Les natifs américains contre le racisme à leur égard : ce que nous pouvons faire contre ça même en étant français.

D’ici assez peu de gens savent quoi que ce soit en France à propos des natifs américains qui ne soit pas issu de leur caricature raciste de Hollywood, dans cet article je ne vais pas faire grand chose simplement compiler des informations issues d’un articles d’interview d’une personne subissant cette forme de racisme car native américaine à propos de ce qu’Hollywood leur fait subir et du décalage entre le réel et la fiction de point de vue puis d’informations complémentaires tirées à la fois de Wikipédia et de sites de militants natifs américains comme Native Appropriations afin d’essayer de vous montrer de mon mieux quels sont les mécanismes du racisme envers les natifs américains maintenant et ce qu’en tant qu’européen n’ayant pour la plupart jamais fichu un pied aux États Unis de notre vie on est en capacité de faire contre.

Commençons par un article de la journaliste Sihame Assbague sur ce site : http://contre-attaques.org/magazine/article/les-7-choses-a qui interviewe Ruth Hopkins, journaliste et activiste Sioux à propos d’injures raciales récentes commises par le président Donald Trump à l’égard de sa communauté celui ci s’étant moqué d’une sénatrice démocrate de descendance Cherokee par cette phrase : « C’est l’une des personnes les moins productives du Sénat, on ne l’appelle pas Pocahontas sans raison. ». Partant de cette histoire Sihame Assbague a interrogé Ruth Hopkins à propos des divergences entre la Pocahontas du film de Disney et la Pocahontas historique. Au passage beaucoup viendront sans doute d’apprendre ici qu’elle a été une réalité historique et c’est caractéristique d’une forme très commune de racisme envers les natifs américains très imprégnée dans les sociétés à majorité blanche de renvoyer une image des « indiens » tellement fantasmée que beaucoup de gens peu cultivés et ce même parmi les colons blancs aux États Unis même croient à tort soit que ce sont des personnages de fiction ou des êtres légendaires à la base et que les territoires colonisés étaient à l’origine vraiment « vierges » soit qu’il n’y a plus « d’indiens » aujourd’hui et qu’ils ont tous ou presque étés exterminés en un passé lointain, c’est faux à présent il y a 5 millions de Natifs Américains qui représentent 1,6% de la population américaine, faire croire le contraire est une ruse du colonialisme tandis que se produit encore maintenant le génocide culturel des Natifs Américains qui sont parmi les peuples de la planète subissant le plus fort racisme. Et oui je dis les peuples au pluriel car « Natifs Américains » ne désigne pas une seule culture mais des tas de peuples aux cultures très différentes les unes des autres dont l’image a été homogénéisé par les stéréotypes racistes sur les « indiens » construits par les colons blancs.

Voici donc l’interview de Ruth Hopkins par Sihame Assbague à propos de Pocahontas celle de Disney et la vraie :

« Disney nous a tous bernés. Pour Ruth Hopkins, journaliste et activiste Sioux, que nous avons interrogée pour cet article, le géant du film d’animation a « produit une version édulcorée, romancée, blanchie et inexacte de l’histoire de Pocahontas. » Alors qui était-elle ? Pourquoi est-elle si emblématique ? Voici les 7 choses que vous devez absolument savoir sur (la vraie) Pocahontas.

1. Bon déjà, elle ne s’appelait pas vraiment Pocahontas
Comme ça, c’est réglé. Son vrai nom était Matoaka. Elle est née à la fin du 16e siècle, dans une région que l’on appelait alors Tsenacomaca (côte Est des États-Unis). Son père, Wahunsenaca, un grand guerrier de la tribu Pamunkey, était le chef des Powathans, une confédération de tribus Natives Américaines. Très tôt, il a surnommé sa fille « Pocahontas », en hommage à sa femme décédée quelques temps après l’accouchement. D’autres sources expliquent que le surnom « Pocahontas », qui signifie « malicieuse », « joueuse », a été donné à Matoaka en raison de sa nature espiègle.

2. Elle n’avait pas plus de 11 ans quand les colons Anglais sont arrivés
En mai 1607, une expédition de colons anglais accoste en Virginie ; elle est menée par le navigateur John Smith. Ce dernier va établir la première colonie britannique en plein coeur du territoire des Powathans. L’intrusion, la spoliation territoriale et la violence des anglais vont, au fil du temps, mener à une série de conflits opposant la puissance européenne à la confédération indigène dirigée par le père de Matoaka.
En décembre 1607, alors qu’il explore les terres de Tsenacomaca pour étendre la colonie anglaise, John Smith est capturé par l’un des jeunes frères du chef Wahunsenaca. C’est à ce moment qu’il rencontre la jeune Matoaka. D’après les sources orales de cette histoire, elle devait avoir entre 10 et 11 ans ; John Smith était lui âgé de 27 ans.

