à la Une

Top 10 des clichés anti prolos dangereux pour la lutte des classes dans les fictions.

 

 

 

 

 

IMG_1008

 

Livres, films, séries télés ou encore jeux vidéos quelque soit la forme d’une fiction en général ces créateurs ne sont pas des prolos et son histoire tourne autour des hautes classes sociales et de leur glorification, Dallas fait un feuilleton des richissimes américains et leurs histoires de famille, James Bond héroïse un agent secret blindé de thune, Iron Man et Bat Man transforme des hommes fortunés en Super Héros et bien des œuvres de Fantasy  ou des fictions pour enfants du Roi Lion au Seigneur des  Anneaux lient le retour de l’ordre et de l’harmonie au retour du roi et tendent à peindre les monarchies comme des utopies idylliques. Bref, les mondes fictifs célèbres et populaires le plus souvent mettent en scène et dépeignent sous un beau jour exclusivement des personnes riches. Parfois des prolos sont présents, généralement au second plan dans les personnages secondaires comme par exemple la servante ou la bonne à tout faire dans bien des œuvres littéraires notamment les classiques appris à l’école comme Racine, Molière et tout ça (oui je sais c’est ancien mais le présenter comme on le fait souvent à l’école sans contextualiser la pièce et analyser le point de vue de classe qui s’y exprime ça revient à éviter d’apprendre aux enfants à comprendre comment fonctionne les classes sociales et c’est clairement un choix des programmes de l’éducation nationale). Encore plus rarement il arrive que des personnages prolos soient mis au devant de la scène dans les personnages principaux, ce n’est pas fréquent qu’ils soient plusieurs. Deux schémas principaux existent, le plus souvent on a un prolo perdu au milieu d’un tas de riches et quelques fois on a une fiction sur des prolos et leur milieu de prolos faite à 100% par des gens qui n’en sont pas. Les œuvres par des prolos, sur des prolos sont généralement des œuvres indépendantes au succès de niche et dont le public n’est le plus souvent pas le grand public et bien sûr il existe aussi des œuvres faites par des prolos, sur des prolos et pour des prolos à grand succès mais ça c’est un cas de figure bien plus rare sur lequel je m’attarderais dans un autre article. Ici je veux juste analyser les dix pires clichés à mon avis sur les prolos dans les fictions à grand succès et en quoi ils sont utiles aux classes sociales élevées pour maintenir les prolos dans une conscience de classe faible et donc éviter que les prolos servent leurs propres intérêts et les pousser à servir ceux des classes possédantes c’est à dire à se tirer une balle dans le pied vu que leurs intérêts sont directement antagonistes à ceux des classes possédantes.

Top 10 des pires clichés de fiction dangereux pour nous les pauvres et utiles à la propagande bourgeoise :

10- Classes laborieuses, classes dangereuses : Ce cliché montre la puissance du prolétariat et la peur que les riches en ont mais il montre aussi les pauvres comme naturellement viciés, mauvais et tendant toujours vers le mal et associe donc dans la tête de plein de gens l’idée de lutter contre le système capitaliste et la propriété à quelque chose de mal quand on est pauvre. D’ailleurs à votre avis pourquoi les couleurs de la lutte des classes le rouge et le noir sont celles des méchants hollywoodiens? Ce n’est pas un hasard le but est d’associer lutte des classes : le mal, l’extrémisme dans l’esprit des gens. Le rouge du communisme qui représente le sang des prolos tués par le capitalisme devient le rouge du sang des supposées victimes des très méchants anticapitalistes et le noir de l’anarchie qui représente le refus des partis politiques et de l’autorité et la mort en hommage aux défunts anarchistes morts pour leurs idées émancipatrices devient le noir du mal absolu et du chaos, du désordre qui y sont associés et paf grâçe à la narration des fictions capitalistes les prolos et les courants politiques anarchistes et communistes deviennent la représentation d’un mal violent, sanguinaire, fanatique et chaotique qui plonge le monde dans le désordre et plus personne ne veut y être associé. Ça a l’air de rien mais vu le nombre de prolos aux idées progressistes qui refusent de devenir révolutionnaires car ça leur paraît trop extrême, violent et fanatique clairement ce type de propagande contre la résistance au capitalisme est efficace.

9-Les prolos sont cons dans les fictions capitalistes, rares sont les pauvres qui brillent par leur culture, leur réussite scolaire, leur capacité d’analyse, leur aptitude à voir au-delà des apparences et des clichés, leur sagessse, leurs connaissances dans un domaine précis non manuel ou tout autre caractéristique associée de façon stéréotypée à la notion d’intelligence. Les bourgeois qui pondent ces fictions montrant des prolos de cette façon démontrent clairement qu’ils pensent les pauvres comme leur étant génétiquement inférieurs en terme de force et d’intelligence. Le darwinisme social n’a jamais disparu de la conception bourgeoise du monde où il reste une idéologie marquée et majoritaire. Cet article par exemple l’illustre bien :

http://www.slate.com/articles/health_and_science/science/2014/01/social_darwinism_and_class_essentialism_the_rich_think_they_are_superior.html

L’essentialisme de classe comme le nomme les chercheurs est bien pratique pour les bourgeois mais les prolos n’ont aucun intérêt à se croire faibles et bêtes par rapport à leurs patrons, cependant le cliché est tellement répandu par la propagande bourgeoise que même eux y croient. Moi même j’ai bien du mal à ne pas me sentir inférieure en force et en intelligence à ceux qui réussissent dans les études et le travail au point d’être ou de devenir bourgeois et une partie de moi leur envie cette capacité que je n’ai pas. Il semble d’après cette étude que les pauvres croient moins que les riches que la richesse est liée à la force et à l’intelligence mais semblent y croire trois fois  plus que ce n’est vraiment le cas selon les études génétiques à ce sujet (qui exagère sans doute le lien entre richesse et force physique et intelligence comptée en points de QI en omettant ouvertement que le QI a été créé selon des critères d’intelligence détérminés par la bourgeoisie et que les divergences d’accès aux soins entre riches et pauvres semblent une meilleure explication de différences physiques entre les deux que la génétique qui n’en est probablement que le reflet. De plus on notera qu’il est pratique au bourgeois de se croire physiquement supérieurs aux pauvres dans l’absolu mais que dès qu’on parle de travaux manuels d’un coup ils deviennent trop frêles et de faible constitution pour les effectuer et les prolos deviennent des colosses surhumains à la force invincible qui s’en charge donc puisqu’ils y sont seuls aptes dans les discours bourgeois. C’est le fameux coup vieux comme le monde de les pauvres sont le corps sans la tête et les riches la tête sans le corps et donc ils ont besoin l’un de l’autre pour vivre, c’est un non sens mais presque tout le monde y croit un peu tant cela nous a été dit et répété par les moyens de diffusion de l’idéologie bourgeoise. C’est utile de défaire cette idée pour lutter contre le capitalisme vu que forcément on est plus efficaces dans le combat quand on se pense égal à son adversaire que lorsqu’on croit qu’ils nous est très supérieur physiquement comme intellectuellement. C’est pourquoi tout cliché qui entretient l’essentialisme de classe sociale est dangereux pour les prolos.

8-Les clichés des fictions créés par les bourgeois font souvent de tout les prolos des tarés irrationnels et incohérents, imprévisibles et incompréhensibles, au-delà même de la psychophobie de cette vision des prolos ce que ça a de dangereux c’est que ça revient à faire diffuser l’idée que toute action ou parole d’un prolo n’a aucun sens et donc à dépolitiser toute initiative ne provenant pas d’un bourgeois. Excuse parfaite de pour quelle raison 70% du temps de parole en espace public est réservé aux CSP+ donc aux bourgeois en France et de pourquoi le travail des pauvres est invisible et payée une misère sans que ça révolte, sans qu’on se demande pourquoi être ouvrier fait gagner moins qu’être patron en travaillant autant et même généralement plus que le patron. Cela lié à l’essentialisme de classe sociale empêche des révoltes collectives de prolos contre le capitalisme en empêchant l’accès à des groupes de prolos politisés aux espaces de paroles et d’actions publiques. Voilà pourquoi ce cliché est utile aux riches et néfaste aux pauvres.

7-L’ouvrier dans les médias produits par des bourgeois quasi tout le temps c’est le même cliché, le même homme blanc cisgenre hétérosexuel occidental, chrétien ou à la limite non croyant parfois, valide physiquement, psychologiquement (oui car la folie des ouvriers dans la propagande bourgeoise est naturelle à leur biologie et les rend violent sans raison contre les bourgeois elle est gênante pour les bourgeois jamais pour les ouvriers eux mêmes qui sont « mystérieusement » immunisés dans les fictions bourgeoises contre toute psychoatypie susceptible de rendre leur travail plus dur) et neurologiquement, adulte d’âge moyen (car montrer que les enfants et vieux prolos sont nombreux à vivre dans la misère et même à travailler horriblement dur pour une somme d’argent ridicule ça le fait moyen dans une fiction bourgeoise bien que ce soit vrai IRL dans de nombreux endroits du monde oú généralement les fictions bourgeoises s’attardent peu), d’apparence banale mais costaud et l’air benêt (il ne doit pas être beau car ça dans la fiction bourgeoise c’est réservé aux riches mais qu’ils soient tous moches risquerait d’être vexant pour une majorité de la population alors dans la fiction bourgeoise les seuls ouvriers moches sont les méchants prolos se rebellant contre l’ordre bourgeois histoire de renforcer l’association  dans l’inconscient collectif entre être moche et méchant), le plus souvent cet ouvrier est pauvre mais ne manque miraculeusement de rien et s’en contente du fait d’une sagesse épicurienne bien pratique et ne se plaint jamais de sa situation, il a plein d’amis qui lui ressemblent, il n’est surtout pas syndiqué et ne fait pas grève sinon il est méchant (sauf dans les fictions écrites par des bourgeois de gauche mais c’est moins fréquent que celles écrites par des bourgeois de droite), il est apolitique, respecte les valeurs style travail, famille, patrie, travaille systématiquement dans une usine car c’est le seul métier de prolo existant et comme il est sympa la bonté divine le récompense et comme par magie il s’enrichit et s’embourgeoise à la fin de l’histoire sans avoir rien fait qui le permette IRL. Le problème avec ce cliché c’est que c’est loin d’être représentatif du prolétariat ni en France ni dans le monde, en vrai plein de prolos sont non occidentaux, racisés, sont des femmes, sont LGBT+, sont handicapés, sont des enfants et des vieux (bien des enfants et des vieux en France et dans le monde vivent sous le seuil de pauvreté), ont des apparences, des capacités physiques et des capacités intellectuelles variées dans des domaines divers, des opinions politiques, philosophiques et morales diverses, un capital social variable, des opinions variées sur les notions de travail, famille et patrie, plein de métiers possibles( des métiers de prolo il y en a plusieurs milliers quand même et seul le tiers des prolos occidentaux font des métiers de la catégorie professionnelle ouvrier) et en Occident sont plus souvent employés de bureau qu’ouvrier d’usine en 2017, et le plus souvent IRL les prolos font tout ce qu’ils peuvent pour tenter de monter l’échelle sociale mais en vrai seul 1% y arrivent en moyenne et de nos jours les cas d’ascension sociale sont en raréfaction,les classes sociales se rigidifient et les rares prolos à pouvoir faire de l’ascension sociale sont des prolos avec de forts liens au monde bourgeois ce qui devient très rare vu que IRL les diverses classes sociales se côtoient de moins en moins. Le problème avec ce cliché c’est qu’il représente l’idéal bourgeois du prolo parfait selon eux et donc n’existe pas. Moins on y ressemble et moins on est visible et on a un poids politique comme prolo et la plupart des prolos n’y ressemblent en rien et ont zéro poids politique.

6-Le cliché des fictions bourgeoises dépeignant systématiquement la vie des prolos comme ennuyeuse, misérable, désespérante et pas intéressante est très violent car il renvoie aux prolos une image négative d’eux même et les frustre de tout ce que les riches peuvent faire et pas eux.

5-Le cliché des familles de fiction pauvres en théorie mais vivant comme des bourgeois avec une belle maison, une grosse voiture, des fêtes fréquentes et des vacances chères régulières est dangereux car à force d’y croire les gens pensent que tout le monde sauf eux mène ce train de vie là ce qui est faux et évaluent mal leur place sur l’échelle sociale. Or avant d’aller à l’école primaire les enfants ont tous conscience de leur statut social exact selon plusieurs études, la conscience de classe est naturelle et spontanée et il faut des années de propagande bourgeoise pour la diluer et faire en sorte qu’une majorité de prolos adhérent à l’idéologie bourgeoise. En primaire les enfants socialisent principalement dans des groupes de même classe sociale plus que dans des groupes d’une même ethnie au Royaume Uni  http://www.bbc.com/news/education-33329575 et il y a fort à parier me basant sur mon expérience personnelle que c’est le cas aussi en France, ces tendances apprises à l’âge du CP continuent et se renforcent à l’âge adulte. Classe scolaire et classe sociale sont très liées, il a été démontré que le principal facteur de réussite scolaire loin devant tout les autres et très loin devant les techniques parentales de bonne éducation est la classe sociale, l’école n’apprend rien elle ne sert qu’à rendre l’essentialisme de classe sociale biologisant plus discret et plus pernicieux en simulant un système qui donnerait des positions sociales en fonction des efforts, du travail et du mérite alors qu’en vrai l’école ne fait que justifier bancalement les inégalités sociales et économiques sur la base du degré d’adhérence aux valeurs bourgeoises mesuré par les diplômes obtenus qui sont comme cela a été analysé avant tout des badges en récompense de la soumission à l’ordre bourgeois. Une étude londonienne a même montré pour un million d’élèves que connaître le revenu de leurs parents permet presque systématiquement de connaître leur moyenne scolaire. En bref classe scolaire et classe sociale ne font qu’un. Du coup ce cliché est très dangereux car il pousse les gens à individualiser les raisons de leurs échecs qui sont en fait prioritairement sociales.

4-Dans les fictions bourgeoises un prolo ne peut être le personnage principal que dans deux types de contextes, le moins commun c’est dans un milieu 100% prolo et dans ce cas la fiction est en général une propagande de bourgeois de gauche pour rallier des prolos à leurs idées politiques et le cas le plus commun est celui où le prolo devient intéressant car il vit un scénario interclassistes en devenant l´ami ou la conquête amoureuse d’une personne de la haute société, le problème avec ces scénarios c’est qu’ils ont tendance à se baser sur une réalité rare et à la glorifier et l’idéaliser complètement comme si l’ascension sociale était le seul moyen pour un prolo d’être un protagoniste intéressant ça revient à sous entendre que la vie des prolos qui ne font pas d’ascension sociale n’a pas d’intérêt, dur pour les 99% de prolos qui n’ont pas d’ascension sociale au cours de leur vie.

3-Le cliché qui veut que les pauvres sont de sales assistés est dangereux car faux, permettant aux bourgois de couper les aides aux gens qui en ont besoin et aussi et surtout car il invisibilise le fait qu’on fait pas plus assisté qu’un bourgeois.

2-L’idée que pauvre : paresseux est très pernicieuse aussi car presque tout le monde y croit en çe qui concerne les plus pauvres que soi et en particulier les personnes très pauvres hors le plus souvent ces personnes sont atypiques, la plupart des personnes sans logis, en prison, en HP ou au chômage sont des prolos tout en bas de l’échelle sociale et atypiques, reprocher à des groupes principalement constituer d’handicapés pauvres et le plus souvent racisés de l’être c’est le sommet d’un système capitaliste, raciste et validiste, pour infos les riches bourgeois sont en France pour plus des deux tiers d’entre eux des personnes valides blanches issues de familles riches, ne me dites plus jamais que le déterminisme sociologique n’explique pas tout je n’y crois plus.

1-Le rêve américain, dans le même genre est pour les mêmes raisons le scénario de la personne qui réussit à s’élever socialement par le travail est dangereux car c’est le mythe anti prolo le plus répandu vu que c’est celui auquel on veut le plus croire quand on est pauvre et qu’on travaille dur mais aussi le plus létal, de nos jours la majorité des personnes pauvres se suicidant ont pour raison majeure de le faire de n’avoir pas pu incarner ce rêve, moi même sincèrement j’en suis très atteinte et si un jour je me tue ce sera sans doute principalement car je n’ai pas été en mesure de l’incarner. Dans le monde une personne se suicide toutes les 40 secondes la plupart le font pour cette raison principalement, ne me dites plus jamais que le capitalisme est le système économique et politique le moins meurtrier à avoir exister entre l’état dans lequel il a mis la faune et la flore, le nombre de guerres qui a jamais été aussi important que depuis que ce système existe (et qui sont meurtrières en masse depuis qu’il existe) et les suicides de masse qu’il a inventé, les répressions sanglantes de ceux qui luttent contre lui ainsi que les morts de faim, de soif, de maladies curables et de pauvreté qu’il n’a jamais empêché tout prouve l’inverse.

 

 

à la Une

Pourquoi la domination des milieux militants par les petits bourgeois détruit les luttes.

100% garanti en pur haine jouissive anti bobo, parceque j’avais vraiment besoin de me lâcher, ne m’en excusez surtout pas 😊.

Article pour dire que j’ai trouvé un lien fort intéressant https://www.theguardian.com/global-development-professionals-network/2016/jun/08/burnout-activism-working-class-organising-with-middle-class-comrades écrit par une femme prolo psychoatypique qui a eu l’idée (que j’ai du mal à comprendre mais bon) de militer en milieu végan antispéciste et s’est donc logiquement retrouvé dans le milieu militant le plus bobo qui soit et en a eu ras le bol. Cet article exprime tout les trucs crevants et agaçants qui vont avec être prolo et militer dans un milieu à majorité bourgeoise, la fin me convaint pas déja car c’est pas demain que le véganisme et l’antispécisme me convaincront mais aussi et surtout car je pense pas qu’une lutte interclassiste ait un quelqu’oncque avenir pour moi la lutte dit être menée par des prolos sur tout les axes d’oppression où elle aboutira à rien.

Sauf que c’est le contraire qui se passe en fait. Déja en moyenne à la louche mais aussi au souvenir de Statistiques lues mais que je parviens pas à retrouver mais qui correspondaient à mon vécu 70% du milieu militant dans son ensemble est bourgeois particulièrement la majorité sont des petits bourgeois de culture bobo. Un truc insupportable entre tout avec eux c’est leur critique constante des prolos qui refusent de cautionner leurs mouvements de merde, franchement ils passent presque toute leur vie à cracher sur les prolos pas assez de gauche, pas assez militants et pas assez conscientisés à leur goût bref pas assez d’accord avec eux pour maintenir leur illusion qu’ils parlent au nom du prolétariat dont ils ne font PAS partie. En clair ils luttent plus contre les prolos que pour eux et la plupart des prolos l’ont pigé très vite et fuient ces milieux militants comme la peste. Mais il y a toujours des prolos naïfs/suicidaires et/ou manquant de conscience de classe qui pensent pouvoir retourner la situation et récupérer les mouvements militants pour leur classe sociale à eux tout seuls, je sais j’en ai fait parti en traînant douze années en milieu militant « de gauche » et le pire c’est que je continue à essayer de nous réappproprier nos luttes autant que je puisse y contribuer car je supporte pas de voir ces foutus bobos de merdes nous voler nos espaces de paroles et de luttes historique et mettre bien des nôtres directement en danger de mort de ce fait.

Brève revu de la cata actuelle des milieux militants

1- Médaille d’or : Milieu écolo en général et en particulier milieu autour de la question animale, champions toutes catgéorie du taux de bobos au centimètre carré, quelques rares et isolés prolos comme l’auteure de l’article en question tentent désespérément d’y faire entendre leur voix mais elles sont étouffés presque entièrement par le fait que ce milieu militant c’est Boboland. Dommage l’écologie est trop importante pour la laisser à ce genre de militants mais se réapproporier cette lutte c’est aussi vital que hardcore vu à quel point ils se la sont acccaparés. Ils se rendent même pas compte d’être un des pires dangers pour l’écologie, comme l’auteure le souligne les études scientifiques sur le sujet prouvent que les bobos écolos antispécistes sont bien plus dangereux de part leur niveau de vie pour l’environnement, la faune et la flore que les prolos n’en ayant rien à foutre vu qu’ils polluent bien plus que les pauvres qui n’ont pas autant de moyens qu’eux pour le faire. Tout est dit je crois.

2-Médaille d’argent : Le milieu féministe principalement classique mais le milieu féministe plus ouvert à la diversité des luttes c’est pas mieux côté voix des prolos, dans les deux cas 10% ou moins des féministe sont prolos et celles ci se reconnaisssent bien sûr absolument pas dans ces féministes bourgeoises et comme je l’avais dit précédemment 100% des femmes prolos considèrent que le féminisme en sa majorité ne les représentent pas. J’ai beau être féministe prolo j’en fais partie c’est devenu impossible d’écouter des féministes n’étant pas prolos pour moi ça donne trop envie de les finir à la dynamite.

3-Médaille de bronze : Un peu meme style le milieu pacifiste et antimilitariste et aussi ce que je connais du militantisme anti prison très rarement autogéré bien plus souvent mené par des anarchistes  bobos style charité. En fait ces mouvements sont majoritairement caritatifs et non violents et à écrasante majorité bobo et donc pas efficaces pour un sou. Ce qui est très con vu que les prolos avec des convictions similaires sont nombreux mais cette façon de militer est une vraie blague donc presque aucuns y participent.

4-Milieu LGBT+ : Pareil nettement dominé par les mecs blancs cis gays bourgeois, les bis et trans bobos ont déja du mal à y être entendus alors les LGBT prolos, même les mecs prolos blancs cis gays ne s’y reconnaissent pas, les gouines prolos surtout celles racisées prolos y ont beaucoup de mal et y sont encore plus rares et les bies, transgenres et autres minorités de genre et d’orientation sexuelle prolos y sont rarrissimes. Pourtant les prolos’LGBT+ ça manque pas mais ces mouvements ne les représentent pas du tout.

