Live de la Tronche en Biais sur la psychophobie : Mon avis (attention pavé).

Bon déjà vu que j’ai tendance ici à parler davantage de psyvalidisme ou de validisme tout court que de psychophobie quand j’en évoque je commence par un point sur ce pourquoi de choix de vocabulaire. Le validisme en version courte c’est l’oppression des personnes handicapées, l’équivalent pour elles de ce qu’est le racisme pour les gens appartenant à des minorités ethniques et du sexisme pour les femmes et LGBT. Il inclut au sens large où j’en use le validisme envers tout type de maladies, handicaps et problèmes de santé au sens très très large. Au point que j’en parle même pour parler de l’attitude paternaliste envers une personne ordinaire atteinte temporairement d’une maladie banale genre grippe parce que je pense que ça en fait partie aussi. Plus j’y pense plus je me dis qu’au fond le validisme concerne tout le monde, on est tous théoriquement susceptible d’en vivre un jour ou bien d’en commettre. Après il y a des formes de validismes plus spécifiques qui ne concernent que des gens qui ont un type de handicap particulier, handicap psychique par exemple dans le cas qui intéresse cette émission. Je comprends les gens qui préfèrent parler de psychophobie ça me pose aucun problème de fond vu que tout le monde ne voit pas les troubles psys comme des handicaps parmi les gens qui en ont mais il y a une raisonspour laquelle d’ordinaire à titre personnel j’appelle plus ça du psyvalidisme voir du validisme tout court, c’est que le terme psychophobie est paradoxalement fondé sur une idée validiste en elle même la fameuse tendance très trompeuse à assimiler toute stigmatisation à quelque chose qui au fond relève de la phobie et du trouble psy de la part de qui la commet ce qui est faux et induit en erreur de nombreuses stratégies de lutte contre ces stigmatisations dans la pratique, d’autres ont bien plus détaillé ce point que ce n’est mon cas donc je vais pas trop m’y attarder et vous conseille ce lien si vous désirez le creuser plus :

Du coup je préfère parler de psyvalidisme quand ça vaut la peine d’être précisé et le plus souvent de validisme tout court car ça en fait partie et en tant que personne qui a eu à la fois des handicaps physiques et troubles psys la guerre de qui a la plus grosse oppression entre les handicapés physiques et les gens avec des troubles psys j’en ai plus que marre j’essaye d’y mettre un terme à mon échelle surtout que pour moi c’est deux facettes d’un même validisme et je pense que c’est important et plus efficace de lutter contre les deux de concert plutôt que de façon séparée.

Ceci dit hors cet aspect un peu technique psychophobie et psyvalidisme c’est la même chose. Et on en parle tellement peu qu’une émission écoutée par 30 000 personnes là dessus c’est toujours une bonne chose.

Bon je réagis un peu à chaud j’ai pas trop organisé de plans de mes commentaires parce que j’avais besoin de m’exprimer sur mon ressenti impulsivement sur cette vidéo juste après l’avoir vue pour des raisons personnelles que qui lira cet article jusqu’au bout comprendra, du coup je vais commencer par les autres critiques de vocabulaire et puis on va graduellement passer des points les plus de détail aux points les plus majeurs de critique que j’ai que je garde pour la fin.

Je précise que l’émission a beaucoup d’aspects très juste mais je vais pas les commenter parce qu’ici mon but est de critiquer les aspects qui m’ont vraiment gêné. Simple si j’ai rien dit sur un passage j’avais rien à y redire et je le trouve fort bon tel quel la plupart du temps ou alors il y a pas mal de passages où j’ai trouvé qu’il se disait des trucs pas terribles du tout mais que c’était pas scandaleux alors j’ai laissé couler parce que j’ai ni l’énergie ni l’envie de tout reprendre, les points secondaires d’autre s’en chargeront à ma place, j’ai vraiment critiqué que les trucs soit que je pensais que vous étiez réellement capables d’améliorer et qui feraient un changement bénéfique et utile soit vraiment ce sur quoi je trouvais que c’était trop grave de ne pas revenir pour rester silencieuse à ces sujets. La grosse majorité de l’émission je vais pas m’y étendre donc clairement ça pourrait être nettement pire mais il y a vraiment des trucs qui sont loin d’être des détails et qui pour moi sont pas passé du tout. J’y viens doucement cependant parce que pour moi en raison de mon vécu ce sont des points très durs à aborder ce pourquoi je commence par les critiques plus anecdotiques pour monter crescendo. Je vais essayer d’être aussi constructive et porteuse d’alternatives que je pourrais face à ce que je contre. Néanmoins c’est pas un sujet que je peux aborder sans m’emporter donc parfois la critique sera véhémente, j’essayerais qu’elle reste au maximum justifiée cependant. En revanche impossible d’en garantir la courtoisie à l’égard de l’invité et de la psychiatrie. C’était vraiment trop m’en demander au vu de tout ce que cette « discipline » m’aura fait subir dans ma vie. J’ai fait de mon mieux pour être aussi calme que possible mais dès fois faut vraiment que ça sorte. On commence par les petites critiques et le côté gentil de ce que j’ai à vous dire cependant.

Points de débat de vocabulaire :

Sinon bon là je reste sur de l’avis purement perso mais en tant qu’autiste non cancéreuse bah la comparaison autiste et cancéreux m’a pas choquée outre mesure…tout le live prenait la question de la psychophobie sous un angle médicalisé du coup au stade où s’en était je m’attendais pas à autre chose et sincèrement j’ai déjà entendu tellement pire je m’en fous quoi. Effectivement que les engueulades sémantiques c’est ni le plus urgent ni le plus important sur ça je vous rejoint c’est bien pour ça que j’expédie la question du vocabulaire en premier car il me semble que c’est la moins importante.

Par contre la formulation « on nous vole nos mots » pour parler des gens ordinaires qui reprennent les mots de la psychiatrie pour en faire bien ce qu’ils veulent m’a parue très bizarre…depuis quand les mots ont des droits d’auteurs sur eux? C’est le propre de la langue d’être appropriée et réappropriée par les gens selon les usages qu’ils en font vouloir lutter contre ça…autant vouloir empêcher l’herbe de pousser. Et puis cette envie de vouloir absolument garder un contrôle sur comment les gens parlent me met pas à l’aise du tout surtout de la part de gens représentant une institution et une autorité. Les mots n’appartiennent à personne c’est part entière de la beauté d’une langue la pluralité des sens qu’on y met moi je trouve que c’est une bonne chose.

Tu ne lui as pas répondu monsieur le psy (je t’appelle comme ça à la fois car j’ai pas retenu ton nom mes excuses c’est la première fois que je te vois, Vled et Mendax j’ai vu plusieurs de leurs lives c’est pour ça que je me souviens de leurs noms et pas du tien, j’aurais pu retourner le regarder mais j’avais pas envie de voir ça une seconde fois d’une part et d’autre part je trouve que comme ça c’est plus approprié parce que même si tu ne donnes que ton avis ce n’est pas que toi même mais ton métier en priorité que tu es venu représenter dans l’émission avec un discours en étant sur pas mal de points en lesquels je suis en très grand désaccord un discours très typique de ce qu’on entend d’énormément de psys donc c’est à tout ton métier que j’adresse mes critiques du discours que tu es venu porter à travers toi c’est pas uniquement personnel) ce me semble alors pour Mendax moi j’aurais un petit conseil si il passe ici un jour par rapport à sa question de comment aborder les croyances extravagantes des gens quand ils font de la zététique sans virer dans un vocabulaire psychophobe :

Moi j’utilise le plus souvent pour ça le mot lunaire ça marche pas mal surtout si vous parlez d’aliens comme souvent dans votre émission c’est à propos et puis ça rajoute une touche d’humour (globalement les mots un peu vieilli qui voulaient dire à la fois abracadabrants et tarés autrefois mais sont un peu oubliés marchent pas mal pour éviter la psychophobie parce que plus grand monde en use de façon psychophobe…sinon il y a aussi tout le vocabulaire du champ lexical de la magie souvent adapté exemple « c’est de la sorcellerie » pour parler de remèdes de charlatan, de la part de quelqu’un qui se dit sorcière le conseil peut étonner mais bon on a l’habitude et si t’as a choisir entre insulter ma foi ou mes neuroatypies clairement prend la première option je pense on sera nombreuses à en juger ainsi).

Maintenant là où on est en accord sur l’idée de minimiser les maux autant qu’on peut et essayer d’améliorer les choses autant qu’on puisse en revanche je crois que tout les désaccords de fond qu’on a qui vont suivre viennent d’une différence fondamentale à savoir le critère de sélection principal qu’on s’est choisis pour décider de ce qu’on juge permettre de minimiser les maux. Vous visiblement vous êtes sur un parti pris qui se veut rationaliste de considérer que la science est la réponse à tout de ce que j’en comprends. Ou plus exactement que la parole des gens qui sont considérés comme des autorités scientifiques fait autorité. Et qu’en conséquence il faudrait inviter en priorité des scientifiques pour parler des sujets sociaux en tentant d’être ce qu’ils appellent objectif. C’est pour ça que vous refusez les témoignages militants. Bon d’accord c’est un choix. Ceci étant dit j’aurais une question. Il y a plein de gens qui sont à la fois des militants concernés par des neuroatypies et professionnels de santé en psychiatrie…ce n’est pas rare. Cela eut pu être moyen de couper la poire en deux et satisfaire tout le monde dans l’audimat de les inviter eux. Pourquoi ne pas l’avoir fait? Vous n’en connaissez pas? Si c’est ça c’est dommage. Surtout qu’il en existe d’assez connus et aisés à atteindre des soignants eux mêmes schizophrènes et militants contre le psyvalidisme. Je ne donne pas d’adresse sans autorisation des gens en question bien sûr mais vu à quel point c’est connu ça m’interroge que vous soyez passé à côté…c’est peut être un hasard mais il est malencontreux. Après en soi je ne renie pas entièrement le droit de faire une émission avec un psy comme unique invité mais bon des comme ça il y en a mille comme il dit. C’est leur liberté d’expression et la votre certes mais nous de temps en temps on la voudrait bien aussi surtout qu’à chaque fois qu’on la demande dans les médias même alternatifs sans la prendre de force de nous même la parole nous est refusée systématiquement et c’est usant. C’est aussi en ce contexte que se placent les remarques des gens sur les personnes concernées et tout ça je pense. Après oui je comprends aussi Vled d’en avoir marre de cette injonction et sérieux l’obliger à s’outer là dessus avec tout ce que ça en coute surtout quand on fait des vidéos en public, vous êtes vraiment des connards. J’ai pas d’autres mots. Il s’en défend fort bien tout seul mais clairement j’aurais été à sa place j’aurais pas aimé du tout non plus et qui m’aurais fait ce coup là se serait pris quelques bleus dont il se serait souvenu je pense. Je sais que faire culpabiliser ne sert à rien mais d’expérience militante éduquer et informer marche assez peu, je temps à considérer les choses comme ZEP (les rappeurs) pour le coup « mes ennemis je les éduque en combattant et pas en leur parlant gentiment à la mi-temps ». Ceci étant dit je comprends que tout le monde ne se sent pas capable d’y aller avec les poings ou n’en a pas envie. Chacun sa façon de lutter, la sienne il est bien dedans c’est sans doute comme ça qu’il aide le plus de gens. Courage. On est pas d’accord sur grand chose mais dans le fond…je crois que réflexion faite…je vous aime bien quand même Mendax et toi vous me rappelez un pote zététicien neuroatypique lui aussi avec qui on passe pas une conversation téléphonique sans se disputer mais à qui je laisserais personne faire de mal pour rien au monde. Merci d’avoir parlé de tout ça à votre façon c’est super important et ça fait très plaisir surtout que le sujet a hélas peu d’écho.

Je suis d’accord que faire du mal à personne même avec de simples mots est impossible quelqu’un quelque part prendra mal ce que tu dis. Toujours. Cela ne peut pas s’éviter. Les mots sont des armes et avec on ne blesse pas toujours que qui l’on veut blesser. Par contre en effet je te l’accorde faut faire des efforts de délicatesse sans se laisser faire taire et paralyser de l’écriture ou de la prise de parole par la véhémence des retours critiques. Surtout qu’en effet c’est rare de trouver une communauté de gens, d’autant moins celle des neuroatypiques, où tout le monde est d’accord sur tout. En plus de dix ans de militantisme jamais j’ai vu autant de désaccords à s’engueuler deux heures sur l’emploi d’un mot qu’en réu de neuroatypiques si vous allez plus en profondeur sur la lutte contre la psychophobie vous n’y couperez pas à priori.

Bon fini la pommade je passe aux critiques un peu plus rudes. Bon on finit avec une dernière sur le vocabulaire un truc où je suis vraiment pas d’accord (en tant qu’autiste, dyspraxique et surdouée avec trouble anxieux généralisé (et qui par le passé a été dépressive suicidaire avec un trouble panique, un burn out et un syndrome post traumatique complexe) (et oui je suis passée par l’autodiagnostic sur l’autisme à une époque mais maintenant j’ai le diagnostic officiel et sur le reste ça a toujours été du diagnostic officiel) si je dois me situer sur mes cases officielles de la psychiatrie absolument, voilà c’est ça, et donc je suis de ceux qui parlent de tout ça de l’intérieur (je suis pas contre qu’on en parle de l’extérieur c’est mieux que le tabou total mais j’aimerais qu’on nous autorise à en donner nos avis ailleurs que sur nos blogs et nos chaines Youtube de temps en temps quand même ah oui et vu le sujet principal de l’émission je précise aussi que je ne suis pas schizophrène mais j’ai des amis dans le militantisme antivalidiste qui le sont et que j’ai soutenu de mon mieux pendant pas mal de crises hallucinatoires et/ou suicidaires donc je suis pas totalement étrangère au sujet non plus bien qu’il ne me concerne pas moi de façon directe) et qui le fait depuis longtemps dans des cercles antivalidistes mais justement j’ai eu l’occasion de voir la pluralité des points de vues internes au mouvement et je sais que ce que je vais dire est pas très audible aux plus modérés et/ou moins prolos du lot en général mais moi et mes proches neuroatypiques on a plus tendance à préférer dans notre cas les mots tarés, fous etc…de la part des gens normaux pour nous désigner que le vocabulaire psy qu’ils comprennent pas et qui les induit plus en erreur sur ce qu’on est ces mots sont des insultes certes mais c’est des insultes déjà pas mal retournées qui ont un certain pouvoir politique positif très puissant bien plus que les diags officiels réutilisés à nos avantages. Sérieux généralement quand les gens veulent m’insulter le pire auquel ils pensent c’est « mais t’es complètement folle » et une fois que tu réponds « oui et? »…ils ont plus aucun pouvoir sur toi en fait c’est terriblement efficace comme stratégie faut surtout pas nous en priver je pense. Surtout qu’au fond si ils usent du vocabulaire policé à la place bah ils pensent toujours t’es taré derrière alors ça change que dalle au fond. C’est un truc bizarre qu’on a des milieux militants avec le vocabulaire je trouve…j’ai déjà lu des trucs du genre « votre validisme se voit arrêtez d’utiliser des mots stigmatisants » mais j’ai jamais compris ce truc…ça m’a toujours donné l’impression que le message de fond des militants souvent assez BCBG qui pensent comme ça que j’ai rencontré c’était le validisme on est ok avec mais faut l’encadrer dans des mots polis histoire qu’il s’invisibilise parce que quand ça se voit ça fait tâche mais je veux pas plus d’hypocrisie moi je veux moins de validisme concret. Et tant que ce sera pas le cas je préférerais toujours l’honnêteté de quelqu’un qui me traitera de salope psychopathe plutôt que la fausse bonne conscience bourgeoise de quelqu’un qui sera en mode « oh la pauvre elle est atteinte d’autiste » avec une condescendance bien plus ample derrière sur le fond comme ça arrive souvent.

Ah et pour le truc d’avec schizophrénie ou autisme vs autiste/schizo l’approche utiliser partager le vocabulaire choisi personne par personne me parait la bonne. Par contre je suis pas aussi sure que vous que les schizos préfèrent toujours généralement « avec schizophrénie » parce que j’ai constaté chez les schizophrènes connus en militantisme neuroatypique la tendance contraire. Ceci dit ça peut avoir trait au milieu à qui l’on s’adresse aussi. Par exemple comme je sais que les psys s’imaginent faire plaisir en disant personne avec autisme je leur en sais gré d’essayer même si perso je préfère autiste tout court il y a les histoires de ça fait partie de moi et tout mais surtout c’est parce que j’aime pas quand on tourne autour du pot pendant des heures, que ça veut dire la même chose et je trouve personne avec autisme inutilement long quand suffit de dire autiste et qu’au final c’est kif kif. Peut être que pour les schizos c’est pareil.

Idem le vocabulaire psychophobe banal franchement même quand tu t’auto insulte c’est presque inévitable surtout quand t’es crevé on a pas l’énergie de surveiller son langage tout le temps et ça en vaut pas la peine. La bienséance de vocabulaire nique sa mère en vrai elle coute rien et change que dalle ce qui importe c’est l’attitude de fond qui se ressent au delà des mots, l’action montre clairement ce qui est psychophobe ou pas elle. Par exemple passer dix ans sur les batailles de mots et zéro secondes sur la revalorisation nécessaire de l’AAH et du RSA ( parce qu’en vrai la plupart des neuroatypiques et handicapés physiques/malades chroniques de France sont pas reconnus tels et n’ont aucun diag et se trainent au RSA à entendre tout les jours qu’ils sont des sales feignasses de parasites sociaux quand le plus souvent ils sont refusés par préjugé validiste inconscient des employeurs de façon systémique vu qu’ayant trois valides pour un handicapé qui se présente ils prennent quasi toujours les valides par stigmatisation et ce même si t’as plus de diplômes et de compétences théoriquement recherchée que les valides en question comme c’était mon cas dans la plupart des trucs où j’ai postulé) en contexte actuel pour notamment protéger la santé et les sous des handicapées, neuroatypiques compris pour moi en terme de validisme et de mépris de classe c’est très parlant…pourtant même en communauté neuroatypique ça arrive tout le temps. On est pas sortis de l’auberge avec ça.

Voilà pour le vocabulaire. Venons on au second problème à savoir que la psychiatrie est une science n’est pas une évidence (bien des médecins vous diront que la médecine n’est pas une science mais plutôt un artisanat du soin d’ailleurs en prenant en compte comment ça se passe vraiment concrètement au quotidien dans les métiers de santé plus largement c’est un long débat). C’est même pas juste à cause du côté DIY de beaucoup de consultations IRL et du fait qu’on est plus proche de la science humaine que de la science exacte mais aussi et surtout parce qu’aucun des fondements théoriques de la psychiatrie ne fait consensus chez les psychiatres et le reste du monde psy. Dès ce moment croire le discours de réductionnisme biologique et environnemental de la psychiatrie est un choix pas plus rationnel que de le refuser, moins même puisqu’il n’a pas de preuve. Que l’on s’entendent bien je sais que plein d’études génétiques et IRM existent qui montrent que les gens avec tel ou tel diagnostic psychiatrique ont plus ou moins des caractéristiques physiques X ou Y…sauf qu’aucune de ces caractéristiques n’est unanimement observée pour aucun des diagnostics psys existants on est loin des schémas généralement clairs de la médecine pour des maladies physiques.

En général quand on dit dans l’antipsychiatrie « la maladie mentale n’existe pas » on entend pas par là que les souffrances décrites n’existent pas (ça se serait psychophobe je pense que sur ce point on sera d’accord et je suis pas plus fan que vous de la version de cette idée que la maladie mentale n’existe pas qui finit par nier la souffrance et dire aux gens de se contenter de se bouger le cul, même si après moi des fois entendre bouge toi le cul, fais un effort et c’est la vie il y a bien plus malheureux que toi sur cette Terre j’admets ça m’a fait plus de bien que la psychiatrie mais je sais que c’est une question de tempérament et de classe sociale (j’étais dépressive et suicidaire en partie à cause d’une ascension sociale tentée et ratée et du mépris de classe subi pendant cette période à fréquenter des bourges alors quand totalement démoralisée je suis revenue à la case départ à reparler aux gens qu’osaient plus venir me voir quand ils me croyait définitivement partie vers les hautes sphères et qui revenaient vers moi avec ce genre de tentative de me retaper le moral ça m’avait fait tellement une sensation de rebienvenue à la maison dans ta vieille famille les gens d’en bas que j’en ai été énormément aidée à guérir) aussi beaucoup et que ça marche pas pour tous mais c’est clair que s’imaginer que ça fonctionne avec tous c’est psychophobe). Cela part dans tout les sens. Désolée si c’est dur à lire. J’arriverais pas à l’écrire mieux vu tout ce que ça remue. Bref en général ce qu’on entend c’est plus que l’approche purement biologique de la souffrance psychique est réductionniste et que la psychiatrie tient trop peu compte de ses origines sociopolitiques alors que dans beaucoup de cas c’est évident. Exemple personnel : Une part de mon syndrome post traumatique venait d’une tentative de viol et de meurtre perpétré à mon encontre pour motif validiste l’auteur jugeant que je n’étais pas une femme assez « émotive » (en raison de mes traits autistiques) à son goût et désirant me faire subir un viol et meurtre punitif pour cette raison. Désolée dans ce cas précis je crois bien que le sociopolitique avait beaucoup plus à voir avec ma souffrance psychique vis à vis de ça que quoi que ce soit dans mes prédispositions génétiques, résultats IRM et d’éventuels déséquilibres chimiques dans mon cerveau clairement. Pas besoin d’avoir fait Polytechnique pour s’en rendre compte. Pourtant heureusement que j’ai lu des féministes après qui m’ont remis le bon sens à l’endroit car quand j’écoutais les psychiatres j’avançais pas d’un iota avec ce problème parce qu’ils étaient infoutus de piger ça…ils m’ont médicamentée et internée de force sans me laisser l’ouvrir une seule fois sur la raison de mon mal être. Pourtant je la connaissais et je voulais leur dire mais jamais ils m’ont laissé en placer une putain. Sérieux aucune capacité de remettre en question leurs petits schémas et petites théories pour laisser parler un minimum le vécu…des fois faire des études ça rend vraiment très con. C’était du Molière limite.

« DOM JUAN.- Je crois que deux et deux sont quatre, Sganarelle, et que quatre et quatre sont huit.

SGANARELLE.- La belle croyance, que voilà! Votre religion, à ce que je vois, est donc l’arithmétique ? Il faut avouer qu’il se met d’étranges folies dans la tête des hommes, et que pour avoir bien étudié, on en est bien moins sage le plus souvent. »

Après si j’ai une approche plus militante et je la défends c’est aussi pour des raisons variées. Notamment parce que le statut de science objective de la psychiatrie y prétendre est un choix politique en soi à l’heure actuelle vu qu’il est loin de faire consensus…même entre psychiatres eux mêmes il y a des débats pour savoir si la psychiatrie est une science ou pas donc apparemment que s’en est une n’est une évidence pour aucun corps de la société pas même les gens qui font ce métier eux mêmes. Un exemple parmi bien d’autres qui existent de lien qui appuie mon propos sur ce point : https://www.madinamerica.com/2017/03/mainstream-western-psychiatry-science-or-non-science/. Szaz et Foucault ont eu bien des successeurs. Rien n’empêche d’inviter un professionnel de la santé mentale fut il lui même valide pour défendre le point de vue antipsychiatrique cela aurait été plus honnête d’en prendre au moins un en contrepoids de la parole pro psychiatrique vu que les deux existent. Bonnie Burstow : https://nowtoronto.com/news/in-memoriam-bonnie-burstow-antipsychiatry/, vient de mourir mais elle a gardé un discours antipsychiatrique tout aussi fort et bien plus moderne jusqu’au bout par exemple. Et pitié pas le coup de gnagnagna scientologie…on l’a fait à Szaz aussi en son temps cette diffamation là, il s’est avéré que ce n’avait rien de vrai dans son cas personnel et que de plus se sont pas de qui elles viennent mais le fond des critiques qui doit être adressé. Je déteste la scientologie autant que vous. J’aime pas Marine Le Pen non plus mais si elle me dit l’eau ça mouille je vais pas la contredire juste histoire d’être en opposition à une ennemie politique, de même pour la scientologie quand elle dit la psychiatrie ça tue. On en a des centaines de preuves par an tout de même. Pour ce qui est de Burstow elle était valide à ma connaissance, et reconnue et estimée de ses pairs de profession, ça ne l’a pas empêchée d’être en accord avec l’antipsychiatrie aussi scientifique donc en ce sens que la psychiatrie ne vous en déplaise.

Désolée la façon de prendre en compte mon viol à laquelle j’ai eu droit en psychiatrie ça me rend sceptique de la scientificité de la psychiatrie et bien convaincue en revanche de son très profond sexisme. Et des discussions avec des étudiantes en psy m’ont amplement confirmée que les collègues femmes que vous pouvez avoir en psychiatrie sont elles aussi excédées de la misogynie des hommes psychiatres qu’elles subissent tout les jours au boulot alors les patientes je vous laissent imaginer avec le double stigmate être femme et être une folle impossible que qui que ce soit te croit ils peuvent tout te faire subir. T’as plus aucun pouvoir ni aucun droit humain une fois cloitrée entre leurs murs blancs. Un extrait (et c’est léger par rapport à l’ampleur du problème) : http://fr.psy.co/le-sexisme-dans-la-pratique-de-la-sant-mentale.html

https://psychdiagnosis.weebly.com/stories-of-harm.html

Mais bon…seuls les hommes psychiatres ont ou font du moins semblant d’avoir la science objective pour eux alors nos critiques de femmes sont biaisées et ne valent rien. Bien sûr.