3. Elle n’a pas eu de relation amoureuse avec John Smith
Souvenez-vous, dans le célèbre film d’animation, John Smith rencontre Pocahontas dans la forêt. Après quelques échanges tendus autour des « bienfaits de la colonisation », le charme opère et les préjugés disparaissent. Ah, la magie Disney ! Les deux tourtereaux – qui sont présentés comme ayant quasiment le même âge – essayent alors d’apaiser les tensions entre colons et autochtones. Mais la situation vire au drame et Pocahontas doit s’opposer à son père (et à sa tribu) pour sauver la peau de John Smith.
En réalité, il ne s’est absolument rien passé entre Matoaka et le navigateur anglais. Ni les registres des colons, ni les témoignages oraux des Powathans (qui ont été transmis de génération en génération), ni même les lettres et les livres écrits par John Smith ne mentionnent cette romance. En revanche, les avis divergent quant à la nature exacte de leur relation. D’après certaines sources, dont les propres confidences de John Smith, Pocahontas et lui étaient « amis ». Il est probable que la jeune fille ait très tôt, et jusqu’à sa mort, joué le rôle de traductrice et d’ambassadrice pour l’empire Powathan. Elle aurait également aidé Smith à maintes reprises, en lui apportant de la nourriture, en le sauvant de l’exécution planifiée par son père, et en le prévenant des plans fomentés contre lui par sa tribu. Ces thèses vont être remises en cause dès 1860, le navigateur anglais étant connu pour sa fâcheuse tendance à exagérer et à réinterpréter librement les faits. Pour le journaliste Vincent Schilling, l’un des contributeurs du magazine Indian Country Today, il est difficile d’imaginer qu’une enfant de cet âge, qui plus est la fille du chef Powhatan, ait bravé tant d’interdits pour aller aider…le chef des colons. D’autant, dit-il, qu’à cette époque, Wahunsenaca et Smith s’étaient entendus pour faire « alliance contre les Espagnols ». Mais la violence des colons anglais aura raison de la relation entre les deux hommes…

4. Elle s’est mariée avec Kocoum, a eu un enfant…puis a été arrachée à sa famille.
Kocoum, vous vous souvenez forcément de lui : c’est le jeune guerrier indigène que Disney nous a présenté comme un homme jaloux, arrogant et bestial. Dans le film d’animation, Pocahontas lui préfère John Smith. En réalité, c’est bien Kocoum qu’elle a épousé et avec lequel elle a eu son premier enfant. On dispose de très peu d’informations sur cette partie de sa vie. D’après Vincent Schilling, elle se serait mariée vers l’âge de 14 ans et aurait emménagé dans le village de Potowomac. Les noces auront été de courte durée. À peine deux ans plus tard, elle est enlevée par des colons anglais qui souhaitent l’échanger contre des prisonniers détenus par son père, le chef Powathan. Les négociations échouent et Pocahontas est emmenée de force dans une autre colonie. Kocoum est assassiné et leur fils abandonné à des membres de la famille.

5. Elle a été violée et forcée d’épouser John Rolfe
Pendant plus d’un an, elle a été retenue en otage à Henricus, non loin de Jamestown. D’après Linwood Custalow, un historien de la tribu Mattaponi qui, en 2007, publiait « La vraie histoire de Pocahontas », la jeune femme a été violée durant sa captivité. À cette violence sexuelle s’ajoute la violence du déracinement : Pocahontas doit progressivement abandonner sa langue, sa culture, ses croyances et même son identité. On la force à adopter la langue, les vêtements, les manières et la religion des colons. Elle sera d’ailleurs baptisée et renommée « Rebecca ». Il semblerait que ce soit John Rolfe, un homme d’affaires spécialisé dans la culture du tabac, qui ait particulièrement veillé à ce que Pocahontas embrasse les us et coutumes britanniques. Il voulait l’épouser et l’emmener en Angleterre ; ce qu’il a d’ailleurs fait en 1614. Pocahontas n’a pas eu le choix, ce mariage était la condition de sa libération. Si certains historiens ont défendu la thèse d’un amour réciproque entre Rolfe et Matoaka, chercheurs et auteurs Natifs Américains y voient plutôt une stratégie coloniale. Cette union est d’ailleurs la première de ce type à être enregistrée aux États-Unis. Elle arrive à un moment où les colons tentent de pacifier les relations avec les indigènes tout en continuant à faire la promotion de la colonisation en Europe.
En 1615, Pocahontas donnera naissance à un garçon : Thomas Rolfe. Elle succombera quelques années plus tard à une pneumonie ou, selon les sources, à la tuberculose.

6. Elle a été utilisée pour promouvoir le colonialisme
Après son mariage avec John Rolfe, Pocahontas va être utilisée comme « une publicité vivante de la colonisation » explique Ruth Hopkins. « C’est l’une des premières Natives Américaines à être présentée aux Européens. Très tôt, ils ont commencé à l’utiliser comme une métaphore pour chacun d’entre nous…ce qui est hallucinant sachant que, rien qu’aux États-Unis, il y a plus de 566 Nations Indigènes et que chacune a sa propre histoire, sa propre langue, sa propre culture et un territoire spécifique. »
Au début du 17e siècle, les puissances européennes sont bien loin de se soucier de la diversité des Peuples Indigènes d’Amérique qu’ils considèrent comme des « sauvages » menaçant la sécurité des colonies. De rares voix s’élèvent contre les mauvais traitements infligés aux peuples autochtones. C’est pour rassurer les colons et les investisseurs que John Rolfe instrumentalise son mariage avec celle que l’on appelle désormais Rebecca. Malgré elle, et en dépit de ses protestations, elle devient à la fois le symbole d’une prétendue amitié entre les colons et les indigènes, et celui des« bienfaits de la colonisation ».

