de JK Rowling contre ce headcanon aient été pour elles ressentis comme une trahison brutale. Ce n’est pas mon cas car je me sentais plus proche d’autres personnages féminins interprétables comme autistes, Rei Ayanami d’Evangelion par exemple, mais c’est vrai que si j’oublie les mangas et je reste sur les médias occidentaux les femmes typées autistes se comptent sur les doigts de la main parmi les personnages féminins. Les premières à qui je pense sont les vulcaines de la série Star Trek mais en France c’est bien moins connu que Harry Potter donc ça m’étonne pas que ça revienne moins souvent dans les références. Du coup les interventions négatives de JK Rowling à propos de l’autisme féminin et de l’autisme des trans et non binaires ont crée des dommages non négligeables dont elle ne s’est jamais excusée comme elle l’aurait du. Il va y en avoir du chemin avant la médiatisation populaire bien foutue et acceptée de personnages autistes féminins en Occident visiblement.

Se sevrer des antidépresseurs mon expérience.

L’hosto m’a refourgué des SSRI soi disant pour calmer mon anxiété en recapturant naturellement la sérotonine qui manque dans le cerveau des anxieux sévères chronique parait il du moins c’est ce que le médecin disait mais après en me renseignant j’ai découvert qu’il racontait que des conneries pour me forcer à prendre c’te merde là pendant deux mois ce que j’ai bien regretté par la suite. Physiquement j’avais l’impression que ça me faisait que dalle et qu’autant boire de la flotte, tout les médecins que j’ai connu ont pourtant fait un forcing à la limite de l’illégal pour que je continue de m’ingurgiter cette saloperie tout ce temps et ont même essayé de pousser le bouchon plus loin pour que je me la fassent infliger et subir encore un mois de plus mais ce fut la goutte d’eau qui fait déborder le vase j’ai rompu avec ce truc et essayé de me passer des SSRI au sevrage progressif, après trois semaines sans conclusion: je suis mille fois mieux sans je m’en rendais pas compte mais c’était une vraie muselière chimique et rien de plus. Cela servait juste à me rendre trop stone pour me faire l’ouvrir ma gueule mais ça n’avait rien de thérapeutique, mon anxiété était intact et après quelques galères de début de sevrage genre par exemple au pire des épisodes de nuit blanches jusqu’à ce que je retrouve comment dormir sans le SSRI en vrai ça m’a mais deux trois jours pour que je retrouve ma vie, mes émotions et ma combativité. Tout ce que cette saloperie à la con m’avait partiellement pris. Plus jamais je reprends cette merde là c’est 100% définitif. J’admets par contre que le Xanax arrêter pour le moment pour moi j’y arrive pas en revanche. Cela viendra peut être je l’espère le plus tôt possible mais oui je confirme les SSRI sont la plus grosse saleté parmi les médocs existants qu’on peut proposer à quelqu’un en consommation fréquente (les neuroleptiques j’ai jamais pris mais j’ai assez vu les dégâts sur des potes qui les ont subi pour voir que c’est une horreur encore pire mais les ayant toujours refusé fermement vu que personne n’a pu me faire céder d’en prendre ou m’y forcer contre ma volonté jusqu’à présent je n’ai pas d’expérience perso de leurs effets et compte bien ne jamais en avoir surtout que la proposition d’en prendre venait exclusivement de médecins ou psys à forte tendance psychanalytique dans leur formation prenant à tort des manifestations de meltdown autistique pour des crises psychotiques alors merci bien mais ceux là méritent juste que leur salaire sois réduit à zéro et d’aller voir si ils peuvent pas se trouver un autre taf en traversant la rue de mon avis, en tout cas pour mes soins persos j’ai viré tout les psys et je cherche encore voulant en changer définitivement, le généraliste compétent deux secondes pour gérer avec une personne autiste mais putain c’est hardcore à trouver, donc je suis pas experte mais de ce que j’ai vu les neuroleptiques c’est grave pire mais nettement moins fréquemment recommandé, c’est tellement commun de pas s’occuper des malades chroniques et de leur refourguer des médocs psys sans aucun succès pour altérer leur état que j’en viens à sérieusement considérer que tout pseudo médecin qui adopte cette fausse solution de facilité est un incompétent notoire et que la promotion de ces méthodes vient moins d’un souci des patientes que d’une question de vouloir faire des économies sur leur dos à elles, sexisme médical encore une fois de plus contre lequel il faut tout le temps se battre pour des soins dignes de ce nom et c’est usant). Au début la docteure en mode médecine naturelle que j’avais croisé qui disait faut des pétitions et mouvements pour faire interdire l’usage des SSRI je la trouvais excessive mais après en avoir fait les frais j’y suis devenue 100% favorable et maintenant je porte cette revendication comme cette généraliste en fait. Hélas je me rappelle plus d’où je l’avais trouvée dommage sans ça j’en aurais fait ma généraliste. C’était rétrospectivement la moins pire du lot. D’ailleurs plus je me renseigne plus je me rends compte que les médecines naturelles c’est grave plus efficace que toutes ces saloperies chimiques qui servent à rien à part engraisser Big Pharma. On les prohibent au -18 ans parce qu’ils augmentent les risques de suicide…ça devrait être prohibé tout court surtout quand ça augmente à ce point là le principal risque que c’est supposé éviter. J’étais ni dépressive ni suicidaire quand on m’a refourgué ces merdes donc ça n’a pas augmenté en moi un risque inexistant mais par contre ça m’a mise dans une rage folle quand j’ai compris le fond du truc qui consiste en fait à me prendre pour la poubelle à médocs dont personne ne veut histoire de les rentabiliser. Les antidépresseurs sont nuisibles à la santé. De plus leur véritable fonctionnement est qu’ils augmentent la plasticité du cerveau ce qui permet une amélioration de l’humeur que si l’environnement extérieur y est favorable sans quoi il augmente la détresse avec résultat prévisible que ça aide peut être les plus aisés mais ça fait plonger les gens les plus dans la merde encore davantage que tout ce qu’on propose face à leurs soucis économiques et sociaux bien réels soit une camisole chimique à la con et va y dégage et surtout continue de bien fermer ta gueule histoire que le système ne change pas. Les ISRS donc qui font plus de mal que de bien aux gens devraient être les prochains médicaments dangereux interdits pour la santé publique à mon sens ce serait une avancée majeure contre la psychophobie. En vrai perso j’ai eu aucun mal à arrêter ces conneries au contraire même, ça m’a fait énormément plus de bien que de les commencer. Et faite pas les malins à dire que cette position est anti science déjà l’antipsychiatrie est bien plus pro science que la ridicule pseudo science psychiatrique de un et de deux surtout même en faisant les malins qui se plient face à l’académie faut bien sélectionner pour aller chercher les pro ISRS, parce qu’en vrai des psys(+tout les vocables des nombreuses variantes de professions de psychotrucs) favorables à l’extinction des antidépresseurs comme catégorie médicamenteuse en fouillant récemment j’ai découvert qu’il y en a plein. Ils sont minoritaires face aux consensus pro antidépresseurs dans ce monde là certes mais pas minoritaires de si loin que ça en fait. Et leurs arguments je les rejoins à savoir :