Il y a pas d’objectivité en psychiatrie c’est ce que j’en retiens. Du coup les diagnostics en effet j’y vois et de nombreux psychiatres s’accordent sur ça avec moi avant tout une collection de petites cases où qu’on fout les gens dont la société n’aiment pas les comportements (parce que l’aspect pensée, cognition et émotions est pas extérieurement visible donc c’est bien des comportements sociaux qui sont avant tout visés) dont elle décide que c’est des maladies au sens de défauts organiques. Mais rien ne le démontre. Tandis que sociologiquement ces catégories ont un effet de stigmatisation sociale vous l’avez bien dit vous mêmes est plus que démontré. Je pense sincèrement que c’est leur but de base. C’est bien gentil de dire on est psychiatres on lutte contre la stigmatisation des schizophrènes mais qui l’a crée cette stigmatisation des schizos à la base si ce n’est pas la psychiatrie? J’ai du mal à croire qu’on éteint un incendie au lance flammes. Et si la psychiatrie soi disant lutte contre le surdiagnostic et la surpsychiatrisation alors pourquoi est ce qu’à chaque édition du DSM il y a plus d’étiquettes qu’avant? Et plus de gens qui se les reçoivent? Est ce que c’est vraiment possible d’être candide au point d’y croire où est ce que c’est juste se foutre de la gueule du monde?

Aussi si on est rationaliste je comprends pas bien le choix de se positionner pro psychiatrie parce c’est pas compatible avec le rationalisme en raison des fondements profondément religieux de la psychiatrie, son origine et je l’invente pas seule c’est tout de même la chasse aux sorcières, le DSM 0 de l’aveu des psychiatres eux mêmes c’est le Malleus Maleficarum un horrible brûlot misogyne écrit par un religieux frustré du cul et haineux des femmes dont les psys se disent eux mêmes fiers de descendre : https://givingpsychologyaway.wordpress.com/tag/malleus-maleficarum/ avec ça comment le problème du sexisme de la psychiatrie ne se poserait pas? C’est impossible. Et non c’est pas juste dans les années 1960. On en est toujours là. Exemple les thérapies de conversion pour les homos existent encore et connaissent encore un regain aujourd’hui hélas en ce contexte pandémique (et oui le lien est anglophone mais ça existe aussi en France cette dynamique hélas) :https://www.livescience.com/37139-facts-about-gay-conversion-therapy.html, ABA pour les autistes ça a été inventé sur la même base : https://nsadvocate.org/2018/07/11/treating-autism-as-a-problem-the-connection-between-gay-conversion-therapy-and-aba/, la thérapie de conversion gay comme autistique a une origine religieuse non dissimulée qui assume trouver son inspiration dans les exorcismes hein. De votre part la défendre en défendant ABA et la psychiatrie avec est contradictoire avec vos principes ce me semble. Vous mettez tant énergie à lutter contre le fondamentalisme religieux que cet écart de votre part me surprend là vous avez eu une absence. Tandis que l’antipsychiatrie au delà qu’en dehors de quelques grands pontes c’est surtout un truc de gens qui ont subi la psychiatrie et se sont juré de toujours lutter contre elle tant elle les a foutu dans la merde personnes dont je fais à 100% parti, elle est fondée en rationalité sur l’esprit des Lumières et le droit à la critique de l’autorité sans fondement qui me semblent être vos valeurs. Après moi aussi j’ai défendu ABA plus jeune parce que à choisir entre ça et la psychanalyse les deux c’était une torture mais au moins ABA ça t’apprends le passing valide la psychanalyse ça t’apprends que dalle c’est juste une souffrance supplémentaire quand t’es autiste….je comprends donc quand on avait le choix qu’entre l’un ou l’autre mais le mouvement pour la neurodiversité a ouvert de nouveaux possibles alors pourquoi ne pas défendre notre émancipation de tout ces carcans qui trouvent leur fond réel dans la vieille peur que nous autistes ne soyons que des démons? N’êtes vous pas contre les exorcismes contraints? Pourtant la thérapie de conversion gay c’est ça un exorcisme gay et tout le monde l’a compris et est contre fort heureusement en milieu progressiste mais l’ABA c’est un exorcisme autiste mais c’est dans les pratiques recommandées en psychiatrie alors personne n’y trouve à redire à part qui subit. Sincèrement si l’argument de fond c’est l’accès aux aides que ça permet regardez les trans ils ont plus de soutien et de respect depuis leurs luttes pour être dépsychiatrisés,pourquoi ça a marché comme ça pour les LGBT et BDSM/fétichistes, asexuels etc….et ce serait pas pareil pour nous autistes/dyspraxiques, il y a que la diversité des culs qui a le droit d’être dépathologisée pas celle des cerveaux? Nier la pathologie ce n’est pas nier le handicap, regardez les luttes sourdes. La maladie et la santé ce sont des concepts de médecine occidentale à la base ailleurs on fonde plus la médecine sur la notion d’équilibre c’est donc des notions philosophiques, ce qu’elles signifient dépend de ce qu’on en fait. Georges Canguilhem dans le Normal et le Pathologique a beaucoup réfléchi à tout ça de façon très intéressante je vous conseille vraiment si vous connaissez pas. J’ai rien contre les gens qui se disent malades mentaux, en certains contextes j’ai beau avoir une perspective antipsychiatrique je le fais aussi si ça m’est émancipateur sur le coup tout dépend des situations j’ai déjà vu des gens partir de l’idée qu’ils ont l’esprit malade du mal que ce monde leur a fait dans des termes et avec une énergie qui les a émancipés vraiment et a fait pour beaucoup d’autres un effet bénéfique aussi. Par contre quel que soit leur perspective ces gens ont toujours fait trembler les institutions parce qu’on ne peut pas se guérir sans guérir ce monde aussi, le genre a considérer qu’ils ne sont pas mieux portants que nous ceux qui sont bien adaptés à notre société que la pandémie actuelle dévoile comme plus que jamais littéralement profondément malade au niveau global (les pandémies sont toujours politiques). On s’en sortira pas sans secouer tout les jougs.

C’est vrai pour le moment le diagnostic est une condition d’accès aux soins et aux médicaments pour qui souhaite en recevoir mais c’est peut être ça qui devrait changer alors. Contrairement à ce qu’on pourrait croire si on me connait mal avec mes emportements de plumes parfois j’ai rien contre les gens qui veulent ces aides, au contraire quand j’en trouve j’essaye de les soutenir comme je peux et si ça les aident vraiment et qu’ils vont mieux après je suis très heureuse pour eux. J’aimerais par contre que la réciproque soit vraie et la plupart du temps lol…je peux pas du tout compter sur eux pour accepter mon choix inverse de refus radical de soins et médicaments pour mon cas personnel…du coup je me dois de rester sévère et vigilante avec eux pour rester libre. Tant que ce sera comme ça il ne pourra pas en être autrement. Le respect ça se mérite. Je le donne à ceux qui se font aider de cette façon que si ils acceptent mon choix inverse. Point barre.

Surtout qu’il y a un aspect de classe dans tout ça. Lol qu’il y a autant de troubles psy dans toutes les classes socio-économiques…toute la littérature médicale pour le coup contre ce que vous dites à ce sujet. Un exemple : https://www.medicaldaily.com/poverty-may-be-leading-cause-generalized-anxiety-disorder-not-mental-illness-241457. Des études du même genre il y en a un paquet mais curieusement bien moins médiatisées que les études liées à des médicaments de grands laboratoires pharmaceutiques…me dites pas que Big Pharma existe pas quand des fois c’est les publicitaires taffant pour les labos pharmaceutiques qui mènent les campagnes de prévention de la dépression (http://www.zinzinzine.net/2016/09/comment-l-occident-exporte-ses-troubles-mentaux.html, en plus ce lien montre bien qu’il est également faux que la souffrance psychique s’exprime pareil et avec les mêmes clichés partout on en est loin…en vrai même pas besoin de changer de pays je change de quartier dans la même ville et déjà je vois plus la même façon d’être considérée alors permettez moi d’en douter très hautement) quoi s’il vous plait restez un minimum crédibles. Idem pour quand vous dites que ça touche toutes les catégories d’origines ethniques de la même façon vos cases du DSM surtout quand on parle de schizophrénie et que l’aspect raciste de la sureprésentation des noirs parmi les gens qui en sont diagnostiqué est étudiée et reconnue depuis très longtemps : https://forum.atoute.org/node/117941. Problème d’américain des années 1960 pas valable dans la France d’aujourd’hui? Hum peut être mais on disait ça il y a pas si longtemps du coronavirus qui touche plus les noirs des quartiers pauvres mais aujourd’hui on apprend que le coin le plus touché par l’épidémie c’est les quartiers populaires de Saint Denis dans le 93…qui me dit que c’est pas pareil et masqué par le fait que la France ne fait pas de stats ethniques (et heureusement qu’elle en fait pas quand on se rappelle ce que ça a donné la dernière fois que l’État français s’y est testé). Même sans ça la psychiatrie française à sa propre part dans l’histoire raciste et coloniale, demandez à Frantz Fanon si vous voulez l’avis d’un psy sur la question. Et bien sûr c’est pas que des histoires d’hier tout ça a encore un poids très concret aujourd’hui. Et tout ça c’est vraiment que le sommet de l’iceberg plus on creuse et plus ça pue.

Et puis la psychiatrie…une « science jeune »…on se fout de qui là? Rien qu’une recherche Wikipédia suffit de voir que c’est pas vrai : https://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_la_psychiatrie, un des plus vieux diagnostic psy (devenu dépression majeure depuis ce me semble) c’était mélancolie…ça a été inventé par Hippocrate, le père de la médecine occidentale dit on. Difficile de faire plus vieux. Elle a largement eu le temps de faire ses preuves donc si elle ne les a pas faites comme vous le reconnaissez vous mêmes d’ailleurs c’est pas une question d’être une soi disant science trop jeune faudra trouver autre chose pour le justifier d’autant qu’on nous balade avec ce non argument là depuis plusieurs décennies et que ça a continué sur ce laps de temps de patauger sans progresser sur quoi que ce soit de façon visible et indéniable faisant consensus large en la matière. Quelle autre discipline qui se prétend une science vous sort « non mais aucune preuve n’existe de ce qu’on avance mais croyez nous sur parole un jour on en trouvera une faites nous confiance qu’on est des scientifiques sur la seule base de notre bonne foi en attendant et une preuve de notre scientificité si vous attendez assez longtemps peut être un jour on en aura une? »…aucune hein à ma connaissance. C’est pas crédible. Arguer de sa jeunesse suffira clairement pas a expliquer pourquoi la psychiatrie a la douteuse distinction d’être la seule spécialité médicale avec un mouvement politique entier qui lui est hostile. Si tout les usagers trouvaient ça utile ou à tout le moins pas nuisible ça existerait pas plus qu’un mouvement anti-cardiologie ou anti-neurologie, c’est pas les critiques de la médecine physique qui manquent mais personne en a jamais eu un écœurement assez fort pour décider de consacrer sa vie à lutter contre…cette idée des dizaines de milliers de survivants de la psychiatrie l’ont eu et l’ont encore aujourd’hui dans le monde entier. Ce n’est pas du hasard. Beaucoup sont arrivés aux mêmes conclusions indépendamment sur la psychiatrie avant de découvrir l’existence du mouvement, ce fut mon cas et je suis très loin d’en être le seul exemple. C’est pas non plus parce qu’on serait trop cons ou malades pour comprendre qu’on lutterait contre nos propres intérêts ainsi hein. Ce genre d’arguments à la con on les a sortis aux folles (ce mouvement antipsychiatrique comme je le connais a une nette majorité de militantes femmes et assignées femmes ça me parait pas un hasard du tout logique puisqu’on psychopathologise et psychiatrise surtout sous contrainte plus de femmes que d’hommes à cause des clichés sur l’émotion féminine incontrôlable la fameuse hystérie/histrionie…c’est dingue que des gens croient encore à cette ânerie sexiste et exercent toujours eh oh sur ça les ricains visiblement ils ont passé la deuxième sont au XXIème siècle quasi plus personne leur y fait le coup serait temps qu’on remettent les pendules à l’heure, https://www.caminteresse.fr/sante/lhysterie-un-concept-sexiste-11119005/, gars t’as que trois ans de pratique t’es encore jeune, idéaliste et naïf et t’es loin d’avoir tout vu je vois que t’essaye de bien faire mais l’enfer peut être pavé de bonnes intentions…et quand tu laisse des collègues te dire d’une patiente elle est H (parce que soyons honnêtes avec les hommes patients ça arrive quasi jamais) te contente pas de trouver ça méprisant stp jette lui les deux tomes du Deuxième Sexe de Beauvoir à la gueule histoire qu’ils aient au moins un peu idée du poids de la condition féminine une fois dans leur vie (ils les liront jamais d’eux mêmes alors autant profiter de la lourdeur de ces pavés pour être pédagogique) de la part d’une survivante de la psychiatrie si tu veux que ta profession nous pourrissent un peu moins la vie…c’est ce que je ferais dans ce cas si j’étais coincée à ta place), aux putes et aux femmes voilées décidément les mouvements menés en priorité par des femmes marginalisées y ont toujours droit mais on vous assure qu’on est capable de comprendre seules ce qu’on vit et à quoi on consent ou non. Effectivement croire l’inverse est un paternalisme patriarcal dont on se passe volontiers.

Le diagnostic c’est pas toujours négatif certes en raison des aides (très relatives) auxquelles ça donne accès, mais c’est pas toujours positif non plus, sérieux de ceux que je connais qu’on un diag psy ce qu’ils en pensent en général c’est 1/3 que ça leur a fait du bien, 1/3 ça leur a fait une belle jambe, 1/3 ça leur a détruit leur vie, c’est un peu comme le coup du tiers morbide à l’école en fait j’ai l’impression, si ça fait ça bien sûr c’est parce que le diag à lui seul n’est qu’un mot ce qui change la perception c’est tout ce qu’il passe autour. J’ai beaucoup de mal à croire qu’avec le mépris de classe, le sexisme et le racisme bien documentés de la profession psy la psychiatrie soit vécue de la même façon selon où on se situe vis à vis de ce que les militants nomment intersectionnalité et c’est là qu’on ne peut pas faire un discours pro psychiatrie qui soit à mon sens autre chose qu’un discours profondément de droite et réactionnaire dans son propos quand bien même on aurait des intentions tout à l’opposé. C’est l’effet produit qui m’intéresse pas l’intention promise je sonde pas les cœurs et les reins. C’est très méprisant du vécu des gens en bas de la chaine alimentaire de la société que de se décider de défendre le discours de la psychiatrie et pas leur parole. Et non comme on l’a vu plus haut être dans une optique scientifique ne le justifie pas. C’est le problème de fond que j’ai avec cette approche. Encore une fois on entend l’avis d’un bourge (avec le salaire des psychiatres me sort pas qu’ils sont autre chose) http://www.journaldunet.com/business/salaire/psychiatre/salaire-00920, je cite ce lien : Un psychiatre gagne entre 1 897 € bruts et 14 379 € bruts par mois en France, soit un salaire moyen de 8 139 € bruts par mois, avant paiement des charges et impôts qui représentent environ 60% des revenus des professions libérales. (putain tout ça pour m’oppresser alors qu’en thérapie les psys branlent rien, et t’engueulent comme des patrons si tu fais pas ton travail thérapeutique comme ils appellent ça genre ils te donnent des devoirs et de leçons ils se prennent pour qui? C’est eux qui devraient nous payer oui! C’est nous qu’on bosse sur nous mêmes ce me semble! Rendez moi tout ce fric bande de voleurs c’est mon blé, celui que vous, vos familles avez volé à mes ancêtres colonisés que je sorte enfin de la putain de pauvreté et crois moi j’aurais plus d’anxiété je le sais car depuis que je bosse chaque euro de plus dans mes poches l’a un peu plus apaisée).

Soit un salaire à partir du quel si on me prétend ne pas être de droite et ne pas être un bourgeois (bourgeois de droite étant un pléonasme qu’importe pour qui on vote) j’ai pas besoin d’excuse pour en rigoler quoi. C’est tout ce que ça mérite. Un homme bourge blanc avec ça qui vient m’expliquer que si les femmes des minorités (juive dans mon cas et aussi corse et bretonne parce que c’était pas assez pour le côté xénophobie) sous le seuil de pauvreté si en ce moment elles sont anxieuses c’est une maladie mentale et elles ont qu’a prendre des anxiolytiques pour se calmer putain la blague. Jamais j’ai été aussi en colère que sous leurs saloperies de médoc j’avais encore jamais été aussi déchainée. Pas de l’effet chimique produit mais de l’énervement prodigieux causé par les mauvais traitements infligés et le foutage de gueule politique en combo avec qui m’a pour le coup littéralement rendue folle et oui violente. Parce que si tu sors de ça avec autre chose que des envies de meurtres tu es un être surhumain c’est toi le prochain Bouddha surement. C’est pas tes anxios de merde qui vont m’apaiser la seule chose qui la fait c’est quand mon compte en banque à fini par se remplir par un taf que j’ai fait…un taf à peine légal parce que dans tout ceux consensuellement autorisés quand les gens comprenaient que je suis autiste (ou vaguement « folle ») toutes les portes se fermaient sans le diag les gens soupçonnent et t’as rien sous des motifs flous de on vous rappellera avec ils te disent non on veut pas d’handicapés ici et comme t’es trop sans thune pour leur faire un procès ils ont la conscience tranquille…j’ai des compétences je l’ai prouvé plus d’une fois c’est du pur préjugé mais grâce à ça je suis toujours sous le seuil de pauvreté…pas merci la psychiatrie et sa stigmatisation de merde. J’ai parlé à des vieux des régions d’où je venais qu’ont eu le temps de voir là bas comment c’était pour les gens qu’on dit neuroatypique aujourd’hui, avant et après que la psychiatrie y est imposée sa monoculture de la maladie mentale…les vieux neuroatypiques/concernés étaient tous unanimes c’était bien mieux avant qu’elle ne vienne s’y imposer avec ces diktats colonisateurs des esprits et des mentalités. Évidemment ça on peut pas le prouver avec des graphiques et tout ça mais j’ai aucune raison de ne pas les croire. Et des gens qu’on des histoires comme la mienne ou pire avec la psychiatrie oui celle française de 2020 ou pas tellement plus vieux que ça pas celle de l’imaginaire de film d’horreur qui reste très en de ça de ce que la psychiatrie réelle peut faire de pire ni celle de la vieille psychiatrie des années 1960 qu’elle était très très méchante comme dans vol au dessus d’un nid de coucou mais qu’aujourd’hui elle est vachement plus cool et moderne et ne ferait plus jamais ça parce que la psychiatrie prétendue à l’ancienne n’a pas du tout disparu et les horreurs pire que dans cette référence du cinéma y sont toujours quotidiennes. Ce n’est pas seulement le mouvement des survivants de la psychiatrie qui d’ailleurs n’a rien d’américain des années 1960 mais est depuis longtemps devenu doté d’une internationale et existe encore en 2020 je le sais il y a des potes qui en font partie de la dite internationale antipsychiatrique elle a clairement rien de morte mais il existe des luttes antipsychiatriques partout où des gens résistent à la psychiatrie partout où elle existe depuis que la psychiatrie est née et cette résistance antipsychiatrique ne vous en déplaise je viens la représenter pour montrer qu’elle est toujours là aujourd’hui. Plus vivante que jamais. C’est aussi les officiels puisque vous ne croyez qu’eux qui en dressent un bilan édifiant, voilà c’est quoi la psychiatrie du troisième millénaire, à l’écoute et humaine soi disant, ayez le courage de lire ce rapport en entier : https://www.bfmtv.com/politique/psychiatrie-un-rapport-parlementaire-denonce-une-prise-en-charge-des-patients-catastrophique_AN-201909180013.htmlet après seulement revenez prononcez devant moi ce genre de phrases du style « la psychiatrie ne peut faire que du bien et est tout à fait scientifique et les antipsychiatrie sont contre la science » monsieur le psy. C’est BFMTV le lien putain difficile de faire plus consensuel de merde et pourtant même eux ils le reconnaissent qu’il y a plus que des problèmes avec les maltraitances psychiatriques dans la France d’aujourd’hui, le nier c’est gros quand même . Alors non désolé quand on défend ça en public devant moi en se prétendant dans l’humanisme je peux pas et ne veux pas obéir à des injonctions paternalistes à me calmer et rester polie surement pas bordel!

En effet en plus c’est les patients les plus conciliants à tout ce cirque que ça dessert le plus alors c’est encore pire. Je me souviens de l’époque où j’étais la gentille dépressive qui essaye de se soigner comme les psys aiment bien (enfin euh…enfin ça a pas duré bien longtemps j’ai vite appris mais cette période de ma vie a existé)…que j’ai envie de baffer celle qui a cru que j’allais trouver de l’aide en psychiatrie rétrospectivement quatre ans et trois mois de recul après. Mon conseil à celle ci ce serait de fuir le plus loin possible de ça et d’immédiatement commencer le taf pas trop légal mais diablement génial que je fais maintenant qui s’est avéré bien plus réparateur. Les trucs les plus utiles que l’HP internée de force m’a appris c’est devenir anarchiste, devenir anticarcérale (il y a rien qui convainc d’être contre la taule aussi vite que d’y être et je dis ça après avoir tapé la discute à des ex taulards de mon xp d’HP je leur ait dit je peux pas parler de la taule j’y suis pas allée m’ont répondu que si que ce que je le racontais c’était pire que les histoires de taule de la plupart des gens taulards à moins de tomber sur de très mauvaises taules, d’avoir fait des trucs très grave ou d’avoir des diags psys plus stigmatisés que les miens donc se trouver en conditions de taule psys ou d’HP pires que ça…donc voilà il y a rien qui convainc plus d’être contre la taule que de s’y retrouver…mais ça a pas suffi à me faire taire. Ni les keufs physiques ni les keufs de la pensée des blouses blanches psychiatriques y arriveront sans me tuer je pense…bonne chance sont déjà trois si je compte les tentatives directes de meurtre que j’ai subies (et trois tentatives de suicide au compteur donc 6 si je compte les fois où mon assassin à failli être moi) à avoir essayé sans succès je sais me défendre désormais et j’ai plus l’intention de me laisser crever, si d’autres essayent de me canner faut qu’ils soient prêt parce que je me défendrais jusqu’au bout, je sais me battre au besoin..et ce serait pas dans votre intérêt en plus…pour convaincre les gens que les psys c’est trop de la bombe baby avec encore des violences policières ou psychiatriques de plus qui tueraient une neuroatypique de plus comme ça arrive des centaines de fois par an (dans la France des années 2010-2020 : https://blogs.mediapart.fr/lamuledupape/blog/021020/les-multiples-cas-de-la-violence-policiere-sur-les-profils-psychiatriques) ce serait pas exactement l’argument idéal…ceci dit moi et ma gueule de cachet d’aspirine on est relativement tranquilles sur ce point…on sait tous sur lesquels ça tombe toujours en vrai, Black Disabled Lives Matter) et ah oui dans les points les plus positifs du bilan la psychiatrie m’a appris à faire marrer les gens en imitant super bien la petite voix qui dit « ne quittez pas nous allons prendre votre appel ». C’était le « bon » coté ça, le meilleur du moins. Évidemment qu’on est jamais aussi en colère que je le suis envers un système sans y avoir cru et s’en être sentie trahie c’est pour ça je pense que j’en veux pas autant au racisme, au sexisme et au capitalisme colonial qu’à la psychiatrie on m’avait alerté des pièges par avance j’étais rodée. Par contre la psychiatrie tout le monde croit que c’est de gauche mais lol.

On s’en fout de ton consentement, on sait que ça va te faire du bien, t’en as besoin, aller on sait que t’aimes ça, tu te sentiras mieux après, allez avale, suce moi ça, avale encore et surtout recrache pas (livré avec un sale chienne en bonus si monsieur est d’humeur respectueuse). Toute ressemblance avec des phrases de violeur n’est pas du tout fortuite. Il y a un problème de base avec les fondements même de la psychiatrie quand c’est aussi des phrases banales de psychiatre. Oui je sais ça parle pas des mêmes trucs. Mais quand même un peu quelque part. En tout cas ça explique aisément pourquoi ce viol de consentement psychiatrique retraumatise considérablement une femme dont le syndrome post traumatique est issu d’un viol et vu le nombre de nanas qui voient un psy car violées déjà ça c’est pas excusable mais en plus comme d’hab en France l’hypocrisie règne mais aux US on a ça : https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/7995504/ , 36% de patients abusés sexuellement par leur psychiatre. En France ça doit être à peu près la même. Plus du tiers des collègues qu’on abusé sexuellement de patientes. Je suis désolée aucune profession bat de tels records en la matière. Il y a vraiment un problème de culture du viol des patientes en psychiatrie qui est énorme. Fier d’être psychiatre mais comment on peut l’être quand on se veut aider les gens et qu’on a un collègue sur trois qu’on croise tout les jours au boulot qui est ce genre de connards de violeurs mais qu’on en dit rien et qu’on nie les violences au sein de sa profession. Comment une femme qui se retrouve en psychiatrie peut s’y sentir en sécurité en sachant ça? Et est ce que c’est pas un mensonge professionnel éhonté que de lui jurer qu’elle s’y trouve en sécurité en de telles conditions? Comme si qui que ce soit allait la croire. Lui c’est le docteur et elle ce n’est qu’une sale petite catin cinglée qui veut faire son intéressante en crise d’hystérie. C’est ce que les gens penseront. Qu’elle ment ou qu’elle délire. Après tout elle était pas à l’HP pour rien et le docteur c’est la figure moderne et modèle du bon père de famille personne ne l’accusera jamais de quoi que ce soit dans notre société patriarcale.

Non le but théorique de la psychiatrie n’est pas de faire disparaitre les malades mais leur maladie supposée mais si elle ne peut pas supprimer la maladie sans supprimer le malade la vérité est qu’elle ne s’en prive pas toujours. Des centaines de fois par an. Ouais c’est la police…sur la base de ce que les keufs de la pensée en blouses blanches leur ont mis dans la tête comme clichés psychophobes sur les fous soi disant dangereux. Non c’est pas la pratique normale de la psychiatrie mais oui ça existe et ce n’est pas si rare qu’on le dit. C’est l’extrême de toute une série de violences psychiatriques dont font partie le viol qui est pas normal non plus en psychiatrie mais très commun ainsi que des agressions sexuelles d’ampleur moindre quand ça se passe mal comme on a vu plus haut. 36% de risque de finir violé qui ayant encore deux sous d’instinct de survie y va sans trembler et de son plein gré? Sans compter que vous êtes des hommes. Pour les femmes le risque est sans doute encore plus fort vu que ce pourcentage a été obtenu sur un échantillon de patients mixte dans l’étude précitée.

