Comment articuler justement luttes écologiques et luttes sociales?

Alors ça pour le coup c’est généralement l’un des problèmes les plus majeurs des luttes écologistes. Logiquement on le retrouve comme un des soucis majeurs divisant l’écoféminisme mais c’est vraiment bien plus largement une des pires épines dans le pied de tout les mouvements écolos et/ou de luttes sociales, bref absolument tout les militantisme d’émancipation ont cela parmi leurs défis fondamentaux. Forcément on en parle beaucoup, mais au fond on en dit partout un peu toujours la même chose alors on doit quand même pouvoir s’unir sur l’essentiel là dessus vu le nombre de constats unanimement partagés sur la façon de mener à bien cette articulation.

Il y a encore quelques tenants de ne s’occuper que des luttes écologistes ou que des luttes sociales au prétexte de prioriser les unes sur les autres en terme d’importance mais heureusement cette attitude commence à appartenir au passé l’immense majorité (genre plus que 90%) des gens qui rêvent de voir le monde meilleur et tentent de le bâtir s’accordent maintenant pour visualiser celui ci comme aussi juste écologiquement que socialement donc pour mener les luttes écologistes et sociales de concert.

Ceci est une très grande victoire mais elle est fort récente, il y a encore peu faire perdre ses luttes en les divisant les unes contre les autres était une stratégie politique des puissants pour ne pas se faire remettre en cause qui fonctionnait, c’est pour ça que le Macron dont le logiciel politique est très manifestement dépassé s’y est encore tenté en essayant, fort heureusement vainement, de diviser les écologistes des Gilets Jaunes par exemple. On peut critiquer autant qu’on veut Mélenchon sur plein d’aspects il est bien loin d’être un ange, de même que le parti de la France Insoumise est bourré de défauts mais force est de reconnaitre qu’en France pays particulièrement retardataire sur cette prise de conscience de la nécessité d’articuler écologie et luttes sociales, leur programme écosocialiste a vraiment été la base par sa diffusion politique forte et générale dans les mouvements de gauches très largement d’une vraie élévation du niveau de conscience global de ce besoin.

D’ailleurs dans ce pays il faut bien le dire c’est cette pensée écosocialiste dans ses courants féministes qui ont fait découvrir l’écoféminisme a beaucoup. Dont moi même d’ailleurs. Du coup pour la plupart des écoféministes françaises écosocialisme et écoféminisme ne s’envisagent pas l’un sans l’autre. Pour moi le côté positif en est que cela met ces idées dans une perspective « d’extrême gauche » réellement recherchant l’égalité sur les plans à la fois économique, écologique et social en appelant à un changement de système radical mais le revers de la médaille c’est que c’est souvent dans l’idée de mener ce changement par les urnes perspective réformiste à laquelle j’admets ne pas du tout croire d’une part et qui conforte la domination de la France Insoumise sur la gauche française ce que personnellement les trouvant mous et tout sauf révolutionnaires ainsi que questionnables sur le plan de la démocratie du fait de leur culte du chef je ne trouve pas enchantant. Après c’est le moins pis des gros partis à mon sens mais je n’aime pas les gros partis ni les petits d’ailleurs, j’aurais sans doute aimé l’anarchisme des temps passés mais l’actuel ressemble trop à un petit parti mal déguisé pour que je m’y retrouve pleinement, je commence à ne plus croire guère qu’aux mouvements de masses démarrés et dirigés par des gens pas politiquement encartés j’ai l’impression qu’il n’y a plus que ça qui fonctionne sans finir récupéré dans la situation française actuelle.

Le problème principal on le sait c’est que longtemps avant cela et on en garde encore de grandes traces l’écologie en France ça a surtout été la meilleure excuse de la gauche bobo pour mépriser les pauvres qui ne pouvaient pas se la payer et déconsidérer la lutte des classes, attitude depuis que l’on retrouve surtout du fait que le Front de Gauche avait pour slogan « l’humain d’abord » dans les milieux antispécistes dont si certains sont sincèrement inquiets du sort des animaux l’immense majorité des militants il faut bien le dire sont surtout des bobos qui prétendent s’y intéresser pour frimer avec des signes extérieurs de richesses comme de la bouffe exclusivement vegan bio et se sentir supérieurs aux pauvres mangeurs de viande se permettant de les traiter de tout les noms. Et c’est un gros problème car le sort des non humains est réellement une cause importante à laquelle par ailleurs la plupart des gens sont sensibles mais la façon d’agir des gens qui militent pour rebute vraiment de participer à leurs luttes. Ce d’autant plus que sans surprise une théorie et des actions très bourgeoises les caractérisent presque toujours, si militer est cher ce n’est pas accessible et surtout ça entretient le capitalisme et tombe donc dans le piège du capitalisme vert en créant rien de plus qu’un marché de niche très rentable. Sauf que ce véganisme là est né vers 1970 et a toujours échoué depuis a convaincre plus d’1% des gens de le suivre autrement dit à diffuser ses luttes et idées au delà de son propre cercle de contre culture militante. Ceci est d’autant plus compréhensible que presque tout les militants de ce courant que j’ai croisé (quelques uns heureusement sont cependant plus humbles et sincères dans leurs combats il faut aussi le souligner mais bon sur une centaines de vegans croisés au cours de ma « carrière militante » seuls 5 correspondaient à cette description hélas) étaient d’une arrogance élitiste à un degré que je n’avais jamais vu dans d’autres militantismes qui pourtant en France ont tous une certaine dose de cela pour ce que j’ai pu en voir, j’imagine que dans un groupe social minoritaire et contestataire de l’ordre établi se prendre pour une avant garde est parfois inévitable, et clairement utilisaient ça pour excuse pour mépriser la masse et se sentir supérieurs à elle pour l’essentiel. « Curieusement » d’ailleurs les plus intransigeants sont souvent ceux qui sont les moins sincères dans leur démarche et qui prêtent aux luttes sociales le moins d’attention pour ce que j’ai remarqué en les fréquentant un peu. Je suppose que c’est car un militant de la cause animale qui prend les questions sociales en cause se rend compte que si il ne convainc pas les masses de s’y intéresser le sort des animaux ne changera guère dans l’ensemble et que 100 000 personnes vegans ne suffiront jamais à elles seules ne pourront rien y changer si elles n’arrivent pas à y trouver une influence réelle ce qui implique de s’intéresser pour de vrai aux luttes sociales d’une part et de mettre de l’eau dans son vin radical de purisme militant d’une cause minoritaire d’autre part, deux pas que pour l’instant ici la majorité de ceux qui centrent leur militantisme sur la condition animale hélas semblent inaptes à franchir. Pourtant avec des actions plus modérées, rentables et accessibles la majorité des gens seraient intéressés à faire un peu plus pour les animaux clairement mais ce mouvement est trop souvent inapte à le percevoir car il les méprisent du fait qu’ils mangent de la viande ce qui est vraiment dommage. Pour moi c’est le jour où il existera une version écosocialiste de la cause animale que comme il a fallu une version sociale de l’écologie pour qu’elle avance celle ci aura vraiment un début de victoires massives en France.

Pour l’instant en l’état elle peine à convaincre jusqu’aux autres militants écologistes par ses discours, personnellement il m’est arrivé de me retrouver dans quelques pétitions contre des maltraitances animales industrielles vraiment horribles et inutiles, mais le côté tout ou rien et les biais énormes ainsi que l’ambiance citée plus haut, et diverses autres interrogations m’ont toujours rebutée de participer aux manifs pour la condition animale et beaucoup des théories et actions de ces mouvements ne me convainquent pas surtout dans leur aspect très fréquemment centré sur au mieux des soucis locaux au pire du marketing pour la consommation « éco-responsable » plus publicitaire que militant, et souvent amené avec un insupportable moralisme de « si tu manges de la viande tu es un meurtrier de masse comme Hitler » passablement ridicule mais quand tu as comme c’était mon cas déjà peu confiance en toi de base cette culpabilisation peut être violente, j’ai essayé le végétarisme trois semaines en m’y sentant forcée par cette ambiance de « si tu n’es pas vegan tu es une fausse militante radicale » étant ado résultat : la bouffe était impossible à trouver, très dure à cuisiner sans être dégueulasse sans rajouter des tonnes de fromages donc m’a fait en prime grossir quand j’étais à l’époque en fort surpoids presque obèse, a crée des conflits avec ma mère dont je me serais bien passée car elle n’en pouvait plus de ne pas avoir de steak, m’a fait me faire traiter de tout les noms pour avoir enfreint la norme sociale de consommer de la viande alors qu’à l’époque je prenais déjà largement assez cher sans ça sur plein d’autres plans, a augmenté considérablement les problèmes de colon irritable que j’avais alors parce que je ne savais pas encore gérer une alimentation non carnée équilibrée correctement et sincèrement je pense que si je n’avais pas renoncé au bout de ces trois semaines définitivement au végétarisme j’aurais fait une dépression dès cette époque pour la première fois et pas seulement six ans après à cause de tout ça réuni combiné aux oppressions de classe, racistes, sexistes et validistes subies en même temps. C’était trop pour moi juste je ne pouvais pas psychiquement encaisser tout ça en même temps et ce qui m’a convaincu d’arrêter de le faire c’est quand faisant les courses au super marché devant plein de gens qui achetaient de la viande j’ai eu une prise de conscience que m’infliger tout ça n’avait aucune chance de changer fondamentalement le fait que bien plus ne le tentaient pas et ne s’y essayerai jamais donc que remanger de la viande tranquillement et reprendre un militantisme écologiste classique visant l’agro-industrie était bien plus efficace.