7. À cause de ce blanchiment de l’Histoire, les Natifs Américains ont mis du temps à se réapproprier la figure de Pocahontas
Au fil des siècles, la véritable histoire de Matoaka a été effacée au profit du mythe de la belle femme indigène qui tombe amoureuse du colon blanc et qui favorise ainsi la réconciliation de deux mondes que tout oppose. Comme le souligne l’historienne Camilla Townsend, dans une interview accordée à Smithsonian, c’est précisément pour cela que Pocahontas a été, et est encore, si populaire dans la culture dominante : « Ce mythe nous flatte. Il repose sur l’idée que c’était une « bonne Indienne ». Elle admire les Blancs, la chrétienté, veut faire la paix avec ces gens, préfère même vivre avec eux qu’avec sa propre communauté, et va jusqu’à épouser l’un d’eux au détriment des hommes de sa tribu. Tout ça permet aux Blancs de se sentir bien face à leur Histoire. » Comme d’autres figures non-blanches érigées en modèles d’intégration, de pardon et d’ouverture, le personnage de Pocahontas a nourri la bonne conscience blanche autant qu’il a servi l’essentialisation et l’exotisation des Natifs Américains, et en particulier des femmes de ces communautés. « Pocahontas était de la tribu Pamunkey. Moi, je suis descendante des Oceti Sakowin. Et pourtant, on m’a longtemps surnommée ainsi » indique Ruth Hopkins. Et d’ajouter : « en fait, le mythe a progressivement pris la forme d’une injure raciale avec des connotations misogynes. Aujourd’hui, l’hypersexualisation des femmes indigènes, qui a été alimentée par les colons au fur et à mesure des conquêtes, se retrouve dans des concepts tels que la « Pocahottie » – un costume très sexy censé représenter les Natives Américaines. » L’altération et l’instrumentalisation de cette histoire n’ont évidemment pas été sans effet sur sa réception et son appropriation par une partie des Peuples Indigènes d’Amérique. Camilla Townsend explique ainsi que ce n’est que « récemment que Pocahontas est devenue une figure populaire chez les Natifs Américains. » Des recherches plus précises et une meilleure diffusion des sources orales de l’Histoire ont visiblement permis d’avoir une meilleure connaissance de sa vie, loin des mythes et des spoliations. « On en sait beaucoup plus sur elle maintenant » stipule l’historienne, « c’était une jeune fille intrépide qui a fait tout ce qu’elle a pu pour résister et aider son peuple. C’est quand ils ont réalisé cela que de nombreux Natifs Américains ont logiquement gagné en intérêt pour son histoire. »

Tenir les propos que Trump a tenus n’est donc pas anodin. L’histoire de Pocahontas, c’est celle de la colonisation européenne qui va décimer les tribus indigènes et leurs territoires, c’est celle d’une résistance à l’oppression et au blanchiment de l’Histoire, c’est celle enfin, d’une violence qui a pris d’autres formes au fil des siècles, mais qui persiste avec des répercussions brutales sur les vies de millions de Natifs Américains. « De nombreuses tribus ont dû faire à une grande paupérisation, parce que les traités ont été rompus, leurs terres volées et leurs ressources pillées. Nous avons été contraints de nous installer dans des réserves situées dans des zones rurales avec peu ou prou de possibilités économiques. Par conséquent, nous sommes confrontés à des problématiques liées à la précarité : taux de chômage élevé, toxicomanie, et de nombreux suicides chez les jeunes qui se sentent souvent désespérés. À côté de ça, nous luttons encore pour protéger nos terres ancestrales contre l’empiètement du gouvernement et des entreprises » conclue Ruth Hopkins. »