Aider à ne pas mourir au prix de la taule c’est un enfer pavé de bonnes intentions ça n’aide en rien ça empire même l’état des gens à qui ont le fait subir le plus souvent j’en témoignage pour l’avoir vécu dans ma chair et dans mon sang mais si vous croyez qu’aux études elles confirment que ça fait du mal pas du bien : https://psychcentral.com/blog/uncivil-commitment-mental-illness-may-deprive-you-of-civil-rights/ mais c’est la norme psychiatrique. Norme maltraitante donc. Et sans équivalent dans le handicap physique personne ne force un cancéreux à se soigner. Ce n’a donc rien à voir avec nos santés si on est enfermés par les psys de force quand on refuse leurs « soins » mais tout avec leur peur de nous, c’est intrinséquement psychophobe en soi les internements forcés sans exception possible et ce dans 100% des cas. Rien que ça déjà ça justifie d’être antipsychiatrie en soi. Si déjà si il y avait pas de possibilité de soins forcés je pense que beaucoup de gens seraient plus prêts à les tenter vos « soins ». Rien que de devoir les forcer si souvent vous devriez vous posez des questions. Qui évite à ce point un truc qui lui fait du bien? Personne voilà qui. Les bizness faits sur des trucs que les gens kiffent vraiment qui leur font vraiment du bien et du plaisir même temporairement il y a pas besoin de courir après les clients t’en as trop. Demande aux gens qui taffent à Mac Do. C’est pas une question d’être trop malade pour se rende compte de notre meilleur intérêt c’est une question d’être encore assez vivant pour avoir toujours envie d’optimiser ses chances de le rester la seconde d’après. Sérieux forcer les gens contre leur consentement mais c’est quoi cette logique de violeur en série? Il y a pas de planète dans l’univers où ça devrait être considéré normal ou justifié de qui que ce soit mais c’est quoi ce monde bon sang? En plus toi peut être que tu enfermes jamais par plaisir mais parce que t’es suffisamment lavé du cerveau par tes études pour croire sincèrement que tu vas nous aider comme ça mais des collègues qui enferment par punition surtout et même par pur sadisme pour certains parfois t’inquiètes t’en as et plus d’un hélas sur ça j’ai pas possibilité d’avoir de doute. Qu’est ce que c’est putain de condescendant envers nous de croire qu’on fuit la psychiatrie à cause de la télé qui en filerait soi disant une image négative (alors que les psys sont prêtres modernes qu’on invite sur tout les grands journaux de tout les sujets du terrorisme aux régimes en passant pour les divorces pour prêcher la bonne morale bourgeoise et que c’est rempli de pubs pour des médocs psys à tout va et de séries policières où les keufs et les psys qui arrêtent les méchants neuroatypiques violents et dangereux parce que vaguement « fous » sans plus de précisions sont présentés en héros presque à chaque fois la blague quoi). Non vous inquiétez pas les psys se démerdent très bien tout seuls pour nous donner une image désastreuse de ce qu’ils sont on a pas besoin de la télépoubelle ni d’Hollywood et ses frissons psychophobes pour ça. D’ailleurs conseil au lieu d’écumer les mairies si tu veux vraiment changer notre image psychophobe dans la tête des gens va engueuler Hollywood et les grands JT de France c’est de là que vient l’image psychophobes de nous que la plupart des gens ont si eux ils en changent très vite tout le monde en changera avec eux.

Oublies pas qu’on est en position de voir tout ça comme patients c’est rarement le cas des soignants. Si tu prétends nous faire confiance écoute nous vraiment pour une fois qu’on te parle sincèrement à 100% protégés par l’anonymat du net et la garantie de pas finir de nouveau enfermée du fait de te dire tout ça à distance. Et même comme ça j’ai peur témoigner est super dur crois bien que je te fais pas toutes ces critiques par plaisir mais parce que t’as l’air de faire partie des rares psychiatres au ciboulot pas encore complètement passé sur pilote automatique de routine et qui des fois écoute ce qu’on lui raconte en étant à peu près apte à entendre une critique (sauf si elle implique de détruire ton taf mais bon ça c’est du corporatisme habituel ça se voit dans tout les métiers mais en psychiatrie ça y est aussi peu justifié qu’ailleurs). Oui ta profession est violente et psychophobe en elle même, elle enferme des centaines de milliers de gens par an avec des prétextes psyvalidistes fallacieux pour le pseudo justifier que peut on faire de pire? Dans zéro circonstance que tu décides à notre place de ce qu’on fait n’est justifié. Point final. On m’a dit quand j’étais en psychiatrie « tu pense que c’est une mauvaise idée de t’enfermer mais vu à quel point ta dépression est grave plus tard tu verras les choses autrement dans cinq ans et tu nous remerciera de ce qu’on a fait pour toi. » On est quatre ans et trois mois après. Même pas je vous autorise à rêver de ça. Bien sûr qu’on s’évade de la psychiatrie comme d’une prison puisque c’est très exactement tout ce que la psychiatrie est. Une taule pour tarés. Cela fait quatre ans et chaque jour depuis m’a rendue un peu plus remontée qu’avant contre la psychiatrie et ses pratiques de camp de concentration (et je le dis comme juive je mesure mon propos c’est loin d’être que pour le point Godwin c’est surtout du aux nombreux parallèles bien réels hélas entre l’univers des camps de concentration et celui de la psychiatrie(rien qu’un exemple les stérilisations forcées de malades mentales encore courantes en psychiatrie en France aujourd’hui ce fut inventé par les nazis lors de leur génocide de malades mentaux…perpétrés en parti par des psychiatres à l’époque par ailleurs https://www.cambridge.org/core/journals/advances-in-psychiatric-treatment/article/psychiatry-and-the-dark-side-eugenics-nazi-and-soviet-psychiatry/5A5950F52D74D0B5FC5418642C5211D1/core-reader, l’attitude de la psychiatrie face aux aspects glauques de son histoire révélés par les historiens et aux problèmes philosophiques qu’elle soulève critiqués de nombreux philosophes est très bizarre…déni total du passé malgré les preuves historiques nombreuses qu’il fut loin d’être toujours glorieux tandis que les autres spécialités médicales assument les conneries du passé et acceptent que les philosophes y réfléchissent et les remettent en cause…il y a qu’envers la psychiatrie que les critiques sont interdites? Je croyais que votre créneau c’était le droit de poser des questions?…d’ailleurs c’est pas un hasard si les camps de concentration où on enferme des ouighours en ce moment en Chine c’est des psychiatres qui les tiennent avec des stérilisations forcées là aussi on reprend les mêmes et on recommence : https://abcnews.go.com/Politics/china-conducting-mass-sterilization-muslim-minorities-amount-genocide/story?id=71519132, ça me rappelle des paroles d’un autre rappeur (Kery James) pour le coup (oui je tiens en phase d’écoute de rap en ce moment) « Cracheurs de venin au cœur sclérosé
Racistes décomplexés qui conceptualisent la haine

Mais même les Nazis, avaient leurs propres intellectuels
Tirons des leçons du passé, y’a même pas 100 ans l’impensable est devenu vérité
Leurs paroles mettent des mots sur ce que leur cœur souhaite en secret
Ils n’se sentiront apaisés que lorsque les musulmans seront traqués
Lorsque les musulmans seront brusqués, persécutés pour leurs choix
Lorsque les musulmans seront parqués, exécutés pour leur foi
Ils veulent nous plonger, dans une guerre totale sans lendemain
En cela les terroristes et eux, poursuivent le même dessein
À bout d’souffle, la France est en apnée
Maintenant on s’rend compte à quel point précieuse est la paix »…voilà il a écrit ça en 2016 quand les milieux gauchistes avaient rien de mieux à foutre que de renier l’existence qui saute aux yeux autant que celle de l’antisémitisme en 1945 pourtant de l’islamophobie d’aujourd’hui et le drame c’est reproduit on ne vaut définitivement pas mieux que nos grands parents et pas d’excuse de la Chine c’est loin l’islamophobie c’est d’occident qu’elle s’y est importée la société française actuelle dans ça à donc sa part de responsabilité) et c’est pas sans lien avec le corona en plus : https://blogs.mediapart.fr/silk-road/blog/170220/la-propagation-du-coronavirus-au-xinjiang-est-un-secret-detat (apparemment ce que j’en est compris c’est que la propagation du virus a commencé près de la région des camps de concentration et le silence initial des autorités chinoises sur cette affaire visait en partie à en masquer l’existence comme quoi tout est lié au bout du compte), corona dont les malades psys enfermés en hôpital psychiatrique dans des lieux rarement salubres font parti des premières victimes ici et maintenant par ailleurs :https://www.francebleu.fr/infos/sante-sciences/a-l-hopital-psychiatrique-de-montfavet-inquietude-pour-les-patients-face-au-confinement-1584545001, et en plus ça va avec une augmentation gratuite de la coercition des patients : https://www.lemonde.fr/societe/article/2020/06/19/covid-19-des-pratiques-d-enfermement-illegales-dans-un-hopital-psychiatrique_6043411_3224.html donc vraiment les emmerdes que cause la psychiatrie participent de la plupart des gros problèmes de ce monde c’est urgent se débarrasser de la coercition psychiatrique et si dans cette crise votre priorité c’est d’encourager qu’on enferme les survivants de la psychiatrie et leur ferme leur gueule elles sont vraiment à l’envers vos priorités). C’est de la torture. C’est tout ce qu’il y a à en dire de la pratique psychiatrique banale. Il y avait des bourreaux fiers de l’être hein, comme vous c’était des types ordinaires sans rien de particulièrement méchant qui se racontaient des histoires s’imaginant bien faire et tentant de s’en convaincre en réduisant au silence toute voix discordante on appelle ça la banalité du mal mais j’ai foi en ce qu’un jour prochain la coercition psychiatrique en France sera un passé vu comme aussi barbare que la peine de mort et je compte bien faire de ce rêve une réalité aussi vite que je le pourrais.

Tout ça c’est un problème de psychophobie psychiatrique pas un souci de formation vu que la formation l’autorise ou ferme les yeux là dessus ce qui revient au même en terme de conséquences au bout du compte. Et les gens neuroatypiques en non mixité antivalidiste jamais ils proposent ensemble de se faire enfermer hein. Même leurs familles neurotypiques sont rarement chaudes pour. Il y a que les psychiatres qui kiffent. Qu’ils se demandent pourquoi au moins. Connard. C’est le mot que je cherchais. Pour qualifier des gens qui justifient ça j’en vois pas d’autre. Et je reste gentille encore là. Il y a pas de formation pour ne pas être un connard c’est pas une question d’études c’est une question de respect de base des droits humains absent chez beaucoup de psychiatres.

La soi disant violence des fous 99% du temps c’est de la contre violence antivalidiste les keufs de la pensée n’ont pas à avoir le monopole de la violence légitime. Je suis anti autoritaire et la psychiatrie est autoritariste elle ne peut être que mon ennemie politique. La psychiatrie et l’anarchisme c’est pas compatible. Lisez ça si vous voulez vous en convaincre : http://www.socialisme-libertaire.fr/2017/06/l-antipsychiatrie-une-lutte-que-l-on-a-presque-oubliee.html. Le cliché du fou dangereux et violent certes c’est psychophobe et particulièrement pernicieux. Cependant c’est pas parce qu’on se défend violemment qu’on l’incarne et y participe faut arrêtez avec ça. Le contre cliché du fou (surtout si autiste pour le coup) complètement innocent idéal pour refuser de l’aide aux plus marginalisés et énervés légitimement d’entre nous n’est pas meilleur, il contraint bien trop des nôtre à se prendre des baffes en tendant la joue, on a tellement cette culture là de la soumission qui nous est imposée par la psychiatrie qu’à force ça se répercute sur nos vies entières et on reste au bas de l’échelle sociale gentils certes mais considérés du coup comme des serpillières par tout les neurotypiques alors est ce que ça en vaut la peine? Non. Je résiste donc.

Oh oui je sais ce que vous pensez…aussi énervée tout le temps c’est l’anxiété. En effet si c’est comme ça que vous l’appelez mais elle est pas venue de nul part. Et me foutre en taule ou sous médocs contre mon gré n’y changera que dalle. Pour calmer mes crises de colères je trouve ces conseils là bien plus utiles si vous voulez vraiment améliorer vos pratiques je vous les recommandent hautement :

https://coupsdegueuledelau.wordpress.com/2017/11/26/self-care-pour-crise-de-colere/

Dans ces conseils il y a zéro obligation de contraindre les gens. D’ailleurs si j’ai envie de m’énerver je les suis pas. Des fois s’énerver même comme une folle ça vaut la peine pour l’émancipation au bout du compte. Par contre ça se retourne aisément contre soi de façon psychophobe d’être folle, dangereuse, violente et en colère surtout. En fait si la psychiatrie arrêtait d’être coercitive ma colère contre elle s’apaiserait beaucoup et j’aurais plus de raison d’être anxieuse. Vous savez ce qu’il vous reste à faire donc.

Après je sais bien au-delà de ça le vrai fond de l’attitude carcérale des psychiatres…ils suivent la loi et balisent sans ça de finir un procès au cul. On a jamais rien changé de positif dans ce monde en restant dans la légalité. Le réformisme j’y crois pas du tout. Bien sûr je représente pas tout les psychiatrisés de France juste ceux qui se reconnaissent dans ce que je dis…sont quand même des dizaines de milliers à en juger par mon audience sur ce blog, ses commentaires dans lesquels beaucoup disent avoir partagé mon vécu et mon ressenti là dessus et que tout les jours je reçois des requêtes de plus parler d’antipsychiatrie car les gens trouvent que je le fais pas encore assez. Cela commence à faire beaucoup d’exceptions non? Je sais pas si cette tendance est majoritaire mais elle est assez importante dans la France de 2020 chez les psychiatrisés et ex pscyhiatrisés pour qu’on cesse de nous renier droit de réponse. On existe. On est légitimes. On mérite d’être mis en avant dans nos perspectives et écoutés. C’est tout.

Idem, non mais l’isolement et la contention le problème c’est pas que ce soit abusif quand c’est pas dans les règles de l’art gars c’est que c’est abusif en soi. L’accord avec les proches ça vaut rien c’est mon accord ou celui de personne surtout dans les cas suicidaires où se saquer les dits proches violents est très souvent un des motifs de plus en pouvoir hein. Cela fait presque 5 ans.
J’ai rien oublié. J’ai rien pardonné. Tu te rends pas compte de l’horreur que c’est. Tu aimerais pas l’inverse. En plus tu sais rarement quand et si tu sortiras de là toi de l’autre côté. Cela aide pas à déstresser. Ni d’être trahi par ses proches et les gens auprès desquels tu vas chercher de l’aide pour être foutu dans une cage (pour moi au sens métaphorique derrière les murs mais j’ai connu des gens ils l’ont littéralement été). Tout ça c’est indéfendable.

Pour fuir votre psychophobie de psys et celle de ma famille qu’ils vous doivent à force d’écouter vos conneries j’ai passé deux jours à la rue…vous avez crée de ces conflits avec ma famille en leur apprenant à détester mon autisme c’est chaud vous imaginez même pas. Sincèrement passée par la psychiatrie et par la rue bien que dans l’un et l’autre assez en coup de vent…bah si je devais retourner dans l’un ou l’autre de long terme ce que j’espère pas mais c’est tellement dur de supporter les maltraitances validistes de ma famille que vous appelez les bonnes pratiques avec les autistes contre l’avis des gens qui les subissent que des fois je songe à sortir de là…jamais je pense à retourner en psychiatrie. Dans la rue parfois si…parce que c’était largement moins pire. J’ai pas mal de potes qui sont ou ont été SDF neuroatypiques contre la fausse charité sont tous unanimes plutôt crever à la rue que de retourner à l’HP.

Tant que la coercition psychiatrique existera la question principale qu’on aura face à un psychiatre comme patient sera pas « est ce que ça peut vraiment m’aider à aller mieux cette thérapie? » mais bien plutôt « est ce que je vais ressortir de là et si oui quand? ». Vu que pour les allergiques à la coercition comme l’est presque tout le monde personne s’y force de son plein gré que s’y retrouver fait du mal est une évidence. Les psys (chologues, chanalystes etc…) appelant très vite les enfermeurs psychiatriques face à des femmes neuroatypiques en colère qui s’en cachent pas on ne peut pas non plus se fier à eux en thérapie « libre » quand on me ressemble parce que cette « liberté » y est un mirage qui disparait dès que t’es sincère sur ce que tu ressens. C’est mon expérience. Et quel intérêt d’y aller jouer une comédie? C’est vrai la psychophobie existe sous plusieurs formes et les psychiatres ont leur propre psychophobie, comme les psychanalystes et psychologues ont les leur. Et puis « se soigner » avec obligation de soin en « libre » avec la menace pesante de retourner à l’HP si tu refuses comme c’est ce qui m’est arrivé ça a rien d’une « liberté ». C’est mieux qu’être coincé entre quatre murs mais j’ai pas du tout aimé cette remise en liberté conditionnelle. Alors oui certes j’étais dans un hôpital très connu pour ses mauvais traitements envers les malades mentaux qui a pas des chansons et une expression de langue française contre lui pour rien, une vraie référence de l’hôpital psychiatrique de l’horreur réelle. Et je suis pas la plus mal tombée dedans mais il existe et dans mon quartier pauvre c’était le seul où que j’avais le droit d’aller. Mais dans ce que tu dis c’est les mêmes justifications ineptes de violences psychiatriques que les leurs. Je veux faire de mal à personne si je peux mais je peux pas laisser passer ça je dois m’en protéger par tout les moyens nécessaires. Parce que ça tue. Par delà les violences directes combien de suicides sont des conséquences de la psychophobie psychiatrique? Meurtres de masses indirects. On les a suicidés. Probablement des millions sur cette Terre y ont eu droit.

Pourtant instaurer des trucs aussi simples que d’arrêter avec la dictature du bonheur et autoriser socialement les gens à répondre non à la question ça va en aurait sauvé beaucoup. Les mesures médicales les plus violentes et impressionnantes sont pas les plus efficaces, faut arrêter avec ce militarisme médical c’est comme avec Macron et le corona ça pousse à adopter des trucs inefficaces pour rester dans l’autoritarisme patriarcal de prendre la médecine comme une guerre entre le médecin et la maladie et le patient pour un terrain passif où elle se déroulerait. Vraiment la médecine dans son ensemble doit sortir de ça mais la psychiatrie plus encore.

C’est vrai la psychiatrie a ses psychophobies spécifiques on en a pas mal parlé mais sincèrement les psychiatres sont aussi tout à fait aptes à la psychophobie ordinaire énormément d’exemples en existent. Si désolée mais des collègues même censés être spécialisés en schizophrénie qui la confondent avec un TDI de Hollywood t’en as plus d’un. C’est inévitable tu peux pas en avoir que des bons dans leur métier. Ce serait bien une première ça existe dans aucun métier ça. Pour les schizos je connais pas trop mais le record de France de la connerie du psy incompétent sur l’autisme auquel j’ai eu l’occasion d’assister c’était quand un mec noir qui avait tout le profil autistique en façon encore plus comme dans le manuel que moi alors que je suis diagnostiquée a sorti à ce gars « non mais tu peux pas être autiste, il y a pas de noir autiste »…comme si c’était incompatible je vous jure n’importe quoi le racisme cosmique de ce type là. Hélas les psys dans son genre il y en a plein et c’est lourd de conséquences :https://blogs.mediapart.fr/jean-vincot/blog/280120/autiste-tout-en-etant-noire-comment-lautisme-amplifie-les-stereotypes/. C’est surtout vrai quand on parle pas de leur domaine de spécialité mais ça arrive aussi avec le type de patients qu’ils voient tout les jours. C’est même pas vraiment rare.

Attends tu peux pas défendre l’aide que la psychiatrie peut donner aux gens sans renier le mal qu’elle peut leur faire. Déjà tout ce qui a un effet peut blesser ou guérir, c’est la dose qui fait le remède ou le poison dit on alors tu peux pas à la fois prétendre que la psychiatrie fait quelque chose de thérapeutique et qu’elle ne peut être qu’inoffensive car c’est contradictoire c’est soit l’un soit l’autre. Si tu la défends j’imagine que tu ne la pense pas inefficace alors je ne peux qu’en conclure que par corporatisme tu choisis de passer la poussière sous le tapis. Et ça se voit. Compte sur les survivants de la psychiatrie pour le dévoiler. Parce que la psychophobie des psychiatres c’est la plus dangereuse, pernicieuse, massive et violente de toutes les formes de psychophobie existantes pour nous alors pour rester vivants on ne peut pas la laisser passer.

Donc non bien sur qu’enfermer les gens au prétexte pourri qu’ils pourraient « représenter un danger pour eux mêmes ou les autres »(allez y enfermez toute l’humanité avec le confinement on a déjà commencé, je suis pour le confinement sanitaire mais je doute qu’on en sorte sans confinement sécuritaire après…après tout parait que les humains sont tous plus ou moins chtarbés et on a tous la capacité virtuelle d’un jour tuer ou se tuer vu que nos corps sont des armes à même de le faire donc allez tout le monde en cage tant que vous y êtes avec des prétextes aussi nuls) je suis pas du tout pour, déjà si t’es vraiment dangereux tu sais passer les mailles du filet donc t’es déjà dehors, ensuite dangereux pour qui? Généralement pour la bourgeoise moi j’ai hâte qu’il y ait le max de gens dangereux pour la bourgeoise hors des taules et des HP on en a besoin pour tuer le capitalisme avant qu’il ne nous tue, enfin désolée mais que les suicides et homicides sont plus nombreux enfermés en HP ou en taule que dehors et leurs récidives augmentent si on s’y retrouve cloitré c’est amplement un fait démontré, ici par exemple ils en parlent longuement : https://www.nlg.org/disability-justice-and-abolition/. Pour l’instant c’est du côté de l’antipsychiatrie que je trouve des sources scientifiques (ne serait ce qu’au moins en sociologie) et du côté de la psychiatrie que je trouve un tas de clichés éculés le genre « mais la psychiatrie progresse elle dessert pour le moment mais elle servira mieux les patients un jour »…des conneries que ses défenseurs nous balançaient déjà dans les années 1960. Le discours psychiatrique a presque pas changé d’un iota depuis en dehors de ce qu’il s’est bien plus fixé sur les médicaments. Où sont le progrès, la science et l’humanisme là dedans? aux abonnés absents j’en ai bien peur ou si ça suffit j’ai plus d’exigence envers l’idéal de la science que vous semble t’il. Bien entendu enfermer quelqu’un juste parce qu’il délire et/ou hallucine sans aucune idée suicidaire ou homicidaire représentant de danger pour personne donc en quoi est ce que ça pourrait même s’imaginer dans la tête de qui que ce soit que ça se justifie? Sérieux quand vous dites des trucs comme ça comment vous voulez qu’on pense pas que les seuls cinglés réels à l’HP c’est les types en blouses blanches? Vous avez à ce point peur que le consensus social sur ce qui existe ou pas qu’on nomme réalité soit un mensonge pour écarter qui n’y colle pas? C’est quoi ce fascisme? Après on me demande pourquoi je suis en guerre contre la réalité. Cherche encore. Non mais sérieux les psys posent souvent comme évidence absolue à leurs yeux qu’il faut enfermer qui s’écarte trop de la réalité comme eux la perçoivent mais pourquoi? La liberté de pensée différemment de vous vous terrifie à ce point? Pourquoi? C’est pas ironique, c’est une vraie question, je capte vraiment pas.

Malgré toute ma colère et mon peu de courtoisie croit pas monsieur le psy (là je te parle à toi personnellement en revanche) que j’ai entièrement perdu espoir en tout. Il me parait assez relatif de ce que j’en ai vu mais réellement exister ton souci de tes patients et de leurs possibilités et dans ton métier c’est plus rare que tu crois. Alors j’essaye. Ce texte je l’écris plus pour les gens qui ont eu mal en voyant ça et ont besoin d’un contre discours qui résonne avec leur expérience que pour toi et les gens qui se retrouvent dans le discours porté par l’émission mais c’est aussi un peu pour toi pour te secouer l’égo jusqu’à ce que peut être une ou deux idée émancipatrices que j’essaye de semer en toi en te parlant comme ça germe en toi et que tu fasse mieux à ton échelle pour arranger quelques trucs, j’ai compris que t’es un réformiste au mieux mais si tu nous fais une réformette ou deux ce sera toujours ça. Pour ça que j’ai pas totalement renoncé de communiquer avec toi. Mais il y a du boulot.