5-Luttes invisibles : antivalidisme antipsychiatrie notamment, anti agisme, anti aphrodisme, body positive, fat positive, contre l’oppression des minorités religieuses, antixénophobie, Sex positive, pro BDSM, pro polyamour etc… sont particuliers car très fortement dominés par des bourgeois mais des bourgeois un peu spéciaux et minoritaires face aux bobos que leurs préoccupations n’intéresssent pas en général, certains sont bobos eux mêmes beaucoup même mais pas presque tous comme dans les milieux précédents, il faut dire que ces milieux sont si petits qu’en terme de militants ils prennent tout ceux qu’ils trouvent, du coup on y trouve plus de grands bourgeois qu’ailleurs’en milieu militant mais aussi quelques prolos venus du haut prolétariat et avec un fort capital culturel et/ou social, bref ce sont souvent des milieux plus interclassistes mais toujours très dominés par les bourgeois et accessibles seulement à une miniscule partie du prolétariat.

6-Le milieu antiraciste et le milieu anti violences policières allant avec sont assez logiquement parmi les milieux militants les plus prolétarisés même si là encore c’est compliqué, la majorité reste petite bourgeoise même si rarement  bobo et la majorité sont des enfants de prolos parvenus à s’embourgeoiser et ont donc la mémoire des questions sociales et de la lutte de classes dans leur histoire familiale et sont donc bien plus supportables à écouter que les militants bourgeois blancs. Sauf que l’écart entre eux et les prolos avec beaucoup de privilèges comme moi ou meme juste les prolos blancs est plus faible qu’entre les bourgeois racisés et les prolos racisés et beaucoup plus faible que l’écart entre prolos blancs et prolos racisés. Du coup des alliances interclassistes entre petit bourgeois racisés et ouvriers blancs c’est plus aisés à créer que des alliances interclassistes entre racisés encore plus faciles à créer que les alliances entre prolos racisés et prolos blancs.  Les problemes principaux y sont le mépris de classe de la plupart des bourgeois racisés et d’abord et surtout le racisme d’une grande majorité de prolos blancs qui invisibilise les luttes des prolos racisés.

7-La lutte des travailleuses du sexe est un cas particulier c’est le seul mouvement avec celui des femmes voilées à ma connaissance à être majoritairement dirigé mondialement par des femmes racisées même si les orgas les plus connus sont blanches, et les militants les plus connus sont des hommes ou des femmes blancs à fort capital culturel et social même si rarement économique.

D’ailleurs le milieu militant est vraiment rempli de bac+5/+8 alors que la plupart des gens ont un bac+3, oui la majorité des prolos n’ont pas fait de longues études du coup les discussions permanentes de militants autour de x bouquin universitaire militant super long cher et jargonnant qui vient de sortir, x conférences ou la dernière sortie de x intellos militant que personne connaît hors milieu bobo militant c’est franchement relou et insupportable. Même moi qui me suis longtemps forcée à me politiser comme ça pour m’intégrer socialement dans ces milieux et qui aiment beaucoup lire et théoriser des trucs complexes j’ai horreur de ça c’est dire.

Enfin il y a la gauche politique militante classique, anarchistes, trotskistes et communistes autoritaires de nos jours très majoritairement en France en tout cas des bobos avec tout juste le tiers d’ouvriers alors que la majorité des gens votant pour des partis s’affichant comme ouvriers sont toujours des prolos même si la majorité des prolos sont bah très divisés politiquement de nos jours mais toujours plutôt conservateurs, plutôt à droite et plutôt procapitaliste. Bon en même temps plus on est bas dans l’échelle sociale plus on risque de dégringoler encore plus en cas de bouleversement social donc c’est pas si étonnant que ça en fait surtout quand la gauche prolo est inexistante ou en tout cas très invisibilisée. Bref tant que militer sera dangereux les prolos le feront pas et tant qu’il n y aura pas de lutte autonome des prolos militer ce sera militer pour les intérêts de la petite bourgeoisie bobo au détriment de ceux des prolos donc ce sera dangereux.

Heureusement des mouvements de prolos existent et n’appartiennent pas qu’à l’histoire et je compte profiter de ce blog pour visibiliser ces derniers comme j’ai commencé à le faire en faisant un article historique sur le mouvement des chômeurs. Bref pour moi un prolo qui survit au quotidien est un milliard de fois plus militant et anticapitaliste que tout ces bobos de merde qui m’ont fait perdre beaucoup de pouvoir d’action au final et ont fait la même chose au prolétariat en général.

En gros si vous vous demandez en tant que militants si vous êtes un petit bourgeois ou un prolo la réponse est simple si comme moi et cette fille (plus ou moins traduction de son article avec quelques  ajouts perso) :vous avez horreur de la tendance des militants bourgeois à considérer les prolos comme un bloc uniforme alors que de toutes les classes sociales forcément c’est la plus nombreuse et la plus variée, des stéréotypes sur les prolos que les militants bourgeois ressortent constamment, de leur militantisme élitisme de merde, de leur façon de considérer les prolos comme de la merde, des moutons ou des gens qui ont pas de cerveau, de leur façon de nous traiter constamment comme leur caution prolo, de leur romantisation de la pauvreté, du fait qu’ils squattent chez vous et nomment ça du tourisme social, du fait d’être méprisés pour vouloir manger, se loger et espérer un peu d’ascension sociale le permettant et d’être à la limite de se voir cracher au visage’pour ça, d’entendre toujours parler des prolos par des gens qui n’en sont pas et n’y connaissent rien et en parlent en se posant en experts en la matière oubliant alllegrement qu’ils passent leur vie à silencer les rares qui se coltinent de les fréquenter et supportent de les écouter en pouvant se retenir de leur foutre un pain avant la fin de leur blabla, leur façon de considérer les prolos comme à l’origine de toutes les oppressions et de tout les malheurs du monde (oui le capitalisme selon eux c’est à cause de la masse prolo pas assez de gauche pour vouloir changer le système), être regardée par vos camarades bourgeois comme une curiosité sur laquelle faire une thèse car vous êtes en milieu militant mais n’avez ni doctorat ni famille militante depuis la nuit des temps, être mal vu car on a d’autres trucs à foutre que militer comme survivre par exemple, être jugés et méprisés constamment du fait de sa classe sociale clairement perçue comme inférieure et de nos goûts vus comme beaufs, en avez marre d’entendre parler d’expériences qui seront toujours trop chères pour vous comme les voyages internationaux, le fait d’acheter une propriété ou les activités extra scolaire genre théâtre, golf et équitation comme si c’était universel alors que c’est méga cher impossible à envisager pour vous et qu’il vous est très dur de socialiser dans ces milieux là, marre que comme vous faisiez rien de tout ça et n’allait pas dans plein de restos et cafés mais au Lidl pour vous nourrir on vous juge directement et en vous le disant comme ennuyeux et ayant une vie ennuyeuse, marre que dès que la lutte prennent une forme un peu énervée organisée par des prolos elles est censurée par les camarades alors que lorsqu’elle est organisée violemment par les militants bourgeois mettant en danger des prolos elle est glorifiée, marre que ce soit impossible pour des prolos de parler de leurs vies de prolos sans être silencés en milieu militant, marre de la police du langage qui empêche tout les gens qui parlent normalement et refusent à juste titre de se coltiner une LV2 jargon militant politiquement correct pour pouvoir participer aux luttes soient systématiquement virés des milieux militants au point que vous pensez ce langage est plus un signe de reconnaissance pour exclure les prolos et rester entre bobos qu’un truc qui à quoi que ce soit de « safe »(traduction : sécurisant en langue militante bobo), comme l’athéisme obligatoire rebutant beaucoup de prolos cathos, juifs et musulmans voulant s’engager dans les luttes, marre que les gens au comportement et/ou aux habits trop marqués prolos soient toujours rejetés de ces milieux (c’est particulièrement vrai de certains banlieusards au look caillera et au langage téci authentique que j’ai vu très vite rejetés de ces milieux militants car leur simple existence ridiculisait les prétentions des militants bobos à savoir quoi que ce soit sur les banlieues étant inaptes à même comprendre la façon dont certaines personnes y parlent et aussi encore plus de comprendre la variété sociale, de comportements, de vêtements, d’origines, de cultures, de façon d’être racisés ou pas d’ailleurs car il y a aussi plein de blancs dans les banlieues pauvres, d’idéaux et d’opinions politiques des gens vivant dans les banlieues françaises pauvres pour de vrai et pas dans des clips de rap clichés), marre que toutes nos erreurs de français soient toujours soulignés par les militants bobos qui en font eux même plus que nous mais qu’on est pas en position de souligner, marre qu’on considère qu’on maîtrise forcément l’anglais à la perfection (d’ailleurs promis je traduit tout les articles et liens avec des choses écrites en anglais, supprime un Max de jargon militant et corrige toutes les erreurs politiques causées par le mépris de classe intériorisé sur ce blog des que j’atteins les 100 articles), marre qu’on nous engeule si on veut pas apprendre des langues étrangères car pour bien des prolos c’est plus une perte de temps qu’autre chose, marre aussi qu’on nous empêche de parler nos langues régionales qui ne sont pas des patois et n’étaient pas minoritaires avant que les bourgeois nous oppressent pour oser les parler, marre que les luttes pour préserver nos cultures régionales, les luttes indépendantistes et tout ce qui globalement sert à préserver, transmettre et faire prospérer nos cultures de prolos soit méprisé et taxer de raciste et nationaliste par des bourgeois militants quasi systématiquement blancs en prime, marre que les militants bobos parlent toujours aux militants prolos comme si ils avaient cinq ans, marre que notre diplôme et notre travail plus ils sont prestigieux socialement aux yeux des bobos plus ils nous donnent de crédit en milieu militant et qu’être chômeur ou pas très diplômé ou encore plus si on est sdf fait qu’on est vite très très méprisé comme si on était pas humain, marre d’être encouragé à faire des actions illégales dangereuse pour les prolos glorifiées par les militants bobos et d’y être fortement incités car les autres militants nous méprisent ouvertement si on y participe pas pour se retrouver en taule, en GAV ou avec les conséquences psychologiques de ça sans les moyens de payer quelqu’un pour nous aider avec ça tandis qu’eux ils ont un avocat qui les empêchent de risquer ça sans compter que vivre ces expériences est très différent selon la classe à laquelle on appartient (ce qui est encore plus vrai pour les prolos racisés d’ailleurs), mais marre aussi qu’ils nous méprisent quand on fait des choses illégales pour gagner de la thune même si c’est juste bosser comme baby Sitter au noir sans compter qu’en plus côté drogues et putes c’est les premiers consommateurs mais jamais ils ne laissent d’espace aux travailleuses du sexe ou au dealers dans leurs rangs d’ailleurs leur critique constante de la passion des prolos en particulier d’une catégorie très spécifique de prolos banlieusard racisés exerçant des métiers illégaux et donc criminalisés sur lesquels leur haine se concentre au prétexte que ceux ci auraient une passion du capitalisme et glorifierait l’argent facile, l’ascension sociale par le crime et la culture bling bling du fric avant tout c’est la preuve qu’ils ne pigent rien aux prolos, la fascination de l’argent et du pouvoir formidable qu’il confère c’est facile à critiquer quand on en a toujours eu mais si ils y étaient si étrangers qu’ils se le prétendre lutter avec eux coûterait moins cher et du fric ils en filerait pour aider les luttes des prolos qui leur en demandent au lieu de les dénigrer car ils en demandent (ok ça leur arrive de se la jouer charité mais ils ont une fâcheuse tendance à faire ça que quand les prolos leur ont rien demandé et que ça les met plus dans la merde qu’autre chose d’accepter la thune en question et surtout si ça les endettent), marre que nos réactions de prolos à leurs conneries soient censurés qu’on est passé le droit de se foutre d’eux ouvertement par exemple quand ils disent des trucs ridicules, marre de leur incapacité à écouter une critique aussi simple et légère qu’elle soit sans y mettre les forme pendant 3000 ans pour pas les offusquer, marre qu’ils sont infichus de parler clairement, simplement et directement mais toujours dans des longs discours fleuves  alignants les mots compliqués pour masquer la connerie du fond de leur pensée et les idées vagues, floues, sous entendues et référencés pour éviter que les prolos pigent qu’ils sont en train de lutter contre eux, marre de devoir parler en morse pour être compris par eux, marre qu’ils aient réussi à nous faire intégrer leurs codes de langage et penser en partie comme eux à cause du mépris de classe intériorisé colossal qu’ils nous ont instillé à force de les fréquenter en milieu militant, marre de pas pouvoir les secouer un peu violemment quand ils le méritent à cause de leurs privilèges de classe qui rend le fait de tenter de leur coller une droite dangereux pour moi même quand c’est pas l’envie qui m’en manque et marre qu’ils nous trouvent pas assez rebelles contre les bourgeois alors que ce sont nos patrons et leurs parents.

En gros test : Si tu te reconnais dans ce ras le bol tu es prolo, si ce n’est pas le cas et surtout si tu es outré par mon article et/où celui de cette fille, tu es un bourgeois militant, à en juger par les commentaires sous l’article de cette fille c’est flagrant. Deux exceptions à cette règle les gens qui vivent dans des pays où le militantisme prend des formes différentes de celles que j’ai décrites ici en termes de classe sociale et les quelques prolos tellement aliéné à la pensée bobo bourgeoise qu’ils ont intériorisé le mépris de classe au point de ne plus penser par eux même mais comme les bourgeois militants le leur ont appris, si vous avez encore un doute sur votre classe sociale maintenant demandez vous tout connement si vous avez le même capital économique que le militant moyen ou pas, si vous êtes aussi ou plus riche qu’eux vous êtes un bourgeois militant si ce n’est pas le cas vous êtes un prolo.

Et bien sûr ce test n’est applicable qu’aux gens ayant connu un tant soit peu un milieu militant de l’intérieur.

MAINTENANT les bourgeois militants faites un truc vraiment révolutionnaire pour une fois dans votre vie quand des prolos essayent de s’auto organiser sans vous FERMEZ VOS GEULES UNE BONNE FOIS POUR TOUTE ET LAISSER LES FAIRE MERCI D’AVANCE. Comme ça la révolution que vous vous impatientez tant de voir viendra beaucoup plus vite.

Cette fille et moi si on a connu le burn out c’est en grande partie à cause du taux abracadabrant de mépris de classe subi dans nos vies, mon burn out est complètement à cause de ça en fait personnellement et j’ai connu plein de militants prolos qui ont eu des dépressions, troubles anxieux et burn out militants pour les mêmes raisons, bon moi en plus je me suis coltinés les bourges pendant mes études aussi et c’était d’une violence qu’on peut pas imaginer sans la vivre. Bref j’ai choisi mon camp toute ma vie je lutterai pour les prolos et contre les bobos et si aux yeux des militants bobos ça fait de moi une gonzesse beauf réac facho et attardée tant mieux ça veut dire que je leur fait peur et donc que la lutte est efficace. Tremblez bobos l’heure de la fin de votre honteuse récupération politique et réappropriation culturelle des luttes et de l’histoire des prolos va bientôt sonner MOUHAHAHA 😈!

Et pour se moquer un peu des bobos car c’est gratuit et ça fait du bien :

 

 

 

 

à la Une

Comment qu’on se débarrasse donc des oppressions internalisées?

IMG_0942.JPGOppression internalisée c’est du jargon de militant qui se la raconte mais en vrai ça désigne une réalité assez simple : des groupes de personnes qui ont une position sociale inférieure dans notre société inégalitaire comme les femmes rapport aux hommes ou les pauvres par rapport aux riches par exemple ont un certain nombre de stéréotypes négatifs qui circulent sur eux, par exemple « les chômeurs sont des parasites sociaux », « les ouvriers sont bêtes », « les femmes sont nulles en maths » et j’en passe, on a tous déjà entendus ces phrases, quelqu’un qui internalise une oppression finit par croire consciemment ou non à une partie de ses clichés et agir en fonction de ceux ci que ce soit pour les contrer ou pour s’y conformer. Ces clichés sont diffusés et entretenus par les groupes sociaux dominants pour maintenir leur pouvoir sur les groupes sociaux dominés. Tout est fait pour qu’un maximum de gens considèrent qu’une personne dominée agit immoralement si elle agit d’une façon qui conteste sa domination et moralement si elle s’y soumet. Par exemple une fille qui joue au foot sera plus mal perçue moralement qu’une fille qui joue à la poupée car perçue comme pas féminine c’est à dire en train de contester l’ordre patriarcal et les normes de genre.

Tout ça c’est pas juste du blabla de militant, ça a des conséquences graves sur les individus et les groupes sociaux concernés que cela affaibli considérablement. La majorité des gens sur Terre appartiennent à au moins un groupe oppressé et il est impossible d’en être sans avoir internalisé partiellement ces oppressions. Mais comment ce débarrasser collectivement de ce problème qui fait que nous n’avons pas assez de force pour nous libérer collectivement des oppressions que nous subissons et qui a des conséquences directes sur nos vies?

En effet comme ça cela parait très abstrait mais au niveau des individus les oppressions internalisées ont des conséquences directes sur la santé physique et mentale des individus.

Il a été démontré par un nombre conséquent de recherches en sciences sociales, psychologie et médecine que les oppressions internalisées augmentent physiquement les risques de dysfonctionnement sexuel, de séropositivité et d’hypertension https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/15359074 (cette étude montre que la sévérité de l’hypertension, la difficulté des personnes oppressées à percevoir leur oppression et le degré d’oppression internalisés sont corrélés).

De même psychologiquement il est prouvé que les oppressions internalisées sont la cause principale des psychoatypies suivantes : dépendance/ et addictions en tout genres, trouble dysmorphique corporel, troubles du comportement alimentaires (anorexie, boulimie et orthorexie), troubles anxieux (phobies, trouble panique, anxiété sociale, trouble de l’anxiété généralisée, trouble obsessionnel compulsif et trouble post traumatique) et dépression et que les envies suicidaires, tentatives de suicides et suicides effectifs y sont presque systématiquement reliés.

Cela veut donc dire que une des psychoatypies que j’ai eu et deux de celles que j’ai encore ont pour origine des oppressions internalisées.

Sur les groupes sociaux il y a également des effets délétères et il a été démontré que les oppressions internalisées sont la source principale des problèmes sociaux suivants : la peur de l’intimité, les conflits internes aux groupes opprimés, la détention d’un capital culturel, social et économique trop faible pour permettre la satisfaction des besoins premiers, les problèmes de couple, le déficit d’éducation sexuelle, les comportements à risques, le fait d’accepter de faire n’importe quoi au détriment de tout ce qui peut être important pour nous juste pour un travail salarié ou une autre source de revenus, l’acculturation, l’isolation sociale, les violences conjuguales, la croyance en des stéréotypes négatifs et avec leur transmission et leur perpétuation, la violence et les crimes violents meurtres inclus.

En résumé le monde serait bien plus agréable à vivre pour tous sans les oppressions internalisées et les gens seraient plus heureux si ils s’en débarrassaient. Oui mais comment? Bon déja il faudrait que les gens des groupes sociaux dominants arrêtent d’oppresser ceux des groupes dominés d’après ces recherches ça passe par trois étapes déjà accepter qu’être dans un groupe de dominant fait de nous des oppresseurs potentiels du fait de notre socialisation sur ces points. Par exemple en tant que blanche je peux avoir des comportements racistes sans m’en rendre compte du fait de ma socialisation dans le groupe dominant sur ce point, s’en rendre compte c’est la première étape pour l’éviter.

La seconde étape est d’éviter de culpabiliser individuellement les dominants de leur position sociale car cela a été démontré comme largement contre productif, les braquant et donc les rendant plus oppressifs. Ainsi par exemple dire à une personne qu’une phrase qu’elle à prononcé est sexiste fonctionne mieux pour la faire réfléchir à cela et devenir moins sexiste que de dire à cette personne qu’elle est oppressive envers les femmes car alors la personne va voir son image d’elle même mise en danger par vos accusations et pour se protéger se percevoir comme gentille et vous percevoir comme méchant et amalgamer ce que vous lui avait reproché avec ce que vous êtes, une femme, et du coup va devenir plus sexiste qu’avant.

Enfin quand une personne dominante n’ignore plus l’être et arrête de le prendre personnellement quand on lui reproche des comportements dominants car elle a compris que c’est sa socialisation qui la rend ainsi et que ça n’en fait pas une personne mauvaise pour autant sur un plan moral elle est prête pour entendre les conséquences des comportements dominants sur les personnes dominées et donc à vouloir supprimer les siens. La troisième étape arrive donc quand la personne dominante commence à devenir une sympathisante des causes des dominées et apprend petit à petit à les considérer et à les traiter de plus en plus autant qu’il lui est possible comme ses égaux.

Il faut bien se rendre compte qu’on est presque tous dominants sur certains plans et  dominés sur d’autres. On a donc tous avantage objectivement sympathisants des groupes sociaux dominés auxquels on n’appartient pas car ces solidarités interoppression accéléreront l’effet des luttes anti oppressives de chaque groupe dans un cercle vertueux.

Mais si lutter contre les oppressions qu’on perpétue comme dominant est le plus efficace pour les luttes collectives, lutter contre les oppressions internalisées que nous avons du fait d’appartenir aussi en général à des groupes sociaux dominés c’est important pour le bien être et la santé individuelles. C’est fondamental, en effet ce n’est pas égoïste de vous occupez d’abord de vous sur ce plan là car les oppressions internalisées c’est très dangereux et vu qu’elles sont la cause principale des suicides qui tuent environ une personne toutes les 40 secondes sur notre planète http://www.bbc.co.uk/news/health-29060238., qu’importe vos échecs, vos erreurs et leur gravité si vous voulez lutter à votre échelle contre les oppressions qu’importe à quel point votre action vous semble dérisoire, votre utilité sociale sera toujours plus forte si vous êtes vivants que morts. Du coup il faut s’en occuper et prendre ça au sérieux.

Mais comment? 13 moyens efficaces de lutter contre on étés identifiés :

1/Éviter le perfectionnisme autant que faire se peut. En effet essayer d’être le militant anti oppression absolu et se flageller à chaque fois qu’on y échoue c’est contre-productif et d’autant plus problématique que plus on est concerné par un nombre important d’oppressions plus on a de risque d’être éloigné de l’idéal du parfait petit militant car pour être un super-militant qui ne fait jamais d’erreurs politiques il faut beaucoup de privilèges en vrai. Et puis surtout car un trop grand écart entre qui on est et qui on aimerait être entretien une image négative de soi même et est donc dangereuse pour notre santé. Bien sur tout le monde n’a pas les mêmes capacités à éviter le perfectionnisme et si vous y tendez naturellement et avez du mal à vous en défaire bah la première étape c’est de ne pas vous autoflageller car vous n’êtes pas assez parfaitement antiperfectionniste à votre goût.