Dans le film de Disney qui plus est la « spiritualité indienne » bon déjà est complètement inventée vu qu’évidemment parmi les 566 peuples qualifiés par les colons blancs d' »indiens » aux États Unis il y a de nombreuses cultures et spiritualités différentes ayant certaines peu en commun les unes par rapport aux autres et non réductible au moule homogénéisé de la « spiritualité indienne » comme Hollywood la présente mais en plus se retrouvent de nombreux stéréotypes racistes dépeignant les « indiens » comme des « bons sauvages » comme tous magiques et ne faisant qu’un avec la nature avec derrière le discours d’apparence flatteur un but d’inférioriser par un discours on ne peut plus colonial ces peuples en leur dressant un portrait qui les animalisent pour les déshumaniser.
Pour approfondir je vais me baser sur l’article de Wikipédia anglais Hollywood Indian qui critique la construction raciste de l’image hollywoodienne du stéréotype de « l’indien ». C’est principalement le monde des films de type Western qui a construit cette image qui est très éloignée de la vie des « natifs américains » aujourd’hui et l’est tout autant de la réalité de leur passé historique. Hollywood ne laissent que très peu quasiment pas en fait de place dans ses studios à tout les niveaux à des personnes « natives américaines » et leur impose donc par sa puissance impérialiste une vision internationale de « l’indien » fondée exclusivement sur les fantasmes qui projettent des « non-indiens », en priorité des colons blancs américains. Aux États Unis de plus l’accès à des cours d’histoire de qualité est difficile surtout pour les pauvres et beaucoup ont donc la plupart des gens à vrai dire une image de l’histoire américaine qui sort tout droit des films d’Hollywood. Pour ce qui concerne l’histoire des « natifs américains » telle que la majorité blanche du peuple américain qui les a historiquement colonisé et les colonisent toujours la conçoit et la diffuse au reste du monde c’est évidemment une situation dramatique puisque plein de gens du monde entier croient tout connaitre d’eux mais n’en ont que l’image qu’ont bien voulu en diffusé leurs conquérants, c’est une histoire biaisée au prisme de sa vision par les vainqueurs au détriment de celle qu’en ont les vaincus qui nettement moins diffusée sombre dans l’oubli.
Cependant le problème avec l »indien d’Hollywood » est loin de relever uniquement d’enjeux de qui contrôle le récit de la mémoire historique de la construction des « États-Unis » et de « l’Amérique », « l’indien d’Hollywood » ne fait que reprendre les stéréotypes coloniaux déjà ancrés avant le cinéma dans la littérature du genre western très populaire chez les colons blancs américains à la période coloniale qui les dépeignaient comme des pionniers luttant contre la « nature sauvage » et les « indiens » présentés en ces histoires comme « hostiles », « sauvages » et « sans lois » et y étant mis donc dans le rôle de grands méchants contre lesquels les colons auraient lutté en héros. Comme vous vous en doutez surement le point de vue des « natifs américains » sur cette histoire est très éloigné de cette version coloniale de l’histoire américaine. Au départ avant leur réinterprétation des années 1960 l’Amérique blanche percevait et mettait en scène dans ses récits sur son histoire et son présent les « indiens » comme « d’ignobles sauvages à entièrement exterminer pour qu’ils ne menacent plus la civilisation américaine (sous entendue blanche évidemment) ». C’est le mythe de « l’indien hostile » un mythe raciste qui a eut des conséquence grave et en a encore puisqu’il a justifié aux yeux des colons blancs le génocide des « natifs américains » et continue encore aujourd’hui de justifier leur génocide culturel. En contraste c’était construite l’image du « bon indien » comme « noble sauvage » qui est montré en exemple pour sa collaboration avec les colons présentée par la littérature coloniale comme du « pacifisme » et de « l’oubli des vieilles querelles » oubliant allégrement que le racisme et le colonialisme contre les « natifs américains » dont le génocide culturel a toujours cours à présent ne sont pas des vieilleries du passé mais des réalités du quotidien présent pour les « natifs américains » qui sont toujours en guerre contre les colons blancs pour leur propre survie.
Divers stéréotypes coloniaux coexistent très hostiles à l’égard des « natifs américains » réels qui les présentent de façon essentialiste comme « par nature » des alcooliques, des idiots (en effet beaucoup de « natifs américains » ont subi et continuent de subir les biais de racisme des tests de QI et d’être jugés « intellectuellement inférieur » par la pseudo-science raciste contemporaine les qualifiant d' »handicapés intellectuels » de façon très disproportionné face au nombre d’américains colons blancs bien moins important mis en la même catégorie), sales, « pas humains », obsédés sexuels, ayant des femmes libres et très faciles côté cul, cliché qui dépeint comme pervers l' »indien » qui courtise la femme blanche pour le noircir pour ça et condamner le métissage tout en dépeignant l »indienne » comme toujours en recherche d’une relation sexuelle avec « l’homme blanc » et du coup masquant la réalité de ces femmes « indiennes » qui subissent 4 fois plus de viols que les femmes blanches en proportion, viols qui en leurs cas sont presque toujours le fait d’hommes blancs qui ont un aspect de viols coloniaux et racistes avec notamment un parallèle symbolique entre viol massif des femmes indiennes colonisées et de leurs terres par les mêmes hommes colons blancs, le tout en même temps en dépeignant « la spiritualité indienne » de façon très caricaturale comme simpliste et en harmonie avec la nature dans l’idée raciste issue de la vision des colons évangéliste que les « Indiens » seraient des hommes dans l’enfance de l’humanité qui ne connaitrait pas le péché originel et seraient moins dégradés que l’homme blanc adulte un cliché bien pratique qui repeint l’un des pires génocides de l’histoire de l’humanité en aimable échange de bons procédés entre colons qui enseigneraient aux indiens la technologie et la civilisation ce en quoi en échange les indiens existeraient pour les colons dans le but de purifier leurs cœurs avec de sages conseils pacifistes, écolos et New Age. Une image qui en plus de son aspect infantilisant typique du colonialisme est bien entendu très éloignée de la réalité des religions, spiritualités et cultures « natives américaines ».