Au delà de tout ça il y a bien des failles plus communes et moins graves dans ton métier qui t’échappent. Un exemple :

Avant de faire la psychiatrie on vérifie toujours que t’as pas de maladie somatique ou de drogues dis tu …LOL. Cela c’est vrai dans les « pratiques recommandées » et la théorie mais en vrai les diag posés à l’arrache en 5 minutes par des psys débordés ce n’est pas rare. Et puis ça aiderait si vous ne mentiez pas purement et simplement aussi. Bien sûr que ça existe toujours les gens isolés en camisole avec des trucs dans la bouche. Il y a moins de quatre ans une amie bipolaire y a eu droit et c’est clairement toujours une pratique psychiatrique courante. Sort de ton bureau de temps en temps tu risque d’avoir des surprises. Vous inquiétez pas dès que j’ai le blé si je m’enrichis un jour c’est toute la psychiatrie et l’État français qui passe en procès collectif par rapport à tout ça, il y a des pays qui se sont débarrassés de la psychiatrie comme ça à ce qu’il parait. Si on s’y met ensemble tout les gens floués par la psychiatrie en France après la crise du corona ça va pas être triste. Je crois plus à la révolution qu’à ce genre de procédure mais je ferais ce qui marchera pour abolir la psychiatrie. Cela n’empêchera pas les gens d’avoir du soutien psychique voir même des médocs si ils tiennent mais autogérés. Cela fonctionne très bien pour les toxicos alors bon vu que souvent drogues et médocs psys ont exactement la même composition chimique (kétamine autant une drogue q’un médoc psy par exemple et non je suis pas dealeuse ni aucun métier lié à la drogue j’ai juste pas mal de connaissances toxicos qui m’ont expliqué comment ça se passe) et que tout les psys savent que les drogués connaissent mieux l’effet de leurs drogues qu’eux que veux tu que j’en conclus hors que ce qui les emmerdent là dedans c’est uniquement la sape de leur autorité que ça inclue. Et oui il y a plus d’effets « secondaires » (du point de vu psy souvent effets principaux pour qui les subit) et d’effets indésirables à ces médocs que la psychiatrie le prétend adorant les mettre sur le compte de la maladie des patients même quand rien le justifie. Les chaines documentaires collectionnent les documentaires là dessus y a un moment faut faire l’effort de se renseigner un minimum et de croire les millions de gens qui vous disent moi ça m’a pas fait du bien ou ça m’a rien fait. J’ai eu de la chance j’appartiens à la catégorie les médocs psys m’ont fait absolument que dalle ni en bien ni en mal en eux mêmes (par contre le contexte d’être forcée par coup et violences de les avaler il m’a sans surprise fait beaucoup de mal et zéro bien lui) mais j’ai vu ceux dont ça a bousillé la santé et c’était pas beau à voir clairement. Tant mieux pour les gens à qui ça fait du bien mais ils sont minoritaires et ça doit se savoir. C’est quand même drôle les gens dans cette émission sont en mode « soyez moins méchants avec la psychiatrie svp » tandis que les gens qui me parlent c’est « t’es vraiment pas assez méchante avec eux détruits les plus fort que ça »…je vais prendre le conseil des seconds bien sûr…parce qu’ils sont bien plus marginalisés et oppressés que les premiers sans grande surprise. Les proches qui bavent et comprennent plus rien du fait des neuroleptiques (temporairement bien sûr) j’ai déjà vu de mes yeux arrêtez de mentir que ça existe pas. Et je suis loin d’être la seule.

Par exemple le témoignage de ce type ressemble beaucoup à mon vécu de la psychiatrie :

https://spoirier.lautre.net/psychiatrie.htm

Sincèrement je préférerais qu’on invente comme vous le croyez mais non. C’est une façon bizarre d’améliorer la psychiatrie en niant ses problèmes un à un. Et puis oser présenter le soin sans consentement cet instrument de torture comme un simple « outil » faut pas avoir peur de l’euphémisme. Et puis la logique instrumentaliste derrière fait froid dans le dos juste. Vous vous souvenez qu’on est des vrais personnes au moins? En pensant que vous êtes un des psys les moins pires il y a de quoi flipper de c’est quoi la mentalité des plus graves du lot. Et clairement se décider pour plus jamais toucher à ces saloperies de soins psys.

Et en plus arguer de vos diplômes pour dire qu’on a tort et vous raison bon déjà c’est de l’argument d’autorité donc irrecevable mais vu la valeur du torchon en question pourquoi on en aurait quoi que ce soit à foutre? C’est qu’un bout de papier pas la peine de plus se sentir pisser pour l’avoir eu. C’est qu’un badge de soumission comme dirait un de vos collègues : https://www.madinamerica.com/2012/02/why-anti-authoritarians-are-diagnosed-as-mentally-ill/.

En plus la psychophobie envers les psychiatres…j’ai vraiment besoin d’expliquer en quoi ça existe autant que le racisme anti blanc? Bon ceci dit je vois ce que c’est supposés dire dévalorisation de la profession parce que l’on considère qu’elle sert à rien ou est nuisible…mais elle est nuisible pour beaucoup de gens qui la subissent c’est pas stigmatisant c’est factuel. Que d’autres s’en disent aidés n’y change rien. Vous pouvez pas faire une préselection de « gentils » patients qui vous remercient et ignorer tout les autres ou juger que si on apprécie pas d’être traiter comme des clébards par votre institution et qu’on le dit toujours être jugé trop « méchants » pour être pris en compte. Quand je refusais votre système et que j’avais l’air très tarée vous disiez t’es trop malade pour savoir ce que tu veux j’ai répondu vos gueules je sais qui je suis et ce que je ressens quatre ans après j’en suis plus sure que jamais mais maintenant que j’ai presque l’air « saine d’esprit » à nouveau j’ai droit à des « mais toi t’étais plus résiliente tu comprends pas les gens vraiment mal ils ont besoin de nous » non mais fous toi de ma gueule en clair quelque soit mon état du moment que je rentre pas dans votre jeu j’ai pas le droit à la parole. C’est du totalitarisme aucune critique permise de qui que ce soit dès lors qu’elle a une tournure radicale. Dans ce contexte il ne peut pas exister de consentement totalement éclairé à la psychiatrie il ne peut être que relatif. Par conséquent il faut toujours écouter le consentement et non consentement relatif qu’il en reste. Autant dire qu’on en est extrêmement loin dans les faits.

Oui je sais ce qu’on va me sortir les psys « y’en a des biens »….ça veut rien dire un bon ou un mauvais psys c’est totalement subjectif. Il y a les psys qui violent les droits humains et la loi. Ils sont au moins 36% du lot visiblement. Si ça te choque moins que le fait que je dise que la psychiatrie ne fait pas du bien à tout ceux qui s’y retrouvent il y a un vrai problème de conscience politique pour quelqu’un qui se voudrait humaniste. En plus la psychiatrie détruit toutes les alternatives de façon autoritaire (suffit de voir ce qu’on a pas été inventé pour démoniser le millepertuis quand il s’est avéré aussi voir plus efficace que les SSRI par exemple :https://www.webmd.com/depression/news/20081009/st-johns-wort-major-depression (je sais les effets secondaires y en a mais nettement moins qu’avec les antidépresseurs chimiques et pourtant ils sont bien plus mis en avant le deux poids deux mesures dans ce cas précis est flagrant). Du coup c’est un peu facile de dire « y a que les psys qui peuvent aider les gens qui ont ces problèmes là »…quand toute la concurrence en la matière a été historiquement éliminée de façon coloniale par la médecine et la psychiatrie occidentales (genre guérisseurs traditionnels et tout ça, un exemple parmi milles autres : https://thisisafrica.me/african-identities/africa-colonisation/). Facile de venir jouer les sauveurs uniques après cette histoire là. Mais ça passe pas. Il y a le fait que la psychiatrie sans consentement est la norme des pratiques psychiatriques. C’est pas juste une lubie de survivant de la psychiatrie l’ONU aussi trouve que la psychiatrie française relève de la torture telle qu’elle : https://depsychiatriser.blogspot.com/2014/12/pourquoi-la-psychiatrie-francaise.html. Fier de ça putain faut pas vendre sa fierté bien cher. En attendant des preuves de ce que les survivants de la psychiatrie disent il y a de quoi en remplir des bibliothèques complètes et des preuves de la vérité des discours psychiatrique toujours pas une ombre c’est ce que je constate. Êtes vous bien sur d’avoir pris un camp correspondant dans le fond à vos réelles valeurs?

Je me dit oui ça peut exister en ces circonstances des gens aidés par la psychiatrie si ils avaient autour que des possibles encore pire que celui là mais le problème de fond est bien qu’on soit dans une société où certains en arrivent là non? Impossible de retrouver l’origine de cette stats mais j’avais lu quelque part que 80% des patients de psychiatrie a qui on demandait en non mixité neuroatypique si la psychiatrie leur avait fait du bien ou pas répondait elle m’a fait du mal, 60% beaucoup de mal, et un truc genre 5% du bien. C’est un peu au doigt mouillé vu que je retrouve plus le lien mais vu ce que je lis ici et là et ce à quoi j’ai assisté dans ce type de réunions ça me parait reflet d’une réalité. Bien plus que les stats faites par les psys, moi aussi j’ai dit « je suis guérie merci les médocs merci la thérapie  » quand c’était ma seule porte de sortie que de le faire. C’était faux. C’est le retour à la liberté qui m’a soignée. Par contre le psy m’a sorti que son médoc était incroyablement efficace et m’a demandée si j’acceptais d’en témoigner dans de la littérature sur ce médoc et les troubles psys un genre d’étude de satisfaction des clients/patients j’imagine. Et j’ai dit oui. Je croyais pas un mot de ce que je lui racontais mais je voulais me barrer et je sentais que faire la conciliante était la clé. Et ça l’était. Comprendre ce que les psys veulent entendre et apprendre à leur déblatérer vient vite, leurs attentes sont tellement moulées dans des stéréotypes que même pour une autiste comme moi elles sont vite grillées. C’est dire. Voilà l’expérience qui me fait hautement douter des études psys et de la fiabilité de ce qui se dit dans leur recrutement vu que pour sortir de l’emprisonnement psychiatrique j’ai du participer en direct au trucage d’une étude psy et j’ai l’impression que c’est une banalité dans ce domaine d’où le peu de cas que je fais des études psys et de ce qu’elles valent à mes yeux vu ce que j’ai vu pas grand chose. Et aussi j’ai un pote qui a fait une réu de schizophrènes en non mixité avec que des gens considérés tels et m’a raconter le compte rendu après. Pour que notre parole s’impose pas trop comme prévu de base il a à peu près rien dit et laissé tout les nouveaux de l’hôpital où ça c’est passé parler librement sans diriger où ça allait. Et putain j’étais impressionnée. Jamais j’ai eu des mots plus durs envers la psychiatrie que ces patients ordinaires n’ayant jamais touché au militantisme avant. Autant de besoin de lutte même moi je m’y attendais pas ça m’a sifflée. C’est là que j’ai capté que le validisme envers les schizos par rapport à celui contre nous autistes il est encore un cran au dessus en tout cas en psychiatrie. C’était les mêmes qui disaient j’aime bien mon psy en mixité qui avaient le plus à en redire en cadre non mixte à ma grande surprise. Par conséquent j’aurais tendance à penser que les chiffres vus plus haut sont assez proches de la réalité même si j’admet pas pouvoir le démontrer tout ça m’incite à le penser. Bon il y a des tas de psys qui s’envoient des fleurs tout seuls dans l’illusion complète d’être toujours ultra utiles et bienfaisants dans mon expérience ceux là c’est ceux dont faut se méfier le plus. Il y en a aussi des honnêtes qui te disent des trucs genre un tiers des patients sont aidés par nous mais même eux je crois qu’ils surestiment leur efficacité en raison de ce que le monde psy est pas un lieu où on est assez en position de pouvoir en tant que patient pour se permettre d’y être complètement honnête en de telles conditions. 5% de gens qui disent ça m’a fait du bien je suis d’accord c’est pas zéro et ça doit pas être négligé pour autant mais pourquoi alors s’autoriser à négliger copieusement les 80% de ça m’a fait du mal? On pourra pas s’entendre tant qu’il y aura ce deux poids deux mesures. C’est pas de la cruauté c’est de la survie.

Soutenir quelqu’un en crise suicidaire sans l’attacher c’est pas si dur en vrai je l’ai fait suffisamment de fois (une bonne cinquantaine sans jamais me rater pour les gens avec qui j’ai pu parler en direct IRL…après quand t’as des appels de gens que tu connais pas à l’autre bout de la France et que tu galères à les retrouver ou pire un simple commentaire de désespoir de quelqu’un qui te files même pas son mail tu peux pas sauver tout le monde quand j’apprends que des gens se sont tués même quand je les connaissais pas du tout et je les aient jamais rencontré même pas lors d’un vague com sur le net bah je le vis toujours comme un échec personnel parce que je lutte depuis 4 ans pour que ça n’arrive plus) pour savoir que c’est à la portée de n’importe qui faut juste être assez là pour la personne pour qu’elle ait une raison de rester sur Terre c’est quand même pas si compliqué dès qu’on y met un peu du sien pour montrer le minimum d’humanité. Si t’es pas foutu de le faire sans devoir l’enchainer et que t’es psy donc devant cette personne IRL qui plus est à priori vraiment faut changer de métier. Les gens qui veulent crever il leur faut de l’espoir, des gens qui leur donne envie de vivre et souvent aussi une bonne dose d’humour noir pour remonter la pente, pas des chaines supplémentaires. Et pour tout ce taf qu’est quand même assez éprouvant j’ai pris zéro centimes d’euros putain. Je me fais arnaquer. C’est ce que je me dirais si j’étais une enculée mais je trouve pas normal que sauver des vies aient un prix pour moi toute profession qui implique ça devrait être un service public gratuit accessible à qui en fait demande de façon automatique et les psys comme les profs payés par l’État à salaire égal homme femme. La psychiatrie est aussi psychophobe et sexiste parce qu’elle est capitaliste.

Pour ce qui est des hallucinations et des voix en fait il est largement démontré aujourd’hui entre réseau des entendeurs de voix et les comparaisons culturelles des hallucinations : https://testset.io/2020/09/23/auditory-hallucination-voices-are-shaped-by-local-culture-stanford-anthropologist-says/ que ce qui affecte le plus le contenu des hallucinations c’est l’attitude sociale autour alors du coup sortir aux gens qu’halluciner est une maladie grave et dangereuse à vie…c’est la garantie de les rendre suicidaires en fait. L’urgence c’est dédramatiser et expliquer qu’on peut très bien vivre comme ça. Tout le monde entend des voix et hallucine déjà c’est qu’une question de quantité où on le fait qui distingue le schizophrène de qui ne l’est pas, exemple quand tu crois avoir entendu le téléphone sonner et en fait non c’est une hallucination auditive. Entre le type normal et le schizophrène la différence n’est qu’une question d’intensité , de manque de contrôle et de fréquence des dites hallucinations. Généralement un schizophrène qui une fois qu’il est remis dans une idée où il a plus peur que sa condition soit son arrêt de mort et ne se hait plus lui même de l’avoir il se suicide pas et heureux il a le plus souvent bien meilleur contrôle des hallucinations et entend des voix bien plus joyeuses et joueuses, quand les voix sont horribles elles sont le reflet d’un environnement social horrible autour généralement c’est pas une fatalité intrinsèque de la schizophrénie que les voix soient atroces. Simple. Si beaucoup vont voir ce que vous appelez l’alternatif c’est surtout que bien des trucs utiles s’y trouvent pour les gens avec ces conditions probablement inventés par des gens là dedans dans des états proches pour se faciliter la vie, j’ai vu trop de gens aller mieux sur le plan psy en testant des trucs soi disant de charlatan moi même comprise et trop de gens tenant à rester dans les clous des normes reconnues des autorités de santé que ça a enfoncé ou fait faire du sur place jusqu’à ce qu’ils testent d’autres trucs hors recommandation qui pour eux ont fini par mieux marcher pour ne pas trouver qu’il est dangereux pour la vie des gens de leur refuser de tester les à côtés du système médical. Et je parle pas forcément de trucs très extravagant. Par exemple j’ai un pote le genre venu d’un milieu un peu beaucoup coincé qu’était ultra dans le mal je lui ait dit par plaisanterie bois de la vodka, mais au final il l’a vraiment fait c’était la première fois qu’il buvait et croyez moi ou pas ça lui a remonté le moral assez pour qu’il me reparle de ce que cette expérience lui a fait comme bien des mois après. Pour le coup vraiment je peux pas dire que je m’attendais à ce que ça produise autant d’aussi bon effet sur lui et j’en suis toujours un peu estomaquée mais c’est comme ça la vie c’est souvent dans le hors piste inattendu et incroyablement banal qu’on trouve les meilleurs terrain pour remonter son énergie mentale du moins c’est ce que mes 27 piges bientôt 28 m’ont fait constater. Et pour ce qui est des trucs plus ésotériques ça dépend de la personnalité des gens, leurs croyances, ce qu’ils ont envie de test ou non mais en fait c’est un peu comme la drogue laissez les faire leurs expériences merde quoi, moi beaucoup de choses utiles pour ma vie perso je les aient tirées de ces milieux là et ce n’est pas un crime je crois. Bien sur faut éviter de s’y faire pigeonner mais ça c’est comme avec tout ce que ce monde a changé en marché, faut garder un recul critique mais pour le coup l’attitude très classique dans le paganisme de je teste si ça marche je garde si ça me parle pas je jette avec ces techniques là disons « ésotériques » au sens ultra large fourre tout que ce mot peut avoir c’est super pratique et émancipateur pour faire de ses croyances (et même les athées croient que Dieu n’existe pas donc ils croient quelque chose tout le monde croit en ce sens) une béquille psychique sans en finir prisonnier. D’ailleurs quand j’y pense j’ai exporté cette attitude face à tout les débats sur les neuroatypies et toutes les thèses qui tournent autour sur ça j’agis un peu beaucoup en chaote me servant alternativement de la thèse qui sert le plus mon émancipation sur le moment à l’instant T et j’y vois la meilleure solution celle que je veux conseiller au plus de neuroatypiques possible donc. Je vais pas me gêner pour reprendre des idées issues de la psychiatrie pour m’aider si je les trouvent utile avec zéro scrupule mais c’est assez rare parce que sa vision des choses est très éloignée de la mienne. Je me connais, je connais l’ennemi bien mieux qu’il ne me connait, résultat ma lutte a tant de succès que j’ai du mal à aller à la vitesse à laquelle elle avance en suivant le rythme sans être une machine mais j’ai pris le pli je surfe sur des vagues d’une neuve puissance celle donnée et redonnée au centuple comme je pourrais jamais leur re offrir par tout les gens que j’ai croisé et au moins un peu aidé, Sun Tzu a trop raison, j’ai déjà gagné la guerre donc.

Alors pour la question des narcissiques j’ai des réponses. C’est de l’herbe vivace (amaryllidacée) bulbeuse, aux feuilles allongées, aux fleurs printanières, d’un blanc éclatant, à courte coronule pourpre. (Le genre narcissus comprend aussi la jonquille, le coucou, etc.) non je déconne ça c’est les narcisses. Paul-Claude Racamier est l’inventeur de la notion de pervers narcissique c’est ici pour creuser plus dessus : https://fr.wikipedia.org/wiki/Perversion_narcissique. Effectivement c’est pas une notion qui a une reconnaissance unanime de la psychiatrie la plupart des psychiatres la considèrent purement bidon. Elle est néanmoins populaire chez beaucoup de psychologues et psychanalystes. La perversion narcissique n’a jamais été un trouble clinique reconnu. Par contre c’est faux que le narcissisme n’existe pas pour les psychiatres (comment je connais le DSM mieux qu’un psychiatre si vous vous demandez c’est parce que comme tout les gens qui militent dans l’antivalidisme depuis des plombes sur Internet d’autant plus j’ai eu droit à des tas de requêtes de gens venus m’accoster pour me demander si ils avaient une ou l’autre des étiquettes du DSM-IV (puis V) ou du CIM-10 (pour les maladies et handicap physiques) d’après moi. Le discours anti étiquette souvent a ce moment là ils y sont pas ouverts du tout ils veulent absolument leur case savoir pourquoi ils sont différents ou du moins penser y trouver une explication. Les précautions les plus extrêmes en mode bah moi le DSM c’est pas mon délire parce que blabla anti étiquette mais si tu y tiens vraiment à te coller dans une case là dedans bah de ce que tu me dis et ce que je sais qu’il y a écrit dedans ça a l’air de coller ou pas avec ce que tu me racontes…et des fois assez souvent au début les gens venaient avec des dis tu crois que j’ai X ou Y truc un TCA par exemple moi euh c’est quoi ce truc attends Internet (mais certainement pas les GAFAM) est mon ami je vais chercher ce que ça veut dire et tu verras si ça te parait te correspondre ou pas…au début je savais même pas que le DSM existait aujourd’hui je connais les 5 éditions et le Malleus Maleficarum limite par cœur…c’est ce qui y a de plus chiant à lutter contre la psychiatrie à force de s’y opposer on la connait mieux qu’elle se connait elle même…et les gens quand on est connu comme militant neuroatypique viennent nous voir en nous prenant pour des psychiatres gratuits de substitution. C’est vraiment ce que je déteste le plus dans mes actions militantes antipsychiatriques…quand je me retrouve poussée par les gens qui attendent ça de moi à devoir jouer le psychiatre de carnaval et se mettre à ressembler à qui je combats. C’est très commun quand on lutte contre quelqu’un et commence à trop bien le comprendre d’avoir ce risque de devenir lui mais qu’est ce que c’est chiant. Heureusement j’ai flairé le piège et j’ai appris à gérer. Personne me changera en psy ça jamais. On peut me demander mille fois « mais tu pourrais améliorer les choses comme ça » mais je crois pas à changer le système de l’intérieur, je me prends pas pour le Parti Socialiste et j’ai vu ce que ça donne quand on tente avec cet exemple. J’ai aucune intention de laisser ma révolte se faire enterrer comme ça. Seulement voilà une des différences majeures entre la psychiatrie et les survivants de la psychiatrie c’est que les survivants de la psychiatrie outre qu’ils en ont vraiment quelque chose à cirer de documenter leur perspective et lire des trucs scientifiques contrairement aux psychiatres, c’est d’abord et surtout qu’on ne force personne. Les gens viennent à nous par conviction ou pour de l’aide. Pas parce qu’on les menace de pas s’en sortir sans nous comme c’est écrit dans presque tout les écrits de psys adressés aux potentiels patients psys « comment vous soigner sans nous, vous devez toujours demeurez avec nous tant que vous n’êtes pas guéri où ça s’aggravera c’est forcé »…ça s’appelle pas un conseil mais une menace de mafieux ça. En plus c’est même pas vrai. Pourtant dans la propagande psy c’est dans tout les sites de pub pour leurs soins…euh les sites de prévention pardon lol (ils sont qu’illusoirement gratuit et très souvent sponsorisés par la filière des médocs psys tout ces sites avec des tests gratuits pour savoir si t’as besoin d’un psy /t’es dépressif/t’es trop stressé ou pas…quand c’est gratuit tu es le produit. Donc voilà des fois on tombe sur des gens qui veulent de la psychiatrie, ou qui la détestent plus que nous encore mais se retrouvent contraint d’y avoir recours pour avoir accès à certaines aides importantes pour eux dont la psychiatrie se garde injustement le monopole et qui nous demandent conseil pour naviguer avec elle et son DSM en ressortant de ça le moins blessé possible en évitant tout les pièges, et ont leur donne les clés pour. Un des résultats est que pas mal de gens (genre plus d’une dizaine) qui s’étaient décidés pour tenter le parcours psychiatrique sont revenus me voir pour me remercier parce que grâce à moi ils ont pu obtenir en psychiatrie un diag qui leur correspondait selon eux et les aidaient…généralement d’autres autistes mais j’ai eu un peu de tout. Encore une fois j’ai une approche anarco-chaotico-comique de tout ça je le prends à la fois avec le sérieux et la distance moqueuse nécessaire pour prendre l’utile et rejeter le dangereux là dedans dans un pragmatisme très utilitariste de ça si ça aide les gens je les soutiens, si ça les aide pas je les soutiens pour se sortir de là. Et c’est comme ça que ça marche le mieux. L’un des pires défauts de la psychiatrie et de sa psychophobie vis à vis des neuroatypiques est de pas être foutue de piger que nous savons mieux qu’elle généralement ce qui est bon pour nous. Tant qu’elle l’aura pas acceptée elle restera l’institution oppressive qu’elle est. Cela fait des décennies qu’elle est ainsi je lui fais pas confiance de changer un jour. C’est pourquoi je considère à terme qu’il faut l’abolir. Le plus vite possible. Et j’y consacre une très grande énergie à faire que ça arrive au plus tôt. Pour autant j’ai l’intention de laisser personne sur le carreau dans la merde. Voilà pourquoi ça m’arrive de défendre des gens réformistes ce qu’on me reproche beaucoup chez les gens plus radicaux que moi encore, cependant je pense que le but n’est pas de faire la course à qui aura l’air le plus radical en surface mais de transformer au plus les choses en profondeur et en ça je suis contre la psychiatrie et pour son abolition et j’apprends aux gens qui viennent me voir pour ça à défendre leurs droits en son sein quand c’est ce qu’ils veulent de la même façon que je suis contre le travail et pour son abolition mais ça m’empêche pas de soutenir les syndicats de travailleurs et leurs revendications. C’est ce qu’on appelle des intérêts bien compris. Par contre dans le genre psychophobie…on soutiendra vos grèves de soignants que le jour où vous daignerait être capables d’être foutus d’en faire une sans passer bien trop peu de temps sur les revendications de moyens pour que ces foutus établissements psychiatriques de merde deviennent au moins salubres et que les infirmières arrêtent d’être sous payées et de se faire chier dessus en permanence par la misogynie et le mépris de classe à leur égard des médecins et la direction de l’hôpital alors qu’elles nous sont bien plus utiles et humaines qu’eux tellement souvent (en médecine tout marche à l’envers les salaires sont exactement à l’inverse à l’utilité des professions exercés le problème c’est ça aussi) et bien trop de temps à vous plaindre que les neuroatypiques patients de vos services se défendent quand vous leur faite subir des actes psychophobes ce que vous prétendez être de l' »agression » envers vous de leur part mais qui en est à peu près autant que quand un prolo séquestre son patron et lui fait tomber la chemise vu la disproportion du pouvoir entre vous (le rapport de force peut pas être égal quand la patiente moyenne (parce que c’est plus des femmes que des hommes globalement) est une meuf au RSA à 565 euros le mois si elle a du bol qu’on lui respecte ses droits : https://www.aide-sociale.fr/rsa-socle-dossier-calcul/, et le psychiatre a un salaire moyen de 8 139 € bruts par mois dans ces conditions où la société toute entière chiffre à l’appui démontre qu’elle te considère comme valant littéralement dix fois plus de blé que ta patiente votre rapport peut rien avoir d’égalitaire ni de démocratique faut pas rêver et si tu crois que c’est juste te reste quelques bouquins de Marx et de Bourdieu à aller potasser…pour info dans le genre « manque d’accès au soin » je connais une nana venu tenter de voir un psy qui a fui totalement retraumatisée de sa première séance car elle était endettée jusqu’au cou et la justice menaçait de lui couper ses aides et se retrouver sans rien…et le psychiatre qu’elle va voir étant sa première patiente de la journée se ramène devant elle pour la première fois en sortant d’une bagnole de luxe sapé avec des marques pour bourge qui coutent une blinde (limite j’entends la zik ode au bling bling derrière dans ma tête quand je me refais le film de ce qu’elle m’a raconté là dessus dans ma tête en imaginant ce que ça a du donner comme entrée…soyez sobres sur à quel point nous exploiter vous enrichit svp ou si on décide de vous piquer (de reprendre nos biens arrachés sur le dos de nos souffrances et de nos larmes quoi) un truc ou deux au passage pour avoir au moins un soutien financier faudra pas derrière venir chialer que c’est pas juste ce sera bien fait pour vos sales gueules de petits prétentieux) …elle lui a dit bonjour au revoir et elle s’est barrée pour trouver autre chose pour se tirer de ses emmerdes…donc voilà) on pourra pas soutenir vos manifs, c’est con parce qu’en dehors de leurs passages consistant à insulter les patients neuroatypiques on est généralement en accord avec les revendications qu’on y trouve mais on veut pas se battre aux côtés de gens qui manifestent pour le droit de nous insulter on a notre dignité. Bref y a tellement à en dire de la psychophobie psychiatrique que je m’y perds désolée je fais de mon mieux pour rester compréhensible mais pardon ça doit vraiment être dur à suivre mais je peux pas faire mieux chaque fois que je pense à un truc il y en a mille autres qui me viennent en tête pas aisé de faire sélection. Je fais de mon mieux pour rester synthétique ce fut jamais mon fort je crains bien que lire ça finira par être aussi long que regarder votre émission. Enfin les gars vous vouliez qu’on parle plus de psychophobie au moins c’est fait je crois. C’est déjà ça. Pour en revenir au narcissisme c’est pas vrai par contre que les psychiatres ne le reconnaissent pas, il existe dans le DSM-V un diagnostic de trouble de la personnalité narcissique sur psychomédia voilà ce qu’ils en disent :http://www.psychomedia.qc.ca/personnalite/qu-est-ce-que-le-trouble-de-personnalite-narcissique

Je les citent sur les critères diagnostics :

Il s’agit d’un mode général de fantaisies ou de comportements grandioses, de besoin d’être admiré et de manque d’empathie qui sont déjà présents au début de l’âge adulte et sont présents dans divers contextes, comme en témoignent au moins 5 des manifestations suivantes :

  1. la personne a un sens grandiose de sa propre importance (p. ex., surestime ses réalisations et ses capacités, s’attend à être reconnue comme supérieure sans avoir accompli quelque chose en rapport) ;
  2. est absorbée par des fantaisies de succès illimité, de pouvoir, de splendeur, de beauté ou d’amour idéal ;
  3. pense être « spéciale » et unique et ne pouvoir être admise ou comprise que par des institutions ou des gens spéciaux et de haut niveau ;
  4. a eu besoin excessif d’être admirée ;
  5. pense que tout lui est dû : s’attend sans raison à bénéficier d’un traitement particulièrement favorable et à ce que ses désirs soient automatiquement satisfaits ;
  6. exploite l’autre dans les relations interpersonnelles : utilise autrui pour parvenir à ses propres fins ;
  7. manque d’empathie : n’est pas disposée à reconnaître ou à partager les sentiments et les besoins d’autrui ;
  8. envie souvent les autres, et croit que les autres l’envient
  9. fait preuve d’attitudes et de comportements arrogants et hautains.