1-Plein de méta analyses prouvent que les ISRS sont pas plus efficaces que les placebos.

2-Quand un ISRS est prescrit par un médecin et ne fait pas d’effet positif le médecin en recommande davantage sur la base de rien du tout comme étude scientifique se servant de ses patients comme cobayes expérimentaux d’un mode de soin arriéré et inhumain auquel il est plus que temps de mettre un terme définitif.

3-De plus en plus on propose des antidépresseurs pour tout et n’importe quoi comme problèmes de la vie courante, on pathologise la timidité, la tristesse, l’agitation, les achats excessifs, les taux de sexualité jugés normativement trop haut ou trop bas et à peu près n’importe quelle excuse de comportement qu’autrui trouve chiant et aujourd’hui jugé une excuse valable pour vendre un antidépresseur à quelqu’un. Au réseau des entendeurs de voix un pote à entendu la définition antipsychiatrique de la folie comme « tu deviens fou quand tu deviens suffisamment insupportable à ton entourage pour qu’il confie le fait de tenter de te mater à un psy »…là il devient net que c’est exactement ça. Les DSM sont des manuels davantage publicitaires pour les merdes vendues par Big Pharma que scientifiques le fait est su depuis des décennies mais ce genre de tendance le rend évident. C’est dingue que j’ai pu être assez blasée pour laisser faire ça sur moi tout de même c’est dire ce que lutter contre ce système bien rôdé est un combat usant de David contre Goliath.