2/ Eviter autant que faire se peut le moralisme dans la lutte contre les oppressions intériorisées, arriver ou ne pas arriver à vous en défaire ne fait pas de vous une personne bonne ou mauvaise et si c’est dur pour vous que ça vous prend du temps cela ne signifie rien de plus que le fait que vous avez probablement subit beaucoup d’oppressions au cours de votre vie et ça vous n’y êtes pour rien. Vous réagissez comme vous pouvez. L’accepter c’est la première étape pour vous sentir bien par rapport à ça.

3/Ensuite il convient d’identifier les stéréotypes négatifs sur vous même et votre groupe social et ceux qui ont été intériorisés par vous et qui vous font le plus de mal car après tout autant vous débarrassez des plus dangereux pour vous en premier. Par exemple moi j’ai eu l’idée de cet article car j’ai passé une très mauvaise nuit hier à cauchemarder en me répétant en boucle dans ma tête des clichés et stéréotypes négatifs que j’ai interiorisés sur ma déficience empathique et mes traits autistiques donc c’est ça qui me fait le plus mal en ce moment et que je dois le plus vite faire sortir de mon cerveau pour mon bien être personnel.

4/ Une fois qu’on sait quels sont les stéréotypes qui nous font le plus mal il nous faut apprendre à identifier les comportements oppressifs causés par ses clichés ce qui fait reculer les oppressions internalisées car on perçoit mieux le fait que ce n’est pas nous qui sommes en tort d’agir comme on le fait mais l’autre personne qui a des préjugés sur un des groupes sociaux auxquels on n’appartient. Du coup on prend ces commentaires négatifs moins personnellement et on peut les mettre plus à distance. Par exemple si une personne pense que je ne l’écoutes pas car je ne la regarde pas dans les yeux, plutôt que de culpabiliser de n’avoir pas su respecter ce code social je me rendrais compte que cette personne ne comprend pas que comme un certain nombre de neuroatypiques je fais ça car ne pas la regarder dans les yeux m’aide à mieux réfléchir à ce qu’elle me dit et donc je l’écoute et si j’en ai l’énergie je le lui expliquerai au mieux que je puisse et j’aurais ainsi transformé un moment négatif pour nous deux en un moment positif pour nous deux.

5/Si ce qui est probable notre apparence n’est pas celle de la beauté incarnée et fait partie des choses qui nous complexe, essayer de trouver des personnes que l’on trouve belles et qui partagent certains de ce que nous percevons comme nos défauts physique. Moi par exemple qui suis en surpoids et donc visiblement grosse écoutez des chanteuses rondes et/ou grosses que je trouve belles me fait du bien sur ce plan là et m’aide à moins complexer sur mon poids.

6/Trouver des sources d’éducation/de culture sexuelle aussi inclusive que possible si besoin est. Par exemple je suis une femme handicapée polyamoureuse et j’aime le BDSM de temps à autre ça me fait donc du bien de lire des choses sur la sexualité écrites par des femmes, encore plus par des femmes handicapées quand je trouve ce type de ressources et de temps en temps ça me fait du bien de trouver des portraits positifs du polyamour et du BDSM. Pour les personnes qui contrairement à moi appartiennent à des minorités sexuelles oppressées ce point est encore plus important car avoir du soutien sur ce point peut beaucoup vous aider à lutter contre les oppressions intériorisées.

7/Apprendre la véritable histoire des groupes oppressés auxquels on appartient, par exemple j’ai été beaucoup plus à l’aise avec le fait d’être une femme quand j’ai découvert tout ce que nous autres femmes avons fait et à quel point notre rôle à été central et non secondaire dans l’histoire de l’humanité, cela a été pour moi une grande source de confiance sur ce point.

8/Pour moi et les adultes ça c’est trop tard mais si vous connaissez des enfants redoublez de vigilance vis à vis d’eux et dites/faites le moins de choses potentiellement oppressives devant eux car plus les stéréotypes négatifs sont intégrés jeunes plus ils sont difficiles à défaire. La seule chose qu’on puisse en faire une fois adulte c’est de se souvenir si on le peut de comment on à intégrer ces stéréotypes étant jeunes. Par exemple je sais que j’ai intégré les stéréotypes négatifs qui m’ont pourri ma nuit sur les traits autistiques et le déficit empathique de deux sources principales mes parents très validistes sur ce point et aussi et surtout les élèves qui me harcelaient à cause de ça au collège et au lycée, je voudrais bien que ce passé devienne un passé lointain qui n’a plus de conséquences sur mon estime de moi présente mais savoir que ce n’est pas le cas c’est déja une première étape pour allez vers ce but. Et si vous êtes mineurs et lisez ça n’écoutez surtout pas les gens qui se moque de votre physique, de votre culture ou de votre caractère, vous êtes vous et vous êtes très bien comme vous êtes.

9/Trouver des moyens de percevoir ses traits en vous qu’on vous à appris à détester car ils étaient liés aux groupes sociaux dominés auxquels vous appartenez comme positifs, cela peut passer par beaucoup de moyens mais les plus efficaces sont ceux qui sont ritualisés semble t’il. C’est à dire que trouver un moyen régulier de fêter votre appartenance à ces groupes dominés et la fierté qu’elle vous fait ressentir c’est très utile à la fois pour vous redonner de la force et en redonnez à ces groupes sociaux dans leur ensemble en les unifiant autour d’un événement qui les rend plus visibles, plus puissants et donc plus fiers. Prenons le fait d’être une femme par exemple comment le ritualiser? Cela peut être un événement annuel comme la journée des femmes du 8 Mars, une chose qui a lieu mensuellement, le fait de consacrer un jour qui vous semble signifiant dans le mois pour célébrer les femmes à votre façon comme je sais pas moi la pleine Lune par exemple (évidemment les évènements sociaux auxquels tous participent comme les fêtes sont plus efficaces mais on a pas tous la capacité d’y participer et je suis court sur ce point donc je fais comme je peux en inventant des rituels à ma façon, et tant qu’on y est on parle pas d’une chose religieuse plus de genres de célébrations style mini anniversaires), un jour de la semaine que vous y consacrer le Vendredi par exemple et/ou un moment de chaque journée bref pendant lequel vous faisez un geste quelquoncque qui signifie que vous y pensez par exemple dessiner un symbole féminin sur une feuille, vous collez un pins féministe sur la veste, écoutez une chanson qui vous parle enfin ce que vous voulez de court et de symboliquement signifiant qui vous connecte à cette expérience d’une façon qui vous donne de la fierté. Vous êtes pas obligé de faire tout ça un seul truc suffit si vous n’en voulez pas plus et vous pouvez en faire encore plus si ça vous amuse. L’idée c’est avant tout que ça vous corresponde, que ça vous parle et que ça vous donne de la force. Tout ce cirque doit par contre être très symbolique et imagé pour frapper votre « inconscient » et donc y imprégner cette fierté qui y remplacera progressivement la honte d’être d’un groupe dominé par de la confiance et de la sûreté. C’est le but de cela.

10/Se reconnecter avec les pans de notre identité dominés qui nous ont été arrachés par nos oppresseurs, par exemple je suis en partie d’origine Corse mais j’ai vécu loin de ma terre familiale et j’ai perdu énormément de cette culture par acculturation à la vie du continent, à chaque fois que je découvre quelque chose qui me permet de mieux comprendre ce qu’est la culture corse ça me fait du bien car ça me reconnecte avec mes racines et me renforce. Tout les groupes dominés ont leur culture propre par exemple lire des shojos, mangas pour filles, comme Fruits Basket par exemple ça m’a fait beaucoup de bien car ça m’a fait redécouvrir les forces féminines et les côtés positifs de la féminité et m’a beaucoup aidé à accepter cette part de moi que notre monde macho rejette à la période délicate de l’adolescence.

11/Prévention politiquement conscientisée des comportements suicidaires. C’est à dire que si vous ou quelqu’un d’autre est en proie à ce genre de sentiment vous devez essayer de mêler votre connaissance de la personne et des causes politiques du suicide et des envies suicidaires pour l’aider au mieux et chaque fois que vous en avez la capacité fissurez le tabou autour de ce sujet. Cela peut sauver des vies.

12/Pas de hiérarchie officielle, les groupes non officiellement hiérarchisés contrairement à ce qu’on pense d’ordinaire le sont moins que ceux ou les statuts hiérarchique de chacun sont clairs et il est démontré qu’une forte hiérarchisation des rapports sociaux augmente les oppressions internalisées. Alors passé autant de temps que possible dans les lieux non hiérarchisés fait du bien.

13.N’utilisez la non mixité qu’en cas où l’on est trop oppressé pour avoir accès à ses besoins autrement, cela car ne dépendre que d’un groupe restreint de personnes rend plus fragile surtout quand on n’a pas beaucoup de capital social, culturel et économique. Au début  ça m’avait étonné car la non mixité, fait de se retrouver seul avec d’autres personnes du même groupe social dominé que nous sans personne du groupe social dominant, soirée entre meufs par exemple, peut être un outil politique puissant contre les oppressions internalisées mais son utilité et ses risques varient beaucoup d’une personne à l’autre en fonction de notre statut social. Par exemple beaucoup de gens sont dépendants pour leur survie de personnes qui sur certains points les dominent socialement, une dame âgée dépendante de son fils par exemple. Donc là non mixité seulement si vous pouvez, quand vous pouvez et si ça vous est personnellement bénéfique.

Bien sur tout ça est diversement accessible d’une personne à l’autre alors ne suivez pas forcément tout, faites votre tambouille perso en vous aidant ou pas comme vous le sentez de ces conseils dont j’espère qu’ils seront utiles à quelqu’un et surtout prenez bien soin de vous et je souhaite que vous parveniez à surmonter les épreuves qui vous attendent, courage.

Dernier point important pourquoi certains ont plus de mal que d’autres à se débarrasser des oppressions internalisées? D’abord ce n’est pas une question d’efforts ou de force mentale, ceux qui n’y arrive pas ne sont pas feignants ni faibles, leurs difficultés ont de vraies explications. Souvent plus on est oppressé sur plusieurs plans on intériorise d’oppressions car elles se nourrissent des mêmes mécanismes et donc elles s’amplifient et se nourrissent les unes des autres. C’est pour ça que plus on est bas dans l’échelle sociale plus monter est difficile alors qu’il est nettement plus aisé d’en descendre. Votre statut social n’est pas une chose qui se change aisément, s’en vouloir de ne pas arriver à s’élever socialement autant qu’on le voudrait fait plus de mal que de bien. Comme on l’a vu les protections possibles contre ces effets d’oppressions intériorisées sont diversement accessibles à chacun ce qui est aussi lié au capital social, économique et culturel de chacun, basiquement plus on en a besoin moins on peut y avoir accès. Donc si vous le pouvez diffusez tout ce qui vous parait potentiellement utile pour ça à un maximum de gens c’est encore le plus utile.

En conclusion n’oubliez jamais de vous aimer autant que vous le pouvez car vous êtes quelqu’un qui a droit à l’amour (au sens large) puisque vous êtes une personne et ce droit est inaliénable pour toute personne, je sais que certains sont très seuls même si plus souvent on se croit seul mais on n’oublie qu’on est aimé de beaucoup. On est toujours important pour quelqu’un, vous n’imaginez probablement pas votre force et le nombre de vies que vos avez pu changer en bien au cours de la votre, nous autres humains sommes tous membres d’une même société et apportons tous notre pierre à cet édifice, ce n’est qu’ensemble qu’on peut construire la suite de cette histoire. Ne croyez pas qu’apprendre à vous aimez fera de vous une personne égocentrique, ne vous l’interdisez pas en croyant erronément cela, la plupart des humains sous estiment la force qu’ils ont, la redécouvrir vous rendra plus indulgent envers vous même et par la même envers autrui, vous comprendre et vous aidez à la mesure de vos moyens ne peut que vous rendre plus gentil avec tout le monde et donc plus à même de convaincre les autres de vous suivre sur ce chemin et de changer ce monde en un endroit meilleur ensemble. Vous êtes ceux qui porte en eux la lumière des lendemains qui chanteront puisque vous êtes là pour les construire. Cela parait mystique comme ça mais en fait ça se résume en une seule idée très simple, vous êtes tous formidables, ne l’oubliez jamais.

 

 

 

 

 

 

Je donne mon avis une bonne fois pour toute sur ce sujet à la con qui revient trop souvent à mon goût et dont j’ai marre : le sexisme et la représentation de la femme et manga.

Je me lâche sur ce sujet parce que j’en ai marre sérieusement. Après avoir fait chier la communauté otaku pendant des décennies de la part de prétendu experts bourgeois ignares et racistes se représentant tout produit culturel de cette sphère comme forcément idiot, gamin et stupidement sexuel et violent sans rien y connaitre du tout et s’être fait légitimement défoncé leur peu de crédibilité par l’augmentation exponentielle du nombre de français qui ont déjà vu au moins un manga dans leur vie et donc savent que les résumer à ça est une immense connerie ce sur quoi je vais pas m’attarder 10 000 car à ce stade à mon de faire exprès par mauvaise foi de ne pas le savoir on le sait vu que ça fait genre depuis l’époque du club dorothée donc bientôt 50 ans que ce débat de merde à démontrer que le clan des anti mangas l’a dessus n’avait aucun argument sérieux valide contre ces productions culturelles et prenait juste son incompétence sur le sujet pour de l’expertiste car c’est la sphère médiatique bcbg qui s’en moquaient la seule qui a le droit de l’ouvrir pour tout et sur tout généralement quelque soit le sujet pour n’en dire que de la merde en réussissant sans autre raison que sa diffusion médiatique de ses opinions de café de comptoir par de grandes chaines télé à convaincre les gens (de plus de 40 ans) que son opinion est légitime et fiable sur absolument tout et à part les gens de la génération de nos parents plus personne prend leur avis extrêmement caricatural et désinformé sur les mangas au sérieux de nos jours ou à peu près et bien maintenant nouvelle polémique de merde avec laquelle on fait chier la communauté otaku française toutes les putains de semaines depuis maintenant deux ans les mangas seraient sexistes dans leur représentation de la femme ce qui justifierait de continuer à leur cracher dessus en permanence à et à déprécier de même leurs amateurs en gros en les traitant de gros machos au passage. Juste pour info la France actuelle est un pays où la plupart des gens ont lu au moins un manga dans leur vie et où le public du manga est important, populaire et assez mixte au final. Déjà de base c’est peut être un indice d’exagération de la réputation de sexisme des mangas au sens où des univers culturels réellement sexistes, celui de l’armée par exemple, tendent logiquement à faire fuir beaucoup de femmes à partir du moment où il y a parité et mixité du lectorat c’est qu’en matière de sexisme doit y avoir pire.

Oui je sais ce que vous allez me dire on parle toujours en priorité des sujets les plus graves et sérieux quand on parle de sexisme et fort heureusement on a bel et bien nettement davantage à ce sujet de discussions féministes autour du thème « le viol et les violences sexistes » en vrai et comment aider celles qui souffrent de cela que sur « les mangas sont t’ils sexistes ou pas » et d’autres sujets qui peuvent paraitre plus secondaires. C’est le thème central de l’immense majorité des débats et actions féministes que de lutter contre les diverses violences que subissent les femmes et c’est bien normal. Encore heureux.

Ensuite viennent les débats sur les histoires de salaires et de plafond de verre qui intéressent déjà nettement moins tout simplement car ils sont souvent centrés sur des préoccupations de petites bourges qui essayent de devenir pdg à la place du patron que sur les préoccupations nettement plus mixtes de la plupart des travailleuses souvent plus proches des luttes syndicales ou du moins des grèves et revendications de meilleurs salaires et conditions de travail pour tout leur secteur qui est mixte dans une optique « lutte des classes » (pas forcément en termes aussi clairs mais s’en approchant dans l’esprit) qu’en mode guerre des sexes car la plupart des femmes prolétaires sont majoritairement entourées de mecs ne gagnant pas bien plus qu’elles et se sentent plus oppressées par le capitalisme que par les hommes comme d’autres l’ont déjà longuement abordé. Ce ne sont pas les râleries justifiées de féministes marxistes excédées du tournant libéral capitaliste pris par le féminisme mainstream qui se résume trop souvent à pas grand chose de plus que du marketing pinkwashé qui manquent pour le dénoncer. Cependant bien sûr leurs discours sont inaudibles dans les grands médias qui préfèrent résumer le problème à « les hommes sont méchants par nature » (en gros) que s’interroger sur les structures de pouvoir, le rapport de force et l’argent comme moteurs centraux des inégalités hommes femmes car là ça demanderaient des remises en cause de la société bien plus profonde que des hashtags de merde sur twitter dont les dirigeants pseudo féministes à la Marlène Schiappa capables de se contenter de faire une croix sur ses convictions pour servir le café à un très probable violeur en série qui lui sert plus ou moins de patron par pur carriérisme c’est sur c’est pas avec ça que les causes féministes avanceront sur le fond.

Autre problème du très populaire féminisme libéral neuneu antimec rebuter la plupart des femmes qui ne s’y reconnaissent pas vu que bah scoop : la majorité des femmes ont un mari et un fils et ne se reconnaissent pas dans un mouvement qui crache sur les hommes à longueur de journée et tend à beaucoup dénigrer le statut de mère l’association à une soumission à la domination masculine donc au bout d’un moment sur ça une grosse part du féminisme manque d’un certain principe de réalité qui le fait devenir ce qu’il est un mouvement minoritaire demandant des avancées au service d’une minorité de femmes avec des privilèges et un profil sociologique particulier (pour une forte majorité de petites bourges blanches valides physiquement comme mentalement le plus souvent célibataires par carriérisme mais hétéros, LGBTphobes comme putophobes et de jeunes femmes peu enclines à en avoir quoi que ce soit à foutre des problèmes des vieilles dames ou de l’éventuelle oppression parentale qu’elle peuvent risquer d’imposer à des enfants ou ados par maternalisme (pendant féminin du paternalisme)…bref des nanas assez individualistes qui constituent plutôt un lobby pour augmenter leur propre pouvoir dans la société qu’un courant cherchant à faire entendre la voix des femmes dans toutes leurs diversités de besoin, c’est ça le féminisme mainstream et ça pose de gros soucis).

Bien sûr c’est pour ça qu’il existe une multitudes de féminismes nettement moins médiatiquement visibles aux courants plus minoritaires qui tendent de créer une voix et des avancées pour les luttes et besoins spécifiques de femmes appartenant à diverses minorités. Et une attention de plus en plus forte portée notamment à leur diversité culturelle et au fait que d’un pays à l’autre le contexte culturel étant différent le féminisme peut que prendre des formes divergentes même si bon sur le principal à savoir « on veut plus être violées, on veut plus subir de violences sexuelles et on veut plus être pauvres et subir le sexisme au travail » y a un commun accord de la majorité des féministes de la planète ce me semble. Idem en ce qui concerne les objectifs premiers des combats féministes contemporain au niveau continental en Europe et au niveau national en France.

Face à cela le combat contre les représentations et stéréotypes sexistes dans divers domaines il est quand même mis au quatrième plan en mode on s’en occupe quand on a fini d’aider les femmes à surmonter leurs traumatismes de viol en général par une grosse majorité de féministes militantes actives tout de même. Du coup quand les otakus sont en mode « on nous fait tout le temps chier avec le sexisme dans les mangas pitié parlez nous de sujets vraiment important vous avez pas mieux à foutre » c’est un peu hypocrite certes. D’autant plus que même si on part exclusivement sur les débats autour du sexisme dans divers domaines culturels c’est loin d’être le monde otaku qui est le plus visé par ses critiques. Le sport, le foot notamment est loin devant les mangas dans les domaines culturels très régulièrement taclés par les féministes pour leur sexisme. La politique aussi et d’ailleurs souvent c’est un peu une manière de détourner l’attention du sexisme bien présent dans les fonctionnements internes des partis politiques et organisations politiques se prétendant de gauche que d’aller inciter les militantes à s’acharner sur le sexisme réel ou supposé de diverses productions fictives culturelles pour qu’elles arrêtent de se dire « hey mais pourquoi on est toujours subalternes aux mecs dans ces orgas censées être féministes et prôner l’égalité? », c’est un peu pareil sur Youtube mon plus gros problème avec ces infinis débats sur le sexisme ou non sexisme des mangas dans leur représentation de la femme dans les vidéos de divers youtubeurs mangas/culture otaku populaires est…à un moment ça dérange aucun d’entre vous d’avoir vu que très peu de filles peuvent se permettre d’avoir leur chaine populaire sur Youtube où parler de mangas, que pas un seul d’entre vous n’a ne serait ce que proposer de venir donner son avis à une fan de mangas pas juste dans les commentaires mais en venant donner son opinion dans le débat auprès de vous et que du coup au final on fait une montagne depuis deux ans maintenant tout de même d’une série d’articles en effet très mal foutu et blindé d’arguments plus que contestables comme ça a été disséqué par maintes personnes à juste titre sur le sexisme dans les mangas écrit par une pigiste stagiaire de 19 piges qui aime quelques mangas vite fait et commence à se faire une conscience politique sur le sexisme et essaye de lier ces deux réflexions ensemble…sans jamais avoir l’idée qu’au lieu de s’acharner sur les incohérences et le flou dans la pensée encore en formation d’une gamine on pourrait juste demander son avis à une meuf qui s’y connait autant en manga que tout les messieurs qui blablatent pour ou contre son texte dans un entre soi masculin exclusif depuis des plombes pour au final n’aboutir à rien de réellement consistant et intéressant à ce propos de ce que j’ai pu en voir jusqu’alors en dehors de corriger les erreurs de noobs et de jeune femme qui surement à encore un peu de mal à construire une critique artistique des œuvres qu’elle commence parce que bah…elle a que 19 ans au moment où elle rédige ce truc qui a fait un tel tollé et à cet âge on apprend tout juste à analyser littérairement les trucs qu’on lit en fait. Autant je trouve c’est un peu chaud de lui mettre autant sur le dos aussi personnellement alors qu’au fond elle a rien fait de mal, certes ses arguments sont peu convaincants mais j’ai déjà lu bien pire après la vraie question que je comprends agacer les otakus c’est pourquoi exactement une réflexion que j’aurais pu avoir sur mon skyblog manga rose et jaune fluo d’extrêmement bon goût de quand j’avais 15 ans en terme de degré d’élaboration a réussi à s’imposer par sa diffusion médiatique comme l’avis standard en France du non otaku sur le sexisme dans les mangas. Tout le monde a le droit de dire ce qu’il en pense c’est pas la question on est en démocratie mais que les otakus aimeraient que si on décide de mettre cette question au centre de tout les débats en France extérieurs au monde otaku à propos des mangas et animés alors on serait en droit d’attendre que ce soit fait par de vrais experts d’à la fois le féminisme et les mangas et pas par une gosse qui semble être en train de découvrir l’un et l’autre en même temps et cumule les maladresses à propos des deux parce qu’elle semble se chercher encore côté féminisme et donc avoir des avis mitigés sur certains trucs donc des positions floues (par exemple ne pas avoir l’air de s’être décidée sur si elle est du courant féministe qui pense que le sexisme anti homme existe ou pas et si c’est le cas comment il se manifeste selon elle côté flou dans son positionnement d’idéologie féministe ou ne pas avoir lu Death Note assez en détail pour se rendre compte qu’à aucun moment l’attitude d’adoration extrême de Misa envers Light n’y est louée et présentée comme positive d’autant moins dans l’animé où cette attitude abouti au suicide de Misa tout de même sur le final donc je vois assez mal en quoi le message serait d’encourager les filles à l’imiter dans sa dévotion et soumission à cet homme clairement ne pas l’avoir pigé c’est ne pas avoir capté du tout leur relation que l’auteur n’a jamais présenté comme saine ce qu’à peu près tout les lecteurs de Death Note ont compris donc c’est en effet comme dans bien de ses exemples à s’interroger de si elle a réellement regardé ou lu les œuvres dont elle parle (du moins au de là d’un visionnage/d’une lecture très superficielle) avant de pondre un article dessus ce qui montre qu’au mieux elle connait une dizaine de mangas, pas très bien visiblement et les apprécient vite fait…on pouvait aussi demander à quelqu’un qui bosse dans l’édition de manga en France d’en parler où n’importe qui d’avec un peu plus d’expertise mais non l’argument de Kombini ayant été en gros bah en fait prendre quelqu’un qui s’y connait vraiment ça coutait trop cher et nous on cherchait juste à se faire du fric en faisant un bad buzz autour d’un truc déjà mal réputé ce qui nous permettait de pas prendre trop de risque)…alors la fille qui l’a écrit sans doute son combat antisexiste était réel je l’espère pour elle du moins mais alors les mecs qui lui ont accepté son article de merde ils étaient d’un cynisme sans nom j’ai plus mal pour elle qu’autre chose depuis que je sais ça.