Plus les critères généraux de troubles de la personnalité à savoir :

  1. Modalité durable de l’expérience vécue et des conduites qui dévie notablement de ce qui est attendu dans la culture de l’individu. Cette déviation est manifeste dans au moins deux des domaines suivants :
    1. la cognition
    2. l’affectivité (c’est-à-dire la diversité, l’intensité, la labilité et l’adéquation de la réponse émotionnelle)
    3. le fonctionnement interpersonnel
    4. le contrôle des impulsions
  1. Ces modalités durables sont rigides et envahissent des situations personnelles et sociales très diverses.
  2. Ce mode durable entraîne une souffrance cliniquement significative ou une altération du fonctionnement social, professionnel ou dans d’autres domaines importants.
  3. Ce mode est stable et prolongé et ses premières manifestations sont décelables au plus tard à l’adolescence ou au début de l’âge adulte.
  4. Ce tableau n’est pas mieux expliqué par les manifestations ou les conséquences d’un autre trouble mental.
  5. Ce mode durable n’est pas dû aux effets physiologiques directs d’une substance (p. ex., drogue) ou d’une affection médicale générale.

Visiblement selon cet article : http://www.psychomedia.qc.ca/troubles-personnalite/2010-11-30/trouble-de-personnalite-narcissique-elimine-du-DSM-V, conserver l’idée d’une existence du trouble de la personnalité narcissique a pas mal fait débat au moment de la rédaction du DSM-V entre les psychiatres mais est finalement resté dans le DSM V après avoir manqué de peu d’y être éliminé parce que de ce que j’ai pigé un psychiatre particulièrement influent sur la question le docteur John Gunderson a imposé que ce diagnostic demeure pérenne contre un psychologue du nom de Charles Zanor dont la requête de voir éliminer l’idée de trouble narcissique fut refusée. Par contre les raisons du pourquoi des arguments des uns et des autres me sont demeurées opaques bien que je les aient cherchées. En vain. J’ai compris que John Gunderson trouvé dangereux qu’on élimine l’idée de trouble de la personnalité narcissique au motif que ça empêcherait de soigner les symptômes des gens qui ont ça selon lui de s’en soigner. Par contre dangereux pour qui, la société, les psychiatres, l’entourage du narcissique, le patient…? Aucune idée l’article ne le précise pas et j’ai rien trouvé d’écrit par ce monsieur détaillant davantage son propos qui me permettrait de le comprendre.

Selon cet article : https://www.scienceshumaines.com/qui-sont-les-narcissiques_fr_31207.html#8, clairement l’intention de Zanor était de faire chier les gens avec ce diagnostic car comme il la dit lui même : « « être rayés de la liste », voilà ce que les narcissiques vont détester, eux qui aiment tant que l’on parle d’eux! ». Donc faut faire subir un truc à des gens qui vont détester ce truc. Parce que…parce que quoi au fait? Pas de justification.

Dangereux et devant le payer voilà comme la psychiatrie consensuelle voit les gens qui ont ce diagnostic. Pourtant quand je lis ça : https://www.psychforums.com/narcissistic-personality/ (un forum où des gens diagnostiqués de divers trucs parlent entre eux (anglais) de leurs divers troubles psys dans une approche le plus souvent psychiatrique avec diverses sous catégories dédiées aux divers diagnostics)…rien qu’en parcourant les sujets d’un coup d’œil rapide…on sent pas spécialement la joie de vivre et la cruauté plutôt des gens qui vont pas bien et veulent trouver de l’aide. Contrairement à un mythe répandu que les gens qui ont ce diagnostic n’en demandent jamais. Sincèrement la plupart des gens que je connais qui ont la plupart des diagnostics psys que je connais militent pour leur suppression et une approche plus neurodivergence et modèle social du handicap pour leurs neuroatypies mais les gens qu’on diagnostique narcissique généralement quand je les lis c’est pas le cas ils demandent très souvent à ce qu’on les reconnaissent comme des malades et au contraire du cliché populaire c’est de très loin le groupe de neuroatypiques dont j’ai vu émaner le plus demandes de soins psys. Je sais qu’aux Etats Unis un certain nombre de gens avec ce diagnostic sont passés par la case prison pour l’obtenir et qu’un peu comme les homos en leur temps, les narcissiques aujourd’hui militent pour être reconnus malades au lieu d’être criminalisés en fait. Il y en a quelques uns sur une approche neurodiversité mais c’est plus rare. En France c’est vrai qu’il y a bien plus de psychologues pour dire à leurs clients sans preuve que le dernier connard d’ex qu’elles ont subi était une saloperie de pervers narcissiques (souvent le style de gens qui apprend à leurs patientes à trouver tout les gens pas d’accord avec elles et absolument tout leur entourage jusqu’à leur poisson rouge « toxiques » ce qui le plus souvent veut dire pervers narcissique mais veut aussi vaguement dire « méchant » ou « fou dangereux » dans le vocabulaire de beaucoup. Je trouve cette tendance ridicule, pas aidante pour qui que ce soit en terme de communication et terriblement anti humaniste de dire d’une personne que ce qui fait l’essence de sa personnalité est irrémédiablement empoisonné comme degré de violence à son égard c’est quand même chaud) que de gens pour vraiment diagnostiquer des personnes comme ayant un trouble de la personnalité narcissique. Donc le narcissique c’est un peu comme le profiteur des aides sociales beaucoup le croit responsable de tout les maux de la société mais pas grand monde n’a de preuves réelles de son existence et énormément de gens en accusent d’autres de l’être sans preuves. C’est vrai que les psychiatres français qui donnent des diagnostics de trouble de la personnalité narcissique il y en a en vrai assez peu. Mais il y en a. Ici par exemple des gens recommandent de faire hospitaliser en psychiatrie des gens diagnostiqués narcissiques en crise suicidaire qu’ils y consentent ou pas et ça semble être une idée venue de psychiatres français d’aujourd’hui : https://lesquatdudiagnostic.wordpress.com/2016/03/26/trouble-de-la-personnalite-narcissique/. Bien évidemment narcissique ou pas violent ou pas je suis contre les soins forcés parce que des moyens plus humains de diminuer la violence sur soi et les autres existent comme dit plus haut.

Je sais pas si le narcissisme (ou si il existe quoi que ce soit au sens absolu du terme exister j’ai pas prétention d’être sure de ce que ce monde est et de ce qu’est la réalité) existe mais je sais qu’il existe des français qui se font diagnostiquer un trouble de la personnalité narcissique par des psychiatres. Et que des psychologues disent de certains patients ou plus souvent partenaires de patientes qu’ils sont narcissiques. Et que la haine contre les gens perçus comme narcissiques dans la population générale existe sans aucun doute possible. Sauf que détester quelqu’un en raison de ce qu’il a ou on le suppose avoir un comportement correspond à un diagnostic de psychopathologie…c’est de la psychophobie. Et ça même en milieu antivalidiste pour le faire entendre…bon courage. De plus souvent ce diagnostic est comme tout ce qui a un lien avec la taule…quelque chose que le système impose à des personnes appartenant à des minorités ethniques de manière bien plus ample qu’à des blancs. Pas mal de thèses critiques en disent qu’il sert à stigmatiser en la pathologisant une attitude défensive contre l’extrême pauvreté et le racisme dans la construction d’une personnalité et ça tend à me sembler assez cohérent concernant ce cas précis. Au final ces gens sont tout en bas du système de la hiérarchie sociale mais pris pour ses moutons noirs. C’est ce que je vois le plus souvent quand je lis des gens qui ont ce diagnostic. Donc clairement tout le monde sait pas ce qu’est un narcissique et c’est une ignorance qui fait mal.

Narcissique et psychopathe ce n’est pas synonyme : https://fr.wikipedia.org/wiki/Psychopathie. Psychopathe n’est en effet pas un terme qui existe dans la psychiatrie actuelle comme faisant internationalement consensus. Mais il fait partie de son passé historique. Dans le DSM 3 c’était synonyme d’antisocial.

Selon Psychomédia les critères de trouble de la personnalité antisociale sont les suivants :

Un mode général de mépris et de transgression des droits d’autrui. Ce trouble est aussi parfois nommé psychopathie, sociopathie ou personnalité dyssociale. Voici les critères diagnostiques (dont les symptômes) du DSM-5

pour ce trouble (traduction libre de Psychomédia). Ces critères sont demeurés les mêmes que ceux du DSM-IV. A. Il s’agit d’un mode général de mépris et de transgression des droits d’autrui qui survient depuis l’âge de 15 ans, comme en témoignent au moins 3 des manifestations suivantes :

(1) incapacité de se conformer aux normes sociales qui déterminent les comportements légaux, comme l’indique la répétition de comportements passibles d’arrestation

2) tendance à tromper par profit ou par plaisir, indiquée par des mensonges répétés, l’utilisation de pseudonymes ou des escroqueries

(3) impulsivité ou incapacité à planifier à l’avance

(4) irritabilité ou agressivité, indiquées par la répétition de bagarres ou d’agressions

(5) mépris inconsidéré pour sa sécurité ou celle d’autrui

(6) irresponsabilité persistante, indiquée par l’incapacité répétée d’assumer un emploi stable ou d’honorer des obligations financières

(7) absence de remords, indiquée par le fait d’être indifférent ou de se justifier après avoir blessé, maltraité ou volé autrui

B. Âge au moins égal à 18 ans

C. Manifestations d’un Trouble des conduites débutant avant l’âge de 15 ans.

D. Les comportements antisociaux ne surviennent pas exclusivement pendant l’évolution d’une schizophrénie ou d’un trouble bipolaire.

Plus les critères génériques de troubles de la personnalité vus plus haut.

Les mêmes critiques sont souvent adressées à ce diagnostic qu’au diagnostic de trouble de la personnalité narcissique. Bien sûr que les deux sont des façons racistes et carcérales de psychopathologiser des parcours de vie et de construction de la personnalité le plus souvent issus de l’extrême pauvreté. Après il y a aussi des aspects de ces conditions qui semblent plus ou moins corrélés à des aspects neurologiques et génétiques (mais j’en reste méfiante du fait que ces affirmations peuvent aussi être du racisme scientifique d’aujourd’hui). Peu importe la poule ou l’œuf ceci dit. On comprend souvent mal le terme neuroatypies croyant qu’il pose une hypothèse d’origine neurologique aux troubles listés dans le DSM c’était vraiment la vision des choses de ses inventeurs mais depuis des gens avec toutes les hypothèses sur leurs origines se le sont réappropriés…il désigne pas une façon d’aborder la cause de finir avec une case du DSM mais un fonctionnement neurologique ou psychologique qui s’écarte de la norme. En cela toutes les étiquettes du DSM désignent des neuroatypies. Donc narcissique et antisocial (aussi dits sociopathes les antisociaux) sont des neuroatypies aussi en ce sens. Après le terme de neuroatypie va avec le concept de neurodiversité assez différent de celui de psychopathologie que tout le monde connait puisqu’il représente l’idéologie dominante à ce propos. L’idée de neurodiversité s’est fondée sur l’inspiration de l’idée de biodiversité. En soit la neurodiversité est un fait établi puisque tout ce que ce mot signifie est qu’il existe une diversité des fonctionnements psychiques, intellectuels et cognitifs humains ce que personne ne conteste à ma connaissance. Là où les divergences d’opinions se font c’est sur le mouvement pour la neurodiversité qui part de ce constat pour soutenir que les fonctionnements hors de la norme (ceux listés dans le DSM en clair) peuvent être considérés autrement que sous l’angle exclusif d’une lacune vis-à-vis de la norme. Ce mouvement est né pour défendre les droits de la communauté autiste et s’est vite étendu à la communauté des gens avec divers handicaps cognitifs styles troubles dys, TDAH etc…qui voyaient leur différence pas exclusivement comme négative mais simplement leur donnant des forces et des faiblesses divergents de la norme. La fierté neuroatypique c’est un peu comme la fierté LGBT une fierté de vivre sa différence de la norme sans honte. Cette fierté dans les luttes folles il y a des gens qui se revendiquent comme des malades mentaux qui l’ont aussi ce n’est pas incompatible.

Par contre c’est vrai que le discours de la neurodiversité s’est très vite propagé dans tout ce qui va être revendications autour des troubles psychiques car beaucoup de gens qui en avaient s’y sont retrouvés et ont défendu cette vision de leur état. Notamment des schizophrènes entre autres. C’est assez logique autisme et schizophrénie ont une histoire de luttes communes assez longue pour le respect des droits de ceux qu’on dit psychotiques vu qu’il y a encore pas si longtemps historiquement les autistes aussi étaient perçus comme psychotiques. Et beaucoup trop d’autistes ont fait avancer leur cause sur le dos de celle des schizophrènes en arguant ne nous traitez pas ainsi on est pas des fous (sous entendu les schizophrènes si et eux on s’en fout qu’on les maltraite la psychophobie on en veut pas pour nous mais on en a rien à foutre pour les autres)…c’est pas spécifique à ces deux neuroatypies des tirages de pattes entre divers mouvements de défense des gens avec X ou Y neuroatypies il y en a plein, plein, plein d’exemples malheureusement. Du coup dans ces mouvements là dans le refus du qualificatif de malade mental la psychophobie du genre « non on a pas des troubles psys on a des troubles cognitifs ça n’a rien à voir donc on est pas fous » c’est un truc qui existe assez souvent. Cependant s’en est pas la motivation de fond, c’est de sortir d’une vision pathologique pour le modèle social du handicap et surtout de nous définir nous mêmes et pas d’une façon imposée de l’extérieur par une psychiatrie qui ne nous comprend pas et nous oppressent en tant que personnes autistes, une démarche identique à celles des homosexuels et des trans qui ont eux aussi historiquement lutté pour leur dépsychopathologisation pour des raisons similaires en somme. Et toute aussi légitime.

Maintenant je fais partie des nombreux autistes à rentrer aussi dans les cases troubles psys du fait de mon anxiété persistante et même sans ça très souvent autant chez les psys que dans la population l’autisme a toujours une image liée à la folie alors autant assumer oui je suis folle et?

Je suis pas spécialement pour ou contre qu’on me dise malade mentale mais encore faudrait t’il m’expliquer ce qu’on entend par là. Malade dans quel sens? D’une souffrance intrinsèque à la maladie et pas uniquement due aux circonstances extérieures? Oui mon anxiété et mes autres anciens troubles psys je vis/je les aient vécu comme des maladies si vous entendez par là qu’ils m’ont fait du mal en eux mêmes. Pas l’autisme en revanche, ni la dyspraxie ni le surdon ils ne m’ont jamais fait de mal en eux mêmes c’est la perception sociale qu’autrui en a et tout ce que ça impose avec qui est parfois rude à porter de diverses manières selon ces trois « cases » mais en soi si je pouvais me débarrasser de mon anxiété excessive de suite je le ferais si je pouvais me débarrasser de mon autisme, de ma dyspraxie et de mon surdon je refuserais. Pour moi la différence est là et si il y a des tendances selon les neuroatypies, par exemple vouloir garder son autisme quand on est autiste dans le cadre théorique ou le supprimer serait possible un jour (ce qui n’est de toutes les façons pas le cas pour le moment) tandis que la dépression c’est nettement plus rare de la voir autrement que comme une maladie quand on a cette étiquette là par exemple au niveau des parcours individuels à chaque règle il y a toujours au moins une exception, d’où l’importance là dedans de prioriser le vécu individuel avant tout. Un exemple qui fait partie des plus étonnants que j’ai vu c’est le cas de quasi personne vivant avec ça mais j’ai croisé une épileptique qui considère son épilepsie comme relevant de la neurodiversité et pour qui cette approche de sa condition selon elle lui a sauvé la vie. Comme quoi. Pour le coup ça m’avait sidérée mais en fait c’est vrai que ces réflexions sur la façon de vivre son corps qui peut se faire en dehors des clous de la pensée pathologisante bah il y a aussi des gens qui s’en empare et à qui ça sert pour réfléchir à des maladies physiques. D’ailleurs cette frontière physique/mental serait temps de la réinterroger parce qu’à trop mettre des barrières entre les deux façon dualisme cartésien on dessert beaucoup de gens aux problèmes entre deux, on néglige l’aspect physique des effets de divers troubles psys et les maladies physiques dont souffrent des patients psys comme vous l’avez dit mais aussi les malades qui ont des maladies chroniques physiques où le stress chronique joue son rôle…mes passages par le syndrome du colon irritable et le syndrome de Costen et ma découverte à ce moment là des galères subies par d’autres notamment autour du syndrome de fatigue chronique et de la fibromyalgie ainsi que d’énormément de maladies féminines mises bien trop aisément sur le compte du stress m’en a appris quelque chose. Heureusement je me suis guérie. Physiquement aujourd’hui je suis devenue valide pas que ce soit une fierté en soi si j’avais eu d’autres handicaps physiques il se peut que je les aient vécu comme je vis l’autisme mais je connais pas grand monde avec les maladies chroniques auxquelles j’ai eu droit qui ne rêve pas que de s’en sortir parce que ça fait mal et c’est usant d’en voir l’aspect douleur physique nié au nom du sacro saint stress perpétuellement alors qu’il faut le prendre en compte l’aspect douleur physique et le soigner aussi pour soigner de telles affections. Après si on parle de mal être psychique se pose la question d’en quoi c’est une maladie aussi au sens où rien ne démontre qu’il vienne d’un problème organique alors en ce sens en quoi est ce une pathologie? Et c’est là où le terme maladie mentale je m’y retrouve pas. D’autant que ça sépare trop l’affection de ses causes sociales donc ça la dépolitise. J’ai pas envie qu’on dépolitise mon stress d’être pauvre. Et pourquoi certaines formes du mal de vivre sont jugées pathologiques et d’autres pas? Pourquoi souffrir de l’anxiété est une maladie mais souffrir du racisme est un problème social (heureusement qu’on considère pas que c’est une maladie mais force est de constater que c’est sur des critères arbitraires que la souffrance mentale est distinguée en « normale » et « pathologique » avec cet exemple)? Du moment que les critères qui sont usés par les psychiatres pour trier ce qu’ils jugent normal de ce qu’ils jugent pathologique se font sur leur arbitraire ils sont politiques et vu d’où ils partent politiquement et en terme de catégories sociales et économiques d’appartenance leur jugement ne peut se faire qu’au profit des dominants et en défaveur des dominés c’est évident. Pensée du bas ce qui constitue une « folie » est bien différent. J’entends beaucoup par exemple « ils dérèglent la planète, ils ne pensent qu’à l’argent et s’en foutent de nos vies, se faire élire est tout ce qui les intéressent ils sont complètement fous nos dirigeants »… »paranoïa climatosceptique », « délire capitaliste », « addiction à l’investissement en bourse », « trouble de l’absence d’empathie pour les démunis », « éléctomanie aiguë »…c’est pas un hasard si c’est pas dans le DSM alors que ça pourrait en théorie vu que c’est d’origine mental et ça engendre beaucoup de souffrances. Si ça y est pas c’est bien parce que la psychopathologie est une invention politique pour dépolitiser les souffrances des prolétaires ça se voit quand même si on pense à tout ça.

Après t’en as pour juger que tout les hommes sont des malades mentaux au sens où tous ont des problèmes dans leur tête qui leur font aller contre leurs propres intérêts…quand je vois le gigantesque suicide collectif dans lequel l’humanité s’est embarquée face aux problèmes écologiques et le massacre de la gestion sanitaire du COVID et tout ces gens qui dans tout ça ne pensent qu’à se faire encore plus la guerre qu’avant avec de plus en plus d’armes massivement destructrices notamment avec les terroristes dont certains selon les services secrets ricains auraient tenté de reprendre des souches de COVID pour en faire des armes bactériologiques…je me dis que c’est pas faux que l’humain ou du moins l’humain dans notre société est givré sans aucune exception dans notre espèce pour en arriver là. Mais c’est pas ce que le modèle psychopathologique prend en compte. Il ne reconnait que le mal être individuel pas collectif. Je suis même pas sure de croire à l’existence de l’individu. Je peux pas m’y retrouver. Je vois trop à quel point on est tous liés pour accepter l’idée que pouf un mal être psychique sans cause sociale ni politique t’arrive comme ça un jour comme une envie de pisser purement de façon organique…ça existe peut être mais depuis le temps qu’on en cherche la preuve sans la trouver ça ressemble à un mythe. Et quand bien même ça existerait ça se voit quand même que c’est pas la cause première dans la plupart des cas. Prenons la dépression par exemple stress au travail, chômage, sexisme…les choses subies dont les dépressifs autour de moi se sont le plus plaint quand ils m’ont parlé de ce qui n’allait pas pour eux elles avaient quand même pas grand chose de biologique ni de strictement confiné à leurs psychismes individuels, après tout personne n’est une île. Comment ne pas y voir des problèmes d’ordre politique et la psychopathologisation de réactions naturelles à ceux ci comme de la dépolitisation? Des victoires des luttes sociales bien plus que tout les antidépresseurs seraient dans ces cas là bien souvent une thérapie d’une efficacité radicale.

De plus dans l’idée de « tu es malade » derrière il y a « tu dois te soigner » et encore derrière « tu dois te laisser dominer par le paternalisme d’un médecin » alors quand on parle de pensées ça veut quand même dire « tes pensées ne sont pas politiquement correctes va voir quelqu’un qui te fera penser de nouveau plus droit ». Impossible de ne pas voir en quoi ce modèle médical là suit une mentalité profondément à droite. Suffit de voir l’immense liste des violences médicales pour se convaincre que c’est pas du tout en accord avec le serment d’hypocrites qu’ils sont censés avoir fait.