En plus au final les bobos écolos-vegans qui détestent tant le bon peuple qui part au boulot tout les matins en bagnole et mange de la viande tout les jours, c’est à dire la très grosse majorité des français en fait, fait rigolo quand même à force de prendre l’avion pour ses vacances, manger des trucs bios aux noms improbables venus des quatre coins du monde en avion et bateau sortis tout droit d’une agro-industrie coloniale etc… a été démontré par de nombreux scientifiques l’étudiant comme en dépit de sa morale de classe écolo…bien plus pourvoyeur dans le monde de dégâts pour l’écologie et les animaux que le prolo français de base moyen au final et que les banlieusards qu’ils détestent particulièrement par leur racisme et qui pourtant sont ceux d’après ces mêmes études qui font le moins de mal à l’écologie et aux animaux et polluent le moins…et se prennent tout les dégâts écologiques en pleine poire les premiers en France par contre. Tout le problème d’une écologie bourgeoise ou interclassiste c’est ça.

On a enfin imprimé ceci dit dans la majorité du mouvement écologiste tel qu’il est maintenant ici que capitalisme vert est une contradiction impossible dans les termes et que l’écologie n’est pas possible sans la destruction du système capitaliste. Et aussi l’importance de coordonner luttes locales, régionales, nationales et internationales tant sur les luttes sociales qu’écologiques. Aussi un grand avantage des luttes écosocialistes dont l’écoféminisme fait ici partie est qu’elles sont rassembleuses, les mouvements politiques d’émancipation sont très divisés et la question écologique est leur plus grand dénominateur commun. On est tous menacés d’extinction à cause du système capitaliste donc on lutte tous contre ensemble.

Pourtant contrairement à l’écoféminisme, l’écosocialisme français est tout de même très très blanc dans l’ensemble comme le mouvement ouvrier français plus largement par ailleurs et participe du racisme et du colonialisme notamment écologiquement, la faute en revient à son inscription dans des mythes coloniaux dont il peine à se défaire et dont les écoféministes font la critique radicale comme le progrès ou la civilisation. On notera que si l’écoféminisme est le courant écologique majeur hors de l’Occident, dans l’Occident il peine à être plus qu’un sous courant du féminisme jugé radical. Son refus critique de tels concepts coloniaux auxquels les occidentaux en majorité qui ont gardé une mentalité de colons restent hyper attachés en est la raison principale.

Cela pose en effet des questions sur les modes de vies occidentaux que l’on aime peu se poser comme expliqué ici longuement : https://www.partage-le.com/2016/05/a-la-racine-des-luttes-sociales-et-ecologiques-la-lutte-contre-la-civilisation-par-mike-sliwa/, cesser d’importer des biens de service, remettre en cause la division du travail permettant de le faire, refuser la hiérarchie qui engendre les oppressions et les violences allant avec, qui souvent finissent par la mort, tout ça au nom d’un progrès qui détruit l’environnement, bref résumé en une phrase :

« L’économie industrielle mondialisée qui dépend d’une croissance perpétuelle sur une planète aux ressources limitées, ce qui est évidemment impossible. »

Rechercher une révolution qui renverse le capitalisme et non pas une simple réforme repeignant celui ci en vert qui est tenté depuis au moins les années 1960 et n’aboutit à rien nul part si ce n’est encore empirer sans cesse la situation donc est à proscrire, implique la nécessité de s’inscrire dans la radicalité. C’est à dire étymologiquement juste la recherche de la racine des problèmes pour les attaquer à celle ci et donc les régler.

Souvent on craint en sortant du réformisme généralement forme du militantisme vers laquelle le plus de gens se tournent spontanément surtout au début de leurs luttes et engagements militants car elle est plus connue, plus facile d’accès, moins diabolisée et moins intimidante, de se couper des masses. Cependant, celles ci ont montré plusieurs fois dans l’histoire que bien souvent la radicalité et même parfois la révolution ne leur font pas peur. Assumer la radicalité des luttes écologistes et sociales comme cherchant vraiment la rupture avec le système capitaliste et non sa simple transformation « positive » ne me semble donc pas loin s’en faut incompatible avec une lutte de masse sur ces questions. Beaucoup l’ont par ailleurs démontré.

Au contraire je pense que si faire des actions réformistes, notamment comme point de départ avant de les radicaliser et revendications transitoires pour soulager les besoins immédiats avant la révolution est en soi nécessaire, avoir une théorie politique réformiste est à refuser entièrement celle ci faisant partie du problème bien plus que de la solution. Les systèmes et institutions sont à éradiquer pas à réformer car ils sont l’impasse à laquelle on se confronte, les gens le savent bien et l’entendre ne leur fait pas si peur qu’on ne le dit souvent.

Une lutte cependant en est le fait majeur, la civilisation industrielle et ses violences policières s’est toute entière construite sur l’institution carcérale et donc une écologie ou une lutte sociale sans aspect anticarcéral est partie de ce problème et non de sa solution en étant réformiste et non point radicale. C’est souvent quand on dit ça qu’on perd tout soutien blanc malheureusement.

Plus avant, on perd plein de gens quand on va au fond des choses en remettant en cause pas uniquement le modèle du capitalisme industriel mais aussi celui du socialisme industriel, bref le modèle de la civilisation industrielle tout court et il le faut bien pourtant car tout a commencé par ce dernier. Autrefois les gens n’étaient pas meilleurs qu’aujourd’hui mais ils faisaient moins de génocides massifs car ils n’avaient pas de systèmes industriels de masse d’armement et de bureaucratie technocratique rendant cela possible. Le problème aussi c’est que cette civilisation industrielle coloniale impose son hégémonie et homogénéise tout à son modèle de façon croissante ce qui rend les gens encore plus inaptes à penser un monde autre et meilleur qui ne soit pas à son image.

Le problème est aussi que la civilisation industrielle installe tout ceux qui y participent de gré ou de force à s’y soumettre car on en dépend pour notre survie, la privatisation de l’eau par celle ci est un exemple parmi bien d’autres de cette haute contrainte.
Hélas les écologistes même écosocialistes, écoféministes, antiracistes et anticoloniaux qui ont cette prise de conscience hautement nécessaire sont très souvent stoppés dans leur élan émancipateur par leur validisme. Le validisme, l’oppression des handicapés, est en effet un problème énorme dans les luttes écologiques au point que les antivalidistes militants on du trouver un nom à cette oppression à leur égard spécifiquement subie de la part des « écolos », « l’éco-validisme ».

Cet écovalidisme par de ce constat que la vie de beaucoup d’handicapés surtout en Occident dépend de la civilisation industrielle de façon directe pour prôner dans un argumentaire eugéniste directement sorti tout droit de l’idéologie nazie notre génocide pur et simple. La plupart des écologistes applaudissent l’idée. Et après ça on s’étonne que les handicapés malgré qu’ils soient généralement plus sensibles que tout les autres groupes sociaux à l’importance des luttes écologistes n’osent que peu se confronter aux militants écologistes presque tous valides IRL. Heureusement que l’écologie antivalidiste notamment dans sa version écoféministe existe mais hélas cela demeure très marginal. Cela peut paraitre incroyable de lire des écologistes antiracistes et décoloniaux réclamer le génocide des handicapés de leur peuple mais le fait est très commun car beaucoup de gens luttent contre le racisme de l’eugénisme tout en soutenant son validisme. Ceci dit de l’autre côté les écologistes antivalidistes blancs racistes qui soutiennent l’idée de génocide eugéniste des populations non blanches au prétexte que l’on serait trop nombreux sur Terre tout en refusant l’eugénisme validiste sont encore plus nombreux.

En fait j’ai l’impression qu’il n’y a que les handicapées racialisées pour être fichues de mener correctement de concert écosocialisme, écoféminisme et refus de l’eugénisme raciste et validiste de façon combinée et cohérente parfois c’est assez déprimant. Pourtant c’est bien cela qu’il faut faire. Et avec cela refuser l’idéologie de la croissance, le productivisme, l’idéologie du travail, l’anthropocentrisme, le mythe de la supériorité de l’humain sur le non humain et toutes les horreurs qu’il engendre en terme d’écocide et de génocides leur étant reliés, et avec cela je pense refuser aussi les mythes validistes d’autonomie, d’indépendance, d’autogestion et d’individu qui vont avec très souvent dans l’écovalidisme eugéniste.