4-On est très excessifs sur les prescriptions médicamenteuses et clairement on a un problème de fond à ne pas être aptes à écouter les problèmes des gens et les régler parce que ça implique un engagement politique en opposition au système en place.

5-Il y a aussi que l’hypothèse principale sur laquelle se fonde la recommandation des ISRS est que les dépressifs ont moins de sérotonine dans le cerveau que ceux qui ne le sont pas hors gros souci les méta analyse ont prouvé que en fait être haut en taux de sérotonine et dépressif et vice versa n’a rien d’impossible et est même commun et qu’en fait le taux de sérotonine d’une personne n’a aucun lien avec si cette personne est dépressive ou pas comme d’ailleurs tout les indicateurs physiques de la dépression.

En clair la dépression ne vient pas d’un problème individuel mais d’une difficulté sociale et ne se règle pas en pathologisant un individu ou sa famille mais doit être considérée comme un problème large d’origine sociale à régler par l’action politique. Déjà ça commence par remettre en question ce diagnostic en lui même trop souvent mis en étiquette sur la tête de quelqu’un pour expliquer à la va vite un problème au lieu de chercher la cause de la souffrance psychique à laquelle on fait face et de tenter de la régler.

Bien sûr que dépression et anxiété n’existent pas dans les faits et sont juste une étiquette un peu facile qui pathologise les gens en souffrance psychique pour éviter d’avoir à les comprendre, néanmoins comme la plupart des personnes qui vivent ces problèmes s’identifient à ces étiquettes et qu’elles se politisent en général plutôt autour que contre et que de plus ces diagnostics restent utiles pour avoir des aides et des soins certes très relatifs mais néanmoins parfois indispensables à certaines personnes voir vitaux ce qui fait qu’on ne peut pas à mon sens les jeter à la poubelle de suite même si ça reste pour moi l’horizon à atteindre pour comprendre la souffrance psychique davantage.

Si on résume à l’extrême on va dire vite fait qu’en gros ces étiquettes pathologisent les gens très tristes et ceux qui ont très peur. Pathologisation qui minimise leurs soucis et les fait stigmatisés par les normes, fluides on le voit parce que la crise du covid a fait bouger les lignes aujourd’hui tout le monde ou à peu près est dans un état qu’on aurait dit dépressif ou anxieux dans les circonstances précédant la crise mais au vu de la situation les psys internationalement on finit par redéfinir les critères et dire en gros que seuls ceux qui sont davantage terrorisés ou attristés que la moyenne au point que ça nuit à leur santé physique par des troubles dits psychosomatiques et surtout où ça détruit leur productivité au travail en les laissant planqués chez eux méritent le titre d’anxieux ou de dépressifs mais du coup ça donne un cercle vicieux, tu bosses pas t’es trop anxieux non va bosser ah ça a fait monter ton anxiété bah euh ta chimie doit être mal fichue médicamente toi. Vous voyez la connerie derrière ce système. Et bien sûr qui se retrouve gavé de ces merdes…bah les plus défavorisés dans la société, c’est donc bien des camisoles chimiques pour empêcher les plus mécontents de lutter contre la société telle qu’elle est et de la changer avant tout. Mad In America a lancé une pétition stop Prescripticide (mort par prescription et parallèle avec les pesticides aux origines très similaires à celles des médocs psys chimiques par ailleurs) je rejoins totalement cette idée. J’espère me sevrer du Xanax c’est addictif cette merde, la méditation et le sport ça a suffit pour virer les ISRS pour moi mais pas encore les benzos connus pour être des saloperies particulièrement addictives. Bon honnêtement mon rapport aux benzos et anxiolytiques est plus complexe mais globalement sur les antidépresseurs ma position est désormais clair virez moi ces merdes de l’existence que nos petits enfants les voient comme les tortures médiévales qu’ils sont par pitié.

Traduction : Quand les femmes régnaient sur le monde de l’ornithologie.