Hélas ce qui plus qu’agace les otakus bien légitimement pas contre elle mais contre ce journal à chier qui a publié et diffusé ce torchon a grande échelle c’est que depuis ça a fait tellement de bruit qu’après le sexisme dans le sport et le sexisme en politique, le sexisme dans la culture otaku c’est devenu le thème le plus « populaire » et qui fait des vues putaclick facilement (oui moi aussi j’en profite de rien merci) dans la catégorie réflexion sur la représentation de la femme. Bon évidemment ça va avec un contexte celui des JO de Tokyo qui approchent et donc du nationalisme japonais qui veut redorer le blason de son image Cool Japan en virant d’un max de produits culturels otakus leurs aspects les plus critiqués notamment le sexisme (même si bon ça se fait sur des modalités très différentes au Japon où c’est surtout le lolicon/shotacon c’est à dire en gros le manga pédopornographique/pédoérotique et si il faut le bannir ou le maintenir au nom de la liberté artistique et de ce qu’aucun vrai enfant n’est utilisé dedans donc c’est cathartique pour empêcher les pédophiles de passer à l’acte pour de vrai donc sur un segment extrêmement minoritaire et dont on nous exporte quasi que dalle en France du monde du manga que sur un sujet plus large du sexisme dans les mangas plus largement notamment dans les mangas les plus grands publics qui est finalement assez peu préoccupant de ce que j’ai pu en lire pour les féministes japonaises et pour les femmes otakus du Japon (mais j’ai pas tout lu bien sur donc ça se pourrait qu’elles l’abordent plus que le peu que j’en ai vu d’autant que mon niveau de japonais demeure pourri malgré le covid qui me permettrait de l’améliorer l’anxiété sévère que je subis depuis des mois en dépit des médocs pris contre me rendant dur de me remettre à l’apprentissage de cette langue plus avant je vous passe ce détail) néanmoins elles avaient pas l’air contre que des occidentales en disent ce qu’elles en pensent tout en ayant bien conscience qu’on le fait avec notre prisme d’occidentales jugeant des produits culturels issu d’une culture étrangère à la notre à laquelle on comprend pas grand chose ce qui fait que le décalage culturel peut créer des décalages de perceptions. C’est aussi là que parler du sexisme dans les produits culturels otakus devient délicat car on se met vite à raconter des conneries racistes si on fait pas un minimum gaffe (comme prétendre que les physiques des persos de mangas sont en majorité basé sur des physiques occidentaux alors que bah non en fait ils le sont logiquement sur des physiques de japonais, ce qui est vrai en revanche et trompeur c’est que comme on comprend mieux et ça nous attire plus les mangas les plus occidentalisés dans leurs univers (par exemple la majorité de l’histoire de Full Metal Alchemist se déroule dans une sorte d’Allemagne d’un univers parallèle où l’alchimie est réelle donc c’est on ne peut plus logique que les personnages centraux y aient l’air occidentaux c’est ce qu’ils sont supposés être par contre sérieux tu prends les persos de Ranma 1/2 par exemple dit moi où tu leur inventes des traits occidentaux quoi ils en ont aucun et ont zéro raison d’en avoir, ne me sort pas « les grands yeux » ça c’est un standard de l’animation qu’on retrouve dans tout les pays du monde pour une plus grande expressivité des personnage rien de plus) ou physiques sont ceux qui se vendent le mieux en France à pas mal d’exceptions près mais néanmoins ça reste une tendance durable du coup ça nous donne cette fausse impression car on a pas conscience de se faire exporter qu’une infime proportion de la totalité des mangas dont la majorité sont crée par des japonais pour des japonais et ne quittent jamais le pays du Soleil Levant en fait et tendent bien plus que les mangas à forte exportation à avoir des personnages au physique typiquement similaire à celui des japonais moyens c’est le cas de l’immense majorité des persos de mangas publiés au Japon en vrai ce qui n’est que logique parenthèse close).

Ceci étant dit quand on se permet de critiquer les normes de genre d’une production culturelle étrangère outre ce souci du décalage culturel qui risque de te faire balancer des énormités il y a aussi le souci du décalage des normes sexistes ou non propres à chaque pays. Par exemple un truc tout con mais en France la division de genre style les shonen c’est pour les garçons et les shojo c’est pour les filles est bien moins marquée qu’au Japon chez nous qu’une fille lisent Naruto ne choque à peu près personne parmi les fans de mangas et ok un homme qui lit Nana ça fait déjà un peu plus jaser mais ça reste accepté ça va rarement plus loin que quelques moqueries rarement réellement méchantes bien que ça puisse connement suffire à en décourager plus d’un d’apprendre à aimer ce genre de manga où on trouve pourtant de belles perles, selon le témoignages d’éditeurs hommes de shojo partis en acheter au Japon pour leur travail ça au Japon c’est très différent et un homme au rayon shojo est vraiment perçu à mi chemin entre lui c’est sur c’est un gay et/ou un pédophile et c’est quoi cet alien qui débarque…et une fille au rayon shonen c’est plus accepté mais pas aussi banalisé que chez nous semble t’il. De même beaucoup chez nous voient dans la douceur du kawaii une rébellion douce mais chez la plupart des japonaises ça semble une norme culturelle plus qu’autre chose et certaines féministes japonaises trouvent que pour elle l’injonction d’être kawaii est infantilisante et aliénante pour les femmes japonaises et sont en furie contre ça. Au contraire le public otaku occidental à tendance à plébisciter les persos de mangas badass et garçons manqués nettement plus que les japonaises otakus qui elles semblent privilégier pour la plupart des héroïnes plus douces à en croire les sondages de popularité de personnages faites auprès d’elles au Japon où c’est au final souvent ça qui ressort. Ah et aussi au Japon y a 126 millions d’habitants dont à priori bien au moins la moitié 63 millions de femmes qui de plus n’ont pas toutes d’avis particuliers sur les mangas, le sexisme et la représentation de la femme dedans pouvant s’en foutre royalement comme c’est le cas de bien d’entre elles qu’elles soient otakus ou non et même parmi celles qui ont un avis là dessus scoop toutes n’ont pas le même et d’ici sans parler japonais assez bien pour en être sure pour moi savoir lequel est majoritaire parmi celles que ça concerne en premier lieu à savoir les japonaises otakus bah c’est pas possible en fait.

Je me retrouve donc à devoir me contenter de voir ce que l’éventuel sexisme de la représentation des femmes dans les mangas a pour conséquence en France. Pour le public français non otaku visiblement ça se résume à une occasion supplémentaire de trasher un truc qu’ils connaissent pas pour un motif dont ils n’ont pas vérifier la véracité mais bon eux on s’en fout ça fait 50 ans qu’ils crachent sur les mangas sans les connaitre sans ça ils auraient trouver une autre excuse. Le public otaku lui même pour sa part masculine lui a majoritairement réagit en mode « encore une excuse de merde pour cracher à la tronche des mangas et animés et de leur public » et plutôt réagit en se sentant insulté par l’idée que les mangas seraient sexistes et la contrant avec divers arguments. Le premier et le plus valable : bah oui et alors tu t’attendais à quoi, le monde est sexiste et le Japon est un pays où la place des femmes est particulièrement restreinte aux rôles de genre très conservateurs forcément que ça va se refléter dans les mangas mais c’est le miroir d’une situation réelle de sexisme vécu au Japon dans la production culturelle japonaise fictive que tu vois là donc c’est pas en changeant le contenu sexiste qu’il peut y avoir dans les mangas que tu vas changer le sexisme de la société au Japon mais en détruisant les conditions matérielles qui rendent la société japonaise sexiste que ça va aboutir à une révolution féministe des mentalités au Japon qui va se refléter dans les mangas ça se voit par exemple avec le nombre de personnages féminins de mangas qui ne sont pas femmes au foyer mais travailleuses qui comme celui des vraies japonaises qui quittent ce rôle traditionnel pour chercher à faire carrière qui augmente lentement mais surement au fil des années. Du coup reprocher aux mangas de montrer une société où la majorité des femmes sont des épouses au foyer quand bah au Japon c’est vraiment le cas en fait bien que ça commence à vitesse d’escargot à changer un peu bah ça m’a toujours paru assez décalé. Autre contre argument valable : pourquoi se focaliser à ce point sur le sexisme dans les mangas si c’est pas pour stigmatiser et dénigrer la minorité qui aime la culture otaku en France étant donné que bon quand on voit les arguments qu’on a dans ce débat pour tenter de prouver un sexisme particulier dans les mangas outre les particularités culturellement explicables quand on connait un minimum la culture japonaise comme le nombre important de femmes au foyer par exemple dans les personnages de manga comme vu plus haut bah il y a au contraire pas mal de critiques qui sont les mêmes que celles qu’on va faire à toutes les productions que ce soit le cinéma ou la musique à base de « quel besoin de mettre autant de persos féminins bien gaulés à poil à quatre pattes dans des positions plus ridicules que sexy pour que ça se vende? » C’est pas que l’argument soit sans valeur c’est qu’il est en rien spécifique au monde du manga et qu’en plus depuis la France les otakus français ont quand même un pouvoir d’achat bien marginal dans le manga sur celui des otakus japonais et eux clairement surtout leur part masculine des figurines de nanas à poil ça les intéresse ils achètent on peu le déplorer mais d’ici on y peu que dalle.

Au Japon quand tu lis ce genre d’articles : https://japanpowered.com/japan-culture/a-look-at-japanese-feminism-and-japanese-misogyny t’apprends que la lutte des femmes japonaises pour s’émanciper consiste à reculer l’âge d’un mariage perçu comme aliénant et presque un enterrement pour leur part de liberté encore bien trop souvent. Elles ont de plus en plus de mal avec l’idée qu’elles auraient un rôle consistant à être de bonnes épouses soutenant leurs hommes en les attendant sagement à la maison et eux ont de plus en plus de mal surtout les jeunes à assumer la responsabilité d’être celui qui ramène le salaire au foyer ce qui est assez logique vu la crise économique que traverse le pays qui fait que les sous dans la poche des jeunes garçons japonais aujourd’hui ils en ont plus autant que leurs ainés ce qui quand t’as déjà du mal à assurer ta propre subsistance te motive pas trop pour chercher une gonzesse et assurer la sienne en prime. D’où beaucoup de solitude et une crise de natalité qui préoccupe le gouvernement conservateur. Idem les femmes face à ces difficultés économiques sont pas aussi pressées que leurs ainées de devenir les mères de gosses dont elles sont incertaines de pouvoir assurer l’avenir. Forcément cette situation bouscule les rôles de genre traditionnels au Japon et y fait beaucoup parler. Bref les jeunes garçons n’ont pas un avenir reluisant, ont une estime d’eux mêmes pourris, sont timides et n’osent pas aller draguer les filles en 3D pour beaucoup ce qui explique aussi le succès « compensateur » de toute l’industrie des waifus. Après…attention c’est loin d’être une « compensation » pour tous y en a qui préfèrent vraiment la 2D comme une orientation sexuelle.

Cependant outre l’incompréhension qui existe autant au Japon qu’en France qui catégorise bien trop vite tout ce qui est moe et waifu dans la case « sexiste » à mon sens (de façon souvent très validiste car bien entendu parmi les mecs qui préfèrent la 2D vous vous doutez bien qu’il y a masse de neuroatypiques et de mecs pas psyvalides autistes et/ou phobiques sociaux et que les trasher et moquer comme on le fait souvent ça a un côté super glauque contre lequel les nanas otakus féministes elles mêmes neuroatypiques se sont toujours battues à ma connaissance ayant toujours défendu les droits de ces gars qui ne font de mal à personne à bien fantasmer sur des persos imaginaires si ils veulent), ce qui revient sur les histoires de sexisme dans les mangas en France comme au Japon c’est l’histoire de ce que les persos féminins sont sexy (ce à quoi j’ai envie de répondre euh…et alors? Sexy et sexiste sont deux choses différentes donc c’est hors sujet en fait d’autant qu’avec la lourde insistance sur « mais on exploite leur corps pour vendre » ma tronche de travailleuse du sexe à un amer gout de déjà vu putophobe en entendant cet argument de merde enfin bref passons ) et que les mangas montreraient des valeurs globalement conservatrices en terme de domination masculine où l’idée serait de conserver le schéma de l’homme qui ramène le pain à la maison à la sueur de son front où l’attend sagement et silence la belle ange du foyer en gros quoi. Oui c’est un schéma sexiste particulièrement présent dans la conclusion de nombreux couples de mangas surtout ceux d’une ample masse de shojo d’ailleurs mais si ça reste minoritaire y a quand même pleeeeeeeeiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnn de mangas aujourd’hui dont c’est pas le schéma du tout et qui sortent de ce cadre traditionnel. Et puis en gros ce qu’on me dit c’est une production populaire de nombreuses œuvres (parce que bon des mangas il y en a des dizaines de milliers) quand on les analysent une par une on se rend compte que dedans y en a plus en globalité qui suivent des schémas conservateurs et les reproduisent que qui les remettent en cause. Le scoop du siècle. En quoi c’est spécifique au manga ou plus accentué dedans que dans les films ou la musique sérieux? En rien. C’est partout pareil ça juste. C’est même un peu le principe de base que le conservatisme conserve un statut quo préexistant et le progressisme le remet en cause donc quelque soit le type de fiction ou produit culturel concerné forcément tu va trouver plus de schémas déjà vu que de trucs inventifs que ce soit sur la question des rapports de genre ou sur une autre. C’est ni spécifique au manga ni particulièrement voyant ou marqué dans la culture otaku par rapport à ce qu’on voit dans d’autres contextes culturels alors pourquoi cibler ça tout particulièrement hors de pour faire chier les fans j’admets je sèche.

Quoi qu’il en soit sur ce qu’ils font de leurs productions culturelles et du sexisme qu’ils foutent dedans ou pas au Japon en effet le pouvoir d’action des otakus de France est plus que limité et côté otakus français hommes il est à peu près nul vu que l’immense majorité s’en foutent royalement de ce sujet. Qu’en pense donc la plupart des otakus françaises femmes? Alors on a très peu accès à leur avis ce qui montre déjà une inégalité réelle intrinsèque à ce fandom en France où celui des hommes a bien plus d’espace de paroles publiques que celui des femmes ce qui est dommage. Surtout avec la dévalorisation nettement plus forte plus globalement de l’opinion de la fangirl face à celle du fanboy déjà elle même pas mal socialement et culturellement dénigrée par chez nous. Néanmoins j’ai pu rassembler entre les potes, les sites ciblés fangirls et les commentaires de femmes otakus françaises sous les chaines des gens qui ont débattus de ça pas mal d’avis et globalement….ce qui ressort le plus c’est une gêne et un agacement face à cette manie de vouloir que tout les persos féminins soient si « parfaits » qu’ils en deviennent lisses, plats et chiants au possible pour que les féministes aient rien à redire contre car au fond au final tout personnage féminin qui a le moindre défaut se prend des volées de bois vert pour le sexisme supposé de la femme qu’elle représente. Et c’est comme ça qu’on se retrouve avec des persos féminins plus rares et plus fades que les persos masculins car personne (bien trop peu de gens plus exactement) n’ose en créer qui dépasse tout ce flots de critiques résultats la plupart sont en effet terriblement sages, conventionnelles et ennuyeuses au possible d’où que c’est pas si étonnant que la plupart des fans même fangirls retiennent plus de persos masculins souvent plus attachants car mieux écrits donc comme plus autorisés aux défauts et aux excentricités sonnant plus marquants et plus vrais donc plus touchants. Y a des tonnes d’exceptions bien sur mais c’est le plus souvent vrai et pas qu’en manga dans la fiction en général. Et au final les filles otakus ce sont senties encore plus insultées que les mecs otakus par toute cette violence contre leur amour pour la culture otaku au nom du féminisme pour beaucoup car elles se sont retrouvées en tir croisés entre les « non mais comment tu oses aimer ces japoniaiseries violentes pour gosse attardés déviants et dégénérés » et autres idioties de même genre que tout les fans de mangas ont du subir un jour en France malheureusement parce que bah on est le grand pays de l’ouverture d’esprit aux autres cultures c’est t’il pas bien connu ça n’est ce pas voilà et les « comment tu peux oser aimer ces saletés sexistes sale aliénée »….et donc logiquement ça a révulsé beaucoup de jeunes filles fans de manga contre le féminisme à force ce genre d’attitude à la con alors qu’à la base c’est souvent des filles qui aiment le shonen et s’émanciper des codes de la féminité conventionnelle et qui ont un penchant pour les idées alternatives et anticonformistes donc si vous arrivez à les dégouter à ce point c’est que votre « féminisme » sert plus à émanciper les femmes mais surtout à donner des leçons de moraline sur ce qu’il est bien ou mal de consommer comme produits culturels et d’apprécier qui sont de moins en moins aisées à distinguer de celles que donne l’extrême droite religieuse au nom de ses principes chrétiens d’autant que les féministes de type chieuse qui t’explique qu’aimer et comment penser au fond elles détestent souvent exactement les mêmes trucs pour exactement les mêmes raisons que le casse couille qui cite la bible toutes les cinq secondes et déteste tout ce qui est fun et un peu sexy parce que c’est pas très catholique. Quand ça devient indistinguable c’est qu’on est plus dans la prohibition et la coercition que l’émancipation et je trouve plutôt normal et sain que les gens se rebellent contre cette tendance d’un certain féminisme moraliste qui devient au fond guère plus qu’un conservatisme parmi tant d’autres.