Cela mériterait un article par thème mais pour résumer en quelques mots personne n’est autonome et nous sommes tous indépendants les uns des autres, notre individualité n’est qu’une illusion, et que ce soit par soi-même ou par autrui la contrainte à l’idéologie gestionnaire est toujours une servitude. J’admets être devenue anti-gestionnaire de l’avoir trop subie, traiter moi donc de tout les noms si vous le voulez pour cela.

Même si je les trouve encore très pris dans l’entre soi militant et ses pratiques spécifiques contestables je trouve intéressant le propos des communistes antigestionnaires et m’y retrouve beaucoup, voici le lien pour qui est intéressé à plus de détails là dessus : https://www.reseauantigestion.org/?page_id=9, hormis le fait qu’ils veulent abolir le genre et qu’ils sont pour l’auto-organisation je suis d’accord avec eux sur tout sur le papier. Oui parce que je l’avais oubliée celle là mais l’organisation aussi elle me semble être un principe sacrément validiste dont les luttes devraient se débarrasser pour mener à une émancipation vraiment pour tous et toutes.

Si il me semble vrai que : « Être antiraciste signifie être anti-civilisation. Être féministe signifie être anti-civilisation. Être en faveur des droits des migrants signifie être anti-civilisation. Lutter pour la justice sociale et la justice environnementale, qui sont connectées, c’est être anti-civilisation. » c’est pour moi aller un peu vite en besogne et être méconnaissant de la nature de prétendre qu’elle ne négocie point. Si je pense qu’il est vrai qu’on doit réapprendre à faire partie du monde je ne crois pas que cela nous imposera de vivre dans la tyrannie d’une « Mère Nature » marâtre, je crois que cette vision des choses profondément sexiste est ce que beaucoup craignent et qui leur font préférer le patriarcat de la civilisation au matriarcat symbolique de Dame Nature comme règne sous lequel se placer. Ceci dit c’est un imaginaire symbolique et la nature ne règne en vérité sur personne, elle est hors du politique quelque part et c’est bien là ce qui en elle gêne tant tout ces mouvements au fond restés politiciens qu’elle échappe à leur contrôle de même que les luttes une fois massifiées ne deviennent vraiment émancipatrice que quand elles leur échappent.

Les militants travaillent quand ils sont vraiment révolutionnaires à se rendre inutiles et cela au fond fait très peur à plus d’un qui a fait de militer le sens de son existence, y renoncer massivement pour se trouver un rôle social neuf si on arrivait à un vrai système où l’émancipation est actée serait pour eux une nécessité pas évidente à accepter et mettre en place, oh c’est sur c’est difficile à imaginer et loin d’être fait mais si c’est bien sur en très grande partie du fait de difficultés matérielles concrètes énormes qui rendent dur d’imaginer être confronté à cela sur le temps court, cela me semble aussi l’être en très grande partie également car c’est un futur que beaucoup se refusent à imaginer, un révolutionnaire sans révolution peut passer sa vie à la rêver, pour beaucoup c’est plus confortable que d’essayer de vraiment la mener ce qui peut ramener à des angoisses existentielles. Au bout du compte on se plaint que les capitalistes ne changent pas par peur de la mort mais est ce qu’on ne prend pas systématiquement des directions militantes trop peu nombreuses et trop peu efficaces exactement pour la même raison? Au fond comme un soldat sans guerre, un militant sans militantisme n’aurait plus sa raison d’être et affronter cette éventualité est très souvent consciencieusement évité donc je suppose qu’elle dérange et perturbe la plupart profondément pour être écartée jusque dans le domaine de l’hypothèse et de l’utopie. Pourtant pour y parvenir il faut déjà d’abord pouvoir l’envisager.

Ce n’est pas pour demander trop vite le renoncement mais pour faire accepter que le but d’une lutte est de terminer victorieuse pas de se prolonger infiniment comme on ne le voit que trop sans résultats concrets derrière.  Et donc où que cela nous mène tout ça?

En effet si ceci, est bien certain :

Écologie et justice sociale

Et qu’indéniablement ceux qui causent tout les problèmes évoqués ici sont toujours les mêmes. Toutes les institutions citées plus haut donc en bout de course l’idéologie de la civilisation derrière au final. Cela est acté par ces mouvements et des millions de gens s’en rendent très bien compte. Heureusement. Seulement voilà, la volonté de changer les choses en profondeur, la pensée de comment le faire, la prise de parole sur ce que l’on pense devoir faire pour le pouvoir cela est acté mais en terme d’actions justement on est encore un peu courts. Des millions de gens sont près à des actions mais trop peu, trop tard et trop réformistes. Au moins si le système nous tue tous on aura eu pour nous l’honneur d’avoir tenté de l’éviter et donc de ne pas avoir rien fait face à ce qui nous conduisait à la tragédie ultime mais pas celui d’en avoir fait le plus possible, tout juste celui d’avoir fait le minimum.

Pourquoi cela? Les gens pourtant n’ont plus peur de la radicalité alors qu’est ce que c’est qui bloque encore? Pourquoi ces millions de pétitionnaires écologistes ne deviennent pas des millions de manifestants dans la rue? Ils y sont prêts pourtant quand il s’agit de problèmes des luttes socio-économiques du mouvement ouvrier classique. Si les luttes écologistes fonctionnent mieux par la désobéissance civile que par la manifestation classique force est de constater que quelque soit leur méthode militante classique quand elles vont au delà de juste des pétitions, des textes et images produites diverses sur l’espace public et des lettres aux responsables elles ne mobilisent encore jamais par millions comme il le faudrait pour que les choses avancent vraiment sur ce plan.

Concernant les personnes touchées par le validisme et le racisme c’est le validisme et racisme eugénistes extrêmes des mouvements écologistes militants valides blancs qui les rebutent de participer à des manifestations à leur côté à échelle de masse en priorité et cela vu que c’est aussi une chose que je subis je le comprends sans problème, je suppose que la LGBT ect…phobie et l’hétéronorme y demeurant très fortes chez la majorité d’écologistes valides n’aident pas non plus les minorités que cela oppresse à oser y aller. Souvent les militants n’ayant pas ces problèmes c’est à dire blancs valides cishétéros majoritaires de loin dans les mouvements écologiques occidentaux ont fort tendance à mépriser ces luttes « sociétales » dont eux n’ont nulle nécessité vitale contrairement à ceux qui les mènent.

Cela cependant n’explique pas tout car si ailleurs dans le monde hors de l’Occident la forme éco-féministe de l’écologie est majoritaire là bas aussi elle sait convaincre des millions à l’action réformiste mais pas encore à sauter le pas plus loin alors que pour tant comme ici les luttes classiques du mouvement ouvrier sur le plan social et économique et les luttes féministes y sont aptes. C’est donc bien l’aspect écologique qui peine à mobiliser plus. Le manque de confiance fort souvent justifié envers les écologistes militants et politiques explique la préférence pour la désobéissance civile non encartée et antipolitique face à la manif classique qui est je pense une bonne chose mais n’explique pas . Le problème se rencontre même dans les pays africains à l’écoféminisme le plus radical et fort populaire donc l’excès de théorie et le manque de perspectives pratiques concrètes à l’efficacité aisément évaluable que l’on ne retrouve par ailleurs pas partout n’est pas ce qui démotive si massivement non plus. On ne dépasse nul part la centaine de milliers de manifestants luttant vraiment pour l’écologie, et encore dans la plupart des pays ceux ci le font par nécessité de survie, en Europe même pour l’Amazonie jusqu’à présent les luttes écologiques pures par liées à des enjeux économiques de mouvement ouvrier classique priorisés sur celles ci sont rarement le fait de plus d’un millier de personnes militantes actives. La peur de se faire avoir par des capitalistes verts réformistes qui empirent les choses plus qu’ils ne les améliorent ou par des sectes « vertes » est entièrement justifiée et très présente dans cette crainte de s’engager plus avant dans le militantisme écologique. Ceux qui l’ont fait ont trouvé des moyens d’y lutter qui sont généralement ces tactiques de désobéissance civile leur laissant une large marge de manœuvre pour se retirer des formes de luttes désapprouvées d’eux limite cependant ce problème de façon considérable d’où aussi son plus fort succès en les luttes écologiques que la manifestation classique souvent sclérosée par les querelles syndicales et partisanes politicardes qui aboutissent à les faire échouer. L’espoir et la recherche d’un autre modèle de société plus juste jouent beaucoup aussi pour le succès des mouvements écologistes en général, de l’écosocialisme plus encore et de l’écoféminisme encore davantage mais il n’est point suffisant.