Je viens de tomber en faisant des recherches pour voir si l’écoféminisme a eu quelque chose à dire du rapport très fort des femmes aux oiseaux dans les symboles et mythes anciens (donc comme souvent quand on tombe sur une perle en cherchant totalement autre chose à la base) sur un long et excellent article de langue anglaise à propos de l’ornithologie au féminin. Du coup je me suis dit que ça valait le coup de le traduire. Je m’y essaie. Voilà l’article d’origine en lien : https://www.audubon.org/news/when-women-run-bird-world. Traduction donc :

« Depuis des décennies, les femmes ornithologues sont la majorité silence de l’ornithologie. De nos jours elles créent leur propre mouvement pour transformer une culture encore sous le joug de la domination masculine.

En surface difficile de paraitre plus neutre en terme de genre que l’étude des oiseaux. Après tout surtout si on y inclut l’ornithologie en amateur n’importe qui pourvu de curiosité et aimant la nature peut apprécier l’activité d’observer les oiseaux peu importe quel est son âge et son genre. Faites une randonnée avec le club local d’ornithologie et au moins la moitié des participants seront de participantes (les États Unis pays dont est originaire l’article sont un pays rempli de clubs de ce type mais chez nous l’ornithologie en amateur à moins d’être purement individuelle tant pour le peu que j’en sais à davantage se pratiquer avec des associations et principalement la LPO, ligue pour la protection des oiseaux, d’ailleurs appelez les sur leur ligne dans votre région si vous croisez un oiseau dans le souci ils sauront quoi faire de mieux, la LPO elle revendique 59 000 adhérents c’est bien sûr une société mixte néanmoins les statistiques sur son ratio hommes femmes sont dures à trouver j’ai trouvé que celles de la LPO Auvergne avec 52% d’hommes pour 48% de femmes relativement mixte en effet donc même si déjà avec un léger surplus masculin il faut dire c’est 30 balles au contraire de l’adhésion gratuite à un club d’ornithologie donc forcément ça favorise davantage les hommes qui ont plus les moyens de se payer un tel loisir). Poser vous derrière un buisson avec des jumelles et vous verrez probablement une femme qui fait pareil (j’ai envie d’ajouter qu’idem le marketing des jouets pour enfant qui met toujours les jumelles et autres jouets scientifiques au rayon garçon doit ancrer très tôt dans la tête de bien des femmes l’idée qu’elles seraient moins compétente que les hommes pour observer les oiseaux, vraiment je pense qu’obliger que les jouets scientifiques soit mixtes dans les catalogues et les magasins aiderait beaucoup à ce que plus de femmes viennent aux sciences en général d’ailleurs).