De plus, les colons blancs racistes de la majorité chrétienne américaine ont très très très souvent insulté au cours de leur histoire les « natifs américains » d’accusations de « paganisme » et qualifié leurs religions ancestrales de « sorcellerie » à l’époque où celle ci était un crime selon la loi des colons blancs américains qu’ils imposaient aux Premières Nations de l’Amérique du Nord, terme dont le but est de souligner que les « Etats-Unis » et « l’Amérique » comme on se le remémore bien trop peu souvent existaient avant l’arrivée des colons blancs et avaient des noms qui ne venaient pas d’eux mais des peuples qui y vivaient avant d’y être brutalement colonisés et non pas sympathiquement découverts lors de l’exploration de « terres vierges » par des aventuriers comme l’histoire coloniale tend très fortement à présenter l’arrivée des colons blancs aux Amériques et leurs « premiers contacts » avec les « indigènes ».
D’une autre façon les gens dans le paganisme contemporain tendent à envisager les « natifs américains » comme étant eux aussi des gens dont « la spiritualité indienne » que la plupart des « païens » de descendance européenne ne connaissent que par les films de Hollywood peut être jugée « païenne » ce qui est une autre forme de racisme car la plupart des « natifs américains » ne se reconnaissent pas en ce terme qui reste une insulte violente très fréquente à l’égard de leurs croyances ancestrales et qu’ils vivent donc dans un contexte où pour eux sa réappropriation positive est très difficile et devient d’autant moins à l’ordre du jour que des « païens » d’origine européenne descendants de colons sur leurs terres leur mettent régulièrement la pression pour tenter de les ranger du côté du « paganisme » pour les avoir dans « leur camp » tout en tentant très très très souvent de leur imposer d’être les cautions « natives américaines » de leurs fantasmes sur « la spiritualité indienne » que la plupart d’entre eux rêvent de voir cadrer avec leurs clichés pacifistes écolos bobos sur les « bons sauvages » au point d’attaquer très violemment les « natifs américains » qui s’adressent à eux pour leur expliquer en quoi tout ça ce sont des clichés dangereux pour leurs peuples qu’il faut arrêter de propager pour ne plus contribuer au racisme envers eux et à leur colonisation. Tout cela dans un contexte où les « natifs américains » souffrent tellement de ces problèmes qu’ils se suicident trois fois plus que les blancs américains surtout parmi leurs jeunes de plus en plus en proie au désespoir face à leur situation où ils sont de plus en plus recolonisés brutalement dans le silence et l’indifférence de la quasi totalité des SJW d’un anti-racisme en carton pâte qui sont très obéissant face au « système » quand il leur impose de ne pas aller y regarder de plus près dans ce qui n’est pas trop arrangeant pour les affaires du capitalisme qui bien entendu se maintient en priorité en vie aux États Unis à l’heure actuelle par la recolonisation violente des terres des « natifs américains » tandis que tout le monde a le regard tourné ailleurs.
Une autre idée très promue par le récit type « conquête de l’ouest » est celle d’États-Unis et d’un continent américains comme de « nations de migrants » et du « métissage »…oubliant allégrement d’inclure dans ce pseudo-antiracisme les peuples qui n’ont jamais migrés, qui étaient là les premiers et dont ce sont les terres en priorité encore maintenant.
Le cinéma « natif américain » à la diffusion bien plus marginale qu’Hollywood et qui se bat pour pouvoir continuer d’exister en contraste montre une image des « natifs américains » en film radicalement différente qui a pour priorité première des films historiques sur la mémoire du génocide des « natifs américains » tel qu’ils l’ont subi et le vivent encore dont la réalité est qu’il a fait des centaines de millions de morts et qu’il est toujours en cours. En matière de violence raciste et de violence tout court seul l’esclavage suivi de la colonisation de l’Afrique fut pire dans l’histoire humaine cependant en dépit des énormes difficultés qu’ils ont connus et vivent toujours aujourd’hui les africains sont dans une phase où ils relèvent la tête fièrement et se sont bâtis des alliances anti-racistes solides qui ont crée des résistances efficaces là où la violence envers les « natifs américains » était et reste un problème très méconnu contre lequel ils se battent souvent seuls et divisés entre eux et avec fort peu d’armes à disposition pour résister à la recolonisation brutale de leur terre et au retour en force de la violence raciste envers eux de la part des capitalistes dans un contexte où la plupart des milieux antiracistes sont tenus par des bourgeois racialisés et se gardent bien de dénoncer cette forme de racisme car elle profite directement aux capitalistes dont ils font parti et privilégient leurs intérêts de bourgeois sur l’intérêt de leurs prétendus « alliés racisés » pour bien trop d’entre eux.