Ce sur quoi les gens bloquent c’est le sacrifice qu’ils jugent que le militantisme écologique leur coute. Contre quoi sont t’ils prêts à troquer leur vie en sacrifice donc par millions et même milliards? Contre le progrès. L’idéologie du progrès je suppose vu que le terme est assez vague et que comme tout est détruit en son nom à part le progrès de la destruction on se demande bien de quel progrès on parle ici. Et en quoi le réformisme serait plus à même de l’assurer sur le plan écologique que les actions radicales, paradoxalement les gens savent rationnellement que ce n’est pas le cas mais agissent massivement comme si ils continuaient d’y croire, j’en déduis que la cause en est le refus d’un sacrifice psychique mais lequel? Lequel vaut t’il donc de risquer ainsi la vie de tout ce qui est aux yeux de la majorité des humains et plus encore des humains occidentaux? Vu les scores hallucinant de l’extrême droite et la fascisation rampante partout il s’agit de toute évidence des privilèges que le racisme apporte à ceux qui en bénéficie par rapport à d’autres qu’ils dominent dans la « hiérarchie raciste » planétaire mais cela ne répond pas à pourquoi tant de gens tiennent à ce point à ce privilège là. Bien sûr c’est car il permet aux « civilisés » sédentaires agraires et majoritairement monothéistes de se sentir supérieurs en dominant les « sauvages » « nomades/semi-nomades »  aux modes de vies non agricoles (même si il y a des peuples agricoles et sédentaires que la majorité des gens dans le monde considèrent aussi comme « sauvages » avec un mépris identique) « païens ». Le travaillisme joue là dedans par son mépris de ces sociétés où il est reconnu par toutes les études scientifiques que l’on travaille moins que dans les sociétés agricoles, et extrêmement moins que dans le capitalisme ce qui d’ailleurs est méconnu du grand public car les médias font tout pour ne pas lui divulguer les résultats de telles recherches qui reste dans l’entre soi scientifique et militant en terme de savoirs donc. Cependant justement comme ce n’est pas si connu que ça ce n’est probablement pas la raison de la faiblesse des actions écologistes de masse non plus. Ce n’est pas non plus un problème moral bien sur sinon les gens ne seraient même pas motivés par les changements réformistes donc l’argument de « quand c’est pour se donner bonne conscience on se bouge mais quand il faut bouger son cul pour vraiment changer le monde il y a plus personne » me semble d’une connerie terrible et une insulte contre les masses typique de l’écologie élitiste bobo, ce n’est pas ça non plus.

Après vient la question du pouvoir d’achat. C’est ce qu’il manque aux gens le plus dans nos sociétés, beaucoup ont tout simplement peur d’en perdre en s’engageant dans des luttes écologistes qui parfois le menace. Cependant si cela explique la défiance face à l’écologie bobo ou interclassiste, cela n’explique pas le manque de motivation face à des mouvements de désobéissance civile écosocialistes. Les progrès scientifiques et ceux de la condition de vie matérielle allant avec voilà ce que les gens ont vraiment peur de perdre nous dit t’on…sauf qu’on les a perdu depuis longtemps dans le publish or perish et la dégradation des dites conditions de vie matérielle allant avec donc ce n’est pas ça non plus.

Au fond cette rhétorique du sacrifice écologiste qui peint le militant en martyr est bourgeoise et les mouvements écosocialiste les plus efficaces la réfute montrant ce qui est indubitable que les prolétaires, travailleurs ou chômeurs, ont bien plus à sacrifier en ne participant pas aux luttes écologistes qu’en y contribuant. Ce sont les bourgeois qui font de l’écologie sacrificielle en renonçant à leurs privilèges de classe et font rire amèrement tout le monde quand ils racontent que ça a été un grand sacrifice écolo terrible pour eux d’arrêter de prendre l’avion quand ce sont nos vies que les dégâts écologistes sacrifient et écourtent et certainement pas juste nos vacances au bout du monde dont pour la plupart nous n’avons jamais vu la couleur par ailleurs. D’ailleurs il y a de cela bien longtemps que nombre des nôtres moi la première n’ont plus les moyens de se payer des vacances même à deux heures de chez eux en train et en ont oublié le gout depuis des années et que d’autres moins fortunés encore n’en ont jamais eues ou du moins jamais hors de chez eux n’ayant pas les sous pour s’en payer ailleurs. De plus le tourisme étant une des principales causes de pollutions notamment de l’Océan, sa diminution drastique massive est une chose que des millions de gens avec une inquiétude écologique, surtout quand ils habitent ces lieux magnifiques dévastés par les touristes chaque année l’été comme ma Corse d’origine, souhaitent ardemment en fait. D’autant plus que ce tourisme répond souvent à des logiques coloniales ou néocoloniales et est l’un des instruments majeurs pour imposer le « progrès de la civilisation industrielle » et de ses dégâts écologiques et destruction culturelles à qui n’en veut pas au prétexte de sa rentabilité économique. Pour beaucoup dont je suis la destruction de l’industrie touristique serait surtout positive à vrai dire, plus de touristes chiants sur nos plages l’été, ils n’y pollueraient plus notre nature, ne détruirait plus nos animaux, ne nous imposerait plus leurs modes et rythmes de vies, leur non-culture et leurs valeurs et enfin ne détruirait plus nos cultures, oh oui débarrassés enfin des touristes on aurait peut être de vrais vacances. Sauf que dans tout les endroits de la planète ou l’industrie touristique est logée elle a imposée aux gens d’être dans sa dépendance en détruisant les autres secteurs d’emplois donc qui ne s’agenouille point pour la servir ne mange pas. Tout le drame est là et au bout du compte à cette industrie, toutes les industries et leur fichu « progrès de la civilisation » bourgeoise les corps et les environnements des prolétaires de tout les pays se trouvent sacrifiés. Des sacrifices on lui en fait tout le temps et c’est ainsi qu’elle prospère pour la contrer vraiment justement il faut pour le coup le slogan de la FI était pertinent et je le rejoins se remémorer que « nos vies valent plus que leurs profits » comme ils disent si bien, la base de l’écosocialisme est là.

En ce sens on peut juger que les luttes comme les Gilets Jaunes sont déjà écologiques, d’ailleurs les jours les moins pollués de l’année étaient ceux de leurs manifestations; comme le dit cet article de Reporterre dans son intitulé, en France, les Gilets Jaunes sont le premier mouvement écologistes de masse : https://reporterre.net/Les-Gilets-jaunes-sont-le-premier-mouvement-social-ecologiste-de-masse. Oui en fait c’est juste moi qui me suit faire avoir par l’écologie peinte en verte cela tombe sous le sens que c’est juste que les mouvements comme celui ci centrés sur les revendications économiques SONT les mouvements les plus efficaces dans leur militantisme écologiste car ils en parlent peu mais ils en font bien plus que ceux qui passent leur vie à ne parler que de ça. Ma santé m’interdit de participer à ces mouvements et j’ai hélas trop peu d’argent pour les soutenir par l’économie ayant déjà du mal à me nourrir moi même et ne pas finir à la rue mais je continue de soutenir au moins en pensée, parole et l’écrivant ici à 100% la plupart des actions de ce mouvement.

Ceux ci ingouvernables redonnent comme le texte l’explique sont vrai sens au mot démocratie, ce qui est indispensable à la réussite des luttes écologistes, ils ont dit tout haut (enfin j’en ai fait partie aussi ayant été à quelques manifs donc je vais dire on en fait même si je n’ai participé que de loin j’en suis), on a dit tout haut ce que tout nos amis « prolétaires » travailleurs et chômeurs pensaient tous tout bas et ce de façon massive et on c’est retrouvé face à une bourgeoisie militante bobo professionnelle du militantisme incapable sans surprise d’analyse de classe qui a vu un mouvement blanc en majorité (et vient probablement de découvrir vu à quel point cela l’a choquée que les blancs sont majoritaires en France) qui voulait pouvoir rouler en bagnole pour se rendre au travail sans se faire ruiner par l’État pour ça au nom d’un prétexte écolo en carton et ça lui a suffit pour n’être apte à y voir que des climato-sceptiques pro Trump ce que ces gens ne sont nullement pourtant. La haine de classe des bourgeois quasi unanime chez les militants envers les prolétaires Gilets Jaunes a alors rendu limpide que toutes les organisations politiques existantes en France sont bourgeoises et qu’on ne peut vraiment mener de luttes émancipatrices qu’en dehors de celles ci et oui j’inclus les orgas anar dans celles bourgeoises décrites plus haut vu leurs réactions épidermiques vomissant la haine de classe bourgeoise à ces mouvements globalement. Bon c’est pas un secret on l’a probablement tous constatés. Peut être que de rares militants prolétaires affectivement attachés à ces orgas et partis y sont restés mais face à cela la plupart en sont partis. Cela aussi joue sur la repopularisation de la désobéissance civile antipolitique.