Cependant les femmes ne se sentent pas toujours à l’aise dans le champ de l’ornithologie malgré les éveils de conscience autour de Me Too. Bien d’entre nous continuons de vivre notre passion pour l’étude des oiseaux en dépit de la fréquence à notre égard des tentatives d’humiliation, manifestations d’hostilité, remarques désobligeantes persistantes à propos de notre niveau de connaissance du domaine, et dans les pires des cas de harcèlement sexuel. (Note d’expérience personnelle de la traductrice moi en l’occurrence : alors perso j’ai jamais été humiliée par quelqu’un en regardant des oiseaux heureusement, et jamais entendu parler d’une femme en France à qui s’est arrivé et c’est tant mieux cela dit l’humiliation en question qu’évoque les américaines c’est un concours de connaissances où on te dit que t’es pas une vraie si tu connais pas aussi bien les oiseaux que ton interlocuteur masculin et ça je connais dans d’autres domaines, jeux vidéos, musique métal et astronomie et bordel que je trouve ça usant surtout que même quand tu gagnes le concours c’est pile tu gagnes face tu perds car quand tu perds tu te fait ridiculiser de ton manque de connaissance et remettre en doute la sincérité de ta passion (ce qui est d’une connerie sans nom un noob peut être passionné par le sujet qu’il découvre et c’est pas en le décourageant de creuser qu’il le deviendra plus quelque soit le thème abordé)…et quand tu gagnes prouvant que tu sais plus de choses que ton interlocuteur masculin étant une femme qu’il espérait d’impressionner et d’humilier il rage se sentant lui même humilié et il devient hostile, menaçant et même vous insulte ouvertement si c’est clair qu’il est défait à plate couture…climat qui fait qu’une femme est dans notre société plus avantagée à être inculte autant que faire se peut ou du moins dissimuler au maximum son savoir qu’à le mettre en avant. Bon y a aussi la peur de se chopper Lyme en faisant pas gaffe aux tiques dans la forêt maladie qui est plus à risque pour les femmes que pour les hommes ce qui est une des raisons pour lesquelles la médecine sexiste ne fait pas des masses de recherches dessus. Cependant ce n’est pas ça qui fait craindre aux femmes de continuer à en apprendre plus sur les oiseaux. Ni un manque objectif de connaissances de leur part par rapport aux hommes sur le terrain, la plupart des ornithologues amateurs quelque soit leur genre ont à peu près les mêmes connaissances de base sur les oiseaux en vérité. Pareil j’ai jamais vécu d’hostilité d’homme observant des oiseaux envers une femme qui faisait pareil mais aux Etats Unis apparemment le phénomène est commun. Toujours dans l’idée du concours de qui en sait le plus pour que les femmes abandonnent cette quête de connaissance se sentant nulles à force de s’y voir tout le temps testées et illégitimes avec ces tests visant toujours à chercher si elles sont « des vraies passionnées » que les hommes n’ont pas à subir car on les imaginent l’être d’emblée. Par contre oui j’ai jamais pu observer les oiseaux surtout l’été en robe car il faisait chaud sans qu’un mâle humain croit que c’était le moment de me harceler sexuellement pour tenter sa chance pendant que j’avais l’attention ailleurs qu’à éviter les relous et ça 100% des filles qui observent les oiseaux que je connais surtout si elles sont encore belles, jeunes et séduisantes l’ont subi. Et apparemment non seulement c’est pareil aux Etats Unis mais ce n’est pas réservée aux amateurs les femmes ornithologues de métier se subissent ça tout les jours les pauvres. Et malgré ça il y autant de femmes que d’hommes qui étudient les oiseaux en chercheuses professionnelles respect). Certaines de mes amies se sont faites draguées dans les parcs ou même on subi le harcèlement sexuel d’automobilistes en observant des oiseaux dans la rue. Même à 16 ans une jeune fille subit des commentaires méprisant sur la qualité de sa connaissance du monde des oiseaux et sa maitrise de l’ornithologie amateure.

(Pourtant comme dans toutes les disciplines importante, il y a des femmes dans l’ornithologie depuis que la discipline existe. Déjà depuis le début de l’écologie et de la préservation de la nature 70% des acteurs du domaine dans le monde entier sont des femmes 75% dans les actions plus spécifiques pour préserver les droits des animaux dont des oiseaux et leur biodiversité, partant de ce constat de base on peut en déduire que les oiseaux doivent une fier chandelle aux femmes beaucoup même sans les observer directement ont oeuvré pour qu’ils survivent et donc ont tout à fait leur place dans une histoire de l’ornithologie qui ne ferait ni dans le sexisme ni dans le mépris de classe de la base militante ou de la petite mamie qui fait un nichoir à oiseaux dans son jardin. Tout cela mis bout à bout ça compte beaucoup.)

Le site nous donne en exemple 7 femmes ornithologues connues qui ont porté pourtant à cette discipline des impacts majeurs : https://www.audubon.org/news/seven-women-who-made-world-better-birds-and-people

1-Genevieve Estelle Jones, était une scientifique ornithologue autodidacte (en clair amateure d’assez bon niveau pour que ses travaux soit utiles et reconnus des scientifiques de l’académie ayant la légitimité des diplômes contrairement à cette dernière vu qu’au XIXème siècle dur de faire des sciences universitaires en tant que femme), elle était aussi illustratrice et a dessiné en bonne naturaliste les nids et œufs de 130 espèces d’oiseaux différentes, ouvrage que celle ci morte de la fièvre typhoïde en 1879 à 32 ans a par ailleurs laissé inachevé mais dont ce qu’il reste encore aujourd’hui (26 dessins coloriés à la main par sa famille) est pièce de collection par sa qualité.