Et après bien sûr on trouve des nanas otakus qui se retrouvent dans certaines préoccupations des féministes mais genre le quart…quoi. Dans celles que j’ai « sondé » dans mon entourage. Et souvent c’est les plus novices qui te disent « où sont les nanas pas à poil, pas en petite tenue, pas là que pour être la fille, qui soit la plus forte de l’histoire, qui soit pas exclusivement motivée par l’amour d’un mec et qui puisse être belle et forte sans être juste là pour que les messieurs se branlent sur son corps. Euh bah ok mais ça c’est pas que les mangas sont tous sexistes c’est juste toi qui t’y connais pas en fait. Exemple de nana pas à poil, ou en petite tenue, pas là que pour être la fille, la plus forte de l’histoire et pas motivée exclusivement par l’amour d’un mec ok je vais troller à fond ce genre de mentalité avec mon exemple mais voilà j’ai trouvé :

Honda Tohru Quote #2640 - Less-Real

Comment t’as osé prendre la protagoniste centrale du shojo le plus connu du monde tu te fous de moi Fina? Pas du tout et je vais le démontrer. Déjà cette robe est ce que Tohru portera de plus osé et sexy de tout Fruits Basket me dit pas que c’est pas pudique, modeste et de bon goût. Premier critère de pas être là que pour être sexy à poil rempli donc. Pas là que pour être « la fille » je sais pas ce que ça veut dire mais il y a plusieurs personnages féminins aux rôles et personnalités diverses dans ce manga donc c’est pas l’unique fille, d’ailleurs le manga passe le test de Bechdel sans souci comme pas mal d’autres en fait : https://www.anime-planet.com/users/AnnaSartin/lists/anime-that-pass-the-bechdel-test-256395, faut dire entre Saki, Arisa, Kagura, Kisa, Rin, la mère de Tohru et j’en passe bien d’autres elle a de quoi discuter avec un casting féminin certes moins fort en nombre que le masculin mais très varié notre Tohru à propos de tas de trucs allant de sa réussite scolaire à l’amitié en passant par la malédiction des douze (qui concerne surtout des garçons mais aussi des filles vu qu’elles sont trois à être maudites par l’esprit d’un animal et puis(veut spoil très fort la révélation sur l’identité de femme d’un certain perso pas du tout dans les normes de féminité mais se retient), côté mec ils sont assez variés et loin d’être tous ultra virils y a même Ritsu qui est un travesti parce que ça l’aide à surmonté sa timidité de se déguiser en fille ça part loin dans la tolérance ce manga quand même. Le seul aspect « la fille » de Tohru est que c’est sa fonction comme plus ou moins femme de ménage chez la famille Soma où les gars arrivent pas à faire ça eux mêmes mais aucune fille Soma est venue les aider, Tohru le fait parce qu’elle veut les remercier et parce qu’elle est individuellement douée pour ça bien plus que parce que c’est une fille vu que les autres filles du manga sont très différentes ça dit pas que toutes doivent être comme elle et avoir ses qualités juste que ses talents domestiques lui sont une force et encore l’auteure voit Tohru comme un personnage assez équilibré dans ses qualités féminines et masculines car si c’est vrai que son rôle ménager est très traditionnel pour une femme il n’en demeure pas moins que c’est un personnage actif, motivé et très persévérant, qu’elle est travailleuse et ne se décourage jamais en cela presque proche de l’esprit nekketsu des héros de shonen quelque part. Ok Tohru a pas de force physique et est peu dégourdie les gars lui sauvent tout le temps la mise mais dans Fruits Basket la force physique est pas ce qui va réellement changer la vie des persos pour le mieux c’est la force du cœur et ça Tohru elle en a à revendre, c’est clairement parce qu’en cela elle est le personnage le plus fort de l’histoire qu’elle (alerte spoil) fini par lever la malédiction de tout les membres de la famille Soma. Cette malédiction étant une métaphore à peine voilée d’histoire de famille traumatisée par un chef de famille maltraitant et Tohru arrivant à tous les sauver en les faisant évoluer, vivre et changer même le dit chef de famille bah en vrai à une échelle plus locale et familiale elle fait quelque chose d’autrement plus dur et fort au final que sauver le monde des méchants très méchants à coup de baston de gros muscles. C’est elle la plus forte car sa gentillesse elle a su la changer en authentique force de caractère et ça c’est grand vraiment. Vous pourrez me dire « forte ok mais belle, on a vu plus bombasse elle est moyenne » certes mais ça l’empêche pas d’être tout de même très jolie quand comme sur cette image elle est mise en valeur par des habits qui lui sied. Et non clairement le lectorat et ses fans étant très majoritairement des filles Tohru n’a pas été conçue du tout en premier lieu pour que les mecs se branlent dessus d’ailleurs les gars qui en disent « elle est parfaite c’est ma waifu, elle sait tout faire et elle est si optimiste un vrai rayon de Soleil cette fille je la veux » en vrai il y en a ça existe mais c’est pas très commun du tout. Donc oui je crois que le critère belle et forte à la fois sans que ce soit uniquement dans le but qu’elle excite les mecs est clairement rempli. Reste le dernier point « n’est pas motivé que par l’amour », c’est le point plus à débattre mais si sa motivation première pour briser la malédiction des Soma c’est son amour de Kyo qui sans ça finira enfermé à vie il n’en demeure pas moins que Tohru est une fille soucieuse d’autrui et que les malheurs des autres membres de la famille Soma pour qui elle n’a pas ce sentiment amoureux la touche également et qu’elle résout aussi leurs problèmes par exemple quand elle réussit à faire reparler la petite Kisa qui n’osait plus le faire, quand elle aide Ayamé à se rapprocher de son frère ou encore quand elle permet plus jeune à Arisa de sortir de sa bande de voyou sans se faire massacrer on voit bien qu’elle est pas gentille et efficacement aidante juste pour son amoureux ou pour la famille de son mec par intérêt personnel mais car c’est une qualité générale de tempérament toujours présente chez elle qui est la particularité qui lui permet de tout apaiser dans l’histoire douloureuse des gens qui l’entoure et donc en fait la protagoniste parfaite pour cette histoire. Alors oui elle a ses défauts assez typiques de filles de manga shojo étant naïve, un peu cruche même et parfois d’un manque désolant de prudence de base semblant très « tout le monde il est beau tout le monde il est gentil » dans sa tête mais ces défauts sont cohérents avec sa personnalité et la rendre plus touchante et plus vraie. Voilà donc un exemple ultra connu de perso qui remplit tout les critères du féminisme selon l’idée que semblent s’en faire de ce que j’ai pu en lire les otakus françaises que ça préoccupe.

Oui je sais qu’il y avait probablement des sous entendus virilistes dans le portrait de l’action hero girl qu’elles espéraient que je leur présente à la base et oui j’ai fait totalement exprès de prendre le contre pied pour montrer qu’une héroïne douce et féminine peut avoir exactement les mêmes qualités et forces « féministes » ( et qui ose me balancer oui mais Fruits Basket c’est trop niais s’est clairement arrêté au tome 1).

Sinon pour trouver des filles correctement vêtues le plus souvent, personnages centraux en rien là pour être la fille et rien de plus mais au contraire protagonistes et moteurs de l’intrigue, belle et forte mais clairement pas là juste pour être sexualisées d’autant que crées par un auteur qui déteste le moe et la tendance au waifu du fait de ses propres convictions féministes seconde vague, la plus puissante dans leur histoire chacune à leur façon et surtout pas là pour être que l’intérêt amoureux du héros je recommande hautement la quasi totalité de l’œuvre de Hayao Miyazaki en fait avec des tonnes de films aux héroïnes mémorables dont notamment dans le plus connu une qui remplit tout ces critères à la perfection, San de Princesse Monoké (bordel même des gens qui ont jamais vu d’autre manga de leur existence connaissent ce film faut vraiment pas aller loin en connaissance de la culture otaku pour trouver des persos féminins de manga remplissant ses critères le seul moyen de pas trouver c’est de pas chercher sérieux) :

https://thevinylfactory.com/wp-content/uploads/2020/04/Studio-Ghibli-Princess-Mononoke-soundtrack-vinyl.jpg

Ah et aussi Gally de Gunm :

Blog de Gunnm-Gally - Page 4 - Gally - Skyrock.com

Belle et forte, personnage le plus puissant de l’histoire, pas la seule fille de l’histoire du tout, à des kilomètres d’avoir l’amour pour motivation unique et bien plus là pour construire une réflexion autour de comment garder son humanité dans un monde glacial, dur et inhumain que quoi que ce soit d’autre en fait son aspect cyborg dérangeant l’empêchant aussi du fait de son apparence spéciale et intimidante d’être si populaire que ça en waifu aussi hein. On l’admire et veut s’en inspirer bien plus que s’en faire un doudou. C’est l’action girl hero de manga typique clairement et la protagoniste d’une histoire extrêmement palpitante pleine d’action, de rebondissements, de violence gore et de réflexion autour du thème du transhumanisme.

Les trois sont ultra connues, les trois sont issues de références de la culture otaku très populaires, les trois remplissent tout ces critères, les trois sont ultra différentes les unes des autres. En clair si tu veux chercher des persos féminins intéressants selon ces critères dans les mangas y a pas à chercher loin y a clairement plus sexiste hein. En fait la plupart des bons persos féminins que je connais sont des persos de mangas d’ailleurs. Comprenne qui pourra.

Bonus : et l’obsession sur les gros seins des filles de mangas…sont loin de toutes en avoir le fétiche des filles plates il est à peu près aussi présent si c’est pas plus déjà de un (notamment dans les hentais) et de deux ce que ça peut être lourd pour moi tout ces « ah les gros seins c’est sexiste c’est pas réaliste » parce que bah je me suis naturellement développée avec des gros seins (genre les seins à Tifa Lockheart quasi en fait) et du coup bah quand j’entends ces conneries j’ai envie de répondre « bon voilà une photo de ma gueule…on fait comment…suis je réaliste, est ce que j’existe ou pas en fait? Et le corps que mon développement hormonal naturel m’a donné lors de ma croissance est il honteusement sexiste? » Ce genre d’ânerie devient soulant pour les filles à gros boobs réelles au bout d’un moment stop les jalouses notre existence n’est pas sexiste merde. J’avais râlé la dessus longuement à propos du traitement de Tifa par les gens qui ont ce genre de débat dans un autre article je voulais pas y revenir mais comme c’est encore revenu sur le tapis récemment…je suis à deux doigts moi qui déteste mettre des photos de moi sur le net d’en foutre une de mes seins avec un message genre « si un dessinateur de BD ou de manga crée un perso en s’inspirant de mon corps je risque d’apprendre que je ne suis pas réaliste et que mes proportions sont sexistes » tellement j’en ai ras le bol histoire qu’il y ait un minimum de prise de conscience de la bêtise de ce truc là.

Un très bon morceau de Keny Arkana sur les abus par rapport à l’épidémie à partir de laquelle j’essaie de réfléchir.

J’ai beau pas être complotiste oui moi aussi je trouve ça euh..dépassant toutes les limites en fait de respect de consentement de vouloir obliger les gens à faire un vaccin tout neuf à la méthode douteuse et expérimentale (le truc à arn là) comme si ils nous prenaient pour un gigantesque tas de souris de labo sans leur mot à dire.Faut leur faire confiance nous dit on mais bon déjà ils ont prétendu que le virus n’était pas grave on a tous vu l’énormité du mytho surtout les gens comme moi qui ont eu plein de proches touchés (dont des parents d’amis en coma artificiel par exemple) et prétendu que le masque servait à rien avant de se rendre compte lentement le temps que ça monte au cerveau plus que lent de notre exécutif qu’en fait les chinois ne sont pas idiots et ne s’en servent pas pour des prunes.

Résultat oui on est face à un virus grave, a une épidémie qui ne passe pas dont pourtant aucun mort n’était une fatalité vu que la faire passer est aussi simple que de juste faire gaffe en fait, il y a pas de mystère le virus dans sa conquête du monde a suivi le trajet du capitalisme et les pays comme certaines iles d’Océanie qui ont fermé leurs frontières à temps n’en ont simplement jamais entendu parler et vivent tranquilles leur vie loin de cette inquiétude pour un virus potentiellement létal pouvant frapper n’importe qui n’importe quand et on nous dit que ça fait 10 ans que c’était prévisible mais qu’on a quand même rien préparé nul part contre cette éventualité, l’incompétence de nos dirigeants et du système de santé et ce au niveau mondial est proprement sidérante si c’est ça hein. Je comprends les complotistes de se demander si c’est pas un peu un truc qu’on a volontairement laissé se propager sachant très bien l’arrivée d’une crise économique 10 fois pire que celle de 2008 (crise économique en cours) histoire de contrôler mieux les populations et de ne pas finir au bout d’une pique pour maintenir leur merde de capitalisme en place. Cependant cela supposerait de la part de nos dirigeants de la compétence et de la planification et hélas dans les échos que j’ai pu en avoir rien ne l’indique donc j’en doute très fort je pense qu’ils sont sincères quand ils disent que de leur côté avec le corona plus la crise économique confortés dans leurs monoculture de pensée issue de l’ENA dont ils ne veulent et ne peuvent pas sortir trop formatés pour y être aptes en effet « personne ne sait quoi faire avec toute cette merde » dans les hautes sphères d’un pouvoir qui n’en a guère plus que le nom.

Dans un tel contexte, rien d’étonnant à cela quand il y a plus de carotte on tend le bâton pour contrôler les petites gens et c’est là que les stratégies sanitaires s’en trouvent réduites dans leur efficacité car au fond si tu expliques juste au gens que le masque sert à protéger autrui au cas où eux mêmes seraient des porteurs asymptomatiques du virus et que du coup si on en porte tous un on se protège mutuellement (même si jusqu’alors cette technique était plutôt saisonnière dans les pays asiatiques qui l’ont initiée efficacement et plus d’un an à le faire ça devient inédit et autant avant c’était douteux autant maintenant s’inquiéter des conséquences de continuer comme ça plus longtemps parait légitime parce que là c’est devenu du jamais vu) au lieu de faire le crétin paternaliste et autoritaire qui en profite pour mettre des amendes à tour de bras aux gens qui le mettent pas (je précise ceux qui le mettent pas parce qu’ils ont des handicaps ou maladies le leur rendant insupportable ou que ça les rend trop anxieux ou même ceux qui le mettent pas car c’est un truc dont ils n’ont pas compris l’utilité tellement les infos et le système de santé les ont mal expliqué j’ai rien du tout contre eux j’ai beaucoup plus de mal avec le refus du masque d’origine idéologique issu d’un déni ou d’une minimisation volontaire d’un truc qui a défoncé autant de mes proches par contre car eux savent qu’ils mettent en danger des gens et s’en foutent égoïstement par contre même eux je suis pas pour les amendes, les peines de prisons ou les tentatives de psychiatrisation carrément non mais sérieux n’importe quoi que certains ont subi, croire des conneries même dangereuses ne mérite pas de subir de telles violences, sans compter qu’en plus c’est le meilleur moyen de leur faire croire qu’ils ont raison si t’as rien de mieux à leur proposer comme contre argument que de leur fermer leur gueule par la force institutionnelle une société démocratique peut vraiment faire mieux par exemple je sais pas moi mais les débats autour de Raoult au lieu de demander à la France entière si on est pour ou contre ce qu’il raconte alors qu’on est pas médecins pour la plupart genre pourquoi ils organisent pas juste des débats publics entre médecins de divers avis où il pourrait être là si il le désire? Visiblement il a dit beaucoup de conneries genre que c’est qu’une grippette ou bien que ça serait passé en quelques mois et à côté de ça il a derrière lui des histoires pas nettes liées à des auteurs de violences sexuelles qu’il aurait protégé parmi ses confrères (ce dont je ne doute pas mais que ses adversaires ont peut être fait aussi la chose étant très courante partout) tout ça n’inspire c’est sur pas la confiance mais si lui et monsieur Peronne disent tant de conneries que certains l’avancent pourquoi leurs procès et l’hostilité de l’ordre des médecins envers eux n’ont pas abouti à leur radiation? Si ils exercent toujours c’est qu’à priori ils ne racontent pas qu’exclusivement des âneries pas assez du moins pour se faire virer. Et puis aussi qu’ils défendent les mesures en place ou bien les refusent de façon si tranchée pourquoi les médecins de plateau télé au fond on invite toujours les mêmes? Les autres comme le suppose mon gastro entérologue seraient t’ils trop occupés à bosser pour tout savoir sur un nouveau virus dont la recherche nous apprend surtout qu’on en ignore tout ou presque et admettant leur incertitude n’intéresseraient t’ils aucun journaliste car « je sais pas » n’est pas une réponse qui fait beaucoup d’audimat?

En tout cas pour la bande à Macron tout ça est devenu l’excuse parfaite pour rogner sur le plus de libertés possibles (c’est ici pour avoir la liste de toutes les conneries inacceptables qu’il en a profité pour mettre en place en matière de lois liberticides et encore ça date donc c’est peut être pas tout à fait exhaustif : https://melenchon.fr/wp-content/uploads/2020/11/macron-derive-autoritaire-document.pdf) et contre tout ça forcément pas ou très peu de réaction de l’opposition qui fait ce qu’elle peut mais ne sait plus rien faire dès qu’elle peut plus faire de promenades euh pardon de manifs de bastille à nation pour dire non et que cela passe quand même; déprimer il y a de quoi. C’est vrai que les affirmations du camp Raoult/Péronne ayant été plusieurs fois démenties me semblent pas crédibles mais vu que celles de l’ordre de médecins ne le sont pas davantage moi j’ai l’impression « umps » de devoir choisir entre deux mythos plus que de pouvoir me fier à qui que ce soit dans ces histoires à vrai dire. Du coup voyant les dégâts du virus sur ceux qui le contractaient autour de moi et le fait que dans toutes les épidémies de grande ampleur passées les mythos officiels tendaient plus à les minimiser qu’à les aggraver je me méfie des discours qui nient ou minimisent le problème plus encore que des déjà pas bien crédibles discours officiels d’autant plus que même si tout ceux qui y adhèrent ne sont pas d’extrême droite ceux qui les propagent eux sont pour la plupart des gens très actifs nettement identifiés comme appartenant à cette sphère idéologique et aux couches sociales chez qui elle fait écho. Néanmoins c’est pas pour autant que quand j’entends des labos de big pharma bourrés de frics me jurer que si si leur super vaccin il est pas du tout dangereux même si jusqu’à présent on a toujours attendu au moins 5 ans avant d’affirmer ça d’un vaccin neuf qu’on mettait en place à ma connaissance surtout quand derrière on nous parle d’une technique à ARN qui bidouille le génome et je sais pas quoi qui a pas l’air très José Bové compatible sachant à quel point le forçage sur le transhumanisme est fort dans les sphères technocratiques que je ne me méfie pas de ces nouveaux vaccins d’autant plus quand on nous assure dans chaque pays que le vaccin du pays voisin est merdique mais que le notre il rayonne de capacités de soins miraculeuses et inoffensives. En plus ça c’est forcément une fausse promesse un truc qui peut soigner mais qui a pas d’effet secondaire potentiel n’existe pas à ma connaissance, si ils venaient de l’inventer ça se saurait ça sent plus le gros mytho pour minimiser le danger et pousser tout le monde à se faire vacciner, encore jusqu’alors c’est que de l’incitation mais maintenant qu’on commence à parler de rendre ça obligatoire hey moi j’ai pas envie d’autant plus que les gens disent que ça peut provoquer des maladies auto-immunes et c’est un truc assez courant dans la génétique de ma famille que je n’ai aucune envie d’avoir à me coltiner. La balance bénéfice risque me semble pour l’instant pas jouer en la faveur de se vaccin que je n’ai donc pas envie de faire. Je n’y suis pas totalement opposée et si avec le temps on commence à réellement percevoir sur le long terme qu’il a plus de bénéfice que de risque (tant que c’est la version classique du vaccin sans les nouveaux bidouillages à arn chelou là) je veux bien en faire un mais j’attends de voir si c’est vraiment un moindre mal à mon jeune age que de risquer le virus sur le long terme et j’espère bien qu’hésiter va me rester un droit et d’autant plus en être un pour les gens avec des maladies auto-immunes qui savent déjà que ça peut les fragiliser tout de même.

Et oui par contre Keny a clairement raison « les mêmes qu’on dit crevez chez vous déconnez pas, les mêmes qui ne s’excusent même pas du génocide dans les EPHAD »…impossible de croire les politiques certes mais ça tout le monde avait pigé je crois (et oui ça vaut aussi pour la FI et les autres politicards de l’extrême gauche qui ont bien montré leur incompétence eux aussi par exemple comme ça a été fameusement constaté par rapport aux Gilets Jaunes et au mépris des militants de gauches à leur égard « ces révolutionnaires en carton qui prônent le grand soir toutes la journée dans leurs conférences d’universitaires bobos sur le matérialisme historique de Marx où ils se branlent intellectuellement toute leur vie mais qui dès qu’elle leur parait pas « chimiquement pur » (ce qu’un mouvement social de masse ne sera bien sur jamais) ne reconnaisse même pas la révolution quand elle leur passe sous le nez et restent alors massivement comme Franck Lepage l’a bien analysé du côté de la bourgeoisie bref ces types gauchistes professionnels faut en garder une certaine méfiance sans s’en rendre compte pour la plupart je pense ils sont trop souvent des pions du système parmi d’autres et guère plus sur le fond)…mais autant j’ai eu un espoir qu’on pouvait quand même croire les médecins mais le fric et le serment d’hippocrite ne faisant pas bon ménage on voit vite que la plupart ne soignent que qui les payent bien pour.
Alors qui croire?

Une chose est sure la solution choisie partout est de droite dépourvue de tout aspect social « continuez à bosser et envoyer vos mioches à l’école osef que c’est le principal vecteur de contamination », soit disant qu’on est en guère donc laisse aux gens un salaire minimum automatique comme de Gaulles qu’était même pas de gauche et moins communiste encore l’avait fait pendant la vraie guère et autorise les au max possible à plus bosser le temps que l’épidémie passe et tu verras ce sera magique elle partira bien plus vite, merde y a même des socialistes avec lesquels Macron a bossé qui ont été foutu de le proposer, si y a un point sur lequel Di Vizio a incontestablement raison c’est que cette épidémie est politique et le nombre intense de morts vient bel et bien plus de sa gestion politique et économique épouvantable où au fond seul l’argent compte pour les décideurs que du virus lui même létal, grave certes mais qu’il suffit de réduire les échanges pour contrôler en fait donc bah qu’est ce qu’on attend quoi? Parce qu’en attendant ayant une gastrite chronique créant des douleurs insupportables ne faisant que s’empirer depuis des mois à courir les médecins pour aucun soulagement d’aucune sorte je vous assure d’une chose : aucun soin n’est gratuit hors dans les hostos débordés qui jette dehors toute personne pas en train de littéralement crever sur place (et même des qui le font et finissent par agoniser chez eux dans d’heureusement rares cas mais dont la fréquence augmente) et tout ça aussi car ils continuent de privatiser le système de santé en dépit du bon sens malgré tout ce qu’il se passe, notre santé rien à foutre seule celle de l’économie capitaliste a le moindre intérêt à leurs yeux.

Oui quand Keny dit qu’en ce sens on est plus sur un génocide qu’une pandémie je la rejoins. Et qu’en elle en place une pour les médias qui entretiennent le stress chronique autour du virus sans jamais produire la moindre information réelle dessus (au bout d’un an et trois mois d’entendre parler que de ça on en sait toujours aussi peu qu’aux premiers jours sur ce virus semble t’il du moins si on s’informe avec les médias de masse et à côté de ça toutes les guerres en cours se perpétue et l’info sur tout le reste…a disparu, on nous dit de penser à autre chose mais c’est dur quand tout le monde autour ne parle que de ça tout le temps en fait comme la télé qui ne passe que des infos sur la pandémie en boucle comme si le reste de l’existence avait disparu planqué quelque part on ne sait trop où et après ça s’étonne que le nombre d’anxieux et de dépressifs explose…ils sont vraiment trop cons ou ils le font exprès). Heureusement qu’acrimed, médiapart et bah euh désolée d’avoir à le dire mais…les youtubeurs politiques que ce soit Tatiana Ventose, Greg Tabibian ou Usul (qui ne s’aiment pas mais proposent un contenu de qualité je trouve malgré leurs positions différentes) relèvent un peu le niveau en tentant de la vraie information…ce que les médias traditionnels ont tellement oublié qu’on en est à soutenir des amateurs sur Tipee pour qu’ils le fassent mieux à leur place voilà juste quoi parce que les médias officiels à part sucer le gouvernement rien à en attendre c’est devenu plus que net. Le tout en plus dans un contexte où on sait bien que dépendre des GAFAM pour pouvoir trouver de l’info c’est plus que malsain aussi et que la surveillance généralisé du web et l’incitation extrême à y passer sa vie craint un max (cyberdépendante en rémission avant le début de la pandémie de covid ayant replongé depuis je sais de quoi je parle).