Bon sans surprise les bobos militants ont aussi été traiter le mouvement de sexiste alors que le féminisme bourgeois l’est 1 million de fois plus et que justement le mouvement des Gilets Jaunes a été démarré par des françaises « prolétaires » qui s’y sont très majoritairement retrouvées car il n’a pas la perspective dont elles se foutent bien pour la plupart de devenir patronne à la place du patron mais juste de garder assez de sous pour vivre et faire vivre leurs familles au quotidien qui est la préoccupation centrale de la plupart des françaises donc porte bien davantage leur voix que le féminisme bourgeois ne le fait. Bien sur ce mouvement a très vite dénoncé l’ensemble des bourgeois et capitalistes, donc les gens principaux responsables des soucis économiques, sociaux et écologiques.  Il ne s’est cependant pas contenté de les dénoncer. Les bourges journaleux étaient perdus à la télé il n’y en avait plus que pour le peuple et les problèmes des gens de tout les secteurs de travail et des chômeurs, c’était bien la première fois qu’ils voyaient ça; cela a été le début d’un grand changement pas terminé d’ailleurs et qui reprendra sans doute de plus belle dès la rentrée.

Et en plus ils agissaient contre tout les problèmes écologiques et continuent de le faire par ailleurs, l’article précité le résume bien :

« Cette France en colère pose les questions essentielles de l’écologie politique : les transports contraints, l’étalement urbain avec la gentrification et l’expulsion des pauvres des métropoles, la précarité énergétique, l’inégalité dans la répartition des richesses. Il pose autrement la question de la production en s’attaquant à la circulation de la marchandise et à la question de la consommation. »

Bien sur et contrairement à ce que croit l’auteur consciemment, il refuse l’idéologie consumériste et surtout ruine les bourgeois auxquels il coute des millions…relativement car ceux ci compensent hélas très largement les dégâts matériels faits par le mouvement à leurs possessions et donc leur capital par de très grandes et intenses spéculations qui font que les riches français ne furent jamais si riches que maintenant. Et c’est bien ça le drame les gens ont fait tout ce que font classiquement les manifestants classiques et qui d’ordinaire fonctionne pour obtenir des victoires en étant hyper motivés pour réussir à aller jusqu’au bout et sortir victorieux mais le résultat temporaire si ce n’est pas la perte de la guerre reste la défaite des premières batailles de façon cuisante. Beaucoup en sont dépités et découragés, démotivés avec l’impression qu’ils ont tout fait pour que ça bouge mais que rien ne changera jamais, nombreux sont cependant ceux qui n’ont pas renoncé. Cela est du au fait que les gens ne veulent pas bien entendu renoncer à leur survie. Le mouvement a réussi à réapproprier 10 millions d’euros lui ayant été volé par les riches exploiteurs au prolétariat français qui se sont finalement fait redistribués comme aides économiques étatiques pour les chômeurs et les travailleurs prolos mais la spéculation a fait que dans le même temps les riches français par la spéculation sont devenus dix fois plus riches dont nous ont volé dix fois plus que ce qu’on leur a arraché il y a de quoi être dégouté. Bien sur une crise économique 10 fois pire qu’en 2008 et qui va mettre fin au capitalisme qui s’annonce imminente en sera la conséquence mais évidemment on la subira bien plus qu’eux. La seule conclusion possible à cela est la suivante : les actions militantes écologistes, économiques et sociales de désobéissance civile de masse sont déjà là et déjà radicales mais elles ne suffisent pas encore. Les riches bourgeois ont démontré en Amazonie qu’ils préféraient mourir étouffés sous leur connerie capitaliste et leur amour du fric en entrainant tout le vivant dans la tombe tant qu’ils continuaient de pouvoir se croire par leur argent au sommet de la chaine alimentaire plutôt que de voir le système changer et être destitués de leur pouvoir. Et que pour cela ils étaient prêts à tout jusqu’au génocide et écocide total de tout ce qui n’est pas eux, leur grand « projet » c’est à ça que ça revient au final.

Cependant, il semble que le problème qui fait que on en est à rester à leur merci et toujours les voir avoir droit de vie et de mort permanent sur nous est qu’on ne partage pas ce jusqu’au boutisme, pour notre survie nous ne sommes pas aussi prêts à tout que eux pour leurs privilèges, la radicalité et la révolution même sont des mots qui ne nous font plus peur et que l’on revendique en masse dans le fond mais logiquement les gens pour la plupart ne risquent pas la mort dans une optique d’assurer leur propre survie.

C’est compréhensible et de toutes les façons personne n’a jamais convaincu des masses de le faire. Toutes les révolutions dans leur aspect armé ont été le fait de petits groupes radicalisés contre les pouvoirs en place contre les puissants qui le détienne. Ces petits groupes qualifié d’écoterroristes ont beau ne consister qu’en quelques centaines de gens de par le monde, ils sont la menace la plus crainte par les gens de pouvoir à leur ordre établi. Leur profil est le suivant : des prolétaires généralement plus pauvres tu meurs qui n’ont rien de rien, presque tous racialisés, tous qualifiés par les psys de « porteurs de troubles mentaux sévères », presque tous des femmes, et dans les mouvements minoritaires parmi ceux là qui terrorisent le plus les puissants presque tous LGBT etc…, sans surprise la CIA le sang glacé en dit que ces gens ont en étant à peine quelques centaines fait plus de dégâts à leur système capitaliste fasciste qu’ils chérissent tant que tout les autres groupes politiques réunis en attaquant toujours les pouvoirs en place pile là où ça leur fait le plus mal. Bien sur c’est de l’écoterrorisme écoféministe entre autres. Si un groupe comme ça se forme près de chez moi j’adhère de suite. Ils disent dans les rapports de la CIA qu’il suffirait que c’est groupes rassemblent dix fois plus qu’ils ne le font, des milliers de personnes donc, pour qu’ils fassent tomber le système capitaliste fasciste définitivement. Donc ils font tout pour rendre cela le plus dur possible en diffamant ces groupes. Je pense que toutes les révolutions ont été terminées par des groupes de ce genre quand elles ont vraiment abouti à de l’émancipation. Principalement ils sont encore 10 fois moins nombreux que nécessaire car la diffamation entreprise contre eux par la CIA marche.

L’article détaille davantage l’aspect écologique et social des Gilets Jaunes de façon pertinente :

« Les Gilets jaunes enracinés dans des territoires déshérités, refusent ce mode de vie contraint en insistant sur la relocalisation de l’économie et des activités, sur les circuits courts, sur la proximité, ils remettent en cause la logique de métropolisation, de gentrification. Ils veulent comme les régionalistes et les écologistes des années 1970 « vivre et travailler au pays ». Les Gilets jaunes sont un mouvement de survie écologique contre la tendance générale du capitalisme, l’expulsion : expulsion des paysans par les accapareurs de terre, expulsion des ouvriers par les délocalisations, expulsion des locataires de leur logement ou des petits propriétaires chassés de leurs maisons parce qu’incapables de rembourser leurs traites, expulsion des habitants des villes petites et moyennes, faute de services publics, de petits commerces, expulsion de la terre des ressources naturelles et des matières premières par les multinationales… »

Par ailleurs les auteurs du printemps arabe vont en ce sens jugeant que les deux mouvements se rejoignent en ce qu’ils sont tout deux partis de grands centres urbains.

Aussi ça a échappé à l’auteur mais vu que le mouvement a été lancé par des femmes pour leurs propres besoins et elles en ont été les actrices les plus nombreuses et motivées le dire écoféministe dans la pratique même si la plupart ignorent probablement l’existence du terme fait bel et bien sens, qu’importe l’écoféministe pratique est de toutes les façons plus utile que le théorique.

Bien sur les mouvements écoterroristes genre Earth First qui changent vraiment le monde sont aussi nettement plus rudes dans leurs critiques fasse à ces mouvements là et leurs critiques sonnent très justes à mon sens car malgré tout cela tout ça reste très anthropocentrique, la poésie et la sensibilité envers le non humain est un début mais ce n’est pas cela qui détruira l’anthropocentrisme qui paradoxalement est ce qui menace le plus l’humanité de sa propre extinction de nos jours; d’autant plus que même si plein de gens voulant vraiment faire changer les choses s’y engagent les Gilets Jaunes, les manifs de lycéens pour le climat, le printemps arabe ou encore Extinction Rebellion sont des mouvements qui passent par les réseaux sociaux et Facebook en particulier. On ne détruit pas la maison du maitre avec les outils du maitre. Je ne fais que ça car je ne vois pas quel moyen je pourrais avoir de faire davantage mais il me semble évident que des changements massifs et hautement nécessaires ne viendront pas juste comme ça, de plus cette forme de militantisme est très addictive donc même quand on a conscience que ça n’est pas assez c’est dur d’en sortir. Dur car c’est une belle stratégie d’évitement de l’angoisse écologique, économique et sociale et que quand on a le choix entre ça et rien on prend ça parce que rien ça veut dire se suicider. Parce que bon il faut bien l’admettre pendant des mois sur leurs sites ceux qui critiquent cela n’ont absolument rien écrit qui propose autre chose ils ne font que dénigrer ce qui existe déjà. Ceci dit c’est sans doute juste car je suis tombé avec La Terre d’Abord que je croyais bien comme groupe au départ sur une pâle imitation mauvais copié collé du Earth First américain version française qui si il assume le féminisme, l’écologie, la cause animale et donc l’écoféminisme est très explicitement dans le fait de prôner la haine antivalidiste, antiLGBT etc…, le racisme et le colonialisme et la haine de classe, donc un mouvement bourgeois valide raciste et sexiste sur toutes les questions hormis la lutte contre la misogynie donc patriarcal, si ses critiques m’ont paru juste à la première lecture à la réflexion La Terre d’Abord en tout cas en VF me semble en vrai surtout rude avec des gens qui n’ont pas les immenses privilèges qui sont les siens c’est juste un mouvement de femmes bourgeoises ne supportant pas que ce soit des mecs bourges et pas elles qui dirigent le mouvement écologiste à mon sens.