2 et 3-Harriet Lawrence Hemenway et Minna Hall furent deux femmes cousines et naturalistes amateures du XIXème siècle qui accablées par l’horreur du commerce des plumes d’oiseaux pour lequel on tuait cruellement et insensiblement un nombre extrêmement important de bêtes à plumes ont décidé de faire quelque chose contre cela et donc ont été voir leurs amis socialistes et ont réussi à les persuader de boycotter le commerce de plumes et de mener d’avantage d’action en faveur de la protection des animaux sauvages. Elles ont rassemblé ainsi 900 femmes autour de cette cause…en une association la Audubon Society qui depuis compte 1 million de membres et plus encore de sympathisants, sorte de LPO version ricaine.

Florence Merriam Bailey créa en 1889 un guide des oiseaux, le premier livre de ce type à avoir exister : Birds Through an Opera Glass. Elle fut une des premières ornithologues et biologistes de profession (femme oui mais à l’époque même chez les hommes il n’y en avait pas des masses la discipline s’est vraiment académisée au XXème siècle). Alors la plupart des hommes ornithologues tuaient les oiseaux pour étudier leurs « peaux » qu’ils conservaient et collectionnaient comme de gros bourrins, Florence Merriam Bailey est considérée comme la première à avoir défendu le concept que c’était plus intéressant d’étudier les oiseaux et plus largement les animaux vivants que morts afin d’en apprendre davantage sur eux, et fut la première pour cela a proposer l’idée de le faire au moyen d’observations aux jumelles (c’est une invention de femme mais on l’a changé en jouet rayon garçon…c’est encore plus con que ce que je croyais ce truc là). En 1885 elle commença à écrire des articles à propos de la protection de la nature en général et de celle des oiseaux en premier lieu horrifiée du commerce de plumes d’oiseaux pour chapeaux et décorations au nom duquel on tuait 5 millions d’oiseaux par an alors. Elle a écrit des tas d’articles passionnés contre cela dans tout les journaux où la presse l’a laissée libre d’en parler. Le combat finit par une victoire ce commerce fut rendu illégal et arrêté. Bien sur ces dames qui l’ont permis toutes engagées en politique étaient également des militantes pour le droit de vote des femmes alors bon écologie, féminisme et piafs ça va ensemble depuis longtemps.

Rachel Carson auteure du fameux livre Printemps Silencieux qui a lancé la lutte contre les pesticides et tout le mouvement écolo depuis les années 1960 l’a fait sur la base d’une enquête scientifique ayant pour origine son interrogation personnelle sur pourquoi on entendait de moins en moins de chants d’oiseaux au printemps à la base. Avec ça est né tout un courant aussi scientifique que militant qui interroge le rapport humain à la nature et remet en question l’idée que l’humain soit sur Terre l’espèce dominante. Ah et aussi l’une des causes de moqueries des hommes ornithologues face aux femmes ornithologues est qu’au contraire d’eux souvent plus conservateurs politiquement ces dernières surtout dans les années 1960 ont quasi toutes rejoint les combats de la gauche révolutionnaire (je rappelle que l’objectivité selon les dominants que ça arrange bien est comme de par hasard toujours de droite).

Frances Hamerstrom est une ornithologue qui a dédié sa vie de recherche scientifique a une seule espèce d’oiseau, le poulet des Grandes Prairies, qu’elle a sauvé de l’extinction et fut l’inventeure de la technique du marquage des oiseaux avec une bague qui permet de les repérer pour mieux les étudier technique qui depuis a permis des décennies de récoltes de savoirs inédits jusqu’alors sur les oiseaux. Sans leur faire de mal qui plus est.

Phoebe Snetsinger agée de 50 ans se voit diagnostiquer un grave cancer de la peau alors elle décide de dire adieu à une vie de jusqu’alors sans histoire femme au foyer pour devenir globe trotteuse ornithologue avant son décès imminent pouvant surgir n’importe quand comme une épée de Damoclès au dessus de sa tête. Elle fut battue et violée au cours de son périple mais rien de tout cela ne l’empêcha de le continuer animée de sa passion des oiseaux et du sentiment que le temps lui était compté, elle a alors en 1995 battu le record du monde de la meilleure ornithologue en étant la première à découvrir à elle seule 8000 espèces d’oiseaux, elle est finalement morte en 1999 non du cancer mais en plein exercice de sa passion dans un accident de bus tandis qu’elle observait les oiseaux de Madagascar.