Aussi rendez vous bien compte s’il vous plait que quand vous trouvez que les anti-racistes exagèrent de vouloir vous empêcher de vous déguiser en indiens vous le faites dans un contexte contemporain où des gens des peuples natifs américains continuent de subir un génocide culturel d’une très grande violence et les jouets des enfants avec des cowboys et des indiens fondent leurs représentations sur des westerns donnant des relations entre colons blancs et « natifs américains » pendant la « conquête de l’ouest » c’est à dire la colonisation des terres natives américaines une image qui en rejoue systématiquement l’histoire sous un angle de vue qui adopte le point de vue des colons et reproduit dès la tendre enfance le racisme des blancs envers les « natifs américains » et surtout où le port de déguisements en « indiens » revient à les mettre dans la catégorie de costumes imaginaires comme pirates et princesses et faire oublier : 1-qu’ils existent vraiment 2-qu’ils sont toujours là 3-que leur génocide a toujours lieu 4-qu’ils sont des êtres humains et que leur culture n’a rien d’un déguisement 5-que d’ailleurs leurs cultures ne sont pas uniformes et la reprise de costumes fondés sur des stéréotypes racistes d' »indiens d’Hollywood » contribue à leur génocide culturel en renforçant l’image homogénéisée des cultures « natives américaines », 6-ces costumes exotisent de façon raciste les « natifs américains » et de façon à la fois raciste et misogyne les « natives américaines » 7-Ces costumes contribuent à l’effacement de la mémoire, de l’histoire, des coutumes, religions, croyances, spiritualités, cultures et souvenirs des personnages historiques des « natifs américains » qui se battent très difficilement pour ne pas voir tout cela entièrement disparaitre en ce moment même. C’est le même problème avec les faux « tipis d’Indiens » et d’ailleurs ça s’écrit « thípi » (habitation en dakota) la moindre des choses quand on empreinte des mots de langues de peuples colonisés c’est de ne pas se planter sur l’orthographe en prime ça rajoute l’insulte à l’injure.
Aussi n’ayez pas l’impression que quoi que ce soit sur la « spiritualité indienne » dans les films d’Hollywood est vrai par exemple les « natifs américains » sont très loin de tous faire des « danses de la pluie » et aussi cessez de râler que les « natifs américains » sont « trop fermés » à votre gout car ils refusent de vous apprendre leurs spiritualités sans initiation préalable, ce sont des cultures où l’initiation est ésotérique et fermée vous plaindre de ça c’est ne pas vouloir être logé à la même enseigne que tout le monde et vous imaginer qu’être européen vous donne le droit automatique de tout savoir des spiritualités de toutes les cultures, ce n’est simplement pas le cas. En prime la plupart des initiations à des « spiritualités natives américaines » sont ouvertes à initier des blancs dans leurs traditions c’est juste que rares sont les blancs qui essayent à en être estimés dignes principalement en raison de ce que la plupart ne remettent pas assez en cause leurs attitudes racistes et colonialistes pour être jugés aptes à recevoir ces enseignements. Cependant il en existe qui ont réussi à mettre leur orgueil de côté et s’y initier pleinement en apprenant à respecter réellement les peuples chez qui ils étaient en quête spirituelle donc ce n’est pas impossible et si racisme et fermeture il y a là dedans ce n’est certainement pas du côté des peuples « natifs américains » voulant préserver leurs traditions en faisant qu’elles ne soient pas accessibles à n’importe qui mais de celui de certains blancs qui veulent absolument les voler et se les approprier contre l’avis de ces peuples « natifs américains » sur qui peut ou non avoir accès à leurs enseignements spirituels.
Un autre problème en la matière est que les universitaires et chercheurs se prétendant experts en « natifs américains » sont pour la plupart des colons blancs n’ayant fait aucune recherche auprès de ces peuples pour jauger de la véracité des informations qu’ils ont à leur propos et donc qui racontent n’importe quoi sur eux mais depuis une position de pseudo-experts qui fait de gros dégâts car elle leur offre une position de soi disant fiabilité qui fait que les gens croient toutes les bêtises qu’ils racontent sur les natifs américains en les imaginant issues de point de vues scientifiques et neutres quand en vérité leurs idées à ce propos sont coloniales et racistes. Résultats plein de gens ayant cherché de bonne fois dans des livres scientifiques des informations sur les « natifs américains » y ont lu des tas de conneries coloniales et racistes qu’ils ont totalement intégrée en les croyant sincèrement vraiment refléter ce que sont les cultures « natives américaines ».
Par delà tout ces biais il existe encore un très fort racisme racialiste pur et simple qui présente les « indiens » comme des « rouges » selon la division raciste du monde en quatre « races » hiérarchisées avec la « blanche prétendue supérieure face à laquelle en dessous la « jaune » infériorisée dans un discours la présentant comme devant rester industrieuse pour servir la « blanche », en dessous la « rouge » des peuples autochtones colonisés et encore en dessous la « noire » des esclaves. Qu’on soit clairs : biologiquement parlant rien de tout cela n’existe il n’y a ni blancs, ni jaunes, ni rouges, ni noirs, il n’y a pas d’autre « race » que l’espèce humaine où tous sont égaux. Jusque là tout le monde est généralement d’accord mais justement par crainte compréhensible de voir renaitre ce racisme biologisant beaucoup rechignent aux études sociologiques qui analysent ce que ces termes ont posés comme imaginaires racistes qui imprègnent toujours les représentations sociales et les interactions sociales dans nos sociétés mais bien qu’il est réel que certains en les étudiant se prennent au piège de l’essentialisme et finissent par eux mêmes analyser le monde avec des lunettes de racisme biologisant soit disant de gauche très glaçant il n’en demeure pas moins que fermer les yeux sur le sens social raciste de ces termes qui a toujours de l’effet aujourd’hui dans la reproduction sociale du racisme ne