Je vais voir ce que le vrai Earth First fait, bon apparemment c’est né vers 1979 comme un simple groupe biocentriste écoféministe puis ça s’est radicalisé avec des actions anarchistes et contre culturelles. Bon ceci dit la plupart étaient juste dans une tendance écologie profonde de gauche radicale marxisante jugeant que les non humains ont une valeur en eux mêmes par delà leur utilité pour l’humanité, bon certes, mais tout cela ne suffit pas et seul ne mène pas loin donc qu’est ce qu’ils ont bien pu faire qui a fait si peur à la CIA? Ah ils se sont radicalisés dans les années 1990, devenant des groupes anarchistes, anti-organisation et anti-gestion qui ont déclaré avoir pour but de cesser d’être une organisation et devenir un mouvement de masse. Euh…mouais c’est plutôt raté pour le coup mais bon ils ont tenté au moins. Ah ok Earth First est un mouvement de masse, c’est le Earth Libération Front! le mouvement écoterroriste constituant sa frange la plus prête à tout qui lui coexiste. ELF, ce qui fait que leurs actions ont été déclarées celles d’elfes pour couvrir leurs actions illégales de nuit en racontant que c’était la faute aux elfes et se revendiquant eux mêmes être des elfes (pas à priori au sens otherkin mais juste par provocation anti anthropocentrisme et humour). Earth First c’est un mouvement écoféministe prolétaire de masse. Leurs actions sont décentralisées et ont un idéal de commune, de façon pour le coup très similaire aux Gilets Jaunes. Évidemment leur frange radicale « elfique » est constituée de militants également racialisés et jugés « sévèrement psychologiquement dérangés » par les psys de la CIA et du FBI. Mouais…on est à des kilomètres de la Terre d’Abord qui s’en prétend la transposition française sur le profil sociologique en fait je commençais à m’en douter un peu.

Le mouvement fondé au Royaume Uni en 1992 s’y fait appeler Les Elfes ou Elfes, et ont pour but le sabotage économique et la guérilla pour mettre terme à l’exploitation et la destruction de l’environnement. Dès 1994 il y en avait dans toute l’Europe. Résistance sans meneur déclarée en 2001 pire menace intérieure par la CIA qui pour les qualifier use dans son rapport d’alors du terme écoterroriste. Ils n’ont pourtant jamais tué personne et se sont centré exclusivement avec leurs armes sur la destruction matérielle de ce qui permet au capitalisme de fonctionner et se perpétuer en priorité aux États Unis et au Royaume Uni.  Ils ont détruit autant qu’ils en étaient aptes d’objets matériels en possession d’institutions participant à la déforestation, à l’ingénierie génétique (ah donc ils sont sans surprise des antivalidistes et antiracistes radicaux je me disais bien aussi), détruit des champs d’OGM, des constructeurs de 4X4, des commerces, les constructions de logements en grand nombre style HLM en zones urbaines et rurales et les producteurs et distributeurs d’énergies tout ceux là jugés par les elfes comme exploitant la Terre, l’environnement et les terriens ses habitants. Ce sont des petites groupes affinitaires de centaines d’individus regroupés en groupuscules dispersés et sans autorité de 4/5 potes anars pour la plupart même si des individus 100% tout seuls se retrouvant dans ces thèmes et actions ont aussi été autorisés à porter le thème et le nom du mouvement. Leur lutte centrale est contre l’urbanisation des terres pas encore urbanisé qui selon eux détruit chaque fois 90% de la vie ainsi « urbanisée ». Leur presse et usage des médias est très fort pour informer sur leurs actions et positions mais toujours venue entièrement de leurs propres méthodes pour la construire indépendamment évidemment des médias capitalistes, étant anticarcéraux c’est ce qu’écrivent leurs membres en prison qu’ils y relayent le plus. Ils se proclament libérateurs de la Terre et parmi eux ont trouve des gens avec pour lutte principale la libération animale, la destruction du capitalisme, des anarchistes verts, des gens dans le courant de l’écologie profonde, des écoféministes et des antiracistes et gens de mouvements décoloniaux. Leur méthode est l’action directe dans le but de créer un mouvement d’écorésistance. Ils aident aussi cependant les écologistes radicaux majoritaires n’osant pas aller aussi loin que leur méthode de sabotage écologique qu’ils nomment l’écotage en les aidant à des mouvements de désobéissance civile non violents plus classique écologistes également cela pour garder une présence dans les mouvements de masse et y participer car l’un ne peut pas exister sans l’autre et les deux poursuivent un même but. En fait rapidement les mouvements de désobéissance civile non violents leur étant liés sont devenus très populaires. Ils sont aussi dans des tactiques de boycott de tout ce qui est contraire à leur idéal et qu’ils peuvent boycotter, ils sont connus aussi pour avoir vandalisé des Mac Dos en les taguant avec le slogan « 6 siècles de génocide »et saboté des aéroports en y détruisant tout les avions qui émettaient beaucoup de pollution. Ils ont aussi libéré des animaux de ferme à fourrure et les ont emmenés dans la nature sauvage, balancé des coktails molotov sur des lignes de trains mexicains ayant été construits en détruisant des forêts et expulsant des familles pauvres mexicaines pour le faire, détruit des propriétés bourgeoises en Argentine, brûlé des stations de ski aux États Unis qui se trouvaient sur un territoire naturel idéal pour les lynx pour leur permettre d’y habiter (occasion à laquelle ils commencèrent à être jugés pire menace intérieure par le gouvernement capitaliste américain qui commença à les qualifier d’écoterrorisme), et tout ça rien que dans les années 1990.

En 2000 ils ont continué de détruire des possessions des capitalistes américains et bombardé un programme censé forcer des fermiers africains à accepter de planter des plantes OGMs, ce qui couta 1 millions de dollar aux capitalistes en une seule action, dénoncé Monsanto pour ça participation à ça et continuer à lutter contre la déforestation.

En 2001, ils ont brûlé des propriétés bourgeoises, l’un des principaux militants d’elfes l’ayant fait s’est fait choppé et a fini en taule, pour dix ans. Le 21 Mai 2000 ils ont brûlé un laboratoire de recherche en horticulture en croyant qu’il faisait des recherches sur les OGM mais étaient mal informés et regrettèrent beaucoup après car ce n’était pas le cas et ils ont détruit de la recherche vraiment utile. L’un d’eux a été mis trois ans en prison pour avoir tenté de brûler une fac de technologie sans y tuer des gens et dit avoir amèrement reconnu la connerie faite. Cela a fait que le mouvement a perdu du terrain et été quasi invisible en 2002 surtout avec la montée de l’antiterrorisme post 11 Septembre se recentrant sur de la désobéissance civile classique.

En 2003, pourtant revigorés ils ont détruit 20 millions de dollars en une seule action en brûlant des propriétés capitalistes, en 2006 ils ont brûlé 3 millions de dollars de propriétés bourgeoises de capitalistes verts défendant l’urbanisation des campagnes des États Unis, en Mars 2008 ils ont fait la même chose en brûlant pour 7 millions de dollars cette fois là, en 2009 le groupe accompagne un de ses incendies du message slogan tagué « Peut être que nous n’avons pas détruit le système de domination avec ces actions, mais c’est avec de telles actions que l’on commence à le faire ». D’autres alors ont détruit des stations radios car ils considéraient leurs ondes dangereuses et encore d’autres ont ont détruit des tracteurs destinés au BTP. En 2011 le groupe a connu une diminution d’activité durable car ses membres les plus motivés étaient tous arrêtés et placés en prisons de très haute surveillance.

Ils ont aussi fait des actions d’écosabotage pour protéger des forêts, eu le slogan assez révélateur de « enflammons la révolution », et dès 1980 le slogan qui est resté leur phare « Pas de compromis dans la défense de la Terre Mère. Ceci dit apparemment la principale raison de la baisse des actions d’elfes depuis 2011 est qu’ils ont décidé de ne plus les communiquer et les garder secrètes pour les rendre plus efficace mais apparemment ils en font encore plus qu’avant, et aussi ils ne les signent plus. Aussi ils sont centrés depuis sur les actions pour détruire des agro-industries.