Cependant malgré tout ça hors d’organisations ornithologiques féministes qui y font attention, partout ailleurs plus on est haut dans la hiérarchie du milieu ornithologique plus c’est rempli que de mecs cis comme dans quasi toutes les hiérarchies de quasi tout les domaines. Pourtant ce sont toujours les femmes là comme partout ailleurs qui font la majorité du boulot pour ne pas dire la quasi totalité quand il s’agit de travail bien fait…tout ça sans salaire pour l’immense majorité amateure et avec un salaire très correct pour les ornithologues pro mais en dessous de celui des hommes chefs de la discipline qui pourtant passent plus de temps à la paperasse de bureaux qu’à se souvenir d’à quoi ressemble un oiseau vu de près, par conséquent les femmes ornithologues sont en lutte féministe permanente de nos jours pour la revalorisation de leur travail et de leurs salaires ce qui au vu des circonstances ne peut que profiter aux oiseaux et aux écosystèmes auxquels ceux ci appartiennent. Des fois on me demande à quoi peu ressembler un écoféminisme laïc et matérialiste, voir si ça existe, je crois que c’est un bon exemple qui prouve que non seulement oui mais en plus ça sert vachement.

La dyspraxie peut elle commencer à l’âge adulte?

Alors on m’a posé la question donc je réponds et c’est fort simple, non. C’est un handicap de naissance et à vie. Par contre il est insuffisamment diagnostiqué, généralement trop tardivement et parfois découvert uniquement à l’âge adulte, c’est vrai que la plupart des dyspraxiques sont diagnostiqués dans l’enfance mais ne l’être qu’adulte n’est pas rare et pas nécessairement signe d’avoir une forme de dyspraxie plus légère que la moyenne des dyspraxiques, juste un aléas d’un système de santé pourri qui pour pas mal de gens n’as pas permis leur repérage avant néanmoins les dyspraxiques diagnostiqués adultes étaient tous déjà dyspraxiques avant. Par contre si on l’est sous forme légère on peut avoir l’impression que ça commence à l’âge adulte au sens où on a toujours été légèrement maladroit mais comme plus on prend de l’âge en avançant vers la vie d’adulte plus les compétences motrices moyennes exigées augmentent il se peut que ce ne soit qu’adulte face au permis de conduire et à la difficulté d’adaptation au monde du travail car souvent les compétences motrices exigées y sont plus importantes qu’en cadre scolaire qu’on découvre sa dyspraxie qui peut du coup donner l’impression fausse de venir d’apparaitre quand en vrai elle été là avant mais juste dans un contexte où elle n’était pas encore autant un handicap que dans ces neuves circonstances et donc elle passait relativement inaperçue. Une des causes majeures de recherches d’un diagnostic de dyspraxie à l’âge adulte dans ce genre de cas c’est d’être victime d’un harcèlement validiste de collègues pour qui l’adresse motrice est naturel et ne comprenant pas vos difficultés vous prennent à tort pour quelqu’un de paresseux qui s’invente des excuses pour tout faire mal ce qui peut être très minant pour un dyspraxique qui généralement donne tout ce qu’il a pour rendre le meilleur travail qu’il puisse en réalité mais pour qui ça n’empêche pas que son boulot soit objectivement très inférieur en qualité et productivité que celui des collègues valides qui lui font sans cesse ses reproches, sans le diagnostic ça peut être très minant pour l’estime de soi et donner l’impression erronée que tous se battent avec les mêmes difficultés mais qu’on est la seule feignasse à être défaitiste ce qui n’est pas vrai, ces tâches les tests le montrent sont extrêmement dures pour nous mais totalement intuitives à ces collègues peu compréhensible qui n’ont même pas besoin d’y penser quand ils les font car pour eux ce sont des automatismes tandis que pour nous c’est la galère de devoir y penser chaque seconde. Tout ça pour un résultat au bout du compte fort peu satisfaisant qui a de quoi nous miner entièrement. Surtout quand on se compare sans cesse aux valides qui en fournissent de bien meilleurs sans efforts en comble de l’ironie nous reprochant