les fera jamais disparaitre. On a jamais réglé un problème en s’en détournant et ne lui portant aucune attention. Alors maintenant remettons le en contexte, aujourd’hui « peaux-rouges » reste une insulte déshumanisante que la plupart des « natifs américains » subissent couramment et pour comprendre comment elle s’est construite il faut remonter au stéréotype de la « race rouge » datant de l’époque du racisme biologisant envers les « natifs américains ». Le stéréotype majeur contre la « race rouge » des Premières Nations d’Amérique était de les percevoir comme des hommes primitifs, sauvages et dans l’enfance et leur imposer d’eux-même cette perception issue de la mentalité coloniale à leur égard et de les opposer de façon dualiste à des hommes colons blancs se représentant eux mêmes comme avancés, civilisés et adultes en comparaison pour se prétendre avoir une « mission coloniale », un « fardeau de l’homme blanc » visant à évangéliser le « sauvage » pour le « domestiquer » en tant que son « sauveur blanc »…des concepts coloniaux plus génériques ne s’appliquant certes pas au seul cas de la colonisation des natifs américains et autres peuples autochtones mais qui forgent aujourd’hui encore l’héritage des représentations coloniales qu’ils subissent et continuent de subir.
Il faut bien être honnêtes sur un point : en étant comme c’est mon cas totalement extérieur à « la culture » « native américaine » on ne peut qu’avoir des nombreuses cultures des nombreux peuples la constituant une vision très éloignée de ce qu’elle est vraiment et reposant en priorité sur des fantasmes racistes et coloniaux hollywoodiens. Difficile de se renseigner plus avant sur ces cultures sans aller sur place pour ça vu qu’elles tiennent à tester les gens sur leur sincérité et leur donner le temps de sortir du colonialisme et du racisme envers elles avant de leur partager leurs coutumes. Et personnellement je n’ai pas de sous pas assez pour aller voyager aux Etats-Unis en tout cas donc ça ne m’arrivera jamais à priori à court terme. La plupart des européens sont dans mon cas donc autant qu’on admette notre ignorance sur ces sujets en dehors de ce que les « natifs américains » nous en communiquent volontairement d’eux mêmes et en reste là pour la plupart d’entre nous à ne relayer que les messages qu’ils nous demandent de relayer comme je tente de le faire ici.
Aussi « indiennes » ou autres arrêtez d’acheter des conneries aux « marchands de spiritualité » genre par exemple des (faux comme ils le sont toujours si il y a un prix dessus) « attrapes-rêves », la spiritualité la vraie ne se paye pas donc déjà vous vous faites arnaquer et en prime si vous allez acheter de la « spiritualité indienne » ce sera forcément fait par des blancs et donc pas du tout « natif américain » à la base 99 fois sur 100 (le 1% restant étant des « natifs américains » qui sont rentrés dans le jeu du colonialisme pour certains par cynisme et envie de se faire du bizness pour d’autres plus nombreux sans d’autre choix pour manger et survivre) donc vous vous ferez autant arnaqué sur la spiritualité que sur sa provenance et en prime vous participerez du génocide culturel des « natifs américains ». Pour la musique pseudo « native américaine » ou prétendant avoir des influences « natives américaines » sans vraiment venir de ces peuples eux même c’est pareil 99 fois sur 100 ce n’en est pas. La « cuisine native américaine » de commerce idem. Bon après je sais ce que c’est quand on est pauvre si vous les avez pas la peine de jeter ces objets mais maintenant que vous le savez s’il vous plait dépensez mieux votre argent par la suite et n’en achetez plus se sera aussi profitable aux « natifs américains » qu’à votre porte-monnaie plus rempli pour des achats de meilleure qualité.
Malgré tout un aspect de tout ces problèmes souvent occulté est que concernant les cultures « natives américaines » et ce jusqu’aux milieux prétendus scolaires, voir carrément soi-disant érudits, scientifiques, cultivés et se faisant parfois même de « l’étude des natifs américains » une spécialité de carrière d’une vie entière, l’ignorance paye plus et permet davantage d’ascension sociale que la connaissance qui elle rend dangereux pour le système et tend à faire risquer d’être socialement infériorisé surtout pour les « natifs américains » eux mêmes qui prennent le risque de corriger de « grands spécialistes blancs des natifs américains » sur leurs erreurs grossières à propos de leur propre culture et s’en recoivent généralement des réactions très hostiles typiques de la science coloniale des savants blancs qui croient tout savoir mieux que tout le monde sur les cultures du monde entier avec un orgueil inégalable.
Par ailleurs la totalité de ces remarques valent aussi concernant le cas des Esquimeaux qui subissent une forme de racisme presque identique à celui dont souffrent les « natifs américains ». Aussi le tourisme raciste dans les « réserves d’indiens » est hautement dispensable et les « natifs américains » aimeraient vraiment beaucoup pour la plupart que cela cesse chez eux.