Ils sont liés aussi a un mouvement plus ancien et le seul autre a avoir été aussi qualifié d’écoterrorisme par les services secrets capitalistes jusqu’alors, le Animal Liberation Front, centré sur la libération animale crée en 1963 pour lutter contre la chasse en menant les chasseurs sur de fausses pistes pour sauver les animaux en leur lançant de fausses cornes et de faux parfums imitant l’odeur des animaux qu’ils chassaient, en 1971 le groupe se radicalise brisant les fenêtres des véhicules des chasseurs, en 1973 ils brulèrent un labo de Big Pharma, leur première lutte explicitement antipsychiatrique par ailleurs, et en libérèrent les animaux utilisés pour l’expérimentation animale des médicaments, en 1974 ils brulèrent des bateaux prévus pour une grande pêche annuelle, réussissant à y mettre un terme alors qu’auparavant c’était visiblement une tradition, puis ils attaquèrent 8 laboratoires faisant de l’expérimentation animale, des fermes de poulets et magasins d’armes en y faisant des dégâts matériels sur les véhicules et les bâtiments. Ils libèrent des animaux de laboratoire aussi. Deux des leurs furent arrêtés pour cela et finirent en taule où ils entamèrent une grève de la faim pour obtenir des vêtements et de la nourriture vegan, un sorti un an après de taule le second deux ans après en 1976 plus militant et déterminé que jamais, il réunit alors tout les 12 anciens de la bande là depuis le départ et en recruta d’autres désormais 30 ils étaient plus nombreux que jamais, ils décidèrent de changer leur nom en Animal Liberation Front dans le but de marquer leur volonté d’être un mouvement révolutionnaire et de trouver un nom qui pour leur meneur informel d’alors ce fameux ex taulard devait avoir pour but de hanter ceux qui utilisent les animaux. Tout le monde peut utiliser leur nom du moment de faire les choses suivantes :

1-Infliger des dégâts économiques à qui tire profit de l’exploitation et la misère des animaux.

2-Libérer les animaux des lieux où on les maltraitent comme des laboratoires, des fermes et des fermes à fourrure pour les placer soit entre les mains d’humains aimants s’en occupant bien ou dans la nature libres de souffrances.

3-Révéler les horreurs et atrocités faites aux animaux derrières les portes closes, par des actions directes non violentes et des libérations.

4-Prendre toutes les précautions nécessaires pour soi même ne blesser aucun animal, humain ou autre non humain.

5-Etre vegan.

Ils sont anticarcéraux et mènent des actions pour soutenir les prisonniers vegans en leur envoyant de la bouffe vegan, ce que les prisons le plus souvent refusent, et ils ont leur propre presse totalement indépendante, ils ont fait des actions dont il est jugé qu’elles furent des centaines et libérèrent des dizaines de milliers d’animaux, c’est pour cela qu’ils sont jugés alors une des pires menaces terroristes à la nation américaine. Entre 2003 et 2005 un chirurgien dit que pour lui tuer quelques vivisecteurs pourraient sauver des millions d’humains et d’animaux et faire gagner la lutte plus vite, tout le reste du mouvement s’en désolidarisa cependant déclarant que ses positions non violentes étaient fermes et pas négociables et que sans les avoir on ne peut pas en faire partie. En 1980 ils ont failli réussir mais hélas non à détruire le National Institute of Mental Health devenu alors clairement le centre de la psychiatrie donc de la promotion du psyvalidisme et de l’exploitation animale en laboratoire pour tester les médocs psys sur ces pauvres bêtes d’autant plus absurdement que l’idéologie psy anthropocentriste leur dénie une psyché et donc des troubles psy, ceci dit contrairement à l’elfe, l’ALF a des militants très variés chez qui parfois très souvent on peut trouver du racisme, du sexisme et du validisme, et même parfois de la haine de classe bourgeoise mais ça c’est uniquement chez les membres de l’ALF minoritaires qui ne pratiquent pas l’écosabotage par eux mêmes, les bourges ont tendance à ne l’oser jamais et au sommet de leur radicalité placer les manifs d’actions directes non violentes. En 1988 ils dénoncèrent les maltraitances dans les parcs aquatiques et libérèrent dans la mer un dauphin du Marineland.

Ces actions ont été apparemment soutenues par le dauphin en question manifestement très heureux d’être libre déplacé dans un lagon qui était plus idéal et qu’il sembla préférer, depuis en 1991 le Royaume Uni a adopter la perspective que les dauphins sont des acteurs agissant de leur propre individualité et libéré tout les dauphins captifs dans leur territoire. Cet événement a changé la perspective du mouvement de la libération animale jusqu’alors de façon qu’ils ont reconnu ayant fait l’erreur fondamentale à leur racine d’être eux mêmes anthropocentristes en supposant les humains nécessaires à la libération animale, considérant les autres luttes de libération ils décidèrent depuis de juger que la libération animale sera l’oeuvre des animaux eux mêmes et qu’ils n’en étaient que des soutiens qui devaient avant tout apprendre à comprendre les animaux et les soutenir dans les actions que ceux ci veulent mener uniquement en position d’allié sans quoi c’est entretenir  leur domination comme ils s’en sont (enfin putain c’était pas trop tôt) rendus compte.

Au départ dans les années 1970/début 1980 ils attaquaient des boucheries, des magasins, des fermes à fourrures, des cirques, des abattoirs, des fast foods, des élevages et des laboratoires et le tout dans une position anarchiste explicite cependant ses membres les plus anarchistes révolutionnaires l’ont quitté pour des mouvements anar ordinaires jugeant que la non violence du mouvement l’empêchait d’avoir une meilleure efficacité.

Au milieu des années 1980 le mouvement presque entièrement prolétaire, devient encore plus vidé de ses bourgeois quoi que quelques uns y restent car de plus en plus antipsychiatrique et porté par des gens que les psys jugent « malades mentaux sévères » ce qui veut dire qu’ils sont de plus en plus efficaces donc à part les rares bourgeois avec une vrai volonté de changer le système tous s’en retirent. Dès lors, ils commencèrent à pouvoir aller plus loin volant des cassettes d’enregistrement des expériences sur les animaux aux labos qu’ils attaquaient pour les refiler en douce à des militants de la cause animale plus dans la désobéissance civile non violente pour qu’ils en révèlent le contenu aux masses. 17 ans de recherches sur les animaux les torturant plus qu’autre chose sans grands résultats scientifiques utiles derrière furent aussi détruits par eux. Les instituts nationaux de tout les types de « santé » se sont plaint alors de leur « terrorisme » aux États.

La stratégie de non violence fut alors remise en cause des gens du mouvement jugeant que ce n’était pas aller trop loin que de menacer les gens pour leur faire peur sans leur faire de mal physiquement, en leur envoyant des lettres bombes et des menaces de contaminer la nourriture. Ce tournant arriva en 1982. Il visa en priorité Margaret Tatcher qui fut très effrayée de recevoir une de ces lettres bombes, en 1984 un nouveau changement les mena à juger pour certains que ces menaces pouvaient viser le public large et plus juste les puissants, donc ils racontèrent (ce qui heureusement était faux) qu’ils avaient contaminé des barres chocolatées Mars avec de la mort au rat en protestation contre l’expérimentation animale faite par cette entreprise espérant que cela pousserait les gens par la peur, la crainte, mais aussi la désinformation au boycott du produit, la panique fit perdre 4,5 millions de dollars à l’entreprise Mars. Ces mouvements furent désapprouvés par certains de ces militants comme trop violents mais vu qu’ils n’ont pas suffi à mettre fin à l’horreur qu’on vit apparemment je pense ils ne l’étaient pas encore assez hélas. La tactique très efficace fut retentée après sur d’autres entreprises telles que L’Oréal. Sans aller jusqu’au meurtre j’ai bien peur que la violence politique soit bel et bien une nécessité contre les destructeurs de notre monde, même si sur les peuples je désapprouverait pour moi ce sont les bourgeois les cibles exclusives de cette violence physique, et surtout les plus puissants d’entre eux pour aller au plus vite et efficace. Ils détruisent ensuite des magasins de fourrures en les bombardant, ils essayèrent de bombarder devant eux pour leur faire peur les propriétés et surtout bagnoles des gens des instituts de recherche sur le cancer et de recherche vétérinaire pour protester contre leur utilisation de la torture d’animaux de laboratoires, en 1989 en protestation à la maltraitance animale ils ont fait explosé une bombe dans le bar d’un Sénat, en 1990 ils en ont fait explosé une autre pour faire peur et menacer pour la même raison le département vétérinaire d’un institut de recherche en chimie de la Défense, hélas cela fit le premier blessé de l’histoire du mouvement ce dont la presse fit ses gros titres pour le diaboliser vu qu’un bébé humain de 13 mois présent a eu des blessures et brûlures bénignes mais aussi et surtout un doigt à moitié coupé par cela. Pis en fait il fut révélé plus tard qu’un mouvement qui n’était pas l’ALF qui a d’ailleurs toujours nié en être responsable était la cause de cet accident et le regrettait expliquant qu’ils voulaient juste discréditer l’ALF, l’enquête découvrit que ce groupe anti-ALF était constitué d’agents secrets et de policiers dans le but de donner mauvaise image de l’ALF. Aucune vraie attaque à la bombe de la part de l’ALF sur des êtres vivants n’a été identifiée. Cependant en 1993 il y eut de la part de ces agents secrets et policiers des attaques à la bombe contre des entreprises faisant des dégâts écologistes par lettres bombes vraiment blessantes (celles de l’ALF font juste flipper) brûlant les mains et le visage d’un patron, 11 autres ayant failli faire pareil à 11 autres patrons ayant été interceptées avant de le pouvoir. Hélas la campagne de diffamation ainsi orchestrée fonctionna très bien pour manipuler les gens mentalement pour qu’ils aient une opinion négative d’ALF.