Pendant ce temps la gauche…a décidé que rien n’était plus important que ses querelles internes et ne pense qu’aux élections de 2022 on ne peut donc rien en tirer non plus tant elle semble oublier l’existence de notre présent fragile. J’ai essayé d’être aussi obéissante et sage que je pouvais mais là j’explose trop c’est trop. En attendant j’ai des troubles anxieux sévères en gros retour de bâton et une gastrite incroyablement douloureuse j’ai beaucoup de mal à me soigner mais je fais de mon mieux. Du coup j’écris pas beaucoup. Et j’ai plus de mal à penser qu’avant paralysée par la peur vous m’excuserez, sans xanax je peux juste plus entendre parler de tout ça sans être terrorisée trop pour réfléchir. Donc j’en parle peu. Voilà où j’en suis pour le moment.

Avis perso sur les débats autour des putes troisième partie.

Oui j’aime ça parce que c’est marrant et plaisant d’être aussi désirable que faire se peut pour un max de clients ça à un côté ludique et compétitif en même temps que je trouve pas déplaisant, y a de la performance du théâtre pour sur mais ça ne s’y résume pas fort heureusement. Y a aussi une vraie douceur dans tout ça un côté sympa tout court en fait. Au contraire parfois c’est agressif faire payer les hommes pour nos charmes ça a un côté vengeur et ça aussi c’est difficile et parfois nécessaire par exemple quand tu rentres chez toi et tu dis oh non chéri pas ce soir j’ai l’impression d’être au travail au début ça te dégoute puis ça te fait tilt et tu t’aperçois que les services sexuels gratuits à ton chéri ça c’est du travail invisible car pas payé et même quand c’est gratos ça reste du taf en fait. Tu apprends à distinguer les moments de vie de couple « obligée » et ceux où t’as vraiment envie (je parle pas d’être forcée en mode viol conjugal ni de l’insistance de ton mec le mien n’insiste même pas si j’ai pas envie mais de l’injonction implicite très intériorisée à se forcer toute seule (ou très aidée par la famille « mais il doit avoir envie quand même pousse toi un homme a des besoins) quand t’es pas d’humeur) et au début c’est rude et conflictuel faut un temps d’adaptation puis ça devient mieux que jamais avant en fait tu fais plus que jamais ce que tu veux de ton cul ça c’est bien.

Le bien aussi c’est d’apprendre à te servir de tes charmes et de ta séduction comme des armes et ça pas qu’avec les clients en toute situation où elle t’avantage sans scrupule ni remords voir même fièrement ça aussi c’est bien. Perso appeler ça « vendre mon corps » me dérange pas tant que ça même si c’est il est vrai très réducteur vu la quantité de boulot que ça demande c’est aussi réducteur que dire « le fleuriste c’est le mec qui vend des fleurs » mais on la fait à tout les tafs donc ça me dérange pas trop. Oui on baise car on aime ça et ça nous fait plaisir de faire plaisir mais ça s’apprend hein c’est comme tout ça demande plein de compétences et s’est en forgeant qu’on devient forgeron et oui des fois on est vénales et on voit les clients et la plupart des hommes comme des portes monnaies avec des pattes mais est ce une si mauvaise chose après tout dans un monde aussi patriarcal qui ne pense qu’à l’argent est ce de si mauvaise guerre?

Les filles nées en bas on t’elle aucun droit aux gouts de luxe et à rêver un peu? Oui des fois le seul intérêt que tu trouve à un client c’est sa bagnole de marque avec laquelle il t emmène pour te sauter dans un hôtel de luxe est ce si mal? Oui tu fais la pute pour sortir de ta pauvreté à la base et pour moi ça marche pas sur ce plan c’est l’inconvénient principal car ayant trop honte de gagner le blé comme ça je le gaspille trop vite que mes parents le grillent pas; donc je me retrouve avec toujours l’aah comme revenu majeur ça m’a permis que de gros plaisirs à côté tout ça au final. Je doute pas que certaines soient dans la giga merde, j’en fais juste pas partie et je doute en revanche que les abolos les aident si bien qu’elles aimeraient le croire malheureusement car j’ai eu aucun retour de dame qui m’ait dit avoir été aidée par elles qui n’ait pas été indépendant de leur influence. Du coup j’ai l’impression qu’elles les font plus passer d’un mac à une maquerelle (elles les abolos) qu’elles ne les aident vraiment à s’autonomiser et prendre du pouvoir sur leur propre vie j’attends d’avoir un contre exemple mais pour ça pour le moment j’ai pas l’impression de me planter.

Parait qu’on vend nos âmes au diable pour les religieux mais je m’en fiche n’y croyant tout simplement pas. Bien sur que je suis hostile à la prostitution de mineurs et au travail des gosses d’ailleurs suis hostile au travail tout court que je n’effectue que par contrainte économique et abolo je suis au sens de contre le travail tout court quelque soit le métier mais c’est pas car on a un horizon révolutionnaire que l’on ne voit pas qu’on vit dans un monde où les gens sont obligés de bosser et pour les putes de même y a pas plus de sens à traiter le strass de proxénète que la cgt de suppôt du medef (encore que dans le second cas des fois certains renoncements bref je dis rien mais le pense très fort). Je trouve pas putophobe d’user de la langue française comme elle existe par contre et oui je continuerais à dire bordel, putain et salope comme tant d’autres joyeusetés quand ça me vient et où ça me chante en me foutant totalement du politiquement correct merci bien et ne pas tenir rigueur aux gens pas travailleurs du sexe qui font de même, depuis que je le suis je les dit bien plus qu’avant d’ailleurs. Et je suis impressionnée du poids culturel de notre taf quelque part l’omniprésence de ces insultes me donne l’impression bizarre qu’on parle de moi tout le temps en fait XD.

La pute est la pire des femmes selon la société, une garce, une sorcière, une diablesse vous me connaissez j’en suis fière de ça vous le savez. Nos clients maintenant. Sont ils des gens de mauvaise vie? Oui aux yeux de la loi. Sauf que je m’en fous de la loi donc rien à cirer. Sont ils des violeurs en série? Genre trop pas rarement vu des mecs aussi respectueux globalement hors quelques tacherons mais c’est plus l’exception que la règle et il y a des cons partout. Sont ils atrocement goujats? Pas plus qu’ils ne sont terriblement féministes ce sont des mecs comme tout les autres pas mieux pas pire que ton entourage de mecs lambdas qui me payent peut être sans te le dire à toi sur ce plan. Est ce qu’Internet sécurise le métier et le rend plus simple pour moi sans il me serait simplement inaccessible donc oui après maitrisant mieux que la moyenne des putes ce domaine là du cybersexe je suis un cas un peu à part plus l’exception que la règle la plupart préfèrent les rapports charnels. Moi ça me plait plus que ceux là et mes clients se sont jamais plaints. On m’a dit sont autistes ou quoi pour préférer ça, moi j’ai dit que j’ai jamais eu de clients autistes on m’a répondu ils le sont surement tous mais t’as pas grillé car tu l’es aussi, possible je n’en sais rien en fait et je m’en fiche qu’ils le soient ou non tant que je leur plait assez pour qu’ils me payent.

Avis perso sur les débats autour des putes partie 2.

Pour ce qui est de savoir si on est une communauté à part en tant que putes si on est ou non soudées j’aurais tendance à dire que oui mais comme dans toute communauté plus on est proche de la majorité des personnes qui en sont plus on a de soutiens et d’outils à disposition pour bien la vivre sans quoi on peut en rester comme c’est mon cas un peu en marge. La plupart des putes sont des femmes cisgenres c’est moins dur de se trouver là dedans une solidarité si on en est aussi que pour les gens trans et de même me concernant la majorité des putes ne sont pas autistes bien qu’une minorité importante en soit et ça peut créer du décalage et les mêmes galères sociales qu’on a en tant qu’autiste avec toutes les communautés de gens qui ne sont pas autistes. Bref le milieu des putes est traversé par les galères de nos sociétés comme tout les milieux ni plus ni moins qu’ailleurs cependant je trouve.

Après y a le milieu pute féministe lgbt mais c’est des militantes en ça elles représentent plus des militants anti sexiste que les putes ordinaires que je côtoie même si sans être aussi à fond la plupart ont aussi cette tendance parce qu’à force de se prendre du sexisme elles luttent contre ça parait assez logique et attendu forcément. Je suis assez pour l’idée que nous sommes celles qui connaissons le mieux notre taf et nos besoins vis à vis de lui mais pour moi chaque camp prend les témoignages de putes qui arrangent sa version de notre histoire et la majorité qui colle aux cases idéologiques d’aucun camp du débat voit sa voix être très peu reprise, interroger les gens aux positions nuancées le cul entre deux chaises n’intéresse personne mais pourtant quelque soit la question en vrai c’est presque toujours la majorité rares sont les opinions très tranchées et à propos de notre taf et des débats autour il en est de même chez la plupart des gens je pense surtout que la majorité ne l’envisage que de loin y connaissant que dalle et s’en fait une image de pur fantasme qu’il soit rose bonbon ou noir mortel selon les idées de chacun le plus souvent le second cas au vu du conservatisme social ambiant. C’est là où on tourne en boucle vu que ce qui empêche le plus les putes de vivre leur vie heureuses c’est la putophobie…fondée sur l’idée qu’elles ne pourraient pas être heureuses en faisant ça cercle vicieux qui s’auto entretien quand tu nous tiens.

J’ai pas adhéré au strass ou à un autre syndicat je me sens pas assez régulière et trop en mode « si une opportunité d’un autre taf se trouve je la prends » pour le faire en ayant le sentiment que ça ait du sens pour moi mais si je trouve vraiment rien d’autre et que du coup je deviens une personne dont c’est le métier sur un temps long je le ferais. C’est aussi le sens de « pute est un métier » pour moi pas seulement en mode anti abolo mais en mode c’est juste un taf ce n’est pas le tout de mon identité même si il me plait. Je soutiens l’ensemble de la plupart des démarches des putes militantes mais j’admets ne les suivre que d’assez loin ne ressentant pas ce taf comme un engagement. J’ai le droit d’en parler quand même je suppose c’est pas car ils sont pas syndiqués que les travailleurs ordinaires n’ont pas le droit de donner leur avis dans les autres métiers après tout.

Souvent les gens se disent « les filles en petite tenue voir à poil dans les médias surtout les pubs c’est des putes » de manière peu agréable à l’égard des dames prenant ces poses mais en vrai l’ironie c’est que vu qu’être pute est de plus en plus indirectement criminalisé la plupart des putes font tout pour passer inaperçues et en public on les sapes les plus discrètes et passe partout du monde en vrai depuis un bon moment donc le plus souvent des habits très couverts en extérieur parce que oui en général chez soi ou à l’hôtel on baise les clients à l’intérieur et pour ça on se change parce que même si j’adore ça baiser dehors je l’ai fait par plaisir transgressif avec des mecs que je sautais par amour jamais avec les clients c’est dangereux donc c’est un truc qu’en général on évite; éviter les gens confondre pute et chaudasse et les deux avec accepter de poser nue de façon aguicheuse pour divers médias ça a rien à voir en fait.

Sur l’opposition aux maisons closes et au salariat dans l’idéal je rejoins les positions du strass mais en vrai je trouverais ça moins pire que la situation actuelle de prohibition de notre clientèle. Les putes sont elles des victimes? Pour moi ça dépend lesquelles et ça dépend de quoi victime est un statut transitoire relatif à une situation donnée du coup les putes ne sont pas des victimes par essence en fait surtout que l’immense majorité le dise avec moi nous l’avons choisi ce métier nous en avons aussi choisi les conséquences y a rien d’une attitude victimaire là dedans au contraire pour la plupart on est très combattive et loin de toute passivité. Le cliché le plus blessant pour moi c’est celui qui veut qu’on soit connes forcément si on fait ça c’est qu’on a pas d’autre atout à faire valoir que notre beau derrière est l’idée de beaucoup par rapport à nous au point que le dernier client que j’ai eu après la période où j’ai arrêté a refusé de coucher après avoir payé en comprenant que j’étais « très intelligente » se sentant lésé et en mode j’ai pas payé pour ça et m’a fait la leçon pendant des plombes qu’avec mes capacités je devrais viser plus haut que ça c’est le pire client que j’ai eu en terme de respect de ma personne les autres aucun problème majeur hors deux trois remarques de connard un peu genre « t’es un peu trop grosse » ou « t’es trop vieille arrête tu vas bientôt être en âge d’être maman c’est glauque » mais dans des conversations d’un ton globalement ok c’est le premier client insupportablement con que j’ai eu. Merde oui une femme peut avoir à la fois un physique avenant, une habileté à donner du plaisir au lit et des neurones ça n’a rien d’incompatible. Font chier les abrutis pas fichus de le comprendre quand je pense qu’il a failli pas me payer mm grrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr. Bref. Voilà maintenant vous savez qui m’a fait arrêter un temps.

Avis persos sur les débats autour des putes.

Je pense qu’on a le droit d’exercer et que notre taf est un vrai taf. Je suis d’accord avec les gens qui disent on devrait avoir les mêmes droits que les autres travailleurs et arrêter d’être indirectement pénalisées par la pénalisation de nos clients donc je suis pour la dépénalisation. Par contre je me retrouve pas dans le « fier d’être pute » idéalement je préférerais pouvoir faire un taf plus respecté et plus présentable à pole emploi et face à ma famille. Sans leur pression sociale je pense j’aurais pas de problème à avoir de la fierté à être pute mais leur putophobie profonde pèse très lourd sur moi surtout que j’ai pas été capable d’être acceptée dans les métiers prétendus plus « respectables » aux yeux de la plupart des gens. Oui je suis pute parce que j’ai pas pu faire « mieux » pas par vocation ultime mais c’est pas différent de quelqu’un qui ferait un autre taf pour la même raison (c’est à dire la très grosse majorité des gens) donc pourquoi c’est aussi mal vu? Pff ça me saoule.

Parfois pour montrer une image moins dévalorisante du métier les gens qui luttent contre la putophobie sont un peu trop en mode « on est toutes super heureuses, passionnées par ce qu’on fait et sans aucun problème style trauma de viol dans notre enfance tout ça »…sauf que si je capte d’où ça vient en défense contre une légende noire abolo peignant le métier comme un film d’horreur de façon extrêmement exagérée mais…bah c’est faux en fait. Enfin certaines sont comme ça surement mais d’autres pas moi j’aime (oui j’ai recommencé si je cumule je dirais que j’ai à peu près trois mois d’expérience en tant que travailleuse du sexe) mais c’est pas ma passion plus un truc que je fais faute de meilleure possibilité de carrière s’étant présentée à moi jusque là et ça n’a rien de rare. Quelle est la proportion de putes forcées, détestant ou n’aimant pas ça même sans forcément être forcées littéralement hors de forcées par la contrainte économique mais ça…en tant que prolétaires ça n’est pas si étonnant et assez commun sur le fond, s’en foutant un peu mais préférant ça plus qu’autre chose, aimant bien ou adorant en mode c’est ma mission de vie existent laquelle prédomine? Personne n’en a la moindre idée aucune stats non biaisée n’étant réalisée donc je ne sais pas et je pense du coup que toute défense fondée sur l’idée qu’une de ces façons de vivre ce statut de pute serait plus répandue qu’une autre est idéologique et loin de nos réalités qui sont complexes et multiples.

auEt donc oui sans être forcées non plus il y en a comme moi dont être pute n’est pas le rêve de leur vie est ce si étonnant? Je pense la plupart d’entre nous ne sont ni des esclaves ni des putains dans l’âme juste des femmes qui veulent bouffer et dont c’est le meilleur moyen d’assurer que le frigo soit pas vide comme c’est mon cas en fait ça fait moins fantasmer c’est sur mais je pense ça nous explique mieux. Et oui le viol j’ai vécu pas dans l’enfance (enfin je sais plus si j’avais 17 ou déjà 18 ans mais bon voilà pas toute petite) par contre et les rares stats existantes semblent laisser entendre que c’est le cas de la plupart des putes (avant de le devenir et plus souvent hors du cadre du taf que pendant, la plupart des clients sont assez respectueux pour te monnayer donc ils le sont assez pour pas te forcer après bien sur le risque de tomber sur un connard existe toujours mais ça c’est pas différent d’ailleurs et toutes les collègues te le diront les forceurs qui veulent te violer ne paient le plus souvent pas et sont généralement dans une optique de viol correctif de la putain qu’ils ne peuvent pas supporter de côtoyer donc ça c’est des violeurs de pute qui représentent un risque de viol supplémentaire en faisant ce métier oui ce n’est pas des clients par contre ou sinon le mec qui vole un chocolat en pétant la vitre avant de se tailler est le client du chocolatier, ça tient pas la route c’est un voleur comme le gars qui nous force sans payer qu’on soit pute ou non est toujours un violeur). Après ces stats étant fondées par des abolos bardées de préjugés négatifs envers les putes leur fiabilité est contestable donc se baser dessus est un peu bancal mais vu que c’est les seules qu’on a on va un peu devoir faire avec tout en gardant conscience que cette idée de toute personne ayant une sexualité alternative à la norme ça s’explique forcément par un trauma a été démentie dans plein de domaines où on le prétendait avant comme l’asexualité ou le bdsm par exemple et que ça le soit aussi sur le cas du lien entre viol étant jeune et carrière de pute ensuite ne m’étonnerais guère. Cependant vu le nombre de putes qui dissocient que le taux d’entre nous dont ce métier est en effet une stratégie de survie post trauma de viol plus ou moins bonne selon les situations qu’elle engendre me parait probablement pas nul et sans doute assez important de ce que j’en vois au quotidien même si en être fait que j’ai sans doute un biais de projection là dessus y en a peut être moins que je ne le pense et peut être que l’influence des discours autour de ces questions me fait croire que c’est lié chez moi et en vrai nan. Je n’en sais rien voilà ça c’est dit. Je pense si y a bien une chose à laquelle il faut pas se fier concernant le travail du sexe c’est aux certitudes pré établies de chacun.

De même je suis pas toxico mais je trouve moyen le fait que jusque entre nous on stigmatise celles qui le sont au prétexte qu’elles nous donnent une mauvaise image en ressemblant plus à la pute comme la voit les abolos que nous qui sommes clean c’est compréhensible mais c’est juste de la politique de la respectabilité de merde en fait je pense. De même désolée pour celles à qui ça déplait mais oui je suis une pute et une femme avec des traumas sexuels post viol vécu assez jeune tout de même bien que je demeure peu sure du lien entre ces deux identités et de si il est si profond que certaines aiment à s’en convaincre toutes seules sans m’en demander mon avis et je vais pas demander « pardon d’exister » à qui que ce soit, manquerait plus que ça non mais oh. Oui les douleurs chroniques font que c’est pas l’ultra joie pour moi en ce moment mais mon côté pute fait plus partie des joies que des problèmes dans ma vie par contre me concernant là dessus je persiste et signe ça aide et soigne mes traumas plus que ça ne les renforce même si l’équilibre est parfois délicat à tenir il est vrai.

Les stats biaisées par des féministes à vue négative du métier disent que les putes ont un taux de syndrome post traumatique qui est ça varie selon qui en parle soit le second après soldat soit le premier métier en matière de nombre de personnes qui ont un syndrome post traumatique dedans avec des taux variants mais les plus hauts montant à 68%. Le problème étant qu’en général ces études reflètent pas trop la variété du travail du sexe se centrant que sur les filles migrantes sans papier qui tapinent à la rue dans des situations de proxénétisme subi ce qui n’est pas la façon dont la plupart des putes travaillent mais les conditions de vie des plus contraintes et exploitées dont nul ne prétend autre chose que « faut tout faire pour les tirer de ce pétrin si on le peut ». Les stats plus reflétant le métier dans ses formes les plus usuelles sont inexistantes donc pour le moment on peut rien en dire de ce côté en revanche. Par contre sur un point elles sont claires, oui pour la plupart d’entre nous (les 2/3) se prostituer est un choix personne ne nous y a forcé au sens de on a zéro proxénète et on a décidé de notre métier comme d’autre décident d’être fleuristes. Ni plus ni moins et avec des contraintes indirectes économiques et sociales souvent très fortes sans aucun doute mais sans personne pour venir nous taper dessus pour nous forcer à être putes ou autre chose du genre.

Pourquoi ton psy ne t’as servi à rien, explication la plus probable.

Si tu fais partie des nombreuses personnes se demandant bien à quoi un psy peut servir et à qui aller en voir a comme à moi été au mieux inutile au pire nuisible jusqu’alors et que tu te désespère de comprendre pourquoi cela a été le cas pour toi sache que ce n’est pas ta faute, tu as essayé et c’était courageux et ça n’a pas marché tu en es sorti frustré et sans plus de solutions qu’avant voir encore plus démoralisé cela est bien naturel d’autant plus si il ne t’as même pas proposé d’autre piste d’aide possible avant de te dégager ce qui est encore bien trop souvent le cas, non tu n’es pas trop dans le déni de tes problèmes ou trop résistant si tu lis ça et que t’as envie de lire la suite sache que si il t’a balancé ça il était juste énervé de voir que ton cas n’allait pas être simple et ce n’était pas très professionnel de sa part.

Ne t’inquiètes pas ça ne veut pas dire que ton cas soit irrattrapable, incurable ou même grave ni simplement sérieux juste qu’il y avait comme c’est le cas dans la plupart des thérapies qui fonctionnent mal une inadéquation entre l’offre thérapeutique que tu as reçu et tes attentes vis à vis de ta thérapie. Cela ne veut pas dire que tes attentes étaient irréalistes au sens où ce serait de ta faute si tu étais même pas fichu de comprendre implicitement ce qu’est vraiment une thérapie sans l’avoir testé avant ce qui est bien normal de pas savoir à que s’attendre la première fois qu’on essaye un truc et d’en avoir une idée nébuleuse et floue ne sachant pas trop quoi faire lorsqu’on s’y essaye et alors un psy compétent est censé te guider car il en a vu des tas des patients novices en matière de thérapie et si il t’explique bien tout comme il faut comme c’est généralement le cas et que ça te dit rien son plan c’est simplement qu’à priori la pub qu’on t’a fait sur à quoi ressemble la plupart des thérapies était un peu trompeuse voir beaucoup et du coup tu t’es retrouvé à acheter un produit dont tu n’avais pas besoin et ne voulait pas en lieu et place de ce que tu venais chercher et sans savoir où trouver une offre adéquate à ta réelle demande et ça quoi de plus normal que cela te soit frustrant en fait.