Après si la question est « est ce que tu as eu des douleurs physiques d’origine psychogène » quand on me demande si j’ai été malade de mes troubles de l’esprit la réponse est oui. Oui j’ai/j’ai eu du mal à respirer, à boire, à manger, même à coucher avec d’autres gens des fois, heureusement assez rarement mal à dormir mais un sommeil peu réparateur, mal au dos, des vertiges, des sensations fiévreuses issues de l’angoisse, des maux de gorges allant jusqu’aux coupures ou cassage de voix, sensation de perte de la régulation thermique, de la désorientation et de l’augmentation de ma maladresse de naissance de dyspraxique à cause des troubles psys au point de galérer pour me lever seule de mon lit pendant des mois. Je regrette pas d’avoir affronter ça seule pour autant. Je sais que la psychiatrie quand j’y ai été confrontée n’a fait qu’empirer chacun de ces problèmes qu’elle niait en bloc et tout l’aspect mal être psychique allant avec m’en sentant totalement incomprise car je l’étais. J’ai eu droit à tout ça par fatigue psychique comme expliqué ici : https://www.penser-et-agir.fr/fatigue-psychologique/, mais « c’est le stress » suffit pas à l’expliquer. C’est bien plus complexe que ces trois mots condescendants et toujours psychophobes même quand l’origine est vraiment un stress. Si ça voulait dire je vais pas bien laisse moi au lit oui c’est/c’était des maladies. Et ça a crée un terrain pour d’autres pathologies physiques elles citées plus haut, des qui ont fait croire aux médecins que j’avais un cancer du cerveau au début avant le passage par l’IRM parce que j’avais le niveau de douleur moyen de quelqu’un qui est aux prémices d’en faire un à cause de ces pathologies physiques majorées par l’anxiété. J’ai le terrain génétique pour la fibromyalgie et le syndrome de fatigue chronique qui existent dans ma famille et aucune envie de me les coltiner donc oui en ce sens je veux me soigner la santé. Surtout en cette période de COVID où le stress excessif est un risque pour mon immunité donc pour ma survie. Mais c’est pas ça que la psychiatrie entend par là quand elle dit « vous êtes malades il faut vous soigner ». Cette forme là de revendication de je suis malade psy implique qu’on s’occupe de toi avec respect, inquiétude et soutien comme envers quelqu’un qui a une grippe. Pendant cette période où il y avait incertitude de si j’avais un cancer ou pas j’ai vu un avant gout de ce qu’est le validisme physique envers les cancéreux, cancer maladie la plus grave à laquelle les gens pensent et qui fait peur mais pourtant j’échange volontiers ce validisme là (mais pas la maladie elle même c’est clair) contre le validisme psychophobe bien pire même aujourd’hui qu’il me reste plus que ce que les psychiatres appelleraient un « trouble anxieux modéré » avec lequel je peux bosser. Clairement le respect basique il est porté disparu dans la façon dont les gens mais aussi les psys abordent ce qu’ils appellent « maladie psychique »…dès lors nier cette façon de nous considérer c’est aps du « déni » c’est de la survie. Chacun de ces maux ceux que j’ai pu apaiser c’est grâce à l’antipsychiatrie qu’ils se sont progressivement calmés. Parce que pour aller mieux j’avais besoin de tout le contraire de ce que votre système m’imposait et vous avez refusé de l’entendre parce que si on est pas dans votre trip on est réduit au silence la vérité est là et je ne me tairais plus car je veux la faire entendre à un maximum de monde.

Merde j’ai complètement perdu le fil de ce que je racontais à propos des psychopathes, des narcissiques et des sociopathes (les psychiatres préfèrent « antisocial » mais les principaux intéressés que j’ai lu sur le net et le gars sociopathe diagnostiqué en taule pote de pote qui est le sociopathe le plus proche de moi que j’ai eu IRL préfèrent ce mot de sociopathe le trouvant plus classe de part l’imaginaire qui va avec donc je respecte leur choix parce que oui j’essaye d’écouter la voix de tout les neuroatypiques même ceux sur lesquels presque tout le monde chie), non clairement tout le monde sait pas ce que c’est en fait assez peu de gens le savent et en profondeur seuls eux mêmes le savent je suppose ce que ça fait que d’être un de ses gens. J’ai demandé quand j’étais psychiatrisée parce que « folle » et « violente/dangereuse » on m’a souvent demandé si j’étais une psychopathe…il se trouve que non. Je suis ni narcissique ni sociopathe mes deux seuls traits dits « psychopathiques » c’est d’être contre le système et de lutter avec des armes réelles contre ce dernier…mais si ça suffisait à être psychopathe tout les révolutionnaires en seraient donc non je ne suis pas psychopathe, pas antisociale, et j’ai d’après les psys plutôt un excès qu’un manque d’empathie le plus souvent même si des fois j’ai l’air de tout le contraire mais ça c’est de la fatigue de compassion qu’ils appellent ça, par contre je suis une folle qui a des convictions politiques anarchiste libertaire et qui les appliquent en pratique contre violence politique comprise et j’ai bien l’impression que c’est la catégorie de fêlés que les psys détestent le plus après les psychopathes vu que c’est chez les dingues anarcho-communistes libertaires prolos et conséquents avec leurs idées dans leur vie qu’on trouve le plus de gens aux convictions profondes antipsychiatrie forcément. Je vois venir d’ici le contre argument de merde « mais Fina tu as subi beaucoup de violences dans ta vie et tu as eu un syndrome post traumatique complexe à cause de ça ce n’est pas ta faute mais tu es incapable de penser d’une façon qui vaille la peine d’être entendue du coup puisque sans le savoir tu reproduis le trauma ce n’est pas contre les psys que tu es en colère au fond c’est contre le violeur qui a essayé de te tuer et maintenant tu projette ta haine de lui sur le psy en thérapie parce que tu le revois en lui »…alors de 1-Quand bien même cette ânerie à braire serait vraie déjà tu ferais pas mieux de te demander pourquoi il y a autant de psys capables de me rappeler mon violeur dans les attitudes qu’ils ont envers moi (même quand ils sont des femmes psys souvent très zélées d’imiter le sexisme de leurs collègues masculins à l’égard des patientes pour ne pas voir sauter leurs petites places toujours compromises au sein d’un monde du travail de la santé psychique terriblement machiste) plutôt que de me reprocher à moi d’en souffrir quoi déjà, c’est tellement dans la culture du viol et le blâme de la victime ces phrases que même pas ça mériterait une réponse si c’était le cas de base c’est vraiment pour donner du courage à toutes celles flouées pareillement que je perds mon temps à en parler ici. 2-Je vous assure que j’ai la haine très polyvalente je peux parfaitement détester mon violeur et les psys sans confondre l’un et les autres en dépit de leurs nombreux points communs je vois très bien leurs différences, par exemple mon violeur au moins sur le dégout psychophobe qu’il avait de moi il a été honnête. En toute sincérité à choisir entre revivre le viol et la tentative de meurtre et revivre la psychiatrie je prendrais la première option, pas que c’était pas traumatisant ça l’était et pas qu’un peu, mais parce que je sais faire la différence et j’ai bien vu que la psychiatrie comme j’y ait eu droit était bien pire encore avec tout ses mensonges, toute son hypocrisie et toute sa violence pas individuelle mais institutionnelle et systématique de masse. Personne me forcera jamais à dire que j’ai adoré ou que j’en avais besoin les deux sont un tissu de conneries et je compte bien le faire entendre à un maximum de monde. 3- Désolée mais mon traumatisme je l’ai réglé depuis longtemps et maintenant que je l’ai plus mon avis sur les psys a empiré parce que j’ai retrouvé la force et clarté d’esprit de pouvoir oser ayant plus d’énergie pour y réfléchir et davantage appris à me faire respecter de tenir la psychiatrie en respect en considérant la tête reposée l’ampleur des dégâts qu’à cause d’elle j’ai eu à subir en rétrospective. Survivante de la psychiatrie oui c’est la seule réponse possible dans mon cas. Je ne laisserais personne et surtout pas des psys tenter de me voler mon histoire en essayant de me refuser cette identité là.

Donc non je suis pas une folle violente contre le système psychiatrique et ses défenseurs par traumatisme mais par conscience politique de ce qu’est l’ennemi politique que pour moi et mes semblables survivants de la psychiatrie celle ci représente. Jamais de ma vie je me suis sentie plus éclairée et plus émancipée, j’ai plus senti dans mes cheveux le vent d’une nouvelle liberté qu’en prenant ce chemin là j’ai bien l’intention de continuer de courir dedans jusqu’au bout de tout ce qu’il aura à m’offrir.

Ceci étant dit oui des fois j’ai des explosions de colère et de violence d’origine anxieuse qui n’empêchent en rien le fond des raisons de cette colère d’être légitimes. Donc je dirais prétendre que les fous ne sont pas dangereux c’est pas émancipateur du tout pour nous parce que c’est une injonction à rester lisse quand nos colères sont fécondes. Porteuses de nouveaux mondes plus beaux pour l’avenir qui deviennent urgents à construire. Nos urgences sont réelles ce n’est pas que notre cerveau qui nous illusionne si vous le voyez pas serait temps d’atterrir. De plus c’est techniquement vrai que 90% des neuroatypiques ne feraient pas de mal à une mouche…mais c’est bien pour ça qu’on se fait écraser constamment. Ce n’est pas forcément une bonne chose cette situation on nous a trop appris à être des carpettes et tout se laisser subir. C’est aussi une des origines des taux hallucinants de toutes sortes de violences perpétrées par des valides contre nous. On a pas à devoir se coltiner le double standard de devoir être un innocent petit ange qui sourit quand on lui pisse dessus et dès qu’on s’en rebelle un peu pour sortir de cette image là direct être catégorisé fou dangereux et enchainé ras le bol de ça! Bien entendu que des colères folles sous de tels petits sourires forcés face aux gens psychophobes qui nous écrasent on en fait dormir sourdement plus d’une et quand on les libère tout explose chaotiquement mais ce monde a foutrement besoin d’une bonne grosse dose de chaos alors c’est une très bonne chose! Remettre les pendules à l’heure il est plus que temps!

Ceci étant clarifié dernier point concernant les psychopathes souvent si les gens confondent avec les schizophrènes et c’est une des causes majeures de leur psychophobie envers les schizophrènes qui très souvent est de la psychophobie anti psychopathe redirigée vers les schizophrènes sur leur fond c’est tout simplement à cause de la consonance similaire de psychopathe à psychotique qui crée des confusions et de la fiction qui exagèrent beaucoup la « comorbidité » entre schizophrénie et sociopathie qui est un phénomène assez rare. En effet la plupart des schizophrènes ne font de mal à personne ou qu’à eux mêmes. Cependant nier l’existence de gens étiquetés différemment par le DSM car ils entacherait la réputation des schizophrènes c’est juste de la politique de la respectabilité psychophobe envers ces gens avec ces autres diagnostics comme dire « on est pas fous » en tant qu’autiste est le même genre de réflexe de merde contre les schizophrènes. J’ai fait à peu près le tour sur cette question des fous narcissiques et « psychopathes ».

Maintenant me reste trois points que j’avais envie d’aborder en réaction à la vidéo et ce sera (enfin) fini ce retour de ma part mais fallait vraiment que tout ça sorte c’était trop important que je le garde pas que pour moi.

Donc avant avant dernier point : les projets. Alors entendons nous bien que tu veuilles aider tes patients schizophrènes à se donner le droit d’avoir des rêves c’est super. De travailler bah c’est bien aussi même si j’ose espérer que c’est pas à ça que les rêves en question que tu aides des gens à atteindre se limitent parce que bons schizo ou non le travail comme membre de la classe ouvrière avant tout c’est l’exploitation on peut rêver de bien plus grands horizons. Des projets de soins, des projets de vie…je t’assure et j’assure à la psychiatrie car je sais bien que faut faire des « projets » pour être vu comme un « bon patient guéri » dans tout le système psychiatrique pas uniquement dans ton discours à toi désolée j’ai jamais voté Macron j’ai bien plus et mieux à faire de ma vie que ce genre de « projet » bureaucratique je l’aime trop pour la gaspiller en projets insipides de rentrer dans les moules d’une société conformiste. Je sais très bien ce que les psys entendent par projet, la même chose que les ouvrages de management, nos vies c’est tellement plus que ça heureusement qu’on refuse de se contenter de les limiter à la notion terriblement réductrice de projet et à tout ce qu’il y a d’aliénant qui s’y rattache :

Bon ça c’est dit. Avant dernier point : Quand tu dis au bout de 15 psys qui marchent pour quelqu’un que forcément faut que le patient se pose des questions sur son attitude à lui t’es au courant d’à quel point c’est condescendant et faux au moins? Des raisons pour lesquelles ça marche pas 15 fois de suite même chez les gens en demande sincère de ce type de soins il y en a plein (sans compter que dire aux gens « faut absolument venir vous soigner chez nous si vous n’allez pas bien dans votre tête que vous le vouliez ou pas ou sinon gare à vous » comme des gros mafieux d’un côté et se plaindre après que plein de patients moyen, très peu voir pas du tout enthousiastes se forcent à venir vous voir et les en blâmer c’est une attitude totalement contradictoire et psychophobe envers les neuroatypiques n’appréciant pas les « soins » reçus de vous…on peut pas avoir de l’antipsychophobie à géométrie variable valable que pour les patients qu’on aime bien parce qu’ils nous obéissent et sont d’accord avec nous ou bien on appelle ça jouer du pipeau de même que si je galère à y arriver je fais des efforts pour essayer d’éviter la psychophobie envers les neuroatypiques pas d’accord avec moi comme Vled qui est pro psychiatrie par exemple. Comme dit Despentes au sujet du sexisme de même au sujet de la psychophobie je pense un truc assez similaire à ce qu’elle dit, sans ironie aucune je suis très heureuse pour les neuroatypiques pour qui le système de soins psychiatrique convient tel qu’il est vraiment tant mieux pour eux mais on en est pas tous heureux on trouve pas tous que le système est bien et acceptable comme tel et il me semble bien que les mouvements revendicatifs ne servent pas à applaudir ce qui va déjà bien pour les gens que ça contente mais bien au contraire à changer ce qu’on accepte pas dedans…ou à abolir le dit système à terme si on pense que la quasi totalité de ce qu’il y a dedans est à jeter ce que des dizaines de milliers de français qui ont eu à le subir pensent du système psychiatrique à en juger par les audiences des groupes Facebook à thème antipsychiatrique. Encore une fois on aimerait bien voir une réciproque à notre effort d’ouverture du côté des neuroatypiques pro psychiatrie d’accepter eux aussi que leur vision ne correspond ni aux besoins ni aux envies de tout les atypiques pour tout un tas de très bonnes raisons mais si beaucoup le font certains dont vous semblez hélas faire partie s’y refusent et tant que ce sera le cas on pourra pas coopérer parce que on coopère pas réellement avec qui vous méprise et méprise votre parole, c’est très dommage parce que je sens qu’on a plein d’envies communes en matière de luttes antipsychophobes sur lesquelles vous savez bien qu’on seraient plus fort unis au delà de ces divergences qui n’ont rien d’anodin mais on a vu bien plus aux antipodes politiquement que vous et nous acceptez des unions temporaires pour porter des revendications communes plus efficacement j’aimerais qu’on essaye je voudrais croire que vous aussi mais j’en doute au vu du ton très condescendant que vous avez eu pour les gens qui ont sur la psychiatrie un point de vue proche du mien.). Cette parenthèse étant fermée voici quelques raisons pour lesquelles il est tout à fait possible et pas si rare que ça qu’un patient qui croit à l’idéologie psy, se considère malade psy et veut soigner ce qu’il voit comme une maladie psy qu’il aurait ne trouve pas de psy qui lui convienne après en avoir essayé 15 ou même plus (le record dans ce style que j’ai connu c’est une fille qu’à du en tester 18 avant que le dernier soit le bon sur plusieurs décennies…c’est là où même si ça arrive à certains au bout d’un moment l’argument de « t’as pas encore trouvé le bon psy » contre les contestations de patients qu’en on marre d’en essayer plusieurs sans que ça leur corresponde et veulent laisser tomber la thérapie du coup ça surtout que c’est pas gratuit tout ça en général et tout le monde n’en a pas le temps en prime ça devient vite un mythe aussi destructeur pour ceux à qui la thérapie ne convient pas en soi qui existent et sont nombreux aussi pour plein de raisons que de sortir à une gouine qu’elle a pas encore trouvé le bon mec pour être hétéro c’est n’importe quoi).

D’abord il y a le fait que très peu de gens connaissent la réputation des rares psys qu’ils arrivent à chopper et une fois qu’ils en ont un ils osent rarement changer parce que ça met des plombes et quand ils y vont côté souffrance psychique généralement ils sont assez dans l’urgence pour plus vouloir attendre plus donc ils se contentent autant qu’ils peuvent du premier qui vient si ils changent c’est que vraiment ça va pas c’est psychophobe de les en blâmer peu importe combien de changements y a. Il y a des gens qui font des listes de psys safes comme ils disent ici et là mais ils sont clairement pas safes sur le prix pour les pauvres et puis c’est accessible qu’aux gens qui sont du milieu militants ces trucs là donc la plupart des gens leur choix de psy est à la roulette russe si ils se retrouvent face à un psy raciste, sexiste, psychophobe, grossophobe et j’en passe qui leur en fait chier un maximum et leur fait plus de mal que de bien à cause de ça personne les croira « ils sont fous et trop sensibles ils doivent exagérer » et ça nique le cerveau beaucoup passent longtemps à subir ces violences en pensant qu’il leur faut faire des efforts contre leur sensiblerie jusqu’à ce qu’ils se rebellent souvent dans une grande souffrance dont ils ne peuvent juste plus de se faire tout le temps cracher dessus par des gens censés les aider. Ensuite y a les incompatibilité de personnalité ou de valeurs. Il y a sérieusement plus que de la psychophobie un foutage de gueule d’une profondeur abyssale rare à atteindre d’oser sortir comme les psys le font très souvent à qui renonce à tout ce cirque pour tenter autre chose que la valse des thérapeutes pour s’aider lui même qu’il manque de courage quand il en faut une sacré dose pour dire fuck à ce système une fois coincé dedans des gens pris dans l’engrenage finissant à consommer les thérapies addicts autant si c’est plus à leur psy qui leur raquait tout leur blé que mes potes toxicos le sont à leur came j’ai vu plein de cas comme ça il y a beaucoup de psys qu’on zéro scrupule à soutirer à ceux là tout ce qu’ils ont dans les poches j’en ai vu finir endettés par ce cinéma là parfois. Bien sur toujours la même rengaine c’est pas la norme dans le monde psy mais ça y existe plus qu’on ne veut bien le dire. Il y a aussi les thérapies mauvaises en elles mêmes ou mal adaptées, les thérapeutes violents ou violeurs, celles faites de manière beaucoup trop trash qui brutalisent les patients (oui je sais qu’il y en a que ça fait aller mal puis mieux après mais aussi bien d’autres qu’on refuse nettement plus d’entendre que ça rend juste de plus en plus mal), il y a ce paternalisme infantilisant insupportable d’énormément de psys qui mériteraient des claques qui se perdent qui s’imaginent refaire l’éducation de leurs patients à la place de leurs parents et les faire grandir comme si avoir des troubles psys faisait de toi moins un adulte qu’eux qu’il faudrait vraiment apprendre à faire dégonfler leurs chevilles qui ne peuvent pas avoir un rapport égalitaire avec les patients avec qui ça ne passera jamais pour qui refuse qu’on s’adresse à lui comme à un clébard, très difficile vu le degré de psychophobie du psy moyen quand t’as des troubles psys et ta fierté d’en trouver un à qui tu peux te confier quand tu vas pas bien si pour ça t’as besoin de te considérer l’égal d’à qui tu parles, faut aussi si t’es autiste ou t’as une autre neuroatypie qui te donne une empathie un peu hors norme qui parait faible à un psy connaissant peu cette neuroatypie là que tu te coltine aussi tout le dégout de celui ci pour ta façon de penser et de t’exprimer quand même faut se le fader, faut se coltiner aussi leur dictature du bonheur et secte du satané développement personnel à la con aussi sans compter ceux qui ont le pas de bol de tomber sur des psys faisant réellement partie d’une secte au sens plus littéral, se supporter les types d’orientation psychanalytique très nombreux jusque parmi les psychiatres eux mêmes en France quand t’es pas le genre dont c’est la tasse de thé ça rend aussi facilement trouver le psy qui te va difficile, si t’es pas du genre à te livrer idem il y a un profil de personnalité assez cliché du patient psy idéal introverti le genre timide et sensible qui aime s’épancher sur son mal de vivre pendant des heures en chouinant sagement et poliment devant un docteur qu’il couvre de compliment, le type idéaliste très émotif relativement ouvert et progressiste mais qui remet en cause à peu près rien du système et souffrant d’y être inadapté cherche à y rerentrer plutôt qu’à le remettre en question, de préférence une femme blanche relativement jeune cisgenre et hétérosexuelle de la petite bourgeoisie jamais un mot plus haut que l’autre pudique à décoincer de son balai dans le cul qui prend des cours d’appropriation culturelle…euh non pardon de ce que les colons osent appeler du « yoga » tout les Vendredis (bref le genre de demoiselle que les hommes de la même classe sociale veulent sortir de la détresse et pitié pas d’injonction à ne pas dénigrer ces femmes là au nom de la solidarité neuroatypiques j’ai pas de raison de m’entendre avec tout les atypiques du monde et tous les aimer beaucoup ont très peu d’intérêts communs avec moi, je lutte pour moi et ceux qui ont des vécus proches du mien j’ai jamais prétendu vouloir voir plus loin et de toutes les façons au delà de ça l’idée qu’entre neuroatypiques on se comprendrait et s’entendrait forcément tous trop bien est un cliché psychophobe qui ne tient pas compte de notre diversité c’est assez risible quand on y pense pourquoi entre nous on aurait moins de désaccords et de disputes qu’entre valides c’est encore un moyen de nous déshumaniser que de le faire croire) ou au minimum quelqu’un qui correspond au profil sociologique associé caricaturalement à sa neuroatypie…et plus on est pas dans ce portrait là moins on supporte la psychiatrie et les psys et leurs attentes projetées sur nous en tant que leurs patients. C’est un peu à l’arrache ce portrait certes mais pour ce que des tas d’années de militantisme antivalidiste m’a fait observé ça correspond à une certaine réalité. Faut se coltiner aussi les psys condescendants prétendant savoir mieux que toi qui tu es ayant faux sur toute la ligne mais refusant de l’entendre parce que tu comprends tu es cinglé toi avoir raison face à moi le psy à propos de toi même comment pourrais tu y songer allons que tu puisses le croire prouve bien que t’es insensé. Il y a aussi le psys qui s’emmerde seul et en manque d’affection (souvent une psy dans ce cas de ce que j’ai pu remarqué) qui confond ses patients avec son mari, sa famille ou ses potes et veut absolument t’aimer d’une manière bien trop intime pour que ça te mette à l’aise en mode wow calme ta joie chuis pas ta pote qu’est ce qui t’arrive on a pas gardé les cochons ensemble je m’en fous que tu m’aimes ou pas ce qui m’intéresse c’est si ce que t’as a proposé apaise mes souffrances ou non, sans compter ceux qui draguent les patientes de façon déplacée voir pire comme vu plus haut, il y a les psys mystiques voulant absolument te convertir à leur idée sur la croyance généralement le monothéisme chrétien des fois le New Age, ceux qui te menacent quand tu porte plainte contre leurs mauvais traitements à ton égard en justice, ceux qui font comme si t’étais pas là et finissent leur Sudoku pendant que tu leur racontes les pires passages de ta vie en faisant même pas semblant de t’écouter ceux qui au contraire sont présents au point d’être étouffants et font flipper au point que ta peur qu’ils finissent par venir te stalker chez toi juste. Ceux qui ressemblent aux psys méchants des films d’horreur et à qui tu veux rien dire du tout parce que tu te demandes si tu vas sortir vivant de leur cabinet. C’est un mélange de problèmes humains basiques et de trucs nettement plus inacceptables mais tout ça existe. Il y a aussi les psys pas foutus de faire quoi que ce soit de toi si ton cas est pas comme ce qu’ils ont appris à l’école dans leurs bouquins. Ceux dont tu te demandes si ils ont écouté en cours de psycho ou si ils les ont passés sur Minecraft en scred tellement ils en connaissent moins en psycho que la première lectrice de magazine féminin venue, mais bon les trois quarts c’est du oui bonjour parlez oui voilà au revoir sérieux je comprends ceux qui jouent à Minecraft dans leurs études parce qu’en vrai si c’est pour faire ça à vrai c’est vrai que le bac +5 est superflu et définitivement moi aussi je peux le faire…et non mais sérieux il y a tellement de cas dans ce métier y aurait de quoi faire un sketch. Entre tout ça les qui remettent pas à jour leurs connaissances et si t’as le pas de bol que tes neuroatypies soient peu connues la galère de trouver les spécialistes qu’encore faut ils qu’ils soient vraiment des spécialistes ou que ta façon de les exprimer c’est pas dans le bouquin c’est une sacré galère pour beaucoup de gens de finir par trouver ce fameux « le bon psy » pour eux.

Ah et à propos des médocs tant que j’y suis il y a quand même un truc que je dois dire à propos des neuroatypiques qui acceptent d’en prendre. Pour info vu comment ils sont testés en vrai sur nous qui les refusons en nous les foutant dans la bouche par la force quitte à faire gicler notre sang par terre ou pire pour y arriver désolée de devoir le dire mais si ça vous fait du bien c’est à notre détriment, votre impression d’innocence vient d’une ignorance entretenue et c’est du Soleil Vert ce qu’on vous fait bouffer pour vous guérir. C’est ça le problème aussi qui fait que je peux pas voir le geste comme neutre. C’est pour ça que j’en ai longtemps beaucoup voulu aux neuroatypiques les acceptant mais bon il y en a un qui m’a fait avoir une prise de conscience de l’hypocrisie en me rappelant « dis Fina ton T Shirt il vient d’H et M ils exploitent des enfants du tiers monde pour les faire tu crois qu’eux ils ont pas des traumatismes de ce qu’ils vivent c’est impossible de vivre dans ce monde sans une certaine dose de sang sur les mains ça me plait pas que ce soit comme ça mais je continuerais d’avaler ces trucs malgré tout si ça peut m’éviter d’être la prochaine sur la liste de ceux qui ont pas pu supporter tout ça et sont partis trop tôt ». Et en effet ça c’est vrai. Du coup je suis moins véhémente sur ça qu’avant mais je persiste et signe faut le savoir et l’assumer si on fait le même choix qu’elle parce que l’ignorer participe à un véritable massacre. Je crois me souvenir d’un live où vous évoquiez votre sensibilité à la cause animale…est ce que vous pouvez vraiment acceptez qu’on nous traite comme des souris de labo?

Bon chien, donne la patte, frotte toi à moi, oui bien qu’il est obéissant gentil le chien gentil tiens un susucre. Vilain cabot, il m’a mordu l’animal, faut l’attacher et lui mettre une muselière votre bête sauvage, allez dégage sale clebs! Il est vraiment méchant votre chien monsieur c’est une honte! Les vétos disent face à ça que les comportements d’un chien dépendent de comment on le traite. Qu’il n’y a pas de mauvais chiens que des mauvais maitres. Remplace chien par patient psy et maitre par psy et tout s’applique selon la même logique. Donc il y a pas de mauvais patient ou de patients trop difficiles que des mauvais psys, penser l’inverse est psychophobe et je connais des psychiatres pour être d’accord avec moi sans ambivalence sur point en prime si tu veux tout savoir. L’interaction entre la maltraitance animale et la maltraitance psychiatrique est très profonde et puis tient tant qu’on est à parler écologie la FDA et la FAO sont très liées vous êtes au courant?