En 1990 cependant, les pires industries de maltraitance animale commencèrent en réaction au harcèlement du mouvement contre elles à fermer une à une donc les militants du mouvement intensifièrent leurs actions de destruction de propriétés des pires restantes pour les inciter à faire de même.  Ce fut particulièrement vrai des laboratoires d’expérimentation animale. Entre 1991-1992 ils brulèrent des camions de viande réfrigérée aussi ce qui couta 5 millions de dollars au capitalisme. Cependant malgré leur déclaration d’intention de vraiment écouter les animaux et agir sur leurs demandes leurs façons de faire ne changèrent pas tellement. En 1999 un des militants fut emprisonné pour 10 ans après avoir posé des bombes devant la maison de beaucoup d’hommes d’affaires.

En 1999 un homme ayant voulu faire un documentaire critique sur l’ALF a fini enlevé, attaché à une chaise, marqué du mot ALF sur le dos tagué, puis relâché menacé de ne pas prévenir la police. En 2006 un homme a tenté de tuer une chercheuse de 70 ans expérimentant sur les animaux avec une vrai bombe il n’était pas soutenu par les membres de l’ALF en majorité mais une minorité radicale jugeait que pour peu efficace qu’elle soit cette tactique serait la seule à vraiment pouvoir changer en profondeur la situation pensant que seule la force voir la mort de quelques des leurs pouvait faire plier les puissants de ce monde à temps et nous sauver tous. Une position restée minoritaire et n’ayant conduit à aucun vrai mort ni même blessé par l’ALF ou tout autre groupe « écoterroriste » à l’heure actuelle mais qui rencontre de plus en plus de gens y étant favorables au sein du mouvement devant l’absence de changements fondamentaux constatée. C’est ce qui terrorise les services secrets et polices capitalistes qui craignent que ces écologistes radicalisés ne finissent par tuer une personne. Comment dire je hais ce genre de calcul car une vie en moins est toujours une erreur irréparable mais si vraiment on doit en arriver là, ce qui hélas semble bien parti pour l’argument de 4-5 vies de capitalistes tués pour sauver des milliards d’êtres humains et non humains me semble se tenir.

Depuis 2008 l’ALF a une nouvelle technique qui est resté sa façon d’agir majeure comme celle des elfes d’ailleurs, depuis lors il s’agit de faire des « manifs domestiques », cela consiste à harceler les chercheurs des secteurs scientifiques maltraitant des animaux et de l’agro-industrie à leur domicile en y entrant par effraction pour y manifester, faisant du tapage nocturne chez eux, écrivant des slogans de l’ALF sur leurs baraques, détruisant leurs fenêtres et faisant répandre de méchantes et fausses rumeurs à leur propos dans leur voisinage pour leur pourrir au maximum leur vie quotidienne sans recours à la violence physique jusqu’à ce qu’ils cèdent aux revendications de l’ALF et des elfes. Cela surtout en version de nuit, discrète, anonyme et aussi peu rendue publique et médiatique que possible est semble t’il plus efficace que toutes leurs tactiques précédentes. Ce n’est pas encore assez pour détruire le capitalisme et empêcher l’écocide et les génocides mais c’est la combo des deux mouvements que je connais à tout le moins ayant tenté d’aller le plus loin pour essayer de le faire.

C’est donc ça que le véganisme pathétique de chez nous croit transposer en se prétendant radical et bah on en est bien loin. Pourtant en France surtout dans le milieu de l’industrie mode-beauté et de l’agro-industrie les grands groupes industriels qui emploient des chercheurs à des recherches qui détruisent la nature, les animaux et les humains et à qui ce genre de visites surprise à la maison ne ferait pas de mal pour que les choses avancent ne manquent pas. Seulement faire ma révolution à moi toute seule dans leur piaule je sens que ça me ferait finir psychiatrisée de force très longtemps donc je ne l’oserai pas sans un groupe solide affinitaire d’abord mais aussi avec des intérêts matériels en commun car le purement affinitaire ne tient pas la route longtemps en général, qui irait aussi loin avec moi. Aussi si je rejoins ces militants sur à peu près tout écologiquement je ne me sens pas proche de la libération animale dont les méthodes me semblent trop souvent hautement anthropocentristes et validistes à mon gout avec cette façon désagréable de s’imaginer parler pour les animaux qui ne le « pourraient » pas d’eux mêmes et réinterprété toute la communication animale dans le sens de ce qui arrange les militants humains du mouvement, pour la plupart je pense qu’ils se défendent surtout eux mêmes, l’agro-industrie, les médicaments faits par expérimentation animale et la maltraitance envers les animaux ils luttent d’abord contre le choc traumatique que ça leur provoque personnellement pour quasi tout les militants de causes non humaines humains que j’ai connu. Sincèrement je pense qu’ils gagneraient à dire « cessez cela, nous sommes une ample masse d’humains que cela traumatise », et appliquer leur propre principe de laisser les animaux se défendre seuls ce dont ils sont très amplement capables et qu’ils ont prouvé pouvoir faire à maintes reprises. L’argument « ils ne parlent pas on doit le faire à leur place » est 100% validiste envers les êtres vivants non verbaux, humains compris. Cela est de l’anthropocentrisme neurotypiciste qui non seulement juge les humains comme seules êtres aptes à avoir une opinion et la défendre, paye ton « antispécisme » de pacotille, mais en définissant cette défense comme forcément verbale raye de la mention d’humain et déshumanise de façon validiste hyper violente tout un tas de personnes handicapées, moi en tant qu’autiste verbale mais m’exprimant mieux par l’écrit et le préférant à l’oral comprise en fait ce qui fait que cela m’énerve à l’extrême. Et vu à quel point on m’écoute peu quand je le dis dans les milieux de libération animale ça ne m’inspire pas confiance sur à quel point ils écoutent vraiment ce que leur disent les non humains d’autant que la plupart font zéro effort pour apprendre à comprendre leur façon de communiquer. Un truc style elfe ça pourrait me brancher comme style d’écoterrorisme par contre je me verrais bien si des gens de confiance avec qui j’ai des affinités et des intérêts matériels communs comme un genre de famille de potes entrer dans le trip de venir chez des chercheurs dont les recherches en l’état participent de l’écocide et des génocides et les forcer à y mettre terme en les faisant céder à la pression psychologique pour ça. Si possible de préférence dans des groupes 100% autistes ou à tout le moins neuroatypiques pour m’épargner le validisme. Si un jour j’ai l’occasion je saute dessus. En priorité contre ceux qui détruisent les sols. Avant cela cependant je dois rencontrer dans des manifs de désobéissance civile costaud des gens y étant aptes.

Cependant en disant ça je me rends compte que ce militantisme là a une dimension très validiste qui juge comme de meilleure valeur que les autres les militants capables d’oser risquer la taule ce qui même pour un valide est une pression psychologique intense dure à envisager. Une révolution validiste ne fonctionnera pas. Il nous faut des modes de pensées et actions révolutionnaires propres similaires à cela mais accessibles à tous. Et côté accessibilité justement si il y a une chose certaine c’est qu’une chose accessible à 100% des gens est inexistante.En terme de militantisme pour beaucoup d’handicapés dont je fais partie obtenir des moyens de survie indépendant de la civilisation industrielle est l’enjeu majeur, et tous ne le peuvent pas. Il faudra donc mettre de l’eau dans le vin radical et conserver une partie de la civilisation industrielle pour remplir leurs besoins vitaux, tout les génocides et en cela l’écocide n’est pas différent ont le racisme et le validisme pour bases la lutte majeure à mener me semble donc être contre l’eugénisme en articulant lutte des classes, luttes écologistes, libération animale, antiracisme, décolonisation, antivalidisme et antisexisme. Créer les méthodes et actions de ce type de luttes communes n’est pas fait encore, pour cela il faut regrouper des gens voulant lutter de concert contre tout ça dans des groupes affinitaires communs construits en manif,  et aviser par les actions matérielles concrètes créer en commun de la suite de la théorie et de la pratique de ces militantismes, cela me semble être la clé qui virera le capitalisme de son trône et empêchera l’extinction de la vie terrestre.

 

 

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