Bien sûr il y a les gens très méprisants thérapeutes ou non qui s’attendent à ce que parler à un psy te change la vie d’un coup un seul de baguette magique et ils sont si nombreux à croire qu’un psy peut changer une personne pas très en forme et trop stressée en quelqu’un de dynamique et au top de sa forme calme et zen comme un moine bouddhiste mélangé avec un joyeux morceau de jpop entrainant et dansant en claquant des doigts que si toi aussi tu as fini par le croire tu vas être très déçu. Après je conçois leur « faut travailler y a pas plus de psychothérapie miracle que de régime miracle les kilos s’enlèvent pas tout seuls la souffrance psychique non plus » mais euh…c’est aller un peu vite en besogne de supposer que les patients n’ont pas déjà largement essayé de bosser sur eux beaucoup y passent leur vie sans résultat probant. Si ton psy ne t’as servi à rien que par manque de volonté tu trouveras surement ailleurs que ce soit avec un autre thérapeute, des potes, tout seul ou par une autre activité ta solution ou à un autre moment quand tu seras plus prêt ce n’est pas dramatique. Cependant en ce cas la frustration est de courte durée.

Si tu traines avec un stress ou une déprime chronique qui ne passe pas malgré plusieurs essais de thérapie la première piste à aller voir par contre est si tu n’as pas un problème médical derrière qui te fatigue à ce point en fait. Autrefois la médecine prenait pas assez en compte le facteur psychologique alors du coup maintenant les médecins font très gaffe à orienter directement vers un psy tout les gens qu’il leur semble pouvoir en bénéficier face à leurs plaintes mais ça a finit par dériver dans l’autre sens avec d’énormes conneries comme croire qu’on peut soigner un cancer par la psychothérapie seule juste en y croyant positivement très très fort. Résultat : si tes symptômes psys ne passent pas et qu’un bilan médical (c’est toujours exigé d’avance par les psys compétents qui hélas ne courre pas les rues) n’a pas été réalisé pour écarter une pathologie médicale pouvant en être cause première il faut réaliser ce bilan. Rien à foutre qu’on te traite d’hypocondriaque mieux vaut être passé pour un chieur et avoir reçu des examens cleans de façon certaine sur le plan de la santé physique que d’attribuer un problème de santé chronique potentiellement grave erronément à une cause psy pendant des plombes et plus pouvoir le soigner car il n’aura pas été repéré après l’excès inverse existe aussi cependant de faire trop d’examens et s’abimer avec la santé pour rien alors que la cause est psy mais c’est dur de savoir ça d’avance et d’équilibrer les vérifications qu’elles ne soient ni excessives ni insuffisantes et les docteurs qui surpsychologisent souvent tout et n’importe quoi ne sont pas toujours fiables en leurs évaluations donc c’est d’autant moins simple. Bref si tu vas pas voir le bon spécialiste parce que tu te trompes d’endroit à travailler genre si tu espère soigner un cancer de l’estomac avec une psychothérapie c’est sur que tu va être déçu à fond.

Cependant en général la quasi totalité des gens motivés pour bosser sur eux mêmes et s’y exerçant à fond avec ou sans psy qui n’y parviennent pas et se désespèrent en arrivant de penser que les psys et les psychothérapies ne servent à rien hors les cas ci dessus sont simplement des gens qui se dévalorisent eux mêmes frustrés par perfectionnisme d’un haut degré d’écart entre les efforts intenses qu’ils fournissent et le résultat qui ne leur semble pas à la hauteur du travail fourni de leurs progrès en thérapie qui leur semblent bien trop lents à leurs gouts à leur apporter un soulagement qu’ils auraient préféré bien plus fort et rapide. Techniquement des gens développent des techniques pour le permettre plus et plus vite mais c’est encore peu accessible. Avant on croyait que voir un psy ne pouvait régler les problèmes que par des analyses très longues, mais plus le progrès pour aider les gens dans ce domaine a été fait (du moins selon l’évaluation subjective des psys et des patients du point de vue objectif externe des gens n’étant ni l’un ni l’autre aucun critère n’existe ce pourquoi ce n’est pas une science) plus ça a été rapide d’aider les gens et aujourd’hui les spécialistes des thérapies ultra courtes disent pouvoir aider durablement 60% de leurs patients en une seule séance avec autant voir plus de résultat de long terme que la classique des thérapies moyennes actuelles durant trois mois mais ça reste dur à trouver. C’est encore expérimental. Cependant la plupart des gens qui vont voir un psy voient leurs problèmes réglés par ce biais en quelques mois et c’est tant mieux pour eux. Cependant même eux ont parfois du mal au départ à se dire que leurs soucis qu’ils espéraient régler bien plus rapidement soit si lents à se décanter. Néanmoins ils s’accrochent et s’en tirent et aiment leur thérapie. C’est ça quand on a des problèmes légers ou modérés à la mesure de la plupart des thérapeutes. Par contre quand les problèmes sont plus profonds que ça c’est un traitement inadéquat et un pansement sur une jambe de bois qu’une thérapie de ce type donc logiquement qui la reçoit en a peu de résultat et beaucoup de frustration c’est le profil commun des gens qui disent ça ne sert à rien les psys, en effet un psy classique avec des méthodes basiques ne fonctionne pas sur une personne qui a besoin de plus d’aide mieux adaptée à son cas tout connement. C’est le cas de 10% des patients et pour eux ce type de thérapie est en effet inutile pour 5% dont j’ai été elle est même terriblement néfaste, j’en suis ressortie avec un syndrome post traumatique du traitement complètement inadapté, violent et coercitif que j’ai reçu dont il se trouve que dans ses pires aspects il n’était même pas légal. Les psys j’ai testé 31 fois, la plupart ont empiré les choses, beaucoup ne m’ont rien fait et les meilleurs n’ont fait jusqu’à présent que mettre un pansement sur une jambe de bois dans mon cas au niveau de la souffrance psychique. On dit souvent qu’une thérapie ne peut faire que du bien mais c’est faux (plus de détail ici pour qui en veut les preuves : https://www.pseudo-sciences.org/L-effet-de-deterioration-en-psychotherapie) et les 80% de psys qui prétendent l’inverse sont peut être assez bons pour les patients ordinaires mais pour ceux qui ont besoin d’une aide sérieuse comme c’est mon cas ce sont des dangers publics.

Pour info si un truc peut faire du bien il peut faire du mal si tu dis « la thérapie ne peut pas faire du mal » tu admets qu’elle te semble inutile en fait. La vérité est toute simple : si tu vas voir n’importe quel psy au pif alors que tu as un problème sérieux qui demande de l’expertise dans le domaine où tu as besoin d’aide typiquement quand tu as de gros traumas et que tu vas voir un psy au pif qui va te faire une tcc basique modelée en mode faite pour tout le monde et donc pour personne contre ton stress chronique sans travailler sur les traumas ça va te détendre donc faire remonter les flashbacks et être potentiellement très retraumatisant du coup donc grave t’empirer (j’ai expérimenté) du coup il te faut un spécialiste des traumas expérimenté pas n’importe quel psy au hasard près de chez toi sinon ça te fait plus de dégâts qu’autre chose et si ça t’as rien fait estime toi heureux au moins ça ne t’as pas enfoncé. Idem j’avais fini par me dire que j’allais juste laisser tomber les psys pour toujours et me démerder seule avec mes problèmes vu que y a que ça qui marche mais j’en suis arrivé à un degré de stress où c’est devenu hyper difficile seule sans me démoraliser donc j’ai réessayé ça m’a re enfoncé mais cette fois j’ai pigé pourquoi et après de longs essais erreurs dont j’ai fini par comprendre que le problème de fond n’est pas mon manque de volonté à me soigner mais le manque de volonté des praticiens à entrer en conflit judiciaire potentiel avec leurs collègues qui m’ont maltraitée de façon aussi visible au vu du résultat sur mon état (du coup quand je leur dis que je suis anticarcérale ça les énerve car leur solution facile pour eux à mes problèmes vu que qui m’a mis dans cet état est légalement passible de taule mais ça ne me ferait aucun bien ayant été internée de façon très traumatisante contre ma volonté de faire subir ça à autrui même pas à qui me l’a fait car la vengeance en mode œil pour œil dent pour dent là dessus c’est une forme de justice qui ne me satisfait pas je veux juste que plus personne n’ait le pouvoir de faire un truc comme ça donc ce n’est pas du tout une solution pour moi mais ça les rassurent aussi que si je n’aime vraiment pas leur réponse je les foutrait pas en procès, corporatisme, intérêt exclusif à la thune et que dalle d’autre et égocentrisme régnant dans ce métier comme dans tout les autres). Voilà elle a beau dos la résistance et ses bénéfices secondaires hein.

Résultat j’ai fini par au bout de 31 essais en trouvé un à peu près potable qui m’a cru et écouté de ce que j’avais à dire de ce que ses collègues m’ont fait subir visiblement habitué à récupéré les gens qu’ils ont détérioré rien de mon récit inaudible aux 30 d’avant ne l’a le moins du monde surpris. Et quand je lui ait expliqué que les divers trucs d’auto aide que j’avais sur le net ne me suffisait pas cela ne l’a pas étonné il m’a simplement expliqué que si j’avais l’impression qu’en prenant ce genre de recettes adaptées aux gens ayant des soucis modérés en la matière quand les miens sont sévères c’est effectivement se soigner en dessous du niveau de soin requis donc peut étonnant que ça donne un résultat très frustrant. Heureusement je n’en suis pas à un niveau où (comme d’autres incompétents et excessifs simplement effrayés par mon fort caractère) ont pu prétendre y aurait plus qu’à m’interner pour de bon, me foutre des électrochocs quitte à ce que j’en crève en mode limite c’est une euthanasie dans leur tête quoi ou en un peu moins hardcore m’obliger à prendre des neuroleptiques pensant qu’être zombifié est plus supportable que ce que je vis mais non merci et en effet c’était abusif comme jugement et simplement la marque de bourgeois peu habitués à voir quelqu’un de vraiment en crise de stress et de rage tout simplement sur un mode très chasse aux sorcière. Les anxio? Peut être mais lesquels et puis de toutes les façons devant attendre un examen médical pas compatible avec leur prise je pourrais les essayer que quand il sera passé donc j’ai encore 4 jours à attendre en étant forcée de ne pas en prendre. « Sévère » oui mon cas l’est de leur avis mais pas assez pour l’hp par contre ils veulent que je sois suivie en mode thérapie+anxio intensif pendant un an ou plus vu à quel point les signes traumatiques que j’avais leur ont semblé flippant en tant que spécialistes du syndrome post traumatique. Et eux, enfin, n’ont pas nié (c’était évident pour eux j’ai même pas eu besoin de leur dire) que c’était principalement leurs collègues qui m’avait fait ça. C’est triste mais on en est vraiment là je renie rien de ce que j’ai dit avant même pas les aspects excessifs du genre les psys faut tous les brûler parce que vu où j’en étais et ce qu’ils m’avaient fait alors ma réaction était juste on ne peut plus normale et saine dans mon contexte de vie. Même eux (enfin) l’ont admis sans problème au vu des dégâts qu’ils ont constaté de concert avec moi. Par contre je comprends pas si Saint Anne est si connu pour être un hôpital psychiatrique aux méthodes coercitives et médiévales niant tout droit humain avec les patients pourquoi il est toujours ouvert et se prétend toujours le meilleur de France? Y a plus qu’un problème.

Il me reste beaucoup de questions, d’hésitations, de défiance et de difficultés à faire confiance vis à vis des psys même ceux qui finalement ont enfin reconnu ça et un peu cicatrisé la plaie profonde que leurs collègues avaient ouverte en moi à cause de m’avoir juste pas considérée et traitée comme un être humain mais juste comme l’objet de leur vive haine parce qu’en gros ma gueule d’autiste ne leur revenait pas (à peu de chose près c’est ce qu’il s’est passé) mais je sais de source sure aujourd’hui que tout ça est légitime et qu’un psy qui te dit d’abandonner ton esprit critique pour le croire est un psy de merde auquel il ne faut pas se fier tout simplement, bien sur une part est peut être en mode chat échaudé craint l’eau froide mais définitivement pas tout et mes critiques doivent pouvoir être entendue des professionnels ou bien ils n’en méritent pas le titre et c’est aussi simple que ça.

Sinon les thérapies courtes durées c’est le besoin de 90% des patients et c’est très bien qu’on l’ait inventé dans les années fin 70 début 80 au lieu de les forcer à des analyses infinies ne leur étant pas pertinentes mais bah y a les 10% de restant comme moi où les soucis sont forts trop pour être réglés en quelques mois pour qui ça fait plus de mal que de bien en effet c’est important d’en avoir conscience. Est ce que la solution est pour moi une thérapie plus calibrée sur mes réels besoins ou pas de thérapie du tout et tout à fait autre chose, je l’ignore encore mais comme ce type a été ok avec l’idée que si je trouve mieux que la thérapie et les médocs pour moi ailleurs à un moment j’arrête quand je veux qu’il fait juste de son mieux pour m’aider et on voit si ça marche ou pas sans rien me promettre en l’air bah ça passe nettement mieux que toutes les fausses promesses d’avant peut être que je vais encore détester la suite mais c’était la première fois de ma vie que la première séance me donnait envie de voir ce que donnerait la seconde y avait des défauts c’est sur beaucoup même mais pour une fois j’ai des raisons d’avoir de l’espoir que ça marche entre ça et le fait qu’au début c’était gratuit j’ai peur de me faire encore pigeonner mais mes potes sont là pour veiller au grain au cas où je me ferais arnaquer. Pour l’instant ma plus forte crainte est que les thérapies longues me fassent boucler sur mes angoisses encore davantage et donc m’empirent de cette façon au lieu de les résoudre mais je verrais bien si ça m’est réellement nocif j’arrête et j’essaye tout simplement autre chose faut garder le courage, se battre et jamais désespérer tout problème fini par avoir sa solution quand on est acharné.

Opinion : la psychologie n’est pas une science.