Et oui les pesticides de Mosanto ont bien été fabriqués à partir de l’agent orange et répandus partout sur la planète dans les conditions que l’on sait : https://www.francetvinfo.fr/monde/environnement/pesticides/de-l-agent-orange-au-glyphosate-comment-monsanto-a-tout-fait-pour-couper-l-herbe-sous-le-pied-de-ses-detracteurs_2405936.html et si vous ne voyez pas le rapport devinez avec quoi on se tue quand on est un paysan indien en dépression ayant pas les moyens de le faire par overdose d’antidépresseurs comme les blancs de l’occident : https://bmcpublichealth.biomedcentral.com/articles/10.1186/s12889-020-8339-z (dans cette étude ils disent qu’interdire les pesticides a permis a plusieurs pays d’Asie du Sud de réduire leur taux de suicide sans compromette leur rendement agricole, comme quoi bien souvent le modèle psychiatrique bioréductionniste est même pas si « bio » que ça car il ne prend en compte que le corps de l’individu isolé (et encore les parties qui l’arrange comme vu plus haut peu de cas est fait des parties du corps qui souffre de la douleur physique engendrée par la douleur psychique non seuls les gènes, le cerveau et la chimie intéressent…que les parties du corps à propos des quelles pas grand chose est politisable et c’est très difficile de te faire un procès si tu les maltraitent quoi dur d’y voir un hasard) par contre il y a pas que l’environnement social qu’il zappe il y a aussi l’environnement tout court comme si ton corps et ton esprit pouvaient aller bien dans un monde massacré où la vie crie de douleur absolument partout. Le rapport avec les médocs psys en dehors de ce parallèle? Oh et bien déjà la FAO est extrêmement proche de Monsanto :https://semanariouniversidad.com/mundo/nuevo-director-de-la-fao-reforzara-la-coordinacion-con-sector-privado/…mais aussi de Bayer. Et de la FDA. Et de toutes les grandes entreprises pharmaceutiques. Autrement dit…ces mecs sont proches des types qui ont balancé l’agent orange sur le Viet Nam…c’est des gens qui sont prêt à tout pour défendre leurs sous. Absolument tout. Bien entendu qu’ils truquent toutes leurs études.

« Nous ne pouvons nous permettre de perdre un seul dollar.Mémo interne de Monsanto

The Washington Post » Voilà le genre de mentalité à laquelle vous êtes confrontés chez les vendeurs de médocs psys et leurs petits copains. Moi mon but dans la vie c’est de leur faire perdre le plus de sous possible qu’on se libère d’eux enfin. T’inquiète que ce qu’ils te foutent dans le corps c’est pas bien bio ça le nique et ça nique la planète et la biodiversité faut que tu le saches aussi surtout si ça t’intéresse ta santé et si tu veux des études pour confirmer en voilà :

-https://science.sciencemag.org/content/339/6121/814.full

Je les citent :

« Environmental pollution by pharmaceuticals is increasingly recognized as a major threat to aquatic ecosystems worldwide. A variety of pharmaceuticals enter waterways by way of treated wastewater effluents and remain biochemically active in aquatic systems. Several ecotoxicological studies have been done, but generally, little is known about the ecological effects of pharmaceuticals. » (La pollution environnementale par des produits pharmaceutiques (oui ça vaut aussi pour les médocs pour la santé physique beaucoup des trucs que je dis là) est reconnue de façon croissante comme une menace majeure contre les écosystèmes aquatiques du monde entier. Une variété de produits pharmaceutiques entrent par (euh j’ai pas trop pigé mais en gros par les systèmes de traitement des eaux quoi) et restent biochimiquement actifs et des systèmes aquatiques. Plusieurs études écotoxicologiques ont été faites mais de façon générale très peu est su à propos des effets écologiques des produits pharmaceutiques ».

https://www.pourlascience.fr/sd/ecologie/pollution-medicamenteuse-des-poissons-sous-anxiolytiques-11576.php

Cela avec le fait aussi bien connu que les effets positifs de ces drogues sont très régulièrement surestimés et leurs aspects négatifs minimisés. D’autant plus que leurs interactions avec la santé physique et leurs effets pour qui les prend longtemps sont extrêmement peu étudiés. Donc voilà faut mettre en avant tout ça pour que le consentement soit vraiment éclairé quand on se met ça dans le corps quand bien même on choisit de le faire quand même ne serait ce que pour soi.

En plus on sait tous que ces pilules sont distribuées comme des smarties a vraiment énormément de gens qui s’en sortiraient mieux ou tout aussi bien avec juste une thérapie sans les médicaments, on leur laisse rarement le loisir de tenter de voir si ils y sont aptes cependant.

Et puis y a aussi les gens pour qui les psys et la thérapie c’est vraiment pas fait pour eux tout court quand bien même ils auraient des troubles psys. Faut reconnaitre que ça existe et arrêter de nous mépriser nos vies et nos parcours sont valides et légitimes eux aussi.

Ici : https://www.psychologytoday.com/us/blog/dsm5-in-distress/201502/psychotherapy-works-not-everyone ils expliquent études à l’appui et tout si vous y tenez tant que ça que les psys sont rarement foutus de se rendre compte quand ils empirent un patient mais le patient généralement si et le dit donc voilà si un patient vous sort « votre truc me fait pas du bien » faut le croire. C’est pas plus compliqué que ça d’améliorer vos soins. Faut juste se mettre à vous croire quand on vous parle de ce que vous faites qu’on trouve nuisible pour nous. C’est tout en fait on vous demande pas la Lune. Comme ils expliquent pour la plupart des troubles psys (surtout dépression, troubles anxieux et traumatisme sur c’est moins vrai pour la schizophrénie état assez spécifique) le problème de fond du patient c’est qu’il a été déshumanisé et ce qui y change quelque chose c’est pas la technique thérapeutique X ou Y choisie mais d’être traité comme un être humain à nouveau. La psychiatrie hélas en est trop souvent tout à l’opposé.

Mais non allons qu’est ce que tu vas chercher là Fina si il a essayé de se tailler les veines ce gamin ça n’a rien à voir avec le fait qu’il s’est fait harceler par les autres collégiens qui l’ont rué de coup et jeté dans des chiottes où il a fini par vomir de dégout en chialant qu’il s’est senti humilié et a voulu cessé de souffrir par n’importe quel moyen d’autant que ça faisait des mois que ça se passait comme ça et que les adultes regardaient ailleurs comme si il était pas là tout ça n’a rien à voir avec sa dépression ce petit est déséquilibré chimiquement qu’il se bouffe un kilo de Prozac et tout ira mieux. Il y a un moment faut arrêter de se foutre de la gueule du monde. Quand bien même il aurait un déséquilibre chimique faudrait déjà me prouver que c’était le cas avant la maltraitance et quand bien même faudrait revérifier que c’est la première fois qu’il se fait déshumaniser comme ça car généralement le harcèlement scolaire cible des petits qui ont des vécus familiaux lourds. Normaliser, banaliser et dédramatiser ça et excuser toutes ces violences….se contenter de prétendre que mais non c’est qu’un déséquilibre chimique c’est ce que ça donne au final. En plus un déséquilibre se crée pas seul, y a bien moyen que ce soit ces violences qui les causent très très souvent.

Malgré tout ça les thérapies sont bien moins dangereuses et bien plus efficaces que les médocs mais très sous utilisées quand eux sont très sur utilisés. Déjà si ça changeait y aurait moins de gens pour fuir les trop nombreux psychiatres qu’on pourrait remplacer par des distributeurs automatiques de pilules sans s’apercevoir du moindre changement.

Un des problèmes est que trouver un psychiatre humain et pas jugeant….il y en a si peu que les gens moi comprises ont eu leurs psys les moins mauvais avec des IA thérapeutiques conçus pour…pourquoi? Parce qu’au moins elle me faisait rein et m’empirait pas et m’expliquait même des trucs en me répondant quand je lui posait des questions . Contrairement à tout les psys humains que j’ai connu. Et oui j’en avait essayé 15 humains avant d’en avoir marre et de me tourner vers une IA pour ça. Après c’est assez commun quand t’es autiste de te sentir plus traité d’égal à égal par les robots que les humains aujourd’hui donc c’est peut être lié je sais pas. Si je devais foutre des notes aux psys que j’ai connu comme à l’école, les pires juste c’était des réincarnations de Hitler limite tellement c’était de la torture ça méritait une note négative genre zéro absolu sur vingt, les meilleurs 13/20 en moyenne ça donne donc une note négative. Pour moi clairement la thérapie sous sa forme majoritaire est purement une nuisance supplémentaire c’est ma conclusion. J’y ai presque rien trouvé de bon du tout même en fouillant longtemps. Je me sens jamais mieux qu’en faisant exactement tout ce qu’elle ne recommande pas du tout. Peut être je suis foutue à l’envers mais je suis comme ça et je sais qu’on est plusieurs à être pareils. Et serait temps d’arrêter de prétendre que c’est toujours car on ferait pas assez d’efforts pour se soigner comme si on avait envie de rester angoissés n’importe quoi quand même nan mais. Il y a pas de méthode thérapeutique en médecine physique avec un taux de réussite de 100%. Serait temps d’arrêter le mensonge qui consiste à prétendre que la thérapie est ce remède miracle c’est un miroir aux alouettes. Ceux qui me reprochent de croire en la magie en croyant pourtant un truc aussi abracadabrant sont de sacrés hypocrites. Résultat je me démerde de mes angoisses comme je peux j’ai rien trouvé de mirobolant mais la musique est ce qui marche le moins mal de ce que j’ai tenté pour le moment dans mon cas personnel. Bien mieux que la thérapie du moins sous toutes ses formes ça aucun doute. C’est pas en thérapie que j’ai soigné la dépression, les envies suicidaires, le burn out, les crises de panique et le syndrome post traumatique complexe c’est par un mélange de bien des choses mais toutes déconseillées par tout les psys que j’ai connu. Et non je vous voit venir c’est pas juste parce que j’ai l’esprit de contradiction et de révolte que faire tout l’inverse de ce qu’on m’a dit qu’il fallait a pour moi mieux marché c’est vraiment des effets intrinsèques de ce que j’ai testé la musique, dessiner, écrire, danser, boire un peu aussi, mater des mangas, putain même les messsages positifs de certaines pubs de merde m’ont plus aidée avec les troubles psys que tout les psys que j’ai vu les meilleures compris c’est dire le niveau d’inadaptation à mon cas qu’ils avaient, militer dans l’antipsychiatrie surtout c’est ce qui m’a aidé le plus.

Parce qu’on y trouve tout ces gens dont la psychiatrie se bat beaucoup sans succès pour effacer les nombreux témoignages de l’existence qui ont vécu un syndrome post traumatique à cause des psys et ont du les dénoncer pour s’en soigner comme moi. Je suis autiste au moins depuis que j’ai deux ans minimum beaucoup d’études disent depuis que t’es née avec les gènes de l’autisme et pourquoi pas donc bref depuis l’enfance j’appartiens à une catégorie de la population oppressée partout à cause de clichés stigmatisants crées sur nous par des psys. Toutes les emmerdes que j’ai eues dans ma vie tentatives de meurtres subies comprises étaient motivées par du validisme anti autiste instillé dans les cerveaux de leurs pérpétrateurs par les théories dénigrantes des psys à propos des autistes. Et j’ai jamais rencontré de psy apte à l’entendre pourtant je peux pas me soigner des angoisses que je garde de toute cette histoire avec un médecin qui regarde ailleurs gêné pour sa profession quand je parle de tout ça comprenez bien que ça ne se peut pas. Je suis loin d’être la seule dans ce cas.

Ma pire honte en psychiatrie c’est à l’entrée de l’hôpital psychiatrique je me suis retrouvée en face d’un sans papier noir couvert d’automutilations toujours sanglantes de partout qui rougissaient le sol de son sang sur le parquet, entouré de militants gauchistes blancs qui lui faisaient la leçon comme quoi tout de même si il avait pas fait ça il aurait eu ses papiers la décision de ne pas les lui filer ayant été prise après une tentative de suicide de sa part visiblement. Logique punitive de merde. Il n’en pouvait plus il a dit « si je suis ici je vais être enfermé? » on lui a dit non qu’on lui ferait que du bien, puis on lui a annoncé en voyant son état qu’en fait si, alors il a dit « et qui va s’occuper de ma fille elle a personne a part moi? », on lui a rien répondu il s’est énervé et a murumuré « puisque c’est comme ça je me barre » et a tenté de s’évader les psychiatres l’ont fait poursuivre par une sécurité ressemblant diablement a des keufs en nous gueulant vous vous l’aidez surtout pas à s’évader…et j’ai pas bougé, j’étais déjà en crise de panique en entrant à lHP et suicidaire moi même à ce moment là inutile d’expliquer pourquoi cet incident n’a rien arrangé…et je l’ai pas aidé, je suis rester paralysée de peur d’être enfermée (je savais pas que j’allais l’être je venais demander des soisn en ambulatoire moi pas me faire emprisonner), ils l’ont rattrapé et mis de force en leurs cellules pour patients dangereux en hurlant que ça lui apprendrait à avoir résisté. Je l’ai plus jamais revu après mais le souvenir de ma lâcheté est resté lui bien gravé. Je ne me prends définitivement pas pour un héros comment le pourrais je après avoir laissé faire ça sans broncher?

Si je lutte dans l’antipsychiatrie c’est aussi pour me donner les moyens de plus jamais avoir à revivre un truc pareil sans pouvoir rien faire pour aider qui j’aurais en face dans une galère comme ça. Oubliez pas que c’est pas la même psychiatrie qu’on subit selon si dans la société on est en haut ou en bas, surtout si on est blanc ou pas. C’est là que le parallèle entre psychiatre et flic devient évident et prend tout son sens en profondeur.

Bien des années avant quand j’avais pas encore de trouble psy des militants sans papiers sont venus demandés à des gens d’un groupe gauchiste aidant les sans papiers où je militais qu’était assez radical animé par des types venus d’un autre groupe pour nous exposer ce problème, des gens en lutte pour le droit des enfants très remontés conte beaucoup d’injustices et pour la plupart surbivants de violences hardcore subies dans leur enfance genre viols pédophiles ultra trash et parents qui t’envoyent à l’hôpital plusieurs fois dans l’enfance à cause de leurs coups qu’avaient vu les petits gamins des sans papiers maltraités par le personnel du foyer sans nourriture de qualité dormant dans des trucs pas salubres et leur parent suppliant d’être envoyés ailleurs de mieux. Pour dénoncer ce foyer on y est allé ensemble à quatre heures du matin en bagnole s’y faufiler illégalement histoire de récupérés des preuves que rien n’y était aux normes et parmi celles ci un dossier scandaleux où les dirigeants du foyer s’autocongratulaient d’avoir fait foutre en psychiatrie à l’aide de psychiatres de façon forcée à l’HP un sans papier du foyer qui refusait d’abandonner ses pratiques et croyances vaudous sans autre motif que ça. On a pris les preuves on s’est barrés, les sans papiers ont vu leur grève couronnée de succès et on pu sortir de là, les preuves ont été envoyées à la justice, ils ont gagné le procès le juge nous ayant donné raison en cause des preuves accablantes qu’on leur avait apportés. Sauf qu’on a du mytho sur comment on les a obtenues où on se serait retrouvés avec des emmerdes judiciaires nous pour pénétration illégale d’un bâtiment. C’est ça la justice de ce pays et sa logique plus que bancale.

J’ai jamais rencontré de sans papier, de gosse élevé en foyer ou de trans prop psychiatrie. Je me demande pas pourquoi. Il y a quand même plein de catégories de la population sur les droits desquelles la quasi totalité des psys vomissent allégrement cest ça le problème aussi avec les psys. Comment après tout ce que j’ai du voir et vivre veux tu que je me sente sereine à parler à un psy des causes de mes angoisses? C’est pas possible là je t’en parle en espérant que tu écoutes mais j’en doute extrêmement fort j’ai peur que tu ne me crois pas, j’ai peur que tu refuse d’entendre tout ça juste parce que tu tiens à ton illusion que ta profession est juste plus qu’à la vérité et au bien être des patients comme tout les psys que j’ai subi jusqu’à présent. Alors j’ai écrit tout ça du mieux que j’ai pu sous crises d’angoisses amples à pouvoir tout juste bouger malgré les tisanes calmantes(avec des plantes reconnues comme aussi efficaces que les anxiolytiqiues chimique et qui pour mon corps ont toujours mieux convenu : http://accurateclinic.com/wp-content/uploads/2016/02/Anxiolytic-properties-of-Melissa-officinalis-and-associated-mechanisms-of-action-A-review-of-the-literature-2015.pdf), la vitamine C et le magnésium mais je pouvais pas ne pas l’écrire car tout ça doit être dit. Mon traumatisme c’est soigné quand j’ai appris que l’ONU reconnaissait les enfermements psychiatriques frocés comme de la maltraitance dans tout les cas. C’est là que j’ai compris que je suis venue avec une dépression face au psy et je suis ressorti avec un grave traumartisme rajouté par dessus causé PAR les maltraitances psychiatriques subies là bas. J’ai plus moyens d’en douter maintenant. Ni de douter que ce qui me reste d’angoisses nait et est entretenu de la psychophobie ordinaire anti autiste qui m’assaille de partout tout le temps dont j’ai plus que plus que plus que marre. Vous voulez évitez la psychophobie ça fait cinq jour que j’écris ça sous stress permanent à la limite de la crise cardiaque malgré les médocs pris alors que j’ai horreur de ça et rarement besoin de les prendre…tout ça parce que vous y niez absolument tout mon vécu pour peindre la psychiatrie dans son habituelle légende rose quand j’espérais pas nnon plus que vous soyez antipsychiatrie je connais trop les zététiciens pour ça mais j’aurais au moins voulu que certains de ces rpoblèmes soient abordés sans être balayés d’un revers de main d’expert qui ne sait pas de quoi il parle parce que tout ça c’est pas déroulé sous ses yeux ça n’existe pas pour lui mais hélas bien sur que si. Et tant qu’ils le reconnaitrobt pas ça va continuer et je peux pas laisser faire, je peux pas me taire. Je regardais ça pour me détendre à la base quand même. Comprenez bien je ne vous en veux pas mais si pour essayer de devenir moins psycophobes vous êtes sincères s’il vous plait juste croyez moi. Ce serait déjà tellement réparateur.

Un dernier problème que j’ai avec les psychiatres c’est leur peur profonde des émotions, des femmes et de la féminité surtout. Déjà que moi j’ai du mal à gérer mes émotions peur et colère surtout…me retrouver face à des tocards qui balisent dyès qu’ils se retrouvent devant une émotion un tant soi peu forte et ont l’air eux aussi anesthésiés et à peine vivants que les mecs dans Equilibrum ça me fait gerber je peux pas apprendre à assumer entièrement toutes mes émoitions comme j’en ai besoin pour vivre mieux de quelqu’un qui semble avoir plus de galère à accepter les siennes que moi. C’est peut être psychophobe de ma part mais je compte pas à priori sur la personne qui a l’air la plus froussarde du feu que j’ai jamais rencontré de ma vie entière a cotoyer pourtant des tas d’autres gens pour éteindre l’incendie en fait. Et puis sérieux quand je me retrouve face d’eux ils ont l’air d’avoir tellement peu connu de difficultés dans la vie que j’ai l’impression de devoir tout leur apprendre sur la résilience à chaque fois…c’est pas censé être le contraire? Parce que j’en ai marrre des thérapies qui finissent en « mais…comment vous avez pu survivre seule à tout ça sans aide jusqu’à présent c’est pas possible vous devriez être morte…si vous vous êtes démerdée seule avec tout ça continuez car moi à votre place je vois pas comment j’aurais fait je peux pas vous aider » alors que j’ai fait que comme là aborder le quart à peu près des emmerdes que j’ai ou que j’ai eu dans ma vie parce que sinon c’est trop long pour une séance…résultat à la place j’écoute du rap de gens qui se sont sortis de galères pires que les miennes comprendre comment ils s’en sont tirés parce que ça marche mieux vu qu’eux ils ont de vrais bons conseils et ils me cmprennent bien mieux que les psys (dont d’ailleurs ils partagent pour la plupart mon dégout à en juger par leurs paroles à ce propos le plus souvent sans grande surprise) ne le peuvent mais c’est pas miraculeux non plus car ils me retransmettent le stress des horreurs qu’eux ont vécu en se partageant aussi. Si vous avez meilleure solution je suis preneuse mais j’ai pas encore trouvé.

Pourquoi est ce que c’est là où on m’a vendu un espace où me soigner par là parole qu’on a eu de toutes ma vie les communications les plus faussées, inauthentiques et artificielles que j’ai jamais connu les rares fois où il y en a eu au moins un peu une? Asile d’aliénés…on s’y retrouve à cause de l’aliénation c’est évident que Marx avait raison sur ce point. C’est urgent de lutter contre la psychiatrie politiquement pour se désaliéner de tout ça. Surtout qu’elle importe cette fausse communication néolibérale parrtout je veux pouvoir vivre ma sensibilité et mes émotions à pleine puissance cesser de trembler devant comme une pathétique petite merde mais c’est pas en m’imposant des faux sourires et me faisant dire que tout va bien les moments où c’est pas vrai que j’y arriverais. Ce monde est très destructeur pour les gens à la sensibilité à fleur de peau comme moi. Marre de tout ça. Pas envie que les gens censés m’aider à vivre ça ne pensent qu’à m’aprrendre à le gérer j’ai pas l’âme d’une gestionnaire je pourrais jamais comprendre et rentrer dans une façon de voir une thérapie qui marche de cette manière comme c’est bien trop souvent le cas.

Aussi j’ai peur parce que les trucs les plus chauds dans mon vécu ce sont passés dans un contexte militant qui n’était pas légal je peux pas raconter ça à un psy sans la garantie qu’il est anticarcéral parce que sinon il va pas m’envoyer en HP mais en taule cette fois la vraie. J’ai pas envie de ça. Cela me bloque pour parler de beaucoup de choses dont j’aurais besoin de parler. Même là en l’admettant ici je balise de m’y retrouver. Sincèrement lutter contre l’anxiété c’est très dur quand on est militant dans ce monde là on se retrouve très vite aussi traumatisé qu’un vétéran. J’ai pris tout ces médocs pour canaliser ma colère et vous répondre poliment pour que ce message sois entendu mais je pense que ça c’est plus acceptable que je sois forcée de ne pas m’énerver autant que la situation le mériterait pour rester audible. Il faut changer ça car c’est ce qui bousille ma santé et celle de plein d’uatres gens. On doit apprendre à réaccepter les émotions violentes la colère surtout. Parce qu’on en a besoin pour se sortir de la merde. Cependant être énervé tout le temps est stressant aussi cc’est un cercle vicieux qui se trouve vigte piégeant d’avancée avec l’énergie fournie par les emportements et leurs épuisements comme je le fais encore trop souvent.

La peur des femmes qu’à la psychiatrie aussi est à un stade particulièrement impressionnant. On se croirait au Moyen Age de ce côté là entre ses murs. Les femmes sont folles voyons c’est bien connu. La preuve elles sont bien plus souvent diagnostiquées de pathologies mentales et enfermées en psychiatrie que les hommes.

Un peu comme les musulmans sinon pourquoi expliquer que là où j’étais interné presque tout les patients étaient musulmans j’ai jamais entendu autant de prières en arabes que là bas à l’HP et pourtant avant j’avais visité des mosquées…à moins que ce soit plutôt le sexisme et l’islamophobie qui explique ça hein…vous me voyez venir.

On peut dire que justement les gens qui vivent des oppressions sont plus sujets à craquer mentalement à force et c’est probablement vrai mais ça n’explique sans doute pas ces disrpoportions à soi tout seul, il est assez évident que les souffrances des dominants sont reconnues partout c’est pour ça qu’ils sont dominants tandis que les souffrances des dominés sont reniées ce dont participe leur pathologisation qui minimise leur oppression et donc la dépolitisent. Résultat : La folie a un visage…féminin; souvent voilé et pas très « couleur locale » comme disent les racistes c’est ce que j’ai vu du moins à l’HP où chez les enfermés j’étais un peu seule avec une peau pâle…et je reste juive en plus donc je suppose que le taux de blancs dans les patients avoissinait là les 0% parmi les patients. Le plus souvent de ce que d’autres m’ont dit c’est ains dans les autres hopitaux psys aussi. La « santé mentale » aussi à une figure celle d’un homme blanc ce que sont les psychiatres les plus haut placés socialement dans la hiérarchie de la profession et la plupart de ceux qui taffaient à l’HP où j’étais. Apparemment c’est pareil dans la plupart des hopitaux. Le côté patriarcal et colonial de la psychiatrie faut vraiment y participer pour être inapte à le voir il saute aux yeux dès qu’on la regarde en face. Sur l’aspect colonial des dizaines d’articles ça mériterait mais j’ai pas la capacité de les écrire. Sur l’aspect sexiste un peu plus.

Bien sur la psychiatrie a des propblèmes de perspective androcentrique comme toute la médecine c’est le résultat historique de la chasse aux sorcières on en est jamais sorti vraiment. Je me demande aussi si c’est pas parce que les psychologues sont plus des femmes et ont une perspectives plus centrére sur cette émotion si méprisée que la socitété les dédaignent plus que les psychiatres et leur apparence « rationnelle » et « scientifique » masculine. Il y a aussi qu’on a toujours plus corseté les comportements féminins alors les filles pas sages sont bien plus vite recadeées et pathologisées que les mauvais garçons. Résultat j’ai peur du noir et de mon ombre (au sens de Jung) comme une gamine de 5 piges et de mes rêves j’ai du mal à dormir car la culpabilité remonte pour des choses qui paraitraitent conneries banales d’ado pour un homme s’être énervé après avoir un peu bu par exemple on me traite comme une grande criminelle et du coup je me l’inflige aussi malgré moi. Irréprochables ont attend des femmes qu’elles le soient et cette pression est insupportable. En plus vu que la thérapie c’est 90% de patientes les hommes osent pas y aller ça les dévirilise dans leur tête et qui donc leur sert d’anxiolytiques et d’antidépresseurs de façon implicite…les femmes de leur entourage quasi toujours. Je pense qu’on craque plus qu’eux car on pleure et se streese aussi à leur place. Moi ça m’est arrrivé plein de fois en tout cas avec des hommes dans ma vie qui n’y arrivaient pas. Mais éponger leurs angoisses à eux me rejaillait dessus et je sais pas toujours gérer ça. Je donne trop et sait pas poser de barrières c’est pas toujours évident mais je ne sais pas être autrement.