d’en être aucun quand nous pour en arriver à ce résultat pourri souvent il nous a fallu travailler extrêmement dur à en frôler l’épuisement professionnel. La dyspraxie ne se soigne pas. Le patient apprend à vivre avec, à pallier ses difficultés en adoptant des stratégies compensatrices. Dont l’obtention d’une RQTH (reconnaissance de qualité de travailleur handicapé) auprès d’une MDPH (Maison départementale des personnes handicapés) afin de pouvoir avoir des aménagements vous rendant plus aisé le travail. Certains vont voir des ergothérapeutes mais bonne chance pour en trouver, ils sont débordés et pour la plupart spécialistes du travail auprès d’enfants donc refusant de s’occuper d’adultes ou leur proposant une aide très inadéquate du coup. La centralisation de la majorité des aides pour les dyspraxiques envers les enfants est un gros problème qui masque une réalité pourtant reconnue, la dyspraxie ne se guérit pas et les adultes dyspraxiques font face le plus souvent seuls au système D à des défis leur étant spécifiques avec peu voir très souvent pas du tout d’accompagnement pour s’en débrouiller. Autre problème la dyspraxie est la « Cendrillon » dit on des troubles dys, le moins connu, le moins étudié, celui qui a le moins de spécialistes. Une chercheuse spécialisée sur la dyspraxie l’a montré en faisant une revue détaillé de la recherche scientifique sur la dyspraxie et prouvant que l’on a même pas besoin de prendre une heure pour faire le tour du peu qu’il en existe. En effet le principal problème causé aux non dyspraxiques par l’existence de la dyspraxie se sont les difficultés d’apprentissage dans le système de l’éducation nationale standardisé sur le modèle d’élèves sans troubles dys et donc la majorité de ce qu’on trouve à propos de la dyspraxie ce sont des conseils pratiques aux enseignants pour permettre aux élèves dyspraxiques de suivre le rythme, mais bon en vrai ça aussi en formation de prof on plie la question de comment adapter le cours aux élèves handicapés en 20 minutes que par mépris la plupart des futurs profs (valides en majorité) sèchent allègrement en prime (c’est du vécu et un des moments majeurs qui m’ont écoeurée en tant que dyspraxique de tenter de devenir prof bien que techniquement en théorie j’ai les diplômes pour enseigner l’histoire, la géographie, l’éducation civique, le français et la littérature jusqu’au niveau terminale L parce que dans la pratique les difficultés sociales du au fait que je suis également autiste et le validisme de l’éducation nationale ainsi que mon manque de gout pour l’enseignement que j’avais tenté par défaut plus que passion me l’ont rendu impossible si ça avait été mon rêve d’enfance d’être prof je me serais accrochée malgré tout ça je crois mais vu que j’ai jamais eu la vocation et le voyait comme un taf purement alimentaire le validisme hyper prégnant m’en a fait décrocher très vite j’ai trouvé mon expérience en tant que prof débutante nettement plus aliénante que mon expérience en tant que pute bien plus mitigée, me convenant néanmoins mieux et avec des côtés émancipateurs que je n’ai jamais vécu à l’éducation nationale où j’enchainais oppression sur humiliation sans une seconde de répit en permanence ce qui je l’admets pour moi était usant). Le manque de pros formés à la dyspraxie fait que souvent ce sont des spécialistes de la dyslexie et des autres troubles dys du langage qui repèrent les dyspraxiques en premier, comme mon orthophoniste quand j’étais enfant, sauf qu’évidemment bah ils sont pas super équipés et formés pour aider les dyspraxiques et ceux qui le sont pour ça sont durs à trouver même comme parent pour son enfant dyspraxique mais alors en tant qu’adulte soi même dyspraxique c’est la croix et la bannière. Et le plus usant c’est de devoir sans cesse remémorer que non la dyspraxie ne disparait pas magiquement soufflées les 18 bougies et oui après ça on devient un adulte dyspraxique, ça existe, c’est même le futur de la totalité des enfants dyspraxiques que de le devenir il serait plus que temps que cela se sache davantage.