Je vais faire le tour des mythos les plus entendus à ce sujet et des arguments que j’ai contre. 1) La psychologie est une science. Faux. Alors pour développer un peu davantage cela dépend de ce qu’on entend par une science. Si on veut dire par là qu’elle se rapproche de l’exactitude des sciences dures ou du degré de certitude de la médecine « physique » on est loin du compte rien en psychologie n’est a un tel degré de fiabilité, aucune j’ai bien dit aucune idée de la psychologie n’est partagée par 100% des gens qui bossent dans ce domaine c’est dire. Maintenant, on est déjà parti sur un argument qui est un peu moins à l’ouest si on dit que c’est une « science humaine ». Elle est alors « scientifique » au sens où ses hypothèses sont régulièrement soumise à l’observation, l’évaluation, le raffinage et tout ça mais le gros souci est qu’elle étudie le comportement humain qui a une capacité très forte à se moduler en fonction de l’observateur et de l’environnement et connait de fortes variabilités individuelles. Voilà pourquoi malgré toutes les tentatives de faire une psychologie carrée c’est un mytho scientiste que les psychologues (au sens ici de chercheurs en psychologie) utilisent pour se rassurer eux mêmes sur le sens et l’utilité de leur travail que de prétendre dans le domaine être sur de quoi que ce soit, cela ne semble pas intuitif mais un psy qui admet ne pas tout savoir et que son domaine de compétence demeure très incertain est beaucoup plus fiable qu’un qui croit fermement que les études sur lesquelles il appuie ses propos sont solides sures et valables pour tout le monde. Souvent c’est par ailleurs un signe d’inexpérience quand ils réagissent comme ça. Remarque c’est pareil en médecine de façon plus large la capacité à admettre ne pas savoir quand on ne sait pas est la marque première d’un médecin compétent. Hélas c’est difficile de plus en plus à trouver pas seulement à cause du manque de formation mais aussi et surtout car le corps médical comme tout le monde est accro à paraitre sur de lui et préfère largement dire une connerie qu’admettre son ignorance, c’est dangereux, ça l’est d’autant plus en psychologie il faut se méfier de ces attitudes qui croit trop ce type de professionnel peut payer cher le prix de leur arrogance et de leur manque d’expérience. Cela ne signifie pas qu’il y ait aucune valeur aux études comportementales et cognitives du cerveau humain vu que celui de la plupart des gens fonctionne à peu près pareil et même chez les gens « hors normes » il y a des variables plus ou moins récurrentes certes et que cette approche pragmatique aide à aider des gens par millions on ne peut pas nier cela néanmoins les aider à quoi exactement demeure une question à poser, souvent c’est à se réadapter à cette société qui a pourtant des remises en cause radicale à se faire alors est ce une bonne idée, selon les idées politiques de chacun la question mérite d’être posée. Je ne nie pas que la psychologie cherche à comprendre ce qu’elle étudie mais entre chercher à le faire et le faire il y a un monde et tout indique que la psychologie est la « science humaine » dont les résultats établis sont les moins surs et les plus hypothétiques presque plus proche d’une philosophie du monde à laquelle adhérer ou non que d’une science quelque part. Si on entend par « la psychologie est une science » qu’elle s’attache à en imiter le modèle par sa tentation de passer pour une discipline médico scientifique oui c’est l’illusion qu’elle donne mais est ce que ça va réellement plus loin que l’effet de sérieux de se déguiser avec une blouse blanche? Je n’en suis pas sure. Si par « la psychologie est une science » on entend que ses fondations sont aussi solides que celles de la théorie de la gravitation universelle on se fourvoie entièrement. Souvent on va te dire que la science des études en psychologie surpasse l’intuition de monsieur tout le monde, la « psychologie populaire » du fait de son imitation du modèle scientifique d’interprétation du monde mais c’est un peu beaucoup oublier que les chercheurs en psychologie ne sont pas tout le monde ont une psychologie sociale très précise et perçoivent le monde à travers des biais que celle ci leur crée. Il est de notoriété publique qu’elle comprend peu les minorités marginalisées non pas en raison d’un déficit interne à la méthode mais simplement car les formations à la recherche sont faites de telle façon qu’elles écartent les personnes qui n’appartiennent pas à des groupes assez dominants dans la société c’est la fameuse reproduction des « élites » et à partir de là la compréhension de la plupart des chercheurs en psychologie de gens qui vivent un monde qui n’est pas du tout le leur est assez minimaliste et se résume souvent à comprendre en eux ce qu’il y a de commun à tout homme donc les comprendre moins que leurs pairs de classe sociale basse au final. Et par conséquent les aider moins. De plus dans les idées de la psychologie qui se veut pourtant scientifique entre une bonne part de foi (il faut croire à la psychothérapie pour qu’elle fonctionne est un poncif commun en psychologie par exemple mais comment en vouloir au patient d’être défiant face à de telles affirmations, études ou pas études qui le démontre comment vous voulez vous y fier sur simple bonne foi en les experts et leurs études que vous savez biaisées je veux dire qui croirait un dentiste qui lui dirait « faut y croire pour enlever votre carie? » non les gens veulent de vraies preuves que ça fonctionne pour s’en sentir rassurés et celles ci en la matière…n’existent pas. Enfin pour être plus exact le patient et le psy (ou le chercheur et les cobayes si on est dans des expériences, qui demeurent encore rares où est étudiée la psychologie hors de la « psychopathologie » qui en demeure le sujet d’études central dans la majorité des études et la raison pour laquelle les études étudiant autre choses ont été secondairement réalisées dans la plupart des cas dans ce domaine, par exemple on étudie comment rendre les gens plus heureux au travail en étudiant des gens ordinaires dans l’espoir de prévenir les dépressions liées à de mauvaises conditions de travail, là on repense à Huxley qui disait que les experts du futur auront pour tâche de travailler au problème du bonheur ou autrement dit à comment faire aimer aux gens leur propre servitude à un système social qui les exploite, ici le capitalisme, et alors on voit la « psychologie positive » et son positivisme scientiste d’un œil très critique à propos de ce qui est son rôle social objectif, il n’est pas neuf que la psychologie soit souvent utilisée comme un dressage et une école du conformisme social quelque soient ses courants et ne nous y trompons pas c’est bien en cet espoir que les gouvernements la soutienne, maintenant ce que les psys individuels en pensent est autre chose mais comme peu réfléchissent à tout cela, la plupart sont simplement des rouages de la machine comme les autres et bon ça fait des siècles qu’on a des thérapies et que les gens globalement et la société ne changent pas des masses et ne vont pas réellement mieux de façon tangible et indéniablement objective au contraire au point de vue social on traverse assez de crises collectives aujourd’hui pour que « tout empire » soit juste un constat réaliste en fait et même si elle n’y est pas pour tout je crois que la psychologie façon autruche à vouloir faire croire aux gens que tout va bien madame la marquise avec des affirmations positives jusqu’à l’écœurement complet n’y est pas pour rien non plus). Autre problème entre le côté mi secte fanatique mi confessionnal de curé et l’origine dans la philosophie morale la psychologie impose très souvent comme des « vérités scientifiques » ce qui n’est au fond que des systèmes de croyances peut être laïques (mais quand même le plus souvent bien ancrés dans une vision chrétienne (et protestante aux états unis dont viennent beaucoup d’influences en psycho surtout côté développement personnel) mais néanmoins extrêmement moraliste par exemple « les gens sont ils bon ou mauvais par nature » est une question à laquelle des psys ont tenté de répondre et là ce me semble que la disparité de leurs réponses montre qu’on est plus dans la philo que dans la science. Plus encore quand il s’agit de psychothérapies pour des gens dont les comportements variés sont jugés socialement inacceptables bien trop de croyances (exemple : il n’est pas souhaitable de mourir de son propre choix), de morale (exemple : dieu t’as donné la vie et tu ne dois pas la reprendre devient « ta mère t’as donné la vie et tu ne dois pas la reprendre » dans la bouche d’un thérapeute mais le fond reste le même c’est pas plus « scientifique » qu’avant c’est toujours de la moraline même si on tue dieu pour que la pommade passe moins mal pour une « science » ça reste très douteux qu’il s’agisse d’autre chose qu’un jugement purement subjectif) et de service social rendu à la société en place (le capitalisme a besoin de travailleurs productifs à exploiter si il se suicide ça en fait un de moins c’est un problème pour l’entreprise en plus ça lui donne mauvaise image et réputation on essaie donc de l’éviter que le capitalisme ne soit pas remis en cause en raison des souffrances qu’il cause, par exemple en le dédouanant pour invisibiliser la souffrance du travailleur qui a essayé de se tuer au boulot et le mettant en douce sur le compte de sa fragilité psychique individuelle réelle ou supposée histoire que l’on ne pose pas de question et continue d’avancer en fonçant dans le mur mais quand bien même cette personne aurait vraiment des problèmes personnels ne serait ce pas une meilleure idée d’adapter le système social pour qu’il inclue les gens dont c’est le cas plutôt que de créer plein de théories et d’outils pour les forcer à tenir quand même dans un monde du travail conçu pour d’autres qui n’ont pas ces fragilités? C’est un de mes problèmes de fond avec la psycho j’ai l’impression qu’on s’empare surtout de ses outils au niveau collectif et social avant tout pour justifier l’injustifiable). Outre tout ça il y a bien sur les nombreux aspects de la psychothérapie qui sont parfois de l’ordre de la pure croyance fermement tenue par la plupart des thérapeutes qui se fâchent si on ne la partage pas et nous racontent qu’on ne peut pas guérir sans y croire (je vous rassure c’est faux) comme le complexe d’œdipe par exemple alors que concrètement si on reprend la fameuse psychologie d’allure scientifique elle n’a jamais trouvé une telle chose sur le fonctionnement humain dans ses recherches cela vu que 80% (dans mon coin très attaché à la psychanalyse vieux jeu du moins) des psys s’y accrochent de façon très dogmatique en se moquant des dites études qui le remette en cause ça n’aide pas à s’y fier. Non seulement la psychologie qui imite la science le fait peu et mal mais quand elle est hors science elle se présente tout de même avec la certitude de quand elle est dans le cadre des études scientifiques avec des affirmations trompeuses voir et c’est assez fréquent des idées carrément ésotériques où on est plus proche de croyances religieuses new age genre vies antérieures tout ça que de quoi que ce soit méritant le nom de science de près ou de loin, certains sont intéressés par explorer cela et pourquoi pas mais dire que c’est scientifique serait un gros mytho. Cela ne gêne néanmoins pas un bon tiers des psys je dirais à la louche de ce que j’ai pu en voir et ça n’aide pas leur crédibilité à se poser comme les porteurs d’une véritable science. Souvent de plus, les chercheurs en psychologie ont une forte tendance même quand ils restent très cadrés « science » dans leur façon de faire à rester très agrippés à leur domaine et peu avoir vent et prise en compte de ce qui se fait dans d’autres sciences humaines et sociales connexes qui peut pourtant être capital à une bonne compréhension de l’humain par exemple à la sociologie. Les chercheurs en psychologie et psychothérapeutes de qualité sont attentifs à cela, à la linguistique, à l’histoire, à la géographie, aux différences culturelles, à la philosophie et oui aussi à l’écologie et à la médecine physique bref ils ont une culture générale qui leur permet d’éviter de surpsychologiser et de déclarer irrémédiablement dépressif quelqu’un qui a juste des soucis d’adaptation culturelle après une migration dans un autre pays, quelqu’un qui a simplement un problème de thyroïde à soigner ou encore quelqu’un qui simplement souffre d’être clochard et a avant tout besoin pour aller mieux de trouver un logement. Hélas ce genre d’aveuglement par psychologisme face à ce genre d’évidence pragmatique est commun à pas mal de chercheurs et de thérapeutes en psychologie qui sont en manque singulier de bon sens de base. Pas tous bien sûr mais un nombre assez énorme pour que ce soit flippant et donne l’impression que la formation rend moins apte que monsieur tout le monde à comprendre les hommes ce qui est censé être l’inverse de son but et donc fait douter légitimement de la qualité et de la scientificité de ses résultats. Vous allez me dire si le psy est pas foutu de capter les trois exemples évidents que je viens de donner faut vraiment en changer il est très mauvais dans son domaine alors certes mais je crois qu’en ce cas y en a bien 80% au bas mot qui méritent d’être jugés ainsi parce que la psychologie positive face à ce genre de problèmes sociaux ça en rend une large majorité de ce que j’ai pu en constater sur le terrain totalement inaptes à deux sous de réflexion élémentaire. Pas le genre de personne à qui on a envie de confier sa survie. Alors bien sûr le coup classique après c’est de raconter la vieille excuse est aussi un poncif lourdingue que les gens sont dans le déni et la résistance face aux résultats de la psychologie scientifique d’où qu’ils soient mal acceptés mais sachez qu’aujourd’hui le consensus de la dite psychologie scientifique justement est que si un psy te dis « tu est dans le déni » il s’accroche à une notion de déni qui est dépassée en psychologie ça veut dire qu’il te faut un meilleur psy et qu’il te raconte que des conneries car il ne s’est pas du tout mis à jour : https://www.psychologytoday.com/us/blog/women-who-stray/201907/whos-in-denial-the-patient-or-the-therapist le concept de déni n’est qu’un outil coercitif du psy pour forcer son interprétation sur son patient, cela est de plus en plus reconnu comme une violence nuisible au soin donc jeté à la poubelle et les psys qui s’y accrochent encore sont généralement les plus mauvais et les plus coercitifs ceux qui voient encore la thérapie comme un champ de bataille où le but du soin est de mater la résistance du patient pour le pousser à la docilité vision dont fort heureusement on sort totalement de nos jours quand on est un peu informé, d’autant plus que cette approche ignore tout du contexte de vie du patient qui entretient souvent les problèmes pour lesquels il vient et que nier son expérience peut d’autant plus renforcer surtout si c’est pour lui une habitude qu’elle le soit au quotidien par son entourage ce qui fait partie des causes de sa souffrance, souvent aussi c’est tout simplement une réponse erronée donnée non pas par refus de voir la vérité en face sur son état mais par défiance vis à vis du thérapeute qui n’inspire pas assez confiance pour tout lui dire et ça cela peut avoir des tas de très bonnes raisons d’être, personne n’est fiable par principe si un psy s’énerve que le patient ne le croit pas sur parole des le début il n’est pas très compétent et surtout il ignore un principe de base qui est que la confiance ne s’exige pas elle se gagne et c’est à lui de faire ses preuves face au patient pas le contraire en matière de fiabilité, autre problème beaucoup de gens ont du mal à être vulnérables devant autrui se confier pleinement leur met donc du temps alors les mensonges blancs du début ne méritent pas réellement cette dure accusation de déni, en clair dire au patient « tu es dans le déni » c’est une forme de harcèlement de la part du thérapeute et ça montre que le patient a encore toute sa tête si il résiste face à ce genre de choses c’est l’inverse qui serait inquiétant pour lui et ressemblerait plus à du lavage de cerveau qu’a une thérapie véritable mais hélas c’est trop souvent la seule chose qu’on donne aux patients en thérapie de plus sincèrement plus d’une personne à toutes les raisons de ne pas se fier entièrement à son thérapeute et c’est une très bonne chose rien ne devrait interdire face à lui de conserver son esprit critique un psy qui exige de son patient une confiance totale sans raison est un mauvais psy, de plus ne pas voir ses problèmes peut être vital à certains patients dans certains contextes ou préserver la « santé mentale » qui leur reste donc trop forcer là dessus peut être néfaste, aussi certains ont dans certains cas une anosognosie c’est à dire que certains troubles sont associés à une incapacité d’origine neurologique à reconnaitre transitoirement ou durablement sa condition et blâmer quelqu’un d’un problème neurologique auquel il ne peut rien est une approche de merde qui ne fait qu’aggraver son problème en le culpabilisant d’un souci face auquel il n’a aucune prise au point de ne même pas pouvoir s’en rendre compte ce qui ne fait qu’empirer les choses dire à quelqu’un qui délire qu’il le fait et lui dire qu’il est dans le déni si il affirme que non est extrêmement vain par exemple et nocif pour lui un psy qui fait ça est vraiment pas qualifié pour l’aider, enfin quand c’est de la thérapie pour criminel si le gars se tait c’est simplement que c’est souvent le mieux qu’il ait à faire du point de vue légal et le conseil de son avocat donc là aussi l’idée de déni est assez hors de propos et si le psy en est là c’est assez grave car ça veut dire que ne connaissant rien au système judiciaire il est très mal placé pour aider qui s’y trouve confronté, un thérapeute capable sait que son patient se connait mieux lui même qu’un type qui le voit une fois par semaine quelques mois ne le connait et qu’il lui faut généralement se fier à ce que son patient lui raconte quand ce dernier lui dit ses motivations, besoins, intentions, souhaits et croyances, si ton psy dit « tu es dans le déni » faut donc en trouver un autre plus intéressé à écouter et comprendre les gens qu’à vouloir arrogamment avoir raison contre quelqu’un d’autre. Donc si on te sort que tu es dans le déni pour avoir dit la psychologie une science euh ça reste à prouver on te sort une grosse connerie de rien pour ses arguments pour le prouver. Idem pour l’idée que douter de ses résultats soit une résistance de ta part au fait qu’ils te déplaisent ça peut jouer mais contrer tout les réels arguments posés ici d’un tour de passe passe pareil est trop simple et n’est pas admissible. Si tu veux contrer ce que j’avance ici fait le avec de vrais arguments plus poussés que ça que je te crois stp. Partir d’avance de l’idée que résistante rien ne me conviendra c’est une solution de facilité mais c’est faux je ne suis pas inapte à modifier mon avis il me faut juste des raisons solides de le faire et ce genre d’accusation simpliste et gratuite à priori n’en est tout simplement pas une. Après beaucoup de psys et d’étudiants en psycho disent ça surtout parce que ils se sentent vexés qu’on renie leur scientificité car ils s’en sentent dévalorisés en effet sous l’accusation de non scientificité de la psychologie on trouve généralement derrière « vos hypothèses y en a pas une qui soit théoriquement solide donc vous ne servez à rien dégagez d’ici on veut de l’aide et du soutien de gens réellement capables de nous prouver leur compétence à nous les apporter au plus vite et au mieux ». En clair vu que la plupart du temps ce constat est celui d’une personne mécontente du traitement psy qu’elle a reçu qui en a déduit que les psys ne servent à rien les psys sont vexés de voir le nombre de gens qu’ils tentent d’aider que leur aide n’aide pas et quand ils ne sont ce qui est généralement cas pas bien doués ils en concluent un peu trop vite qu’un patient qui réagit comme ça ne veut pas d’aide du tout et n’a qu’à se démerder ce qui est totalement con vu que si il ne voulait pas d’aide il serait jamais venu. C’est juste que ce qu’on lui a apporté n’a pas été aidant. Plutôt que de rejeter la faute sur ces « mauvais patients » ou de se dire « les psys ne servent à rien » une solution constructive est de chercher les raisons de tels échecs, le problème c’est qu’une vraie science surtout si elle se veut médicale fait aussi gaffe aux échecs qu’au réussites et la psychologie du fait d’une extrême difficulté du milieu psy qui lui est propre et qu’on ne trouve en aucun autre domaine qui se veut scientifique a se remettre en question fait bien plus gaffe aux réussites qu’aux échecs. Alors c’est bien pour améliorer les interventions qui fonctionnent sur les personnes sur qui elles fonctionnent donc c’est bien pour la très large majorité des gens qui prennent le soutien d’un psy mais pour ceux que ça n’aide en rien la tendance à se décharger sur eux de la responsabilité en les estimant de mauvais patients qui résistent trop donc ne sont pas patients du tout fait que la remise en question professionnelle des psys est très lente voir à peu près inexistante d’autant que les rares qui tentent de la faire et de questionner les méthodes de la majorité de leurs collègues sont souvent écartés, parfois carrément virés le plus souvent voient leurs travaux ignorés car ce qu’ils ont à dire dérange la norme des pratiques pour le bien des patients « difficiles » que la plupart des psys disons le tel quel n’aiment pas et pour lesquels ils n’ont pas envie de se faire chier. Mais en fait « il n’y a pas de patient difficile il n’y a que de mauvais thérapeutes »c’est quoi plus exactement ce qui rend un patient difficile? Des « pathologies » qui ne sont pas dans l’expertise du psy? Si il est compétent il le réfère alors à un confrère qui sait les traiter. Un patient dont il ne partage pas les valeurs ou dont le comportement l’insupporte? Il est censé être formé à prendre sur lui ou référer si il en est inapte, si les comportements sortent des limites légales genre menaces et tout bah la loi s’applique et les thérapeutes spécialisés en psychologie criminelle n’existent pas pour rien (ce qu’ils font en pratique est un autre débat mais en de tels cas bah y a des gens dont c’est le taf de gérer et c’est à eux que les gens en question sont référés), si le patient veut pas de thérapie il s’agit de lui proposer une solution concrète constructive d’autre approche possible qu’il préfèrera peut être de son problème, si le thérapeute trouve son patient difficile des fois c’est lui qui fait le difficile et n’aime tout simplement pas les cas compliqué auquel cas il faut qu’il connaisse ses limites et n’admettent que les patients à petits ou moyens problèmes et laissent les patients à gros problèmes aux thérapeutes qui veulent travailler avec eux c’est pas une honte 80% des thérapeutes n’aiment que les clients faciles ou du moins aux difficultés relativement banales et ont du mal avec les cas sérieux tant qu’ils savent référer correctement c’est pas un souci mais c’est mieux que de déclarer ces derniers incurables car ne voulant pas se soigner alors qu’ils sont là pour ça ce qui est débile. Après y a des gens que la plupart des thérapeutes trouvent chiants car ils sont chiants de base et la plupart des gens les trouvent chiants ça fait partie de leur personnalité en ce cas faut faire avec. Y a aussi les patients maltraités par de précédent thérapeutes donc hostiles à la thérapie qui ont peut être leurs raisons de l’être vu tout ce qu’on a dit et avec qui il faut voir ce qui a foiré dans les essais précédents pour essayer de s’adapter correctement à eux cette fois là. Aussi y a les gens qui sont trop surchargés de taf pour s’occuper assez d’eux mêmes pour aller mieux, ceux qui ont trop de galère de thune et vivent trop dans l’insécurité permanente pour s’apaiser et auraient plus besoin d’interventions sociales pour les tirer de leur merde que de psys, ceux qui habitent dans un coin paumé de cambrousse ou la seule thérapie accessible peut être dure d’accès et inadéquate à leurs besoins spécifiques, ceux qui n’ont pas assez de soutien dans leur thérapie sous le niveau de leurs besoins pour progresser, ceux qui sont trop claqués et ont besoin de médocs pour arriver à être des patients en thérapie, ceux qui comprennent pas les principes de la thérapie car ils n’ont pas de culture thérapeutique donc sont paumés avec le concept et les attentes implicites qu’ils ignorent ce qui frustre les thérapeutes qui s’attendent à plus de capacité à être un patient psy mais ça s’apprend et prend du temps en fait, ceux qui comprennent pas ce que le psy raconte par difficulté de langage ou d’intellect, ceux qui ont de l’alexythimie donc galèrent à avancer sur ce qu’ils ressentent car en général ils en ont aucune idée (ça c’est moi), ceux qui sont pris dans des emmerdes relationnelles ou le thérapeute est pris en otage et sommé de choisir un camp ou un autre, ceux qui sont trop flippés, désespérés ou énervés par le thérapeute ou la thérapie pour que ça leur soit bénéfique d’y être, ceux qui aiment pas ça et donc qui y crèvent d’ennui à s’endormir limite, les frustrés de l’inadéquation entre leurs attentes et le résultat (de loin les plus nombreux), les patients eux mêmes connaisseurs en psychothérapie (les psys étant les pires patients avec 40% de taux de satisfaction quand ils sont en thérapie avec un collègue) et enfin les patients dépendants qui veulent plus lâcher leurs thérapeutes plein de cas différents mais tous ont leurs réponses et blâmer le patient ne l’est jamais.

Autisme et dépression.

On va avoir fait le tour des liens entre autisme et types de souffrances psychiques communes comme ça se sera fait. Cumuler autisme et dépression est plus la règle que l’exception mais selon les estimations le taux d’autistes dépressifs varient de 50 à 70%, du coup je vais tabler sur 60% en présuposant que certains se voient pas repérer comme dépressifs ou considérés comme tels à tort en raison de mauvaises interprétations de particularismes autistiques ce qui me parait pas absurde. Le mythe de l’autiste qui régresse maintenant mieux compris est en fait causé par un burn out autistique (épuisement de la capacité à faire semblant et camoufler l’autisme en clair) qui fait péter un câble et arrêter de simuler donc donne l’impression qu’on est soudain devenu plus autiste qu’avant en perdant des capacités jusqu’alors acquises souvent ce constat et l’incompréhension de sa cause première est ce qui rend un autiste dépressif à force d’usure psychique à tenter vainement de s’adapter à un monde neurotypique qui refuse de s’adapter à lui.

En règle générale un suicide d’autiste fait comme un suicide de non autiste suite à une dépression mais chez les autistes ce simple épuisement de vivre dans un monde pas conçu pour eux peut les mener au suicide sans qu’il y ait de dépression du tout par pur ras le bol également. Oui on a des émotions et souvent on est embourbés dans des émotions négatives quand comme c’est hélas généralement le cas on a pas d’environnement adéquat pour nos besoins où exprimer réellement optimalement tout notre potentiel. Chez les autistes ces problèmes adviennent parfois dès l’enfance par exemple en raison de grosses difficultés d’adaptation aux normes sociales scolaires et d’exclusion et harcèlement par les autres élèves en conséquence de sa « bizarrerie ». Lutter pour survivre au quotidien épuise et finit par conduire beaucoup à des états dépressifs souvent peu repérés chez les enfants quelque soit leur « qi » et chez les adultes autistes handicapés intellectuels parce qu’ils ont encore plus de mal à les exprimer que les autistes qui sont adultes et ont un « qi » normal. Par contre souvent plus l’autiste a de « capacités intellectuelles » plus il a de risque dépressif du fait d’avoir une conscience plus profonde de l’écart entre ses habiletés sociales et celles des gens ordinaires. C’est donc utile pour les repérer mais difficile à aider car c’est des causes auxquelles souvent on ne peut pas changer grand chose.

Au delà de ces constats tout est polémique du rapport entre dépression et autisme. Ceci dit ça devrait suffire à faire entendre que la société doit changer en profondeur pour s’adapter aux besoins des personnes autistes pour qu’on puisse vivre mieux globalement en tant que personnes autistes. Les autistes sont de plus dans les personnes dont peu comprennent les expressions faciales donc on a pas l’air plus morose que d’habitude quand on va mal aux yeux de l’entourage qui du coup n’en perçoit rien. On a les mêmes émotions que tout le monde mais on les expriment différemment de la plupart d’une façon qu’autrui ne comprend pas toujours. La dépression est généralement avec les mêmes signes chez un autiste qu’un non autiste mais comme on galère à communiquer nos sentiments on est simplement moins repérés. Au contraire on peut être vu comme dépressif par des signes erronés comme l’isolation sociale due à l’autisme et c’est aussi assez commun. Néanmoins on tend à sous estimer la dépression chez les autistes en raison toujours du principe erroné et très con mais très répandu selon lequel tu es autiste tu peux pas avoir autre chose « en plus » ça fait déjà « beaucoup » mentalité dont il faut vraiment sortir pour répondre aux réels besoins.

L’autisme en soi ne prédispose pas à la dépression en preuve les nombreux autistes heureux qui n’en font jamais (qui hélas sont un peu les seuls à avoir de l’écho médiatique alors que ceux qui galèrent en auraient plus besoin) se sont les événements merdiques liés au validisme anti autiste subi au cours d’une vie qui engendre généralement les dépressions d’autistes. D’où que c’est sortir la société de ce validisme anti autiste qui soignerait la plupart des autistes mal en point. C’est là qu’on voit les soucis d’une politique d’inclusion centrée sur nous normer assez pour qu’on rentre dans le moule de l’école et du travail sans se questionner du résultat de l’assimilation forcée sur nos états émotionnels internes…et généralement pourtant c’est pas beau à voir. Beaucoup d’autistes n’ont pas d’ami ce qui rend se remonter le moral difficile aussi. D’où l’intérêt des communautés d’autistes aussi pour ça.

Par contre contrairement à l’effet des thérapies sur l’anxiété calibrées à l’autisme y a pas d’études à ce sujet sur les thérapies calibrées à l’autisme face à une dépression, les tcc fonctionnent moins mal que les psychanalyses très fondées sur les « tu ressens quoi » auxquels la plupart des autistes ne savent rien répondre en raison de difficultés à comprendre et identifier leurs émotions, le savoir et les outiller sur ça permet d’avancer mieux face à l’anxiété face à la dépression je suppose que c’est un peu la même. Idem les médocs nous font pas les mêmes effets qu’aux neurotypiques on est plus sensibles aux effets secondaires et sont moins efficaces sur nos cerveaux car pas conçus pour eux ce qui est bien embêtant. Les antidépresseurs peuvent même perturber le sommeil des enfants autistes et les rendre plus impulsifs, les effets négatifs dépassant ainsi potentiellement tous les avantages. Problème tout ce soutien sur cela est encore le fruit de recherches à peine émergentes en clair on sait pas trop comment nous aider et avance au essai et erreur avec ou sans thérapeute. Après ce qui marche pour les neurotypiques genre avoir un réseaux de soutien sociaux et un travail ou autre activité valorisante qui nous est adapté avec les aménagements qui conviennent qu’on ne s’y tue pas non plus la santé est aussi de l’ordre de ce qui fonctionne pour aider à gérer et sortir de leur merde la plupart des autistes dépressifs la vraie gageure est alors moins savoir que faire que trouver moyen d’y accéder dans la société actuelle ou de se résigner à ne pas le pouvoir. Bien sûr les autistes qui cumulent avec d’autres conditions « psy » et/ou physiques (là aussi la difficulté d’exprimer et ressentir nos douleurs et de les comprendre rend galère l’accès aux soins somatiques pour nous ce qui nous crée de fréquents problèmes de santé chronique notamment surtout côté digestif hélas j’en sais quelque chose) ou s’en voit diagnostiquer à tort par incompréhension d’autrui galèrent d’autant plus avec tout ça. Bref c’est la merde mais solidaires on fait de notre mieux pour redresser la condition de l’ensemble des autistes vers le haut avec les moyens à notre portée dans la communauté autiste on lutte autant qu’on peut pour ça et certains proches avec nous aussi maintenant faut que les professionnels se bougent le cul y a que eux pour refuser de réagir.