Toute cette dynamique sociale de récompense de l’ignorance sur les « cultures natives américaines » couplée aux politiques qui forcent les « natifs américains » a s’assimiler à tout prix à la société blanche en l’imitant le plus possible pour ne pas être victimes de violences racistes très rudes couplée à la destruction coloniale de pans énormes des « cultures natives américaines » depuis 500 ans qui a toujours cours à l’heure actuelle forment tout un contexte qui explique la colère très vive des « natifs américains » contre les « modes ethniques » et « déguisements d’indiens » prétendus inspirées de leurs vêtements traditionnels (qui le sont surtout des « indiens d’Hollywood » en général bien évidemment) alors même qu’eux sont toujours très souvent obligés pour pouvoir vivre sans subir trop de racisme de se faire violence en détruisant énormément d’aspects de leurs cultures. Depuis six siècle et c’est toujours une chose qui a cours des indiens sont physiquement forcés, très incités par la torture mentale ou bien mis dans la nécessité économique pour trouver un travail et donc pouvoir manger quelque chose le soir en rentrant chez eux de couper leurs cheveux ce qui de prime vis à vis de leurs propres croyances est d’une très grande violence et de mettre des vêtements à l’occidentale alors ont comprend vu que cela est pour ces peuples causes de nombreux et très violents traumatismes que les voir réactivés par des occidentaux qui s’autorisent contre leur avis à se faire des coiffures et vêtements pseudo-indiens pour s’amuser à côté ce soit hyper violent pour eux, tout cela dans un contexte où en prime ils ont pour beaucoup du se forcer à prendre des noms occidentaux, adopter la médecine occidentale par la force et se christianiser (d’où que quand des « païens » de descendance européenne s’imaginent plus proches de la nature en volant aux natifs américains ce qu’ils pensent connaitre de leurs noms et spiritualités et se prennent pour des Medicine Men natifs américains à cause d’un stage d’une semaine avec un charlatan blanc qui leur a vendu ses « connaissances traditionnelles de la médecine native américaine » généralement totalement inexistantes à 1000 euros cela crispe vivement de façon fort compréhensible énormément de natifs américains) et où voir des « tipis d’indiens » comme jeux d’enfants blancs alors que leurs habitations traditionnels ont très fréquemment été détruites et beaucoup ont été déplacés de force dans des immeubles des cités des colons blancs et arrachés à leur société et environnement avec lesquelles ils entretenaient des relations très forte ne peut que faire terriblement saigner le couteau dans la plaie. C’est généralement d’autant plus violent pour eux que c’est fait le plus souvent par des colons blancs se défendant contre leurs accusations de racisme avec des défenses du genre « mais non c’est un hommage moi j’adore les indiens et leur culture indienne »…ce qui presque toujours devrait se traduire par « ne me retirez pas mon fantasme j’adore me prendre pour un indien d’Hollywood vu positivement ».
Le tout dans un contexte où les « cultures natives américaines » ont subi tellement de destructions de masses qu’il n’en reste tellement presque plus rien que les « natifs américains » pour beaucoup d’entre eux eux-mêmes en sache que nombre d’entre eux en sont à devoir récolter dans le stéréotype de « l’indien d’Hollywood » le peu de bribes restantes de choses qui avaient une authentique origine « native américaine » pour essayer de retrouver à quel peuple « natif américain » elles étaient originellement et quel était leur sens à la base dans cette culture et recoller les morceaux du patchwork d’une culture presque totalement détruite le moins mal qu’ils le peuvent.
Souvent les gens dans des paganismes européens comparent ça de manière au mieux très maladroite avec le fait qu’il est arrivé la même chose aux anciennes cultures polythéistes européennes face à l’impérialisme chrétien et qu’ils ont mis des millénaires à pouvoir les reconstruire…sauf que si le procédé fut bien le même il y a deux choses qui rendent ces situations très différentes et incomparable, la première est l’ampleur des dégâts…des estimations ont été faites comme quoi pour vous donner une idée en proportion « la culture celte » (plurielle elle aussi) a subi 100 fois moins de destructions que « la culture native américaine »…je vous laisse imaginer le degré de destruction culturel subi par les natifs américains…en fait c’est bien simple sur le terrain de la destruction culturelle aucun peuple au monde hormis ceux qui ont déjà disparu n’a plus souffert que ce n’est le cas des natifs américains et aussi la destruction des cultures polythéistes européennes appartient au passé tant bien que mal aujourd’hui elles se sont reconstruites malgré les dégâts subis et semblent plutôt en ascension de popularité et phase de renouveau, les cultures natives américaines elles sont maintenant parmi les cultures les plus en déclin et menacées de disparition du monde certains disent même qu’elles sont les plus en danger de toutes de subir un génocide culturel définitif à court terme. Vous comprenez donc bien que même si le mécanisme de base est le même le vécu de violence raciste et coloniale est d’une violence incomparablement plus grande et plus présente pour les « natifs américains ».
Une autre difficulté qu’ont les natifs américains est d’à la fois réussir à préserver leurs cultures et traditions tout en vivant une modernité qu’ils refusent de voir n’être définie et possédée de façon raciste que par les blancs qui les condamnent dans leur imaginaire à vivre dans un éternel passé bucolique idéalisé très éloigné des réalités vécues par les « natifs américains » d’aujourd’hui auxquels par ailleurs sauf pour des films sociaux mélodramatiques concernant les problèmes genre alcoolisme et tout ça qu’il peut y avoir dans ces communautés le cinéma hollywoodien ne s’intéresse quasiment pas du tout leur préférant de loin des fantasmes reflétant l’image fantasmée du passé natif américain que s’inventent les blancs entre eux.
Mettre tout cela en avant pour casser les clichés du plus de gens possibles à ce sujet c’est ce que demandent les natifs américains à qui veut sincèrement les aider face au racisme et au colonialisme en étant extérieur à leur communauté alors j’ai tenté de faire ce qui me semblait être le mieux pour vous relayer ici ce message et que vous puissiez le faire passer au maximum de gens possibles à votre tour.

 

 

Une réflexion sur « Les natifs américains contre le racisme à leur égard : ce que nous pouvons faire contre ça même en étant français. »

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