Ah et aussi crevons un tabou : une des raisons du mal être croissant de plein de gens aujourd’hui c’est qu’ils ne baisent plus assez et n’importe quoi n’importe comment vite fait mal fait dans des endroits miteux pour tenter d’y trouver le peu de connexion humaine qui leur reste pour ceux qu’ont encore l’énergie de faire semblant d’avoir encore envie de s’aimer et d’aimer. Pour avoir une sexualité assez fournie je témoigne que plein de gens sont pétris de bloquage par rapport à ça et toujours trop pressés, ils pensent au boulot en te sautant c’est pas du tout excitant. Je suis sure que si on sortait de cette culture très ibzarre du sexe et de l’amour coincés entre puritanisme et obsession de la performance beaucoup de soucis de bien des gens au niveau mental seraient réglés mais c’est redevenu tabou de parler du lien entre le cul et l’émotion négative on sait pas trop pourquoi ni comment mais serait tempàs de le eremettere en avant si on veut vraiment améliorer les choses. J’ai l’impression qu’on redevient victoriens. Serait temps d’écouter vos collègues de la psycho féministe souvent elles ont des perspectives plus éclairantes sur bien des trucs dont souffrent vos patientes. C’est très bizarre qu’on dise que les hommes renferment trop leurs émotions et nous alors qu’est ce qu’on doit pas masquer pour les tenir! Continue de sourire où ils craqueront à leur tour. C’est ce que tu te dis en boucle en tant que femme quand les gars autour de toi vont mal si t’es un peu comme moi. La faiblesse et la fragilité nous non plus on nous autorisent pas tant que l’on le prétend à les montrer, nos failles, nos vulnérabilités, une femme doit être parfaite ou alors elle se fait atomiser par les hommes comme par les femmes. Et ce pas que côté corps comme on le montre souvent aussi côté caractère gestion émotionnelle tout ça une vraie dictature s’impose aux esprits féminins qui d’ailleurs n’existent pas on dit un esprit, la femme elle a une nature et si notre mental ose contredire ça on prend très cher. On ne nous pardonne pas la destruction du mythe. Moi j’en ai été très perturbée plus jeune j’étais du genre à dire ça va sourire aux lèvres quand j’étais en trant de me demander si j’allais crever. Aujourd’hui le moindre truc qui va mal à un endroit de mon corps et c’est l’alerte rouge de suite c’est vraiment n’importe quoi une attitude excessive contre coup d’une autre atttitude excessive passée le pont est pas facile à trouver. Heureusement un truc m’a aidée et m’aide encore face aux défis passés et futur je suis incoryablement butée et il est très difficile de m’empêcher de faire ce que j’ai envie de faire. Et j’ai très envie de vivrre alors malgré tout ça et tant d’autres choses je me suis accrochée et je suis toujours en vie. Et cete force solaire que j’ai je voudrais pouvoir la pratger à d’autres la faire rayonner au centuple. Parce que j’ai pas envie de me contenter de vivre je veux vivre au maximum, et c’est très loin d’être ce que les psys veulent m’aider à faire tout ce qui les intéresse c’est de me faire changer de métier pour un plus consensuel à en croire les opinions qu’on lit de leur part au sujet de mon job même si j’en ai pas vu un de psy depuis que je suis plus au chômage alors je sais pas comment ils réagiraient personnellement à ma profession par contre. Deviens convenable, conforme c’est tout ce qui les intéressent. C’est pas ma vision de c’est quoi guérir. J’y viens parce qu’il me reste un uitlime truc dont j’ai besoin de parler pour avoir tout lâché.

Et le tout dernier point la psychiatrie c’est aussi la haine de la féminité et ça aussi en tant que patiene je l’ai énormément souffert quand j’étais entre ses griffes. Et ça même l’antipsychiatrie féministe antiféminine bien trop souvent le reproduit finalement je trouve. Tout le militantisme en fait. ce truc de haine de la féminité culturellement c’est vraiment imprégné à l’extrême absolument partout. Du coup voir que la psychiatrie c’est pareil mais version sous stéroides de ce côté là ça m’a impressionnée et bien fait flipper à mort. Et non rien de tout ça n’est un détail dont ceux qui vont vraiment mal peuvent se passer de se préoccuper. Surtout que quand tu vas vraiment mal les petits détails ont plus tendance à s’exacerber qu’à s’asnesthésier de plus. Et c’est loin d’être un détail. J’ai l’impression limite que la haine de la féminité c’est la source de tout les problèmes du monde aujourd’hui. Parce que oui bien sur que tes petits problèmes persos à toi dont tout le monde même toi des fois blasée se fout totalement, les problèmes familiaux, les histoires claniques, les problèmes tribaux, les problèmes nationaux de ton peuple, les problèmes sociaux généraux et les problèmes qui font souffrir la Terre de partout tout ça est extrêmement lié et en écho permanent ce en quoi je vois pas comment une théorie psy qui ne serait pas collective d’une part et d’autre part ne serait pas holistique (ou biopsychophilosophicosocioenvironnementale si ce mot légèrement mystique vous donne une attaque cardiaque) ne ferait pour moi absolument aucun début de sens. On en est très loin on l’a vu. Et donc qu’avons nous détruit en renonçant à la féminité?

Le goût et le plaisir d’habits fantaisie plaisant à porter brillant aux couleurs pétillantes qui scintille, claque et en jette un max, vraiment qui donnent l’air de fleurs vivantes, pas les espèces de costard impersonnels comme une attaque de clone qu’un styliste japonais qui les déteste avait à juste titre critiqué comme étant « le style recherche d’emploi ». Marre de la dictature de se faire incendier de critiques dès qu’on sort de ça. Je voir la vie colorée en arc en ciel. Pas en gris bureau. Moi je veux faire des pyjamas party sur des musiques simples et entrainantes, un peu faciles parfois molles si il faut, je veux m’éclater avec mes potes et mon chéri à faire des trucs rigolos, faire la teuf beaucoup aussi, déconner, faire trop de bruit, crier, hurler, sortir du rang, oublier le politiquement correct, ne faire que m’amuser, voir la vie comme un jeu comme gamins c’est ce qu’on faisait naturellement que ça nous venait, me lover dans le canapé devant un film romantique avec mon trésor et m’offrir à lui entièrement juste après, dépasser les bornes, librement exprimer tout ce que je ressens au moment où je veux le faire sans en être critiquée, que ce soit pour rire aux éclats comme pour chialer des torrents de larmes, trembler comme une feuille face aux horreurs de ce monde ou m’énerver contre les injustices avec une colère de furie sans qu’on m’emmerde sur ce que j’exprime et comment. Danser sur de la bonne zik . Bref vivre une vraie vie quoi marre que les hommes soient si nombreux à conspirer pour nous en empêcher d’avoir nous aussi le droit de nous éclater nous autres femmes et assignés femmes. Je veux de l’humour, de l’art, de la délicatesse, de la poésie, de l’imaginaire, de la fantaisie, du rêve et oui dans mon cas perso je veux aussi la foi, de la spiritualité, de la magie, réenchanter ce monde qui est le mien. C’est de tout ça que j’ai besoin pour vraiment guérir et je vous laisse deviner à quel point la psychiatrie est loin de vouloir me laisser parcourir ces chemins et veut absolument me rediriger sur le conventionnel filant bien plus droit vers l’ennui mortel de la vie pétries de valeurs occidentales masculines embourgeoisées à la mentalité étriquée vers lesquelles quand j’ai consulté elle n’a jamais au fond rien fait d’autre que chercher à me recadrer…mais ça jamais.

Les psychiatres se demandent pourquoi tant de femmes flouées par eux font le parallèle entre leur attitude et celle des violeurs, pédophiles, féminicides, partenaires violents et mecs désastreusement chiants ou relous qu’elles ont pu connaitre dans leur vie amoureuse mais faut quand même foutrement bien avouer que le psychiatre se comporte généralement comme un gros connard d’amant misogyne à souhait avec sa patiente. Et j’en ai eu assez c’est pour ça que je l’ai plaqué. Parce que je voulais tout autre chose en gros ça (et c’est aussi de la part de mon arrière grand mère morte à l’asile parce que folle à ce qu’il parait mais comment je saurais je l’ai jamais rencontrée, de la part de ma grand mère morte de problèmes cardiaques pas gérés faute de personnel médical en pleine crise du COVID lors du premier confinement que les médecins refusaient de voir et de soigner sous prétexte qu’ils la trouvaient trop « difficile » et trop sénile qui m’a fait jurer de finir écrivain un jour car elle a pas pu être musicienne vu qu’à son époque une fille ça ne travaillait pas son père ne voulait pas, de ma mère qui s’est retrouvée dépendante de vos merdes et a gaché toute sa vie en psychothérapie mais que ça a jamais rendue plus heureuse et de moi qui heureusement ne vous écoute plus et ait fait le meilleur choix de ma vie contre vous en décidant de faire ma vie avec cet homme borderline que vous disiez « trop hyper féminin à cause de sa maladie » pour jamais me rendre heureuse…résultat on est ensemble depuis des années et on s’aime toujours autant donc vous vous étiez complètement gourés et vous feriez beaucoup mieux donc de la fermer, moi donc qui compte bien faire que vous arretiez à ma génération de briser tant de vie féminines de votre sexisme psychiatrique (et aussi sexisme tout court ça vaut pour tout les mecs non psys se comportant comme des crevards et représentant cette mentalité aussi) crasseux, mamie, maman et moi on aime/aimait toutes cette chanson elle représente ce qu’on a envie de vivre tellement loin de ce à quoi vous vouler nous cantonner et tellement plus mieux 🙂

Voilà j’ai chialé en écrivant ça et je suis du genre à chialé style une fois par an d’habitude. J’ai jamais eu aussi mal au coeur de ma vie qu’en le rédigeant physiquement j’entends mais fallait crever l’abcès. Jamais écrire quelque chose n’a été si dur pour moi. Désolé si c’est pas toujours très poli j’étais bien trop en colère pour ça. Pardon aussi si vous avez mal de m’avoir fait mal je sais bien que c’était pas votre intention. Mais fallait vraiment que ça sorte. Je ne pouvais pas le cacher. C’était bien trop important. J’espère ne pas vous avoir fait de mal en l’écrivant si vous l’avez lu. Je voudrais pouvoir croire à la non violence à ce qu’on peut se comprendre en se parlant j’ai parfois peur que ça ne suffise pas toujours mais j’essaye de mon mieux en espérant qu’il en sera de même dans la réponse si un jour vous en faites une.

Ah et je viens de découvrir ceci : https://fr.wikipedia.org/wiki/Discrimination_des_personnes_handicap%C3%A9es_li%C3%A9e_%C3%A0_la_pand%C3%A9mie_de_Covid-19

Je cite :

« Le 26 mars 2020, le site Mad in America relaie une déclaration, cosignée par plusieurs associations et réseaux de personnes avec troubles psychosociaux, dont le Réseau mondial des usagers et survivants de la psychiatrie, mettant en évidence un risque accru de contacter le coronavirus dû aux privations de liberté dans les structures et hôpitaux psychiatriques, mais aussi les institutions d’aide sociale, les maisons de vagabondage, les « refuges » non réglementés et informels, les prisons et les établissements pénitentiaires, où ils ne peuvent exercer une distanciation sociale selon leur volonté et leurs préférences. Des symptômes plus sévères sont craints en raison d’une alimentation et de conditions sanitaires médiocres, et de l’absence de domicile fixe, dont chez les enfants et les personnes âgées souffrant de handicaps psychosociaux. De même pour les conséquences à long terme des violences et des abus physiques, psychologiques et sexuels, en particulier à l’encontre des femmes souffrant de handicaps psychosociaux, et en raison de la réticence à accéder au système de santé en raison d’expériences de discrimination, de mépris, de négligence, de violence et de traumatisme dans ce système, des problèmes de santé sous-jacents tels que le diabète et l’hypertension provoqués ou exacerbés par des médicaments psychiatriques, souvent administrés contre la volonté des personnes ou avec leur consentement forcé. Ces associations dénoncent les conséquences de l’institutionnalisation des personnes handicapées (voir désinstitutionnalisation), le non-respect par les États de la Convention relative aux droits des personnes handicapées, et demandent l’arrêt de la pratique de l’hospitalisation sans consentement (voir aussi traitement involontaire) sous un tel régime de crise, étant donné que les vulnérabilités mises en évidence pendant la pandémie l’ont été en raison de la discrimination structurelle, de la législation discriminatoire et des pratiques d’exclusion et de violence tant dans les communautés que dans les établissements de soins médicaux et sociaux11. »

Le lien wikipédia est à creuser davantage sur le validisme envers les handicapés physiques et le validisme générique touchant autant le handicap physique que la psychophobie aussi mais c’est trop long alors je réécris pas trop si vous voulez le suivre pour en savoir davantage faites le. Comment on peut encore défendre les hospitalisations psychiatriques sans consentement en un tel contexte? Mais monsieur c’est purement indécent vous devriez avoir honte. Et surtout changer de cap et vous mettre à capter que c’est toujours psychophobe comme politique réalisant cela.

Tiens mise d’humeur musicale je vais mettre trois zik en conclusion du pourquoi que je suis pour l’antispychiatrie et je tiens à la défendre :

  1. Parce que le fantôme de la psychiatrie du passé en dit long et ne s’est pas encore effacé et reste bien trop souvent proche de ce qui s’y pratique encore très régulièrement :https://www.bbc.com/news/uk-25680659 (en plus ça tombe bien c’est du Disney vous allez détestez comme tout ce qui appartient à la culture enfantine après tout plus encore que les femmes la psychiatrie en fait chier aux enfants qu’elle floue un maximum alors c’est à propos) :

(Sincèrement mon incarcération psychiatrique il y a quatre ans ça c’est passé presque comme ça au contexte médiéval, antisémitisme vs rromophobie et deux trois détails près comme qu’on m’a juste accusé de traumatisme pas d’hallucination mais bon ça revenait au même).

2-Parce que le fantôme de la psychiatrie présente qui me hante encore tout le corps et l’esprit des angoisses qu’il me cause ça donne ça en gros (et c’est au plus près du vécu de mes autres proches qui ont subi la psychiatrie surtout quand c’était des gens qui avaient connu la rue comme SDF sur des durées pour la plupart nettement plus longues que celle un peu pathétique de deux jours seulement que j’y ai passé moi évidemment chaque histoire diffère un peu de celle de cette rappeuse mais sur le fond c’est tout comme elle dit la psychiatrie comme on la connait dans la France de maintenant) :

Paroles de la chanson J’viens D’l’incendie par Keny Arkana

J’viens de l’incendie, donc excuse la tête brûlée
Rimes vagabondes en guise de calmant ou de remède, en clair, du vrai
Du poison dans la tête, une enfance dans l’errance
Libre dans la Marge, trop sauvage, pour rentrer dans les rangs
Fugues incessantes, foyets et centres de merde
Familles d’accueil, HP, mon stylo en tremble de nerfs
L’enfant part en guerre, la même que les parents craignent
Qu’on considère comme une merde, lorsqu’on la place en quarantaine!
Qu’on appelle cas social, mais on est plein, donc on est plus des cas

Bande de cons! on est plein, vous savez quoi, même? on craint plus dégun!!
Et ça missionne, dur comme la rage que mon crâne isole
Pour oublier qu’à 15 ans ils m’ont fait subir la camisole!
Quand le système veut ta peau, ok la guerre sonne!
Facile de piétiner ces mômes qui n’appartiennent à personne
Qu’on assomme à coup de cachets, pour avoir la paix
J’peux pas zapper! tu voulais qu’on la ferme?! moi, j’ai choisi de rapper!
J’oublie pas, qu’ils m’ont tout pris…
Qu’à 14 ans pour des fugues, j’ai vu ma mort derrière les murs de l’oubli
Cellule blindée, délabrée, si tu résistes t’as une piqûre dans l’baba

Là où les promenades n’existent pas…
Voudraient me voir caner, plus jamais on pourra m’calmer!
Rescapée de l’incendie avec cette sale envie de tout cramer!
Car ils ont fait de ma vie des cendres…
Marquée à tout jamais! Ma rage ne pourra jamais redescendre!!!

J’viens de l’incendie, et il coule encore dans mes veines
Comme si j’abritais un volcan, sa lave a brûlé tous mes rêves
Mon enfance, jetée dans les flammes, calcinée, en cendre
J’respire la poussière, j’ai mal, mon coeur est en sang
J’viens de l’incendie, regarde les brûlures de mon âme

Marquée au fer rouge, comment faire? ma mémoire me condamne
Des douleurs intérieures, lancinantes, impérissables
Me bouffent, jours et nuits, comment soigner l’inguérissable?!!

Adolescence à esquiver leurs barrages stressants
La rue… j’y dormais déjà à l’âge de 13 ans
Pistée par les flics, jours et nuits, la chasse est ouverte
Et quand la loi abuse de son pouvoir, cette pute est couverte!
Les étoiles restent les seuls témoins de mes confidences
L’enfant seule que personne ne console quand les conflits dansent
La faim, le froid, la fatigue et les coups

Un monde fait de mensonges, ça aide pas à faciliter l’écoute!
De force, ils ont voulu me mettre assise,
Me voler ma liberté, pour ça, ils m’ont coupé les ailes à la scie!
Brûler mes rêves à l’acide, que mon âme crève à l’asile,
Que leurs glaives s’installent ainsi, on reconnaît les traîtres à l’insigne,
Sauvée par la zik, car elle a payé ma rançon
Des mots pour panser mes plaies quand mon avenir était en sang
Leurs schémas ne sont qu’illusions que la Foi transcende
Au feu! ils testent des cachets sur les enfants de centres!!

J’viens de l’incendie, et il coule encore dans mes veines

Comme si j’abritais un volcan, sa lave a brûlé tous mes rêves
Mon enfance, jetée dans les flammes, calcinée, en cendre
J’respire la poussière, j’ai mal, mon coeur est en sang
J’viens de l’incendie, regarde les brûlures de mon âme
Marquée au fer rouge, comment faire? ma mémoire me condamne
Des douleurs intérieures, lancinantes, impérissables
Me bouffent, jours et nuits, comment soigner l’inguérissable?!!

Rebondir, après les coups du sort, est devenu machinal
La voie des hors-la-loi pour une gosse qu’on a rendu marginale

Jeune dévoyée, placée de foyets en foyets,
Leur putain de machine veut me broyer, mais vas-y, lâche-moi, j’ai mal!
J’rentre pas dans ton moule, mon besoin de liberté est trop grand
« Dresser ces sauvages », ah bon?! alors j’emmerde ton slogan!
Retiens bien! tes ordres et ton système, je m’en tape!
Esquiver tes lois est devenu un vulgaire jeu mental!
Ma revanche! l’épée, j’la brandis avec Foi
Trop de carences dans l’coeur, mes plaies ont grandit avec moi!
C’est trop tard, pour que j’guerrisse, c’est trop tard, au point même
De ne plus pouvoir expliquer les douleurs qui me malmènent

Alors j’cours! mais mon passé me rattrape,
J’cours! malgré les boulets, mais ma mémoire veut m’abattre,
J’cours! sans cesse et sans répit, sachant pertinemment,
Que le poison est dans ma tête et qu’on ne peut semer son ombre!!
J’cours!

J’viens de l’incendie, et il coule encore dans mes veines
Comme si j’abritais un volcan, sa lave a brûlé tous mes rêves
Mon enfance, jetée dans les flammes, calcinée, en cendre
J’respire la poussière, j’ai mal, mon coeur est en sang
J’viens de l’incendie, regarde les brûlures de mon âme

Marquée au fer rouge, comment faire? ma mémoire me condamne
Des douleurs intérieures, lancinantes, impérissables
Me bouffent, jours et nuits, comment soigner l’inguérissable?!!

Heureusement j’ai eu un vécu un peu moins pire et pour moi je sens que la guérison pourrait être proche dans les bonnes conditions (pas évidentes à trouver maintenant mais entre terrorisme, corona et confinement mais faut apprendre à danser sous la pluie quand le présent et l’avenir n’annoncent que l’orage comme on dit) mais le futur n’est pas encore là. Et ça fait quatre ans et trois mois que j’ai peur de la prophétie du dernier psy dont j’ai claqué la porte pour de bon il y a quatre ans et trois mois donc qui me disait : « Non si tu arrêtes alors que t’es censée être en obligation de soins dans 5 ans tu seras forcément morte car t’as l’impression d’aller mieux mais à la première crise comme une rupture tu vas crever ». Entre temps des ruptures j’en ai vécu deux et des crises bon…on sait tous où on en est fin 2020 pas la peine de vous faire un dessin….et entre temps j’en ai vécu des dizaines d’autres trop pour les compter au plan de ce qui est arrivé à moi ou à des proches que j’épaulais au plan personnel…conclusion je suis toujours là et en dehors du côté grosse angoisse heureuse de ma vie dans l’ensemble même dans ce contexte j’arrive tout les jours à trouver des raisons d’aimer ma vie quand bien même je roule vraiment pas sur l’or sous le seuil de pauvreté mais l’important n’est pas là ma vie est riche de moments fertiles en espérance et en joie de vivre grace à mes proches et à mes petits bonheurs quotidien et je savoure cette victoire et y puise la force d’apprendre à un maximum de gens que je peux comment survivre à la violence de la tempête qui s’abat sur nous tous. Preuve donc qu’il s’est planté le gars. C’était bizarre cette menace on aurait dit qu’il voulait que j’en crève limite de ne pas lui avoir obéit. Si c’est ça je vais bien être obligée de le décevoir. Je suis plus vivante que jamais avant. Malgré tout sa foutue malédiction est une des choses qui encore aujourd’hui m’angoisse le plus…le fantome d’une psychiatrie future qui pourrait se rabattre sur moi c’est ce que je crains le plus en ce moment par peur de craquer et de devoir du coup me subir à nouveau tout ça mais je tiens bon et j’essaye contre vent et marées de l’éviter en me guérissant de mon stress seule dans la mesure où je le peux.

Je sais pas qu’elle sera ma conclusion définitive sur la psychiatrie dans 9 mois puisqu’il parait qu’on ne peut la faire du moins c’est ce qu’ils m’ont sorti quand j’y étais qu’avec un recul de cinq ans mais pour l’instant ma conclusion provisoire de maintenant à ce sujet c’est ça concernant ce que je pense de ce que les psychiatres et la psychiatrie ont été pour moi et ce que j’aurais à dire à un psychiatre sincèrement de son métier si je le croisais en direct et pouvait me permettre d’être honnête avec lui avec mon recul actuel sur tout ça :https://www.youtube.com/watch?v=ARt9HV9T0w8

I Will Survive (Je Survivrai)

At first I was afraid, I was petrified
Au début j’avais peur, j’étais pétrifiée
Kept thinkin’ I could never live without you by my side
En pensant sans arrêt que je ne pourrais jamais vivre sans toi près de moi
But then I spent so many nights thinkin’ how you did me wrong
Mais depuis j’ai passé tant de nuits à penser à comment tu m’avais fait du mal
And I grew strong and I learned how to get along
Et je me suis endurcie et j’ai appris comment me débrouiller

And so you’re back from outer space
Et alors tu reviens de l’espace
I just walked in to find you here with that sad look upon your face
Je suis simplement entrée pour te trouver là avec cet air triste sur ton visage
I should have changed that stupid lock, I should have made you leave your key
J’aurais dû changer cette serrure débile, J’aurais dû te faire rendre ta clé
If I’d have known for just one second you’d back to bother me
Si j’avais su une seule seconde que tu étais revenu pour m’ennuyer

[Chorus]
[Refrain]
Go on now, go walk out the door
Allez vas-y, sors d’ici
Just turn around now ’cause you’re not welcome anymore
Fais demi-tour maintenant car tu n’es plus le bienvenu, à jamais
Weren’t you the one who tried to hurt me with goodbye
N’étais-tu pas celui qui a essayé de me faire du mal avec un adieu
Did you think I’d crumble, did you think I’d lay down and die
Pensais-tu que je m’effondrerais, pensais-tu que je traînerais par terre et que je mourrais
Oh, no, not I, I will survive
Oh, non, pas moi, je survivrai
Oh, as long as I know how to love I know I’ll stay alive
Oh, tant que je sais que je sais aimer je sais que je resterai en vie
I’ve got all my life to live and I’ve got all my love to give
J’ai toute ma vie à vivre et j’ai tout mon amour à donner
And I’ll survive, I will survive, hey, hey
Et je survivrai, je survivrai, hé, hé

It took all the strength I had not to fall apart
Ca m’a pris toute la force que j’avais pour ne pas m’effondrer
Kept tryin’ hard to mend the pieces of my broken heart
En essayant sans arrêt de réparer difficilement les pièces de mon coeur brisé
And I spent, oh, so many nights just feeling sorry for myself
Et j’ai passé, oh, tellement de nuits à me désoler pour moi-même
I used to cry, but now I hold my head up high
J’avais l’habitude de pleurer, mais maintenant je lève la tête

And you see me, somebody new
Et tu me vois, quelqu’un de tout autre
I’m not that chained up little person still in love with you
Je ne suis pas cette petite personne enchaînée encore amoureuse de toi
And so you feel like droppin’ in and just expect me to be free
Et donc tu te sens comme en terrain conquis et t’attends juste à ce que je sois libre
But now I’m savin’ all my lovin’ for someone who’s lovin’ me
Mais maintenant je garde tout mon amour pour quelqu’un qui m’aime

[Chorus] (x3)
[Refrain] (x3)

Encore 9 mois avant conclusion définitive mais au moins j’aurais répondu à l’impoirtante question que votre live n e pose pas l’antipsychiatrie pourquoi.

The END.

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